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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 11/05/2014 - 21:36
par Pat
Ukraine : l’Union européenne les pieds dans la gadoue !

Demain, une partition du pays sera inévitable : l’Ouest soutenu par l’Union européenne et l’Est aidé par la Russie.
Le 13 mai 2014, le gouvernement provisoire ukrainien mené par le Premier ministre Arseni Iatseniouk sera reçu par la Commission européenne à Bruxelles. Mais quel gouvernement ?
Un gouvernement qui s’est proclamé illégitimement à Kiev après avoir destitué, par la rébellion, le gouvernement légitime. Pourtant, le gouvernement de Viktor Ianoukovitch a bien été élu démocratiquement, même s’il était totalement corrompu. Il avait lui-même succédé à un gouvernement tout aussi corrompu dirigé par Ioulia Timochenko et qui a l’audace de se représenter !
Ce gouvernement illégitime, dont les premières mesures ont été totalement irresponsables, et qui a créé une fracture irrémédiable avec l’autre moitié de l’Ukraine, celle de l’Est, notamment en interdisant la pratique de la langue russe parlée par 50 % de la population.
Lire la suite => http://www.bvoltaire.fr/manuelgomez/ukr ... doue,59241

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 12/05/2014 - 16:08
par Pat
Ukraine: il y aurait des mercenaires américains ?

Selon le journal allemand Bild am Sonntag, cité ici (1). Extrait.

"Ces 400 mercenaires travaillent pour Academi, plus connu sous son ancien nom de Blackwater, une entreprise de sécurité qui avait été privée de contrat par l’armée américaine en Irak après une fusillade sur des civils en 2007, précise le Bild. Le journal précise toutefois ne pas savoir qui a passé le contrat avec Academi. Le Bild am Sonntag rappelle que la Russie avait dénoncé il y a quelques semaines la présence de « contractors » américains aux côtés des troupes gouvernementales ukrainiennes, ce que l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt avait démenti mi-mars."

Paula Corbulon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... ains-.html

1) http://theatrum-belli.org/400-contracto ... lackwater/

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 13/05/2014 - 16:01
par Pat
Ukraine, acte II du démembrement ?

Le présent de l’Ukraine commence à ressembler à la fin de l’Union soviétique. Les périphéries s’éloignent, le pays se déchire, le centre se crispe. L’Ukraine a certainement laissé passer le moment où jouer la carte du fédéralisme aurait suffi à garantir ses frontières actuelles.
Près de 90 % des votants au référendum de la région de Donetsk, et 96 % pour la région de Lougansk ont opté pour l’indépendance. Sept millions d’« Ukrainiens » étaient concernés. Mais il faut prendre en compte un autre critère : la participation. Or, les anti-sécessionnistes, c’est-à-dire les partisans de l’unité de l’Ukraine, récusaient ce référendum et appelaient à l’abstention. Selon les « rebelles », comme dit le gouvernement de Kiev, en d’autres termes selon les pro-Russes, la participation a été de 75 %, non sans fraudes massives, comme toujours, aussi bien en Ukraine qu’en Russie, et ce, depuis des décennies. Dans le Donbass, ce qu’on a vu, ce n’est pas la quasi-unanimité de la population, comme en Crimée, basculant du côté russe. Mais la tendance est incontestable : la majorité de la population de ces régions est pro-Russe. Son cœur, mais aussi ses intérêts économiques, notamment ceux des ouvriers, la poussent vers la Russie.
Lire la suite => http://www.bvoltaire.fr/pierrelevigan/u ... ment,59742

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 16/05/2014 - 19:01
par Pat
La Troisième Guerre mondiale a commencé en Ukraine

(Traduction libre par fortune.fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source)

Le titre de cet article n’est pas exagéré. En effet, la guerre a éclaté en Ukraine. Les États-Unis, comme les Russes, usent, pour l’instant, d’une guerre de type asymétrique, dans leur tentative de contrôler le pays .

Depuis 1980, suivant les recommandations du Colonel Charlie Beckwith, dans la foulée de l’échec de l’opération Eagle Claw, le Joint Special Operations Command (JSOC) a été créé comme une composante de commandement des États-Unis dépendant directement du commandement des opérations spéciales (USSOCOM).

Sa mission expresse consiste à mener des opérations militaires classifiées au moyen des différentes forces clandestines des États-Unis (comme les Navy Seals, les Rangers et les mercenaires civils tels que Blackwater maintenant connu sous le nom d’Academi) .

Liste des commandants du JSOC

La plupart des Américains n’ont jamais entendu parler du JSOC. Cependant, la longue liste de ses commandants est aussi impressionnante que remarquable. Le nom de l’un d’entre eux qui saute aux yeux est celui du LTG Stanley McChrystal, ancien commandant des forces en Afghanistan, qui a été congédié pour des commentaires critiquant le président Obama et sa gestion de la guerre.

Grades et noms. Début et de fin d’affectation :

MG Richard Scholtes Décembre 1980 – Août 1984

MG Carl Stiner Août 1984 – Janvier 1987

MG Gary E. chance Janvier 1987 – Décembre 1989

MG Wayne A. Downing Décembre 1989 – Août 1991

MG William F. Garrison Août 1992 – Juillet 1994

MG Peter J. Schoomaker Juillet 1994 – Août 1996

MG Michael Canavan Août 1996 – Août 1998

LTG Bryan D. Brown Septembre 1998 – Décembre 2000

LTG Dell L. Dailey Janvier 2001 – Mars 2003

LTG Stanley McChrystal Septembre 2008 – Juin 2003

VADM William H. McRaven Juin 2008 – Juin 2011

LTG Joseph Votel Juin 2011 jusqu’à aujourd’hui.

L’évolution de la mission du JSOC

À l’origine, le JSOC a été créé pour assurer l’interopérabilité et la normalisation des équipements, planifier et conduire des opérations spéciales, des exercices et des formations, développer les opérations spéciales tactiques conjointes et exécuter des missions d’opérations spéciales dans le monde entier. Le JSOC s’occupait pour l’essentiel des opérations commando.

Cette mission a radicalement changé. Si elle relève toujours du domaine asymétrique, le JSOC est désormais nettement capable de transporter des opérations de combat à l’échelle d’un pays et c’est ce à quoi nous assistons en Ukraine.

Un jour, quand la fumée se sera dissipée sur les cendres de la Troisième Guerre mondiale, les historiens verront le JSOC comme l’entité responsable du début du conflit armé en Ukraine, en tant que mercenaires civils, agissant sous l’autorité du LTG Votel pour son incitation à la guerre civile en vue de purger le pays des forces pro-russes.

Poutine joue la carte de la victime

Poutine a critiqué les États-Unis pour leur utilisation de mercenaires afin de chasser les forces pro-russes hors d’Ukraine.

Les allégations de Mr Poutine concernant le bellicisme des forces américaines ne sont pas sans valeur et ont été corroborées par le journal allemand Bild am Sonntag qui a récemment rapporté que 400 mercenaires américains travaillaient avec le gouvernement (illégal) de la junte en Ukraine pour écraser l’opposition au coup d’État de l’Ouest dans la partie orientale du pays avec comme objectif de détourner l’Ukraine de la Russie en éliminant les activistes anti-putschistes à Slavyansk et dans la région de Donetsk .

Les allégations de Poutine tournent autour de la présence de mercenaires affiliés à la société Academi. Les lecteurs se souviendront peut-être d’Academi quand elle était connue sous le nom de « Blackwater », puis de « Xe » après son implication dans l’assassinat de 17 Irakiens à Nisour Square, à Bagdad, en Irak, en 2007. Ce groupe de mercenaires change de nom en permanence pour garder une longueur d’avance sur les ennuis et échapper à la supervision du Congrès.

Le conseil d’administration d’Academi est très impressionnant, on y trouve l’ancien procureur général John Ashcroft et l’ancien directeur de la NSA, Bobby Ray Inman. Le PDG de la société est un général de brigade à la retraite, Craig Nixon.

Ne vous méprenez pas, la présence d’Academi en Ukraine est une opération du JSOC qui est confronté là-bas à son homologue russe. Nous assimilons nettement cet emploi de forces asymétriques au début de la Troisième Guerre mondiale. Pour le moment, il ne s’agit sans doute que d’une guerre par procuration, mais l’escalade est exponentielle.

Poutine est un hypocrite

Poutine accuse les États-Unis d’utiliser des mercenaires en Ukraine alors qu’il emploie exactement la même stratégie. Il y a trois mois, durant la prise de contrôle de la Crimée, des troupes russes sans insignes y sont apparues. C’est l’équivalent russe de JSOC, dépendant de l’infâme Vnevedomstvenaya Okhrana. Cette organisation est en effet le “Blackwater” russe mis sur pieds par le Ministère de l’Intérieur pour protéger les installations militaires et ses actifs connexes.

Cette version russe de Blackwater avait mis la main sur des aéroports lors de l’invasion russe en Crimée. Tout comme JSOC, Vnevedomstvenaya Okhrana ne porte pas d’uniforme militaire russe et permet au gouvernement russe de nier toute participation. Cependant, ne vous y trompez pas, cette organisation mène des opérations en Ukraine comme sous-traitant de l’armée russe.

Blackwater russe vs. Blackwater américain

Quel camp provoquera les plus grands crimes de guerre perpétrés par l’autre camp ? Quel camp pourra assassiner les principaux dirigeants ukrainiens du camp adverse ? Qui pourra galvaniser ses sympathisants ukrainiens à prendre les armes et à commencer à tuer leurs opposants ?

Le monde a été témoin de ces tactiques au Kosovo et nous les observons de nouveau. Dans les prochaines semaines, nous pouvons nous attendre à entendre parler de la découverte de charniers et d’un certain nombre d’assassinats de dirigeants de l’opposition de chaque côté.

Des deux côtés, la stratégie est claire. Provoquer des civils sympathisants pour s’emparer de l’Ukraine. Le camp des perdants intensifiant très probablement sa participation afin d’éviter la perte totale du pays par l’emploi de forces militaires conventionnelles.

Le temps ne joue pas en faveur de Poutine

Dans la perspective du wargame que l’OTAN a prévu de démarrer en Ukraine, en Moldavie, en Bulgarie et en Pologne vers la fin juin / début juillet, Poutine doit agir rapidement pour l’emporter. S’il permet à l’OTAN de consolider ses forces en Ukraine, la Russie pourrait perdre pied dans le pays.

