Les preuves du complot contre la Syrie
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
MEMORANDUM FOR: Le Président – Sept. 2013
FROM: Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)
SUBJECT: La Syrie est-elle un piège ? (Is Syria a Trap?)
Priorité : IMMÉDIATE
Nous sommes au regret de vous informer que certains anciens collègues nous disent avec certitude que, contrairement aux déclarations de votre administration, les sources les plus fiables attestent que Bashar al-Assad n’est pas responsable de l’incident chimique du 21 août qui a tué et blessé des civils syriens, et les services secrets Britanniques le savent également. En écrivant ce bref rapport, nous préférons penser que vous n’avez pas été totalement informé car vos conseillers ont préféré vous ménager la possibilité future de nier – couramment désignée comme “le déni plausible”.
Nous avons déjà connu cette situation – avec le Président George W; Bush, à qui nous avions adressé notre premier memo VIPS juste après la déclaration de Colin Powell le 5 février 2003 dans son discours aux Nations Unies, dans lequel il avait colporté de faux renseignements pour justifier l’attaque contre l’Irak. Par la suite, aussi, nous avons préféré accorder au Président Bush le bénéfice du doute, pensant qu’il avait été trompé ou à tout le moins très mal conseillé.
La nature frauduleuse du discours de Powell était évidente. C’est pourquoi, l’après-midi même, nous avions fortement recommandé à votre prédécesseur “d’élargir la discussion au-delà [...] du cercle des conseillers clairement partisans d’une guerre dont nous ne voyions pas de raisons valables, et dont les conséquences seraient, d’après nous, catastrophiques.” Nous donnons le même conseil aujourd’hui.
Nos sources confirment qu’un incident d’origine chimique a fait des victimes, morts et blessés, le 21 août, dans la banlieue de Damas.
Nos sources insistent, cependant, sur le fait que cet incident n’était pas le résultat d’une attaque de la part de l’armée syrienne utilisant des armes chimiques de classe militaire provenant de son arsenal. C’est le fait le plus marquant, d’après un officier de la CIA qui travaille sur le dossier syrien. Elles nous expliquent que le directeur de la CIA John Brennan est en train de tromper les membres du Congrès, les médias, le public, et peut-être même vous, avec une supercherie du même type que celle qui a été utilisée avant la guerre en Irak.
Nous avons observé de près John Brennan pendant ces dernières années, et, malheureusement, nous n’avons aucun mal à croire ce que disent nos ex-collègues. Ce qui est encore plus malheureux, c’est que ce sentiment est encore plus prononcé chez ceux qui ont collaboré plus étroitement avec lui ; nous ne lui portons aucun crédit. Et c’est aussi le cas de son patron, James Clapper, directeur de la National Intelligence, qui a admis qu’il avait fait des déclarations sous serment “clairement erronées” au Congrès, niant que la NSA espionnait les Américains.
Synthèse des services secrets ou manoeuvre politique ?
Il nous paraît étrange que le Secrétaire d’état John Kerry ait – cette semaine dans un témoignage devant le Congrès – évoqué le nom de Clapper dans une tentative pour renforcer la crédibilité du document de 4 pages intitulé : “Évaluations du gouvernement”. D’autant plus que, pour une mystérieuse raison, c’est la Maison Blanche et non Clapper qui a publié cette “évaluation”.
La ficelle est grosse. Nous savons comment cela se passe. Bien que L’”Évaluation du gouvernement” soit vendue aux médias comme une “Synthèse des services de renseignement”, c’est un document politique, et non pas des services de renseignement. Non seulement, les rédacteurs ont évité de présenter les détails essentiels, mais ils ont même admis d’emblée que, bien qu’ils annoncent une fiabilité élevée, les faits ne sont pas encore confirmés.
Fraude déjà vue : cela rappelle le fameux compte rendu de Downing street (1) du 23 juillet 2002 sur l’Irak. Le compte rendu de Richard Dearlove, alors patron des services de renseignements Britanniques, déclarant au premier ministre Tony Blair et à d’autres officiels de haut rang que le Président Bush avait décidé d’éliminer Saddam Hussein par une action militaire qui serait justifiée par la conjonction du terrorisme et des armes de destructions massives. Dearlove tenait ces propos du directeur de la CIA George Tenet qu’il avait rencontré au siège de la CIA le 20 juillet.
La discussion qui s’ensuivit se basa sur le caractère éphémère des preuves, forçant Dearlove à expliquer : “Les renseignements et les faits ont été corrigés en fonction des besoins politiques”. Nous craignons que c’est précisément ce qui se passe avec les renseignements sur la Syrie.
Les renseignements
Il y a un nombre croissant de preuves provenant de multiples sources au Moyen Orient, principalement affiliées à l’opposition Syrienne et à ses alliés, appuyant une forte présomption que l’incident chimique du 21 août était une provocation organisée par l’opposition Syrienne avec ses alliés Saoudiens et Turques. Le but allégué est d’avoir créé le type d’incident qui entraînerait les États-Unis dans la guerre.
Selon certains rapports, des bonbonnes contenant des agents chimiques ont été amenées dans la banlieue de Damas où elles ont été ouvertes. Des personnes dans la proximité immédiate ont été tuées, d’autres blessées.
Nous ne connaissons aucune preuve solide du fait qu’une roquette à charge chimique ait été tirée dans la zone. En fait, il n’existe à notre connaissance pas de preuve physique fiable permettant de penser qu’il s’agissait d’une frappe d’une unité Syrienne spécialisée dans les armes chimiques.
De plus, nous avons appris que, les 13 et 14 août 2013, les forces d’oppositions supportées par les occidentaux ont lancé les préparatifs d’une attaque surprise massive.
Les premières réunions entre les chefs militaires de l’opposition et les officiels du renseignement Qatari, Turcs et Américains ont eu lieu à la garnison turque de Antakya, dans la province de Hatay, qui sert maintenant de QG pour l’Armée libre de Syrie et ses appuis occidentaux.
Les chefs de l’opposition qui venaient d’Istanbul ont informé les chefs régionaux d’une escalade imminente dans les combats due à un tournant dans la guerre qui, à son tour, amènerait à un bombardement de la Syrie sous l’égide des États-Unis.
Lors des réunions de coordination à Antakya, avec les responsables du renseignement Turcs, Quatari et américains et les chefs de l’opposition Syrienne, on annonça aux Syriens que les bombardements allaient commencer dans quelques jours.
On demanda aux leaders de l’opposition de préparer leurs troupes à exploiter rapidement le bombardement américain, marcher sur Damas et déposer le gouvernement de Bashar al-Assad.
Les officiels du renseignement Qatari et Turc ont assuré les chefs régionaux qu’ils seraient massivement approvisionnés en armes pour l’offensive. Et ils l’ont été.
Des livraisons d’armes à une échelle jusque là inégalée ont commencé à partir des arsenaux contrôlés par les services de renseignement Qatari et Turc sous surveillance étroite des officiers de renseignement américains.
Cui bono ? / À qui profite le crime ?
Il est clair que les différents groupes qui cherchent à renverser Bashar al Assad sont fortement motivés pour que les États-Unis s’impliquent davantage. Jusqu’à présent, il n’est pas aussi clair que le gouvernement Israélien de Netanyahu soit aussi motivé de voir Washington s’impliquer plus avant dans une nouvelle guerre dans la région.
