Sida : on aurait pu arrêter l'épidémie
Publié : 10/03/2009 - 20:11
Sida : on aurait pu arrêter l'épidémie
Pendant les vacances, nous avons vu l'éternel retour des campagnes en faveur du préservatif. Socialistes ou libéraux ont le même point de vue sur la question, c'est dire que le changement de majorité signifie, dans ce domaine, plus de continuité que de changement.
Ce conformisme a empêché de donner la publicité qu'elle méritait aux propos d'un éminent médecin américain, le docteur Stanley K. Monteith. II s'est exprimé dans l'organe officiel de l'Association des médecins et chirurgiens américains dans un article intitulé : Sida, l'épidémie inutile.
Il écrit : « Si les médecins avaient été autorisés à mettre en œuvre les mesures nécessaires vers le milieu des années 80, nous aurions pu arrêter l'extension de ce fléau. Année après année, les médecins ont voté pour introduire des mesures de santé publique efficaces, et année après année, ceux qui font partie de la hiérarchie et de la bureaucratie des organisations de la médecine ont travaillé pour bloquer la mise en place de ces politiques. » Et d'ajouter : « Presque tous ceux qui contractent la maladie aujourd'hui le font parce que la nation n'a pas réussi à mettre en place les mesures de santé publique nécessaires pour bloquer une extension de la maladie. »
Quelles sont les mesures qu'il aurait fallu prendre dès la manifestation du sida ? Le docteur Stanley K. Monteith précise :
- détection obligatoire du sida avant le mariage et pour les femmes enceintes,
- éducation sexuelle prônant la chasteté plutôt que l'utilisation des préservatifs.
« La plupart des gens, ajoute-t-il, n'ont pas compris l'épidémie et en outre ceux qui ont compris auraient eu peur de parler ou auraient été empêchés de mettre en œuvre des mesures de santé publique pour arrêter cette peste des temps modernes. »
Ce médecin se réfère à l'Amérique, mais dans notre pays, la situation est la même. Qu'on se souvienne des études et des avertissements de notre Académie de médecine sur le peu de fiabilité du préservatif ! La presse ne les répercute guère, si ce n'est pour les tourner en dérision. L'éminent professeur Lestradet - qui vient de nous quitter - en fit l'amère expérience.
Devant la réalité, les esprits sont néanmoins contraints d'évoluer. Récemment, le ministère de la Santé a admis qu'il fallait rendre la déclaration de la séropositivité obligatoire, parce que, plus tôt est entrepris le traitement, plus les chances de rémission sont grandes.
On le sait depuis des années. Mais on ne voulait pas en tenir compte pour des motifs idéologiques extra médicaux. Aujourd'hui, l'efficacité des trithérapies impose de commencer le traitement le plus vite possible.
Il arrivera un moment où l'évidence s'imposera également : le préservatif n'est pas l'arme absolue dans la lutte contre le sida, bien au contraire. En favorisant le vagabondage sexuel, il sert à répandre le virus. Mais combien de temps faudra-t-il encore de morts pour que nos idéologues confessent leur erreur ? Un jour viendra peut-être où la justice instruira le scandale du « tout préservatif » comme elle a instruit celui du sang contaminé.
National Hebdo du 25 septembre 1997 au 1er octobre 1997
Pendant les vacances, nous avons vu l'éternel retour des campagnes en faveur du préservatif. Socialistes ou libéraux ont le même point de vue sur la question, c'est dire que le changement de majorité signifie, dans ce domaine, plus de continuité que de changement.
Ce conformisme a empêché de donner la publicité qu'elle méritait aux propos d'un éminent médecin américain, le docteur Stanley K. Monteith. II s'est exprimé dans l'organe officiel de l'Association des médecins et chirurgiens américains dans un article intitulé : Sida, l'épidémie inutile.
Il écrit : « Si les médecins avaient été autorisés à mettre en œuvre les mesures nécessaires vers le milieu des années 80, nous aurions pu arrêter l'extension de ce fléau. Année après année, les médecins ont voté pour introduire des mesures de santé publique efficaces, et année après année, ceux qui font partie de la hiérarchie et de la bureaucratie des organisations de la médecine ont travaillé pour bloquer la mise en place de ces politiques. » Et d'ajouter : « Presque tous ceux qui contractent la maladie aujourd'hui le font parce que la nation n'a pas réussi à mettre en place les mesures de santé publique nécessaires pour bloquer une extension de la maladie. »
Quelles sont les mesures qu'il aurait fallu prendre dès la manifestation du sida ? Le docteur Stanley K. Monteith précise :
- détection obligatoire du sida avant le mariage et pour les femmes enceintes,
- éducation sexuelle prônant la chasteté plutôt que l'utilisation des préservatifs.
« La plupart des gens, ajoute-t-il, n'ont pas compris l'épidémie et en outre ceux qui ont compris auraient eu peur de parler ou auraient été empêchés de mettre en œuvre des mesures de santé publique pour arrêter cette peste des temps modernes. »
Ce médecin se réfère à l'Amérique, mais dans notre pays, la situation est la même. Qu'on se souvienne des études et des avertissements de notre Académie de médecine sur le peu de fiabilité du préservatif ! La presse ne les répercute guère, si ce n'est pour les tourner en dérision. L'éminent professeur Lestradet - qui vient de nous quitter - en fit l'amère expérience.
Devant la réalité, les esprits sont néanmoins contraints d'évoluer. Récemment, le ministère de la Santé a admis qu'il fallait rendre la déclaration de la séropositivité obligatoire, parce que, plus tôt est entrepris le traitement, plus les chances de rémission sont grandes.
On le sait depuis des années. Mais on ne voulait pas en tenir compte pour des motifs idéologiques extra médicaux. Aujourd'hui, l'efficacité des trithérapies impose de commencer le traitement le plus vite possible.
Il arrivera un moment où l'évidence s'imposera également : le préservatif n'est pas l'arme absolue dans la lutte contre le sida, bien au contraire. En favorisant le vagabondage sexuel, il sert à répandre le virus. Mais combien de temps faudra-t-il encore de morts pour que nos idéologues confessent leur erreur ? Un jour viendra peut-être où la justice instruira le scandale du « tout préservatif » comme elle a instruit celui du sang contaminé.
National Hebdo du 25 septembre 1997 au 1er octobre 1997