La capacité de Poutine à faire chanter l’Europe sur le gaz, dont 66% du total importé traverse l’Ukraine, est un risque. À moins que Poutine ne se contente d’être le chef d’une puissance régionale et non pas d’une puissance mondiale, il a très peu de temps pour agir.

Poutine a déjà annoncé qu’il n’hésitera pas à utiliser des armes nucléaires contre des forces conventionnelles qui marcheraient contre la Russie. Les événements vont devenir très chauds au cours des quatre à six prochaines semaines.

Au bout du compte, il ne peut y avoir aucun doute. La troisième guerre mondiale a éclaté en Ukraine et les événements qui se succèdent crescendo sont comme autant de dominos tombant l’un après l’autre.

Dcclothesline

http://fortune.fdesouche.com/339467-la- ... ore-339467

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 13/06/2014 - 10:26
par Pat
Où en est l’Ukraine ? Guerre de sécession…

L’Ukraine connaît en ce moment une guerre de sécession. Face à la répression des autorités de Kiev que la diplomatie russe dénonce comme étant une opération punitive et de représailles, les « républiques populaires » autoproclamées de Lougansk et de Donetsk défendent par les armes leur autonomie légitimée par référendum le 11 mai. Les partisans de l’autonomie de ces deux régions frontalières à la Russie se battent contre une armée ukrainienne qui a engagé dans cette bataille avions, chars et artillerie.

Pilonnée depuis plusieurs jours par l’artillerie ukrainienne, la ville de Slaviansk se vide de ses habitants. Cette localité de la région de Donetsk qui comptait 117 000 habitants jusqu’aux tragiques événements actuels n’en abritent plus que 7 000 aujourd’hui, pour la plupart des personnes âgées refusant de quitter leur habitation. Non loin de là, le village de Semienovka est complètement dévasté par les bombardements d’artillerie.

Lire la suite=> http://medias-presse.info/ou-en-est-lukraine/11242

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 08/07/2014 - 12:54
par Pat
Ukraine: Donetsk la rebelle prépare sa défense

Les rebelles pro-russes se préparaient lundi à défendre leur principale place forte de Donetsk, alors que les forces de Kiev avançaient dans sa direction, après avoir pris samedi et dimanche plusieurs villes, dont Slaviansk, abandonnée sans combat par les insurgés.

Plusieurs leaders séparatistes ont affiché leur détermination à livrer bataille après ce "repli tactique", affirmant même, comme l'a dit l'un d'entre eux, Denis Pouchiline, que la défense de Donetsk, la capitale du bassin houiller du Donbass, allait marquer un tournant dans leur conflit avec Kiev.
Mais le "vice-Premier ministre" de la république autoproclamée de Donetsk, Andreï Pourguine, a reconnu, dans une conversation avec l'AFP, que les rebelles n'avaient "peut-être pas" assez de forces pour résister à l'armée de Kiev.
Mais "s'ils (les loyalistes) commencent à raser cette ville comme ils ont rasé Slaviansk j'espère que le monde ne restera pas sans réagir à l'extermination de milliers de civils pacifiques dans leurs maisons", a-t-il ajouté.
Interrogé sur l'aide de la Russie, il a évité d'évoquer son aspect militaire.
"Il y a une aide humanitaire, médicale, des organisations de la société civile russe, il y a une aide de la Fédération de Russie au niveau des pourparlers, la Russie participe aux consultations, (le chef de la diplomatie Sergueï) Lavrov discute personnellement avec les Européens. Bien sûr on pourrait attendre plus mais ce n'est déjà pas mal".
Quant à l'aide militaire, elle "doit répondre à (des résolutions du) Conseil de sécurité de l'ONU, au maintien de la paix ou à des états de catastrophe humanitaire. Et je ne vois pas ici de telle tragédie, mais une tragédie émotionnelle", a encore dit M. Pourguine.
Lundi la ville était calme et on ne notait pas de préparatifs militaires ou de présence accrue d'hommes armés dans les rues du centre où peu de gens circulaient.
Le potentiel militaire des rebelles - qui compteraient au total quelques milliers de combattants dans les régions de Donetsk et Lougansk - est difficile à mesurer. Des colonnes de véhicules transportant plusieurs centaines d'hommes ont été vues entrant à Donetsk pendant le week-end, ainsi que des blindés et des camions montés de canons anti-aériens.
Défendre une aussi grande ville n'est pas évident, même si des points de contrôle renforcés ont été érigés par les rebelles sur les grands axes.
- Guérilla urbaine ? -
Cependant, l'armée ukrainienne est confrontée à une tâche difficile. Donetsk compte un million d'habitants et le président ukrainien Petro Porochenko s'est engagé solennellement à ne pas les mettre en danger. Entrer dans la ville avec des chars et des blindés exposerait ceux-ci aux tirs d'armes anti-char, dont les rebelles sont amplement pourvus. Et une éventuelle guérilla urbaine, évoquée par les insurgés, ferait couler beaucoup de sang.
Selon l'ancien ministre de la Défense par intérim, Mykhaïlo Koval, la stratégie, conçue par le président Petro Porochenko lui-même, consiste à établir un "blocus" tant de Donetsk que de l'autre grande ville rebelle, Lougansk. Ce "blocus complet" forcera les rebelles "à déposer les armes", a-t-il estimé à la télévision.
De fait, les forces loyalistes resserrent leur étau. Présentes depuis le début aux portes de Donetsk à l'ouest, où elles ont toujours gardé le contrôle de l'aéroport autour duquel se déroulent régulièrement des combats sporadiques, elles se rapprochent par le nord depuis trois jours.
La grande inconnue reste l'appui que les habitants de Donetsk sont prêts à donner aux combattants insurgés.
Dimanche, plus de deux mille partisans de la "République populaire de Donetsk" - un nombre qui paraît modeste par rapport au million de ses habitants - se sont rassemblés pour proclamer leur intention de défendre la ville.
Une autre incertitude est le degré de soutien que le Kremlin pourrait offrir aux insurgés face à l'offensive sur Donetsk. Pour Volodymyr Fessenko, chef du centre d'études politiques Penta, certes, "il y aura des pressions (en Russie) sur Poutine pour faire entrer ses troupes dans le Donbass, mais il est plus probable que Moscou soutiendra les séparatistes par des livraisons d'armes et une concentration de ses troupes à la frontière", car une intervention directe "provoquerait une troisième vague de sanctions et Poutine voudrait l'éviter".
Sur le plan diplomatique, Moscou jouit d'un appui indirect des Européens, et notamment de Berlin, qui cherche à pousser Kiev à accepter un cessez-le-feu inconditionnel, ce que l'Ukraine refuse, jugeant qu'il ne ferait que renforcer les rebelles, tant qu'ils contrôlent des parties de la frontière avec la Russie.

Stéphane Orjollet avec Galina Korba

Afp via yahoo

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupuZZ ... SsaI.shtml

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 15/07/2014 - 10:34
par Pat
La Russie invite les attachés militaires de 18 nations à constater les tirs ukrainiens sur la frontière russe qui ont fait un mort russe dimanche

Russie – Suite à l’augmentation de tirs ukrainiens touchant des localités frontalières russes – qui ont notamment fait un mort russe dimanche dernier -, Anatoli Antonov, vice-ministre de la Défense, a fait savoir que la Russie invitait les attachés militaires de 18 pays à venir le 15 juillet prochain constater par eux-mêmes la situation dans la ville russe de Donetsk (région de Rostov).

Parmi les dix-huit pays invités à envoyer leurs attachés militaires, on trouve les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Japon, la Chine et… l’Ukraine.

Lire la suite=> http://medias-presse.info/la-russie-inv ... nche/12869

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 11/08/2014 - 10:35
par Pat
Donetsk, "un nouveau Stalingrad"?