Mais avec les importantes pressions venant d’Israël et des lobbies américains qui les soutiennent, l’objectif prioritaire d’Israël devient limpide. La journaliste Judi Rudoren, écrivant de Jérusalem dans un article important du New York Times de jeudi, cerne le but d’Israël avec une candeur inhabituelle. Son article intitulé : “Israël est pour une frappe limitée en Syrie” remarque que les Israéliens ont tranquillement fait remarquer que le meilleur résultat de la guerre civile Syrienne qui dure depuis deux ans et demi, était, au moins pour le moment : pas de résultat. Rudoren poursuit : pour Jérusalem, le statu quo, aussi horrible qu’il puisse paraître d’un point de vue humanitaire, est préférable aussi bien à la victoire du gouvernement d’Assad et de ses alliés Iraniens qu’à un renforcement des groupes rebelles qui sont de plus en plus dominés par les djihadistes sunnites.
“C’est une situation de barrage, dans laquelle vous avez intérêt à ce que les deux camps perdent, ou en tout cas à ce qu’aucun ne l’emporte – nous sommes pour un blocage” à déclaré Alon Pinkas, ancien consul général d’Israël à New York. “Laissons les deux camps se saigner et mourir d’hémorragie : c’est la perspective stratégique. Aussi longtemps que cela dure, il n’y a pas de menace réelle de la part de la Syrie.”
Nous pensons que c’est ainsi qu’Israël considère actuellement la situation en Syrie, et qu’une implication plus forte des États-Unis – quoique, initialement, par des frappes militaires “limitées” – assurerait qu’il n’y ait pas d’issue rapide au conflit en Syrie. Israël calcule que plus longtemps les sunnites et les chiites s’entre-égorgeront en Syrie et dans la région alentour, plus il sera en sécurité. Le principal allié de la Syrie est l’Iran, avec qui il est lié par un traité de défense mutuelle, et il joue aussi un rôle dans les calculs d’Israël. Les dirigeants iraniens ne sont probablement pas capables d’avoir un grand impact militaire en Syrie, et Israël peut le mettre en évidence pour embarrasser Téhéran.
Le rôle de l’Iran
L’Iran peut facilement être blâmé par association et accusé de toute sorte de provocations, réelles ou imaginaires. Certains ont vu la main d’Israël dans l’origine des accusations les plus graves contre Assad en matière d’armes chimiques et notre expérience nous suggère que c’est tout à fait possible.
Il est aussi possible qu’est une attaque sous un faux pavillon par l’une des parties intéressées aboutissant par exemple au naufrage ou à de graves dommages sur l’un des cinq destroyers qui patrouillent actuellement juste à l’ouest de la Syrie. On pourrait compter sur nos grands médias pour en tirer le meilleur parti et vous vous retrouveriez sous une pression encore accrue pour augmenter l’implication des États-Unis en Syrie – et peut-être au delà contre l’Iran.
L’Iran s’est joint à ceux qui reprochent aux rebelles syriens l’incident chimique du 21 août, et a rapidement mis en garde les États-Unis contre une implication plus importante. Selon la chaîne anglophone de la télévision iranienne, le ministre des affaires étrangères Mohamed Javid Zarif a déclaré: “La crise syrienne est un piège tendu par les groupes de pression sionistes aux États-Unis.”
En fait, il n’est peut-être pas si loin de la vérité. Mais nous pensons que vos conseillers devraient se méfier de cet argument. Ainsi, nous estimons qu’il est de notre responsabilité permanente de tenter de vous informer pour faire en sorte que vous et les autres responsables disposiez d’une vision complète de la situation.
Représailles inévitables
Nous espérons que vos conseillers vous ont prévenu que les représailles suite à une attaque contre les syriens n’est pas une question d’éventualité : la question est de savoir où et quand. Une riposte est inévitable. Par exemple, des frappes terroristes contre les ambassades et autres installations américaines risquent de faire passer l’incident de la “mission” à Benghazi du 11 septembre 2012 pour une broutille. L’un d’entre nous a abordé cette problématique essentielle il y a une semaine dans un article intitulé “Les conséquences possibles d’une attaque d’une attaque militaire des États-Unis contre la Syrie – Rappel de la destruction de la caserne des Marines (2) à Beyrouth en 1983.”
Pour l’équipe aux commandes, les Professionnels vétérans des services secrets pour le bon sens :
Thomas Drake, Senior Executive, NSA (former)
Philip Giraldi, CIA, Operations Officer (ret.)
Matthew Hoh, former Capt., USMC, Iraq & Foreign Service Officer, Afghanistan
Larry Johnson, CIA & State Department (ret.)
W. Patrick Lang, Senior Executive and Defense Intelligence Officer, DIA (ret.)
David MacMichael, National Intelligence Council (ret.)
Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer & CIA analyst (ret.)
Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Middle East (ret.)
Todd Pierce, US Army Judge Advocate General (ret.)
Sam Provance, former Sgt., US Army, Iraq
Coleen Rowley, Division Council & Special Agent, FBI (ret.)
Ann Wright, Col., US Army (ret); Foreign Service Officer (ret.)
Source : Consortiumnews.com
Traduction : www.les-crises.fr
http://fortune.fdesouche.com/322009-mem ... ore-322009
1) http://en.wikipedia.org/wiki/Downing_Street_memo
2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_ ... 0_Beyrouth
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
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SUBJECT: La Syrie est-elle un piège ? (Is Syria a Trap?)
Priorité : IMMÉDIATE
Nous sommes au regret de vous informer que certains anciens collègues nous disent avec certitude que, contrairement aux déclarations de votre administration, les sources les plus fiables attestent que Bashar al-Assad n’est pas responsable de l’incident chimique du 21 août qui a tué et blessé des civils syriens, et les services secrets Britanniques le savent également. En écrivant ce bref rapport, nous préférons penser que vous n’avez pas été totalement informé car vos conseillers ont préféré vous ménager la possibilité future de nier – couramment désignée comme “le déni plausible”.
Nous avons déjà connu cette situation – avec le Président George W; Bush, à qui nous avions adressé notre premier memo VIPS juste après la déclaration de Colin Powell le 5 février 2003 dans son discours aux Nations Unies, dans lequel il avait colporté de faux renseignements pour justifier l’attaque contre l’Irak. Par la suite, aussi, nous avons préféré accorder au Président Bush le bénéfice du doute, pensant qu’il avait été trompé ou à tout le moins très mal conseillé.
La nature frauduleuse du discours de Powell était évidente. C’est pourquoi, l’après-midi même, nous avions fortement recommandé à votre prédécesseur “d’élargir la discussion au-delà [...] du cercle des conseillers clairement partisans d’une guerre dont nous ne voyions pas de raisons valables, et dont les conséquences seraient, d’après nous, catastrophiques.” Nous donnons le même conseil aujourd’hui.
Nos sources confirment qu’un incident d’origine chimique a fait des victimes, morts et blessés, le 21 août, dans la banlieue de Damas.
Nos sources insistent, cependant, sur le fait que cet incident n’était pas le résultat d’une attaque de la part de l’armée syrienne utilisant des armes chimiques de classe militaire provenant de son arsenal. C’est le fait le plus marquant, d’après un officier de la CIA qui travaille sur le dossier syrien. Elles nous expliquent que le directeur de la CIA John Brennan est en train de tromper les membres du Congrès, les médias, le public, et peut-être même vous, avec une supercherie du même type que celle qui a été utilisée avant la guerre en Irak.
