Les preuves du complot contre la Syrie

Tout ce qui concerne les rivalités de pouvoirs ou d'influence sur des territoires et les populations qui y vivent.
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Pat
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 15/09/2012 - 14:51

La Syrie à l’épreuve du ‘False flag’, de la subversion, de la force et de la résistance !

Merci à Amar Djerrad du blog de Aymard pour cette proposition d’article que je vous soumet donc quand aux événements en Syrie.
De mensonge en mensonge, de manipulation en manipulation l’occident, à sa tête les États-Unis, ne cesse son offensive sur le reste du monde pour assouvir sa cupidité et rester le dominant, le référent idéologique, politique et économique. Il ne cesse un mensonge et une manipulation que pour en créer d’autres plus subtils ou plus stupides. Le mensonge raté d’hier est vite modifié par celui d’aujourd’hui et ainsi de suite jusqu’à le rendre ‘vérité’ permettant d’atteindre l’objectif visé. « En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter le mensonge d’aujourd’hui » (Jean Rostand).

Agression planifiée, mensonge et manipulation.
La guerre à la Syrie n’est planifiée, depuis longtemps, que sur cela. La Syrie serait le «pont», le «dernier verrou» pour atteindre le redoutable Iran qui constitue, avec la Syrie et le Hezbollah, l’axe farouche de résistance. Ce puissant Iran que les israéliens veulent attaquer en s’employant à impliquer les États-Unis. Mais ces derniers ont vite passé, discrètement, un message aux iraniens les rassurant qu’ils n’entreraient pas en guerre demandant, en retour, de ne pas frapper ses sites stratégiques du Golfe persique. Est-ce sincère ? Surtout quand le général Dempsey, président du comité des chefs d’état-major des forces armées US, a annoncé qu’il «ne voulait pas que les États-Unis soient « complices » d’une attaque israélienne» après les certitudes réitérées de Netanyahu affirmant que les États-Unis n’avaient pas «d’autre choix que de se laisser entraîner dans une autre guerre …». Comme le roi d’Arabie Saoudite a tenté de les entrainer en les rassurant que le prix du pétrole ne flambera pas et qu’il serait prêt à financer une éventuelle attaque de l’Iran.
Même si les déclarations du général sont importantes par leur «effet» seulement, elles restent un avertissement sur les dangers graves que provoquerait une telle aventure. Les avis contradictoires de hauts responsables israéliens sur cette question ‘sécuritaires’, aussi graves qu’importantes, nous interroge sur si ce n’est pas le fondement d’Israël qui est en train de se délayer.
Après avoir usé de tous les subterfuges, rumeurs, mensonges, tromperies, manipulations, sanctions, assassinats aveugles, destruction des infrastructures de bases, le tout appuyé par une formidable propagande – dont une foule de médias visuels et écrits, dits «mainstream», transformés en vils instruments de guerre psychologique qui ‘fabriquent’ les évènements, déforment la réalité – ce pays, symbole des dynasties musulmanes, résiste toujours en restant opiniâtre et fidèle à ses valeurs. Même le problème des réfugiés a été instrumentalisé de façon abject pour faire croire à une persistance de la répression, pour en faire une couverture afin d’héberger les groupes armés ou pour en faire, en les provocant, un motif de pression et une source d’enrichissement. Si la Jordanie demande déjà 700 millions de dollars au lieu des 400 prévus pour «ses 120 mille réfugiés»; que dire alors de la Turquie. Rappelons que pour le million d’irakiens qui avaient fui pour la Syrie, ce pays n’avait pas érigé de camps des réfugiés, il n’avait pas sollicité l’ONU pour une aide. Les EU usent de tous les moyens pour exacerber la crise et éviter les solutions. Dans une interview accordée à la chaîne al-Mayadine, Maqdissi affirme que les «pays occidentaux ne peuvent jouer le rôle de pompiers et de soucieux du peuple syrien tout en continuant avec l’apport des pays voisins à faire passer les armes et les combattants en Syrie, tout en les accueillant et en les entraînant » ajoutant que «Certains pays …œuvrent à miner la voie de Brahimi via une tentative de changer ses références en dehors de l’ONU, mais la Russie souhaite réaffirmer la déclaration de Genève en coupant la route à ces parties»
L’évolution en Syrie montre qu’ils n’ont réussi ni la division entre musulmans et chrétiens, ni entre musulmans sunnites et chiites, ni entre ethnies, ni la déliquescence de l’armée !
Voyant leur échec imminent, les revoilà relancer, avec fracas, un énième mensonge, le même qui a justifié l’invasion de l’Irak ; «l’emploi d’armes chimiques» éventuel par le «régime Assad» contre sa population. Ce nouveau mensonge vient juste après la débâcle de leurs troupes terroristes islamo-jihado-salafo-wahabistes – après leur anéantissement à Damas et sur le point de l’être aussi à Alep, selon les témoignages de leurs propres médias – dans leur tentative de semer le chaos et la désolation.

Israël, le meneur
L’idée, de faire revenir subitement au-devant de la scène ces armes chimiques, est venue d’Israël pour se voir propulsée depuis les EU. La France, la GB et les autres valets Turcs et arabes du Golfe, c’est-à-dire ceux qui entrainent, abritent, financent, arment et recrutent les mercenaires arabes, n’ont fait que suivre l’orientation des maitres.
C’est le ministre Ehoud Barak qui a lâché ce mot d’ordre au Golan: «l’armée israélienne ne permettrait en aucun cas le transfert d’armes de destruction massive syriennes… au Liban. Nous surveillons étroitement … le Hezbollah qui pourrait essayer de tirer avantage de la situation…nous allons agir…». Son Chef d’état – major, Yaïr Naveh, confirme en argumentant «la Syrie a accumulé le plus important arsenal d’armes chimiques … et dispose de missiles et de roquettes capables d’atteindre n’importe quel point du territoire israélien …». «C’est une chose inacceptable pour nous, pour les EU et nous devrons agir pour l’empêcher» a averti Netanyahu.
La réponse de la Syrie, par le ministre des AE, est venue tout aussi claire que menaçante «aucune arme chimique … ne sera utilisée contre nos propres citoyens … ces armes ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère». Ce n’est qu’après que Barak Obama saisi le message israélien pour le relayer ainsi «nous avons été très clairs … une ligne rouge serait de voir un arsenal complet d’armes chimiques en train d’être déplacées ou utilisées. Cela changerait mes calculs … nous ne pouvons pas nous trouver dans une situation dans laquelle des armes chimiques ou biologiques tombent entre les mains des mauvaises personnes».
François Hollande renchérie: «…nous restons très vigilants … pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe». Tout cela pour passer outre le triple véto doublé sino-russe comme le confirme l’autre relai déchu Alain Juppé : «se passer d’un feu vert onusien … au cas où le risque de prolifération d’armes chimiques se dessinait».
Le prétexte est donc ‘adopté’ pour une nouvelle phase de mensonges que leurs valets et leurs médias-fous devront rabâcher à la nausée. Comme cette débile ‘info’ selon laquelle les services de renseignement occidentaux seraient «persuadés que ces armes sont dispersées sur une vingtaine d’arsenaux à travers le pays». Pourquoi pas une… trentaine! Veulent-ils qu’elles soient concentrées sur un seul endroit ?

L’arme chimique, un False flag !
Cette histoire «d’arme chimique» ne peut être qu’un autre «False flag», c’est-à-dire des opérations secrètes exécutées de façon qu’elles apparaissent comme si elles sont menées par d’autres. Les “falses Flags” sont «de gros mensonges, une déformation grossière et délibérée de la vérité utilisée comme tactique de propagande» (Wikipédia). D’où cette «Préparation d’une attaque ‘fausse-bannière’ à l’arme chimique, prétexte à une intervention armée de l’OTAN» que révèle Paul Joseph Watson.
Il s’agit d’une attaque par l’ASL à l’arme chimique de la ville de Deraa, proche de la Jordanie, dans le but de piéger le président syrien en le poussant à utiliser la même arme qui justifierait une intervention militaire extérieure.
Selon la télé syrienne Eddounia, une source aurait révélée qu’une entreprise saoudienne avait équipé 1400 ‘ambulances’ avec des systèmes anti-gaz et anti-chimique en préparation d’une attaque à l’arme chimique qui serait effectuée par l’ASL utilisant des obus de mortier bourrés de phosphore blanc, de gaz sarin et gaz moutarde. Un autre groupe de 400 véhicules auraient été préparés pour le transport de troupes. Les ambulances, en fait remplies de soldats, sont prévues comme «couverture» pour «secourir les populations» dans l’esprit humanitaire avec des slogans «aide au peuple syrien». Les véhicules seront utilisés pour créer une «zone tampon» qui mènera à une intervention militaire de l’OTAN sous le prétexte de punir Assad pour les atrocités soi-disant commises, selon la source. En somme des objectifs ‘nobles’ par des moyens ‘immoraux’ ?
Pendant ce désordre et ces diversions, Israël accentue sans être inquiété l’occupation d’Al Qods et les assassinats.

Déroute des groupes armés et indices d’échec
On se moque bien du monde à vouloir ‘démontrer’ que ‘Bachar’ utiliserait des «armes chimiques contre sa population» après avoir soutenu qu’il les «massacrait» peu de temps avant et surtout au moment où leurs renégats sont exterminés ou fuient en débandade. En fait de «population» c’est à leur ASL qu’ils comptent venir au secours sinon pourquoi insiste-t-on sur cette «zone d’exclusion aérienne» et ce «couloir humanitaire» qu’ils envisagent imposer en équipant leurs groupes de ‘Stinger’, selon certaines ‘infos’.
La Syrie serait-elle stupide au point d’utiliser une telle arme contre une ASL, qui se sert de la population comme bouclier, alors qu’elle lui inflige des pertes considérables avec un minimum d’homme engagés ?
Le communiqué de l’armée syrienne, qui avait pourtant décidé de ne plus en faire, a annoncé récemment «nous avons engagé, à Alep, 3000 soldats. Nous avons déjà éliminé près de 2000 terroristes, sur les 7000 présents dans la ville et, nos opérations se poursuivent, à l’intérieur de la ville comme à l’extérieur. La prise de leur bastion de Salaheddine leur a été fatale. Ceci a contribué à leur dispersion. Néanmoins, il nous faut 10 jours … [depuis le 03-09-2012] pour reconquérir l’entièreté de la cité et ses environs». En effet, chaque jour voit son lot, toujours plus important (par certaines), de terroristes abattus, blessés ou arrêtés et ce, dans toutes les villes qu’ils annoncent avoir conquis, se retrouvant souvent dans le choix entre la reddition, les attentats à la bombe contre les civils ou les attentats-suicide; la fuite étant périlleuse car, l’armée tient toutes les issues y compris celles qui mènent aux frontières. Voici que les ministres italien et français des Affaires étrangères, Giulio Terzi et Laurent Fabius, dans une lettre, lors d’une réunion à Paphos (Chypre), avertissent que «Si nous échouions en Syrie, la stabilité du Moyen-Orient serait compromise et la sécurité de l’Europe… du terrorisme à la prolifération des armes …serait gravement menacée».
L’intelligence et les méthodes opératoires de l’armée syrienne ont permis des exploits tels que même le ‘bateau espion’ allemand qui fournit des renseignements militaires aux groupes armés a permis des diversions et des tactiques fatales aux groupes et leur dislocation. Même les fameux téléphones Thuraya qu’ils utilisent sont devenus des «balises» permettant leur localisation et leur anéantissement.
Les dirigeants occidentaux dont l’échec se constate bien à l’aune de leurs actions de plus en plus stupides et insensées - la dernière étant l’arrêt de diffusion des chaînes télés syriennes qui réalisent, par l’image, des succès éclatants dans la mise à nu de leurs mensonges et au même moment où Président syrien a donné de vérités affligeantes aux comploteurs lors d’une interview par la chaine Eddounia – sont-ils devenus aussi aliénés pour mettre à exécution ce genre d’attaque chimique ? Réagir déraisonnablement traduit souvent un état d’échec ou de faiblesse.
Les syriens, les russes, les chinois et les iraniens sont-ils aussi stupides pour croire à cette «fausse bannière» justificatrice de guerre «humanitaire» ? L’Empire, en percevant son plan satanique s’écrouler face à la constance adverse et son entêtement, ira-t-il à une guerre totale ? Elle serait couteuse, destructrice et inutile quand on sait que le premier à en pâtir, au risque de disparaitre, est Israël !

Main des lobbies sionistes
Les ‘soutiens’ à Israël ne peuvent le demeurer indéfiniment en cas de guerre totale sachant qu’ils savent qu’il est, par son sionisme et ses lobbies, le facteur premier de déstabilisation des États, le promoteur des guerres directes ou par «procuration», qu’il vise à instaurer son hégémonie mondiale en dominant les gouvernements, les ONG et institutions internationales par l’infiltration en accaparant les principaux médias du monde, qu’il use de tous les moyens de pression, par occident interposé, pour faire plier n’importe quel pays pour atteindre ses objectifs en instrumentalisant même le judaïsme et la Shoah.
A propos des ONG – dont les plus importantes trouvent leurs financements dans la fondation du sioniste Georges Soros, l’Open Society Institute ou la NED – si le parlement russe a adopté, récemment, une loi dite «ONG, agents de l’étranger» c’est que ces organisations présentent bien un danger par leurs actions subversives cachées.
Ce sont bien les lobbies sionistes, en particulier l’AIPAC, qui ont de solides soutiens au Congrès Américain, qui dictent au monde ce qui doit être bon ou mauvais. «C’est l’organisation de lobbying la plus influente en matière de politique étrangère», affirme son site Internet.
Le Rabbin new-yorkais Y. Dovid Weiss, membre de Neturei Karta disait bien que «Les tentacules du sionisme sont tels que les pays occidentaux sont ses laquais … les hommes politiques américains sont soumis à des pressions ou menaces de toutes les calomnies s’ils ne sont pas suffisamment loyaux… à Israël… Ils leur font faire des guerres et organiser des embargos en fonction des retombées éventuelles sur Israël». Il ajoutait «Ils ont créé des organisations juives qui prétendent contrôler les peuples, les nations et les autres religions, sous prétexte de défendre les intérêts juifs…La terreur et la contre-terreur, les expropriations, la guerre dès qu’une guerre se termine, voilà ce qu’est devenue la vie quotidienne des Juifs et des Arabes».
Rappelons l’affirmation de Freeman lorsqu’il assénait : «La stratégie du lobby israélien touche le fond du déshonneur et de l’indécence, et comprend la diffamation, les citations sélectives inexactes, la déformation volontaire d’un dossier, la fabrication de mensonges, et un total mépris de la vérité. L’objectif de ce lobby est le contrôle du processus politique par l’exercice d’un droit de véto sur la nomination des personnes qui contestent le bien-fondé de son point de vue, la substitution d’une justesse politique de l’analyse , et l’exclusion de toutes les options pour la prise de décisions par les américains et notre gouvernement autres que celles qu’il favorise».
De là, qui domine, en fait, qui manipule qui dans cette lutte d’influence. Le monde a acquis assez d’expérience et de faits historiques pour ne pas se voir duper. C’est bien le sionisme mondial ! Rappelons aussi cette citation d’Ariel Sharon à Shimon Pérès « Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela …Je vais vous dire quelque chose de très clair : Ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël, nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les américains le savent ».

Jusqu’à quand ?
Jusqu’à quand ? Pendant que certains abrutis croient à «l’après Assad» d’autres planifieraient «un Moyen-Orient sans Israël» selon un rapport intitulé : «Preparing For A Post Israel Middle East» (se préparer pour un Moyen Orient post Israël) qui aurait été réalisé «à la demande de la communauté du renseignement américain regroupant pas moins de 16 agences dont le budget annuel dépasse les 70 milliards de dollars». Cette communauté regrouperait les départements de la marine, de l’armée de terre et de l’air, des corps de Marines, des gardes côtes, le ministère de la défense et agence de renseignement, les départements de l’Energie, la sécurité intérieure, le trésor, l’agence de lutte anti-drogue, le FBI, l’agence de sécurité nationale, l’agence de renseignement géo-spécial, l’agence de reconnaissance nationale et la CIA ; rien que cela ! Ce document conclut que «les intérêts nationaux américains et israéliens divergent fondamentalement….Israël est actuellement la plus grande menace pour les intérêts nationaux américains car, sa nature et ses actions empêchent des relations normales entre les US et les pays arabes et musulmans et dans une mesure croissante avec la communauté internationale.»
En voici quelques extraits (de Mireille Delamarre; planetenonviolence) :
«Israël compte tenu de son occupation brutale sa bellicosité ne peut pas être sauvé tout comme le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud…» ; «La direction israélienne est de plus en plus éloignée des réalités politiques militaires économiques du Moyen Orient» ; «Le gouvernement de coalition … Likud est … complice et influencé … par des colons et devra faire face à … plus de soulèvements civils domestiques avec lesquelles le gouvernement US ne doit pas s’associer ou s’impliquer» ; «Le pouvoir arabe et musulman qui s’étend rapidement …et la montée en puissance de l’Iran … avec le déclin de la puissance et de l’influence américaine à un Israël belliqueux et oppressif devient impossible à défendre … compte tenu des intérêts US … avec les 57 pays islamiques» ; «L’énorme ingérence d’Israël dans les affaires intérieures des US par l’espionnage et des transferts illégaux d’armes…» ; «Le gouvernement US n’a plus les ressources financières ni le soutien populaire pour continuer à financer Israël …» ; «Les infrastructures d’occupation ségrégationniste d’Israël sont la preuve d’une discrimination légalisée …» ; «Israël a échoué comme état démocratique auto proclamé et le soutien financier et politique américain ne changera pas sa dérive comme état paria international» ; «Les colons juifs manifestent de plus en plus un violent racisme rampant en Cisjordanie…» ; «De plus en plus de Juifs américains sont contre le Sionisme et les pratiques israéliennes, inclus les assassinats et les brutalités à l’encontre des Palestiniens…» ; «L’opposition internationale à un régime de plus en plus Apartheid …»
En tout cas, voilà des vérités enfouies qui ne peuvent se manifester que quand le rapport de force balance irréversiblement ailleurs et quand la perte des intérêts risquent de vous mettre face à des conséquences d’ordre existentielle.

Déchéance des pantins arabo-musulmans
Que comptent alors ces Émirs vassaux des pétromonarchies du Golfe, ces chancres purulents, avec leurs centaines de milliards de dollars qu’ils ne contrôlent pas ou cette Turquie d’Erdogan, ce dindon de l’Otan qui a renoncé à faire sa prière à El Qods pour la promettre à Damas, qui prend son rêve impérial farfelus pour une réalité. Elle est passée de la stratégie «zéro problème» à «zéro amis» disent ses détracteurs avec en plus les terroristes importés sur son sol. Que comptent ces autres arabo-musulmans obséquieux, par faiblesse d’esprit ou opportunisme qui passe vite de supplétifs à l’impérialiste aujourd’hui – comme joindre leur voix à l’agression contre la Syrie, abreuvés d’inepties d’imams-d’égouts aux idées diaboliques - à partisans, demain, des causes anti-impérialistes, anticolonialistes et vice versa.
Quand on voit Morsi et sa clique, une fois arrivé au pouvoir, adopter l’inverse de ce qu’ils ne cessent de claironner depuis des années sur l’Amérique, les sionistes, l’occident, les opprimés et les palestiniens – poussant la servilité jusqu’à s’ingérer en demandant aussi « le départ de Bachar » - on comprend parfaitement les séquelles, de l’argent corrupteur, sur les consciences . C’est le cas aussi de la Tunisie d’Ennahda, des guignols libyens, du Liban de la coalition du 14 mars, du roitelet de Jordanie et d’une multitude d’associations, de journaux et d’intellectuels ‘khobsistes’ (*) – du Maghreb au Machrek - obéissant à leurs mécènes islamo-libéraux du Golfe. Quant à la Ligue des «États arabes», cet attrape-nigaud, qui n’ose même pas agir au dernier bombardement, par l’aviation israélienne, de Gaza qui a fait des morts civils ou le massacre des 21 palestiniens du camp des réfugiés de al-Yarmouk à Damas par les terroristes, préoccupé qu’elle est par ‘le régime de Bachar’, mieux en rester à ce qualificatif et à ce constat.
Mais avec ces pantins-là, une seule déclaration de retraite de leur maitre-penseur et tous changeront de cap le jour-même !
L’avenir très proche nous révèlera comment les deux anciens «blocs» d’influence trouveront, par le Moyen-Orient, la région nodale, l’équilibre nécessaire à la coexistence pacifique des idéologies et des intérêts, pour un monde plus sécurisant et moins oppressif, sans recourir aux moyens extrêmes et inutiles.
La Russie et la Chine tiennent à leurs principes de non-ingérence dans les affaires des États et d’un monde multipolaires pour plus d’équilibre. Dans une interview avec la chaîne Russia Today, Poutine a précisé «qu’il y a des parties qui veulent employer al-Qaïda et autres organisations extrémistes pour réaliser leurs buts en Syrie, ce qui est une politique très dangereux aboutissant normalement à des graves répercussions». Il a ajouté, à propos d’une modification de la position de la Russie que ce n’est pas «à la Russie seule de réévaluer ses positions, qu’il faut aussi que nos partenaires … réévaluent leurs positions» estimant «que ce qu’il faut faire, c’est arrêter les livraisons d’armes… Lorsque je me remémore, précise-t-il, ce qui s’est passé ces dernières années, je m’aperçois que plusieurs initiatives prises par nos partenaires n’ont pas abouti aux résultats escomptés ».
L’issue et l’orientation se décideront sur le terrain des combats, en Syrie, par une armée nationale structurée, expérimentée ayant une doctrine face à un ramassis hétéroclite, baptisé ASL, composé de mercenaires bon marché, de bandits, de frustrés, de revanchards et d’intégristes abrutis !
L’évolution des choses au plan militaire et diplomatique préfigure déjà le «nouveau rapport de force» qui se dessine.
DJERRAD Amar http://lesmoutonsenrages.fr
(*) Qualificatif algérien qui vient de ‘khobz’ (pain) : des vauriens opportunistes, indolents et sans principes qui peuvent s’associer avec n’importe qui ou avec personne, pourvu qu’ils y trouvent un intérêt même des moindres (le pain).
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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JCL31
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar JCL31 » 18/09/2012 - 14:01

Syrie: la légion française d'Assad
Par Vincent Hugeux et Hala Kodmani, publié le 13/09/2012 à 15:07, mis à jour à 16:03

Le dictateur de Damas peut compter dans l'Hexagone sur le soutien obstiné d'une coalition hétéroclite. De l'extrême droite aux lobbys proarabes radicaux, revue des troupes éparses mais fidèles du "bacharisme" made in France.

