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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 07/08/2012 - 9:41
par Pat
Syrie : trahison du président du Conseil des ministres

Alors que la presse aux ordres nous rabache les oreilles qu’un coup dur a été porté à l’état syrien avec la défection Riad Hijab, le Réseau Voltairelivre une analyse sensiblement différente.

Se sentant démasqué, le président du Conseil des ministres syriens, Riad Hijab, a été exfiltré par l’OTAN vers le Liban, dimanche 5 août 2012.

L’agence de presse nationale syrienne (SANA) n’a pas rendu compte de l’événement, se contentant de signaler qu’il avait été « démis de ses fonctions ».

La Syrie étant un régime présidentiel (comme les États-Unis), les ministres sont nommés directement par le président de la République et cette vacance n’a pas d’incidence sur le reste du gouvernement. Le président Bachar el-Assad a demandé à l’un des quatre vice-présidents du Conseil, Omar Ghalawanji, d’exercer les fonctions de président du Conseil des ministres.

Le chef de l’Armée syrienne libre a annoncé que M. Hijab avait fait défection avec d’autres ministres. La télévision syrienne a montré des images panoramiques de la réunion du Conseil des ministres sous la présidence d’Omar Ghalawanji afin que chacun puisse constater que nul ne manque à l’appel. En outre, le ministre des Biens cultuels –dont le nom avait été cité par une agence de presse- a fait une déclaration à la télévision sur un sujet secondaire afin de mettre un terme aux rumeurs de la presse occidentale le concernant.

La trahison de Riad Hijab est la première d’importance depuis le début de la crise. Selon son porte-parole, Mohamed Otri, qui s’est exprimé depuis la Jordanie, M. Hijab travaillait secrètement au renversement de Bachar el-Assad bien avant d’accepter les fonctions de président du Conseil des ministres, il y a six semaines, le 23 juin.

Le président du Conseil des ministres coordonne la mise en œuvre de la politique intérieure, mais n’a aucun pouvoir en matière de Politique étrangère et de Défense, « domaines réservés » du président de la République.

Comme dans le système constitutionnel états-unien, les principaux pouvoirs de nomination reviennent au président de la République. Le président du Conseil des ministres n’a donc pas pu placer des hommes à lui à des postes stratégiques de l’État.

À ce stade de l’enquête, il semble que l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie », qui a échoué, devait consister en un coup d’État militaire auquel Riad Hijab aurait donné une onction civile. Washington et ses alliés pensaient qu’après la décapitation du commandement militaire (attentat du 18 juillet), des généraux et leurs régiments s’empareraient du pouvoir avec l’aide des mercenaires entrant depuis la Jordanie, puis ils l’auraient remis dans les mains de M. Hijab. Le département d’État aurait alors applaudi à la victoire de la « démocratie ».

On ignore à quel moment les services de sécurité ont commencé à douter de la loyauté du président du Conseil des ministres. Celui-ci n’avait pas été inquiété et participait encore hier à une inauguration officielle, mais il avait évité de retourner à son bureau depuis deux jours.

Bien qu’ayant exercé des fonctions au sein du Baas, Riad Hijab était un technocrate, pas un leader politique. Ancien préfet de Lattaquié, jouissant d’une excellente réputation d’administrateur, il avait été nommé ministre de l’Agriculture, puis président du Conseil des ministres parce que n’étant pas lié à un courant politique, il semblait plus apte que d’autres à œuvrer à l’unité nationale. C’est le contraire qui s’est produit. N’étant lié à aucun groupe, il a pu changer de bord sans être retenu par un engagement.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Information, Omrane al-Zohbi, a souligné que -à la différence de l’Arabie saoudite- la Syrie est un État, et que la disparition d’un homme ne peut affecter la marche de l’État.

http://www.contre-info.com

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 08/08/2012 - 6:24
par OhMonPaïs

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 08/08/2012 - 15:05
par Pat
Syrie : la journaliste de l’ASL, espionne du MI6

La journaliste britannique, qui couvre « les exploits » des terroristes de l’ASL, à Alep, est, en effet, une espionne travaillant pour le compte du MI6 (service secret britannique).

Elle s’est donnée le prénom de Maryam et ne cesse d’accompagner le groupe de Mahdi Al Harati, terroriste libyen, au Nord de la Syrie.
Cette espionne a accompagné, pendant des mois, ce groupe de mercenaires, à Idlib, avant de gagner Alep, où les combats ont fait rage jusqu’à aujourd’hui, pendant quelques semaines.
Mahdi Al Harati est un « Irlandais » d’origine libyenne, qui, après Bel Haj, le célèbre terroriste libyen, est considéré comme le numéro deux du Conseil militaire de Tripoli. La vidéo de l’entrée de cette journaliste a été diffusé sur la chaîne française BFM.
Cette journaliste aurait traversé la frontière, via la Turquie, moyennant de l’argent payé aux gardes frontalières turcs.
http://www.contre-info.com/
Source IRIB http://french.irib.ir/info/moyen-orient ... nne-de-mi6

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 08/08/2012 - 15:48
par Pat
Syrie : nos barbouzes y sont et, devinez dans quel camp…..

Syrie : les hommes de la DGSE en appui aux tueurs de l’ASL !

Richard Labévière©DR/InfoSyrie

08/08/2012 — 09h00 DAMAS (via InfoSyrie.fr) — Les Français qui s’intéressent un tant soi peu à la Syrie ont dû déjà croiser au hasard de la toile ou des journaux la signature de Richard Labévière, un des rares analystes-spécialistes-essayistes un peu « équilibrés » sur cette question.

Justement, Labévière vient de donner un entretien au Parisien, ce 6 août. Dans lequel il confirme cette information, objet d’un silence vraiment consensuel de la presse française depuis le début de l’année : « Avec le service action de la DGSE [branche des services secrets français chargée de l'espionnage, note de Novopress], dit Richard Labévière, la France mène des opérations de formation et de soutien à l’ASL et à d’autres groupes armés ». Et notre spécialiste d’ajouter, pour l’édification des lecteurs du Parisien, que cette aide française porte plus particulièrement sur l’instruction d’artillerie et les moyens de transmissions.

« Plusieurs dizaines de conseillers militaires participent déjà à un état-major commun turc, américain et français à Chamagh (Turquie) » et cette fine équipe est renforcée encore par des Britanniques. Bref, ce fameux camp spécial américano-ASL en territoire turc, évoqué ces derniers jours par plusieurs sites et médias, certains mainstream, prend de la consistance. Quant à la France, on se doutait que les barbouzes à pied d’œuvre en Turquie évoquées en octobre dernier par Le Point et le Canard enchaîné n’étaient sans doute pas rentrées à la maison.

Ainsi, un grand nombre de Français sauront désormais que des soldats français, des agents français, aident en ce moment l’ASL à installer le chaos et la guerre civile en Syrie, à une heure où même la grande presse ne peut pus cacher, ni les exactions, ni l’orientation islamiste radicale de ces supposés « combattants de la liberté ».

Justement, dans son entretien au Parisien, Richard Labévière tire la sonnette des Cassandre : « Il y a un vrai danger islamiste (en Syrie) », dit-il. « Plusieurs milliers d’activistes ont passé la frontière en provenance d’Irak, du Liban, de Turquie et de Jordanie ». À ce propos, Labévière donne des estimations des effectifs de ces groupes armés qui se trouvent correspondre à celles que nous avions déjà formulées : de 10 à 15 000 combattants pour tout le pays, dont, dit-il, 3 000 environ « relèvent directement de groupes djihadistes revendiquant l’idéologie d’al-Qaïda ».

Cela peut paraître peu face à une armée syrienne généralement crédite de 300 000 hommes. Mais outre que 300 000 militaires ne font pas forcément 300 000 soldats aguerris, les bandes, à la notable exception d’Alep aujourd’hui et de Damas la veille, sont éparpillées en des centaines de petits groupes de quelques dizaines de membres qui ont pour eux la mobilité. Et l’armée ne peut mettre des postes dans chaque ville moyenne ou village : on a vu récemment qu’à Anadane, au nord d’Alep, deux ou trois cents rebelles ont assailli un poste défendu par une cinquantaine de soldats; le subjuguant au termes de plusieurs heures.

Pour en revenir à l’entretien de Labévière au Parisien, il prédit, en cas de chute du régime, un gouvernement des Frères musulmans « au mieux », ou salafiste « au pire ». Et il conclut par ce slogan des opposants qu’il a personnellement entendu en Syrie : « Les alaouites dans la tombe, les chrétiens à Beyrouth ! »

C’est donc à ce programme que travaillent nos vaillant officiers de la DGSE : on ne s’en étonnera pas dans la France vassalisée de Sarkozy/Juppé et de Hollande/Fabius. Mais on ne peut que le regretter au nom de celle de de Gaulle.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [ http://fr.novopress.info/ ]
via http://infonatio.unblog.fr/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 09/08/2012 - 7:15
par OhMonPaïs
Face à son échec, l’Empire laisse passer quelques vérités sur la situation en Syrie


http://www.egaliteetreconciliation.fr/Bassam-Tahhan-sur-BFM-TV-a-propos-de-la-situation-en-Syrie-13207.html

Bassan Tahhan, porte parole du collectif pour la Syrie s'exprime sur BFM à l'émission de Bourdin et sur France Info.

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 09/08/2012 - 14:10
par supergaulois
on voit bien que tout le monde a peur puisque la syrie est protégée par la russie et la chine

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 09/08/2012 - 14:28
par Pat

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 10/08/2012 - 15:29
par Pat
Syrie : la guerre de l’ASL contre tout ce qui n’est pas sunnite

Reseau Voltaire : La presse occidentale décrit l’« Armée syrienne libre » comme une organisation sunnite conservatrice, par opposition à Al-Qaeda (et sa branche locale le Front de soutien au Peuple du Levant) qui serait, elle et uniquement elle, extrémiste. Cette présentation est fausse tout d’abord parce que certains des leaders de l’« Armée syrienne libre » sont des responsables de longue date d’Al-Qaeda. Il n’est donc pas possible de distinguer complètement les deux structures l’une de l’autre. Ensuite, l’ASL se place sous l’autorité spirituelle du cheikh Adnan al-Arour dont le programme est explicitement takfiriste, c’est-à-dire qu’il entend épurer la communauté musulmane et expulser ou tuer les non-musulmans.
http://www.youtube.com/watch?v=Cw7YLKDI ... r_embedded

http://www.contre-info.com/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 12/08/2012 - 10:38
par Pat
Syrie : MM. Sarkozy et Cameron n’ont pas tiré les leçons de l’histoire

Nicolas Sarkozy surprendra toujours. N’avait-il pas promis qu’en cas de défaite il demeurerait à l’écart de toute politique ? Eh bien, il a tenu à peine trois mois : le 7 août 2012, il signait un communiqué commun avec le chef du Conseil national syrien aux termes duquel, pour justifier une intervention militaire en Syrie, les deux signataires établissaient un parallèle entre la Libye de Khadafi et la Syrie de Bachar al-Assad.
Dominique Bromberger, journaliste de radio et de télévision, longtemps correspondant permanent à Beyrouth, à Londres et à Washington, donne pour Le Monde un autre rapprochement événementiel, cette fois particulièrement pertinent. Polémia le reproduit pour ses lecteurs.