Nous avons observé de près John Brennan pendant ces dernières années, et, malheureusement, nous n’avons aucun mal à croire ce que disent nos ex-collègues. Ce qui est encore plus malheureux, c’est que ce sentiment est encore plus prononcé chez ceux qui ont collaboré plus étroitement avec lui ; nous ne lui portons aucun crédit. Et c’est aussi le cas de son patron, James Clapper, directeur de la National Intelligence, qui a admis qu’il avait fait des déclarations sous serment “clairement erronées” au Congrès, niant que la NSA espionnait les Américains.
Synthèse des services secrets ou manoeuvre politique ?
Il nous paraît étrange que le Secrétaire d’état John Kerry ait – cette semaine dans un témoignage devant le Congrès – évoqué le nom de Clapper dans une tentative pour renforcer la crédibilité du document de 4 pages intitulé : “Évaluations du gouvernement”. D’autant plus que, pour une mystérieuse raison, c’est la Maison Blanche et non Clapper qui a publié cette “évaluation”.
La ficelle est grosse. Nous savons comment cela se passe. Bien que L’”Évaluation du gouvernement” soit vendue aux médias comme une “Synthèse des services de renseignement”, c’est un document politique, et non pas des services de renseignement. Non seulement, les rédacteurs ont évité de présenter les détails essentiels, mais ils ont même admis d’emblée que, bien qu’ils annoncent une fiabilité élevée, les faits ne sont pas encore confirmés.
Fraude déjà vue : cela rappelle le fameux compte rendu de Downing street (1) du 23 juillet 2002 sur l’Irak. Le compte rendu de Richard Dearlove, alors patron des services de renseignements Britanniques, déclarant au premier ministre Tony Blair et à d’autres officiels de haut rang que le Président Bush avait décidé d’éliminer Saddam Hussein par une action militaire qui serait justifiée par la conjonction du terrorisme et des armes de destructions massives. Dearlove tenait ces propos du directeur de la CIA George Tenet qu’il avait rencontré au siège de la CIA le 20 juillet.
La discussion qui s’ensuivit se basa sur le caractère éphémère des preuves, forçant Dearlove à expliquer : “Les renseignements et les faits ont été corrigés en fonction des besoins politiques”. Nous craignons que c’est précisément ce qui se passe avec les renseignements sur la Syrie.
Les renseignements
Il y a un nombre croissant de preuves provenant de multiples sources au Moyen Orient, principalement affiliées à l’opposition Syrienne et à ses alliés, appuyant une forte présomption que l’incident chimique du 21 août était une provocation organisée par l’opposition Syrienne avec ses alliés Saoudiens et Turques. Le but allégué est d’avoir créé le type d’incident qui entraînerait les États-Unis dans la guerre.
Selon certains rapports, des bonbonnes contenant des agents chimiques ont été amenées dans la banlieue de Damas où elles ont été ouvertes. Des personnes dans la proximité immédiate ont été tuées, d’autres blessées.
Nous ne connaissons aucune preuve solide du fait qu’une roquette à charge chimique ait été tirée dans la zone. En fait, il n’existe à notre connaissance pas de preuve physique fiable permettant de penser qu’il s’agissait d’une frappe d’une unité Syrienne spécialisée dans les armes chimiques.
De plus, nous avons appris que, les 13 et 14 août 2013, les forces d’oppositions supportées par les occidentaux ont lancé les préparatifs d’une attaque surprise massive.
Les premières réunions entre les chefs militaires de l’opposition et les officiels du renseignement Qatari, Turcs et Américains ont eu lieu à la garnison turque de Antakya, dans la province de Hatay, qui sert maintenant de QG pour l’Armée libre de Syrie et ses appuis occidentaux.
Les chefs de l’opposition qui venaient d’Istanbul ont informé les chefs régionaux d’une escalade imminente dans les combats due à un tournant dans la guerre qui, à son tour, amènerait à un bombardement de la Syrie sous l’égide des États-Unis.
Lors des réunions de coordination à Antakya, avec les responsables du renseignement Turcs, Quatari et américains et les chefs de l’opposition Syrienne, on annonça aux Syriens que les bombardements allaient commencer dans quelques jours.
On demanda aux leaders de l’opposition de préparer leurs troupes à exploiter rapidement le bombardement américain, marcher sur Damas et déposer le gouvernement de Bashar al-Assad.
Les officiels du renseignement Qatari et Turc ont assuré les chefs régionaux qu’ils seraient massivement approvisionnés en armes pour l’offensive. Et ils l’ont été.
Des livraisons d’armes à une échelle jusque là inégalée ont commencé à partir des arsenaux contrôlés par les services de renseignement Qatari et Turc sous surveillance étroite des officiers de renseignement américains.
Cui bono ? / À qui profite le crime ?
Il est clair que les différents groupes qui cherchent à renverser Bashar al Assad sont fortement motivés pour que les États-Unis s’impliquent davantage. Jusqu’à présent, il n’est pas aussi clair que le gouvernement Israélien de Netanyahu soit aussi motivé de voir Washington s’impliquer plus avant dans une nouvelle guerre dans la région.
Mais avec les importantes pressions venant d’Israël et des lobbies américains qui les soutiennent, l’objectif prioritaire d’Israël devient limpide. La journaliste Judi Rudoren, écrivant de Jérusalem dans un article important du New York Times de jeudi, cerne le but d’Israël avec une candeur inhabituelle. Son article intitulé : “Israël est pour une frappe limitée en Syrie” remarque que les Israéliens ont tranquillement fait remarquer que le meilleur résultat de la guerre civile Syrienne qui dure depuis deux ans et demi, était, au moins pour le moment : pas de résultat. Rudoren poursuit : pour Jérusalem, le statu quo, aussi horrible qu’il puisse paraître d’un point de vue humanitaire, est préférable aussi bien à la victoire du gouvernement d’Assad et de ses alliés Iraniens qu’à un renforcement des groupes rebelles qui sont de plus en plus dominés par les djihadistes sunnites.
“C’est une situation de barrage, dans laquelle vous avez intérêt à ce que les deux camps perdent, ou en tout cas à ce qu’aucun ne l’emporte – nous sommes pour un blocage” à déclaré Alon Pinkas, ancien consul général d’Israël à New York. “Laissons les deux camps se saigner et mourir d’hémorragie : c’est la perspective stratégique. Aussi longtemps que cela dure, il n’y a pas de menace réelle de la part de la Syrie.”
Nous pensons que c’est ainsi qu’Israël considère actuellement la situation en Syrie, et qu’une implication plus forte des États-Unis – quoique, initialement, par des frappes militaires “limitées” – assurerait qu’il n’y ait pas d’issue rapide au conflit en Syrie. Israël calcule que plus longtemps les sunnites et les chiites s’entre-égorgeront en Syrie et dans la région alentour, plus il sera en sécurité. Le principal allié de la Syrie est l’Iran, avec qui il est lié par un traité de défense mutuelle, et il joue aussi un rôle dans les calculs d’Israël. Les dirigeants iraniens ne sont probablement pas capables d’avoir un grand impact militaire en Syrie, et Israël peut le mettre en évidence pour embarrasser Téhéran.
Le rôle de l’Iran
L’Iran peut facilement être blâmé par association et accusé de toute sorte de provocations, réelles ou imaginaires. Certains ont vu la main d’Israël dans l’origine des accusations les plus graves contre Assad en matière d’armes chimiques et notre expérience nous suggère que c’est tout à fait possible.