Image

Sur la scène comme dans les coulisses de ce théâtre d'ombres s'affaire une troupe bigarrée. En tournée depuis dix-huit mois, la compagnie des disciples français de Bachar el-Assad a ses stars, ses jeunes premiers, ses seconds rôles, ses héros masqués et ses figurants candides, accourus de tous les horizons.

La fuite en avant meurtrière du tyran syrien aura réuni, en un douteux combat, une bande de lobbyistes que tout oppose. Le facho y côtoie le gaucho. Le pieux musulman y coudoie l'islamophobe, le laïcard radical, le catho intégriste, l'altermondialiste de stricte obédience, le négationniste impénitent et, un peu égaré, l'expert atterré par cet Occident dont la cécité hâterait la venue d'un "hiver salafiste" sans retour.
La névrose syrienne de Bachar el-Assad

Richard Millet n'est pas seulement fasciné par Anders Breivik, il l'est aussi par Bachar-el Assad. Retour sur l'amer bréviaire publié au printemps par cet imprécateur que le crime fascine.

Mais nombre d'entre-eux s'enivrent du même breuvage, cocktail où se mêlent, selon un dosage aléatoire, l'anti-impérialisme, la haine d'Israël -fût-elle affublée des atours de l'antisionisme-, la hantise du djihad triomphant, la défense de minorités confessionnelles en péril, le mépris qu'inspirent l'acharnement d'une presse asservie et le culte un rien nostalgique des régimes "forts". Le tout relevé d'une mesure de complotite chronique.

L'appât du gain? Il peut, çà et là, stimuler les vocations; mais pèse bien moins, à l'heure de s'engager sur le chemin de Damas, que les lubies idéologiques. Si notre tribu ne compte que peu d'adeptes -quelques dizaines d'activistes-, si ses manifestations parisiennes ne rassemblent qu'un maigre noyau de fidèles, les outils de la planète Web, les réseaux sociaux et les médias dits alternatifs dopent son audience. D'autant que le même militant peut, pseudonymes à l'appui, sévir sous diverses bannières.

A l'extrême droite du portrait de famille, un personnage retient l'attention: Frédéric Chatillon, 44 ans. Ancien patron du Groupe union défense (GUD), phalange estudiantine encline à singer les rituels néonazis, ce colosse gominé, air rogue et veste de cuir, apparaît notamment en octobre 2011 en marge d'un meeting pro-Bachar ponctué de saluts hitlériens. Lui a fondé dès 1995 la société Riwal, "agence spécialisée dans le conseil en communication, la création graphique et l'événementiel", matrice flanquée treize ans plus tard d'une filiale baptisée Riwal Syria, censée oeuvrer à la "promotion des sociétés privées et des institutions publiques syriennes en France". A commencer par le ministère du Tourisme, client généreux.
"Agence de ré-information"

La maison Chatillon doit pour l'essentiel sa bonne fortune -et le décuplement d'un capital au sein duquel figure le copain et associé Axel Loustau, patron de l'entreprise de gardiennage Vendôme Sécurité- au parrainage des Tlass, dynastie baasiste autrefois très en cour et prompte à financer l'impression d'affiches et d'ouvrages révisionnistes. Sunnite, le père Mustapha fut ministre de la Défense; quant au fils Manaf, général placé à la tête d'une unité d'élite, il a fait défection en juillet. "Trahison d'enfant gâté" instantanément fustigée par le site Infosyrie.fr, autre planète de la galaxie Chatillon, domiciliée elle aussi rue Vineuse, dans le XVIe arrondissement. Cette "agence de ré-information" s'emploie, comme son nom l'indique, à corriger les ravages d'une couverture mensongère de la tragédie syrienne.

A propos de mensonge... Présidente du Front national, Marine Le Pen minimise le rôle joué à ses côtés par l'ami Frédéric, croisé sur les bancs de la fac de droit d'Assas, mais relégué au rang de "prestataire de services". Services éminents: comme l'atteste un documentaire de Canal +, le "fournisseur" Chatillon a veillé à l'automne 2011 au bon déroulement de la virée romaine de "Marine". Son épouse, Marie d'Herbais, fille d'une ex-élue régionale frontiste de Picardie, présente le blog vidéo de Jean-Marie Le Pen. Le tropisme baasiste du FN a la vie dure. Compagnon et bras droit de la conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, Louis Aliot invoquait le 17 août une imaginaire "parité dans les massacres" pour renvoyer dos à dos le régime de Damas et la rébellion.

Assadolâtre certifié, l'"effroyable imposteur" Thierry Meyssan, passé à la postérité pour avoir tantôt nié, tantôt imputé à une conspiration ourdie par la CIA les attentats du 11 septembre 2001, mérite de figurer au centre de la photo. D'autant que c'est lui qui aurait recommandé Chatillon aux Tlass, alors en quête d'un propagandiste de choc. A 54 ans, le fondateur du Réseau Voltaire pérore sans désemparer sur les plateaux d'Al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais, ou de la télévision d'Etat syrienne, où il lui arrive d'accuser nommément tel reporter parisien de jouer les espions pour les services français.

L'examen attentif de sa logorrhée délirante et narcissique laisse peu de place au doute: le cas Meyssan relève au mieux de la psychanalyse. Au gré d'un parcours chaotique détaillé par Fiammetta Venner dans un essai incisif, ce fabuliste a ferraillé tour à tour en faveur de l'intégrisme catholique, de la cause homosexuelle, de la pornographie, de la laïcité, du kadhafisme et de la théocratie iranienne. On l'a même vu s'agiter au sein d'un Comité de vigilance contre l'extrême droite, auprès de Bernard Tapie, puis de l'actuelle garde des Sceaux, Christiane Taubira.
"Nous avions misé sur le réformisme de Bachar"

On épargnera au lecteur la liste complète des graphomanes bacharophiles et de leurs sites favoris. Avec toutefois trois mentions spéciales. L'une attribuée à un certain Louis Denghien, dont Infosyrie.fr, TSS (Tout sauf Sarkozy) et le Réseau Voltaire hébergent la prose volontiers ordurière. Une autre à Ginette Skandrani, ex-écolo atteinte par la névrose révisionniste. La troisième au sinistre humoriste Dieudonné, dont le premier pèlerinage damascène, accompli en compagnie de Meyssan et de Chatillon, date de 2006.

Vecteurs traditionnels du lobbying en faveur des despotes "fréquentables", les groupes d'amitiés parlementaires font preuve cette fois d'une sobriété rare. D'autant qu'à l'instar du député socialiste Gérard Bapt, ceux qui les animent ont d'emblée pris leurs distances avec le raïs alaouite. De même, si elle exaltait encore le 21 mars 2011, à la faveur d'un dîner et sur un mode mélancolique, l'"excellence" du lien bilatéral, l'Association d'amitié France-Syrie, assemblée d'ambassadeurs retraités et de vieux syrianologues, se tient coite. Nul doute en revanche que la volonté, patente jusqu'en 2004 chez Jacques Chirac puis ranimée dès 2007 par Nicolas Sarkozy, de normaliser la relation Paris-Damas afin d'exister sur l'échiquier proche-oriental, aura stimulé le tropisme arabophile de la diplomatie bleu-blanc-rouge. "Nous avions tous misé sur les promesses réformistes du jeune Bachar, concède un témoin privilégié. Mais jamais il n'y eut envers la Syrie de compromissions à l'irakienne." Allusion aux égarements de deux anciens barons du Quai d'Orsay grisés par les largesses pétrolières de Saddam Hussein.

Jamais ? Une exception: l'impayable Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, dont la liaison avec la fille de Mustapha Tlass parasita l'écran radar franco-syrien. Dans l'ombre, quelques émissaires familiers de l'Elysée ont ensuite orchestré la romance Sarko-Assad. Parmi eux, l'ancien ministre de l'Information libanais, Michel Samaha, intime du raïs aux abois, arrêté le 9 août dernier à son retour de Damas pour transport d'explosifs ; et l'affairiste Ziad Takkiedine, lui aussi fils du pays du Cèdre, conseiller occulte de Claude Guéant.

Les stratèges du bacharisme à la française font bien sûr leur miel de l'angoisse -légitime- qu'alimente chez les chrétiens le sort de leurs frères syriens, promis à les en croire aux cimeterres des hordes djihadistes. "Le risque de récupération est indiscutable, admet Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l'Oeuvre d'Orient, association caritative liée à l'archevêché de Paris. Qu'il soit commis par le régime ou par les rebelles, tout carnage reste inacceptable. Mais on ne peut placer sur un même pied une insurrection mal structurée et un Etat doté de blindés et d'avions de guerre." "Nourrir l'opposition frontale entre chrétiens et musulmans est une ânerie, avance en écho un autre prélat. Que récusent d'ailleurs nos cousins de Syrie."

Autant dire que ces hommes d'Eglise réprouvent le discours et l'activisme frénétique de l'étrange soeur Agnès-Marie-de-la-Croix, prieure libanaise du couvent Saint-Jacques-le-Mutilé de Qâra, non loin de Homs. Réputée proche des services de renseignement du pouvoir, louangée par Meyssan et consorts, cette routarde repentie a fermement cornaqué maints reporters étrangers adoubés par les autorités. "Manipulée et manipulatrice", soupire un diplomate. Animé par Anas Alexis Chebib, radiologue à Tulle (Corrèze), un Collectif pour la Syrie a également épaulé divers journalistes français en quête d'un visa. Au sein de son conseil d'administration siège Michel Lelong, père blanc et propalestinien radical, témoin à décharge lors des procès du négationniste Roger Garaudy et de Maurice Papon.

Les médias grand public et l'édition ont aussi leur contingent d'agents d'influence. Profil qu'incarne à merveille Richard Labévière. A coup sûr, cet ancien de Radio France internationale s'offusquera de figurer ici en si piètre compagnie. Mais voilà: s'ils recourent à un argumentaire sophistiqué, adossé à une connaissance approfondie de la géopolitique arabe, les articles, ouvrages et rapports de l'intéressé tendent à avaliser les thèses du régime et dénotent a minima une fascination résiduelle pour la lignée des Assad. A preuve, ses écrits dans Afrique Asie, mensuel où l'on ose qualifier de "réforme majeure" le toilettage de la Constitution syrienne, plébiscité en février dernier à la faveur d'un référendum ubuesque, ou encore cet essai paru en 2011 chez Perrin intitulé Quand la Syrie s'éveillera, et préfacé par Alain Chouet, autrefois directeur de la DGSE. Moins connu, Frédéric Domont, fondateur et patron d'une société de "média, production et communication" installée à Beyrouth et baptisée Median, jouit à Damas d'une aura flatteuse. Passé lui aussi par RFI, Domont a été congédié de la "radio mondiale" en 2008 pour avoir vendu à la chaîne TV5, avant de la livrer à son employeur, une interview du raïs Assad, conduite au côté de son ami Labévière. Bachar, quand tu nous tiens...
Damas cherche avocats

L'anecdote remonte à 2010. Ancien directeur Afrique du Nord-Moyen-Orient au Quai d'Orsay, Yves Aubin de la Messuzière reçoit un coup de fil de l'ambassadrice de Syrie à Paris. Lamia Chakkour sollicite le concours de cet orientaliste chevronné pour établir une liste de leaders d'opinion français -universitaires, diplomates, journalistes- susceptibles de véhiculer une "image positive" de son pays. Bien sûr, "Aubin" ne donne aucune suite à une requête qui reflète l'isolement de Damas. Faute de mieux, le régime alaouite devra se résoudre à miser sur des relais plus marginaux et moins recommandables.

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Miroir » 18/09/2012 - 18:43

Le Franc a écrit :L'Express, c'est de la merde. À boycotter.

C'est vrai.
Cependant, ce texte est très révélateur des méthodes de ce torchon et de ses employés.
Toutes les personnes citées sont abondamment diffamées, les adjectifs sont bien choisis pour ajouter une connotation négative, sans jamais apporter aucune preuve de quoi que ce soit.
Et à tel point que la seule chose reprochée à certains, faute d'avoir trouvé autre chose, est d'avoir défendu Bachar El Assad, sans jamais nous dire pourquoi il ne serait pas défendable.
L'avocat Malesherbes a été guillotiné uniquement parce qu'il avait osé assurer la défense de Louis XVI.
C'est fou ce qu'on trouve de nos jours comme nostalgiques de la Terreur parmi les défenseurs des "droits de l'homme".
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 18/09/2012 - 19:32

Syrie : l’ASL enrôle des enfants

Vu sur Infosyrie :
Dans la guerre mystique et barbare qu’ils mènent, les rebelles plus ou moins salafisés n’hésitent pas à embrigader de jeune enfants. En témoigne la vidéo-ci-dessous, où l’on voit, aux abords du fameux Krak des Chevaliers, sur la frontière libanaise, un gamin de 10 ans avec un fusil d’assaut presque aussi grand que lui, et envoyé en première ligne ; l’enfant-soldat a vu tomber à ses côtés un de ses camarades, et il est visiblement bouleversé :




Et l’on retrouve le même enfant touché à son tour – aux jambes, semble-t-il – et déshabillé pour être soigné sommairement dans une infirmerie de fortune : il souffre visiblement et répète pour tromper la douleur et la peur la formule « Fi sabili lah ! » comme un mantra, croyant qu’en psalmodiant ces mots la douleur va partir. D’ailleurs à un moment le malheureux enfant dit: « Dieu ne me fait pas mal » !




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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 30/09/2012 - 12:59

Syrie : le cadeau des Etats-Unis à Al Qaida et vice-versa

Discours de Bahar Kimyongür, porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS) à l’occasion d’un rassemblement organisé devant l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles le 25 septembre 2012 pour protester contre la destruction programmée de la Syrie par les USA et leurs alliés.

Nombreux sont les amis qui se sont demandés pourquoi avoir choisi de nous rassembler devant l’ambassade des Etats-Unis pour défendre la paix en Syrie.

Pour leur répondre, nous commencerons par un constat accablant voire par un reproche adressé à nous tous, celui de notre incroyable amnésie et de notre cécité complice devant l’omniprésence multiforme et le bellicisme US en Syrie.

Nous sommes en effet à ce point travaillés par la propagande de nos élites que nous oublions le principal malheur du genre humain et du peuple syrien en particulier.

Pourtant, nous ne manquions pas de souligner lors des précédentes guerres d’agression que l’Empire étasunien est une hyperpuissance génocidaire multirécidiviste, qu’avec ces 761 installations militaires réparties sur les cinq continents (Voir Chris Hedges, L’empire de l’illusion, Ed. Lux, 2012), cet empire exerce une dictature mondiale sans laquelle le monde se porterait mieux.

Nous ne manquions pas de dérouler l’inventaire des crimes commis par les USA, à Hiroshima, à May Lai au Vietnam, à Falloujah en Irak, à Gaza en Palestine, à Syrte en Libye, de dénoncer leur usage du napalm, de l’agent orange de leurs drones Predator, leurs tapis de bombes déversés par leur B-52 sur des villes entières, l’armement des contras comme en Afghanistan, au Guatemala ou au Nicaragua, leurs putschs militaires, leurs menaces, leurs sanctions, leurs chantages, leur politique de corruption d’opposants aux régimes jugés hostiles.

Aujourd’hui, à force d’être gavés d’images devant prouver coûte que coûte la barbarie de l’armée syrienne, nos médias sont habilement parvenus à nous familiariser avec les crimes US éternellement impunis et dont la barbarie est proportionnelle aux moyens engagés. Nous sommes chaque jour à la fois les complices et les victimes physiques ou morales d’un Empire qui dépense à lui seul 43 % des budgets militaires mondiaux en 2010, soit quatre fois plus que la Russie et la Chine réunies.

Nous sommes à ce point conditionnés par les images nous parvenant de Syrie qui nous montrent les atrocités de manière unilatérale et par le discours anti-russe, anti-chinois et anti-iranien que nous ne voyons même plus les bases navales et aériennes américaines, les radars US, les agents de la CIA qui oeuvrent à la destruction programmée de la Syrie.

Si vous êtes encore sceptiques sur la question du rôle central des USA dans le chaos en Syrie, nous vous invitons à jeter un œil plus attentif sur les opérations en cours sur le front Nord-ouest de ce pays.

Dans la province turque du Hatay, c’est-à-dire au pied de la forteresse syrienne, les djihadistes d’Al Qaida ou de l’Armée syrienne libre, les soldats de l’armée d’Erdogan et les troupes américaines se trouvent tous du même côté.

A quelques kilomètres de la frontière syrienne, il existe une base radar de l’OTAN, celle de Kisecik, située au sommet de la chaîne montagneuse de l’Amanus. Les villageois du pays d’Antioche désignent ce site par « le radar ».

Au point 0 de la frontière syrienne, l’OTAN est occupée à construire au sommet du Djebel El Aqra’ (le mont Casius) une nouvelle base de surveillance (source : Antakya Gazetesi, 28 août 2012). Situé au-dessus du village syrien de Kassab à près de 1700 m. d’altitude, cet endroit à partir duquel on peut apercevoir les côtes chypriotes à l’œil nu est hautement stratégique. Cette installation militaire dominera la province syrienne de Lattaquié ce qui permettra de contrôler la Syrie par air, terre et mer.

Située à moins de 150 km de la frontière syrienne à vol d’oiseau, la base militaire d’Incirlik par où transitent les armes libyennes à destination de l’insurrection syrienne est l’une des plus grandes bases US aériennes et de surveillance du monde.

Dans le Golfe d’Alexandrette, à quelques encablures des côtes syriennes, des navires de guerre de l’OTAN fournissent des renseignements militaires aux insurgés syriens.

Dans la même province du Hatay et dans la province voisine d’Adana, la CIA dispose de centres de formation militaire réservés aux insurgés syriens.

Si vous en doutez, nous vous invitons à lire l’interview accordée à la BBC par Thwaiba Kanafani, espionne travaillant pour le compte de l’ASL (cf. reportage de Richard Galpin, BBC, 4 août 2012).

Les vétérans d’Afghanistan, de Bosnie, de Tchétchénie, d’Irak, de Libye, des djihadistes originaires du Tadjikistan et du Yémen, de France ou du Maghreb arrivent par voiture, par bus et par avions entiers en empruntant les axes routiers et aériens internationaux.

Si vous doutez de cette nouvelle croisade djihadiste d’Al Qaida, nous vous invitons à lire le reportage édifiant de Ghaith Abdoul-Ahad pour le Guardian publié ce dimanche (The Guardian, Syria : the foreign fighters joining the war against Bashar al-Assad, 23 septembre 2012)

La population cosmopolite du Hatay qui n’avait jamais vu une seule barbe salafiste dans la région voit tous les jours débarquer des hommes d’apparence peu pacifiste et parfois armés.

Il est impossible que des bataillons d’Al Qaida puissent arriver aussi massivement sans attirer l’attention des troupes américaines ou turques qui contrôlent chaque parcelle de la région. En tout cas, les USA qui sont si prompts à bombarder le moindre mouvement suspect dans le désert du Yémen ou les montagnes du Pakistan n’ont pas vraiment l’air de se préoccuper de cet afflux de djihadistes. Quant à l’armée turque, elle ne recule devant aucun sacrifice pour aider les terroristes à saccager la Syrie.

D’ailleurs, les chaînes télévisées turques diffusent en direct les affrontements militaires frontaliers entre troupes gouvernementales syriennes et insurgés qui font le va-et-vient entre les camps de réfugiés situés en Turquie et le territoire syrien.

Au lieu de calmer le jeu, d’empêcher ce terrorisme transfrontalier, l’armée turque pointe les canons de ses blindés et ses lance-missiles vers l’armée syrienne.

Certains objecteront que les insurgés ne reçoivent que très peu d’armes de l’Occident. Pourtant, sur des dizaines de clichés nous parvenant du front syrien, on peut reconnaître des M24 américains brandis par les rebelles, des RPG russes de l’ancienne armée libyenne acheminés par des navires de l’OTAN, des fusils AUG Steyr autrichiens, des MANPAD américains envoyés par le Qatar etl’Arabie saoudite et livrés par l’armée turque (Source : Reuters, 31 juillet 2012). La presse suisse rapporte que des milliers de grenades suisses vendues aux Emirats arabes unis ont atterri dans les mains des rebelles syriens après avoir été offertes aux militaires jordaniens (RTS Info, 21 septembre 2012).

Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que les USA sont omniprésents mais se font discrets comme lors de la guerre de Libye.

Un bref rappel du scénario libyen permettrait de mieux comprendre la stratégie US observée en Syrie.

Acte 1 : deux jours après l’adoption de la résolution autorisant la création d’une zone d’exclusion aérienne, une pluie de missiles de croisière américains Tomahawk détruit les lignes de défense de l’armée libyenne. Acte 2 : les avions français, belges, espagnols et britanniques entrent en action. Acte 3 : les mercenaires et djihadistes terminent le travail.