Polémia

Un tyran honni qui, pour se maintenir au pouvoir, fait appel à son allié moscovite, massacre son peuple et détruit ses villes avec les armes fournies par le Kremlin. Un président des Etats-Unis soucieux d’éviter tout conflit international en pleine campagne électorale, des dirigeants français et britannique qui se réfugient dans des condamnations indignées sachant qu’ils ne pourront ni ne voudront rien faire, Moscou et Pékin, enfin, qui s’entendent pour bloquer toute résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. La conjoncture diplomatique qui s’est dessinée autour du drame syrien rappelle étrangement celle qui a entouré un autre carnage qui a eu lieu, celui-là, il y a plus d’un demi-siècle en Europe.

Bien sûr, le monde a changé. Le pacte de Varsovie n’existe plus, l’URSS s’est désintégrée, la Syrie n’a pas de frontière commune avec la Russie, des blindés de l’Armée rouge ne se sont pas portés au secours d’un « régime frère » menacé comme cela fut le cas en Hongrie au début du mois de novembre 1956, mais les prolégomènes de ces deux drames et leur contexte international se ressemblent étrangement.

Du 22 au 24 octobre 1956, des émissaires des gouvernements français et britannique s’étaient secrètement rencontrés, en compagnie du premier ministre israélien, David Ben Gourion, dans une villa de Sèvres pour élaborer le scénario qui allait mener à la désastreuse expédition de Suez. Ce plan reposait sur un gros mensonge, si énorme qu’il n’allait tromper personne. Les Français et les Britanniques encourageaient Israël à attaquer l’Egypte.

L’intervention franco-britannique à Suez fournit à l’URSS une formidable couverture politique. Le général Eisenhower, depuis le début d’une crise qui coïncidait avec les derniers jours de la campagne électorale américaine, n’avait eu qu’une idée en tête : éviter tout conflit avec Moscou. Les Américains ne bougèrent donc pas. L’expédition de Suez et la répression de Budapest consacrèrent le partage du monde entre Moscou et Washington.

Winston Churchill, qui était mort quelques mois plus tôt, avait déclaré : « Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre. » Ni Nicolas Sarkozy ni David Cameron ne devaient avoir cette maxime en tête quand ils décidèrent de donner leur propre interprétation à la résolution 1973 sur la Libye. Ce texte autorisait l’emploi de toutes les mesures nécessaires, y compris la constitution d’une zone d’exclusion aérienne, pour protéger la population libyenne insurgée des représailles menées par les forces fidèles au régime de Mouammar Kadhafi.

Nul ne sait, mot pour mot, ce que se dirent les deux hommes d’Etat. Mais, le même jour, le président français annonçait des frappes aériennes et, le lendemain, le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, fixait à l’opération un objectif différent de celui de la résolution : « Aider le mouvement de révolte à prendre le dessus sur les forces de Mouammar Kadhafi. »

Au surlendemain du vote de l’ONU, on était passé de la protection des populations civiles au renversement du régime. Les Français allèrent jusqu’à parachuter des armes aux insurgés. Les Russes, successeurs des Soviétiques, s’en inquiétèrent et critiquèrent, mais il était trop tard.

Quant aux Américains, après avoir pendant quelques jours fourni une couverture aérienne aux opérations, ils se désintéressèrent de la question. Barack Obama, élu sur un programme pacifiste, ne voulait surtout pas, alors qu’il allait s’engager dans la campagne pour sa réélection et dans le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, devenir prisonnier d’un nouveau conflit.

Comme l’histoire tend à se répéter quand on l’ignore, ce sont les Syriens qui subissent depuis de longs mois les conséquences du mensonge franco-britannique. Leur révolte avait eu le tort de se déclencher quelques jours après celle des Libyens, de même que celle des Hongrois avait éclaté dans la foulée de l’expédition de Suez. Elle passa d’abord presque inaperçue.

Quand MM. Sarkozy et Cameron s’entretinrent de leurs objectifs de guerre en Libye, toutes les villes de Syrie, à l’exception d’Alep, avaient déjà connu de vastes manifestations réprimées avec la violence que l’on sait. Mais les dirigeants français et britannique se rêvaient en chefs de guerre. Comme Guy Mollet et Anthony Eden autrefois, ils étaient persuadés de ranimer, grâce à une opération militaire, leur popularité défaillante.

La Russie et la Chine, qui eurent le sentiment d’avoir été jouées par Paris et Londres, revivifièrent bien vite leur alliance antidémocratique de 1956. Seul dans le gouvernement français, Alain Juppé remarqua : « Les Russes veulent nous faire payer l’intervention en Libye. » La Russie, qui en outre craignait d’être totalement écartée de la Méditerranée par les révolutions arabes, soutint l’insoutenable : le régime du clan Assad. La base de Tartous était son seul point d’appui, la Syrie son seul allié en Méditerranée ; elle ne voulait pas y renoncer.

Il fallut treize mois de révolte et de souffrances au peuple syrien pour que l’ONU pût faire le tout petit geste d’envoyer à Damas quelques dizaines d’observateurs non armés et de confier à Kofi Annan une impossible médiation à laquelle celui-ci dut en fin de compte renoncer. Le président Obama se coula sans complexe dans le moule d’Eisenhower. Sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, dut se contenter de quelques déclarations péremptoires sans conséquences, tout comme le gouvernement français nouvellement élu.

Pour M. Obama, le discours du Caire, qui avait, à sa manière, contribué à faire monter l’espoir dans le monde arabe, appartenait déjà à un autre temps.

Ces épisodes étrangement parallèles à plus de cinquante ans d’intervalle nous rappellent que, lorsqu’on néglige l’histoire, celle-ci se venge. Il n’est pas certain que nos dirigeants en prennent jamais conscience.

Dominique Bromberger, écrivain et journaliste http://www.polemia.com
Le Monde.fr
10/08/2012 http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... _3232.html

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 12/08/2012 - 11:36
par Miroir
Cet article est un véritable chef d'oeuvre de désinformation, bravo à l'auteur!

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 13/08/2012 - 20:58
par Pat
Syrie : les islamistes de « l’ASL » montrent leur véritable visage

3 vidéos montrant des rebelles syriens jetant des corps du toit d’un bâtiment ou égorgeant sauvagement un homme ont été diffusées sur le net. Sur la première vidéo (ci dessous), des corps de policiers syriens sont jetés un à un du toit d’un bâtiment. Selon 20 minutes, dans une autre vidéo amateur, un homme, les yeux bandés et les mains liées dans le dos, essaie de résister alors qu’un groupe le force à s’allonger sur la chaussée. Les combattants lui crient « Assieds-toi » et l’un d’eux crie: « Je prèfère qu’on le tue par balle » mais un autre lui rétorque: « Non, tais-toi ». Alors que des gens crient aussi « Allah Akbar », un homme apparaît avec un petit couteau, l’égorge et son sang se répand sur la chaussée. « C’est le sort de tous les chabbiha (bandits) et ceux qui soutiennent Bachar (al-Assad) », assure le cameraman. Ce dernier ajoute « Hamdoulillah » (louange à Dieu) et demande à l’égorgeur de s’arrêter, ce qu’il ne fait pas. « O Bachar, c’est le sort de ton armée et de tes chabbiha », ajoute le caméraman. Dans le troisième clip, tourné à Azaz dans la province d’Alep, un homme portant une barbe est sorti d’une voiture avec les mains attachées derrière le dos et jeté à terre. Un homme tire sur lui avec un pistolet et un autre l’achève avec un fusil mitrailleur.

Attention, les images peuvent choquer certains lecteurs :
http://www.youtube.com/watch?v=hTAnG3Iy ... 1344889557
Forcément, les acteurs de la propagande sont gênés aux entournures : « Cela bénéficie au régime et aux ennemis de la révolution à l’intérieur et à l’extérieur » a déclaré Abdel Rahmane (OSDH).

http://www.contre-info.com/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 14/08/2012 - 18:08
par Pat
Syrie : sept officiers turcs et saoudiens auraient été capturés à Alep

L’armée syrienne a capturé un groupe de sept officiers turcs et saoudiens qui coordonnaient les actions de groupes armés d’opposition opérant à Alep (nord), rapporte mardi la chaîne libanaise Al-Manar.

Selon ces informations, les officiers ont été arrêtés dimanche lors d’une opération spéciale menée par les militaires syriens dans le quartier qui abrite le bâtiment de la radio et télévision syriennes. Des interrogatoires ont permis d’établir leur implication dans des opérations de combat.

Les agents turcs ont été identifiés comme Sultan Oldu et Taher Amnitiu, tandis que les Saoudiens sont Abdel Wahed Al-Thani, Abdel Aziz Al-Matiri, Ahmad Al-Hadi, Moussa Al-Zahrani et Firas Al-Zahrani.

Source du texte : RIA NOVOSTI http://www.theatrum-belli.com

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 15/08/2012 - 17:01
par Pat
Syrie : quelques voix commencent a dénoncer la propagande

Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, livre son point de vue http://www.libertepolitique.com/L-infor ... arabes-3-3 sur les événements qui se déroulent actuellement dans le monde arabe et notamment en Syrie.