Il est aussi possible qu’est une attaque sous un faux pavillon par l’une des parties intéressées aboutissant par exemple au naufrage ou à de graves dommages sur l’un des cinq destroyers qui patrouillent actuellement juste à l’ouest de la Syrie. On pourrait compter sur nos grands médias pour en tirer le meilleur parti et vous vous retrouveriez sous une pression encore accrue pour augmenter l’implication des États-Unis en Syrie – et peut-être au delà contre l’Iran.
L’Iran s’est joint à ceux qui reprochent aux rebelles syriens l’incident chimique du 21 août, et a rapidement mis en garde les États-Unis contre une implication plus importante. Selon la chaîne anglophone de la télévision iranienne, le ministre des affaires étrangères Mohamed Javid Zarif a déclaré: “La crise syrienne est un piège tendu par les groupes de pression sionistes aux États-Unis.”
En fait, il n’est peut-être pas si loin de la vérité. Mais nous pensons que vos conseillers devraient se méfier de cet argument. Ainsi, nous estimons qu’il est de notre responsabilité permanente de tenter de vous informer pour faire en sorte que vous et les autres responsables disposiez d’une vision complète de la situation.
Représailles inévitables
Nous espérons que vos conseillers vous ont prévenu que les représailles suite à une attaque contre les syriens n’est pas une question d’éventualité : la question est de savoir où et quand. Une riposte est inévitable. Par exemple, des frappes terroristes contre les ambassades et autres installations américaines risquent de faire passer l’incident de la “mission” à Benghazi du 11 septembre 2012 pour une broutille. L’un d’entre nous a abordé cette problématique essentielle il y a une semaine dans un article intitulé “Les conséquences possibles d’une attaque d’une attaque militaire des États-Unis contre la Syrie – Rappel de la destruction de la caserne des Marines (2) à Beyrouth en 1983.”
Pour l’équipe aux commandes, les Professionnels vétérans des services secrets pour le bon sens :
Thomas Drake, Senior Executive, NSA (former)
Philip Giraldi, CIA, Operations Officer (ret.)
Matthew Hoh, former Capt., USMC, Iraq & Foreign Service Officer, Afghanistan
Larry Johnson, CIA & State Department (ret.)
W. Patrick Lang, Senior Executive and Defense Intelligence Officer, DIA (ret.)
David MacMichael, National Intelligence Council (ret.)
Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer & CIA analyst (ret.)
Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Middle East (ret.)
Todd Pierce, US Army Judge Advocate General (ret.)
Sam Provance, former Sgt., US Army, Iraq
Coleen Rowley, Division Council & Special Agent, FBI (ret.)
Ann Wright, Col., US Army (ret); Foreign Service Officer (ret.)
Source : Consortiumnews.com
Traduction : www.les-crises.fr
http://fortune.fdesouche.com/322009-mem ... ore-322009
1) http://en.wikipedia.org/wiki/Downing_Street_memo
2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_ ... 0_Beyrouth
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Le rapport de l’ONU sur les armes chimiques en Syrie expose les mensonges de Washington.
La publication d’un rapport des inspecteurs des Nations unies sur les armes chimiques qui pointe plusieurs attaques au gaz sarin menées par les forces soi-disant « rebelles » expose encore plus les mensonges du gouvernement Obama sur la responsabilité du gouvernement syrien pour l’attaque à l’arme chimique du 21 août à Ghouta dans la banlieue de Damas.
Washington s’était emparé de cet incident comme d’un prétexte pour une campagne de bombardement déjà prévue et pour accentuer la pression en faveur d’un changement de régime sur le président syrien Bashar el-Assad.
La publication du rapport de l’ONU jeudi dernier fait suite à la publication par le journaliste d’investigation Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, d’un article détaillé dans la London Review of books. Celui-ci révélait que le gouvernement Obama avait délibérément manipulé les renseignements dont il disposait pour affirmer à tort qu’il avait des preuves de la responsabilité du gouvernement syrien et de son armée dans l’attaque de Ghouta.
Hersh citait des responsables actuels et passés de l’armée américaine et des services de renseignements américains sur la falsification des informations concernant l’attaque du 21 août et sur le fait que le gouvernement Obama avait dissimulé l’existence de rapports des services de renseignements prévenant de ce que le Front Al Nusra (affilié à Al Qaïda) avait la capacité de fabriquer et d’utiliser comme arme du gaz neurotoxique sarin, le même qui a servi lors de l’attaque de Ghouta.
Le rapport de 82 pages rendu par les l’ONU sur les armes chimiques s’appuie sur des enquêtes approfondies sur les lieux de plusieurs attaques où des allégations d’usage d’armes chimiques ont été faites soit par le gouvernement syrien, soit par les gouvernements américain, britannique et français. Les inspecteurs ont analysé le sol et d’autres prélèvements dans l’environnement, examinés des prélèvements de cheveux, d’urine, de tissus biologiques et sanguins pour y trouver des traces de composés chimiques, ils se sont entretenu avec des survivants, des témoins et du personnel médical, ils ont également étudiés les obus qui auraient servi de vecteur au sarin dans chaque incident.
Ils sont arrivés à la conclusion qu’outre l’incident de Ghouta, il y a eu au moins quatre attaques « probables » au sarin. Dans trois de ces attaques, ce sont les soldats de l’armée syrienne qui ont été victimes du gaz mortel, et dans la quatrième, ce sont des civils. Aucune des attaques confirmées n’a visé les milices des combattants « rebelles ».
Deux des attaques maintenant confirmées ont eu lieu à quelques jours de celle de Ghouta. Le 24 août – trois jours après Ghouta et au moment où Obama préparait l’armée américaine pour une frappe et dénonçait le gouvernement syrien pour avoir « franchi une ligne rouge » – le gaz sarin a été déployé contre des soldats syriens à Jobar dans la banlieue de Damas. Ce que le rapport de l’ONU décrit comme « une attaque relativement petite » a été confirmé par des entretiens avec des survivants et des personnels de santé, ainsi que par des prélèvements sanguins positifs au sarin collectés par les autorités syriennes et authentifiés par les inspecteurs de l’ONU.
Sur cet incident, le rapport indique : « un groupe de soldats a reçu l’ordre de nettoyer certains bâtiments sous le contrôle des forces de l’opposition. Vers 11h00, l’intensité des tirs de l’opposition a baissé et les soldats avaient l’impression que l’autre camp se retirait. À près de 10 mètres de certains soldats, une bombe improvisée aurait éclaté avec un faible bruit, libérant un gaz qui sentait très mauvais. Un groupe de 10 soldats a été évacué dans des transports de troupes blindés vers le local médical de campagne avec des difficultés respiratoires et des symptômes étranges non spécifiés. »
Un jour après cette attaque, le 25 août, du sarin a été utilisé « à faible échelle contre des soldats » dans la ville d’Ashrafiah Sahnay au Sud, au cours d’affrontements entre des « rebelles » et des troupes qui tenaient un poste de contrôle du gouvernement. Là aussi, l’ONU appuie ses conclusions sur des entretiens et des prélèvements sanguins effectués par le gouvernement syrien.
Les inspecteurs n’avaient pas pour tâche de déterminer qui était responsable des attaques au sarin qu’ils ont confirmés, et ce rapport est donc silencieux sur cette question. Ce rapport, néanmoins, est rédigé dans les termes les plus circonspects, se contentant de donner des conclusions scientifiques.
Cela ne fait qu’en rendre le contenu encore plus fort. La seule conclusion qui peut être tirée est que les milices « rebelles » soutenues par les États-Unis et dominées par les islamistes sont responsables de plusieurs crimes de guerre sous la forme des attaques chimiques contre les soldats syriens et les civils.