Nous constatons ainsi que comme en Libye, les USA et leurs alliés occidentaux préfèrent jouer profil bas en Syrie. Pour l’instant, ils se contentent d’acheminer et de dispatcher aux rebelles syriens le matériel militaire de leurs vassaux arabes du Golfe, matériel bien entendu de fabrication américaine. Pour bazarder son matériel aux pétromonarques du Golfe, le protecteur et fournisseur américain ne manque pas d’agiter le spectre d’une attaque iranienne. Il n’en faut pas plus pour que les cheikhs saoudiens et qataris pissent de trouille dans leur dichdacha.

Autre constat : grâce à leur système d’espionnage, les USA ont ouvert des brèches dans la forteresse syrienne pour que les rebelles syriens puissent durablement s’installer dans le pays assiégé.

A présent, c’est un boulevard pour ne pas dire une piste Ho Chi Minh que leur offrent les services de renseignement de l’armée turque et de l’armée US. Et si les observateurs étrangers qui sillonnent la zone ne voient que des armes rudimentaires ou surannées aux mains des rebelles, c’est sans doute parce que pour le moment, l’armée syrienne bombarde efficacement les voies d’approvisionnement de la rébellion qui relient la Turquie au front d’Idleb et d’Alep.

Le résultat de cette mobilisation US, occidentale et golfique est que les enfants de Syrie se livrent une lutte à mort dont personne ne pourra sortirvainqueur. Le géant nord-américain qui rêvait de voir un monde arabe soumis et divisé à moindre coût n’aurait espéré un meilleur scénario.

Grâce à l’ASL et à Al Qaida, les USA ne doivent même pas engager leurs troupes sur le front syrien.

Alors que l’ASL multiplie ses exactions et crimes de guerre, certains se demandent légitimement pourquoi les USA évitent de placer ce groupe sur leur liste des organisations terroristes alors que d’autres organisations bien moins cruelles y figurent.

Est-il nécessaire de rappeler que le label terroriste est apposé par les USA selon que le rebelle sert ou nuit aux intérêts américains.

Preuve en est qu’à la demande expresse du lobby sioniste américain, Hillary Clinton s’apprête à radier le Moujahedine e Khalk (MEK) de la liste américaine des organisations terroristes. Le motif ? L’organisation iranienne dissidente a aidé Israël dans la collecte d’information sur les installations nucléaires du gouvernement de Téhéran (De Standaard, 24 septembre 2012).

A lire les communiqués incendiaires de l’ASL à propos des stocks d’armes chimiques syriennes ou de la localisation des missiles balistiques de l’armée syrienne, on peut penser que les USA, l’Europe et Israël ont chargé l’ASL de la même mission que celle donnée aux Moujahedine e Khalk iraniens.

Quoiqu’il en soit, aussi nobles que soient ses intentions, ses collusions avec les « faux amis de la Syrie », son attentisme à l’égard d’une improbable intervention prétendument libératrice, son zèle à vouloir plaire à l’Occident et son programme politique obscur qui converge avec l’agenda américain et européen dans la région, ont fait de l’ASL une bande de mercenaires au même titre que les Moujahidine e-Khalk iraniens.

Venons-en à présent à notre principale raison d’être, à savoir contribuer la lutte pour la paix et la réconciliation en Syrie.

Il est selon nous impossible d’arrêter l’effusion de sang et de sauver la vie des innocents syriens qui se trouvent dans les deux camps tant que l’Occident n’affichera pas une position neutre à l’égard du conflit.

Si comme ils le prétendent, les empires occidentaux souhaitent la paix en Syrie, eux qui n’ont fait que semer la zizanie dans cette région du monde, ils ont l’obligation de respecter les efforts déployés par la Russie, la Chine, l’Iran, le Venezuela ou encore l’Egypte.

Car pour l’heure, les soutiens du gouvernement syrien sont les principales forces qui apportent des propositions concrètes et réalistes.

Ce n’est que grâce à la Russie, la Chine et les autres pays du Brics qu’une mission d’observation de l’ONU a pu être mise en place, que des médiateurs internationaux ont été nommés, qu’un ministère de la réconciliation a pu être créé en Syrie, ministère à la tête duquel se trouve Ali Haydar, un opposanthistorique au gouvernement de Bachar El-Assad. Grâce à ce ministère qui fait appel à toutes les bonnes volontés locales issues du clergé, de la population civile, de la rébellion ou de l’armée, de nombreux otages ont pu être rendus à leurs familles dans le cadre de l’initiative baptisée "Moussalaha", la réconciliation.

Bien entendu, nos médias n’en parleront jamais pour ne pas faire la "propagande du régime".

Ce week-end, une conférence impensable il y a quelques semaines encore, a pu se tenir à Damas : des opposants du Comité de Coordination des Forces de Changement National Démocratique (CCCND) de Haytham Manna se sont réunis dans un hôtel de la capitale syrienne en présence de diplomates russes, iraniens, égyptiens, algériens et chinois. Le CCCND de M. Manna est pourtant une organisation farouchement hostile à Bachar El-Assad et appelle ce dernier àquitter le pouvoir.

Ces évolutions ne sont souvent que cosmétiques voire symboliques mais l’on voit bien qu’il y a un fléchissement du moins formel de la part du gouvernement en place. Le président syrien a lui aussi laissé la porte ouverte au dialogue avec la rébellion (cf. Al Ahram Al Arabi, 21 septembre 2012). On ne peut pas en dire autant pour l’opposition radicale dont la seule devise est le renversement violent du pouvoir.

Certains disent que les alliés de Damas défendent la paix par intérêt.

Oui, c’est exact. Mais que cela plaise ou non, les intérêts de ces pays-là coïncident avec celui des innocents qui meurent tous les jours des bombardements de l’aviation et de l’artillerie syrienne ou des tirs de mortier et des attentats rebelles.

Il faut que les tueries cessent et ce, qui que soit le responsable principal des tueries. Il faut lutter pour la paix, peu importe que ce soitl’armée syrienne ou la rébellion qui ait tiré en premier.

Rappelons-nous la guerre Iran/Irak. La CIA a excité Saddam Hussein pour agresser l’Iran.

L’Iran était donc en situation de légitime défense.

Cette guerre a duré 8 ans et a coûté la vie à près de deux millions d’Iraniens et d’Irakiens.

Les marchands d’armes américains ont vendu du matériel militaire aux deux belligérants. Ils ont entretenu cette guerre le plus longtemps possible afin que ni l’armée laïque arabe, ni l’armée chiite persane ne puissent se relever. Les atrocités commises de part et d’autre de la ligne de front dépassent l’entendement.

Je vous le demande : à l’époque, quelle aurait été la position la plus humaniste : défendre le droit de résistance de la République islamique d’Iran contre l’Irak agresseur ou plaider pour la paix ?

Pour justifier la destruction de la Syrie, nos élites vont jusqu’à manipuler le malheur des réfugiés syriens. On nous parle toujours des 250.000 réfugiés des pays voisins. Mais le sort des réfugiés de l’intérieur qui sont près de dix fois plus n’intéressent guère. La raison principale en est que ces réfugiés de l’intérieur sont pour la plupart évacués par l’armée et les services d’aide civile mobilisés par le gouvernement de Damas.

Entre mai et septembre 2007, l’armée libanaise a procédé à la même stratégie d’isolement de la guérilla djihadiste lors de l’occupation et de la reprise du camp palestinien de Nahr El Bared.

A Homs, Damas et dans les quartiers sûrs d’Alep, des dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui la terreur des rebelles ont été installés dans les écoles, les centres sportifs, les églises et les mosquées. Toutes ces familles sinistrées bénéficient de paniers alimentaires.

Quand un quartier est sécurisé par l’armée, ces familles sont réinstallées chez elles.

Que savons-nous au juste de cette réalité-là ? Rien parce que nos médias ont peur d’en parler. Peur de montrer que des millions de Syriens aiment et font confiance à leur armée. Il est vrai que des milliers de Syriens aiment et soutiennent les rebelles.

Mais quand ils ne montrent que le soutien populaire dont bénéficie la rébellion en évitant de parler des millions de Syriens qui défendent corps et âmes l’armée gouvernementale (constituée de conscrits donc d’enfants du peuple) et qui accueillent celle-ci avec accolades, friandises et bouquets de fleur après qu’elle ait chassée les rebelles de leurs quartiers, nos médias versent dans une propagande antigouvernementale qui est loin de rendre service au peuple syrien.

Qu’en est-il dès lors des victimes civiles des bombardements de l’aviation gouvernementale ?

En réalité, aussi affligeant et indigne que cela soit, l’armée syrienne bombarde non pas la population mais une partie de la population : celle qui soit soutient les rebelles, soit qui est prise en otage par les rebelles, soit qui n’a pas les moyens financiers ou physiques de fuir les combats soit qui, pour des raisons affectives, n’a pas envie de quittersa maison. Quel que soit la raison de ces bombardements, nul ne peut demeurer insensible devant la souffrance de ces victimes innocentes tapies dans la peur et les décombres.

Nous tous ici présents souhaitons la fin des violences et le respect total de l’intégrité physique et du droit à la vie de tous les Syriens (et des non Syriens) civils ou militaires, terroristes ou rebelles,enfants ou adultes.

Mais soyons réalistes, l’armée ne peut pas arrêter de se battre. Si elle arrête les combats, elle serait condamnée à la défaite et aux représailles.

Aucune armée ne l’accepterait. Nous avons vu que lorsqu’elle arrête d’attaquer, ses positions sont anéanties lors d’embuscades et les populations qu’elle protège sont massacrées par les rebelles.

Aussi paradoxal et cynique que cela puisse paraître, l’armée syrienne tue une partie du peuple pour protéger une autre partie. Il serait réducteur de considérer que seuls le clan Assad, la communauté alaouite et ses relationsclientélistes soutiennent Assad.

Aussi choquant que cela puisse paraître, de nombreux Syriens qui n’ont pourtant aucun lien avec le pouvoir estiment qu’Assad est trop mou à l’égard des terroristes.

Alors que faire ? Tuer les millions de partisans du régime pour que ses opposants accèdent au pouvoir ou bien prôner la réconciliation ?

Alimenter le conflit au nom d’une révolution depuis longtemps confisquée par ses bâilleurs de fonds véreux ou plaider pour une paix des braves ?

Détruire la Syrie ou aider ce pays à penser ses plaies et à dissiper son cauchemar ?

C’est beau et courageux de défendre la démocratie en Syrie. Encore faut-il pouvoir se donner des moyens qui soient moralement et matériellement à la hauteur de cette fin louable. Si l’on pouvait commencer par faire cesser la boucherie, ce serait déjà pas trop mal.

En attendant des jours meilleurs, en Syrie et ailleurs, "all we are saying is give peace a chance".

Merci encore de votre présence et de votre patience.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 30/09/2012 - 17:28

Les délires droit de l’hommistes de BHL en Libye et en Syrie

Selon Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Le « printemps arabe » avec la stupide réaction française face aux évènements de Tunisie, avec la folle intervention militaire de l’OTAN et de Nicolas Sarkozy en Libye, n’aura duré que quelques mois pour se transformer très rapidement en un « hiver islamique » .Les islamistes d’ Al Qaïda n’ont plus besoin de bombes et de terroristes ; la folie droit de l’hommiste de BHL et de l’Occident avec l’aide du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie Saoudite suffit amplement !

Les délires et les mensonges droits de l’hommistes de BHL en Syrie.

BHL est un adepte du philosophe Bertrand Russell : « IL n’y a pas d’absurdité aussi inacceptable qui ne puisse devenir le credo de la vaste majorité si le gouvernement y met les moyens ». BHL veut nous refaire le coup des armes de destruction massive de Bush pour l’Irak en Syrie avec une nouvelle fable : les armes chimiques incontrôlées de Bachar El-Assad ! Dès septembre 2011 on pouvait lire sur le site de Bernard Henri Lévy : « Des tueurs d’Assad ont lancé dans la région d’aL-Rastan ,non loin de la ville rebelle de Homs, des opérations aériennes avec utilisation de gaz toxiques » (1).
Le Figaro du 22 juillet 2012 confirmait gravement que « les armes chimiques sont sous surveillance » et que « des forces spéciales américaines ont été déployées pour prévenir leur dispersion ».L’Agence France Presse, au nom d’un minimum d’objectivité et de réalisme, après enquête sur place auprès des chefs rebelle, des tribus et des médecins ,écrivait dans sa dépêche du 27 juillet 2012 que personne n’a pu produire « une preuve irréfutable »,et concluait que « la guerre en Syrie est aussi celle de l’information et de la désinformation » .La ficelle était d’autant plus grosse qu’après le Président américain Obama, M.Hollande a également averti le 27/08/2012 lors d’une conférence de presse que l’emploi d’armes chimiques par le régime syrien serait « une cause légitime d’intervention directe » de la communauté internationale
BHL est un des acteurs du conte de fées comme quoi un dictateur barbare en Syrie écrase dans le sang des braves et innocents militants pacifiques qui ne rêvent que de démocratie ! La réalité, c’est que les morgues en Syrie sont pleines de cadavres de soldats mutilés, de chrétiens ,druzes et alaouites terrorisés par des islamistes sunnites qui mènent une guérilla confessionnelle avec l’argent du Golfe, le soutien de la Turquie, des puissances européennes et des Etats-Unis ! Alors que Bachar-el-Assad préside un Etat laïc respectueux de la liberté religieuse, des brigades internationales sunnites en Syrie se réclament d’« un livre actuellement interdit » d’Ibn Taymiyya , grand théoricien du Djihad, auteur d’une fatwa appelant à la guerre sainte contre les alaouites. Les affrontements ont par exemple coûté la vie au fils d’un ancien chef rebelle des guerres de Tchétchénie, Rostam Guelaïev qui combattait au côté des insurgés.

Les délires fantaisistes atteignent leur paroxysme avec l’essayiste Caroline Fourest qui écrit dans Le Monde du 25 février 2012 : « D’après AL-Arabiya, des opposants au régime iranien affirment que leur gouvernement a fourni un four crématoire à son allié syrien. Installé dans la zone industrielle d’Alep , il tournerait à plein régime..pour brûler les cadavres des opposants » ; un bobard potentiel en or massif pour le premier Prix du concours annuel du site Polémia !
BHL n’a pas bronché lorsque les chars réactionnaires saoudiens et émiratis ont réprimé d’une façon sanglante les foules majoritaires chiites du Bahreïn dirigées par un sunnite ! Mais BHL veut refaire la guerre de Libye en Syrie avec les mêmes arguments stupides alors qu’ en prime par rapport à la Libye la France n’en a même pas les moyens militaires ! Cette fois ci les redoutables missiles russes veillent efficacement au grain comme ils l’ont montré en abattant un avion turc dont la mission était justement de tester l’efficacité de la défense anti-aérienne syrienne ! Et comble du désespoir, la Syrie compte 500 avions de combat avec des pilotes bien entrainés, soit deux fois plus que notre Armée de l’air, suite au conflit potentiel toujours latent avec l’Etat hébreu.

Le scandaleux Observatoire syrien des droits de l’homme

Toutes les informations divulguées dans la presse occidentale sur la situation en Syrie proviennent de l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme « qui n’a rien à voir avec la Ligue internationale des droits de l’homme. Cette ONG est en fait une émanation des Frères Musulmans. Son fondateur M Rami Abdel Rahmane possède une boutique de vêtements à Coventry ; il est le seul membre de son association vivant en Angleterre.
IL dispose de deux cents correspondants bénévoles sunnites très partiaux en Syrie, Egypte, Turquie, Liban. Cette ONG fonctionne en liaison avec les services secrets occidentaux, le financement étant assuré par fonds saoudiens et qataris. Le bobard du massacre de Houla le 25 mai 2012 avec ses cent-huit personnes tuées et les corps gisants de quarante-neuf enfants et trente -quatre femmes, en raison des bombardements de l’armée syrienne, est particulièrement éloquent ! Les observateurs de la Ligue arabe et de l’ONU affirmeront le 29 Mai 2012 que la plupart des victimes ont été exécutées à l’arme blanche et Les Nations-Unies révéleront le même jour que le secteur du massacre était tenu par les forces de la rébellion! Laurent Fabius en colportant les bobards de l’OSDH sur ce massacre a lui aussi contribué à la désinformation, l’utilisant même comme argument pour faire plier la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. « La Vérité n’est pas difficile à tuer et un mensonge bien dit est immortel » remarquait déjà de son côté Mark Twain.

La réalité d’une guerre civile larvée en Syrie entre la majorité sunnite et les minorités alaouites, chrétiennes, druzes et kurdes

Les évènements de Syrie ne sont rien d’autre que le combat pour leur survie de 2 millions d’alaouites avec l’aide plus ou moins active des autres minorités contre la mainmise islamique sunnite. Les minorités non sunnites représentent environ 30% de la population. Les alaouites considérés comme des apostats par les sunnites depuis le XIVème siècle ont toujours été opprimés. Majoritaires dans l’armée syrienne, car n’ayant plus que leur vie à offrir pour survivre, ils ont pris le pouvoir en 1970 avec un coup d’Etat de Hafez El-Assad. La guerre civile a en fait commencé en 1980 lorsqu’un commando des Frères musulmans a massacré 80 cadets alaouites dans l’école des cadets de terre d’Alep. En représailles, l’oncle de l’actuel Président a rasé Hama en 1982 et fait entre 10 et 20 000 morts ! Comme le royaume franc de Jérusalem, comme les Juifs en Israël, les Alaouites se battent le dos à la mer avec comme seule alternative de vaincre ou de connaitre un génocide.
Le général Jamil Sayed qui fut le tout-puissant directeur de la Sûreté générale libanaise a lancé une mise en garde à l’Occident (2).Selon sa version, l’Amérique , suivie par la France, l’Allemagne et l’Angleterre qui sont devenus volontairement ses vassaux au Moyen Orient a entrepris de détruire l’Etat syrien. En Syrie, la guerre civile se greffe d’un conflit régional entre le sunnisme et le chiisme (Hezbollah et Iran) qui se conjugue avec l’intérêt américain pour le Moyen-Orient et la sécurité d’Israël. Après leur défaite en Irak, les Américains cherchent à regagner de l’influence dans la région en rallumant le vieil affrontement sunnites-chiites, ce qui n’est pas pour déplaire à Israël ! Elle le fait grâce à la collaboration des pétromonarchies qui doivent tout à Washington depuis le pacte Roosevelt-Ibn Saoud de 1945 à bord du bâtiment Quincy de l’US Navy . Malheureusement pour elle, la Russie, avec Poutine, a repris du poil de la bête et n’est plus prête à laisser tomber ses alliés historiques.
Ce général constate également que les communautés chrétiennes d’Orient qui existaient bien avant le début de l’islam disposaient d’un manteau, d’une veste et d’un pull. Ils ont perdu leur manteau en Irak, leur veste avec les coptes d’ Egypte, et maintenant on voudrait qu’ils perdent leur pull en Syrie afin qu’ils se retrouvent en sous-vêtements au Liban ! Si les groupes fanatiques islamiques sunnites sont vainqueurs en Syrie, les chrétiens, comme ce fut le cas Irak, seront condamnés à l’exil !
Un général syrien commandant la garde républicaine d’Alep conforte les propos de son collègue libanais et dénonce l’aveuglement de la France ainsi que des autres pays occidentaux qui soutiennent les mouvements islamiques dans la région : « Ne comprennent ils pas que nous sommes la dernière digue qui empêchera la vague islamique d’engloutir l’Europe ? »
Des combats entre civils armés et pro-régime ont même commencé, ce qui est bien le signe d’une guerre civile. Il ne fait aucun doute que des groupes salafistes veulent imposer par la force un Etat islamique en Syrie. Si aucune des parties ne réussit à l’emporter sur le terrain, en raison de l’équilibre des forces, la balkanisation, la somalisation de la Syrie entre divers groupes religieux et ethniques est tout à fait possible ; les alaouites se retireront t alors, au pire, dans leurs montagnes, dans leur forteresse inexpugnable entre Tartous et Lattaquié.
Qu’a-t-on faire dans ces conditions des belles leçons utopiques, contreproductives de Monsieur Bernard Henri Lévy sur la démocratie et les droits de l’homme en Syrie devant ces effroyables réalités ethniques et religieuses, ces rapports exclusifs de force qui balaient tout sur leur passage !