Les séparatistes prorusses se sont alarmés samedi des risques de catastrophe humanitaire à Donetsk, leur bastion encerclé par l'armée ukrainienne, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Allemagne jugeant "illégale" toute éventuelle mission humanitaire russe dans l'est de l'Ukraine.
Le "Premier ministre" séparatiste Alexandre Zakhartchenko a reconnu samedi que Donetsk était "encerclé" et en passe de devenir un nouveau "Stalingrad".
"Des civils sont tués dans des tirs d'artillerie (...) les médicaments ne sont plus livrés, les produits alimentaires s'épuisent", a-t-il souligné se disant prêt à un cessez-le-feu si Kiev arrêtait son offensive.
"En pressentant leur fin, les terroristes versent des larmes de sang et demandent l'aide à leurs commanditaires russes. Ils n'ont qu'une solution: se rendre", a réagit l'armée ukrainienne dans un communiqué en annonçant avoir resserré samedi l'étau autour de Donetsk.
Dans un entretien téléphonique avec son homologue américain John Kerry, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a souligné la nécessité de "mesures d'urgence" pour l'est de l'Ukraine et a demandé son soutien pour un projet russe de mission humanitaire "en coordination avec les structures internationales compétentes".
M. Kerry lui a répondu qu'il n'était pas question que la Russie intervienne en Ukraine "par le biais de convois humanitaires ou tout autre prétexte de 'maintien de la paix' ".
Peu après, le président américain Barack Obama, le Premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel ont tous estimé, au cours de conversations téléphoniques séparées avec la Maison Blanche, que toute incursion russe en Ukraine, même sous des prétextes humanitaires serait "injustifiée, illégale et inacceptable".
"Les deux dirigeants sont absolument clairs sur le fait qu'une telle prétendue mission humanitaire serait injustifiée et illégale", a précisé un communiqué du bureau de David Cameron.
Selon la Maison Blanche, une telle intervention "violerait la loi internationale et conduirait à des conséquences supplémentaires", en référence aux nombreuses sanctions économiques déjà en vigueur contre Moscou. Mme Merkel et M. Obama ont souligné que toute intervention russe serait "inacceptable sans l'autorisation expresse et formelle du gouvernement de l'Ukraine", selon la même source.
- Invasion probable -
A l'issue d'une semaine marquée par une nouvelle escalade des tensions internationales, Kiev a multiplié les signaux d'alarme concernant une éventuelle entrée des troupes russes sur son territoire.
"A Kiev on évalue à 80% la probabilité d'une invasion de Poutine", écrit samedi l'influent hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia en citant de hauts responsables ukrainiens anonymes.
La présidence ukrainienne avait affirmé avoir fait échouer par la voie diplomatique une tentative de la Russie de faire entrer unilatéralement sur son territoire un convoi humanitaire "soi-disant en accord avec le Comité international de la Croix Rouge". Le Kremlin a démenti.
"Nous avons du mal à comprendre ce à quoi l'Ukraine fait référence. Il n'y a eu aucune tentative des forces russes de pénétrer" sur le territoire ukrainien, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
Le CICR a confirmé avoir reçu une proposition de la part de la diplomatie russe afin d'organiser des convois humanitaires vers l'Ukraine, mais a assuré ne pas y avoir répondu.
Le président ukrainien Petro Porenchenko, après des discussions avec des dirigeants du CICR s'est dit prêt à accepter une mission humanitaire à Lougansk, bastion séparatiste dans l'Est, à condition qu'elle soit internationale, non armée et passe par des postes-frontières contrôlés par Kiev, selon un communiqué de la présidence à Kiev.
A Lougansk, les autorités locales ont jugé la situation "critique" alors que cet autre fief séparatiste n'a plus d'électricité, d'eau courante ou de réseau téléphonique depuis une semaine, et que l'essence et les réserves de nourriture s'épuisent rapidement.
L'Otan estime que le nombre de soldats russes postés près de la frontière ukrainienne est passé en trois semaines de 12.000 à 20.000 hommes. Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a sommé la Russie de retirer ses soldats de la frontière.
Donetsk, la plus grande ville du bassin minier du Donbass (un million d'habitants avant les hostilités) est depuis plusieurs jours le théâtre d'intenses combats entre les insurgés prorusses et les forces ukrainiennes qui ont tué plusieurs civils ces derniers jours, notamment après la chute d'un obus sur un hôpital.
Des journalistes de l'AFP ont entendu des tirs de mortier et des explosions retentissant à intervalle régulier dans la journée de samedi.
Signe de l'intensification de l'offensive, les bilans quotidiens publiés par l'armée s'alourdissent, 13 soldats tués ces dernières 24h, après 15 vendredi.
L'offensive se concentre également sur d'autres places fortes rebelles comme Lougansk ou Gorlivka et la situation se complique chaque jour pour les civils après quatre mois d'un conflit qui a causé selon l'ONU plus de 1.300 morts et le départ de 300.000 habitants, réfugiés en Russie ou déplacés dans les autres régions de l'Ukraine.
souce : http://www.lalibre.be/actu/internationa ... 7a6391d8f2
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupZyV ... MOup.shtml

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 23/08/2014 - 18:34
par Pat
Ukraine : invasion russe avec des camions humanitaires

Lu sur IHS News :

"La Russie a perdu la tête, l’occident l’avait pourtant prédit, Moscou n’attendait qu’une chose, envahir l’Ukraine. C’est chose faite le Kremlin a lancé l’invasion…avec près de 300…camions humanitaires (sans doute que Poutine ne dispose plus de chars).

Redevenons sérieux quelques instants! Depuis hier les médias s’offusquent et crient à l’invasion.

Sur le fait en lui-même, le président russe a-t-il eu raison d’ordonner au convoi humanitaire de rentrer en Ukraine ou aurait-il dû attendre ?

Tout dépend sous quel angle on se place. Sous l’angle Atlantiste, cela n’arrangera pas les relations c’est certain, mais depuis le début de la crise ukrainienne et le putsch de Kiev (n’oublions pas que le précédent gouvernement a été renversé et que les occidentaux ont applaudi des deux mains), quoi que puisse faire Moscou, et surtout ne pas faire, est détourné et immédiatement sujet à des sanctions. [...]

Il aurait pu, c’est vrai attendre l’accord ukrainien qui ne serait sans doute jamais arrivé. L’Ukraine prétextant n’avoir pas eu le temps d’inspecter les camions, alors que ceux-ci attendent depuis une semaine… Il n’y a pas eu la même entrave pour l’aide humanitaire venant de Pologne, il faut dire qu’elle n’était pas destinée aux civils de l’est de l’Ukraine mais à l’armée ukrainienne comme l’explique le site du gouvernement polonais. Une aide humanitaire à destination de l’armée tandis que les civils connaissent famine et bombardements comme à Gaza.

Alors la réaction du Kremlin peut se comprendre, ce n’est sans doute pas la décision la plus porteuse de paix, mais devant une situation où de toutes façons la Russie aurait été critiquée, autant s’affirmer comme un chef d’état fort et venir en aide aux civils d’Ukraine.

Car, si l’on atteint les presque 3.000 morts à Gaza, ici on les a dépassés depuis longtemps…6.000 morts civils en quatre mois, plus de 400.000 réfugiés et tout cela à seulement 3.217 km de Paris ! Mais ceci, les médias n’en parle pas, préférant se focaliser sur les déclarations du président Porochenko qui affirme vouloir parler de paix alors qu’il bombarde le coeur de Donetsk. Ce scandale n’émeut personne en Europe, où en revanche la baisse du prix des fruits et légumes fait la Une des médias. [...]"

Michel Janva
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... aires.html

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 27/08/2014 - 14:16
par Pat
Guerre civile en Ukraine

La situation militaire dans l’Est de l’Ukraine évolue actuellement en faveur des insurgés. Avant d’en venir à une description des opérations, il faut d’abord faire un certain nombre de remarques.

Hier, au journal de 20h du samedi 23 août, le reportage des journalistes de France-2 a été exceptionnellement honnête. Les bombardements des forces loyales au gouvernement de Kiev, leur caractère aléatoire (un hôpital et une école furent touchés), et leurs dramatiques conséquences, ont été montrés. Il s’agit, peut-être, d’un tournant dans la couverture médiatique de cette guerre civile.
Ceci conduit à regarder les mots qui sont utilisés pour décrire cette situation. Le gouvernement de Kiev utilise « opération anti-terroristes », ce qui est une honteuse mascarade. Que l’on approuve, ou non, les insurgés, ces derniers ne SONT PAS des terroristes, ou alors ils le sont tout autant que les résistants français, qualifiés de « terroristes » par le gouvernement de Vichy et les Allemands. L’emploi abusif du mot « terroriste » cache la réalité. C’est le gouvernement de Kiev qui, en réalité, tente de terroriser la population civile de Donetsk et Lougansk par des bombardements aveugles sur des cibles non militaires. On ne peut qu’être frappé par la différence de traitement entre la Syrie et l’Ukraine. Toutes choses étant égales par ailleurs, le gouvernement de Kiev utilise les mêmes moyens qui furent reprochés en son temps à Bachar el-Assad. Les insurgés peuvent être qualifiés d’indépendantistes (ce qu’ils sont devenus dans leur majorité) voire de séparatistes. Le qualificatif de « pro-russe » qui est utilisé, en particulier par France-2, est stupide. Les dirigeants du mouvement insurgé n’ont jamais demandé leur rattachement à la Russie. Pour l’instant, ils demandent la reconnaissance de leur autonomie. Rappelons, aussi, qu’à la différence avec la Crimée, le gouvernement russe n’a jamais reconnu la validité des référendums d’indépendance qui ont été tenus dans l’est de l’Ukraine.

Les sources d’informations disponibles, journalistes mais aussi blogs, et en particulier (1) et celui de la Voice of Sevastopol (2) , permettent de se faire une idée plus précise des évolutions de la situation militaire sur le terrain.

(a) Les forces loyales au gouvernement de Kiev continuent les attaques frontales sur Ilovaysk, au sud de Donetsk. En dépit d’une supériorité numérique de 1 à 5 (voire pour certains de 1 à 7), d’après l’un de mes correspondants elles n’ont fait aucun progrès et ont subi des très lourdes pertes. Ceci est dû tant à la qualité des forces de la milice des insurgés qu’à une série d’erreurs tactiques assez grossières commises par les forces de Kiev. Les attaques ont eu lieu de manière répétées sur les mêmes axes, et par « petits paquets ». Au nord de Donetsk, les forces de Kiev ont été repoussées, l’agglomération de Yasinovataya a été reprise par les insurgés et celle de Uglegorsk pourrait être reprise dans les 48h qui viennent. Des combats ont eu lieu autour des villes de Severodonetsk et Lisichansk, mais les forces insurgés semblent actuellement trop peu nombreuses pour pouvoir reprendre ces deux villes.
Lire la suite=> http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EupAp ... jSmP.shtml

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 31/08/2014 - 10:44
par Pat
Ukraine : le dessous des cartes...