Celles-ci ont été menées pour tenter d’inverser le sort sur le champ de bataille et de déclencher une intervention américano-britannico-française du même genre que celle qui avait donné la victoire aux rebelles libyens, afin d’écraser le régime d’Assad et d’installer au pouvoir l’opposition soutenue par les impérialistes. Le gouvernement Obama a délibérément menti parce qu’il y voyait une occasion de supprimer un autre obstacle à sa domination impérialiste de cette région riche en pétrole et d’isoler l’Iran, en préparation d’une frappe éventuelle contre ce pays.
En fin de compte, Obama s’est retiré à cause des divergences tactiques aiguës au sein de son gouvernement, de l’élite militaire et des services de renseignements américains au sujet des implications qu’il y aurait à laisser le contrôle de la Syrie à des forces dominées par Al Qaïda; et à cause de l’opposition majoritaire dans la population Américaine et mondiale à une guerre sans raison de plus au Moyen-Orient.
Washington a préféré organiser un changement de tactique, donnant son accord au plan russe pour la destruction des armes chimiques syriennes et à l’ouverture de négociations avec le gouvernement iranien. Un des motifs principaux de cette évolution était le désir de libérer les forces militaires américaines pour le « pivot » en Asie et une éventuelle guerre contre le rival montant de l’impérialisme américain sur la scène internationale, la Chine.
Les dernières révélations sur les mensonges du gouvernement Obama sur la Syrie exposent encore plus le rôle criminel joué par les États-Unis et les médias internationaux. Il y a dix ans, les élucubrations du gouvernement Bush sur les armes de destruction massives irakiennes étaient promues comme des informations sûres par les grands médias. En août et en septembre de cette année, les médias ont fait comme si la population mondiale était affectée d’amnésie collective, avec des « renseignements » bidons et des affirmations sans preuves de la part de la Maison blanche, une nouvelle fois relayées par la presse et la télévision.
Maintenant que ce barrage de propagande a été complètement exposé, la couverture se poursuit. L’article de Seymour Hersh comme les conclusions de l’ONU sur les attaques chimiques en Syrie ont été soit minimisés soit complètement passés sous silence.
Les organisations de la pseudo-gauche dans le monde entier ont servi de complices dans ces efforts pour faire taire toute exposition de la propagande guerrière du gouvernement Obama. L’international Socialist Organisationaméricaine mal nommée, le Nouveau parti anticapitaliste en France, tout comme le Parti la Gauche (Die Linke) en Allemagne continuent à faire de l’agitation pour une intervention plus forte des États-Unis contre le régime syrien, en maintenant que les milices « rebelles » seraient à la pointe d’une « révolution » démocratique.
Depuis les préparatifs de guerre d’Obama en août jusqu’à aujourd’hui, ces organisations issues des classes moyennes et pro-impérialistes ont rejeté toute remise en question des allégations américaines selon lesquelles le gouvernement Assad était responsable de Ghouta. Maintenant elles évitent toute mention de Hersh et des révélations de l’ONU.
En opposition complète à cela, le World Socialist Web Site a immédiatement remis en question les affirmations faites sur Ghouta par le gouvernement Obama et ses alliés internationaux. Dans un article publié le lendemain de l’incident, le WSWS notait : « Les accusations non fondées selon lesquelles le régime syrien du président Bashar al-Assad a perpétré une attaque aux armes chimiques près de Damas et qui a tué un grand nombre de civils présentent toutes les caractéristiques d’une provocation montée de toutes pièces visant à déclencher une intervention occidentale. [...] Si l’on se demande à qui profite un tel crime, il est clair que ce n’est pas au régime d’Assad mais aux forces dirigées par les islamistes et qui combattent pour le renverser. Ces accusations de crimes de guerre perpétrés par le gouvernement syrien sont faites au moment où ces forces sont confrontées à une crise croissante et à une série de défaites militaires.»
Patrick O’Connor http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFlZlZ ... orey.shtml
La publication d’un rapport des inspecteurs des Nations unies sur les armes chimiques qui pointe plusieurs attaques au gaz sarin menées par les forces soi-disant « rebelles » expose encore plus les mensonges du gouvernement Obama sur la responsabilité du gouvernement syrien pour l’attaque à l’arme chimique du 21 août à Ghouta dans la banlieue de Damas.
Washington s’était emparé de cet incident comme d’un prétexte pour une campagne de bombardement déjà prévue et pour accentuer la pression en faveur d’un changement de régime sur le président syrien Bashar el-Assad.
La publication du rapport de l’ONU jeudi dernier fait suite à la publication par le journaliste d’investigation Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, d’un article détaillé dans la London Review of books. Celui-ci révélait que le gouvernement Obama avait délibérément manipulé les renseignements dont il disposait pour affirmer à tort qu’il avait des preuves de la responsabilité du gouvernement syrien et de son armée dans l’attaque de Ghouta.
Hersh citait des responsables actuels et passés de l’armée américaine et des services de renseignements américains sur la falsification des informations concernant l’attaque du 21 août et sur le fait que le gouvernement Obama avait dissimulé l’existence de rapports des services de renseignements prévenant de ce que le Front Al Nusra (affilié à Al Qaïda) avait la capacité de fabriquer et d’utiliser comme arme du gaz neurotoxique sarin, le même qui a servi lors de l’attaque de Ghouta.
Le rapport de 82 pages rendu par les l’ONU sur les armes chimiques s’appuie sur des enquêtes approfondies sur les lieux de plusieurs attaques où des allégations d’usage d’armes chimiques ont été faites soit par le gouvernement syrien, soit par les gouvernements américain, britannique et français. Les inspecteurs ont analysé le sol et d’autres prélèvements dans l’environnement, examinés des prélèvements de cheveux, d’urine, de tissus biologiques et sanguins pour y trouver des traces de composés chimiques, ils se sont entretenu avec des survivants, des témoins et du personnel médical, ils ont également étudiés les obus qui auraient servi de vecteur au sarin dans chaque incident.
Ils sont arrivés à la conclusion qu’outre l’incident de Ghouta, il y a eu au moins quatre attaques « probables » au sarin. Dans trois de ces attaques, ce sont les soldats de l’armée syrienne qui ont été victimes du gaz mortel, et dans la quatrième, ce sont des civils. Aucune des attaques confirmées n’a visé les milices des combattants « rebelles ».
Deux des attaques maintenant confirmées ont eu lieu à quelques jours de celle de Ghouta. Le 24 août – trois jours après Ghouta et au moment où Obama préparait l’armée américaine pour une frappe et dénonçait le gouvernement syrien pour avoir « franchi une ligne rouge » – le gaz sarin a été déployé contre des soldats syriens à Jobar dans la banlieue de Damas. Ce que le rapport de l’ONU décrit comme « une attaque relativement petite » a été confirmé par des entretiens avec des survivants et des personnels de santé, ainsi que par des prélèvements sanguins positifs au sarin collectés par les autorités syriennes et authentifiés par les inspecteurs de l’ONU.
Sur cet incident, le rapport indique : « un groupe de soldats a reçu l’ordre de nettoyer certains bâtiments sous le contrôle des forces de l’opposition. Vers 11h00, l’intensité des tirs de l’opposition a baissé et les soldats avaient l’impression que l’autre camp se retirait. À près de 10 mètres de certains soldats, une bombe improvisée aurait éclaté avec un faible bruit, libérant un gaz qui sentait très mauvais. Un groupe de 10 soldats a été évacué dans des transports de troupes blindés vers le local médical de campagne avec des difficultés respiratoires et des symptômes étranges non spécifiés. »
Un jour après cette attaque, le 25 août, du sarin a été utilisé « à faible échelle contre des soldats » dans la ville d’Ashrafiah Sahnay au Sud, au cours d’affrontements entre des « rebelles » et des troupes qui tenaient un poste de contrôle du gouvernement. Là aussi, l’ONU appuie ses conclusions sur des entretiens et des prélèvements sanguins effectués par le gouvernement syrien.