Réalités libyennes et divagations de BHL

Après la stupide intervention de l’OTAN et de la France, la Libye se trouve livrée à des bandes et tribus rivales bien décidées à défendre par les armes leur pré carré local. Le Conseil national de Transition porté aux nues par Bernard Henri Lévy est en train de se dissoudre sous les coups de butoirs des islamistes, adeptes d’Al-Qaïda, financés par le Qatar qui en retour veut sa part du butin de l’exploitation des hydrocarbures .
Les Khadafas, la grande tribu du colonel Kadhafi qui a été seulement vaincue par les avions, les bombardements de l’OTAN et les forces spéciales sont toujours en armes prêts à prendre leur revanche sur un régime hostile et incapable de les protéger. Derrière l’image officielle chère à BHL d’une Libye unie en route vers la prospérité et la démocratie brandie par le CNT et les pays occidentaux se cache la réalité préoccupante.
Jamais la mosaïque des régions, villes et tribus n’a été aussi fragmentée comme autant de petites entités féodales dotées de leurs propres seigneurs et de forces militaires autonomes. Cette situation très inquiétante pour l’avenir de « ni paix, ni guerre civile » n’est pas sans rappeler celle de l’Irak avec des attentats nombreux, cruels et sans fin depuis l’invasion américaine de 2003.
Le 19/08/2012, un double attentat à la voiture piégée a fait deux morts et quatre blessés au cœur de la capitale libyenne selon les autorités qui pointent du doigt des partisans de l’ancien régime. La Libye est marquée par un islam traditionnel d’inspiration soufie. Jusqu’ici les salafistes qui accusent les soufis d’impiété, ne constituaient qu’une minorité étroitement contrôlée et persécutée par le colonel Kadhafi. Mais la faiblesse de l’Etat, l’insécurité liée à l’abondance d’armes en circulation et à l’existence de stocks peu contrôlés de même que les conflits tribaux lancinants, leur offrent un terreau favorable, d’autant plus que la Libye va appliquer la charia !
Le sud désertique du pays est toujours en proie à de violentes rivalités tribales ; dans le désert, les Toubous disputent aux tribus arabes le contrôle des trafics. Le renversement du régime du colonel Kadhafi suite aux divagations de BHL et au manque de vision géopolitique de l’inconséquent, inculte et impulsif va-t-en guerre Sarkozy, à la recherche d’une victoire facile pour sa réélection, a contribué à ouvrir un vide politique et stratégique en Afrique subsaharienne.(Mali, Niger, Mauritanie, etc..) dans lequel s’est engouffré AQMI ; ce dernier menace directement les intérêts français locaux avec de possibles frappes terroristes sur le territoire national. Merci aussi pour ce beau cadeau , Monsieur Bernard Henri-Levy !

La Libye, l’Irak et la Syrie sont en fait un conglomérat de groupes religieux et d’ethnies. Seul un régime fort dictatorial ( Kadhafi, El-Assad, Saddam Hussein) peut organiser le fonctionnement de l’Etat, y imposer l’ordre et la paix civile religieuse. SI El-Assad perd la guerre civile, il est probable que la Syrie éclatera en un état alaouite dans la région de Lattaquié, un état kurde au Nord, un état druze au Golan et l’émigration massive des chrétiens. Contrairement à Mouammar Kadhafi, Bachar el-Assad dispose d’un plan B, à savoir l’éclatement de la Syrie. S’appuyant sur sa communauté alaouite et des tribus alliées, avec un armement moderne, avec l’aide de la Russie soucieuse de garder sa base maritime de Tartous, il deviendrait l’un des chefs de guerre d’un pays éclaté.
La morale de l’histoire, c’est que la politique n’est qu’une lutte d’intérêts pour la vie et la survie. Vivement le retour à la « Real Politik », aux réalités ethniques, religieuses et géopolitiques pour le plus grand Bien de la France ! Avec François Hollande et BHL qui ont été jusqu’à préconiser une intervention armée en Syrie, sans même tirer les leçons de la stupide intervention en Libye, le moins qu’on puisse dire, c’est que nous n’en prenons pas le chemin !
Marc Rousset http://www.scriptoblog.com
(1) « Syrie : la révolution s’arme et a besoin de l’OTAN, www.laregledujeu.org, 30 septembre 2011
(2) Renaud Girard, Le Figaro du lundi 3 septembre 2012, p 8
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supergaulois
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar supergaulois » 30/09/2012 - 23:09

Le Franc a écrit :L'Express, c'est de la merde. À boycotter.



il n'y a pas que l'express, la liste est trés longue :feu:

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Pat
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 06/10/2012 - 10:32

Comment les « antisionistes » de gauche se sont alliés avec Israël contre la Syrie

Le mythe :

Il y a un concept ridicule, parmi un grand nombre de groupes de gauche ainsi que parmi les opposants au gouvernement syrien, voulant que le régime israélien ne veuille pas voir tomber Assad. Comme les « antisionistes » autoproclamés, beaucoup de ces groupes se contentent de se bercer d’illusions en croyant que leurs deux ennemis sont du même côté. Dans le cas de plusieurs groupes socialistes, ils pensent que ce forcing de la crise syrienne dans leur récit « antiautoritaire » global (quel que soit l’état dans lequel ils appliquent ce récit) leur permet de maintenir une façade d’anti-impérialisme.

Le “socialist newspaper”, journal socialiste basé à Londres, écrit : « Israël, bien que hostile à la Syrie, pourrait dépendre du régime baasiste pour garder la frontière au calme. Par conséquent, la critique de Bachar est plus discrète à Tel-Aviv. »

Et Simon Assaf du « SocialistWorker » écrit :

« L’idée que les Syriens ordinaires qui luttent pour changer leur pays sont les pions d’un complot occidental est absurde ... En fait, la Ligue arabe tente de lancer au régime une opportunité. »

Ce point de vue est également largement répandu parmi l’opposition islamique au gouvernement syrien. Rafiq A. Tschannen du « Muslim Times » écrit : « Israël croit qu’il sera plus en sécurité sous le régime d’Assad que sous un nouveau gouvernement dont les pouvoirs sont inconnus ou sous le nouveau régime extrémiste islamique qui ouvrirait un nouveau front de guerre avec l’État juif. »

Les médias d’État israélien ont activement alimenté cette manipulation, puisque cela était bénéfique pour l’État d’Israël, pour discréditer le gouvernement syrien à la fois aux yeux des Syriens et des Arabes parmi lesquels la coopération avec Israël a toujours été la ligne à ne pas franchir. Par conséquent, le but de ces reportages était de créer une fausse perception qu’Israël ne serait pas impliqué dans l’insurrection contre le gouvernement syrien. De la même manière que les puissances de l’OTAN ont tenu à présenter l’insurrection libyenne comme étant « une révolution interne ».

Au début de l’année 2011, dans un article du Haaretz intitulé « le dictateur favori d’Israël », de grands efforts sont faits pour dépeindre le président syrien comme un faible larbin de l’Etat d’Israël. L’article régurgite des critiques syriennes courantes ainsi que des sources de frustration de l’échec du gouvernement syrien à reprendre le plateau du Golan.

L’article va même jusqu’à reprocher à Assad de ne pas attaquer Israël. L’ironie qu’un journal israélien soit critique envers l’échec d’un président à attaquer Israël n’est apparemment pas perçu par tout le monde. Le plus incroyable étant que ces groupes antisionistes aient choisi de croire les spins doctors des médias de l’État israéliens.

L’opposition syrienne basée en Turquie, le Conseil national syrien (CNS), a également suivit le mouvement. Le leader maintenant déchu du CNS, Burghan Ghallion, a déclaré au journal israélien le Ynetnews : « Nous sommes convaincus que principal allié du régime syrien est Israël ».

Démystifier le mythe :

Toutefois, les faits suivants exposent tout ce qui précède comme étant seulement une partie de la machine de guerre psychologique dirigée par le Qatar, l’Arabie Saoudite, Israël et les pays de l’OTAN, qui est une partie essentielle de l’agression générale mené contre la Syrie, et que ces gauchistes ont rejoint de leur propre gré : l’allié le plus important d’Israël, les Etats-Unis, a appelé à plusieurs reprises, parmi ses autres alliés, à un changement de régime en Syrie.

Le plus grand allié d’Israël, les États-Unis, a fait pression pour un changement de régime en Syrie bien avant que les premiers signes d’insurrections aient commencé. Le plus célèbre, en 2007, étant le général Wesley Clarke, qui servait en tant que commandant suprême des forces alliées entre 1997 et 2000, et qui avait déclaré avoir reçu une note du bureau du Secrétaire américain de la Défense, indiquant que le gouvernement syrien serait l’un des sept gouvernements que les États-Unis détruiraient dans les cinq années à venir.

Une récente Une du Guardian titrant : « L’Arabie saoudite envisage de financer l’armée rebelle Syrienne », est dans le style typique des médias libéraux basés dans les pays de l’OTAN, une manipulation malveillante. Le texte de cet article traite précisément du plans des États-Unis et, par extension, des plus importants alliés régionaux d’Israël, le Qatar et l’Arabie saoudite, de payer les salaires des insurgés. Mais un peu plus bas dans ce même article, il est également signalé que ce soutien avait débuté plusieurs mois auparavant. Un titre moins trompeur serait de remplacer « envisage de financer » par « augmente son soutien à … », Toutefois, un titre fidèle à la réalité suggèrerait qu’un contrôle extérieur de l’insurrection Syrienne existait déjà depuis le commencement.

En effet, le Qatar et l’Arabie saoudite ont une longue histoire d’hostilité envers le parti Baas syrien et la politique étrangère syrienne, un fait qui se reflète dans leurs deux principaux médias (respectivement Al Jazeera et Al Arabiya) qui déforment sévèrement la couverture des événements en Syrie depuis le début.

Mais, mettre en évidence ce contexte donnerait trop d’importance à l’analyse cohérente du gouvernement syrien, que la crise au sein de ses frontières est créé de l’extérieur. Un fait que même les groupes de gauche s’empressent d’essayer d’en minimiser ou d’en rejeter l’importance, et qui résulte à l’encouragement du récit adverse que l’impérialisme a rendu dominant à travers sa machinerie médiatique.

Pourquoi est ce que ce même article du Guardian, ainsi que les gauchistes occidentaux qui prétendent que Assad est bon pour Israël omettent de mentionner que, par exemple, au début du mois d’avril, les Etats-Unis se sont ouvertement engagé à doubler leurs aides aux insurgés, à hauteur d’un montant supplémentaire de 12 millions d’euros, sous couvert « d’aide humanitaire » ? Ou l’aveu récent de ces derniers laissant savoir qu’ils arment activement les insurgés en utilisant le Qatar comme intermédiaire ? Ou qu’en Février, William Hague, secrétaire d’État des Affaires étrangères britanniques et solide allié israélien, a promis plus de matériels aux insurgés, insistant sur le fait qu’il n’y avait « pas de limite sur les ressources » que la Grande-Bretagne fournirait ?

Il ne devrait pas être nécessaire d’expliquer aux antisionistes que la politique étrangère américaine et israélienne ne font qu’une.

L’Axe de la Résistance :

La Syrie est un membre de l’Axe de la Résistance, qui est la seule résistance militaire efficace qu’il reste contre Israël. Il est composé de la Syrie, de l’Iran ainsi que de la résistance à l’intérieur du Liban avec le Hezbollah à sa tête. Loin d’être une option « sûr » pour Israël, comme l’expose l’écrivain du « Al Akhbar », Amal Saad-Ghorayeb, dans sa critique de la troisième voie qui a saisi une grande partie de la gauche occidentale, la Syrie s’est toujours placée sur la ligne de front, risquant sa propre survie, et a été impliqué dans tous les conflits israélo-arabes depuis sa prise de pouvoir.

La Syrie a été le plus fervent partisan des mouvements de résistances libanais contre l’occupation israélienne ; Le Hezbollah a explicitement attribué à maintes reprises sa capacité à gagner la guerre contre l’invasion israélienne du Liban, en 2006, au soutien de la Syrie et de l’Iran. Un an après le début de l’insurrection en Syrie, l’idée ridicule qu’Israël ne poursuit pas un changement de régime en Syrie commence à s’effriter. Le ministre du Renseignement israélien, Dan Meridor, a indiqué sur une radio israélienne, ce qui était une évidence depuis le début : Le changement de régime en Syrie romprait le pacte de défense mutuel entre l’Iran et la Syrie, isolant ainsi l’Iran et coupant la fourniture d’armes au Hezbollah. La Syrie, le plus grand adversaire d’Israël, serait enfin paralysé.

Cela n’a pas été rapporté par les médias israéliens, qui se sont assurés d’empêcher cette évidence de voir le jour, en sachant clairement que cela rendrait la position des meneurs - antisionistes autoproclamés - des insurgés en occident et dans le monde arabe plus intenables. Pourtant, ces meneurs, qui soutiennent qu’Assad est bon pour Israël, ont été alors incapables de concilier pourquoi Israël bat sans relâche les tambours de guerre contre l’un des alliés les plus importants de la Syrie, à savoir l’Iran.

En plus de vouloir se débarrasser d’Assad pour s’assurer de l’hégémonie militaire de la région, Israël a également un intérêt économique à faire déguerpir les oléoducs de la Syrie, de l’Iran et de l’Irak qui pourraient rivaliser avec l’oléoduc BTC d’Israël et les plans pour le gazoduc européen Nabucco.

L’opposition pro-Israël :

Grâce à l’impulsion croissante, l’apparence pro-Assad, pourtant déjà peu convaincante, des médias israéliens commence à s’effriter et de plus en plus de voix au sein de l’opposition syrienne ont franchit la ligne rouge en paraissant amical envers Israël. MK Yitzhak Herzog, qui a déjà occupé des postes ministériels au parlement israélien, a déclaré que les dirigeants de l’opposition syrienne lui ont dit qu’ils désiraient la paix avec Israël après la chute du président Bachar al Assad. En effet, Bassma Kodmani, membre du CNS a assisté à la conférence du Bilderberg de 2012, où le changement de régime en Syrie était à l’ordre du jour. Kodmani avait déjà appelé à des relations amicales entre la Syrie et Israël dans un talk-show français, allant même jusqu’à déclarer : « Nous avons besoin d’Israël dans la région ».

Un autre membre du CNS, Ammar Abdulhamid, a déclaré son soutien aux relations amicales entre Israël et la Syrie, dans un entretien avec le journal israelien « Ynetnews ».

Plus tôt cette année, une conversation téléphonique entre Radwan Ziyade du CNS et Mouhammad Abdallah a émergé, dans laquelle ils demandaient au ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, plus de soutien.

En dehors du CNS, des enfants d’anciens dirigeants, aujourd’hui dans l’opposition, se sont joints à la foire d’empoigne pro-israélienne. Ribal Al-Assad, le fils de l’oncle de Bachar el-Assad ainsi que l’ancien vice-président en exil, Rifaat al-Assad, voient d’un bon œil la possibilité pour la Syrie de faire la paix avec Israël. Quand au fils de l’ancien Premier ministre syrien Nofal Al-Dawalibi, il a déclaré dans une interview sur une radio israélienne que le peuple syrien voulait la paix avec Israël.

Dawalibi a formé le « Conseil National de Transition », un autre groupe d’opposition externe rivalisant avec le CNS pour la prise de pouvoir après une possible chute du gouvernement syrien. Ces querelles sectaires et ces désunions, qui sont le miroir de la Libye post-Kadhafi, menace maintenant de sévir en Syrie. Plus bas dans la hiérarchie de l’opposition, des voix pro-israéliennes sont encore présentes. Danny Abdul-Dayem, le porte-parole officieux de l’armée syrienne libre, est apparu sur CNN implorant Israël d’attaquer la Syrie.

Dans une interview à la chaîne israélienne Aroutz 2, Sheikh Abdullah Tamimi, un imam de la ville syrienne de Homs en exil, a déclaré que l’opposition syrienne n’avait aucune hostilité envers Israël. Tamimi a entreprit de solliciter un soutien financier et militaire pour les sunnites en Syrie et au Liban.

Les sionistes anti-Assad et les dirigeants israéliens :

Les socialistes ont choisi de fermer les yeux sur le fait que les sionistes de premier plan ont soutenus l’insurrection syrienne, et ce depuis sa création. Les sénateurs américains John McCain et Joe Lieberman, tous deux bien connus pour être des amis proches de l’entité sioniste, ont rencontré le CNS ainsi que des insurgés syriens à la frontière turque, et ont par la suite demandé aux États-Unis de les armer. En réalité, Joe Lieberman appelle à la guerre contre la Syrie depuis 2011.

Un autre sioniste bien connu, Bernard-Henri Lévy, qui a été le fer de lance de la destruction de la Libye par les bombardements aériens de l’OTAN, a également appelé à une attaque contre la Syrie. Plus récemment, des voix au sein du gouvernement israélien se sont fait plus entendre et ont été plus exigeante dans leur désir de voir le remplacement du gouvernement syrien par un régime fantoche plus amical.

Le président israélien, Shimon Peres, lors de la réception de la « Médaille de la Liberté » des mains du président américain Barack Obama, a déclaré que le monde devait se débarrasser d’Assad. Qu’il reçoive une telle médaille nécessite déjà son propre article consacré à psychanalyser un tel événement, mais qu’il puisse également prétendre, tout en faisant partie d’un système qui est responsable d’abus parmi les plus graves de l’histoire de l’humanité, que d’un point de vue « humain » Assad devrait s’en aller, devrait vraiment faire réfléchir les soi-disant antisionistes. D’autres membres du gouvernement israélien, tel que le vice-Premier ministre, Shaul Mofaz, ont incité les puissances mondiales à instaurer un changement de régime en Syrie du même style qu’en Lybie.

Sans oublier que le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a appelé le « monde à agir » pour supprimer Assad tandis que le vice-ministre israélien, Danny Ayalon, a accusé le « monde » de méfaits pour ne pas agir contre le gouvernement syrien, et a offert une « assistance » israélienne aux réfugiés syriens. Euphémisme pas vraiment convaincant pour armer les insurgés à la frontière.

Conclusion :

En dépit de la volonté affichée du gouvernement américain pour le changement de régime en Syrie, qu’ils ont clarifié à maintes reprises, Israël a manifestement des intérêts économiques et militaires. Israël est à la poursuite d’un changement de régime en Syrie, notamment de l’éclatement de l’Axe de la Résistance ainsi que de la destruction de plans d’oléoducs concurrents. En dépit de nombreuses déclarations publiques faites par les membres de l’opposition syrienne qu’ils sont pro-israélien et la multitude de responsables du gouvernement israélien appelant à la chute du gouvernement syrien ainsi que les lobbyistes et les figures sionistes clés comme Bernard Henri-Lévy soutenant l’insurrection, les prétendus socialistes antisionistes ainsi que les groupes islamiques persistent dans leur affirmation selon laquelle Israël n’aurait aucun intérêt dans le changement de régime en Syrie et que l’insurrection à l’intérieur de la Syrie viendrait de la base. Bien que toutes les informations contraires à cette illusion soient placées bien en vue, il semblerait que les groupes socialiste et islamique soient volontairement aveugles.

Cette position devient de plus en plus intenable. Cependant, plus récemment, à la lumière de l’assassinat du vice-ministre de la Défense, Shawkat Asef, puis de l’assassinat simultané du ministre de la Défense, Dajiha Raoud, et de l’adjoint au vice-président Hassan Turkomani, le gouvernement syrien a rejeté la responsabilité sur Israël, l’Arabie saoudite et le Qatar, alors que de nouvelles informations ont fait surface comme révélé par le rédacteur en chef d’Al Akhbar, Ibrahim al-Amin.

Dans un article publié aujourd’hui, Amin écrit de Shawkat, qu’en dépit de tentatives incessantes des États-Unis et d’Israël pour le diaboliser :

« il a en fait, joué un rôle majeur dans la résistance à l’occupation israélienne à l’intérieur et autour de la Palestine. Jusqu’à la fin, il a pris en charge de répondre aux besoins des forces de la résistance en Palestine et au Liban, ainsi que de leurs membres et de leurs cadres en Syrie. Il a tout supervisé, de leur hébergement au transport, à leurs camps d’entraînement, aux provisions, ainsi qu’a l’organisation de la venue clandestine dans le pays des cadres de la Palestine pour leur formation.

Pour la résistance au Liban, Shawkat était un véritable partenaire, en fournissant toute l’assistance nécessaire sans avoir besoin de commandes ou d’approbation de sa direction. Il a été un acteur central dans la guerre de juin 2006. Il a passé tout son temps dans la salle centrale des opérations qui avait été mise en place, en conformité avec une directive d’Assad, pour fournir à la résistance toutes les armes qu’elle avait besoin, notamment des missiles, provenant des stocks de l’armée syrienne. Shawkat et d’autres hommes de l’armée syrienne - y compris Muhammad Suleiman, qui a été assassiné par le Mossad sur la côte syrienne en 2008 - ont passé des semaines à coordonner l’opération de ravitaillement qui a aidé la résistance à accomplir des succès qui ont conduit à la défaite d’Israël.

Malgré les accusations portées contre Asef Shawkat en ce qui concerne la sécurité, les questions politiques ou autres, pour Imad Mughniyeh, le chef militaire du Hezbollah assassiné, il était juste un autre camarade, un homme modeste qui s’inclinait en serrant la main d’Hassan Nasrallah, et aimait entendre les nouvelles de la Palestine tard dans la nuit. »

Cependant, parmi les antisionistes proclamé, il y en a peu dans ce monde qui peuvent se vanter d’en avoir fait autant pour la résistance palestinienne à l’entité sioniste. Mais après avoir démontré qu’ils ignoraient délibérément l’ensemble des faits et la longue histoire de la résistance syrienne à Israël, c’est une grande tragédie de voir que ces même qui s’accrochent à l’argument traité dans cet article, ne puisse être en mesure de le lâcher seulement si la Syrie chute et que la réalité de l’abandon militaire totale de la Palestine deviendrait trop évident a constater.

http://www.egaliteetreconciliation.fr
Source : lizzie-phelan.blogspot.de
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 11/10/2012 - 11:34

Bataille pour la Syrie

Reportage de la télévision russe Russia 24 qui a passé 2 mois en compagnie de l’armée syrienne.

La guerre fait rage en Syrie depuis un an et demi. Une interminable série d’opérations spéciales, de victoires et de replis, une lutte entre les forces gouvernementales et l’opposition armée qui se déroule à la fois sur le terrain et sur les écrans.

L’équipe russe du film a passé 2 mois sur la ligne de front avec les soldats de l’armée syrienne et des civils.

Ce film a été réalisé dans des conditions de terrain afin de mieux raconter l’histoire qui s’y déroule.

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... Gk3bC70L3c

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 11/10/2012 - 14:16

Ingérence impérialiste en Syrie : L’empire prendrait-il une claque ?…

Point de vue très, très intéressant.. La bidouillerie turco-syrienne ne serait donc que du pipeau ? du vent pour entretenir le « suspense » pendant la campagne électorale au pays du goulag levant ? La Turquie serait l’amuseur public #1 ?