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com
Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par le journaliste Jean-Michel Quatrepoint au Figaro et consacré aux dessous de la crise ukrainienne. Jean-Michel Quatrepoint a récemment publié un essai intitulé Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l'économie-monde? (Le Débat, Gallimard, 2014).
Ukraine, Poutine, Obama, Merkel : le dessous des cartes
Entretien avec Jean-Michel Quatrepoint
FigaroVox: Dans votre livre, Le choc des Empires, vous décriviez l'affrontement entre les Etats-Unis, le Chine et l'Allemagne. La situation en Ukraine ne rappelle-t-elle pas davantage la guerre froide ?
Jean-Michel QUATREPOINT: En réalité, on assiste à un choc entre deux blocs: d'un côté, l'Amérique qui veut enrôler l'Europe sous sa bannière, et de l'autre, la Chine et la Russie qui de facto se rapprochent ne serait-ce que parce que les Américains mènent à leur encontre une politique de «containment» depuis 2010. Les Américains veulent imposer leur modèle économique et idéologique: le libre-échange et les droits de l'Homme. Le parti au pouvoir en Chine et les Russes ne veulent pas de ce modèle. Dans ce contexte l'Europe, notamment l'Allemagne, est prise en sandwich. Angela Merkel doit choisir et penche plutôt pour le moment pour les Etats-Unis. Cela signifie qu'à terme, tout le développement qu'elle pouvait espérer grâce à la Russie, va devoir être passé par pertes et profits. De la même façon, tous les projets d'investissement sur les transports , notamment la nouvelle route de la soie ferroviaire entre la Chine et l'Europe via la Russie, risquent d'être remis en cause. Si l'escalade des sanctions se poursuit, les Russes pourraient interdire le survol de la Sibérie pour toutes les compagnies aériennes avec pour conséquence une augmentation des coûts exponentielle et in fine l'affaiblissement économique puis politique de l'Europe. La légère récession qu'a connue l'Allemagne au troisième trimestre est un premier signal alors même que les effets du boycott russe ne se sont pas encore fait sentir.
En quoi les enjeux politiques et économiques s'entremêlent-t-ils ?
Aujourd'hui, l'investissement en Allemagne chute pour trois raison. D'abord à cause du coût de l'énergie. L'abandon du nucléaire coûte une fortune au pays et le rend dépendant du gaz russe. Deuxièmement, le coût de la main d'œuvre n'est plus aussi bas qu'il ne l'était, notamment avec la mise en place du smic et troisièmement l'Euro est surévalué par rapport au dollar. En conséquence, les industriels quittent l'Europe et préfèrent investir aux Etats-Unis qui redémarrent économiquement grâce à leur énergie à bas coût (gaz et pétrole de schiste) et sa main d'œuvre meilleur marché. L'Europe en stagnation est dans la situation du Japon dans les années 90-2000. Sa balance commerciale reste excédentaire grâce à l'Allemagne, mais elle vieillit et ne se développe plus. Cela signifie que nous allons perdre notre pouvoir sur la scène internationale.
Dans ce contexte, les sanctions contre la Russie constitue-t-elle une erreur stratégique ?
Oui, ces sanctions sont contre-productives. Malheureusement, la plupart des pays européens à commencer par les pays de l'Est, préfèrent les Etats-Unis à la Russie. La Pologne, les pays Baltes et la République Tchèque sont viscéralement antirusses et joueront toujours le jeu des Américains car le souvenir de l'occupation par les troupes soviétiques y est encore prégnant. L'Allemagne, elle, est écartelée et tout l'objectif des Américains est de la détacher de la Russie. L'axe entre Paris-Berlin et Moscou pour s'opposer à la guerre en Irak en 2003 est resté dans la mémoire du département d'Etat américain. Les dirigeants américains ont donc décidé de punir la Russie et de ramener l'Allemagne dans leur giron. C'est tout le but du traité transatlantique qui est en fait une grande alliance germano-américaine.
La France, qui a une tradition de non-alignée, peut-elle jouer un rôle ?
La SFIO n'a malheureusement jamais eu une tradition de non-alignée. La comparaison entre François Hollande et Guy Mollet est cruelle, mais pas dénuée de fondement. Il y a une vocation européano-atlantiste qui est dans les gènes du Parti socialiste. On peut d'ailleurs également déplorer l'abandon de la politique arabe de la France: non que les Israéliens aient toujours tort, mais on ne peut pas les laisser faire n'importe quoi.
Iriez-vous jusqu'à parler de tournant néo-conservateur de la politique étrangère française ?
Oui, ce tournant a d'abord été pris par Alain Juppé lorsqu'il était au quai d'Orsay. Les diplomates français mènent désormais une politique de court terme. Lors des Printemps arabe, jouant aux apprentis sorciers, la France a réagi sur l'instant en se félicitant de la chute des dictateurs, mais sans en mesurer les conséquences, notamment l'arrivée au pouvoir des islamistes qui ont totalement déstabilisé la région. On a également oublié que les régimes autocrates, qui étaient en place, protégeaient les minorités chrétiennes. Pour un chrétien, il valait mieux vivre sous Saddam Hussein qu'aujourd'hui sous le régime chiite. De la première guerre d'Irak de 1991 jusqu'à la guerre en Libye de 2011, les pays occidentaux ont semé le chaos. Certes les dirigeants en place au Moyen-Orient n'étaient pas recommandables, mais au moins ces pays n'étaient pas des champs de ruines. On ne déclenche plus de guerre mondiale, mais on déclenche des guerres civiles avec des centaines de milliers de morts.
Jean-Michel Quatrepoint (Figarovox, 23 août 2014)
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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 10/09/2014 - 9:51
par Pat
IL Y A DE L'EAU DANS LE GAZ" UKRAINIEN

Ou l’histoire du toutou qui casse sa laisse....
Rappel des faits :
...En décembre 2013, pour renverser le gouvernement, certes corrompu mais tout de même élu démocratiquement de Ianoukovitch, l’opposition qui sait qu’elle n’a aucune chance de gagner les prochaines élections (7% en 2010) lance l’insurrection du Maïdan et renverse le pouvoir grâce à la violence des groupes nationalistes "Svoboda" et "Prayvi Sector" notamment emmené par Dmitry Iarosh.

Situation :

Or ces extrémistes qui rêvent de ressusciter à Kiev un "pouvoir fort" pour reprendre leur doux euphémisme néonazi, commencent à s’apercevoir qu’ils ne sont que les "idiots utiles" d’une révolution téléguidée par Washington et la "chair à canon" d’une opération spéciale aussi criminelle que stupide (hormis peut-être le fait (soyons positifs !), qu’elle débarrasse la Terre de nombre de ces trublions dangereux...)

Écartés progressivement du pouvoir les chiens du Maïdan montrent aujourd’hui leurs crocs amers et affamés. La grogne circule dans les rangs des bataillons spéciaux qui subissent d’énormes pertes sur le front, et considèrent que le pouvoir militaire et politique les a trahis.

Les néo nazis sont devenus incontrôlables et menacent de l’intérieur ce pouvoir fantoche du "Piètre" Porochenko. Souvenons nous de l’ultimatum du 17 février de ce petit furher du Secteur Droit, aussitôt exécuté par le laquais étasunien de Kiev...

Perspective :

Nous sommes dans le mythe du Golem ou de Frankenstein, ce monstre créé pour servir son maître mais qui finit par se révolter contre lui...

Gaston Besson, un officier du bataillon Azov me confiait il y a 1 mois "haïr les nouveaux oligarques de Kiev" et d’avoir désormais "une force de combat de 10 000 hommes" (? il doit compter ceux couchés dans le Donbass !) préparée à "monter sur Kiev et instaurer un pouvoir fort" !

Et ce n’est pas nouveau !... Et même si "comparaison n’est pas raison", souvenons nous d’Al Quaida ou plus récemment de L’EIIL qui échappant au contrôle de leurs maîtres étasuniens veulent être "calife à la place du calife" et reprendre la stratégie du chaos à leur profit...

Pour "Piètre" Porochenko ça risque d’être chaud chaud chocolat et pour les occidentaux aussi qui auront du mal à continuer de soutenir l’insoutenable...

En attendant la pauvre Ukraine persiste et signe dans sa descente aux enfers !

Erwan Castel


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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 13/09/2014 - 12:08
par Pat
L’Europe et la Russie

Ex: http://thomasferrier.hautetfort.com
J’ai volontairement repris, dans le titre, la façon de s’exprimer de la plupart des journalistes et des dirigeants de l’UE et de l’OTAN, lesquels décrivent le conflit actuel comme opposant d’un côté « Kiev et les Européens » et de l’autre « Moscou ». Or rien n’est plus absurde ; la Russie fait partie de l’Europe et le conflit n’est qu’un conflit interne à l’Europe. En réalité, c’est un peu plus que cela, mais pas dans le sens que l’on croit, comme on le verra.
Revenons d’abord très brièvement sur l’enclenchement du conflit et sur les vraies responsabilités, pour lesquels quelques commentateurs, minoritaires hélas, ont apporté malgré tout une vision éclairée. Tout a commencé quand l’UE a fait miroiter à l’Ukraine une certaine forme d’association sans englober la Russie dans sa démarche. Je passe sur la propagande et sur l’organisation de l’agitation, sur le non-respect des accords négociés à Kiev. Je passe aussi sur le rôle des USA et sur leur doctrine Brzezinski. C’est l’UE qui a commis la faute originelle et qui n’a rien fait pour corriger son erreur en maintenant toujours la Russie à l’écart. C’est elle et elle seule qui porte la responsabilité des morts d’aujourd’hui. Ce ne sont pas les USA, qui sont libres de leurs choix, les dirigeants européens n’ayant pas mission d’appliquer la stratégie d’un état qui n’est pas européen. Ce n’est pas l’Ukraine, qui est en décomposition. Ce n’est pas non plus la Russie.
La Russie pouvait-elle faire autre chose que réagir ? Chaque fois qu’elle s’est montrée conciliante, elle a été écrasée, humiliée. L’OTAN avait promis de ne pas s’étendre aux anciennes républiques soviétiques en échange de la réunification allemande ; la Russie n’a pas réagi quand cela s’est fait et maintenant l’OTAN envisage de s’étendre à l’Ukraine. Poutine a bien compris le message. Il a réagi en Géorgie et a fini par s’y faire respecter, même s’il est dommage que cela ait abouti à une situation bancale, avec des états non reconnus. Il a réagi de façon remarquable en reprenant une Crimée qui est russe et dont le rattachement à l’Ukraine par Khrouchtchev était justifié par la continuité géographique. Il devait réagir au Donbass. Là, on ne sait pas comment cela se terminera, mais il est peu probable que l’issue soit satisfaisante.
Que faut-il faire du côté de l’UE ? Il ne s’agit pas non plus de laisser entendre à la Russie qu’elle peut se permettre n’importe quoi : certains nostalgiques de l’URSS voudraient l’invasion de l’Ukraine. Mais il y a des dirigeants sérieux à Moscou alors qu’il n’y a que des pantins à Kiev. Il faut donc négocier comme Nicolas Sarkozy l’a fait pour la Géorgie, en reconnaissant à la Russie une part de bon droit et en indiquant ce qu’on exigeait d’elle par ailleurs. En Ukraine, il faudrait exiger de la Russie le respect de l’Ukraine et exiger d’elle de ne plus intervenir au Donbass dès lors que l’Ukraine aurait conféré un statut d’autonomie à cette province. En même temps, il faudrait faire comprendre aux dirigeants de Kiev qu’ils ne peuvent espérer aucun soutien s’ils n’acceptent pas cette autonomie. Partant de là, la Russie prendrait à sa charge le redressement économique de l’Est et l’UE celui du reste de l’Ukraine, dans le cadre d’une formule d’association UE-Ukraine-Russie.
Maintenant, si l’on replace le conflit dans une perspective européiste plus ambitieuse, en pensant à la future république à instaurer sur notre continent, le conflit prend une tout autre dimension. Bien sûr, on doit regretter cette guerre interne à l’Europe, qui fait des victimes dont on aurait pu se passer et qui va installer un fossé entre des Européens frères. Pourtant, étant donnée l’attitude des dirigeants de l’UE qui sont à la solde d’une puissance alliée mais étrangère, il fallait qu’elle ait lieu. Quelles que soient les réticences que l’on puisse avoir à propos des dirigeants russes, il faut reconnaître que la Russie d’aujourd’hui est le principal point d’ancrage de l’européanité sur le continent. Ainsi le conflit est-il une guerre entre l’Europe, représentée par la Russie, d’une part, et les mauvais démons de cette Europe, représentés par l’UE d’autre part. Il est donc essentiel que la Russie ne se couche pas dans cette affaire. C’est la survie d’une Europe européenne qui est en jeu.
En attendant, comment faire confiance aux dirigeants des USA et à ceux de l’UE en matière géopolitique ? Les Américains n’ont pas compris que cela fait deux décennies qu’ils ont tout faux quant à leurs alliances. Le 11 septembre ne leur a-t-il pas suffi ? L’exécution ignoble de leurs deux otages par les islamistes d’Irak et de Syrie ne leur a-t-elle pas ouvert les yeux ? Quant aux membres de l’UE, l’exemple de la Libye ne leur dit-il rien ? Ont-ils vraiment pris conscience de ce qui va se passer quand leurs milliers de djihadistes reviendront de Syrie ? Il est vrai que les pays de l’Est de l’UE sentent moins les dangers venant du Sud. Mais comment un dirigeant polonais, par exemple, lequel a nécessairement visité Paris à plusieurs reprises, peut-il se montrer aveugle ?
Peter EISNER (PSUNE/LBTF)
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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 03/10/2014 - 7:34
par Pat
Un employé suisse de la Croix Rouge tué à Donetsk où les attaques de la junte se poursuivent