Les inspecteurs n’avaient pas pour tâche de déterminer qui était responsable des attaques au sarin qu’ils ont confirmés, et ce rapport est donc silencieux sur cette question. Ce rapport, néanmoins, est rédigé dans les termes les plus circonspects, se contentant de donner des conclusions scientifiques.
Cela ne fait qu’en rendre le contenu encore plus fort. La seule conclusion qui peut être tirée est que les milices « rebelles » soutenues par les États-Unis et dominées par les islamistes sont responsables de plusieurs crimes de guerre sous la forme des attaques chimiques contre les soldats syriens et les civils.
Celles-ci ont été menées pour tenter d’inverser le sort sur le champ de bataille et de déclencher une intervention américano-britannico-française du même genre que celle qui avait donné la victoire aux rebelles libyens, afin d’écraser le régime d’Assad et d’installer au pouvoir l’opposition soutenue par les impérialistes. Le gouvernement Obama a délibérément menti parce qu’il y voyait une occasion de supprimer un autre obstacle à sa domination impérialiste de cette région riche en pétrole et d’isoler l’Iran, en préparation d’une frappe éventuelle contre ce pays.
En fin de compte, Obama s’est retiré à cause des divergences tactiques aiguës au sein de son gouvernement, de l’élite militaire et des services de renseignements américains au sujet des implications qu’il y aurait à laisser le contrôle de la Syrie à des forces dominées par Al Qaïda; et à cause de l’opposition majoritaire dans la population Américaine et mondiale à une guerre sans raison de plus au Moyen-Orient.
Washington a préféré organiser un changement de tactique, donnant son accord au plan russe pour la destruction des armes chimiques syriennes et à l’ouverture de négociations avec le gouvernement iranien. Un des motifs principaux de cette évolution était le désir de libérer les forces militaires américaines pour le « pivot » en Asie et une éventuelle guerre contre le rival montant de l’impérialisme américain sur la scène internationale, la Chine.
Les dernières révélations sur les mensonges du gouvernement Obama sur la Syrie exposent encore plus le rôle criminel joué par les États-Unis et les médias internationaux. Il y a dix ans, les élucubrations du gouvernement Bush sur les armes de destruction massives irakiennes étaient promues comme des informations sûres par les grands médias. En août et en septembre de cette année, les médias ont fait comme si la population mondiale était affectée d’amnésie collective, avec des « renseignements » bidons et des affirmations sans preuves de la part de la Maison blanche, une nouvelle fois relayées par la presse et la télévision.
Maintenant que ce barrage de propagande a été complètement exposé, la couverture se poursuit. L’article de Seymour Hersh comme les conclusions de l’ONU sur les attaques chimiques en Syrie ont été soit minimisés soit complètement passés sous silence.
Les organisations de la pseudo-gauche dans le monde entier ont servi de complices dans ces efforts pour faire taire toute exposition de la propagande guerrière du gouvernement Obama. L’international Socialist Organisationaméricaine mal nommée, le Nouveau parti anticapitaliste en France, tout comme le Parti la Gauche (Die Linke) en Allemagne continuent à faire de l’agitation pour une intervention plus forte des États-Unis contre le régime syrien, en maintenant que les milices « rebelles » seraient à la pointe d’une « révolution » démocratique.
Depuis les préparatifs de guerre d’Obama en août jusqu’à aujourd’hui, ces organisations issues des classes moyennes et pro-impérialistes ont rejeté toute remise en question des allégations américaines selon lesquelles le gouvernement Assad était responsable de Ghouta. Maintenant elles évitent toute mention de Hersh et des révélations de l’ONU.
En opposition complète à cela, le World Socialist Web Site a immédiatement remis en question les affirmations faites sur Ghouta par le gouvernement Obama et ses alliés internationaux. Dans un article publié le lendemain de l’incident, le WSWS notait : « Les accusations non fondées selon lesquelles le régime syrien du président Bashar al-Assad a perpétré une attaque aux armes chimiques près de Damas et qui a tué un grand nombre de civils présentent toutes les caractéristiques d’une provocation montée de toutes pièces visant à déclencher une intervention occidentale. [...] Si l’on se demande à qui profite un tel crime, il est clair que ce n’est pas au régime d’Assad mais aux forces dirigées par les islamistes et qui combattent pour le renverser. Ces accusations de crimes de guerre perpétrés par le gouvernement syrien sont faites au moment où ces forces sont confrontées à une crise croissante et à une série de défaites militaires.»
Patrick O’Connor http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFlZlZ ... orey.shtml
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Où sont donc passés les « révolutionnaires » syriens ?
À la veille de la conférence de Genève 2, les organisateurs états-uniens n’ont plus aucune marionnette pour jouer le rôle des révolutionnaires syriens. La disparition soudaine de l’Armée syrienne libre montre à ceux qui y croyaient qu’elle n’était qu’une fiction. Il n’y a jamais eu de révolution populaire en Syrie, juste une agression étrangère à coup de mercenaires et de milliards de dollars.
Le 29 novembre 2011, une délégation de l’Armée syrienne libre fait allégeance à une délégation du Conseil national syrien. En théorie, l’opposition dispose désormais d’une branche militaire et d’une branche politique. En réalité, l’Armée syrienne libre comme le Conseil national syrien sont deux fictions créées par l’Otan. Tous deux sont exclusivement composés de mercenaires et n’ont guère de réalité par eux-mêmes sur le terrain.
Les organisateurs de la conférence de paix de Genève recherchent d’urgence un représentant pour l’opposition syrienne armée. En effet, selon les Occidentaux, le conflit oppose une abominable dictature à son propre peuple. Cependant, les groupes armés qui détruisent la Syrie —du Front islamique à Al-Qaïda— font officiellement appel à des combattants étrangers, même si le premier prétend être composé principalement de Syriens. Les inviter serait admettre qu’il n’y a jamais eu de révolution en Syrie, mais une agression étrangère.
En effet, l’Armée syrienne libre, dont on nous disait il y a quelques semaines qu’elle comprenait 40 000 hommes, a disparu. Après que son quartier général a été attaqué par d’autres mercenaires et que ses arsenaux ont été pillés, son chef historique, le général Selim Idriss, s’est enfui par la Turquie et a trouvé refuge au Qatar, tandis que le colonel Riad el-Assad a trouvé asile aux Pays-Bas.
Lors de sa formation, le 29 juillet 2011, l’ASL s’était fixé un unique objectif : le renversement du président Bachar el-Assad. Jamais l’ASL n’a précisé si elle se battait pour un régime laïque ou un régime islamique. Jamais, elle n’a pris de position politique en matière de Justice, d’Education, de Culture, d’Economie, de Travail, d’Environnement, etc. Jamais elle n’a formulé la moindre ébauche de programme politique.
Elle était, nous disait-on, formée de soldats de l’Armée arabe syrienne ayant fait défection. Il y eu effectivement des défections durant le second semestre 2011, mais leur nombre total n’a jamais excédé les 4 %, ce qui est négligeable à l’échelle d’un pays.
