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LA SECU AMERICAINE,VUE PAR DES CONNAISSEURS .

Publié : 16/09/2009 - 9:17
par Souvorov
Voilà quelques précisions fort intéressantes .
Il semblerait que nos MEDIAS , sont à côté de la plaque


Montréal, 15 septembre 2009 • No 270



Michel de Poncins écrit les flashes du Tocqueville Magazine et est l'auteur de quelques livres.



OPINION

USA-SÉCU


par Michel de Poncins


La presse est remplie régulièrement d’un sujet qui va revenir en boucle, à savoir la promesse de campagne du président Obama de créer une sorte de sécurité sociale publique aux États-Unis.


C'est une entreprise difficile car il a contre lui non seulement les républicains mais beaucoup de démocrates. L'ensemble des élus est fort inquiet de la pression éventuelle de l'opinion publique, d'autant plus qu'en 2010 un tiers des sénateurs doivent être changés et tous les représentants doivent être soumis à la réélection. En plus il n'est pas possible de dire que le président ait remporté quelque succès valable depuis sa prise de pouvoir. Sa popularité baisse d'une façon marquante et il semble désireux de se refaire justement à la faveur de ce projet qu’il voudrait le boucler avant la fin de l’année.

C'est l'occasion pour la presse française et l’ensemble de la presse occidentale de ressortir diverses contrevérités sur l'organisation de la santé aux États-Unis. Il nous est dit qu’il y aurait 47 millions d'Américains non assurés; il y a peu, il était question de seulement 40 millions! Tous les trucages sont bons pour nos médias.

D'une curieuse façon personne ne cite, ni aux États-Unis ni ailleurs, le nombre de personnes très riches qui n'ont nul besoin d'assurance quel que soit le coût des soins: c’est une sorte d’omerta sur un chiffre qui relativiserait le problème. Beaucoup de non-assurés le sont parce qu'ils sont en transit entre deux emplois. Il est des jeunes aussi, pleins de santé, qui pensent qu'ils ne doivent pas prendre une assurance. Probablement existe-t-il aussi beaucoup d'émigrés récents venus participer au rêve américain et qui attendent de pouvoir se payer une assurance ou de se la faire payer par un employeur.

Devant tous ces faits, l'argument suprême des médias occidentaux est de dire qu'aux États-Unis beaucoup de gens meurent dans la rue devant un hôpital sans pouvoir être soignés. Or, même les sans-papiers sont soignés. Il existe deux systèmes publics: Medicaid qui prend en charge les non-assurés ainsi que les plus démunis et Medicare pour les personnes âgées. Justement ces organismes sont en déficit récurrent comme une banale « sécu » à la française et ce n’est pas encourageant pour l’avenir du projet. Le président, comme un quelconque président français depuis 60 ans, a promis de veiller à une amélioration de la gestion de ces organismes!

Son projet n'est pas facile à cerner, d’autant plus qu’il évolue au hasard des obstacles.

Au centre, se trouve l'idée d'une assurance obligatoire pour tous. Le plan prévoirait une structure publique et l'obligation pour tous les employeurs d'assurer leurs employés, à l'exception des entreprises de moins de 25 personnes. Il est prévu 1000 milliards de dollars sur 10 ans. Les experts connaissent la vanité de ces chiffres dès lors que le robinet des dépenses sera forcément ouvert en grand. La folie législative serait totale puisque le premier projet contient déjà 1000 pages et c’est nécessairement un début. Dans un esprit de lutte des classes, il serait prévu d'épargner la classe moyenne, c'est-à-dire en fait de taxer les plus riches avec l'effet habituel de fuite devant l'impôt et de ruine de l’économie.


« L'argument suprême des médias occidentaux est de dire qu'aux États-Unis beaucoup de gens meurent dans la rue devant un hôpital sans pouvoir être soignés. Or, même les sans-papiers sont soignés. »



Il est utile de rappeler à ce stade le désastre de la « sécu » à la française telle qu’en rêve le président américain. Limitons-nous à l’assurance-maladie.

Le premier inconvénient majeur est la stérilisation de l'épargne qui est détruite par ce quasi impôt que sont les contributions obligatoires à la prétendue assurance-maladie. Dans une société libre, chacun serait invité à épargner pour sa santé, soit de lui-même soit en adhérant à des assurances privées. En France, les faits et les calculs montrent que le coût des assurances privées serait très sensiblement inférieur aux cotisations versées à l'assurance-maladie de la sécurité sociale. La marge de manoeuvre qui serait dégagée par le libre choix de l’assurance-maladie procurerait aux investissements privés une manne considérable, avec en prime l’amélioration des soins. La stérilisation de l'épargne a pour conséquence un amoindrissement considérable de la richesse nationale. C’est une des raisons qui explique par effets indirects la paupérisation relative du peuple français.

Il s'ajoute évidemment la déresponsabilisation générale puisque les décisions pour la santé dite publique sont prises par un organisme central qui navigue au hasard et au gré des politiques successives et des syndicats. Le concept de « santé publique » est à rejeter car la santé est un bien purement privé que chacun doit pouvoir gérer à sa guise.

Enfin, en conséquence de ce qui précède, se trouve l’impossibilité de gérer normalement: c’est l’explication du fameux « trou » qui existe depuis la création de la « sécu » et est consubstantiel au système, avec régulièrement des solutions bâtardes et insuffisantes. Des assurances privées sont par obligation capitaliste gérées correctement.

Toutes ces constatations doivent être connues des élus américains et cela les conduit à beaucoup de méfiance. Certains n'hésitent pas à dire que ce programme de santé peut être le Waterloo du président.

Vu sous l'angle de la France, qui nous intéresse évidemment en priorité, il est permis de se demander si un échec éventuel serait une bonne nouvelle.