Si vous vous informez sur la Syrie par les médias écrits et audiovisuels, en particulier en France, vous n‘aurez pas manqué de constater que toutes les informations concernant la situation sont sourcées « Observatoire syrien des droits de l‘homme » (OSDH) ou plus laconiquement « ONG », ce qui revient au même, l‘ONG en question étant toujours l‘Observatoire syrien des droits de l‘homme.
Les Frères à la source de l’info
L‘Observatoire syrien des droits de l‘homme, c‘est une dénomination qui sonne bien aux oreilles occidentales dont il est devenu la source d‘information privilégiée voire unique. Il n‘a pourtant rien à voir avec la respectable (NDLR : ce n’est pas l’avis de la rédaction de CI) Ligue internationale des droits de l‘homme . C‘est en fait une émanation de l‘Association des Frères Musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L‘OSDH s‘est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris.
Je ne prétends nullement que les informations émanant de l‘OSDH soient fausses, mais, compte tenu de la genèse et de l‘orientation partisane de cet organisme, je suis tout de même surpris que les médias occidentaux et en particulier français l‘utilisent comme source unique sans jamais chercher à recouper ce qui en émane.
Second favori des médias et des politiques occidentaux, le Conseil National Syrien, créé en 2011 à Istanbul sur le modèle du CNT libyen et à l‘initiative non de l‘État turc mais du parti islamiste AKP. Censé fédérer toutes les forces d‘opposition au régime, le CNS a rapidement annoncé la couleur. Au sens propre du terme… Le drapeau national syrien est composé de trois bandes horizontales. L‘une de couleur noire qui était la couleur de la dynastie des abbassides qui a régné sur le monde arabe du 9è au 13è siècle. L‘autre de couleur blanche pour rappeler la dynastie des Omeyyades qui a régné au 7è et 8è siècle. Enfin, la troisième de couleur rouge censée représenter les aspirations socialisantes du régime. Dès sa création, le CNS a remplacé la bande rouge par la bande verte de l‘islamisme comme vous pouvez le constater lors des manifestations anti-régime où l‘on entend plutôt hurler « Allahou akbar ! » que des slogans démocratiques.
Cela dit, la place prédominante faite aux Frères Musulmans au sein du CNS par l‘AKP turc et le Département d‘État américain a fini par exaspérer à peu près tout le monde. La Syrie n‘est pas la Libye et les minorités qui représentent un bon quart de la population entendent avoir leur mot à dire, même au sein de l‘opposition. Lors d‘une visite d‘une délégation d‘opposants kurdes syriens à Washington en avril dernier, les choses se sont très mal passées. Les Kurdes sont musulmans sunnites mais pas Arabes. Et en tant que non-arabes, ils sont voués à un statut d‘infériorité par les Frères. Venus se plaindre auprès du Département d‘État de leur marginalisation au sein du CNS, ils se sont entendus répondre qu‘ils devaient se soumettre à l‘autorité des Frères ou se débrouiller tout seuls. Rentrés à Istanbul très fâchés, ils se sont joints à d‘autres opposants minoritaires pour démettre le Président du CNS, Bourhan Ghalioun totalement inféodé aux Frères, et le remplacer par un Kurde, Abdelbassett Saïda qui fera ce qu‘il pourra – c‘est à dire pas grand chose -pour ne perdre ni l‘hospitalité des islamistes turcs, ni l‘appui politique des néo-conservateurs Américains, ni, surtout, l‘appui financier des Saoudiens et des Qataris.
Tout cela fait désordre, bien sûr, mais est surtout révélateur de l‘orientation que les États islamistes appuyés par les néo-conservateurs américains entendent donner aux mouvements de contestation dans le monde arabe.
Une question de survie
Ce ne sont évidemment pas ces constatations qui vont rassurer les minorités de Syrie et les inciter à la conciliation ou à la retenue. Les minorités de Syrie – en particulier, les Alaouites qui sont en possession des appareils de contrainte de l‘État – sont des minorités inquiètes pour leur survie qu‘elles défendront par la violence. Faire sortir le Président syrien du jeu peut à la rigueur avoir une portée symbolique mais ne changera rien au problème. Ce n‘est pas lui qui est visé, ce n‘est pas lui qui est en cause, c‘est l‘ensemble de sa communauté qui se montrera encore plus violente et agressive si elle perd ses repères et ses chefs. Plus le temps passe, plus la communauté internationale entendra exercer des pressions sur les minorités menacées, plus les choses empireront sur le modèle de la guerre civile libanaise qui a ensanglanté ce pays de 1975 à 1990.
Il aurait peut être été possible à la communauté internationale de changer la donne il y a un an en exigeant du pouvoir syrien des réformes libérales en échange d‘une protection internationale assurée aux minorités menacées. Et puisque l‘Arabie et le Qatar – deux monarchies théocratiques se réclamant du wahhabisme – sont théoriquement nos amies et nos alliées, nous aurions pu leur demander de déclarer la fatwa d‘Ibn Taymiyyah obsolète, nulle et non avenue afin de calmer le jeu. Il n‘en a rien été. Ces minorités syriennes menacées, l‘Occident, France en tête, n‘a opposé que la condamnation sans appel et l‘anathème parfois hystérique tout en provoquant partout – politiquement et parfois militairement – l‘accession des intégristes islamistes au pouvoir et la suprématie des États théocratiques soutenant le salafisme politique.
Place aux théocraties Pétrolières
Débarrassés des ténors sans doute peu vertueux du nationalisme arabe, de Saddam Hussein, de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, à l‘abri des critiques de l‘Irak, de l‘Algérie et de la Syrie englués dans leurs conflits internes, les théocraties pétrolières n‘ont eu aucun mal à prendre avec leurs pétrodollars le contrôle de la Ligue Arabe et d‘en faire un instrument de pression sur la communauté internationale et l‘ONU en faveur des mouvements politiques fondamentalistes qui confortent leur légitimité et les mettent à l‘abri de toute forme de contestation démocratique.
Que les monarchies réactionnaires défendent leurs intérêts et que les forces politiques fondamentalistes cherchent à s‘emparer d‘un pouvoir qu‘elles guignent depuis près d‘un siècle n‘a rien de particulièrement surprenant. Plus étrange apparaît en revanche l‘empressement des Occidentaux à favoriser partout les entreprises intégristes encore moins démocratiques que les dictatures auxquelles elles se substituent et à vouer aux gémonies ceux qui leur résistent.
Le double langage de l’Occident
Prompt à condamner l‘islamisme chez lui, l‘Occident se retrouve à en encourager les manœuvres dans le monde arabe et musulman. La France, qui n‘a pas hésité à engager toute sa force militaire pour éliminer Kadhafi au profit des djihadistes et à appeler la communauté internationale à en faire autant avec Bashar el-Assad, assiste l‘arme au pied au dépeçage du Mali par des hordes criminelles qui se disent islamistes parce que leurs rivaux politiques ne le sont pas.
De même les médias et les politiques occidentaux ont assisté sans broncher à la répression sanglante par les chars saoudiens et émiratis des contestataires du Bahraïn, pays à majorité chiite gouverné par un autocrate réactionnaire sunnite. De même, les massacres répétés de chrétiens nigérians par les milices du Boko Haram ne suscitent guère l‘intérêt des médias et encore moins la condamnation par nos politiques. Quant à l‘enlèvement et la séquestration durable de quatre membres de la Cour Pénale Internationale par des « révolutionnaires » libyens, elle est traitée en mode mineur et passe à peu près inaperçue dans nos médias dont on imagine l‘indignation explosive si cet enlèvement avait été le fait des autorités syriennes, algériennes ou de tel autre pays non encore « rentré dans le rang » des « démocratures », ces dictatures islamistes sorties des urnes.
A défaut de logique, la morale et la raison nous invitent tout de même à nous interroger sur cette curieuse schizophrénie de nos politiques et nos médias. L‘avenir dira si notre fascination infantile pour le néo-populisme véhiculé par Internet et si les investissements massifs du Qatar et de l‘Arabie dans nos économies en crise valaient notre complaisance face à la montée d‘une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l‘abri.

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 20/08/2012 - 8:08
par Pat
Les Etats-Unis pourraient envoyer 50.000 soldats en Syrie

E&R: Non, ce n’est pas le dernier appel irréaliste de Bernard-Henri Lévy à une intervention militaire pour soutenir les rebelles syriens à Alep qui poussera les Etats-Unis à déployer des soldats en Syrie, mais les armes chimiques du régime de Bachar el-Assad.

En effet, selon l’agence de presse Reuters, qui s’appuient sur des déclarations faites sous le sceau de l’anonymat par des responsables américains et des diplomates, les Etats-Unis planchent sur un scénario catastrophe qui serait susceptible de mobiliser entre 50.000 et 60.000 hommes en Syrie.

Ainsi, dans le cas où le régime syrien s’effondrerait, les forces de sécurité qui le soutiennent seraient susceptibles de se “désagréger”, craint-on à Washington. D’où le problème de la protection des stocks d’armes chimiques, que Damas a accumulé au fil des ans, avec l’aide soviétique, puis iranienne, afin d’arriver à un relatif équilibre stratégique avec Israël.

Et comme la rébellion syrienne compte dans ses rangs des jihadistes et autres suppôts d’al-Qaïda, il n’est pas question de voir ces armes tomber entre leurs mains. Pas plus qu’il n’est envisageable qu’elles puissent revenir au Hezbollah libanais.

Du coup, comme il n’est pas question de bombarder les sites où sont stockées ces armes chimiques (et d’ailleurs, faudrait être certain qu’elles n’ont pas bougé depuis les troubles qui ont éclaté en Syrie, ou le cas échéant, de les trouver rapidement), l’idée est de déployer des troupes terrestres pour les récupérer avant d’autres.

Toujours d’après Reuters, cela demanderait donc d’envoyer au minimum 50.000 soldats, sans compter les effectifs nécessaires pour leur soutien. Et selon les sources qui se sont confiées auprès de l’agence de presse, les détails de cette éventuelle mission ne sont pas encore connus. Si ce n’est que les Etats-Unis devraient probablement y aller seul, plusieurs pays européens ayant indiqué qu’ils “n’y participeraient sans doute pas”. Et encore faudrait-il avoir l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies si une telle opération s’avérait nécessaire…

Si le Pentagone a refusé de faire le moindre commentaire à ce sujet. Le porte-parole de la Maison Blanche n’a pas souhaité, lui aussi, évoquer d’éventuels “plans d’intervention spécifiques” mais il a déclaré que “compte tenu de l’escalade de la violence en Syrie et les attaques croissantes du régime contre le peuple syrien, nous restons très préoccupés par ces armes”.

“En plus de surveilleur leurs stocks, nous consultons activement les pays voisins de la Syrie ainsi que nos alliés au sein de la communauté internatinale pour souligner notre préoccuparion commune au sujet de la sécurité de ces armes et l’obligation du gouvernement syrien de les sécuriser” a-t-il ajouté.

Source : www.egaliteetreconciliation.fr http://fr.altermedia.info/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 20/08/2012 - 12:23
par Pat
ALEP (Syrie) : Voici les “mauvaises” nouvelles qui ont rendu le mollah Laurent Fabius fou

Allain Jules: Laurent Fabius, ministre “responsable mais pas coupable” avait sciemment laissé des gens mourir avec son histoire du sang contaminé. Il est étonnant que personne ne lui rappelle ses conneries passées et présentes. En déclarant, hier, à la frontière syro-turque que: ”le régime syrien doit être abattu et rapidement!”, et que, “Bachard el-Assad ne mériterait pas être sur la terre”, il s’est inscrit définitivement dans la grande famille de l’hitlérisme et de la solution finale. Un ministre qui plus est, qui a échoué à devenir président. Quel mépris ! Il dit avoir été bouleversé après avoir entendu des témoignages -paroles d’évangile-, des réfugiés syriens. Qui peut croire à cette fable ?

Non, les vraies raisons qui poussent Laurent Fabius à pester, même comme dans le même temps, graduellement, l’armée syrienne est entrain d’en finir avec les terroristes, c’est que sa tournée est un échec cuisant. De Jordanie au Liban en passant par la Turquie, les différentes autorités lui ont dit qu’il était impossible et improbable pour elles, d’attaquer la Syrie. C’est pour cela que Fabius s’est rendu dans ces pays frontaliers de la Syrie. C’était l’ultime option, faire que ces pays entrent en guerre avec la Syrie. Hélas, le projet a fait psitt. Comme quoi, le langage change depuis que tout le monde sait que la Syrie a des armes chimiques. Comprenez donc pourquoi il y a un tel acharnement contre l’Iran, un pays pourtant pacifique.

La presse mainstream est tellement dans la mouise qu’elle ne sait plus quoi raconter sur le conflit syrien tellement, leurs poulains sont en très mauvaise posture.Lorsqu’elle commente l’acceptation du diplomate algérien Lakhdar Brahimi de prendre le relais de Kofi Annan comme médiateur international dans le conflit en Syrie, elle indique: “où des combats entre l’armée et des insurgés dans la capitale et à Alep ont encore fait des dizaines de morts.”Quels combats et dans quel contexte ? Vide sidéral, rien, nada, nothing, walou.