Affaire à suivre pour sûr… – Résistance 71 –

Vers un retrait occidental de Syrie

Thierry Meyssan, le 8 Octobre 2012

url de l’article original : http://www.voltairenet.org/article176139.html

La guerre de Syrie s’éternise. Sa poursuite est devenue trop coûteuse et trop dangereuse pour ses voisins. La Russie, qui ambitionne de se réinstaller au Proche-Orient, tente de démontrer aux Etats-Unis que leur intérêt bien compris est de la laisser résoudre le conflit.

La situation militaire en Syrie s’est retournée au détriment de ceux qui espéraient à Washington et à Bruxelles parvenir à changer le régime par la force. Les deux tentatives successives de prise de Damas ont échoué et il est désormais clair que cet objectif ne pourra pas être atteint.

Le 18 juillet, une explosion décapitait le Conseil de sécurité nationale et donnait le signal d’une vaste offensive de dizaines de milliers de mercenaires convergeant de Jordanie, du Liban, de Turquie et d’Irak sur la capitale. Après quelques jours de bataille acharnée, Damas était sauvée, la fraction de la population hostile au gouvernement choisissant par patriotisme d’aider l’Armée nationale plutôt que d’accueillir l’ASL.

Le 26 septembre, des jihadistes d’Al-Qaida pénétraient dans l’enceinte du ministère de la Défense, déguisés en soldats syriens et munis de faux papiers. Ils voulaient faire sauter leurs ceintures d’explosifs dans le bureau de l’état-major, mais ne parvinrent pas à proximité suffisante de leur cible et furent abattus. Une seconde équipe devait s’emparer de la télévision nationale et lancer un ultimatum au président, mais elle ne put s’approcher du bâtiment car son accès avait été bloqué dans les minutes suivant la première attaque. Une troisième équipe s’est dirigée vers le siège du gouvernement et une quatrième devait attaquer l’aéroport.

Dans les deux cas, l’OTAN, qui coordonnait les opérations depuis sa base turque d’Incirlik, espérait provoquer une fracture au sein de l’Armée arabe syrienne et s’appuyer sur certains généraux pour renverser le régime. Mais les généraux en question avaient été identifiés comme traîtres depuis longtemps et privés de tout commandement effectif. Il ne s’est donc rien passé de significatif et le pouvoir syrien est sorti renforcé de ces deux coups ratés. Il a trouvé la légitimité intérieure nécessaire pour se permettre de passer à l’offensive et d’écraser rapidement l’ASL.

Ces échecs ont fait perdre leur superbe à ceux qui caracolaient par avance en affirmant que les jours de Bachar el-Assad étaient comptés. Par conséquent, à Washington, les partisans du retrait sont en train de l’emporter. La question n’est plus de savoir combien de temps le « régime de Bachar » tiendra encore, mais s’il est plus coûteux pour les États-Unis de continuer cette guerre ou de l’arrêter. La continuer, c’est provoquer l’effondrement économique de la Jordanie, c’est sacrifier ses alliés au Liban, c’est risquer la guerre civile en Turquie, et c’est devoir protéger Israël de ce chaos. L’arrêter, c’est laisser les Russes se réinstaller au Proche-Orient et c’est renforcer l’Axe de la Résistance au détriment des rêves expansionnistes du Likoud.

Or si la réponse de Washington tient compte du paramètre israélien, elle ne prend plus en considération l’avis du gouvernement Netanyahu. Celui-ci a fini par indisposer à la fois en raison de ses manipulations derrière l’assassinat de l’ambassadeur Chris Stevens et à cause de son ahurissante ingérence dans la campagne électorale US. En définitive, si l’on envisage la protection à long terme d’Israël et non pas les exigences extravagantes de Benjamin Netanyahu, la présence russe est la meilleure solution. Avec 1 million d’Israéliens russophones, jamais Moscou ne laissera mettre en péril la survie de cette colonie.

Un retour en arrière est ici nécessaire. La guerre contre la Syrie a été décidée par l’administration Bush, le 15 septembre 2001 lors d’une réunion à Camp David, comme l’a notamment attesté le général Wesley Clark. Après avoir été repoussée plusieurs fois, l’action de l’OTAN a dû être annulée en raison des vétos russe et chinois. Un « plan B » a alors été mis sur pied : recourir à des mercenaires et à l’action secrète puisque le déploiement de soldats en uniforme était devenu impossible. Cependant, l’ASL n’ayant pas marqué une seule victoire contre l’Armée arabe syrienne, beaucoup ont pronostiqué que le conflit serait interminable et minerait progressivement les États de la région, y compris Israël. Dans ce contexte, Washington a conclu le 30 juin un accord avec la Russie à Genève, sous la houlette de Kofi Annan.

Toutefois, le camp de la guerre a fait capoter cet accord en organisant des fuites dans la presse sur l’engagement occidental secret dans le conflit ; fuites qui ont contraint Kofi Annan à la démission immédiate. Le camp de la guerre a joué ses deux cartes maîtresses les 18 juillet et 26 septembre et a perdu. Dès lors, Lakhdar Brahimi, le successeur d’Annan, a été prié de ressusciter et de mettre en œuvre l’Accord de Genève.

Pendant ce temps, la Russie n’a pas chômé. Elle a obtenu la création d’un ministère syrien de la Réconciliation nationale, elle a supervisé et protégé la réunion à Damas des partis d’opposition nationale, elle a organisé des contacts entre les états-majors US et syrien, et elle a préparé le déploiement d’une force de paix. Les deux premières mesures ont été prises à la légère par la presse occidentale et les deux dernières ont été carrément ignorées.

Pourtant, comme l’a révélé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, la Russie a répondu aux craintes de l’état-major US relatives aux armes chimiques syriennes. Elle a pu vérifier que celles-ci étaient stockées dans des lieux suffisamment sécurisés pour ne pas tomber dans les mains de l’ASL, être détournées par des jihadistes et utilisées par eux aveuglément, sauf changement de régime. Elle a pu donner ainsi des garanties crédibles au Pentagone que le maintien au pouvoir d’un leader qui a prouvé son sang-froid comme Bachar el-Assad est une situation plus gérable, y compris pour Israël, que l’extension du chaos à la Syrie.

Surtout, Vladimir Poutine a accéléré les projets de l’Organisation du Traité de sécurité Collective (OTSC), l’Alliance défensive anti-OTAN réunissant l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et bien sûr la Russie. Les ministres des Affaires étrangères de l’OTSC ont adopté une position commune sur la Syrie [1]. La logistique a été installée pour un éventuel déploiement de 50 000 hommes [2]. Un accord a été signé entre l’OTSC et le département onusien de maintien de la paix pour que des « chapkas bleues » puissent être déployées dans les zones de conflit sous mandat du Conseil de sécurité [3]. Et des manœuvres communes ONU/OTSC auront lieu du 8 au 17 octobre au Kazakhstan sous le titre « Fraternité inviolable » pour finaliser la coordination entre les deux organisations intergouvernementales. La Croix-Rouge et l’OMI y participeront [4].

Aucune décision ne saurait être officialisée par les États-Unis durant leur campagne électorale présidentielle. Dès que celle-ci sera terminée, la paix sera envisageable.

Thierry Meyssan http://resistance71.wordpress.com

Source 
Tichreen (Syrie)

[1] « Министры иностранных дел государств-членов ОДКБ одобрили заявления по Сирии и ситуации вокруг Ирана », Communiqué de l’OTSC, 28 septembre 2012.

[2] « Путину предлагают ввести войска в Сирию », Izvestia, 1er juin 2012.

[3] « ОДКБ и ООН подписали Меморандум по миротворческой деятельности », Communiqué de l’OTSC, 28 septembre 2012. « Conflits armés : l’ONU et l’OTSC signent un mémorandum », RIA Novosti, 29 septembre 2012.

[4] « Первое миротворческое учение государств-членов ОДКБ « НЕРУШИМОЕ БРАТСТВО-2012″ пройдет с 8 по 17 октября в Республике Казахстан на трех полигонах под Алматы », Communiqué de l’OTSC. 3 octobre 2012
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 31/10/2012 - 11:02

Syrie : Réponse aux intellectuels français du café de Flore

Dans une tribune publiée le lundi 22 octobre dans le journal Le Monde, des politiques et intellectuels français ont appelé ouvertement à une intervention militaire occidentale en Syrie, pour abattre le régime de Bashar-El-Assad. Le texte, signé par Jacques Bérès, Mario Bettati, André Glucksmann, Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy est l’aboutissement d’une pensée politique Occidentale, Americano-centrée, qui associe les notions de « droit d’ingérence » et « d’occident gendarme de la planète ». L’article arrondit des chiffres invérifiables. Bashar El Assad aurait fait assassiner 40.000 personnes (!), alors que ce chiffre est visiblement le total des morts, comprenant quand même les milliers de soldats Syriens et de civils assassinés par ceux que les auteurs de l’article osent qualifier « d’opposition Syrienne ». AL

Il est sans doute inutile de revenir sur le parallèle grossier et irresponsable qui est fait entre la Syrie et la Libye, puisque désormais tout le monde sait que la Libye d’aujourd’hui ne mérite même plus le nom d’état, tellement elle est gangrenée par l’Islamisme radical, la violence et les volontés séparatistes. Il faut aussi noter, dans cet article, le ridicule parallèle historique fait entre la Russie de Vladimir Poutine qui soutient la Syrie et l’époque ou Mussolini et Hitler armaient les putschistes de Franco pendant la guerre d’Espagne. Mais les choses, observées depuis le café de Flore, paraissent simples : il faut que les puissances occidentales interviennent militairement.

Pour nos va-t-en guerre, « Le Conseil de sécurité de l'ONU étant paralysé par les vetos russe et chinois, n'importe quelle autre alliance est justifiée pour arrêter les rivières de sang qui coulent dans les villes syriennes (…) L'OTAN, l'UE, la France, les Etats-Unis devraient donc cesser de se dérober et enfin organiser une aide décisive à la Syrie démocratique ». Ceux qui s’opposent à une intervention militaire occidentale s’inquiètent eux du sort qui pourrait être réservé aux minorités chrétiennes, alaouites, druzes, ismaélites, turkmènes, arméniennes, après un changement de régime en Syrie, et des risques de déstabilisation pour les pays voisins, Turquie, Liban, Jordanie et Israël. Mais par ailleurs, le véto russo-chinois au conseil de sécurité de l’ONU est peut être bien un soulagement pour les puissances occidentales qui hésitent, face à la complexité de la situation dans la région. Est-ce qu’il s’agit du début d’un grand affrontement entre Islam chiite et Islam sunnite ? Quelles sont les rivalités entre l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Turquie ? Quel est le rôle exact du Qatar qui vient de briser l’isolement diplomatique du Hamas dans la bande de Gaza et surtout soutient l’internationale Djihadiste qui combat l’armée Syrienne ?

Ceux qui poussent à une intervention occidentale en Syrie se servent également de l’arme médiatique pour ranger le régime syrien dans « l’axe du mal ». Tout comme la Serbie en 1992, la Syrie est elle aussi victime d’une guerre de désinformation de très haute intensité et se retrouve menacée d’une agression militaire. Mais alors qu’Alep est présentée comme une ville en ruines et en sang par toute la presse occidentale (« des rivières de sang » disent nos va-t-en-guerre), un article récent explique qu’en fait la capitale économique du pays était largement aux mains du régime et que de nombreux quartiers de la ville n’étaient même pas touchés par les combats. Mieux encore, le reporter ébahi y constate que le marché fonctionne et que la liaison par bus avec Damas n’est pas coupée. Malgré toute la propagande déployée et l’offensive subventionnée de milliers de mercenaires islamistes, ni l’attaque de Damas ni la bataille d’Alep n’ont pourtant abouti a déstabiliser le régime Syrien.

La méthode il est vrai n’est pas nouvelle, la Yougoslavie en a fait les frais de 1992 à 1999, lorsqu’elle fut attaquée elle aussi par les mêmes puissances qui menacent la Syrie aujourd’hui. Après une campagne de désinformation médiatique exemplaire, les forces croates et bosniaques furent elles aussi épaulées par des Djihadistes Islamistes acheminés dans la région via le soutien logistique et politique du département d’état américain pour combattre l’armée serbe, il y a de cela déjà 20 ans!

Depuis le démantèlement de la Yougoslavie qui n’est toujours pas terminé (Kosovo), les interventions militaires de l’occident en Irak, en Afghanistan et en Lybie n’ont pas donné de résultats probants, c’est le moins qu’on puisse dire. Ces trois pays sont déstabilisés pour longtemps, et une intervention en Syrie pourrait être lourde de conséquences. Déstabiliser toute la région, détériorer les rapports entre les occidentaux d’une part, la Russie et la Chine d’autre part, et de plus enlever toute crédibilité au conseil de sécurité de l’ONU. Alors à quoi jouent nos apprentis sorciers dans les colonnes du journal Le Monde ? Ceux-ci s’étaient faits en 1992 les apôtres de l’impardonnable alliance entre les nationalistes croates, les mercenaires arabes et les intérêts américains dans la région. Nul surprise des lors de les retrouver aujourd’hui a appeler à la croisade en Syrie et à soutenir la diabolique et désormais cyclique alliance entre les puissances occidentales et les pétromonarchies Islamiques du golfe.

Il convient de tenter de comprendre l’objectif de ces opérations militaires contre la Serbie et la Syrie et celles-ci sont très claires. Ces deux pays ont un point commun essentiel: avoir refusé l’alignement géostratégique imposé par les Occidentaux, nouveaux gendarmes du monde, et être des alliés objectifs de la Russie. Les interventions contre la Serbie et la Syrie ont donc un objectif géopolitique clair: il s’agit d’annihiler la sphère d’influence de la Russie en détruisant un à un ses alliés les plus fiables, et les plus vulnérables. Nul doute que les prochaines étapes de ce remodelage géostratégique planifié viseront l’Iran, puis la Biélorussie, les deux derniers alliés clefs de la Russie. Et ensuite?

Quel que soit le résultat de l’élection américaine, qui pourrait voir l’arrivée à la maison blanche d’un candidat ayant déclaré que la Russie était l’ennemi puis l’adversaire principal de l’Amérique, une chose est certaine, le conflit Syrien semble parti pour s’intensifier et pour durer.

Alexandre Latsa, http://www.polemia.com
La Voix de la Russie

30/102012
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 04/11/2012 - 21:54

BHL contre Poutine… Obama et Romney !

Louis Denghien
Ex: http://mediabenews.wordpress.com/
L’OSDH évoque des combats hier dans la grande banlieue et de Damas, à Harasta et Irbin. Il est fort possible que ces combats soient extrêmement localisés. En revanche, on sera d’accord avec l’OSDH pour dire que l’armée poursuit ses attaques contre les places fortes – ou ex-places fortes rebelles, à Alep,Homs et dans le secteur d’Idleb/Maarat al-Numan. Il est difficile d’avoir des informations sur les derniers développements des combats dans ce dernier secteur : on se bat toujours dans le secteur de la base de Wadi Deif, à l’est de la ville et de l’autoroute, mais il n’est plus question nulle part de l’assaut « final » des rebelles contre cette position.

« Ma stratégie est sans détours, de poursuivre les méchants, faire de notre mieux pour les interrompre, les tuer, les sortir du paysage. Mais ma stratégie est plus large que ça. (…) Le bon chemin est de s’assurer que nous poursuivons ceux qui sont les leaders de ces groupes anti-américains et de ces djihadistes, mais aussi d’aider le monde musulman. »
– Mitt Romney
- »Je suis heureux que vous reconnaissiez qu’Al-Qaïda est une menace. Parce qu’il y a quelques mois, vous avez répondu que la Russie était la plus grande menace géopolitique pour l’Amérique, pas Al-Qaïda. (…) A chaque fois que vous avez exprimé une opinion, vous avez eu tort. »
– Barack Obama

Sur le plan politique, Bachar al-Assad a décrété une nouvelle amnistie pour les opposants ayant commis des crimes avant le 23 octobre 2012. Ce n’est certes pas la première fois que le président syrien décrète une mesure en ce sens, destinée évidemment à démobiliser une partie de la rébellion : en avril dernier, une amnistie avait été proposée pour tous les combattants n’ayant pas de sang sur les mains. On voit donc que Bachar a encore baissé « la barre du pardon ». Pour autant, il a précisé que les « terroristes » seraient exclus de la présente mesure : au-delà de quel niveau de crime ne peut-on plus prétendre au pardon, c’est encore chose imprécise.

Une petite phrase importante de Lavrov

Et voilà qui nous amène à la diplomatie. Lundi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueî Lavrov s’est, plus nettement encore qu’auparavant, engagé vis à vis du président syrien : « Bachar al-Assad est garant de la sécurité des minorités vivant en Syrie, dont les chrétiens » a ainsi déclaré Lavrov au quotidien russe Rossiskaia Gazeta. ajoutant que même les pays occidentaux reconnaissaient aujourd’hui qu’au moins « un tiers de la population syrienne voit en Assad une personne qui a appelé à empêcher la transformation de la Syrie en un Etat où les minorités n’auraient pas la possibilité d’exister« . On ajoutera juste qu’une bonne partie de la majorité sunnite voit aussi en Bachar un rempart contre le chaos et l’oppression salafiste. En tout cas, c’est un engagement marqué de la direction russe en faveur du président syrien.

La déclaration de Lavrov pèse certes plus lourd que l’énième appel d’un quarteron d’intellectuels parisiens et sionistes -BHL, Glucksmann, Kouchner – en faveur d’une intervention. On notera juste que ces messieurs réclament à présent une intervention en Syrie pour débarrasser le pays du « gang barbare des Assad » ET des « extrémistes islamistes », ce qui prouve qu’ils ont du tenir compte de la prise de conscience croissante des Occidentaux, ces deux ou trois derniers mois, de ce qui se cachait derrière la « révolution » syrienne. On notera le ton grandiloquant habituel à ces matamores du tout-Paris friqué et sioniste, à la limite de l’insolence vis-à-vis de Hollande et de son gouvernement : « Assez de dérobade, il faut intervenir en Syrie ! » On se demande comment leur excellent ami Fabius a reçu cette mise en demeure.

Et une précision non moins importante d’Obama/Romney

La démarche de ces convaincantes incarnations du mensonge et de la manipulation est conforme au niveau d’abjection attendu. Mais elle est surtout pathétique : lors de leur troisième et dernier grand débat télévisé, Barack Obama ET Mitt Romney sont au moins tombés d’accord pour dire qu’il ne fallait surtout pas envoyer de soldats américains en Syrie, et même pour reconnaître qu’il fallait mieux « identifier » l’opposition syrienne. Le forfait américain vaut forfait pour l’OTAN aussi, et donc pour l’Europe et même la Turquie. Jamais le principe d’une intervention occidentale en Syrie n’a été aussi hors de propos. Quant au malheureux Hollande, BHL and co devront se contenter – peut-être – d’une expédition française dans le Nord Mali, ce dont évidemment BHL se fout comme de sa première chemise blanche.

Dans ces conditions, le manifeste belliciste de cette petite bande sans crédit autre que médiatique s’apparente plus au trépignement de gosses frustrés par leurs parents de telle ou telle faveur qu’à une démarche politique.

Et puis sur le fond ! Dire en substance « Renversons Bachar et sa clique pour préserver la Syrie de l’islamisme radical » quand une grande majorité des Syriens, une bonne moitié du monde et même de plus en plus d’analystes occidentaux savent que c’est justement le gouvernement actuel qui est le meilleur rempart contre des islamistes qu’il affronte chaque jour, c’est ubuesque et « décalé » par rapport à la réalité. Mais la réalité n’est rien auprès du rêve de ces messieurs : la destruction de l’axe anti-israélien au Proche=Orient, avec une Syrie ramenée au niveau de l’Irak en 2003. Mais ce rêve est bien parti pour demeurer un rêve, même si la Syrie souffre.

De toute façon, et pour conclure, ce n’est certainement plus à Washington que se prennent les grandes orientations sur la Syrie, c’est sans doute plutôt à Moscou et à Pékin, mais une chose est sûre, ce n’est pas – moins que jamais – à Saint-Germain-des-Prés et au Quai d’Orsay que ça se passe !

http://euro-synergies.hautetfort.com/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 11/11/2012 - 21:52

Coups de semonce d’Israël contre la Syrie, du jamais vu depuis 1973

La radio publique israélienne a précisé que les soldats avaient tiré vers un secteur proche d’une position de l’armée syrienne, le premier incident du genre depuis la fin de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973. Un véhicule militaire israélien avait déjà été atteint il y a quelques jours sur le Golan par des balles perdues tirées depuis le secteur syrien du plateau. | Jack Guez

L’armée israélienne a annoncé ce dimanche qu’elle avait tiré des coups de semonce en direction de la Syrie à la suite de la chute d’un obus de mortier syrien dans le nord du pays. L’obus est tombé dans le secteur du plateau du Golan contrôlé par Israël, près de la localité d’Alonei Habasham, sans faire de blessé, selon une source militaire israélienne.

La radio publique israélienne a précisé que les soldats avaient tiré vers un secteur proche d’une position de l’armée syrienne, le premier incident du genre depuis la fin de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973. Selon des sources militaires israéliennes, les artilleurs israéliens ont délibérément manqué la position syrienne. Les mêmes sources ont précisé que l’armée avait utilisé un missile antichar Tamuz à haute précision.

