L'INSERM se déclare pour un dépistage systématique des troubles mentaux chez les jeunes. But de l'opération : médicaliser les comportements, afin que tous soient coulés dans le même moule !
Selon un groupe d'experts de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), le dépistage des troubles mentaux (de la naissance jusqu'à l'adolescence) devrait s'appuyer sur un dispositif de surveillance systématique. En effet, suivant une expertise collective menée par treize psychiatres, épidémiologistes et neurobiologistes (rendue publique le jeudi 6 février 2003) intitulée « troubles mentaux : dépistage et prévention chez l'enfant et l'adolescent », un enfant sur huit souffrirait d'un trouble mental en France.
Les experts se sont attachés à étudier les seuls troubles émotionnels ou comportementaux les mieux définis dans la littérature scientifique (voir encadré) : l'anxiété, l'hyper-activité, les troubles émotionnels compulsifs, les troubles de l'humeur et ceux du comportement alimentaire (anorexie et boulimie). Ces "pathologies", au dire des experts « interfèrent le développement de l'enfant, freinent ses apprentissages scolaires et peuvent compromettre son devenir ».
C'est la première fois qu'un tel document rassemblant et analysant toutes les données médicales et scientifiques disponibles sur le sujet voit le jour dans notre pays. L'estimation selon laquelle 12 % des enfants et adolescents seraient atteints d'un trouble mental a été déduite à partir des chiffres de prévalence retrouvés dans les études françaises. Ainsi, comme le précise l'un des experts, le docteur Daniel Bailly (psychiatre de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital Sainte-Marguerite à Marseille), 5 % des enfants souffriraient de troubles anxieux, 1 à 2 % d'hyper-activité, et à l'adolescence,3 % des 13-19 ans auraient des troubles de l'humeur.
Dépistage de l'autisme
L'autisme, le seul trouble précoce réellement sévère, qui désagrège les fonctions de communication, de langage et perturbe de façon grave les interactions sociales, est fort heureusement beaucoup plus rare (de l'ordre de 1 pour mille). Si les parents des enfants autistes repèrent les premiers symptômes de la maladie au cours des deux premières années, Ie diagnostic est souvent porté plus tard. Pour Ie Dr Eric Fombonne (de l'Université McGiIl à Montréal), des tests performants existent, mais ils sont « sous-utilisés en France ». Il s'agit du questionnaire CHAT (Check List for Autism in Toddlers) qui porte sur le jeu social, le jeu symbolique, le pointage proto-déclaratif (fait de montrer du doigt des objets intéressants à quelqu'un), ou encore l'attention conjointe. Selon le rapport des experts, Ie dépistage de l'autisme est conseillé dès 18 mois, ce qui est probablement une bonne chose.
II en va tout autrement, selon nous, des recommandations pour les autres pathologies, à supposer justement qu'il s'agisse de pathologies. Qu'on en juge : les experts recommandent en effet « l'intégration des indicateurs du développement sensori-moteur, cognitif et émotionnel dans les rubriques du carnet de santé » et, dès le 9e mois, une évaluation de l'attention et de la mémoire. A l'entrée en maternelle les experts jugent utile « de rechercher les retards au niveau de la parole, les difficultés de concentration, les accidents et les chutes fréquentes » (pouvant être signes d'hyper-activité). Pour ce qui concerne l'actuel examen de santé, les experts annoncent qu'il conviendrait de lui donner « un contenu homogène dans tous les établissement scolaires ». La création d'un tel «livret» contribuerait ainsi à informer les enseignants, les médecins scolaires, les infirmières et les parents sur les troubles qui peuvent s'exprimer a cet âge.
Rappelons que d'autres examens sont actuellement proposés (sans cependant être obligatoires) comme ceux à la naissance, aux 4e, 9e et 24e mois (au 4e mois, à 18-24 mois en lIe-de-France) et à 3-4 ans. L'examen est obligatoire à 11-12 ans. A la pré-adolescence et à l'adolescence peuvent apparaître les troubles anxieux, les dépressions ou les troubles du comportement alimentaire. Les experts du rapport affirment qu'il est important d'effectuer alors un bilan, car ils estiment « qu'une baisse des résultats scolaires en 6e ou en 5e est souvent révélatrice d'un trouble anxio-dépressif » ; des questionnaires (en cours de validation) seraient utilisés pour dépister ces types de difficultés.