Ce que cette presse refuse de préciser c’est que l’armée syrienne est entrain de purger les terroristes, depuis qu’elle a mis sur pied la tactique de la “nasse tchétchène”. Les pauvres sont traqués jusqu’aux chiottes. C’est ainsi que certains ne voulant pas passer sous des fourches caudines combattent. C’est ainsi que, dans la banlieue de Damas, la bourgade d’al-Tall a retrouvé son calme. La sécurité a été rétablie et les familles sont rentrées chez elle. Oui, ce sont des dizaines de morts du côté terroristes. Ils n’arrivent plus à se cacher puisque dénoncés par les populations qui ne veulent pas et n’ont jamais voulu de cette guerre. A al-Foroqlos dans la banlieue de Homs, mise en déroute d’un groupe terroriste débusqué dans leur tanière, avec la saisie de 57 fusils, 3 RPG et 4 mitrailleuses.

A Alep, les médias “mainstream” attestent que le régime ne contrôle pas la ville. Peut-on dire que le Gouvernement français ne contrôle plus Paris parce qu’il y a eu un attentat à Bastille et que à Nation ou aux Champs-Elysées l’armée s’est accrochée avec des terroristes ? Que nenni. C’est ce qui se passe donc à Alep. Les terroristes sont pourchassés et font des actions sporadiques. Il n’y a qu’à entendre leurs cris de désespoir pour réclamer des armes pour s’en convaincre. Dans la région Hanano (Alep), où un des chefs terroristes a été abattu hier, ou de Oujet al-Jab dans le quartier de Souleymanieh dans la ville d’Alep toujours en passant par le quartier d’al-Kallaseh, ce sont des dizaines de terroristes mis hors d’état de nuire. Pire, pour les ennemis de la Syrie, l’armée a découvert un grand entrepôt d’armes en tous genres, dans le souk de Seif al-Dawleh.

Comprenez donc Fabius, il est à bout de nerfs !

http://fr.altermedia.info

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 22/08/2012 - 8:00
par OhMonPaïs
Yara Saleh, prisonnière de l’ASL

Journaliste de la télévision privée Al-Akhbariya, Yara Saleh a été faite prisonnière avec son équipe par l’Armée syrienne libre. Elle a été épargnée et conservée comme otage alors qu’une vaste mobilisation en Europe faisait pression sur le président français pour qu’il ordonne à ses amis de l’ASL de la relâcher. Finalement libérée par l’armée nationale syrienne, elle a accepté de répondre aux questions du Réseau Voltaire.

Plusieurs centaines de combattants de l’Armée syrienne libre, appartenant à des groupes salafistes et takfiristes distincts, ont convergé vers le bourg d’Al-Tal, le 20 juillet dernier. La plupart n’étaient pas Syriens.

Quelques habitants, favorables à la démocratie, les ont accueillis pensant partager les mêmes objectifs. Les combattants ont attaqué le commissariat et fait prisonniers les policiers, dont certains ont été blessés.

Ils n’ont accepté de transférer à l’hôpital que les fonctionnaires sunnites et ont refusé que les autres soient soignés. Rapidement, le nouveau Conseil révolutionnaire d’Al-Tal, imposa une loi sectaire. La population fuya la ville, à commencer par les gens qui avaient accueilli l’ASL en rêvant aux promesses occidentales.

Les combattants prirent en otage une trentaine de civils, y compris une équipe de la télévision Al-Akhbariya accourue sur les lieux, puis ils se retranchèrent dans le bourg. Les otages furent dispersés dans des bâtiments différents, et déplacés chaque jour.

Alors que les combattants espéraient créer sur place un Émirat islamique, le Conseil révolutionnaire, commandé par un déserteur syrien, fut informé d’une attaque imminente de l’armée nationale. Dans une vidéo, il menaça de tuer les journalistes et exigea la levée des barrages autour du bourg pour pouvoir fuir.

Ne parvenant pas à obtenir satisfaction, il reçut l’ordre par téléphone satellite de déplacer sa troupe vers une autre localité. Dans la nuit du 15 au 16 août, 500 à 700 hommes, emmenant avec eux leurs otages les plus précieux, sortirent en file indienne à travers la campagne.

Lorsque soudain, plusieurs fusées éclairantes illuminèrent la nuit permettant à l’armée nationale d’ouvrir le feu et d’éliminer plus de 200 jihadistes en quelques minutes.

Yarah Saleh, journaliste d’Al-Akhbariya détenue depuis 6 jours, eut le réflexe de se jeter à terre pour se protéger. Les autres otages, restés emprisonnés dans le bourg, furent retrouvés au matin et libérés.

Voici le témoignage de Yara Saleh, recueilli quelques heures plus tard.

http://www.youtube.com/watch?v=owiOHSIn0W8&feature=player_embedded

http://www.voltairenet.org/Yara-Saleh-prisonniere-de-l-ASL

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 22/08/2012 - 13:17
par Pat
ALEP (Syrie) : La presse britannique confirme aussi le complot international contre la Syrie

Allain Jules: L’hebdomadaire allemand Bild am Sonntag a donc confirmé ce qu’on savait déjà. Alors, n’en déplaise aux esprits chagrins, ce que le président syrien Bachar al-Assad dit depuis des mois et que, nous aussi, à notre petit niveau, indiquons, se révèle donc vrai. Oui, la Syrie est victime d’un complot international ourdi par l’Occident. Mais, ce dernier, avec sa morgue habituelle, ses cris d’orfraie et ses indignations sélectives, jure, la main sur le coeur, qu’il est de bonne foi et veut la paix en Syrie. Or, tout le monde sait que, derrière la façade et les discours convenus et mortifères à la fois, se cachent des monstres, les dirigeants occidentaux qui n’ont rien, mais alors rien à foutre du peuple syrien. Si aujourd’hui tout ces pays se fient aux renseignements de l’Allemagne, c’est que nous sommes en face d’une coalition nazie…La presse occidentale devrait s’inspirer de L’hebdomadaire allemand Bild am Sonntag. Ce n’est pas demain la veille.

Malheureusement, malgré tous les efforts déployés, la ruse, la rage, la médiocrité, la violence, avec l’argent du contribuable américain, français, anglais etc, ces gens ne parviennent pas à leur but ultime jusqu’à présent. Étonnant, non ? C’est comme s’il y a une force invisible quelque part qui met en échec leur projet de destruction de la Syrie. Après le Bild am Sonntag, c’est le Sunday Times qui prend le relais. Selon lui, qui cite un responsable de la soi-disant opposition, les services secrets britanniques en anglais Military intelligence section 6 (MI6) ont aidé les terroristes à mener plusieurs attaques. Vous avez bien lu ? On savait déjà que l’attaque spectaculaire à Damas contre des hauts responsables syriens ne pouvaient pas logiquement venir de ces gens sans une aide extérieure. La vérité finira par triompher dans ce dossier…

Mais, sur le terrain, l’armée syrienne va de victoires en victoires, tandis que les terroristes et leurs alliés sataniques, vont de défaites en défaites. Selon nos informations, il y aura un feu d’artifice à Alep d’ici à deux jours. Je n’en dirai pas plus, ces services secrets étant dans tous les réseaux pour servir les bas-instincts des dirigeants occidentaux et d’Al Qaïda. Effectivement, à regarder de plus près, on constate que Al Qaïda fait plus de victimes arabes qu’autre chose. Est-ce son contrat avec la CIA ? Quelqu’un disait que Bachar al-Assad ne contrôle que…30% du territoire syrien ? Avec ce qui va suivre, vous comprendrez que c’est une propagande qui va faire que, l’ancien premier ministre, sera obligé de se taire à jamais.

Homs: Découverte d’un tunnel reliant le quartier Ashyra à celui de Dair Baalba d’une longueur de 2 km. De nombreux terroristes s’y cachaient. Ils ont été liquidés et l’armée syrienne a pris possession du lieu. Du coup, ils ne peuvent plus se cacher dans la ville, à moins qu’ils ne soient chez l’habitant. L’étau se resserre donc sur eux.

Alep: Le compte à rebours est commencé. Des hélicoptères ont survolé la ville, à très basse altitude aujourd’hui- mais où étaient donc les fameux maîtres d’Alep?-, pour distribuer des tracts sans concession, s’adressant aux habitants d’Alep et aux terroristes et disant:

“il est encore temps de vous rendre, c’est votre dernière chance. Toute personne hébergeant des terroristes sera responsable de ce qu’il adviendra”

Damas (à confirmer): Des échauffourées ont eu lieu juste après la fin de la prière, dans le quartier de Mazzé, derrière l’ambassade d’Iran. Ce quartier est un centre névralgique pour le pouvoir, d’autant plus que c’est ici que se trouvent la plupart des ambassades. C’est un groupe de terroristes, qui a voulu pénétrer semble-t-il, à l’ambassade iranienne. L’action aurait été un échec cuisant. Ils ont été mis en déroute.

Damas: Lors d’une opération dans la banlieue de Damas, à Douma, l’armée syrienne a mis aux arrêts une jeune terroriste de 22 ans au doux nom de Sabah Othmane. Rassurez-vous, rien à voir avec la reine de Sabah, malgré sa beauté. Elle est passée aux aveux complets, reconnaissant qu’elle jouait un rôle prépondérant, en interrogeant les femmes enlevées, violées puis assassinées. Mais, elle a indiqué qu’elle a été enrôlées de…force. Un nouvel enseignement qui prouve que les fous d’Allah sont en fait les fous de satan, égorgeurs et violeurs. Quelle idée de soutenir ces gens ?

Le jour où ce monde s’éveillera, plus dure sera la chute des terroristes, et de leurs soutiens !

Source: allainjules.com http://fr.altermedia.info/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 22/08/2012 - 21:37
par Chris84
Pat a écrit : Mais, ce dernier, avec sa morgue habituelle, ses cris d’orfraie et ses indignations sélectives, jure, la main sur le coeur, qu’il est de bonne foi et veut la paix en Syrie. Or, tout le monde sait que, derrière la façade et les discours convenus et mortifères à la fois, se cachent des monstres, les dirigeants occidentaux qui n’ont rien, mais alors rien à foutre du peuple syrien. Si aujourd’hui tout ces pays se fient aux renseignements de l’Allemagne, c’est que nous sommes en face d’une coalition nazie…La presse occidentale devrait s’inspirer de L’hebdomadaire allemand Bild am Sonntag. Ce n’est pas demain la veille.




"Les Fascistes de demain se feront appeler antifasciste" Winston Churchill

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 24/08/2012 - 13:41
par Pat
Les hommes de la DGSE en appui aux tueurs de l’ASL

Les Français qui s’intéressent un tant soi peu à la Syrie ont dû déjà croiser au hasard de la toile ou des journaux la signature de Richard Labévière, un des rares analystes-spécialistes-essayistes un peu « équilibrés » sur cette question.

Assistance à terroristes (et à Washington)

Justement, Labévière vient de donner un entretien au Parisien, ce 6 août. Dans lequel il confirme cette information, objet d’un silence vraiment consensuel de la presse française depuis le début de l’année : « Avec le service action de la DGSE, dit Richard Labévière, la France mène des opérations de formation et de soutien à l’ASL et à d’autres groupes armés ». Et notre spécialiste d’ajouter, pour l’édification des lecteurs du Parisien, que cette aide française porte plus particulièrement sur l’instruction d’artillerie et les moyens de transmissions.