« Une équipe de l’AFP a vu le corps de la victime, gisant dans une mare de sang face contre terre, à l’extérieur du bâtiment où le CICR a ses bureaux. » Selon l’AFP.
Le chef du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) et président de l’OSCE Didier Burkhalter s’est dit« consterné » et « bouleversé ».

La victime était âgée de 38 ans; un responsable des services de secours, Andriï Livtchenko, a indiqué qu’il s’agissait «d’un citoyen de Genève qui faisait partie de la mission locale du CICR» qui a été tué jeudi lors d’un bombardement dans le centre de Donetsk. La victime faisait partie de la mission locale Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

L’agence de presse russe Interfax a également confirmé qu’un bâtiment du CICR sur place avait été pris pour cible. Un peu plus tard, un porte-parole du CICR, Ewan Watson, a confirmé à l’agence Reuters «qu’un de nos collègues, un ressortissant suisse, a été tué à Donetsk. Nous sommes bouleversés par cette perte».

L’information, donnée dans un premiers temps par les services de secours, a été confirmée à la RTS par Yves Daccord, le directeur général la Croix Rouge.

« L’employé tué travaillait dans notre organisation depuis plus de cinq ans. Il était arrivé en Ukraine voici six semaines », a encore précisé la Croix-Rouge, jeudi soir dans un communiqué. Cet agent a été tué par un obus tombé près du bureau de l’organisation situé à moins d’un kilomètre du quartier général de la Sécurité publique de de la République de Donetsk, où se situent d’autres sites stratégiques de la ville.

Lire la suite=> http://medias-presse.info/un-employe-su ... port/15915

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 21/10/2014 - 18:52
par Pat
Donetsk toujours bombardée mais la Russie durcit le ton


Voir la vidéo de la conférence de Donetsk interrompue par l’explosion d’un missile balistique (1)

Hier, un ou plusieurs missile(s) balistique(s), (Certaines sources comptent jusqu’à 5 missiles), ont frappé une usine chimique; la propagation de l’onde de choc a traversé Donetsk, causant des dégâts importants sur les bâtiments les plus proches et brisant les vitres d’ une grande partie de la ville. Des blessés ont été signalés tout prés du lieu de l’impact, dont deux au moins dans la Donbass Arena, une salle de conférence où se tenait une réunion publique avec des responsables politiques importants dont le vice-Premier Ministre Alexeï Pourguine. Le maire de Donetsk, Alexandr Lukyanchenko a précisé dans un communiqué à l’AFP que, selon des données préliminaires, l’explosion avait eu lieu à proximité d’une usine chimique qui produit notamment des explosifs et qui se trouve à proximité de l’aéroport. Les manifestations publiques et les rassemblements ont été annulés par mesure de sécurité.
L’approvisionnement en eau à été interrompu dans certains quartiers. En plus de l’attaque de missiles balistiques, des tirs de barrage ukrainiens sur le district de Kirovsky ont occasionnés des coupures de courant et d’approvisionnement en eau, blessant des ouvriers qui réparaient le réseau. Des bombardements au phosphore et au thermite ont atteints le district Kuibyshev également dans la nuit. Autant de faits contraire aux accords de Minsk et interdits par la Convention de Genève que l’Occident ne veut pas voir.

Alors que le président d’Ukraine, l’oligarque Porochenko n’arrive pas à faire respecter la trêve militaire en dépit des accords de Minsk du 5 septembre dernier et de leurs suites, la Russie continue d’accuser les alliés occidentaux de mettre de l’huile sur le feu. Sergeï Lavrov a déclaré lundi à Moscou dans une conférence sur les relations étrangères de la Russie qu’il est hors de question que la Russie négocie avec l’Occident à propos des sanctions qui lui sont imposées pour régler la crise ukrainienne. Il estime que la Russie fait déjà plus que les autres pour que la crise en Ukraine soit réglée. Il a rappelé que c’est la Russie qui est à l’origine de l’initiative de Genève d’avril dernier et des accords ultérieurs de Berlin, -qui n’ont toujours pas été respectés par les autres parties-, précisant que les accords de Minsk sont à mettre au crédit des présidents de Russie et d’Ukraine. Selon le ministre des Affaires étrangère de Russie, actuellement Moscou agit en vue d’obtenir que les accords soient appliqués correctement à l’inverse des collègues occidentaux qui « n’utilisent pas de façon requise leur influence sur Kiev ». Et d’ajouter:

Lire la suite=> http://medias-presse.info/donetsk-toujo ... -ton/16805
1) https://www.youtube.com/watch?v=tbhe-UGq6Lk

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 02/12/2014 - 23:09
par Pat
Ukraine : une américaine au gouvernement

La rédaction de Contre Info s’est toujours montrée sceptique face à l’admiration sans limite que porte un certain nombre de patriotes français vis à vis de la Russie de Poutine. Le conflit en Ukraine divise beaucoup de nationalistes en France mais également dans d’autres pays d’Europe. Si Contre Info parle de ce conflit essentiellement pour faire prendre conscience aux lecteurs que tout n’est pas blanc d’un côté et noir de l’autre, on ne peut passer à côté de cette information fracassante… Une ukrainienne-américaine ayant travaillé à la solde de l’Oncle Sam et de la finance internationale fait son entrée au gouvernement de Kiev.
Lu sur Le Figaro : « L’Ukraine s’est dotée aujourd’hui d’un nouveau gouvernement pro-occidental incluant une Américaine, un Géorgien et un Lituanien à des postes clé, censés aider le pays à sortir d’une grave crise économique et faire face au sanglant conflit armé dans l’Est.
« Nous devons intégrer dans notre gouvernement les meilleures compétences internationales », a déclaré le président Petro Porochenko. Natalie Jaresko, une Américaine d’origine ukrainienne ayant travaillé pour le Département d’Etat américain et pour un fonds d’investissement ukrainien financé par le Congrès américain, se retrouve ainsi ministre des Finances. »
http://www.contre-info.com/

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 10/12/2014 - 8:45
par Pat
Malgré 10 ans dans l’humanitaire, les mots me manquent pour décrire l’insupportable horreur que j’ai vécue.

Je rentre tout juste d’une mission humanitaire au Donbass, dans le sud-est de l’Ukraine, avec la jeune association française Vostok et, malgré 10 ans dans l’humanitaire, les mots me manquent pour décrire l’insupportable horreur que j’ai vécue et qui me semble comme arrachée des pages écornées d’un livre d’histoire du siècle passé.

Sur le front où les combats font rage, par -15 °C, nous avons distribué des vêtements chauds, du matériel de puériculture et de la nourriture à des enfants affamés, blottis dans des caves, derniers remparts contre les missiles que nous tiraient dessus l’armée de Kiev et des milices soutenues par l’OTAN et l’Union européenne.

Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/nikolamirkovic/ ... ass,144681

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 20/01/2015 - 10:51
par Pat
Combats dans l'Est de l'Ukraine, renforts russes selon Kiev

L’essentiel
Les combats continuaient, lundi 19 janvier, dans l’Est ukrainien entre les forces de Kiev et les séparatistes prorusses. ◾Plusieurs personnes ont été blessées dans un tir à l’hôpital de Donetsk, ville contrôlée par les prorusses.
Sept cents soldats russes sont arrivés lundi en Ukraine, assure Kiev.
La situation restait très tendue, lundi 19 janvier, dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, après notamment un tir d’artillerie sur le centre de Donetsk et des accusations de Kiev qui affirme que les rebelles ont reçu le renfort de 700 soldats russes.
La fin de semaine dernière avait été d’une violence inégalée. L’armée ukrainienne affirmait avoir repoussé une offensive des rebelles prorusses à l’aéroport de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine. Mais les combats se sont poursuivis dimanche 18 et lundi 19 janvier.
OFFENSIVE REBELLE
Lundi après-midi, les bombardements – certes moins puissants que ce week-end – étaient à nouveau réguliers dans la zone de l’aéroport, selon des journalistes de l’AFP. Les séparatistes ont notamment « fait exploser » une partie du plafond du premier étage du nouveau terminal et causé « beaucoup de blessés » dans les rangs ukrainiens, selon un conseiller de la présidence présent près de la zone des combats. Au moins 3 soldats gouvernementaux auraient été tués dans la zone ces dernières 24 heures et 66 autres blessés, selon l’armée.
A la mi-journée, c’est un hôpital qui a été touché par un tir de roquette dans le centre-ville de Donetsk. Une attaque qui a fait six blessés, parmi lesquels un médecin et cinq patients, a rapporté le ministère des situations d’urgence de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk.[....]
La suite sur Le Monde.fr
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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 29/01/2015 - 14:07
par Pat
Chronique des temps présents : la lente descente aux enfers des peuples d’Ukraine

Au cours des 3 dernières semaines, on a pu observer dans le Donbass une dégradation significative des conditions du conflit qui oppose les forces loyalistes Ukrainiennes (FU) aux forces séparatistes du Donbass (FD). Le point de rupture de cette dégradation fut la perte par l’armée ukrainienne de l’aéroport de Donetsk entre le 18 et le 21 janvier, qui porta un coup très rude au moral des FU et qui entraina une contre-attaque des séparatistes dont l’issue reste encore incertaine.