Médicaliser les comportements
Pour ces experts de l'INSERM, le repérage des troubles mentaux dans le cadre des bilans systématiques en population générale « doit se poursuivre nécessairement par un suivi chez le spécialiste », seul réellement capable « de poser un diagnostic et de faire une évaluation complète ». Pour que ces recommandations soient appliquées, les experts annoncent un préalable à satisfaire : informer (création d'un site Internet), et former toutes les personnes en contact avec les enfants : les parents et les éducateurs (« les plus à même de repérer les premiers signes d'un trouble mental »), les pédiatres (qui interviennent à 90 % dans les huit jours qui suivent l'accouchement), les généralistes (qui effectuent dans 60 % des cas les examens des 24 premiers mois), et les médecins scolaires « capables de reconnaître un trouble et d'orienter l'enfant vers les structures adaptées pour le diagnostic et la prise en charge ». Sans oublier les pédopsychiatres « susceptibles de transférer les résultats de la recherche à leur pratique clinique ».
Enfin, pour clore le tout, les experts de l'INSERM demandent aux pouvoirs publics de reconnaître le temps passé au repérage des facteurs de risque et des signes d'un trouble mental éventuel « par l'inscription de l'acte médical à la nomenclature ».
On voit très bien, une fois encore, à quoi vise l'alibi de santé publique. La demande, foncièrement perverse et digne du Meilleur des mondes décrit par Huxley, vise évidemment à médicaliser tous les comportements. Il s'agit de repérer de la façon la plus précoce tous ceux qui pourraient avoir du mal à se couler dans le moule. On agite la peur des clones, mais ce n'est qu'un fantasme utile. Les vrais clones sont ceux qu'on nous prépare à coups de camisoles chimiques. La société idéale promise pour demain ne sera pas celle des enfants apaisés. Ce sera un tranquille troupeau de veaux consommateurs. Rien d'autre.
Lucette National Hebdo semaine du 6 au 12 mars 2003
Les troubles obsessionnels ou comportementaux chez les enfants et les adolescents :
• Les troubles anxieux peuvent commencer vers 8-9 ans.
L'hyper-anxiété se manifeste par des soucis excessifs concernant les performances scolaires, et peut s'accompagner de perturbations du sommeil et de la mémoire. (Tout élève serait-il un malade ?)
• L'hyper-activité se manifeste à travers trois symptômes : l'agitation incessante, déficit de l'attention et impulsivité.
• Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), Les obsessions concernent la propreté, le domaine sexuel et la crainte des catastrophes. Les compulsions se manifestent principalement par la répétition anormale des mêmes gestes.
• Les troubles de l'humeur (dépression) apparaissent généralement lors de l'adolescence; ils sont souvent précédés par des troubles anxieux et de comportement. (L'homme des cavernes s'en accommodait, pas l'homme moderne).
• Les troubles du comportement alimentaire touchent surtout les adolescents, et se manifestent par des préoccupations excessives autour de l'image du corps; elles peuvent se traduire par des variations pondérales d'importance et une aménorrhée.
• L'autisme est un trouble très sévère qui concerne le développement du langage, la communications et les relations sociales.
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Re: Des psy dès la maternelle !
afin que tous soient coulés dans le même moule !
Je pensais qu'ils prônaient la diversité? Ah oui!!! de couleur de peau et le mélange de nations, pas l'autonomie intellectuelle sinon ils ne seront plus manipulable!
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Re: Des psy dès la maternelle !
PATRIOTE64 a écrit :afin que tous soient coulés dans le même moule !
Je pensais qu'ils prônaient la diversité ? Ah oui!!! de couleur de peau et le mélange de nations, pas l'autonomie intellectuelle sinon ils ne seront plus manipulable!
Tu as raison. Il faut formater les enfants afin qu'en âge de voter, ils mettent les bons bulletins dans l'urne. On leur apprendra à éviter ceux des partis ou mouvements qui ne sont pas dans les normes, «républicaine», «européiste» voire «mondialiste», «politiquement correcte»...etc....
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