« Plusieurs dizaines de conseillers militaires participent déjà à un état-major commun turc, américain et français à Chamagh (Turquie) » et cette fine équipe est renforcée encore par des Britanniques. Bref, ce fameux camp spécial américano-ASL en territoire turc, évoqué ces derniers jours par plusieurs sites et médias, certains mainstream, prend de la consistance. Quant à la France, on se doutait que les barbouzes à pied d’oeuvre en Turquie évoquées en octobre dernier par Le Point et le Canard enchaîné n’étaient sans doute pas rentrées à la maison.

Ainsi, un grand nombre de Français sauront désormais que des soldats français, des agents français, aident en ce moment l’ASL à installer le chaos et la guerre civile en Syrie, à une heure où même la grande presse ne peut pus cacher, ni les exactions, ni l’orientation islamiste radicale de ces supposés « combattants de la liberté« .

Justement, dans son entretien au Parisien, Richard Labévière tire la sonnette des Cassandre : « Il y a un vrai danger islamiste » (en Syrie) dit-il. « Plusieurs milliers d’activistes ont passé la frontière en provenance d’Irak, du Liban, de Turquie et de Jordanie« . À ce propos, Labévière donne des estimations des effectifs de ces groupes armés qui se trouvent correspondre à celles que nous avions déjà formulées : de 10 à 15 000 combattants pour tout le pays, dont, dit-il, 3 000 environ « relèvent directement de groupes djihadistes revendiquant l’idéologie d’al-Qaïda« .

Cela peut paraitre peu face à une armée syrienne généralement crédite de 300 000 hommes. Mais outre que 300 000 militaires ne font pas forcément 300 000 soldats aguerris, les bandes, à la notable exception d’Alep aujourd’hui et de Damas la veille, sont éparpillées en des centaines de petits groupes de quelques dizaines de membres qui ont pour eux la mobilité. Et l’armée ne peut mettre des postes dans chaque ville moyenne ou village : on a vu récemment qu’à Anadane, au nord d’Alep, deux ou trois-cents rebelles ont assailli un poste défendu par une cinquantaine de soldats; le subjuguant au termes de plusieurs heures.

Pour en revenir à l’entretien de Labévière au Parisien, il prédit, en cas de chute du régime, un gouvernement des Frères musulmans « au mieux« , ou salafiste « au pire ». Et il conclut par ce slogan des opposants qu’il a personnellement entendu en Syrie : « Les alaouites dans la tombe, les chrétiens à Beyrouth ! »

C’est donc à ce programme que travaillent nos vaillant officiers de la DGSE : on ne s’en étonnera pas dans la France vassalisée de Sarkozy/Juppé et de Hollande/Fabius. Mais on ne peut que le regretter au nom de celle de de Gaulle.

Par Louis Denghien, pour VJC http://www.mecanopolis.org/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 25/08/2012 - 9:59
par Pat
Barbarie de l’ASL : l’omerta n’est plus tenable pour certains journaux

Lu sur Infosyrie : Les spectres des suppliciés d’al-Bab, jetés du haut d’un toit par la racaille islamo-qataro-atlantiste, hantent les salles de rédaction françaises, et empêchent les journalistes de digérer tranquillement leur bouillie gaucharde et pro-OTAN. Peut-on dire que ce homme n’ont pas souffert, ne sont pas morts pour rien ?
Est-ce devenu un exercice obligé pour des médias français un peu inquiets quant à leur crédibilité résiduelle ? Il semble que depuis une ou deux semaines l’omerta sur les crimes et actes de barbarie commis par la rébellion syrienne ait été levée. Sans doute l’ »effet Berri », du nom de cette famille sunnite d’Alep dont plusieurs membres ont été roués de coups avant d’être exécutés par un groupe islamo-ASL. Ou des vidéos pour une fois assez largement diffusées d’égorgement et de défenestration.

Quand l’ASL invente le kamikaze involontaire

Toujours est-il que le site du Nouvel Observateur relaie un reportage de la BBC, diffusé le 22 août, qui montre comment des insurgés syriens ont essayé de se servir d’un prisonnier pour commettre un attentat suicide. C’est un reporter du New York Times qui a filmé la scène, « édifiante » quant à l’humanisme des guerriers de la liberté syrienne.
Les faits : une groupe ASL dispose une bombe à l’arrière d’une voiture. Laquelle doit foncer sur un barrage de l’armé. Qui mais qui va conduire ? Eh bien un de leurs prisonniers, présenté comme un partisan de Bachar, détenu dans une belle villa à piscine dont on voit profiter nos « syriens » (hum) libres. Sortis de leurs ablutions non rituelles, les ASL s’emparent de cet homme, lui bandent les yeux, l’installent dans le véhicule et lui explique qu’il devra ensuite conduire le camion jusqu’à un check-point » selon le commentaire de la BBC. « Ce qu’il ne sait pas, souligne le journaliste, c’est qu’à l’arrière du véhicule, sont installés 300kg d’explosifs qui doivent être actionnés à distance ». Par chance, ou par la grâce de Dieu, cette fois-là, le mécanisme ne fonctionnera pas…
Il n’en demeure pas moins que le prisonnier a tout simplement été utilisé comme kamikaze, à l’encontre de toutes les règles internationales concernant le traitement des prisonniers. Et le Nouvel Obs de conclure, avec un étonnement douloureux, professionnellement accablant s’il est sincère, qu’ »il semblerait que certains rebelles aient décidé de faire dans le crime de guerre ». Il semblerait…
http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revol ... ikaze.html

Et ci-dessous, le lien vers le reportage de la BBC :
http://www.youtube.com/watch?v=Fbxz6THXsf4

Arte découvre les tortionnaires ASL

Par ailleurs, un de nos visiteurs nous signale que dans son journal du mardi soir 21 août, la chaîne franco-germanique – et surtout gaucho-atlanto-sioniste - Arte a diffusé des images de deux supposés « chabihas » aux mains d’un commandant rebelle à la barbe fournie. On voit très bien qu’un des prisonniers a déjà des marques de coups et des dents cassés, et le journaliste le fait d’ailleurs remarquer. L’homme est d’ailleurs emmené à la salle de torture (dixit le commentaire). Il sera pendu par les pieds et pendu. « Je l’ai vu ! » affirme le journaliste qui apparemment est rentré dans la dite salle de torture. Puis l’on voit le deuxième captif entrainé à son tour vers cette salle.

En octobre dernier, la même chaîne Arte diffusait une émission de propagande (en faveur de rebelles) d’anthologie, due à la « journaliste » Sofia Amara et que nous avions épinglée avec a sévérité qu’elle méritait (voir notre article « Soirée Arte sur la Syrie : deux heures de stalinisme bobo », mis en ligne le 12 octobre 2011). Une dizaine de mois plus tard on est passé du stalinisme gauche caviar à une ébauche d’objectivité. Les temps changent (lentement) comme chantait Bob Dylan…

L’avertissement de l’épicier Saad aux lecteurs et rédacteurs de Libé

Le même correspondant a également écouté sur France Inter, mercredi matin 22 août, la Revue de presse de Laetitia Gaillet. Qui se faisait l’écho d’un article de Libération. Qui donnait la parole à des Alépins. Or que disent la dizaine de sondés de ce « micro-trottoir » réalisé dans le quartier sunnite de Bustan al-Qasr ? À part un dont le fils a été battu, assure-t-il, par des chabihas, aucun n’accable Bachar, et aucun ne prend fait et cause pour les rebelles. Le plus disert, et pas le moins intéressant, est Saad, un épicier de 34 ans, dont le commerce est une des victimes de la « bataille d’Alep » : « On voit bien que nous sommes coincés entre deux camps qui s’affrontent » dit-il. « Les Occidentaux veulent abattre notre souveraineté.. On vivait sous la tyrannie d’un clan. Mais on s’y était habitué« . Et de l’analyse, Saad passe à la vie concrète, et à la nostalgie : « On pouvait circuler, aller manger une glace et aller se baigner à Lattaquié, ou rouler de nuit vers Damas. Rien ne pouvait nous arriver. Les femmes circulaient la nuit. Maintenant, elles sortent et elles se font tuer dans la rue« .

Ce paradis ordinaire perdu, Saad n’est pas prêt à la capitulation pour pour pouvoir le retrouver. À l’enquêteur de Libération il lâche, après avoir évoqué la « tyrannie » des al-Assad : « On ne veut pas de celle des Américains, d’Israël, des Français, des Anglais ou des Allemands« . Et Saad, depuis sa modeste épicerie, lance aux lecteurs bobos de Libération cet avertissement : « C’est ici à Alep, que se prépare la troisième guerre mondiale« . Et, ajoute-t-il, « les Russes ne lâcheront pas le régime et l’Iran non plus« . En quelques mots, Saad a exprimé l’irréductible nationalisme syrien. Et toisé, sans le savoir, les dizaines de « spécialistes » et « analystes » pro-ASL et pro-OTAN que Libération a fait défiler dans ses colonnes depuis un an et demi !

L’article se conclut par cette confidence d’un médecin qui opère les blessés du quartier dans une école désaffectée : « Il ne faut pas croire que les gens sous les bombes sont tous acquis à l’ASL. Ici, les gens ne diront rien mais la fidélité silencieuse à Bachar est toujours importante ». Nous, contrairement au lectorat et rédacteurs de Libération, nous n’avons jamais douté de ce fait, et c’est pour cela que nous avons écrit, dès les débuts de la bataille d’Alep, que celle-ci serait perdue par l’ASL politiquement, avant que de l’être militairement, comme à Damas.

Un pionnier de l’humanitaire contre l’humanitarisme bidon de Fabius

Enfin, certaines personnalités françaises n’ont pas à évoluer car elles ont toujours grosso modo conservé leur autonomie de pensée et une certaine honnêteté intellectuelle. Ainsi Rony Brauman, qu fut une grande figure de cet envahissant – au détriment du politique – secteur « humanitaire » via sa position éminente à Médecins sans Frontières. Eh bien ce 22 août sur une radio française, Rony Brauman a fustigé les poses « humanitaires » de Laurent Fabius sur la Syrie, paravent transparent de son atlantisme. Il a dit en substance que l’humanitaire ne faisait justement pas partie (en dépit des efforts de son ex-copain Kouchner) de la tradition diplomatique française. Et il s’est prononcé, lui l’homme de MSF, contre la stratégie dite des « couloirs humanitaires« , lancée par Juppé et reprise par Fabius, car ils conduisent tout droit, ces couloirs, à la guerre ouverte, ce qu’il refuse pour la Syrie. Brauman préfère la paix à la guerre. Peut-être bien pour des raisons humanitaires, justement…
http://www.contre-info.com/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 31/08/2012 - 12:32
par Pat
Un journaliste balance sur le conflit Syrie-Iran !