«Il y a peu de temps, un obus de mortier a touché un poste de l’armée israélienne sur le plateau du Golan près de la frontière israélo-syrienne, dans le cadre du conflit interne en Syrie. En réponse, les soldats israéliens ont tiré des coups de semonce en direction des zones syriennes», a affirmé l’armée dans son communiqué. Israël a parallèlement déposé plainte auprès des forces de l’ONU stationnées sur le Golan, en avertissant que «les tirs émanant de Syrie vers Israël ne seront pas tolérés et (que) notre réponse sera sévère».

Incidents à répétition

Les incidents sur le plateau du Golan se sont multipliés ces dernières semaines. Jeudi, trois obus de mortier tirés à partir de la Syrie (apparemment des projectiles tirés par erreur lors de combats entre les différentes forces en présence en Syrie, selon l’armée) étaient tombés sur le Golan sans faire ni victime ni dégâts. Lundi, un véhicule militaire israélien avait également été endommagé par des balles perdues tirées depuis le secteur sous contrôle syrien du plateau.

L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor a envoyé récemment une lettre au Conseil de sécurité pour lui demander d’agir, à la suite d’incursions de l’armée syrienne dans la zone tampon sur le Golan. Ces incidents «représentent une dangereuse escalade qui pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité et la stabilité de la région», a affirmé Ron Prosor dans son courrier.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Malgré l’occupation et l’annexion par Israël d’une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n’a pas reconnue, les deux pays n’y ont pas connu d’affrontement notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973.

Source: Le parisien
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 12/11/2012 - 11:40

Interview de Bachar el-Assad – 08.11.2012 – VOSTFR

Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 13/11/2012 - 18:42

Dissident a écrit :
Israël riposte à un tir syrien

12.11.2012, 19:29

© Collage : La Voix de la Russie

Les chars israéliens déployés sur le plateau du Golan ont riposté aujourd'hui au tir d'obus d'un mortier syrien. Le service de presse de l'armée israélienne a annoncé que « les soldats israéliens ont riposté en tirant des obus de char vers l'origine du tir, faisant mouche à plusieurs reprises ».

L'obus de mortier syrien a explosé en terrain découvert sans faire ni victime ni dégât.

Israël reconnaît que ce tir a été fait dans le cadre du conflit interne de Syrie. Il avertit cependant que des tirs syriens contre des positions israéliennes sont intolérables et qu'ils provoqueront invariablement des coups de semonce.

http://french.ruvr.ru/2012_11_12/94361578/


Cette partie du Golan est occupée illégalement par l'armée israélienne depuis la guerre des 6 jours car appartenant à la Syrie !
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 15/11/2012 - 18:26

Syrie : Conflit américano-russe et hécatombe d'officiers du renseignement !

Syrie : Conflit américano-russe et hécatombe d'officiers du renseignement ! Depuis le début du dit « printemps arabe », nombre d'officiers du renseignement de la région ont été écartés ou assassinés. D’où une question lancinante : coup du destin et pure coïncidence, ou bien signes d’une lutte secrète préparant l’élaboration des nouvelles lignes de la politique internationale au Moyen-Orient ?

Hier, en Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Nayef a été nommé ministre de l'Intérieur suite à d’importantes mutations au sein des services du renseignement saoudiens dirigés par le prince Bandar ben Sultan. Ceci, dans le contexte d’une suite d'attentats survenus dans le royaume et dont certains sont restés secrets ou gardés sous le boisseau pour détourner les soupçons. Les tendances du prince Mohammed ben Nayef en matière de sécurité sont notoirement connues. Il a été lui-même la cible à abattre par des extrémistes islamistes. Mais on ne sait pas grand chose de ce qui se prépare pour la prochaine étape, sinon qu’il existe une précipitation vigoureuse à dominer les vents du changement qui soufflent sur le royaume tout en en essayant de calmer les esprits, car le ressentiment ne se limite pas à la région Est du pays. D’autant plus, que la mauvaise santé du roi Abdallah et l'absence de deux princes influents, Sultan et Nayef, exacerbent une situation des plus tendues.

Au Liban, le Général Wissam al-Hassan a été liquidé et il est absolument impossible d’exclure que cette liquidation ne soit pas en rapport avec l’axe qui relie l'Arabie Saoudite au Liban, à la Jordanie, aux Etats-Unis, et à certaines capitales de l’Occident et des Pays du Golfe. Une telle suspicion est partagée par nombre d’observateurs, car Wissam al-Hassan était directement impliqué non seulement dans l’incendie qui consume la Syrie, mais aussi dans les conflits internationaux et régionaux.

Cet assassinat a été précédé du décès du chef des renseignements et vice-président égyptien Omar Suleiman [1] ; de l’assassinat du sous-ministre de la Défense et de responsables de la Sécurité en Syrie [attentat du 18 juillet 2012 à Damas, NdT] ; suivi de la mise à l’ombre d’Ali Mamlouk, chef du bureau de la Sécurité nationale syrienne, pour suspicion de complot dans l’Affaire Michel Samaha au Liban ; tandis que Hakan Fidan, directeur adjoint du Renseignement turc était assassiné à son tour ; et que Mohammed al-Zahabi, ancien chef du Renseignement jordanien, était arrêté pour corruption financière.

Il est difficile de comprendre ce qui se passe sans lier ces événements à quatre dossiers principaux ; ceux de l’Iran, de la Syrie, des mouvements salafistes, et de la concurrence politique et économique entre la Russie et les Etats-Unis. Le conflit entre les différentes coalitions régionales et internationales est à son comble. L’Occident, l'Arabie Saoudite, le Qatar, ainsi que d’autres Pays du Golfe ont substantiellement soutenu certains partis de l’opposition syrienne. Rien que pour le Qatar, on parle de 11 milliards de dollars. Le nombre d’insurgés armés et les tonnes d’armes passées en Syrie ont ainsi atteint un niveau qui empêche la Russie de récolter les fruits de son soutien au gouvernement du Président Bachar al-Assad, mais qui néanmoins reste insuffisant pour le renverser.

Entretemps, plusieurs ministres russes, tels ceux de la Défense et des Affaires étrangères, n’hésitent plus à déclarer haut et fort leur soutien aux autorités syriennes et leur refus de laisser tomber le Président Al-Assad. Moscou est devenu une sorte de bouclier du gouvernement syrien. Elle accuse l’Occident, critique l’opposition, répète inlassablement qu’il n’y a de solution que par la négociation, le Président syrien devant en rester partie prenante. Finalement, jusqu’ici elle a réussi à contrarier les projets occidentaux visant à modifier le pouvoir en Syrie.

Washington, profitant de la crise syrienne, a réussi son escalade agressive contre l'Iran. Elle a durci l’ensemble des sanctions à son encontre, a étranglé son économie, et a contribué avec certains de ses alliés à exacerber le sectarisme confessionnel contre ce pays et le Hezbollah libanais à la fois. Mais, M. Obama est arrivé en fin de mandat sans obtenir la chute du Président syrien qu’il appelle de ses vœux depuis plus d'un an et demi. Al-Assad est toujours en place et l’Armée syrienne se bat depuis près de deux ans.

D’un autre côté, la même coalition anti-syrienne s’est arrangée pour atteindre son objectif consistant à compromettre la Turquie dans sa guerre contre la Syrie ; laquelle a réagi en laissant la bataille l’atteindre à ses frontières et même en son cœur, à travers les Kurdes, les Alaouites et la province du Hatay.

Les chances de compréhension entre les pays du Golfe et les autorités syriennes sont désormais réduites à néant. Il se dit que l'Emir du Qatar s'est rendu à Gaza pour rétablir sa popularité parmi les arabes à travers la cause palestinienne, après en avoir perdu une bonne partie dans « les pays du printemps arabe ». Mais, il se dit aussi que cette visite devrait servir de couverture à la préparation d’une opération prochaine, politique ou militaire, en Syrie. L’opération pourrait débuter dans le nord par la création d’une zone tampon avec augmentation du niveau de l’armement de l'opposition et formation d’un gouvernement en exil. De plus, L'Emir du Qatar aurait promis à ses alliés occidentaux de calmer les ardeurs du président palestinien Mahmoud Abbas, pour la reconnaissance d’un Etat palestinien par l’ONU.

Du côté opposé, l'Iran, la Syrie, et la Russie ont, dans une large proportion, réussi à attirer l’Irak dans leur camp. Des préoccupations, externe et interne, ont été suffisantes pour ramener la Jordanie à une neutralité minimale ; tandis que le Liban s'enfonce dans les répercussions de la guerre contre la Syrie et risque de payer un prix encore plus élevé si la guerre se prolonge.

Au plus fort des tentatives d'étranglement de l'Iran par l’économie, et de la Syrie par les armes, trois pays voient leur sécurité interne menacée : l'Arabie saoudite, le Bahreïn et la Turquie. La situation politique pose problème en Jordanie. Le ton monte encore aux Emirats Arabes par la voix du chef de la police de Dubaï [2] qui s’en prend aux Frères musulmans ; tandis que nombre de décideurs invitent à plus de précautions à leur égard dans les Pays du Golfe, et que d’autres s’inquiètent de l’expansion iranienne au Yémen et aux limites de l’Arabie saoudite.

Par conséquent, il est probable que nous ayons assisté à une guerre entre les différents services de renseignement, mais il est certain que la région est au bord de la guerre. Personne n’ose appuyer sur la gâchette le premier, mais la situation atteint l’intolérable. Il est difficile de s’imaginer que l’Iran puisse rester silencieux alors qu’il est asphyxié économiquement. Il est encore plus difficile de s’imaginer que la Syrie reste sans réagir en attendant l'arrivée des missiles anti-aériens entre les mains des insurgés armés sévissant dans tout le pays. Sans oublier que l’Occident commence à sérieusement s’inquiéter pour ses intérêts, et ceux d’Israël, devant l'élargissement du mouvement salafiste djihadiste de l'Irak à la Syrie, via la Jordanie et le Nord Liban, vers le Sinaï égyptien !

Il faut donc une guerre ou un accord. Les deux sont plus que jamais possibles, surtout depuis que les USA ont élu leur nouveau président. Nul ne peut se permettre un échec dans cette bataille des coalitions, car celui qui échouera pourrait tout perdre !

Sami Kleib http://www.voxnr.com

Source : As-Safir
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 16/11/2012 - 10:12

Folie doctrinaire : Hollande adoube les égorgeurs

Décidément, la gémellité, ou le proche cousinage, du président socialiste français avec les monarques islamistes du Golfe ne se dément pas. François Hollande a confirmé mardi dans sa conférence de pesse que la France, enfin son gouvernement, allait reconnaître la « Coalition nationale » de Doha comme « la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d’en terminer avec le régime de Bachar al-Assad« .

Du coup, la France est le premier pays occidental à reconnaître cette structure, immédiatement derrière les cinq ou six monarchies plus ou moins intégristes islamiques du Conseil de coopération du Golfe. Et tout ça au nom de la démocratie et des droits de l’(homme (et de la femme). Et, corollaire de cette reconnaissance, le président atlanto-français a soulevé à nouveau la question de la livraison d’armes à cette opposition radicale, question qu’il compte bientôt soumettre à ses partenaires européens.

Du coup, la France va plus loin et plus vite sur cette question que les États-Unis, voire que la Ligue arabe elle même : pas mal pour un dirigeant de gauche qui se posait essentiellement en candidat anti-Sarkozy !

Ubu président

Il ne faut pas se lasser de le constater et de l’écrire : l’analyse de François Hollande et de son entourage sur la Syrie est ubuesque : on encourage la guerre civile, et au sein de celle-ci, des forces nettement inspirées par les diverses nuances de l’Islam politique radical, au nom de la liberté et de la sécurité du peuple syrien : on va ou on veut livrer des armes à des activistes dont la plupart ne cache pas leur volonté bien arrêtée de massacrer ou de chasser des groupes ethnico-religieux entiers – alaouites, chiites, chrétien, voire druzes – (et qui sont en train de se dresser contre les Kurdes), d’établir un État à fondement religieux, de rabaisser le rôle de la femme dans la société ; on veut à toute force renverser un « dictateur » en coopérant pour cela avec des monarques qui sont les derniers représentants en ce monde du féodalisme monarchique, et qui n’accordent aucun droit ou si peu à leu peuple, à leurs minorités et à leurs femmes ; on stigmatise un régime comme « boucher » en ignorant ou feignant d’ignorer que les bandes insurgées massacrent prisonniers civils et militaires, les égorgent et les décapitent de la plus barbare et archaïque façon ; on déclare seul représentant légitime du peuple syrien, une coalition d’islamistes et de déçus du régime qui est largement ignorée de la population syrienne, qui n’est même pas obéie des combattants de terrain, qui est entièrement dans les mains du Qatar et du Golfe. Et qui, cerise sur le gâteau, n’est même pas reconnue par l’ensemble des opposants à Bachar, ni Haytham Manaa ni Michel Kilo, ni Louay Hassan, par exemple, ne s’associant à son projet de guerre civile.

Dans son article de ce mercredi commentant la conférence de presse de Hollande, l’AFP rappelle incidemment qu’Amnesty International et Human Rights Watch viennent de lancer justement un appel à la soi disant « Coalition nationale » de Doha pour qu’elle « lutte » contre les « exactions commises par les rebelles », « des vidéos d’exécution sommaires de soldats ayant récemment déclenché des condamnations internationales » ajoute l’AFP. Des condamnations internationales, peut-être mais on attend encore celle du binôme Hollande/Fabius !

Le Qatar a racheté le Quai d’Orsay

Cette attitude est ubuesque, mais elle s’explique. Par le « formatage » de Hollande, complètement acquis, comme nombre de ses amis socialistes et de es rivaux UMP, à la vision atlantiste du et libérale du Monde, dont l’européisme politique n’est qu’un avatar. Complètement soumis aussi aux divers lobbies sionistes, tout en géopolitique, et singulièrement au Proche-Orient, étant vu par nos « élites » à travers le prisme de intérêts et des analyses des dirigeants de Tel-Aviv. Complètement vendus aussi – le terme parait fort, mais qu’on nous en trouve un autre – aux pétro-potentats du Golfe, et au premier d’entre eux, l’émir du Qatar à qui une équipe gouvernementale en perdition a déjà cédé le renflouement de la petite couronne parisienne, en attendant de vendre – c’est, en ce qui concerne le dossier syrien, virtuellement déjà fait – le Quai d’Orsay.

Tout ceci est assez lamentable pour un grand pays qui fut jadis dirigé par Charles de Gaulle, et qui l’est plus ou moins à présent par BHL, mais ce n’est ni nouveau ni étonnant. Ni, peut-être si grave, pour la Syrie : Hollande n’a pas encore commencé à clouer les caisses d’armes à destination des fanatiques,; et il n’est pas sûr – litote – que sa jactance belliciste soit rapidement suivie d’effets. On en serait presque réduit à s’en réjouir : la France pèse peu, militairement et diplomatiquement, et mieux vaut pour Bachar al-Assad compter sur l’appui de la Russie et de la Chine (et d’autres) et endurer l’hostilité impuissante d’un président français en état de disgrâce. D’ailleurs, et au fond, François Hollande parle un peu de la Syrie comme il parle du mariage homosexuel, pour faire oublier (enfin tenter) sa rapide faillite politique.

Attention Hollande, images dures !

Et voici, en utile complément de ce qui précède, une nouvelle illustration de ce qui attend beaucoup de Syriens en cas de victoire (heureusement de plus en plus improbable) des fous furieux que vient à nouveau d’encourager l’Élysée. De valeureux combattants de la liberté appartenant à la brigade salafiste al-Tawhid, très active à Alep notamment, a récemment exécuté un Palestinien de Syrie appartenant à l’OLP en lui coupant la tête au couteau, avant de la brandir fièrement à grands cris d’ »Allah Akbar ! » et en avertissant que pareille décapitation « sera le sort réservé pour tout traitre » à leur révolution mortifère et obscurantiste. Vous en pensez quoi, M. le Président ? Rien sans doute, car votre formatage ne vous permet pas d’intégrer pareille réalité.

http://www.infosyrie.fr/actualite/folie-doctrinaire-hollande-adoube-les-egorgeurs/


je ne mets pas la vidéo car elle est très choquante
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 27/11/2012 - 10:56

La France alloue 1,2 million d’euros à la coalition de l’opposition syrienne

Et pendant que les Français se serrent la ceinture....

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La France, premier pays occidental à avoir reconnu la légitimité de la coalition nationale de l’opposition syrienne, a décidé de lui allouer une aide humanitaire d’urgence de 1,2 million d’euros, a annoncé lundi le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius. « La situation humanitaire en Syrie se dégrade. Il est impératif que la communauté internationale agisse », a affirmé le ministre dans une déclaration.
En annonçant la nouvelle aide, le ministre a rappelé que « la France qui, la première, a reconnu la nouvelle coalition comme seule représentante légitime du peuple syrien, souhaite désormais lui faciliter les moyens de venir en aide à ses compatriotes en situation de détresse ». Cette annonce intervient peu après de vives critiques du premier ministre russe, Dmitri Medvedev, en visite en France en ce début de semaine, qui a jugé la reconnaissance française « tout à fait inacceptable au regard du droit international ». M. Medvedev doit rencontrer mardi le président François Hollande et évoquer notamment le dossier syrien avec lui.

La Coalition nationale syrienne organise (lundi et mardi) au Caire une réunion avec la communauté internationale sur l’aide à la population syrienne et la France a décidé de débloquer « une aide d’urgence humanitaire de 1,2 million d’euros », a expliqué M. Fabius. Cette somme s’ajoute à une aide financière de 1,2 million d’euros déjà accordée par Paris depuis le début de l’année aux Conseils révolutionnaires civils dans les zones libérées de toute présence des troupes de Bachar Al-Assad.

La France, a précisé Laurent Fabius, apporte également une aide aux réfugiés syriens en Irak, en Jordanie et au Liban en subventionnant, à hauteur de 300 000 euros, un ensemble de projets mis en oeuvre par des ONG. La nouvelle coalition de l’opposition syrienne, formée début novembre à Doha et basée en Egypte, a été reconnue comme « l’unique représentant légitime » de la Syrie par les monarchies du Golfe, la Turquie, la France et la Grande-Bretagne.

Source: lemonde.fr
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 27/11/2012 - 12:02

Syrie : Medvedev condamne la France

IRIB- À la veille de sa visite en France, le premier ministre de Vladimir Poutine répond au Figaro et à l'Agence France-Presse.

.....

La France est le premier des grands pays à avoir reconnu comme légitime la nouvelle opposition syrienne et évoque la possibilité de livraisons d'armes. Qu'en pensez-vous?

Medvedev : Cela est très contestable. La France est un grand pays souverain, mais je voudrais néanmoins rappeler des principes du droit international approuvés par l'ONU en 1970. Ces derniers stipulent qu'aucun gouvernement ne doit entreprendre d'actions visant à changer, par la force, un régime politique d'un autre pays. Le problème n'est pas de savoir s'il convient de soutenir le régime d'el-Assad ou l'opposition - pour sa part, la Russie adopte une position neutre. Nous condamnons le régime syrien pour le niveau de violence qu'il admet, et également l'opposition, car cette dernière verse aussi le sang, et finalement on a une guerre ci­vile. Du point de vue du droit international, il est inadmissible de soutenir une autre force politique lorsque celle-ci se retrouve être le principal adversaire du gouvernement légitime d'un pays. Il revient au seul peuple syrien et aux forces d'opposition de décider du destin d'el-Assad et de son régime, d'une manière légale, et pas par le biais de la livraison d'armes organisée par un autre pays. Nous n'aimerions pas que la Syrie se désintègre et qu'au Proche-Orient naisse un nouveau foyer de tension, exploité par des extrémistes religieux. La désintégration de la Syrie ne profitera ni à la Russie, ni à la France.

Pourquoi la Russie ne cesse-t-elle pas ses livraisons d'armes au gouvernement syrien ?

Notre coopération militaire ne date pas d'hier et elle a toujours eu un caractère légal et ouvert. Nous n'avons jamais fourni à la Syrie des équipements contrevenant aux conventions internationales. Tous sont destinés à se défendre contre une agression extérieure. Nous devons par ailleurs remplir les obligations liées à nos contrats, car, en cas de cessation des livraisons, il y a un risque de sanctions internationales. Depuis que nous avons suspendu certaines livraisons d'armes à l'Iran, à la suite d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, ce pays a fait valoir ses exigences et nous sommes entrés dans un conflit juridique avec eux…

Les gouvernements occidentaux ont vivement critiqué l'arrestation en Russie des participants aux mouvements d'opposition. Le pouvoir n'a-t-il pas réagi trop brutalement ?

C'est une question d'appréciation. Je ne commenterai pas la manière dont réagissent les autorités européennes et ne montrerai pas du doigt tel ou tel. Je ne crois pas que la réaction d'un pouvoir est brutale lorsque l'ordre légal est violé. À l'étranger, n'importe quel manifestant levant la main sur un policier sera considéré comme un criminel et emprisonné. Les organisateurs des meetings doivent le comprendre. Je ne crois pas, contrairement à ce que vous pensez, que nous avons serré la vis. Les gouverneurs sont élus, plus de 25 partis ont pris part aux dernières élections régionales. Le pay­sage politique est différent, ce qui ne veut pas dire que la loi ne sera pas perfectionnée. Certes, notre société n'est pas la plus affûtée dans le maintien de l'ordre au cours des manifestations, mais le but de celles-ci n'est pas de provoquer des bagarres. Par ailleurs, notre loi sur les «agents de l'étranger» (qui impose aux ONG recevant des financements extérieurs de s'enregistrer comme telles, NDLR) est d'ordre technique et s'inspire des pratiques étrangères. Si l'on m'apporte des informations sur une ONG obligée de cesser son activité ou confrontée à des problèmes, cela constituera un argument essentiel. Mais ce n'est pas le cas.