Dans l’état actuel de l’information, il est hasardeux de produire une analyse équilibrée tant les sources d’information se sont polarisées, au point de n’appréhender les évènements que de manière exclusivement téléologique – l’ennemi est coupable des pires crimes par nécessité, car il est l’ennemi – et cela au mépris des règles les plus élémentaires d’objectivité ou de vérification des sources. On peut toutefois observer les faits suivants.

La perte de l’Aéroport de Donetsk

Dans les deux premières semaines de janvier et après 4 mois d’une trêve fragile imposée tant bien que mal à la suite de la première débâcle de l’armée ukrainienne de l’été dernier à Ilovaisk et des accords de Minsk du 5 septembre 2014, les autorités de Kiev semblèrent décidées à reprendre l’offensive. En déclarant une nouvelle mobilisation de 65.000 hommes supplémentaires afin de remplacer les forces positionnées dans le Donbass – plus spécialement autour de l’aéroport de Donetsk – et en focalisant sa rhétorique sur une reconquête du Donbass, le président Poroshenko commença à envoyer des signaux clairs : l’option militaire était de retour.

Parallèlement à cette intensification des préparatifs militaires du coté ukrainien, le groupe de contact de Minsk (France, Allemagne, Russie, Ukraine) continuait la préparation du sommet d’Astana des chefs d’États concernés pour le mois de février, et ce, afin de cimenter une solution négociée à la crise. Les déclarations relativement conciliantes de Mme Mogherini, le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, ainsi que l’initiative de 7 pays de l’UE – dont la France – de proposer une atténuation des sanctions contre la Russie, tout cela pouvait laisser espérer des signes de bonne volonté de la part des deux parties en présence. La reprise intensive des combats dans la semaine du 12 Janvier a mis un terme à la voie diplomatique dans l’immédiat.

L’Ukraine lança à partir du 18 janvier une “opération militaire massive” qui se solda par la perte de l’aéroport de Donetsk après 242 jours de combats de plus ou moins grande intensité. À la suite d’intenses tirs d’artillerie ukrainiens sur le centre de Donetsk et d’une petite percée vers le centre de la ville d’une colonne de blindés ukrainiens dont la progression fut stoppée par l’explosion du pont de Putilov, les forces séparatistes lancèrent une contre-attaque vers Piske la base arrière du bataillon du Pravii Sektor (son chef Dimitri Yarosh y fut d’ailleurs blessé au bras et au visage) et de l’armée régulière à l’Ouest de l’aéroport. À l’heure qu’il est les combats s’y déroulent toujours.

La reprise de l’aéroport par les FD a sérieusement mis à mal des troupes ukrainiennes toujours mal préparées, mal équipées et mal coordonnées. Les chefs des Bataillons Donbass (Semenchenko) et Azov (Beletskii) ont d’ailleurs déjà fait savoir publiquement leur écœurement vis-à-vis de la hiérarchie militaire ukrainienne, ce qui laisse présager des débats à venir houleux à la Rada.

Le nombre de victimes, tant du côté séparatiste que du côté loyaliste, se chiffre en centaines ou même peut-être en milliers de morts avec la majorité des pertes (morts, blessés, prisonniers) se comptant du coté ukrainien. [....]

La suite sur realpolitik

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 02/02/2015 - 21:47
par Pat
Des centaines de milliers de mercenaires de l’Otan en Ukraine

Pour cacher quelque chose, il n’y a pas de meilleure moyen que de la laisser en pleine vue ! C’est ce que font les Etats-Unis et l’Otan en Ukraine. Si, en plus, on a une machine de propagande fonctionnant à plein régime, le succès est (presque) assuré.
Robert Parry (https://consortiumnews.com), le journaliste d’investigation américain connu, qui dénonce la propagande américaine est parfois déstabilisé par la puissance de cette propagande. Il dit à propos d’une récent article de l’économiste américain Paul Krugman : « que même des gens intelligents comme Paul Krugman puissent accepter la propagande à propos de la crise ukrainienne me fait hésiter entre le désespoir de voir un jour l’Amérique comprendre les problèmes du monde et l’émerveillement à propos de la puissance de cette propagande et sa capacité à fabriquer sa propre réalité. »
“When even smart people like economist Paul Krugman buy into the false narrative about the Ukraine crisis, it’s hard to decide whether to despair over the impossibility of America ever understanding the world’s problems or to marvel at the power of the U.S. political/media propaganda machine to manufacture its own reality.”
On ne lit pas, évidemment, ce genre de choses dans la presse officielle française.
La machine de propagande, on en connaît les éléments principaux. En tête, Victoria Nuland assistante secrétaire d’état qui dirige les opérations en Europe pour le compte du département d’état. Les services secrets américains aussi. On en parle peu, mais ils disposent de tout un étage dans le bâtiment des services secrets ukrainiens à Kiev. L’Otan évidemment dont le secrétaire général déclarait encore samedi dans une interview au Figaro : « La Russie viole les règles (du droit international) et les frontières de ses voisins ». Sans parler des fonctionnaires de l’Union Européenne dont l’activité principale semble être devenu la préparation de sanctions contre la Russie, des élus du Parlement Européen qui prônent le dialogue mais excluent les interlocuteurs qui ne leur conviennent pas, ni des gouvernements Polonais, Estonien, Letton et Lituanien. La liste pourrait être plus longue, nous nous arrêterons là.
Les médias officiels français et européens ouvrent largement leurs colonnes à ceux-là. En revanche, quand une opinion dissonante vient du « camp d’en face » on ne la mentionne pas ou seulement pour la tourner en dérision. Aujourd’hui, dans le camp occidental on ne discute plus avec ceux qui ne sont pas de votre avis. On les discrédite, on les « démonise », on les exclut. Plus de diplomatie, des ultimatums.
Alors quand le « grand méchant Vladimir » déclare que les volontaires du Donbass combattent non pas l’armée de Kiev mais une armée de mercenaires de l’Otan, ou pouffe ! Mais qu’est-ce qu’il raconte donc ?
Il dit simplement la vérité. Le Larousse nous donne la définition suivante du mot « mercenaire » : « Soldat qui sert à prix d'argent un gouvernement étranger. » Les deux expressions importantes sont « à prix d’argent » et « gouvernement étranger ».
Les armées de Kiev servent-elles le gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine, ou les intérêts des citoyens ukrainiens ? Je ne reviendrai pas sur la qualité « démocratique » du gouvernement Poroshenko, c’est un autre sujet. Mais en tout cas, cette armée ne sert pas les intérêts du pays. Il n’y a qu’à voir la situation économique dans laquelle il se débat et qui est aggravée par la guerre. L’Ukraine a besoin, au plus vite, de rétablir la paix sur l’ensemble de son territoire. Un gouvernement qui sabote les discussions de Minsk et qui proclame la mobilisation générale par étapes n’est pas un gouvernement qui cherche à rétablir la paix. D’autant que dans le même temps où il proclame ses « intentions pacifiques », il réclame armes et argent à ses sponsors étrangers.
Et si encore, il n’y avait que l’armée régulière. Mais un certains nombre de bataillons ont été formés qui sont financés par des oligarques ukrainiens soucieux de protéger leurs intérêts économiques régionaux. On ne les a pas encore beaucoup vu et entendu, mais si Kiev venait à rechercher véritablement un accord de paix avec le Donbass, ils entreraient certainement en scène. Qu’ils s’appellent “Donbass”, “Secteur droit”, “Azov” ou encore “Kharkiv-1” ces bataillons répondent bien à la définition de « mercenaires ».
Mais alors, me direz-vous, s’ils ne défendent pas les intérêts de l’Ukraine, quels intérêts défendent-ils donc ? L’Otan n’est pas en guerre contre la Russie, voyons !
En êtes-vous sûr ? Avez-vous entendu Victoria Nuland en voyage d’inspection…, oh, pardon « en visite amicale » dans une unité de gardes frontières ukrainiens près de Kiev, le 28 janvier, déclarer : « … urged NATO to install command and control centers in all six frontline states”. En Français, cela donnerait : « l’Otan doit installer des centres de commandement et de contrôle dans les six états de la LIGNE DE FRONT !... » S’il y a ligne de front, c’est bien qu’il y a guerre, au moins dans l’esprit de Victoria Nuland, et de la plupart des néo-cons américains ! Une guerre entre les Etats-Unis et la Russie. Mais une guerre que les américains peuvent nier puisqu’il n’y a pas de soldats réguliers américains sur le terrain. La méthode a déjà été souvent employée, en Amérique du Sud, par exemple. On appelle cela des guerres par procuration. Les combattants sont des mercenaires.
Et par qui les mercenaires combattant en Ukraine sont-ils payés ? La même Victoria Nuland nous a déjà expliqué il y a un an que les Etats-Unis avaient « investi » cinq milliards de dollars dans les « aspirations des Ukrainiens à la démocratie ». Les fonds continuent à arriver de la même source, mais aussi, de l’Union Européenne et même du FMI dont les statuts prévoient pourtant qu’il ne peut pas prêter d’argent à un pays en guerre.
Les soldats de Kiev servent donc des intérêts qui ne sont pas ceux de leur pays et ils sont payé par des pays étrangers. Je sais, le paiement n’est pas direct, mais celui qui paie la solde n’est qu’un relai pour celui qui donne effectivement l’argent, non ?
C’est sans doute pour cela que Vladimir Poutine a parlé de mercenaires de l’Otan et non, simplement de mercenaires américains, pour tenir compte de la diversité des sources de financement qui toutes, cependant, viennent de pays appartenant à l’Otan.
Virgile Thomas
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/ar ... -de-163029

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 03/02/2015 - 11:04
par Pat
Les Etats-Unis envisagent de livrer à nouveau des armes à Kiev

Alors que la situation en Ukraine ne cesse de se détériorer depuis quelques semaines, le gouvernement des Etats-Unis pourrait à nouveau fournir aux forces ukrainiennes des armes et des équipements défensifs, affirme dimanche 1er février The New York Times (NYT).