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... MlzbFrwtRk

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 01/09/2012 - 12:19
par Pat
L’Iran aurait envoyé des troupes en Syrie

Selon le Wall Street Journal :

Alors que la révolte syrienne, qui dure depuis 17 mois, ne cesse de s’intensifier, l’Iran a annoncé qu’elle a envoyé des chefs des Gardiens de la Révolution et des centaines de militaires iraniens en Syrie, selon le Wall Street Journal.
Le général Salar Abnush, chef des Gardiens de la Révolution a également confirmé la présence de militaires iraniens en Syrie « Aujourd’hui nous vivons la guerre, par tous les moyens. Nous allons combattre militairement et culturellement en Syrie. » a indiqué Abnush.
La semaine dernière le ministre de la Défense iranien a expliqué que « la Syrie peut gérer seule la crise. Mais dans le cas où elle échouerait à le faire, nous pourrons alors mettre à exécution le pacte de défense et de sécurité commune. ».
Le directeur de la commission parlementaire iranienne sur la sécurité nationale et de la politique étrangère Alaadin Burucerdi s’est entretenu avec plusieurs contacts à Damas et a rencontré Farouk al-Sharaa, le bras droit de Bachar al-Assad.
http://www.contre-info.com/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 06/09/2012 - 8:06
par Pat
La Syrie, au cœur de la Guerre tiède ? D’une désinformation médiatique à une intervention programmée


« Il faut empêcher de réitérer le scénario libyen en Syrie ». Vladimir Poutine, 27/02/2012 (1)

La crise syrienne est, aujourd’hui, arrivée à un point critique. Une guerre fratricide massacrant, pour partie, des innocents, est en cours.

Dans ses grandes lignes, cette guerre est médiatisée par les intérêts politico-économiques des grandes puissances. Mais, très tôt, elle a été polluée par les nouvelles idéologies religieuses et nationalistes, surfant sur les maladresses occidentales et la soif de libertés de peuples en perdition – au prix de dérives politiques incontrôlables et, sans doute, irréversibles.

A l’origine, cette quête identitaire a été précipitée par la « fin des idéologies » (D. Bell) issue de la disparition de l’URSS, en décembre 1991, qui a favorisé le retour du religieux comme idéologie alternative et, au moins, réactivé son rôle politique et identitaire. Dans le même temps, la disparition du verrou idéologique de la Guerre froide a suscité l’émergence de micro-conflits périphériques désormais porteurs, sur l’Echiquier arabe, d’aspirations révolutionnaires. En ce sens, la délégitimation de l’idéologie communiste aurait agi comme facteur catalyseur d’une instabilité systémique à l’échelle du monde et dont la crise syrienne ne serait, au final, qu’un sous-produit – une forme d’effet émergent.

La (prévisible) réaction d’auto-défense du régime syrien face à la terrible violence « révolutionnaire » attisée de l’extérieur a débouché, aujourd’hui, sur une inquiétante guerre civile – imputée par les médias occidentaux, de manière (trop) systématique et erronée, au seul président Bachar El-Assad. Pourtant, l’opposition armée anti-Assad est responsable de davantage de tueries étrangement passées sous silence et qui, en d’autres lieux, auraient pu être qualifiées de « crimes contre l’humanité », pour reprendre une expression trop souvent manipulée par la gouvernance néo-libérale sous leadership américain, dans l’optique de justifier ses actions répressives.

Avec une certaine légitimité, on peut donc s’interroger sur l’existence d’une pensée unique, structurellement favorable aux « rebelles », et verrouillant l’information sur le déroulement de la « révolution » syrienne – sous l’impulsion de l’Organisation syrienne des droits de l’homme (OSDH), étrange ONG politiquement (très) orientée et semblant avoir un monopole « légitime » sur l’information. Régulièrement émise par l’OSDH, l’information sur la nature et l’ampleur des massacres censés perpétrés par le régime Assad est, en effet, admise comme vérité scientifique par le consensus médiatique – formatant, par ce biais, une opinion publique internationale hostile au régime syrien. Toutefois, ce dernier reste – heureusement – soutenu par l’axe sino-russe.

L’issue, tant désirée par les promoteurs du Printemps arabe, ne semble désormais plus faire de doutes. Mais pour Moscou, c’est plutôt un Hiver islamiste, réchauffé par le doux soleil de la Charia, qui se prépare – avec, naturellement, la complicité américaine.

Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Et qui, surtout, y avait intérêt ?

Vers un point de non retour, pour réitérer le « scénario libyen »

De manière indéniable, ce point de non retour a été favorisé de l’étranger dans le cadre d’une stratégie de communication politiquement orientée et unilatéralement focalisée contre la « dictature » Assad, désigné par le consensus médiatique comme l’ennemi à abattre.

Très clairement, dès l’origine, la rébellion anti-Assad a été financée et armée par des membres clés (riches en pétrodollars) de la Ligue arabe, principalement l’Arabie saoudite et le Qatar. Très vite, elle a été encouragée par l’administration américaine et ses alliés traditionnels, avides de s’insérer dans la vague révolutionnaire portée par l’histoire et, surtout, de profiter des opportunités politiques – dont celles de contenir les ambitions russes, voire chinoises, dans une région stratégique sur les plans politique et énergétique. Ainsi, dans un premier temps, la Turquie a discrètement servi d’appui logistique pour les « rebelles » et, dans un second temps, elle s’est ouvertement montrée désireuse de passer à l’offensive, c’est-à-dire à l’action armée sur le territoire syrien. Au nom de la liberté des peuples et, naturellement, de leur droit à disposer d’eux-mêmes – la couleuvre est, tout de même, dure à avaler. D’autant plus, si on est russe.

Les infiltrations aux frontières ont été nombreuses au début de la « révolution ». Comme par hasard, tous les points de conflits sont anormalement et systématiquement proches de la frontière syrienne – curieux, tout de même, que nos médias ne se soient pas interrogés sur cette troublante coïncidence. Cette situation est illustrée, depuis fin juillet, par la volonté des « rebelles » de contrôler certains postes-frontières dans le but de faciliter les « passages », autrement dit, les actions militaires et les attentats contre les positions syriennes.

Une telle configuration confirme l’hypothèse d’une aide extérieure, très tôt invoquée par le président syrien Bachar El-Assad et qui, sans surprise, n’a jamais été prise au sérieux par les médias occidentaux, perdus dans le ciel bleu du monde de l’ignorance apprise, alimentée par la seule information diffusée par l’OSDH. Loin d’être spontanée, cette « révolution » est donc orientée et, en ce sens, elle apparaît davantage comme une « évolution », impulsée de l’extérieur et sur laquelle surfent les stratégies manipulatrices de puissances ambitieuses. Mais, dans la mesure où il s’agit d’un retour en arrière sur le plan politico-social – surtout en ce qui concerne le statut de la femme et des libertés individuelles (dont politiques) –, je parlerai plutôt « d’involution ».

Tout a été fait, dans le cadre d’un scénario programmé, pour provoquer l’armée régulière et les structures de sécurité de l’Etat syrien de manière à les contraindre à une réaction violente et créer, par ce biais, une instabilité croissante auto-cumulative, à terme, potentiellement explosive. En outre, ce chaos a été aggravé par l’émergence de milices privées, parfois de nature religieuse, et échappant à tout contrôle gouvernemental. Au final, il s’agit d’atteindre un seuil critique (déclencheur de « l’explosion »), synonyme de guerre civile – quitte à sacrifier quelques civils, quotidiennement imputés par l’OSDH au « sanguinaire » président Assad ou, alternativement, à d’inévitables « dégâts collatéraux ». Et quitte, aussi, à générer une situation anarchique caractérisée par la délégitimation des lois et structures étatiques. Une catastrophe programmée.

Aujourd’hui, l’Etat syrien, dont l’autorité est considérablement érodée, n’a même plus – au sens de Max Weber – le monopole de la « violence légitime » sur son territoire, traditionnellement considéré comme le socle de la stabilité d’un Etat-souverain. Désormais, le terreau est donc propice à la répétition du « scénario libyen », selon l’expression usitée de V. Poutine.

Sous prétexte de défendre les intérêts légitimes du peuple syrien, l’insidieuse politique arabo-occidentale a, objectivement et, sans doute, consciemment, contribué à ce chaos.

Complicité arabo-occidentale, au nom d’un troublant messianisme moral

Les « Amis de la Syrie » ont, très tôt, instrumentalisé la crise syrienne pour défendre leurs propres intérêts qui font du départ d’El-Assad, la pierre angulaire de leur stratégie.

Les intérêts de cette coalition hétéroclite se rejoignent, sur certains points précis – dont celui de placer un pouvoir « ami », apte à gérer l’après-Assad –, et, à la base, ils sont structurellement opposés à ceux de l’axe sino-russe. Redoutant une déstabilisation régionale, l’axe sino-russe prône en effet une solution politique négociée qui n’implique pas, nécessairement, l’élimination du président syrien. Nuance politique essentielle, expliquant la division, donc l’impuissance du Conseil de sécurité de l’ONU à travers le blocage systématique de ses résolutions par les responsables russes et chinois – mais c’est aussi, cela, la démocratie. Sur ce point, on peut d’ailleurs s’interroger sur la viabilité d’une résolution prônant une « transition démocratique » en Syrie et soutenue par l’étrange tryptique Arabie Saoudite-Qatar-Turquie. Avec le blanc-seing occidental…

Des intérêts économiques (contrôle de l’énergie), politiques (lutte d’influence) et stratégiques (inflexion des rapports de force) sont les enjeux sous-jacents au conflit syrien exacerbé, en définitive, par la montée brutale d’Al Qaïda (reconnue par Washington) et par l’opposition religieuse sunnites/chiites. Dans son essence, cette opposition forme une ligne de fracture confessionnelle auto-destructrice et à jamais ré-ouverte, parce que politiquement non neutre – et facilement manipulable, donc utile aux régimes hostiles au maintien du président Assad.

Le leitmotiv humanitaire, a été à la fois le fil conducteur et l’habillage légitime de l’ingérence croissante de la coalition arabo-occidentale dans le processus politique interne de la Syrie. Ce devoir d’ingérence progressivement institué devrait, à terme, justifier une intervention (sous une forme à définir) dans l’optique de renverser le régime Assad et, s’il le faut, sans la légitimité onusienne – pour contourner le barrage sino-russe. Désormais, avec le soutien actif des services secrets allemands, américains, britanniques et français, tous les efforts de la coalition arabo-occidentale sont concentrés vers cet ultime objectif. Pour l’heure, l’idée d’imposer une zone d’exclusion aérienne (définie comme zone de sécurité) pour créer un « couloir humanitaire » fait, peu à peu, son chemin. Le problème est qu’un tel « couloir » a, déjà, fait l’objet d’une instrumentalisation politico-militaire en d’autres lieux et d’autres temps. Pour Moscou, une telle leçon ne s’oublie pas et, surtout, ne doit plus se répéter.

L’essentiel est d’arriver, après la réélection d’Obama, au point de basculement de la crise (« seuil critique ») provoquant l’intervention finale et, en cette fin d’été, nous y sommes proches. Cette intervention militaire est rejetée par russes et chinois, psychologiquement marqués par les tragédies serbe (1999), irakienne (2003) et libyenne (2012), où la manipulation des règles internationales et des mécanismes onusiens a été flagrante, mettant en cause, selon eux, la légitimité de la gouvernance mondiale. De façon troublante, cette transgression des règles est réalisée au nom de valeurs morales supérieures, selon la tradition post-guerre froide inaugurée par la vertueuse Amérique, investie de sa « destinée manifeste » et de son libéralisme triomphant – un discours, certes, bien rôdé.

Un sous-produit de cette inconscience politique occidentale a été la propagation du syndrome révolutionnaire, via un Islam radical moralisateur, au-delà de l’Echiquier arabe : dans le monde post-soviétique et sur le continent africain, au Mali pour commencer, avec l’extension dela Charia. Avec, à la clé, d’irréversibles dégâts collatéraux.