Si le président arrive à réaliser son projet, il est possible que l'économie américaine soit durablement affaiblie suite à la surcharge qu'il va lui imposer et en particulier au découragement des investisseurs. Cela pourrait être considéré chez nous comme une bonne nouvelle étant donnée la compétition ouverte entre toutes les économies et la formidable compétitivité de l'économie américaine dans les conditions actuelles. Mais cela pourrait aussi conduire à saluer une mauvaise nouvelle, car dans la médiocrité de l'économie française créée par l'action délétère des pouvoirs publics, nous sommes, hélas, obligés de compter avec la dynamique américaine.

Il reste l'hypothèse où effectivement Obama rencontrerait son Waterloo. Pour les très nombreux Français qui ne vibrent pas avec l’Obamania, ce serait excellent. À chacun de choisir.

Re: LA SECU AMERICAINE,VUE PAR DES CONNAISSEURS .

Publié : 16/09/2009 - 13:15
par JCL31
Contrairement à ton article, l'Assurance Maladie ( l'AM) ne rend pas prétendument stérile l'épargne, mais assure au peuple une certitude, celle d'obtenir la garantie de prises en charges de soins, quelques soit le niveau social.
Si en revanche elle n'existait pas la plupart de ceux qui en bénéficient n'auraient pas forcément l'idée d'épargner pour prévoir leurs soins, pas sur non plus que les assurances privés ( Mutuelles ou complémentaires) restent sensiblement moins chère, pour la bonne et simple raison, encore une fois, qu'elles auraient le monopole de la santé, comme le sont les faux concurrents de la téléphonie mobile et autre.
Je pense surtout que l'AM, si dans son fondement elle est une honorable idée, elle est surtout le moyen incontournable qui sert les intérêts politiques de laisser un trou abyssal.

Ceci pour plusieurs raisons simples ;

- l'argent provenant des prélèvements obligatoires affectant les entreprises et les salariés n'a pas pour vocation a être ré-injecté dans le système privé chargé de gérer les dépenses de santé, notre chère Sécu, pour la prise en charge des assurés.
Pourquoi ?
Parce que depuis le temps que les politiques s'emploient à faire croire qu'ils luttent pour le trou, ils créaient des subterfuges de mesures pour bénéficier d'une nouvelle source de rentrée indirecte d'argent en plus des cotisations obligatoires qui elles ne baissent surtout pas.
> quelques exemples parlant qui font que OBAMA a étudié le concept profitable.
- La CSG loi de finances pour 1991 - A l'origine, cette contribution de 1,10% était assise uniquement sur les revenus d'activité ou de remplacement. Elle est passée à 2,40%, le 1er juillet 1993.
La loi de finances 2009 ajoute 1,1% aux prélèvements déjà en place
Taux de cotisations sociales en détail :
- CSG : 8,20 %
- CRDS : 0,50 %
- Prélèvement social + additionnels : 3,40 %
- Total : 12,1 %
Suffisant pour comprendre que les gouvernements sont loin de supprimer l'AM, puisqu'elle sert dans un premier temps à créer des taxes, puis par la suite de les augmenter.
La même méthode va s'appliquer avec la mise en place de la taxe carbone. Soit ....

- Dans la série avançons un peu plus dans les prélèvements Parlons aussi du prélèvement social institué par la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 1998.
Le taux est de 2 %, on assiette est la même que la CSG, et appliqué à compter du 1er janvier 1998 sur les revenus bancaires.
Il n’est bien sûr pas déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu.

- Avançons encore un peu plus en profondeur et nous arrivons à la Contribution Additionnelle au Prélèvement Social de 0,3%
Cette Contribution additionnelle de 0,3% (dite de solidarité) est mise en place à compter du 1/7/2004 (Article 11, alinéa 2, de la loi n° 2004-626 relative à la solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées instaurée après l'épisode caniculaire de 2003) - qu'elle foutaise -.
Cette Contribution Additionnelle au Prélèvement Social est actuellement de 1,1% mise en place pour le financement du RSA à compter du 1er janvier 2009.
Son assiette est la même que le prélèvement social.
Ce sont toujours des plus qui se joignent les uns aux autres, toujours dans le but de sauver le navire qui ne coulera jamais.

- vient ensuite notre système des dépenses qui sont quoi l'on en dise, liées aux dépenses de solidarité, dont profite l'immigration galopante plus que certains français miséreux, la CMU et RSA je crois maintenant.

- viennent ensuite ce que l'on appelle les sociétés privés. A chaque mesures prises par le gouvernement de dérembourser, elles foncent dans la brèche pour s'élever contre ses mesures justifant le fait qu'elles vont, pour assurer la même qualité de prise en charge, devoir augmenter leur prix.
Je pense notamment à une mutuelle Malakoff- Médéric dont le secrétaire général n'est autre que le frère du président Sarkozy, et qui répondra de la même façon que les autres en s'appliquant à faire un lobby pour soutenir la cause des laboratoire, mais aussi de sa paroisse.
Car quel est le rapport entre l'argent qui rentre dans les caisses issues des cotisations des gens valides et entre celui des dépenses versées pour les gens malades.
Il est là le vrai problème de la stérilisation de l'épargne....

En conclusion, notre système de santé n'est autre qu'un bon moyen pour prendre de la main gauche sans réellement et équitablement rendre de la main droite.
Une politique d'artifice que l'UMPS mène depuis bien longtemps.
Juste pour exemple concret parmi tant d'autre et justifié ce que je pense de ce récurent foutage de gueule à l'égard de la population, l'insécurité qui trouve ses solutions dans de longs et lancinants discours égocentriques d'autocrates alors que, sur dans la réalité, rien n'est réellement entreprise de façon décisive pour améliorer le quotidien de millions de Français.