Le « New York Times » a rapporté, dimanche 1er février, que Washington étudiait cette possibilité face à l’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine. | AFP/OLEKSANDER STASHEVSKY

Selon le quotidien, huit anciens hauts responsables américains doivent publier lundi un rapport demandant à Washington d’envoyer à Kiev pour 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) de matériel militaire, notamment des missiles antichars et des drones de reconnaissance. Cette mesure serait prise en réaction à l’intensification des combats contre les séparatistes prorusses dans l’est du pays.

« SOLUTION NÉGOCIÉE DE LA CRISE »

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le chef d’état-major interarmés, le général Martin Dempsey, se sont dits ouverts à la discussion sur le sujet, tandis que le commandant des forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Europe, le général Philip Breedlove, est désormais favorable à la fourniture d’équipements à destination létale, affirment les sources du NYT.

La conseillère nationale à la sécurité, Susan Rice, jusqu’ici réticente à la fourniture de ce genre d’aide, serait, elle aussi, prête à revoir sa position. « Bien que nous restions concentrés sur la recherche d’une solution par les moyens diplomatiques, nous évaluons sans cesse d’autres options afin de créer un espace pour une solution négociée de la crise », a déclaré au quotidien la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Bernadette Meehan.

La suite sur Le Monde.fr

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le ... isagent-de

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 07/02/2015 - 12:18
par Pat
Vaste manœuvre diplomatique pour la paix en Ukraine

Hollande à Kiev pour éviter la guerre : comme Daladier à Munich ?

Eviter une guerre totale dont la ligne de front se situerait à deux heures d’avion de la France. Le président de la République s’est rendu hier à Kiev avec la chancelière allemande, Angela Merkel, pour rencontrer le président ukrainien (photo). Les trois dirigeants devaient se mettre d’accord sur une « nouvelle proposition  » de règlement du conflit en Ukraine orientale. Ce conflit a fait 5 300 morts en neuf mois et est susceptible de dégénérer à tout moment en un conflit ouvert entre l’Ukraine et la Russie. Angela Merkel et François Hollande doivent en discuter aujourd’hui avec Vladimir Poutine à Moscou. Angela Merkel, qui ne s’est plus rendue à Moscou depuis 2013, est attendue à Washington lundi.

Le gouvernement américain soutient cette initiative, mais n’exclut pas le conflit armé

Après plusieurs victoires des forces pro‑russes, les Etats‑Unis ont même évoqué l’idée d’armer directement le gouvernement pro‑Occidental. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, était à Kiev hier : il a annoncé qu’il ne voulait pas d’une “paix à sens unique”et voulait “mettre un terme” à “l’agression russe”, “nous voulons une résolution pacifique” du conflit en Ukraine, a toutefois souligné le secrétaire d’Etat américain. A Washington, le sénateur John McCain a déclaré que la chambre haute du Congrès se chargerait de rédiger un projet de loi pour livrer des armes à Kiev si le président américain ne le faisait pas. Si les Etats‑Unis envisagent d’armer l’Ukraine, la France rejette, pour l’heure, catégoriquement cette option.


L’OTAN se prépare au pire : vers un retour de la guerre froide ?

La tension monte entre l’OTAN et la Russie. Les intrusions aériennes se multiplient, créant des incidents diplomatiques. Deux bombardiers russes ont notamment été interceptés sur la Manche la semaine dernière. Dans ce contexte, l’initiative franco‑allemande, la plus importante depuis le début de la crise, a été saluée par l’organisation de défense comme un “nouvel effort”. Mais l’OTAN prépare déjà une solution plus musclée. Elle a décidé ce jeudi de renforcer ses forces de 5 000 hommes dans l’Est de l’Europe. Le secrétaire général de l’Alliance a affirmé que c’était “une réponse aux actions agressives de la Russie, qui a violé la loi internationale et annexé la Crimée”. Ces forces resteront stationnées en dehors des pays de l’ex‑URSS, mais pourraient être déployées rapidement.

http://fr.novopress.info/182134/vaste-m ... n-ukraine/

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 09/02/2015 - 8:13
par Pat
Ukraine : Hollande évoque le scénario de la "guerre"

Pour le président français, les pourparlers menés par la France et l'Allemagne avec la Russie sur le dossier ukrainien constituent "une des dernières chances".
L'initiative pour ramener la paix en Ukraine présentée à Moscou par Angela Merkel et François Hollande pourrait être "une des dernières chances" d'éviter "la guerre", mais il n'est "pas certain" que les discussions aboutiront, ont prévenu samedi 7 février les deux dirigeants.
"Je pense que c'est une des dernières chances. [...] Si nous ne parvenons pas à trouver non pas un compromis mais un accord durable de paix, eh bien nous connaissons parfaitement le scénario : il a un nom, il s'appelle la guerre", a déclaré à la presse le chef de l'Etat français lors d'une visite, samedi, à Tulle, en Corrèze."
"Je savais que ce serait difficile, je savais que c'était risqué mais je savais que c'était indispensable", a ajouté le président de la République. "Je suis donc dans le processus. Je ne veux pas donner de pronostic, je suis aujourd'hui dans la recherche, qui prendra encore quelques jours, pour aboutir à une conclusion".
"Tant que le but n'est pas atteint, tant que l'accord n'est pas signé, il y a un risque", a-t-il prévenu.
Selon lui, "la France joue un rôle majeur avec l'Allemagne mais elle ne peut pas réussir seule. Avec Mme Merkel, nous ne réussirons pas seuls, nous avons pris nos responsabilités, maintenant c'est à toutes les autres parties d'être à la hauteur de ce qui est attendu d'elles".
Angela Merkel : "Ça vaut le coup d'essayer"
"La chancelière et moi-même, nous considérons qu'il y a un risque de guerre aux portes de l'Europe", a martelé François Hollande, rappelant qu'il y a "déjà de nombreuses victimes".
De son côté, la chancelière allemande s'est dite "prudente", samedi, lors d'une conférence à Munich, juste avant de rencontrer le président ukrainien Petro Porochenko et le vice-président américain Joe Biden.
"Il n'est pas certain que ces discussions aboutissent [...] mais cela vaut le coup d'essayer", a lancé Angela Merkel, disant vouloir "relancer" l'accord de paix conclu à Minsk en septembre 2014 et qui n'a jamais été véritablement été appliqué.

5.300 personnes tuées en dix mois de conflit
Les affrontements entre rebelles prorusses et armée ukrainienne dans l'est du pays ont au contraire regagné en intensité depuis le début de l'année, faisant des centaines de morts. En dix mois de conflit, 5.300 personnes ont été tuées, selon l'ONU.
"Nous ne comptons faire la guerre à personne, nous comptons coopérer avec tous", a assuré, de son côté, Vladimir Poutine, cité par l'agence de presse Interfax.
"Ces négociations vont continuer comme vous le savez. Nous estimons qu'il est tout à fait possible d'avoir des résultats et de tomber d'accord sur des recommandations qui permettront aux deux côtés de vraiment dénouer le conflit", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, également présent à Munich.
Les discussions samedi en marge de la Conférence annuelle sur la sécurité, à Munich, devraient contribuer à déblayer le terrain avant une conversation téléphonique à quatre – Petro Porochenko, Vladimir Poutine, Angela Merkel et François Hollande – prévue dimanche.
Avancée dans la rédaction d'un document
Aucune information n'a filtré sur la teneur de la discussion avec Vladimir Poutine vendredi soir à Moscou, si ce n'est qu'elle a permis d'avancer vers la rédaction d'un document.
Confronté à une situation militaire et économique désastreuse, le président ukrainien Petro Porochenko est sous pression face aux revendications des séparatistes, qui réclament plus d'autonomie et la prise en compte de leurs nouveaux gains territoriaux dans les négociations.
Après la rencontre de Petro Porochenko avec Angela Merkel et Joe Biden, le secrétaire d'Etat américain John Kerry doit s'entretenir avec Sergueï Lavrov.
"L'option militaire" en discussion
Moscou a mis en garde contre la livraison d'armes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour tenter de rééquilibrer le rapport de force sur le terrain, une option évoquée ouvertement par certains responsables américains.
Angela Merkel y est également fermement opposée. "Ce conflit ne peut être réglé militairement", a-t-elle martelé. "Je ne vois pas en quoi un meilleur équipement de l'armée ukrainienne impressionnerait le président Poutine au point qu'il puisse imaginer perdre militairement".
Le général américain Philip Breedlove, qui commande les troupes de l'Otan en Europe, a lui défendu "l'option militaire". "Nous parlons plus spécifiquement d'armes [...] et de capacités" qui font défaut à l'armée ukrainienne, notamment "pour s'attaquer à des problèmes d'artillerie, des problèmes de communication", a-t-il détaillé.
Alors que le ballet diplomatique autour de l'Ukraine se déplaçait à Munich, les bombardements se sont poursuivis sur le terrain dans l'est de l'Ukraine, tuant au moins cinq civils dans la nuit, selon le gouvernement et les séparatistes.
Les tirs au lance-roquettes multiples Grad ont notamment repris de plus belle autour de Debaltseve, tenue par l'armée ukrainienne et presque encerclée par les rebelles prorusses, après une courte trêve qui a permis d'évacuer 753 civils dont 81 enfants.
Source : L'Obs avec AFP :: lien
http://www.voxnr.com/cc/politique/EukFF ... yEHh.shtml

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 09/02/2015 - 17:24
par Pat
La solution d’un foudre de guère : fournir des armes à l’Ukraine (Dr Breedlove)

Les partisans d’une politique de force s’activent à créer de l’irréparable.