Pour l’axe sino-russe, il y a une ligne rouge à ne pas franchir dans cette partie stratégique dominée par les grandes puissances – notamment, en Syrie. Mais les dés sont, déjà, pipés.

Poursuite du reflux russe sur l’Echiquier arabe, sous bienveillance américaine

Dans l’hypothèse d’un renversement du président Assad, la Russie (avec la Chine et l’Iran) serait la principale perdante.

Pour rappel, la Syrieest un des principaux alliés de l’Iran dans la région et la disparition d’Assad isolerait davantage Téhéran – ce que souhaitent, pour diverses raisons, de nombreux Etats arabes et occidentaux. D’autre part, le renversement d’Assad risquerait de déstabiliser le Liban et au moins, d’y redéfinir le jeu politique interne avec, notamment, l’affaiblissement du Hezbollah libanais. L’évolution syrienne est donc politiquement non neutre pour l’Etat israélien et sa stratégie au Moyen-Orient et, en ce sens, pour le destin géopolitique de la région.

A cela, il convient de préciser que l’Azerbaïdjan, ex-république de l’URSS très sensible désormais – comme d’autres Etats de la périphérie post-soviétique – aux sirènes américaines (et à leurs dollars), rêve de créer un « Grand Azerbaïdjan » étendu à une partie de l’actuelle Iran. Dans cette optique, l’affaiblissement de l’axe Iran-Syrie serait une bonne chose pour ses prétentions territoriales. Moscou redoute un tel scénario, d’autant plus qu’il nuirait dangereusement aux intérêts de son fidèle allié et partenaire stratégique, l’Arménie – dont l’existence (et celle de ses bases militaires) serait, dés lors, menacée.

En outre, par l’intermédiaire de son ministre des affaires extérieures, Ahmet Davutoğlu, la Turquie– véritable base arrière et levier de l’influence américaine en Eurasie – revendique, de manière troublante, le rôle de « pionnier du changement démocratique » au Moyen-Orient. En fait, la défense de ses intérêts nationaux – qui intègrent le « problème » kurde – a incité la Turquie à s’ingérer dans la crise syrienne. Et, surtout, elle l’oblige à maintenir une veille stratégique dans le Nord dela Syrie convoité, selon Ankara, par les « extrémistes kurdes ». Enfin, il faut rappeler quela Turquie rêve toujours d’un Empire ottoman étendu à l’Asie centrale ex-soviétique. Tout est donc en place, pour la partie finale.

Tendanciellement, on assisterait donc à la poursuite du roll back (reflux) de la puissance russe, conduite par l’administration américaine depuis la fin de la Guerre froide et qui vise, aujourd’hui, à affaiblir ses alliances traditionnelles – donc, son pouvoir potentiel sur longue période – en zones arabe et post-soviétique. Car, qu’on le veuille ou non, l’administration Obama est objectivement tentée de manipuler les « révolutions » pour, à terme, étendre sa zone d’influence et sécuriser, par ce biais, les principales sources d’approvisionnement et routes énergétiques – d’où l’intérêt de « stabiliser », c’est-à-dire de contrôler politiquement la Syrie, le Liban et l’Iran, véritables nœuds stratégiques de la région. Une telle extension se réaliserait au détriment des dernières positions russes, héroïquement tenues sur l’Echiquier moyen-oriental et, en particulier, en Syrie, face à la pression médiatique et politico-militaire de la coalition arabo-occidentale – mais, pour combien de temps encore ?

Dans cette optique et de manière officielle, l’administration américaine vient de reconnaître la nécessité de renforcer significativement son soutien au « processus révolutionnaire et démocratique » en œuvre en Syrie. Dans ses grandes lignes, cette action s’inscrit dans le prolongement de sa récente ingérence – via de douteuses ONG – dans le processus électoral russe et, de façon plus générale, dans le cheminement politique incertain de la périphérie post-soviétique en vue d’y imposer la « démocratie ». Naturellement, selon les normes occidentales.

Ce faisant, Washington officialiserait une stratégie qui, en réalité, a commencé bien plus tôt. Tendanciellement, cette stratégie s’appuie sur la démocratie comme nouvelle idéologie implicite et globalisante, vecteur de sa domination politique dans le monde. Au regard d’une lecture plus structurelle de la crise syrienne, médiatisée par les intérêts des puissances majeures, cette attitude américaine n’est pas une surprise et, au contraire, semble cohérente avec une ligne de long terme axée sur la défense de son leadership régional – contre les intérêts russes.

L’hyper-puissance américaine avance ses pions, inéluctablement.

L’Arabie saoudite, nouveau « pivot géopolitique » de l’hyper-puissance ?

La poursuite du « Printemps islamiste », à dominante sunnite, renforce les positions de l’Arabie saoudite dans la région et donc, de manière indirecte, les prérogatives de l’axe USA-OTAN.

Sur ce point, on remarquera que les monarchies du Golfe, qui sont (très) loin d’être plus démocratiques que la Libyeet la Syrieont été, jusque là, étrangement épargnées par la vague révolutionnaire. Avec une certaine légitimité, on peut donc se demander pourquoi ? Et pourquoi passe-t-on sous silence le sort des 80.000 chrétiens expulsés de leurs foyers par les « révolutionnaires » syriens dans la province d’Homs, en mars 2012 ? Enfin, pourquoi ne parle-t-on pas des persécutions quotidiennes de la population chiite (majoritaire à 70%) au Bahreïn, associée à un verrouillage total de l’opposition (et de l’expression) politique ? Cette répression est « supervisée » par l’armée saoudienne encline, à la moindre occasion, à faire intervenir ses chars – sorte d’application arabe de la doctrine Brejnev de « souveraineté limitée » – et cela, quels qu’en soient les coûts humains. Terrible et révélateur silence médiatique.

La réaction occidentale a été tout autre lorsque la Russie est – justement – intervenue avec ses chars en Géorgie en 2008, pour protéger ses ressortissants et ses soldats d’un massacre annoncé, après l’inquiétante initiative du président Saakachvili. Comment expliquer cette lecture des Droits de l’homme (et des peuples) à géométrie variable ? Et pourquoi les chars russes seraient-ils plus « coupables » que les chars arabes – ou américains, en d’autres circonstances, lors des « croisades » morales punitives ? Pour Moscou, une telle situation confirme le maintien d’un esprit de Guerre froide visant à la marginaliser, de manière définitive, sur la scène internationale. Un « deux poids, deux mesures » politiquement insupportable, et presque blessant.

La principale conséquence de l’extension de la domination sunnite au Moyen-Orient gagné par la contagion « révolutionnaire » est que, par l’intermédiaire de l’Arabie saoudite, comme levier d’ingérence privilégié, l’administration américaine renforce son contrôle de la région. Parce que, par définition, il sera dorénavant plus facile pour Washington d’actionner un seul levier pour dicter sa politique régionale et défendre, ainsi, ses intérêts de grande puissance. Dans ce schéma, l’Arabie saoudite devient une pièce maitresse (« pivot », au sens de Brzezinski) des Etats-Unis sur l’Echiquier arabe permettant, désormais, à l’hyper-puissance d’agir sur les événements et d’orienter le jeu, sans véritable opposition. Une contrepartie possible serait alors, pour Washington, de tenir compte des intérêts politiques de l’Arabie saoudite dans les régions musulmanes de l’ex-espace soviétique, âprement convoitées dans le cadre de son face-à-face avec la Russie. En ce sens, la crise syrienne cache un enjeu politique plus global, fondamentalement géostratégique – et, de manière indiscutable, lié au déroulement de la Guerre tiède.

Cette tendance au renforcement de la gouvernance unipolaire, légitimée par l’éclatante victoire américaine dela Guerre froide, est officiellement et régulièrement dénoncée par Vladimir Poutine, depuis son fameux discours de Munich de 2007 sur la sécurité dans le monde. Les faits, comme les hommes, sont – parfois – têtus.

Paradoxalement, les involutions arabes, sous bienveillance américaine, ne feront qu’accélérer cette tendance (2).

Et, maintenant, que faire ?

Jean GÉRONIMO http://www.theatrum-belli.com

Spécialiste des questions économiques et stratégiques russes

Auteur de La pensée stratégique russe

Grenoble, le 30 août 2012

NOTES :

(1) « La Russie et l’évolution du monde », article de V. Poutine sur la politique étrangère russe, 27/02/2012 – RIA Novosti.

(2) Les crises arabes et leurs implications géopolitiques pour la Russie, sont traitées dans le post-scriptum (50 pages) inséré dans la nouvelle édition de mon livre : « La Pensée stratégique russe – Guerre tiède sur l’Échiquier eurasien : les révolutions arabes, et après ? ». Préface de Jacques SAPIR, mars 2012, éd. SIGEST (15 euros).

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 07/09/2012 - 9:45
par Pat
Stratégie du leurre ou comment Al Qaïda a toujours été un outil de l’impérialisme américain pour conforter son hégémonie…

Un leader d’Al-Qaeda fait un pacte avec les Etats-Unis et les Saoudiens pour envoyer 5000 combattants en Syrie

Yemeni Jihadist personnellement entraîné par Bin Laden

Paul Joseph Watson, Le 3 Septembre 2012

url de l’article original:

http://www.infowars.com/al-qaeda-leader ... ria/print/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Un militant qui a combattu aux côtés d’Oussama Ben Laden en Afghanistan et qui est maintenant le leader d’un groupe affilié avec Al Qaïda dans le Sud-Yémen a conclu un marché avec les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite afin d’envoyer 5000 combattants d’Al Qaïda en Syrie d’après des rapports émanant du Moyen-Orient.

Tariq al-Fadhli, leader jihadiste de l’insurrection du sud-Yémen et un homme personnellement entrainé par Ben Laden, a négocié avec succès l’envoi de 5000 combattants avec les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite; ces combattants seront acheminést par la Turquie pour aider les rebelles syriens dans leur tentative de renverser le président Bachar Al-Assad, rapporte Al Alam. Ce rapport a aussi été repris par AdenAlghad.net

Dans un entretien avec un quotidien, al-Fadhli a révélé qu’il avait accepté de transférer 5000 combattants des villes du sud-Yémen de Zanzibar et Jaar “en Syrie afin de faire la guerre aux côtés de groupes armés, incluant des groupes en relation avec Al Qaïda, contre le régime syrien”. Les militants qui s’appellent eux-mêmes les “supporteurs de la Charia” vont rejoindre d’autres groupes de combattants d’Al Qaïda qui ont convergés en Syrie depuis la Libye, l’Irak, la Turquie avec l’aide des puissances de l’OTAN et des états du golfe. Dans un rapport du 30 Juillet, le “Guardian” de Londres admettait que des combattants d’Al Qaïda commandaient les rebelles syriens et leur enseignaient à faire des bombes.

Le Council on Foreign Relations (CFR), le think tank américain qui a le plus d’influence sur la politique étrangère des Etats-Unis a récemment loué la présence d’Al Qaïda et de ses combattants en Syrie, alors que la Rand corporation reportait que le groupe terroriste était responsable des attauques suicides et des attentats à la voiture piégée qui ont causés la mort de plus de 200 personnes et fait plus de 1000 blessés.

