Marseille :L'escorte policière des malades supprimée
Publié : 15/03/2009 - 17:45
Marseille : les infirmiers psychiatriques refusent de faire les gendarmes
Laisserait-on un détenu se promener dans la rue sans policiers ni surveillants pénitentiaires pour l'empêcher de s'évader? Non, bien sûr. Sauf si le détenu en question est aussi un malade psychiatrique... Voilà ce qui a été décidé par la préfecture des Bouches-du-Rhône et qui suscite un tollé chez les infirmiers psychiatriques. Dans le milieu psy, on appelle ces détenus les"D398", du numéro de l'article du code pénal qui réglemente leur situation.
http://www.laprovence.com/articles/2009 ... darmes.php
Il s'agit de personnes incarcérées souffrant de troubles mentaux ou psychologiques qui refusent, pendant leur peine, une prise en charge thérapeutique. Pour qu'un traitement adapté puisse leur être prodigué, ils sont hospitalisés d'office à la demande du préfet. Leur incarcération est alors suspendue et ils sont accueillis en service de psychiatrie le temps des soins. Jusqu'à présent, le transfert en ambulance de ces malades, de la prison jusqu'à l'hôpital, se faisait sous escorte policière.
"Mais depuis quelque temps, la préfecture rechigne à accorder cette escorte et fait porter aux seuls infirmiers la responsabilité de ces transports à haut risque", proteste Pierre Tribouillard, secrétaire départemental FO-santé. De même, lorsqu'un patient D398 doit bénéficier de consultation ou de soins dans un autre hôpital, les escortes ne seraient plus assurées. "On met régulièrement en cause le personnel lorsque des malades s'échappent d'un hôpital mais on n'hésite pas à faire prendre à la société le risque d'une évasion d'un détenu."
Dans le département, chaque hôpital psychiatrique accueille en permanence un ou deux D398. Ce qui n'est déjà pas chose facile. "Contrairement aux détenus qui sont transférés dans un hôpital général pour y subir une intervention ou un examen, aucune surveillance policière n'est prévue pour les malades psychiatriques", rappelle FO. Les agents d'Édouard-Toulouse, qui attendent depuis 10ans la construction d'une unité sécurisée pour ces patients seront en grève la semaine prochaine. Le mouvement pourrait s'étendre aux autres hôpitaux psychiatriques du département.
Laisserait-on un détenu se promener dans la rue sans policiers ni surveillants pénitentiaires pour l'empêcher de s'évader? Non, bien sûr. Sauf si le détenu en question est aussi un malade psychiatrique... Voilà ce qui a été décidé par la préfecture des Bouches-du-Rhône et qui suscite un tollé chez les infirmiers psychiatriques. Dans le milieu psy, on appelle ces détenus les"D398", du numéro de l'article du code pénal qui réglemente leur situation.
http://www.laprovence.com/articles/2009 ... darmes.php
Il s'agit de personnes incarcérées souffrant de troubles mentaux ou psychologiques qui refusent, pendant leur peine, une prise en charge thérapeutique. Pour qu'un traitement adapté puisse leur être prodigué, ils sont hospitalisés d'office à la demande du préfet. Leur incarcération est alors suspendue et ils sont accueillis en service de psychiatrie le temps des soins. Jusqu'à présent, le transfert en ambulance de ces malades, de la prison jusqu'à l'hôpital, se faisait sous escorte policière.
"Mais depuis quelque temps, la préfecture rechigne à accorder cette escorte et fait porter aux seuls infirmiers la responsabilité de ces transports à haut risque", proteste Pierre Tribouillard, secrétaire départemental FO-santé. De même, lorsqu'un patient D398 doit bénéficier de consultation ou de soins dans un autre hôpital, les escortes ne seraient plus assurées. "On met régulièrement en cause le personnel lorsque des malades s'échappent d'un hôpital mais on n'hésite pas à faire prendre à la société le risque d'une évasion d'un détenu."
Dans le département, chaque hôpital psychiatrique accueille en permanence un ou deux D398. Ce qui n'est déjà pas chose facile. "Contrairement aux détenus qui sont transférés dans un hôpital général pour y subir une intervention ou un examen, aucune surveillance policière n'est prévue pour les malades psychiatriques", rappelle FO. Les agents d'Édouard-Toulouse, qui attendent depuis 10ans la construction d'une unité sécurisée pour ces patients seront en grève la semaine prochaine. Le mouvement pourrait s'étendre aux autres hôpitaux psychiatriques du département.