Non : l’ASL n’avait pas besoin de programme politique car elle avait un drapeau, celui de la colonisation française. En vigueur durant le mandat de la France sur la Syrie et maintenu durant les premières années de prétendue indépendance, il symbolisait l’Accord Sykes-Picot : la Syrie était largement amputée et divisée en États ethnico-confessionnels. Ses trois étoiles symbolisent un État druze, un État alaouite et un État chrétien. Tous les Syriens connaissent ce funeste drapeau, ne serait-ce que par sa présence dans le bureau du collaborateur syrien de l’occupant français dans un célèbre feuilleton télévisé.
Son premier leader, le colonel Riad el-Assad, a disparu aux oubliettes de l’histoire. Il avait été sélectionné pour son nom, qui s’écrit différemment en arabe mais se prononce identiquement dans les langues européennes avec celui du président Bachar el-Assad. La seule différence entre les deux hommes, d’un point de vue des monarchies du Golfe, était que le premier était sunnite et le second alaouite.
En réalité, l’Armée syrienne libre est une création franco-britannique comme l’étaient les « révolutionnaires de Benghazi » en Libye (lesquels avaient « choisi » comme drapeau celui du roi Idriss Ier, collaborateur des occupants anglais).
Bras armé de l’Otan, destiné à prendre le palais présidentiel lorsque l’Alliance atlantique aurait bombardé le pays, l’ASL a été ballottée par les plans successifs et les échecs successifs des Occidentaux et du Conseil de coopération du Golfe. Présentée dans un second temps comme le bras armé d’un Conseil politique en exil, elle ne lui reconnaissait aucune autorité et n’obéissait qu’à ses employeurs, les Franco-Britanniques. Elle était en fait le bras armé de leurs services secrets dont la Coalition nationale syrienne était le bras politique. En définitive, l’ASL n’a pu accumuler de succès qu’avec l’aide directe de l’Otan, en l’occurrence de l’Armée turque qui l’hébergeait dans ses propres bases.
Créée dans le cadre d’une guerre de 4ème génération, l’ASL n’a pas réussi à s’adapter à la seconde guerre de Syrie, celle de type nicaraguayen. La première guerre (de la réunion Otan au Caire en février 2011 à la conférence de Genève en juin 2012) était une mise en scène médiatique visant à délégitimer le pouvoir afin qu’il tombe comme un fruit mur dans les mains de l’Otan. Les actions militaires étaient perpétrées par des groupuscules distincts, recevant leurs ordres directement de l’Alliance. Il s’agissait avant tout de créditer les mensonges médiatiques et donner l’illusion d’une révolte généralisée. Conformément aux théories de William Lind et de Martin Van Creveld, l’ASL n’était qu’un label pour désigner tous ces groupes, mais ne disposait pas de structure hiérarchique propre. Au contraire, la seconde guerre (de la réunion des « Amis de la Syrie » à Paris en juillet 2012 à la Conférence de Genève 2 en janvier 2014) est une guerre d’usure visant à « saigner » le pays jusqu’à sa reddition. Pour jouer son rôle, l’ASL aurait dû se transformer en une véritable armée, avec une hiérarchie et une discipline, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire.
Sentant sa fin proche, depuis le rapprochement turco-iranien, l’ASL avait annoncé sa possible participation à Genève 2 en posant d’irréalistes conditions. Mais il était déjà trop tard. Les mercenaires payés par l’Arabie saoudite ont eu raison de cette fiction de l’Otan. Chacun peut désormais voir la vérité toute nue : il n’y a jamais eu de révolution en Syrie.
Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/article181497.html
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
À la veille de la conférence de Genève 2, les organisateurs états-uniens n’ont plus aucune marionnette pour jouer le rôle des révolutionnaires syriens. La disparition soudaine de l’Armée syrienne libre montre à ceux qui y croyaient qu’elle n’était qu’une fiction. Il n’y a jamais eu de révolution populaire en Syrie, juste une agression étrangère à coup de mercenaires et de milliards de dollars.
Le 29 novembre 2011, une délégation de l’Armée syrienne libre fait allégeance à une délégation du Conseil national syrien. En théorie, l’opposition dispose désormais d’une branche militaire et d’une branche politique. En réalité, l’Armée syrienne libre comme le Conseil national syrien sont deux fictions créées par l’Otan. Tous deux sont exclusivement composés de mercenaires et n’ont guère de réalité par eux-mêmes sur le terrain.
Les organisateurs de la conférence de paix de Genève recherchent d’urgence un représentant pour l’opposition syrienne armée. En effet, selon les Occidentaux, le conflit oppose une abominable dictature à son propre peuple. Cependant, les groupes armés qui détruisent la Syrie —du Front islamique à Al-Qaïda— font officiellement appel à des combattants étrangers, même si le premier prétend être composé principalement de Syriens. Les inviter serait admettre qu’il n’y a jamais eu de révolution en Syrie, mais une agression étrangère.
En effet, l’Armée syrienne libre, dont on nous disait il y a quelques semaines qu’elle comprenait 40 000 hommes, a disparu. Après que son quartier général a été attaqué par d’autres mercenaires et que ses arsenaux ont été pillés, son chef historique, le général Selim Idriss, s’est enfui par la Turquie et a trouvé refuge au Qatar, tandis que le colonel Riad el-Assad a trouvé asile aux Pays-Bas.
Lors de sa formation, le 29 juillet 2011, l’ASL s’était fixé un unique objectif : le renversement du président Bachar el-Assad. Jamais l’ASL n’a précisé si elle se battait pour un régime laïque ou un régime islamique. Jamais, elle n’a pris de position politique en matière de Justice, d’Education, de Culture, d’Economie, de Travail, d’Environnement, etc. Jamais elle n’a formulé la moindre ébauche de programme politique.
Elle était, nous disait-on, formée de soldats de l’Armée arabe syrienne ayant fait défection. Il y eu effectivement des défections durant le second semestre 2011, mais leur nombre total n’a jamais excédé les 4 %, ce qui est négligeable à l’échelle d’un pays.
Non : l’ASL n’avait pas besoin de programme politique car elle avait un drapeau, celui de la colonisation française. En vigueur durant le mandat de la France sur la Syrie et maintenu durant les premières années de prétendue indépendance, il symbolisait l’Accord Sykes-Picot : la Syrie était largement amputée et divisée en États ethnico-confessionnels. Ses trois étoiles symbolisent un État druze, un État alaouite et un État chrétien. Tous les Syriens connaissent ce funeste drapeau, ne serait-ce que par sa présence dans le bureau du collaborateur syrien de l’occupant français dans un célèbre feuilleton télévisé.
Son premier leader, le colonel Riad el-Assad, a disparu aux oubliettes de l’histoire. Il avait été sélectionné pour son nom, qui s’écrit différemment en arabe mais se prononce identiquement dans les langues européennes avec celui du président Bachar el-Assad. La seule différence entre les deux hommes, d’un point de vue des monarchies du Golfe, était que le premier était sunnite et le second alaouite.
En réalité, l’Armée syrienne libre est une création franco-britannique comme l’étaient les « révolutionnaires de Benghazi » en Libye (lesquels avaient « choisi » comme drapeau celui du roi Idriss Ier, collaborateur des occupants anglais).