Le président Barack Obama a récemment signé un ordre secret confirmant qu’il utiliserait l’argent des contribuables américains pour soutenir les rebelles syriens avec une aide “non-léthale”. Quoi qu’il en soit, Le New York Times admet que la CIA aide à transférer de l’armement lourd aux rebelles depuis la frontière avec la Turquie, aide payée par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Indiquant par là même sa volonté de commencer une nouvelle alliance avec l’Arabie Saoudite, qui l’aida dans son entrainement durant ses années de moudjahidines, Sheikh Fadhli a annoncé “un accord régional pour transférer des combattants d’Al Qaïda du territoire yéménite vers la Turquie pour le front syrien, ce qui explique le retrait soudain des combattants d’Abyan”.

Les autorités yéménites n’ont été capables de restaurer l’ordre à Zanzibar et Jaar à la fin Juin qu’après de sévères combats aient tué un nombre conséquent de combattants d’Al Qaïda.

Al Alam décrit Al-Fadhli comme “un des chefs de la tribu Abyan et ancien chef local d’Al Qaïda”. D’après le New York Times, le Yémen a dénoncé al-Fadhli comme étant “un des terroristes les plus dangereux du pays”.

D’autre part, comme observé par aileurs, le gouvernement yéménite est suspecté par beaucoup de cultiver l’activité djihadiste en tolérant la présence d’Al Qaïda dans ses frontières.

Jeremy Scahil du journal “Nation” notait plus tôt cette année, que “depuis la guerre sainte contre les soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 et dans la continuité de l’après 11 Septembre, Saleh s’est rendu célèbre pour l’exploitation de la menace d’al Qaïda et d’autres groupes militants pour faire levier et encourager les mesures de contre-terrorisme et leur pendant financier, aide militiare venant des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite et ce afin de renforcer son pouvoir dans le pays et neutraliser son opposition.”

Al-Fadhli a tenté de se distancier lui-même des affirmations disant que son groupe est affilié à Al Qaïda dans une vidéo téléchargée sur YouTube où on voit son camp retranché arborer le drapeau américain tout en jouant l’hymne national. Quoi qu’il en soit, Al-Fadhli a combattu avec Ben Laden contre les soviétiques en Adfghanistan. Au strict minimum, il a été un serviteur utile des objectifs géopolitiques américains pendant plusieurs décennies.

En 2009, le chef d’Al Qaïda pour la péninsule arabique Nasir Abdul Karim al-Wahayshi (alias Abu Basir) avait diffusé une cassette audio exprimant véhémentement son soutien à l’insurrection du sud-Yémen emmenée par Al-Fadhli. Le stratège djihadiste syrien Abu Musa’ab al-Suri avait aussi révélé dans son livre qu’Al-Fadhli “avait été choisi et entrainé par Ben Laden pour pratiquer le dhihad au Yémen”.

L’accord d’envoyer des militants du Yémen en Syrie pour aider l’agenda hégémonique occidental de renverser le président Bachar al-Assad illustre une fois de plus comment Al Qaïda est un pion géopolitique utilisé à dessein par le complexe militaro-industriel afin de parvenir à des changements de régimes au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

http://resistance71.wordpress.com/

Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Publié : 08/09/2012 - 13:22
par Pat
Le tortueux chemin de Damas de Frédéric Pons (et d’autres)

Excellent article d’Infosyrie sur le retournement de veste du « spécialiste » des pages « Etrangers » de Valeurs Actuelles.

Difficile (de plus en plus) pour des conservateurs de droite de soutenir ce genre d’opposants syriens, même si Sarkozy et Juppé continuent de l’ordonner….

Décidément, c’est le proverbe – arabe – qui a raison : « Assieds-toi au bord de l’oued et tu verras passer le corps de tes ennemis« . Les cadavres de leur arrogance, de leur prédictions ou de leurs mensonges à tout le moins. Ainsi, c’est un plaisir de plus en plus affirmé que de lire les éditoriaux d’un Frédéric Pons, patron des pages « Étranger » de l’hebdomadaire « 2/3 UMP, 1/3 FN » Valeurs actuelles. Les plus anciens lecteurs d’Infosyrie se souviennent peut-être que nous avons assez tôt épinglé F. Pons pour ses analyses et articles aussi anti-Bachar que ceux pouvaient commettre n’importe quel plumitif citoyen du Monde ou de Libération. Évidemment, Pons exprimait là une ligne habituelle à la droite pro-américaine et sioniste dont il est l’un des porte-parole les plus en vue (enfin, tout est relatif).

Lucidité tardive ou opportunisme ?

Mais le régime syrien s’obstinant à ne pas tomber et l’opposition CNS/ASL faisant au fil des mois la démonstration de plus en plus évidente de sa non fiabilité politique et même de sa dérive islamiste et terroriste, Frédéric Pons a dû mettre de plus en plus d’eau dans son whisky atlantiste. Fin février 2012, notamment, alors que l’armée s’apprêtait à mettre fin à la terreur ASL à Bab Amr, le « M. Politique étrangère » de V.A. commençait à mettre en garde contre les lendemains qui ne chanteraient pas tant que ça en cas de chute de Bachar al-Assad et se permettait une petite pique contre « les va-t-en-guerre des droits de l’homme« , lui le va-t-en guerre de l’OTAN et le thuriféraire de Sarkozy. Il est vrai que Pons s’était quand même aperçu que la Syrie n’était pas la Libye, tant à cause de son armée, que de son environnement géopolitique et de ses minorités. C’est évidemment le sort de la minorité chrétienne qui gênait le plus Pons et ses pairs aux entournures.

Six mois plus tard, les conséquences de la chute éventuelle de Bachar demeurent les mêmes, mais en plus l’opposition syrienne s’est un peu plus enfoncée dans l’impuissance politique et le sang, et la Syrie réelle résiste plus que jamais à toutes les tentatives de déstabilisation. À tel point que nombre des défenseurs français du CNS et de l’ASL, surtout à droite, ne sont plus si « chauds » pour agiter le drapeau vert-blanc-noir de la « révolution« . Qui sent décidément un peu trop le patchouli islamiste ou l’or noir du Qatar pour les délicates narines occidentales de ces messieurs les analystes pro-UMP et pro-OTAN. Elle sent aussi de plus en plus la « loose » comme diraient les jeunes, et les mandarins de la grande presse de droite n’aiment pas non plus cette odeur.

Bref dans un texte mis en ligne le 30 août sur le site de V.A., Pons se scandalise tout d’un coup de la différence de traitement par ses confrères des drames syrien et congolais : car au Congo, rappelle F.Pons, un conflit ethno-politique a fait quand même 3 millions de morts en dix ans, quand le drame syrien – un peu plus médiatisé – n’en a fait que 25 000. 25 000 selon les comptes truqués de l’OSDH à propos duquel Pons, qui décidément jette sa gourme, écrit : « Précision utile ; cet OSDH fournisseur de bilans est sous le contrôle de l’opposition, financée par le Qatar« .

Bravo, Patrick, ça c’est de l’analyse ! Quelle lucidité et quelle audace, et tout ça avec seulement une grosse quinzaine de mois de retard sur Infosyrie ! Décidément, ce n’est pas grave que nous soyons des amateurs quand Pons et ses collègues de la grande presse sont des « professionnels » !

Dans la deuxième partie de son texte, Pons fait le moraliste désabusé par la logique diplomatique du « deux poids-deux mesures », et par la sélectivité de l’indignation occidentale, sélectivité dont lui-même n’a pas été exempt dans sa longue carrière, de l’Irak à la Palestine occupée. Mais enfin aujourd’hui, l’éditorialiste de V.A. va jusqu’à stigmatiser « l’hypocrisie des responsables (français) qui fondent une politique extérieure sur le seul critère des droits de l’homme sans en prévoir le coût et les conséquences« . Et d’ajouter : « L’intervention en Libye ne semble pas avoir servi de leçon qui sonnent aujourd’hui du clairon pour Alep, dans une guerre qui servirait d’autres intérêts que les nôtres« . Pons jette au passage un coup de griffe au registre de l’émotion qui tient lieu d’analyse aux journalistes et politiques français.

De tout cela,; on pourra dire que c’est bien vu, mais un peu tardif. Un peu suspect aussi de la part d’un ferme soutien de Sarkozy/Juppé qui sur le dossier syrien ne se différencient en rien de Hollande/Fabius. On aimerai savoir si M. Pons fustige les politiques parce qu’ils sont irresponsables ou parce qu’ils sont de gauche.

Certains nous trouveront un peu sévère avec un homme qui « évolue bien ». Mais il y a des évolutions qui sentent plus l’opportunisme que le courage et l’honnêteté. Si Bachar était dans une situation critique et Sarkozy toujours président, quelle chanson nous chanterait aujourd’hui Frédéric Pons ?

L’opposition syrienne lasse, déçoit, inquiète…

Gérard de Villiers a remis les pendules à l’heure le 4 septembre chez Frédéric Taddeï, face à la lamentable Florence Aubenas

Disons simplement que cet opportunisme là est bon signe pour la Syrie. Et que l’évolution de Pons, loin d’être anecdotique, est riche d’enseignement, et s’inscrit d’ailleurs dans un mouvement assez général, au moins à droite : autre collaboratrice de première classe de Valeurs Actuelle, Christine Clerc s’inquiétait elle aussi, voici 15 jours, des conséquences d’une éventuelle victoire des révolutionnaires syriens et relayait un appel lancé dans le Monde par deux députés français, l’un PS l’autre UMP, contre le caractère islamiste intolérant d’une partie des adversaires de Bachar. De son style inimitable de grande bourgeoise comme il faut, Christine Clerc qualifiait, du haut de son ignorance, le régime syrien d »abominable« , mais suggérait qu’il l’était somme toute un peu moins que son opposition armée. Une sorte de « ni…ni » de repli, en quelque sorte.

Des réactions et des évolutions comme celles-ci sont à rapprocher de la récente interview de Jamil Sayyed dans le Figaro (voir notre article « Réinformation : ça bouge de plus en plus à droite », mis en ligne le 6 septembre 2012), ou de certains articles, dans les mêmes pages, d’un Georges Malbrunot. Ou encore dans la prestation récente, lors de l’émission de Frédéric Taddeï sur Fr3, du journaliste et romancier Gérard de Villiers qui lui a eu assez tôt la bonne vision de la crise syrienne. Ou aussi du long et implacable réquisitoire contre la diplomatie française signé le 4 septembre sur le blog de Malbrunot par Alain Chouet, ancien haut responsable de la DGSE, et intitulé : « Nos ministres sont-ils mal conseillés ou naïfs sur la Syrie ? »

La tendance de la rentrée est donc à un certain « recul » sur la contestation et l’opposition syriennes, même si politiquement correct oblige Bachar al-Assad va demeurer un méchant de la dramaturgie médiatique française. Au moins à droite, anti-islamisme oblige. Mais « à gauche » même les « lobobotomisés » d’I-Télé devront prendre tôt ou tard leurs distances d’avec cette opposition syrienne de moins en moins « sortable » selon les critères occidentaux. On ne peut exclure d’ailleurs que les féministes montent un jour au créneau pour défendre – un peu tard – les libertés de la femme syrienne. Ou certains gauchistes pour dénoncer le « fascisme vert ». Asseyons-nous au bord de l’oued….

On a beau être pro-américain et sioniste à Valeurs Actuelles et au Figaro, on n’est plus sûr de vouloir échanger Bachar contre ça…

http://www.contre-info.com/