Dr Folamour, ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe, c’est le titre, en version française, de la tragi-comédie explosive qui marqua le début de la renommée mondiale de Stanley Kubrick. Sorti en pleine guerre froide entre le « monde libre » et le bloc soviétique, six mois après l’assassinat de John Kennedy, deux ans après la fameuse crise des missiles qui mit la planète à un cheveu de la Troisième Guerre mondiale, le film, presque constamment drôle, déroule l’implacable scénario d’une escalade. On y voit comment, par la faute d’une poignée de faucons, plus vrais que nature, et de la malchance, ce qui était à l’origine un simple incident, dans le cadre de grandes manœuvres de routine, débouche, en dépit des efforts du président américain et de son homologue soviétique, sur l’Apocalypse. L’un des personnages principaux, particulièrement néfaste, de cette fiction est donc ce fameux Dr Folamour, en anglais Dr. Strangelove, savant nazi mal débarbouillé de son idéologie et recyclé par les États-Unis dans la recherche militaire, un dingue pas doux du tout.

Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/ ... ove,157432

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Re: L'Ukraine : un enjeu géostratégique, au cœur de la Guerre tiède

Publié : 12/02/2015 - 16:16
par Pat
Ukraine : la Russie doit intervenir

On a oublié, à la suite des attentats islamiques en France de janvier, la tragédie qui se déroule dans l’est et le sud de l’Ukraine : les forces armées et les milices du gouvernement de Kiev alimentent une guerre civile épouvantable pour les populations, en majorité russophones. Il est maintenant démontré qu’elles sont armées et financées par Washington, qui entretient sur place des conseillers. Beaucoup plus que les forces des dissidents russophones par Moscou. Avec la complicité des Européens, qui n’ont rien compris au film. Certes, M. Hollande et Mme Merkel, pour reprendre la main diplomatiquement, essaient de négocier avec le gouvernement de Kiev et avec Vladimir Poutine, paraissant refuser la stratégie belliciste de John Kerry (Secrétaire d’ État américain) qui, lui, donne des armes à Kiev. Mais c’est insuffisant. C’est pourquoi, cet article plaide en faveur d’une reprise en mains du problème par le Kremlin.
Les exactions de Kiev
Dans la région de Donetsk (où existe une république autoproclamée) on a dénombré en janvier 295 victimes civiles des bombardements ukrainiens, sans compter, en plein hiver dans ce pays au climat difficile, les innombrables destructions de maisons, d’infrastructures, avec des cohortes de réfugiés et de blessés non soignés, les pensions qui ne sont plus payées, la misère qui s’installe. Depuis le début de la guerre civile, près de 4.000 morts ont été dénombrés, la majorité chez les populations russophones. Un épisode assez sinistre s’est produit, qui n’est pas à l’honneur du gouvernement de Kiev ni de l’Union européenne : dans l’hôpital de Kalinina, pour l’instant épargné par les bombardements ukrainiens, des patients diabétiques sont en manque de dialyse par insuline. Ils risquent une mort prochaine, parce que le ministère de la Santé de Kiev ne fournit plus les doses. L’hôpital a demandé l’aide de l’Union européenne, de la Commission de Bruxelles. Il a essuyé un refus. Parce qu’on n’aide pas le camp désigné comme ”ennemi”. Cette position est tout simplement criminelle. Honte aux autorités européennes.
Depuis plusieurs mois, la ”communauté internationale” ferme les yeux sur les exactions et les bombardements des populations russophones par l’armée ukrainienne. C’est pourtant une réalité que même les reporters occidentaux ont du mal à cacher, mais que les médias minimisent. Ce sont les Russes qui massacrent et qui détruisent ? Non, ce sont les troupes et les milices de Kiev, armées, soutenues, payées par l’Otan et approuvées par l’Union européenne (au nom de la ”démocratie”, bien entendu) qui commettent des exactions qui relèvent du Tribunal pénal international. Mais personne n’en parle ! Personne n’ose saisir ce tribunal contre le gouvernement de Kiev qui procède à des bombardements d’artillerie contre des zones urbaines habitées sans aucun intérêt militaire. Deux poids, deux mesures, quand on pense aux réactions face à Bachar el-Assad…
La situation est dans l’impasse
La Russie devrait se demander maintenant si elle doit taper du poing sur la table ou laisser passer l’orage. La diplomatie discrète de M. Lavrov n’a pas été entendue. L’hypothèse d’une intervention militaire russe dans l’est et le sud-est de l’Ukraine, immédiate et déterminée, a été écartée par le Kremlin, afin de ne pas envenimer les choses. Et de ne pas tomber dans la provocation américaine Il faudrait peut-être reconsidérer cette position. On accuse M. Poutine de brutalité et de cynisme ? Il a été jusqu’à maintenant très patient et très modéré ; la récupération de la Crimée par la Russie (référendum massif) a été parfaitement démocratique et légitime puisque c’est un territoire russe. Le processus s’est déroulé dans la paix civile : y a-t-il une guerre en Crimée ? Non. Le Kremlin veut éviter le retour de la guerre froide. Mais Washington a décidé que la guerre froide devait recommencer, ce qui est fait. Il faut en prendre acte et choisir son camp.
Le gouvernement russe a été très patient vis à vis de l’”Occident” dirigé malheureusement par Washington, surtout la France qui, avec Chirac, Sarkozy et Hollande (pas Mitterrand) est revenue dans le giron de l’Otan et n’a plus de politique étrangère indépendante. La russophobie est largement relayée par les médias, disons à 80%. On diabolise notre ami principal, la Russie. Avec les sanctions économiques stupides (et souvent illégales au regard du droit international, concernant notamment les avoirs personnels des dirigeants) qui nuisent grandement à la France et à l’Allemagne, qui poussent la Russie dans les bras de la Chine en plombant l’économie russe, la situation est totalement bloquée.
Aucune négociation n’est plus possible. Les cessez-le–feu ont été violés les uns après les autres. Les grands pays de l’UE sont trop dépendants de Washington pour être crédibles dans un déblocage de la situation. Et surtout, ils sont, de manière complètement ridicule, influencés par les gouvernements de la Pologne et des Pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) qui développent une obsession antirusse haineuse et délirante en se prétendant menacés.
L’Ukraine a tout perdu
De toutes façons, il ne faut pas rêver : jamais, après ce qui s’est passé, après plusieurs mois de guerre civile et d’hostilité brutale du gouvernement de Kiev, les populations de l’est et du sud de l’Ukraine, en majorité russophones, n’accepteront désormais l’autorité de Kiev, voire même de rester ”ukrainiennes”. Elles ont trop souffert. Même l’hypothèse de ”provinces autonomes” dans un cadre ukrainien fédéral est compromise. C’est trop tard. Les russophones qui, avant le conflit, acceptaient de se dire ”Ukrainiens” ne l’accepteront jamais plus. L’amputation de l’Ukraine de sa partie russophone (en réalité ”russe”, pour dire les choses clairement) semble inévitable. Si l’on organisait un référendum dans ces régions, il y a fort à parier que l’opinion, traumatisée, choisirait soit une république indépendante liée à la Russie, soit même l’union pure et simple avec la Russie. Mais de toutes façons, le gouvernement de Kiev, qui a versé dans une russophobie aussi stupide que suicidaire, sur injonction de Washington et des milieux atlantistes européens, ne récupérera jamais les provinces russophones.
Ce qui est dramatique pour l’Ukraine, c’est que son intérêt était de s’allier pacifiquement avec la Russie pour un développement conjoint entre peuples proches ; et qu’elle a choisi la pire voie possible, en obéissant à des maîtres qui se moquent d’elle et qui ne veulent qu’une seule chose : provoquer la Russie, la sanctionner, l’empêcher de redevenir une grande puissance et de s’allier à l’Europe. En faisant entrer l’Ukraine dans l’OTAN (obsession de Washington) en créant un casus belli avec la Russie. La pauvre Ukraine a été sacrifiée et elle est aujourd’hui dirigée par un gouvernement et une idéologie complètement contraires à ses intérêts. Ce qui est lamentable dans toute cette histoire, c’est que, finalement des Européens s’affrontent entre eux, alors que l’ennemi, le véritable ennemi est ailleurs.
Pour une intervention militaire russe d’interposition
La Russie n’a plus rien à perdre à une intervention directe et ouverte – y compris militaire, je le dis tranquillement – pour défendre les populations civiles russophones. En effet, les sanctions économiques ne pourront pas s’aggraver significativement. Et l’OTAN n’a absolument pas les moyens militaires d’intervenir. D’autre part, la politique poutinienne de restauration de l’armée russe avec un budget sérieux met Moscou à l’abri de toute réaction occidentale armée.
Une intervention de l’armée russe, comme force d’interposition dans l’Est et le Sud de l’Ukraine (Marioupol), pour dissuader l’armée et les milices de Kiev de continuer leurs destructions semble indispensable, puisqu’aucune force d’interposition de l’ONU (par ailleurs en général inefficace) ne sera jamais déployée. La Russie doit mettre l’Occident devant le fait accompli.
Dès lors que la Russie aura déployé une force d’interposition militaire pour protéger les populations russophones de l’armée et des milices de Kiev, ces dernières reculeront et cesseront leurs exactions et leurs rêves de ”reconquête”. Il y a peu de chances que la guerre reprenne et que les politiciens de Kiev choisissent d’affronter l’armée russe. Dans le même temps, Moscou doit organiser dans la foulée un plan immédiat d’aide et de sauvetage (humanitaire, sanitaire) aux populations civiles scandaleusement délaissées par la ”communauté internationale”. Dans un troisième temps, après ce coup de force nécessaire, le Kremlin doit exiger une conférence internationale sur le sort des provinces Est et Sud de l’Ukraine, suivie d’un référendum sous contrôle international (ONU et OSCE). Ce référendum porterait sur trois options : maintien dans une Ukraine fédéralisée, constitution d’une république indépendante, adhésion à la Fédération de Russie. Seuls les peuples peuvent décider de leur sort, pas les politiciens. Surtout quand ils prennent leurs ordres de l’autre côté de l’Atlantique.
Comme le disait le général de Gaulle, il y a des moments dans l’histoire où il ne faut plus tergiverser, négocier, calculer, mais où il faut décider. Les conséquences de l’indécision sont toujours pires que celles de la décision. Le Kremlin doit maintenant décider d’intervenir : dans le poker géopolitique, M. Poutine a un meilleur jeu que les autres. À lui d’abattre ses cartes.

source : gfaye.com ::http://www.gfaye.com/guerre-ukraine-intervention-russie/

http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukFy ... zlXA.shtml

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