Bien que vous ayez appelé à la libération des Pussy Riot, celles-ci sont toujours en prison. Qu'est-ce qui empêche leur libération ?

Je n'ai pas appelé à leur libération. Étant juriste de formation, je suis toujours précis dans mes jugements. J'ai dit que je n'aimais pas du tout ce qu'ont fait ces filles, notamment d'un point de vue moral. Mais étant donné qu'elles ont passé un temps considérable en détention provisoire, elles ont déjà goûté à ce qu'est la prison et il me semble qu'une peine plus longue n'est pas nécessaire. Mais il s'agit de ma position personnelle, pas de celle du tribunal. Chez nous, comme chez vous, il existe une séparation des pouvoirs.

Estimez-vous également que Mikhaïl Khodorkovski a passé trop de temps en prison ?

Cette question n'est pas très originale… N'importe quelle personne emprisonnée fait l'objet de pitié. Mais le tribunal a déterminé la punition en fonction de la loi et il faut respecter ce verdict. Une procédure d'appel a été engagée. Il existe également un droit de grâce mais que l'accusé n'a pas sollicité. La balle est donc dans son camp.

Pouvez-vous décrire les émotions que vous avez ressenties en voyant les premières grandes manifestations il y a un an ?

J'ai compris que notre société était devenue différente, beaucoup plus active. Tout le monde doit respecter la loi, y compris ceux qui n'aiment pas la ligne du pouvoir, en même temps, ce dernier doit changer et être conforme au niveau de développement de la société civile. C'est pourquoi je pense avoir trouvé une bonne réponse en changeant plusieurs bases très importantes de notre société, notamment en simplifiant la procédure d'enregistrement des partis, ce qui nous rapprochera des pratiques européennes. Ainsi, une partie des gens qui n'étaient pas contents de notre construction politique se sont calmés.

Vous avez plusieurs fois dénoncé Staline. Pourquoi son corps repose-t-il toujours sous les murs du Kremlin ?

Pour moi il ne fait aucun doute que, sous Staline, ont été tués et réprimés une masse considérable de gens, malgré les opinions contraires des partisans de l'idée communiste. La nostalgie des dictateurs défunts est une erreur très répandue dans l'humanité. Mais il ne faut pas oublier qu'une tombe est protégée par la loi. Si on décide de transférer celle de Staline, il faudra également penser aux autres tombes placées sous le Kremlin, à commencer par celle de Lénine. On ne peut pas dire: «Celui-là est mauvais, il faut l'enterrer ailleurs, et cet autre, il est pas mal, laissons-le là où il est!» Voilà une question éthique très compliquée. Par ailleurs, je ne souhaite pas qu'à cause de cela une partie de la société s'affronte à l'autre. Il y a vingt ans, le Parti communiste était au pouvoir, l'élite soviétique était issue des rangs du parti et une part importante de notre société continue de croire à la victoire de l'idée socialiste. N'importe quel pouvoir doit prendre cela en compte. Ce sont nos gens, nos citoyens…

Est-il très confortable d'être le premier ministre de Vladimir Poutine ?

S'il y a une seule personne avec qui il est confortable de travailler, c'est bien Vladimir Poutine.

Souhaitez-vous retourner au Kremlin ?

Si ma santé le permet et si nos gens me font confiance pour ce travail, il est évident que je n'exclus pas un tel retournement des événements. Il ne faut jamais dire jamais, d'autant plus que je me suis déjà baigné dans ce fleuve. Je peux m'y baigner une seconde fois…

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 29/11/2012 - 20:18

Le terrorisme monte encore d'un cran en Syrie / L'ONU se prononce sur le statut de la Palestine

Il n’est pas coutume à Polémia de traiter l’actualité à chaud, au jour le jour – ce n’est pas sa vocation. Néanmoins, le Proche-Orient est actuellement témoin de deux situations évolutives : hier, une série d’attentats mortels en Syrie ; aujourd’hui, le vote à l’ONU d’un statut pour la Palestine. Nous reproduisons ici les commentaires de l’équipe du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie qui a développé ce matin même ces deux questions.
Polémia

I/ Le terrorisme monte encore d’un cran en Syrie

Hier, deux attentats terroristes ont fait près de 40 morts et 80 blessés à Jaramana, une ville favorable à Bachar-al-Assad, non loin de Damas. Plus précisément, ce sont les quartiers chrétiens et druzes qui ont été visés par les terroristes. Si les attentats n’ont pas été revendiqués, le mode opératoire laisse à penser que des organisations terroristes puissantes, comme Al-Qaïda, sont désormais à la pointe du combat contre le régime syrien.

La Syrie, nouveau terrain d’action du terrorisme islamiste ?

C’est bien ce que l’on peut craindre, d’autant plus que chez les rebelles, les libéraux et les modérés sont désormais en minorité. Mi-novembre, les autorités syriennes ont d’ailleurs envoyé à l’ONU une liste de 142 djihadistes éliminés par l’armée régulière et membres d’Al-Qaïda. Parmi eux figuraient notamment 47 Saoudiens, 24 Libyens, 10 Tunisiens, ainsi que des Afghans, des Tchétchènes, des Turcs ou des Qatariotes.

Les grandes puissances continuent à soutenir les insurgés

En effet, on peut citer par exemple le don de 1.200.000 euros accordé lundi dernier aux rebelles par Laurent Fabius. Mais cette alliance n’est pas si étonnante qu’elle y paraît. En réalité, on retrouve un schéma tout à fait classique, où les islamistes du monde entier s’attaquent à une nation rivale des anciennes puissances tutélaires qui, en échange, les financent et les arment : c’était le cas contre l’Union soviétique en Afghanistan, contre la Serbie dans les années 1990, ou encore contre la Russie en Tchétchénie.

La Syrie condamnée à subir le même sort que la Serbie ou la Libye ?

Pour l’instant, le soutien de la Russie et de l’Iran a empêché toute action directe contre le régime syrien. Du reste, Bachar-al-Assad est toujours soutenu par une partie de son peuple, notamment les minorités chrétienne, chiite et kurde, mais aussi les fonctionnaires et les musulmans sunnites modérés. Cependant, l’armée régulière n’est toujours par parvenue à écraser les rebelles ; de plus, ces derniers disposent depuis peu de missiles sol-air, avec lesquels ils ont abattu un hélicoptère et un bombardier de l’armée au cours des dernières 48 heures. L’issue du conflit reste donc encore floue, mais une chose est sûre : une paix rapide semble désormais impossible.

II/ L’ONU se prononce sur le statut de la Palestine

Soixante-cinq ans après le plan de partage de la Palestine, le président Mahmoud Abbas demande ce jeudi le statut d’Etat non membre devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Que recouvre ce nouveau statut ?

La demande palestinienne à l’ONU vise à ce que le statut d’observateur, dont la Palestine bénéficie depuis 1974, passe d’une « entité » à un « Etat non-membre ». Précisons que la « reconnaissance » d’un Etat est seulement le fruit d’une décision bilatérale entre deux Etats. Dans son discours devant l’Assemblée générale en septembre, le président Mahmoud Abbas avait mis en avant le fait que cette demande n’était pas un substitut à la négociation avec les Israéliens, mais allait dans le sens d’une Palestine partagée entre deux Etats : l’Etat d’Israël et celui de Palestine.

Qu’apporterait ce changement aux Palestiniens ?

L’obtention de ce nouveau statut, comparable à celui du Vatican, constituerait selon les Palestiniens une avancée de leurs droits nationaux. Mais l’Etat de Palestine, tel qu’il a été proclamé par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1988, est déjà reconnu par 132 Etats. Parmi ceux-ci, deux membres permanents du Conseil de sécurité : la Russie et la Chine. Mais ce n’est pas pour autant qu’il dispose de la souveraineté de son territoire. Toutefois, ce statut pourrait quand même ouvrir de nouveaux horizons diplomatiques et juridiques pour la Palestine, à l’heure où toute négociation avec Israël semble devenue impossible.

Quelle est la position des autres pays sur le sujet ?

Ils sont divisés. Pour l'Allemagne, la République tchèque et les Pays-Bas, ce sera « non ». La Grande-Bretagne, elle, hésitait encore hier entre l'abstention et le « oui ». Après quelques débats internes, la France va finalement soutenir la démarche palestinienne. Les Etats-Unis demeurent, quant à eux, résolument contre. Les Palestiniens sont toutefois assurés d'avoir gain de cause : ils doivent réunir 97 votes positifs (sur 193) et plus d'une centaine de pays ont d'ores et déjà pris position en leur faveur. Il s'agit notamment de ses alliés traditionnels : les pays musulmans et les non alignés.

(Source : Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie du 29/11/2012.)

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 05/12/2012 - 11:49

Syrie : le prétexte chimique pour une intervention qui se précise

Vu sur Metamag :
« Et revoilà le coup des armes de destructions massives
L’accusation n’est pas neuve. Elle monte en puissance. Le président Assad pour que la situation ne lui échappe pas se préparerait à gazer les rebelles et son propre peuple comme un Saddam le fit avec les kurdes.
La saddamisation du discours anti-Assad est évidente. Ce sont les français qui ont commencé, Fabius expliquant qu’une utilisation des armes chimiques changerait totalement la donne. Les anglais ont suivi, puis les américains. Maintenant Damas prépare la guerre chimique.

Ce n’est certes pas impossible, mais c’est loin d’être sûr. Une fois de plus, on est consterné par l’absence d’esprit critique de nos médias. Ils suivent comme un seul homme. On leur a pourtant fait le coup de nombreuses fois dont celui des armes de destructions massives de l’Irak complètement inventé pour justifier la guerre.
Pour Damas on a trouvé un autre prétexte, celui des armes chimiques. Cela veut dire que l’intervention internationale se précise car elle est devenue possible. En effet, le régime est affaibli. L’attaquer, ce serait prendre moins de risques qu’avant. Il est confronté à une vraie guerre civile et depuis que les rebelles ont des missiles, la suprématie aérienne, arme absolue d’Assad, est contestée.

Nos médias sont incroyables
Les rebelles auraient mis la main sur des missiles lors de leurs actions contre les bases de l’armée. Peut être, mais plus surement, leur a-t-on livré secrètement, malgré la position officielle, des missiles certainement financés par le Qatar qui veut chasser les alaouites et instaurer un régime islamiste sunnite à Damas. Tout le reste n’est que propagande et bourrage de crane au service de l’ acceptation par les opinions publiques d’ une nouvelle guerre morale bien sûr et destinée, comme en Libye bien sûr, à sauver les innocentes populations civiles d’un fou sanguinaire.
Le président américain Barack Obama a donc mis en garde le président syrien Bachar el-Assad contre l’usage d’armes chimiques, jugeant qu’une telle action serait « totalement inacceptable » et aurait des « conséquences ». « Je veux aujourd’hui être parfaitement clair pour Assad et ceux sous son commandement: le monde observe. L’emploi d’armes chimiques est et serait totalement inacceptable », a déclaré le chef de la Maison Blanche lors d’un discours à l’Université Nationale de la Défense à Washington. Si Bachar El Assad « commet l’erreur tragique d’utiliser ces armes, il y aura des conséquences« , a-t-il prévenu sans en dire plus.
« Notre position est claire: c’est la ligne rouge que les États-Unis se sont fixés », a déclaré Hillary Clinton à la presse lors d’un déplacement à Prague, réitérant la position de Barack Obama sur la question. « Je ne vais pas rentrer dans les détails de notre action dans l’éventualité où des éléments crédibles seraient apportés sur une utilisation par le régime de Bachar el-Assad d’armes chimiques contre son propre peuple. Mais il suffit de dire que nous agirons sans aucun doute si une telle éventualité se concrétisait« , a-t-elle déclaré.
On a tout compris, mais si ça ne suffisait pas, on nous apporte quelques explications.
Selon un responsable américain de la Défense, le renseignement américain a noté au cours des derniers jours une activité autour de plusieurs sites d’armements chimiques en Syrie, indiquant des « préparatifs ». La Syrie, selon certaines estimations, disposerait de plusieurs centaines de missiles Scud capables de projeter des gaz mortels et posséderait la capacité de mettre en œuvre des gaz neurotoxiques comme le gaz sarin. Cet arsenal constitue particulièrement une menace pour les alliés des Etats-Unis dans la région, Israël et la Turquie. Les Etats-Unis, explique-t-on de sources militaires, envisagent divers scénarios pour empêcher un éventuel emploi d’armes chimiques par la Syrie, allant de bombardements à l’intervention de commandos des forces spéciales pour sécuriser les sites de stockage.
C’est parti et Poutine le sait qui s’est rendu en vain en Turquie. Initialement programmée en octobre puis reportée, la visite de Vladimir Poutine en Turquie intervient dans un climat de fortes tensions entre les deux pays au sujet de la guerre qui fait rage depuis vingt mois en Syrie.
La Turquie a pris fait et cause pour les rebelles syriens, alors que Moscou est l’un des derniers soutiens du président Bachar al-Assad et bloque systématiquement les projets de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant son régime.
Le ton est monté entre la Russie et la Turquie après l’interception le 11 octobre dernier par les forces aériennes turques d’un avion de ligne syrien reliant Moscou à Damas et soupçonné par Ankara de transporter une cargaison militaire destinée au ministère syrien de la Défense. La Russie a également exprimé son opposition au déploiement attendu en Turquie et sollicité par Ankara, de missiles sol-air Patriot de l’Otan près de la frontière avec la Syrie, estimant qu’il augmentait le risque d’un débordement du conflit.
Damas a affirmé qu’elle ne ferait pas usage d’armes chimiques contre son peuple en réagissant à l’ »avertissement » lancé par Washington, au moment de la rencontre entre le Premier ministre turc et le président russe Vladimir Poutine. La machine médiatique est cependant en marche et le bombardement informatif annonce une action militaire une fois de plus irresponsable. »
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 06/12/2012 - 16:52

Syrie: les événements s’accélèrent…

Les événements s’accélèrent en Syrie, et pas dans le bon sens, bien au contraire! La guerre est donc proche, et le risque est que d’ici Noël, le gouvernement syrien tombe! J’attends personnellement des confirmations et de quoi recouper les informations pour appuyer les articles qui suivent.
Le dernier pays de l’UE évacue ses diplomates de Damas

Le 5 décembre le gouvernement de Hongrie a annoncé l’évacuation totale du personnel de son ambassade à Damas, communique Reuters. La décision a été prise face à la « situation critique » dans la capitale syrienne.

La Hongrie demeurait l’unique pays de l’UE dont l’ambassade fonctionnait dans la capitale de Syrie.

Deux jours plus tôt, la mission locale de l’ONU avait décidé d’évacuer son personnel technique.
Ces dernières semaines la situation à Damas et dans les alentours s’est sensiblement détériorée : des opérations militaires sont menées presque quotidiennement par les rebelles et les forces gouvernementales ont du mal à contrôler le centre de la ville.

La Russie déploie ses missiles « Iskandar », en Syrie !

La Russie déploie ses missiles "Iskandar", en Syrie ! IRIB- Pour Elyas Ebrahim, expert des questions régionales, la Russie a déployé les missiles « Iskandar » (Alexandre), en Syrie, pour contrer la menace des « Patriot » turcs.

« Les missiles « Eskandar » sont plus puissants que les « Patriot » et leur déploiement est une réaction à la décision de la Coalition de l’OTAN d’utiliser le sol turc, pour le déploiement de ses « Patriot »". « Ce sont des missiles sol-sol qui pourront être utilisés pour des cibles aériennes et leur ogive a une capacité destructrice plus prononcée que celle des « Patriot »". Selon cet expert, ces missiles ont été livrés à la Syrie, par des navires russes, accostés à Tartous.

Source: french.irib.ir
L’Allemagne prête à envoyer 400 soldats à la frontière turco-syrienne

Le gouvernement allemand a approuvé jeudi un projet de mandat pour le Parlement pour la mise en place de batteries de missiles Patriot de l’armée allemande en Turquie, le long de la frontière syrienne, qui prévoit également le déploiement de 400 soldats maximum

« L’Otan a décidé le 4 décembre de renforcer la défense aérienne intégrée de l’Alliance avec le stationnement de batterie de Patriot en Turquie. Dans ce cadre, jusqu’à 400 soldats et soldates de la Bundeswehr pourront être déployés », a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le conseil des ministre allemand a tenu une réunion exceptionnelle pour valider ce projet de mandat, courant jusqu’au 31 janvier 2014, et qui reste soumis l’approbation des députés de la chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag.

En Allemagne, l’armée est sous contrôle du Parlement qui doit se prononcer sur tous ses engagements à l’étranger. En l’occurence, le gouvernement allemand espère un feu vert entre le 12 et le 14 décembre, selon le communiqué.

L’intervention allemande, dans le cadre de l’Otan, « n’a qu’un but exclusivement défensif » et de « dissuasion militaire pour éviter que le conflit interne en Syrie ne s’étende à la Turquie » voisine, a une nouvelle fois souligné le ministère dans son communiqué.

Des sources militaires à l’Otan avaient indiqué mardi à l’AFP, qu’un total 300 à 400 soldats pourraient être stationnés en Turquie afin de faire fonctionner les quatre à six batteries qui pourraient être déployées à Malatya, Diyarbakir et Sanliurfa, selon des sources militaires.

Les Patriot sont notamment capables en quelques secondes de détruire en vol d’éventuels missiles en provenance de la Syrie voisine.

Mais ils ne pourront « en aucun cas servir à l’instauration ou à la surveillance d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire syrien ou à d’autres actions de type offensif », a souligné le ministère allemand de la Défense.

Selon une ONG syrienne, plus de 41.000 morts, en majorité des civils, ont été recensés depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar el-Assad il y a plus de 20 mois.

Source: L’orient le jour

http://lesmoutonsenrages.fr
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 07/12/2012 - 22:46

L’implication de l’OTAN dans le conflit syrien est évidente

Le déploiement de missiles sol-air Patriot-II MIM-104 PAC-3 à la frontière turco-syrienne témoigne du début de l’implication de l’OTAN dans le conflit syrien, comme l’a indiqué vendredi Alexandre Grouchko, délégué permanent russe auprès de l’Alliance.

« Ce déploiement est un premier pas qui montre que l’OTAN s’implique finalement dans le conflit, et il n’est pas à exclure que cette implication s’accentue, suite à un incident ou une provocation quelconque », a déclaré le diplomate lors d’un duplex Moscou-Bruxelles organisé par RIA Novosti.

Membre de l’OTAN, la Turquie a officiellement demandé à l’Alliance le 21 novembre dernier de lui fournir des missiles sol-air Patriot pour protéger sa frontière de 900 km avec la Syrie. La décision de déployer des Patriot-II à la frontière turco-syrienne a, de fait, été adoptée le 4 décembre par le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance. Conformément à cette décision, deux batteries de Patriot-II seront fournies à la Turquie par l’Allemagne, et la troisième par les Pays-Bas.
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... Vnbd03Xf5Q
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 08/12/2012 - 11:03

Syrie, l'interminable guerre d'usure

La grande offensive décisive de la rébellion se fait attendre. Après dix- huit mois d'empoignade, Assad tient bon. Damas et Alep, les deux seules villes qui comptent, restent siennes. L'insurrection ne parvient pas à l'acculer dans les cordes ; pourtant, depuis des mois, les médias occidentaux affirment que « l'infâme dictateur qui fait tirer sur son peuple » est à bout de souffle.
Les succès de l'armée ces mois derniers ont été fatals à nombre des cadres de la rébellion syrienne, qui, en dépit du soutien logistique de l'Otan, ont échoué dans leur tentative d'organiser militairement la paysannerie et le « lumpenprolétariat » syriens.
La configuration est la suivante : paysans et va-nu-pieds des bidonvilles contre citadins. Répétons-le, la révolution qui s'est déclenchée en Syrie ne fédère pas l'ensemble du peuple, c'est une révolte du bas peuple sunnite paupérisé qui cherche sa revanche sur ses oppresseurs alaouites. Le rêve des insurgés n'est pas d'établir la démocratie, mais un régime théocratique du genre de celui de l'Arabie Saoudite, avec la douce satisfaction de voir réduits au statut de citoyens de second rang les non mahométans. C'est dans cette perspective que la jeunesse sunnite rurale est parti à la chasse aux alaouites et aux chiites des grandes villes.
Le fanatisme religieux prospère sur le terreau de la pauvreté
On l'a compris, en Syrie comme ailleurs, le fanatisme religieux prospère sur le terreau de la pauvreté. La crise économique a exacerbé l'état de vulnérabilité dans lequel vivaient déjà des dizaines de milliers de paysans, d'éleveurs et de bergers qui subissent des épisodes récurrents de sécheresses à répétition. Le régime et son train de vie, son étalage obscène de richesses clinquantes (immeubles, automobiles etc..) rend fous les miséreux, en nombre croissant, qui ne supportent plus d'être humiliés et opprimés par la mafia de possédants qui gravite autour du clan et de l'appareil répressif de l'État. Une situation d'autant plus insupportable que les accapareurs sont, aux yeux des croyants de bonne obédience sunnite, des mauvais musulmans, voire des non musulmans.
L'insurrection perdure parce qu'elle s'appuie sur déjeunes ruraux indignés. Il s'agit de déclassés incultes qui estiment n'avoir rien à perdre. Obéissant au fanatisme religieux, et aussi à des dynamiques claniques et familiales, ils mènent un rude mais exaltant combat sous les ordres de petits notables dépourvus d'expérience militaire. Le fait que les insurgés bénéficient de matériel infrarouge et des observations satellites fournies en sous main par Français et Américains ne change pas la donne. Ces informations facilitent seulement embuscades et « retraits tactiques ». Parfois, elles permettent de pirater les communications de l'armée en émettant des faux ordres, générateurs de confusion et de zizanie dans le camp loyaliste.
Le fait est que l'opposition armée des damnés des campagnes, des bourgades et des bidonvilles n'a pas suscité un mouvement de soutien en sa faveur dans les bourgeoisies commerçantes d'Alep et de Damas. Soit elles demeurent dans l'expectative, soit elles soutiennent le régime. Alep n'est pas coupée de Damas. Des bus font le trajet, mais sont parfois forcés à de longs détours. Les aéroports du pays sont toujours sous contrôle du pouvoir, ainsi que les ports. Les périphéries immédiates des deux grandes villes sont sécurisées grâce au quadrillage des rues par les meilleures unités, qui emploient les matériels les plus sophistiqués. Ainsi les garnisons loyalistes tiennent bon face aux assauts et parviennent à éviter que des enclaves insurgées ne s'organisent.
Dans cette empoignade pour le contrôle de Damas et d'Alep, les deux parties ne font aucun quartier. Si les horreurs commises par l'armée et les forces de sécurité syriennes - sans oublier les milices de supplétifs - sont largement évoquées par la presse internationale, les mises en causes sont beaucoup plus rares concernant les exactions de la rébellion : attentats à la voiture piégée, implication contre leur gré de celles et ceux qui désirent demeurer en dehors du conflit, attaques armées contre des villages kurdes, interdiction aux citadins de quitter leurs quartiers alors que des bombardements sont imminents...
Les pertes des insurgés sont énormes, mais ils sont constamment réalimentés en chair à canon par le vivier quasi inépuisable que constituent les innombrables mouvements islamistes de la planète. Depuis le Qatar jusqu'à la Turquie, en passant par la Libye et même par les banlieues françaises, les volontaires pour le djihad arrivent en renfort, pour combattre les « mécréants » et, au besoin, mourir pour la sainte cause du Prophète.
Le régime n'est pas au bout du rouleau
Face à ces excités, peut-être bien renseignés par l'Otan, mais mal commandés sur le terrain, les pertes de l'armée sont faibles mais encore trop nombreuses, car, dans le camp loyaliste, la réserve n'est pas inépuisable. Le régime emploie cependant des milliers de mercenaires du hezbollah libanais en plus de centaines de gardiens de la révolution iranienne déjà venus prêter main-forte.
En dépit de ces renforts, la plupart des observateurs sont convaincus que le régime d'Assad finira sous peu par tomber, ce qui est douteux. Si l'on prend comme exemple le plus proche la guerre en Algérie opposant le pouvoir en place au FIS/GIA, qui a fait 150000 morts en 13 ans pour une population de 35 millions d'habitants, on se demande combien de morts fera celle de Syrie pour une population de 23 millions, avec un apport de djihadistes étrangers beaucoup plus important qu'en Algérie et de nombreux combats urbains, qui étaient chose rare en Algérie...
Dans cette guerre civile asymétrique : aviation, chars et artillerie d'un côté (mais peu d'infanterie), armes légères, masses inépuisables d'insurgés paysans et de volontaires fanatiques de l'autre, la victoire sera au plus endurant. Pour les insurgés ce n'est pas gagné. Assad peut mener une guerre d'usure et tenir encore des mois, voire plusieurs années, tant que son armée ne se désagrège pas.
Henri Malfilatre monde & vie 10 novembre 2012
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 27/12/2012 - 15:53

Syrie/Egypte : double jeu risqué des occidentalistes

Entendons par "occidentaliste" la conjonction baroque entre les "puritanismes" politico-religieux anglo-américain et arabe, calvinisme et wahhabisme, la servilité des élites européennes et la veulerie des autres. Depuis des mois nous répétons que le soi-disant printemps syrien n'est en fait qu'une guerre, déguisée au départ, prétendument "civile", maintenant "ouverte"... un conflit international qui s'affiche impunément comme tel.
Aujourd'hui « ce qui enjeu, ce n'est ni un homme ni un régime, mais l'existence même de la Syrie », soit un projet de totale destruction, tout à la fois « Histoire, Civilisation et Peuple » ! Ainsi s'exprime le vice-président syrien de confession sunnite, Farouk el-Charah, au quotidien libanais pro-syrien al-Akhbar. Charah dont la presse fait ce 18 décembre des gorges chaudes parce qu'il aurait exprimé publiquement - autrement dit dans le cadre de cet entretien - ses "divergences". Or il n'est de toute évidence pas tellement à classer dans le camp des défaitistes prêts à quitter le navire, au-delà du sentiment qu'au regard de l'actuelle évolution du rapport de force sur le terrain, aucun des deux camps n'est a priori susceptible de l'emporter à court terme, militairement parlant. Ce qui conduit el-Charah à penser qu'en l'absence d'issue militaire, les deux parties doivent nécessairement parvenir à un accord "historique" [Info Syrie 18 décembre]. Cependant d'aucuns rêvent d'une défection du vice-président syrien, faisant médiatiquement miroiter l'éventualité suivant laquelle il pourrait être l'homme de la situation en prenant la tête d'un gouvernement de transition. Le diable tentateur n'incite-t-il pas toujours à choisir l'ombre contre la proie ?
DES MEDIA QUI NOUS VENDENT LA PEAU DE L'OURS AVANT DE L'AVOIR TUÉ
Les média, fidèles relais de la chose politique, ne sont en effet pas en reste lorsqu'il s'agit de « vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ». Cela fait deux ans que la presse nous vante quotidiennement les victoires d'une rébellion qui, en dépit de l'aide reçue de toutes parts et des flots de combattants étrangers fanatisés (1), occupe à ce jour - officiellement - 60 % du territoire syrien ; à ce rythme il faudra par conséquent une année et demie supplémentaire pour achever leur guerre de conquête. De la même façon que la "défection" imaginaire d'el-Charah, la grande presse faisait ces derniers jours ses choux gras d'une déclaration du vice-ministre russe des Affaires étrangères chargé du dossier syrien, Mikhaïl Bogdanov, selon lequel « Damas perdait de plus en plus le contrôle du pays, envisageant désormais une possible victoire des opposants ». Soit la chute du régime sempiternellement annoncée comme imminente par tous ceux qui veulent aller plus vite que la musique, singulièrement notre fringant M. Fabius ! S’engouffrant dans la brèche, le Département d'État américain s'était lui aussi un peu vite cru autorisé à ironiser en saluant « le réveil » tardif de Moscou ! Las, Sergueï Lavrov, patron du susdit Bogdanov, mettait les points sur les "i" dès le lendemain et douchait l'enthousiasme des gens du Département d'État... « Nous n 'avons jamais changé et ne changerons jamais notre position » sur la Syrie, sous-entendu « nous ne lâcherons rien » [AFP 14 décembre].
Certes, après concertation à Dublin et à Genève où Lavrov s'est entretenu avec Hillary Clinton le 8 décembre, les États-Unis et la Russie ont dépêché conjointement à Damas le médiateur des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, [AsSafir 14 décembre]. Ceci afin de consulter Bachar El-Assad sur l'éventualité d'un gouvernement de transition auquel il serait véritablement associé. En fait Moscou serait disposée, semble-t-il, à ce que le président syrien renonce aux pleins pouvoirs et accepte de ne pas se présenter aux élections présidentielles de 2014 prévues par le « Plan Brahimi » ?
BIEN DISTINGUER ENTRE LES DÉSIRS DES UNS ET LA RÉALITÉ DES AUTRES
Nous distinguerons bien ici entre la version occidentaliste des faits et la réalité de terrain, notamment en ce qui concerne ces rencontres de Dublin et de Genève, requalifiées aussitôt en "négociations" par la presse et les agences occidentalistes... Lesquels entretiens ont fait de la même manière l'objet d'une mise au point immédiate du porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Russie Alexandre Loukachevitch : « Nous ne menons aucune négociation ni avec nos collègues américains, ni dans d'autres formats » même si « la Russie recherche avec insistance et minutie un moyen de régler la situation en Syrie par la voie politique » [AFP 14 décembre].
Dans le même ordre interprétatif, la Russie envoie de nouveaux bâtiments de guerre vers la Syrie [AFP 18 décembre] : le patrouilleur Iaroslav Moudryi, les navires de débarquement Kaliningrad et Alexandre Chabaline, le remorqueur SB-921 et le navire de ravitaillement Lena ont quitté leur port d'attache de Baltiisk en Mer baltique à destination de la Méditerranée orientale où ces éléments devraient prendre la relève de la force navale envoyée sur zone depuis la mer Noire en novembre et conduite par le croiseur Moskva [Itar-Tass]. Une opération dont le but serait de « participer à une éventuelle évacuation des citoyens russes » présents sur le sol syrien. Quelque cent mille au total indépendamment des cinq mille ressortissants russes officiellement recensés par leurs autorités consulaires. En raison des menaces qui pèsent sur cette communauté expatriée (2). Reste que c'est aller un peu vite en besogne que d'extrapoler à partir d'un dispositif d'évacuation de civils la fin d'un régime.
Exercice cependant auquel se livrent en permanence les politiques et média occidentalistes passés maîtres dans l'art de la prophétie auto-réalisable. Il n'empêche, outre un procédé d'autosuggestion utile à rendre les acteurs politiques aussi convaincus que convaincants, quels que soient leurs dons naturels dans l'art du mentir vrai, le conditionnement des opinions est un préalable obligé avant tout recours à une quelconque forme d'intervention directe, laquelle curieusement ne semble plus à l'ordre du jour : exit le matraquage relatif aux armes de destruction massive, en l'occurrence les armes chimiques dont, du jour au lendemain, plus personne ne parle !
CHANGEMENT DE CAP : EXIT LES ARMES CHIMIQUES DONT NUL NE PARLE PLUS
Qu'en déduire ? Primo qu'elles n'ont jamais constitué une menace réelle, deusio que la situation a évolué et que la coalition a décidé de surseoir - ou de renoncer ? - à toute participation visible au conflit, les armes chimiques n'étant que le prétexte devant leur permettre d'entrer dans la danse. Mais quel fait nouveau a ou aurait pu faire annuler une opération qui apparaissait il y deux semaines comme plus que probable ? La détermination russe concrétisée par le renforcement de sa présence navale à proximité de la base de Tartous ? Un fait qui en soi ne constitue pas une explication suffisante. Sans chercher non plus d'hypothétiques livraisons à la Syrie de missiles anti-aériens supersoniques S-300 PMU-2, un système mobile sol-air particulièrement redoutable et véloce : Mach 6,5, que la Russie s'est apparemment engagée à ne pas livrer, ni à Téhéran ni à Damas. Un outil diplomatique hautement dissuasif et une arme d'interdiction aérienne quasi absolue à ne pas mettre entre toutes les mains. Que deviendrait la géopolitique si demain, l'Iran ou la Syrie acquéraient la capacité de "sanctuariser" leur territoire ? Tel est d'ailleurs le fin mot du "nucléaire iranien" qui n'est ni ne sera jamais une menace pour Israël, mais qui néanmoins du jour où il existerait interdirait toute attaque de la République islamique d'Iran.
EXPLICATION TIERCE POUR UNE VOLTE-FACE INEXPLIQUÉE
Ou bien, mais ici l'explication n'est pas entièrement satisfaisante, la victoire des Frères musulmans en Egypte - pourtant prévisible - modifie sensiblement la donne géopolitique du Machrek, au point de changer des rapports de forceps déjà caractérisés par une forte instabilité. À ce titre, quelques contradictions - au moins d'apparence - sautent aux yeux : en Syrie Washington s'appuie essentiellement, dans sa lutte contre le pouvoir laïc du Baas, sur les Frères musulmans, seul mouvement politiquement structuré et profondément implanté dans le tissu social syrien majoritairement sunnite, les mêmes qui sont au pouvoir au Caire et à Tunis. Parallèlement, l'Administration Obama fait porter sur la liste rouge des organisations terroristes le Front Al-Nosra, groupe djihadiste fer de lance de la rébellion syrienne qui a relégué au magasin des accessoires la prétendue Armée syrienne libre, l'ASL.
En Egypte, Washington avait misé lors des présidentielles - et maintenant pour diriger le mouvement d'opposition au durcissement constitutionnel - sur le courant laïque conduite par El Baradei, ancien directeur général de l'AIEA, l'Agence internationale à l'énergie atomique. Opposition qui a mené une campagne virulente contre le président Mohamed Morsi jusqu'à l'accuser d'antisémitisme (!) et d'être un « nouveau Pharaon » en lieu et place du despote Moubarak. En clair, Morsi, lorsqu'il sert les intérêts américains, est un « type convenable » - a good guy - mais rien ne va plus lorsqu'il modifie la constitution pour affermir le pouvoir des Frères et se donner les moyens élémentaires de sa politique.
LA CHARIA OU LE CHAOS ?
Au demeurant, ici dans la vieille Europe, l'épouvantail de la Charia est du meilleur rendement. Or la nouvelle future Constitution donne la Charia - code jurisprudentiel s'appuyant sur la révélation coranique - comme « source de toute législation ». Une disposition qui figurait auparavant dans la Constitution en vigueur du temps de Moubarak. Il est vrai qu'alors les Frères Musulmans n'étaient pas au pouvoir et que les salafistes n'apportaient pas leur soutien au gouvernement, ce qui les met tous ensemble en position d'appliquer aujourd'hui la loi coranique dans toute sa sombre rigueur ! Il y aurait malgré tout beaucoup à dire et à redire à ce sujet, eu égard à notre belle religion des droits humains, cache-sexe de la liberté sans frein des marchés, au nom de laquelle nous versons tant de sang à travers le monde ! Ce qui nous amène à dire maintenant l'horreur suivante : à savoir que pour l'Egypte, pays arabe le plus peuplé avec quelque 85 millions d'habitants - chiffre estimé en janvier 2012 - mais aussi en plein effondrement économique, seul un pouvoir fort - musulman ou non - pourra ou pourrait espérer le remettre sur les rails... si tant est que cela soit possible dans les circonstances actuelles. Un super volcan éruptif que les puissances occidentalistes ont tout intérêt à manier avec mille précautions.
M. Baradei n'ayant pas vraiment fait ses preuves, volentes nolentes les occidentalistes devront donc faire avec les islamistes au pouvoir en Egypte, en Tunisie et demain - Washington faisant tout pour - en Syrie. Une perspective qui n'enchante guère le roi Abdallah II de Jordanie qui s'inquiète fort de la constitution d'un axe reliant la Turquie à l'Egypte via le Qatar dont l'Emir, Cheikh Hamad, brisait, par sa visite "historique", le 23 octobre, le cordon sanitaire diplomatique et militaire qui enfermait Gaza jusque-là... Cela trois semaines avant l'assaut des forces israéliennes et l'Opération "Colonne de nuée" qui devait frapper durement du 14 au 21 novembre le réduit palestinien.
Si donc la Syrie tombe finalement - pour répondre aux vœux les plus ardents de Washington, Londres et Paris - l'avènement d'un nouvel État islamique à Damas menacera directement la Jordanie [Al Jazeera 12 décembre]. C'est en tout cas ce que le petit roi au visage défait laisse désormais entendre aux journalistes qui veulent bien lui prêter l'oreille et lui tendre le micro. De fait, pour la première fois depuis le début des « Printemps arabes », à Amman des manifestants commencent à scander des slogans exigeant l'abdication de leur autocrate. Gageons que le sacrifice de la monarchie hachémite est à ce jour une étape envisageable - si elle n'est pas déjà programmée - dans le cadre d'un règlement "régional" du conflit israélo-palestinien : la Jordanie contre la Cisjordanie. Liquidation par transfert de population d'un contentieux sinon insoluble, une voie qui ne se comprend que dans le cadre de « l'Initiative Grand Orient » de reconfiguration générale, géographique et politique, de l'aire islamique, des Colonnes d'Hercule à l'Indus. Un projet bien avancé qui sème le chaos partout où il s'étend. Inutile de le préciser. Parions encore que l'option de l'éviction de la dynastie hachémite est déjà sortie du carton où elle sommeillait en attendant sagement d'être activée.
LES APPRENTIS SORCIERS MAÎTRISERONT-ILS LES FORCES QU'ILS DÉCHAÎNENT ?
Comprenons ici que ce qui apparaît dans la politique proche-orientale de l'Administration Obama comme autant de "contradictions" n'est en vérité que le frein et l'accélérateur dont disposent les pilotes, ceux qui s'efforcent de maîtriser ou de canaliser les possibles réactions en chaîne d'un Orient en pleine ébullition : favoriser et miser sur les islamistes, les Frères musulmans en Syrie, cela tout en s'employant à limiter la capacité de nuisance de leurs éléments les plus durs - Al-Nosra mais encore toutes les Katibas salafistes et/ou takfiristes qui pullulent sur le front de guerre (3)... - n'a rien de contradictoire avec la volonté arrêtée de tout faire pour brider et tenir en lisière ces mêmes islamistes en Egypte. De ce point de vue, il est assuré que la nouvelle constitution égyptienne va se heurter sur place à forte partie : la partie laïque de la société civile, mais encore des corps constitués comme la magistrature qui défendra autant des positions de principes que les privilèges attachés à leur fonction. Les Frères musulmans ont peut-être montré trop vite leur indocilité vis-à-vis de la puissance tutélaire américaine, mais il s'agissait de prendre de vitesse la reprise en main d'un vaste corps social travaillé par la tentation ultra-libérale et l'on sait par exemple la somme de misères que ce modèle a engendrée en Russie dans la période de l'immédiat postcommunisme. Comme dit précédemment, n'assistons-nous pas à la naissance d'un bloc régional sunnite, un arc islamiste allant de la Turquie à la Tunisie, ceci dans le cadre d'une politique turque à forte coloration néo-ottomane ?
Les islamistes au pouvoir en Egypte se voyaient reconnaître par l'Occident le droit d'exister mais sans excès de zèle ; or ceux-ci semblent vouloir s'affranchir de tous rapports de dépendance pour conduire tous azimuts des politiques autonomes. Il y a par conséquent péril en la demeure - Tel-Aviv le sait qui ourdit sa vengeance contre la Maison-Blanche - telle est la leçon à tirer de la longue histoire des Golem fabriqués par l'Occident. Ainsi Al-Qaïda, emblème de l'invariable répétition des mêmes chaînes de causalité : les créatures enfantées par les apprentis sorciers de la guerre indirecte se retournent immanquablement contre des créateurs imprudents ou impudents. À force déjouer avec le feu à tout coup l'on se brûle. Et convenons-en, l'imbroglio d'alliances et de partenariats contradictoires tissés par la CIA, le Département d'État et leurs affidés européens relève du prodige labyrinthique. À l'arrivée nous avons une Babel subversive, un édifice diplomatique et géopolitique branlant qui menace de s'effondrer à chaque instant. Et n'est-ce pas ce qui est en train d'arriver en Syrie où les occidentalistes viennent de caler au moment de donner l'assaut au bastion damascène ? Attendons cependant les prochains rebondissements, dans une conjoncture qui, répétons-le, n'incite guère à un grandiose optimisme. La guerre rôde à nos portes, elle est déjà chez nous, à Oslo avec Breivik, à Toulouse avec Merah, à Newton avec Lanza et des tueurs non encore identifiés. Mais la guerre odieuse, n'est pas encore tout à fait la fin du monde, n'est-ce pas ?
Léon CAMUS. Rivarol du 21 décembre 2012
1-MEMRI — Middle East Media Research Institute, site communautariste, dépêche spéciale n° 5088, montrant un certain "trouble" de la part des émetteurs, peut-être la crainte d'un retour de flamme : « Des musulmans de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni, de Hongrie, de Suède, de Tchétchénie, du Chili, des Balkans, rejoignent le combat contre le régime syrien. » Rapport accessible sur < media@memri.org > - « Le 15 novembre 2012, la chaîne télé algérienne Echorouk diffusait un document montrant des muhajirines - combattants étrangers - arrivés en Syrie pour y combattre le régime. Parmi eux des musulmans du Royaume-Uni, de France, de Hongrie, d'Allemagne, des Balkans, de Suède et de Tchétchénie, ainsi qu'un nouveau converti du Chili, mort dans les combats. La vidéo comprend également des extraits d'un entretien avec Abou Ahmad, chef des brigades Ahrar Al-Sham d'Alep, qui parle de son espoir de créer un État islamique après le renversement du régime d'Assad ».
2-Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué ce mardi 18 décembre que deux citoyens de la Fédération de Russie venaient d'être enlevés en Syrie ainsi qu'un ingénieur italien. En octobre, la journaliste ukrainienne, Ankhar Kotchneva a également fait l'objet d'un rapt perpétré par l'Armée syrienne libre. Accusée de travailler pour les Services spéciaux, les rebelles menacent de l'exécuter.
3-Parfois de bien curieux "takfiristes"... Vraie ou fausse, une note confidentielle émanant du ministère séoudien de l'Intérieur établirait que le Royaume envoie ses condamnés à mort combattre en Syrie, extraits : « Suite au télégramme du bureau royal N° 112 en date du 19/04/1433 hégire. Dans les prisons du Royaume des détenus (105 Yéménites, 21 Palestiniens, 212 Séoudiens, 96 Soudanais, 254 Syriens, 82 Jordaniens, 68 Somaliens, 32 Afghans, 194 Egyptiens, 203 Pakistanais, 23 Irakiens et 44 Koweïtis) accusés de trafic de drogues, de meurtre, de viol, méritant le châtiment de la charia islamique et l'exécution par l'épée, seront graciés, en contrepartie de l'obligation d'aller combattre pour le Jihad en Syrie après entraînement et équipement. Un salaire mensuel sera versé à leurs familles et leurs proches qui se verront interdits de voyager en dehors de l'Arabie Séoudite ». Cette note n'a pas été jusqu'ici épinglée comme hoax !
http://linformationnationaliste.hautetfort.com/
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