Bras armé de l’Otan, destiné à prendre le palais présidentiel lorsque l’Alliance atlantique aurait bombardé le pays, l’ASL a été ballottée par les plans successifs et les échecs successifs des Occidentaux et du Conseil de coopération du Golfe. Présentée dans un second temps comme le bras armé d’un Conseil politique en exil, elle ne lui reconnaissait aucune autorité et n’obéissait qu’à ses employeurs, les Franco-Britanniques. Elle était en fait le bras armé de leurs services secrets dont la Coalition nationale syrienne était le bras politique. En définitive, l’ASL n’a pu accumuler de succès qu’avec l’aide directe de l’Otan, en l’occurrence de l’Armée turque qui l’hébergeait dans ses propres bases.
Créée dans le cadre d’une guerre de 4ème génération, l’ASL n’a pas réussi à s’adapter à la seconde guerre de Syrie, celle de type nicaraguayen. La première guerre (de la réunion Otan au Caire en février 2011 à la conférence de Genève en juin 2012) était une mise en scène médiatique visant à délégitimer le pouvoir afin qu’il tombe comme un fruit mur dans les mains de l’Otan. Les actions militaires étaient perpétrées par des groupuscules distincts, recevant leurs ordres directement de l’Alliance. Il s’agissait avant tout de créditer les mensonges médiatiques et donner l’illusion d’une révolte généralisée. Conformément aux théories de William Lind et de Martin Van Creveld, l’ASL n’était qu’un label pour désigner tous ces groupes, mais ne disposait pas de structure hiérarchique propre. Au contraire, la seconde guerre (de la réunion des « Amis de la Syrie » à Paris en juillet 2012 à la Conférence de Genève 2 en janvier 2014) est une guerre d’usure visant à « saigner » le pays jusqu’à sa reddition. Pour jouer son rôle, l’ASL aurait dû se transformer en une véritable armée, avec une hiérarchie et une discipline, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire.
Sentant sa fin proche, depuis le rapprochement turco-iranien, l’ASL avait annoncé sa possible participation à Genève 2 en posant d’irréalistes conditions. Mais il était déjà trop tard. Les mercenaires payés par l’Arabie saoudite ont eu raison de cette fiction de l’Otan. Chacun peut désormais voir la vérité toute nue : il n’y a jamais eu de révolution en Syrie.
Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/article181497.html
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Rebelles syriens d’Hollande et Fabius :« Les croix doivent disparaître, sinon la mort »
« Toutes les croix doivent disparaître. Il est interdit de sonner les cloches. Les femmes ne doivent pas quitter la maison sans se couvrir le visage et les cheveux. Les statues doivent disparaître. En cas de défaut, nous allons appliquer la loi islamique. En bref : qui ne s’adapte pas, soit il s’en va, soit il est mort ».
Ceci est le texte du message lu par le cardinal Leonardo Sandri , préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, transmettant les ordres donnés par les chefs jihadistes au père Hanna et au père Dhiya, les deux franciscains retenus prisonniers avec les fidèles de trois villages.
La lettre aux tons dramatiques, a été envoyée par le père Pizzaballa, Gardien de Terre Sainte. Il annonce que désormais le Nord de la Syrie est entre les mains des extrémistes rebelles qui ne tolèrent pas la présence de non-musulmans dans la région.
Les ordres sont adressés particulièrement aux habitants des villages chrétiens de Knayem, Yacoubieh et Jdeideh, près du fleuve Oronte. Ce sont des endroits où le christianisme a existé depuis les tous premiers siècles. Et c’est ici que deux mille chrétiens de Syrie ont été encerclés et faits prisonniers, et sont susceptibles d’être tués s’ils ne respectent pas les préceptes de l’Islam.
Le journaliste Gian Micalessin écrit : «Le téléphone du père Hanna est silencieux depuis plusieurs jours. On a plus de nouvelles des douze religieuses de Malula enlevées par les soldats. Une chape de silence enveloppe les villages chrétiens de l’Oronte. Mais derrière ce silence deux mille vies sont en danger. Si elles seront emportées le christianisme et l’Occident vont perdre leurs racines. Dans l’indifférence d’une Europe pusillanime et lointaine» (“Il Giornale”, 19 décembre 2013).
Source Correspondance européenne
http://www.contre-info.com/reblles-syri ... more-30997
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
« Toutes les croix doivent disparaître. Il est interdit de sonner les cloches. Les femmes ne doivent pas quitter la maison sans se couvrir le visage et les cheveux. Les statues doivent disparaître. En cas de défaut, nous allons appliquer la loi islamique. En bref : qui ne s’adapte pas, soit il s’en va, soit il est mort ».
Ceci est le texte du message lu par le cardinal Leonardo Sandri , préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, transmettant les ordres donnés par les chefs jihadistes au père Hanna et au père Dhiya, les deux franciscains retenus prisonniers avec les fidèles de trois villages.
La lettre aux tons dramatiques, a été envoyée par le père Pizzaballa, Gardien de Terre Sainte. Il annonce que désormais le Nord de la Syrie est entre les mains des extrémistes rebelles qui ne tolèrent pas la présence de non-musulmans dans la région.
Les ordres sont adressés particulièrement aux habitants des villages chrétiens de Knayem, Yacoubieh et Jdeideh, près du fleuve Oronte. Ce sont des endroits où le christianisme a existé depuis les tous premiers siècles. Et c’est ici que deux mille chrétiens de Syrie ont été encerclés et faits prisonniers, et sont susceptibles d’être tués s’ils ne respectent pas les préceptes de l’Islam.
Le journaliste Gian Micalessin écrit : «Le téléphone du père Hanna est silencieux depuis plusieurs jours. On a plus de nouvelles des douze religieuses de Malula enlevées par les soldats. Une chape de silence enveloppe les villages chrétiens de l’Oronte. Mais derrière ce silence deux mille vies sont en danger. Si elles seront emportées le christianisme et l’Occident vont perdre leurs racines. Dans l’indifférence d’une Europe pusillanime et lointaine» (“Il Giornale”, 19 décembre 2013).
Source Correspondance européenne
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : les fanfaronnades du président Hollande
Sur la Syrie, de récentes déclarations de François Hollande viennent rappeler crûment que la France n'a plus les moyens de ses ambitions.
"Nous étions en capacité de frapper la Syrie. Peu de pays peuvent avoir cette souveraineté, cette liberté, cette capacité." Cette déclaration de François Hollande sur la Syrie, passée presque inaperçue lors de sa conférence de presse du 14 janvier, est pourtant surprenante à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle révèle l'amertume et la déception qu'éprouve encore le président français cinq mois après un épisode militaro-diplomatique dans lequel Paris a été carrément lâché par les États-Unis, quelques heures seulement avant une opération militaire soigneusement préparée.
La suite ici => http://www.lepoint.fr/editos-du-point/m ... 653_55.php
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Sur la Syrie, de récentes déclarations de François Hollande viennent rappeler crûment que la France n'a plus les moyens de ses ambitions.
"Nous étions en capacité de frapper la Syrie. Peu de pays peuvent avoir cette souveraineté, cette liberté, cette capacité." Cette déclaration de François Hollande sur la Syrie, passée presque inaperçue lors de sa conférence de presse du 14 janvier, est pourtant surprenante à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle révèle l'amertume et la déception qu'éprouve encore le président français cinq mois après un épisode militaro-diplomatique dans lequel Paris a été carrément lâché par les États-Unis, quelques heures seulement avant une opération militaire soigneusement préparée.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Quand Laurent Fabius ment ouvertement sur l'attaque au gaz attribuée à Bachar Al Assad en Syrie
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Les amis du sinistre sioniste Fabius font couler le sang…
Syrie, le père François Mourad a été égorgé
Des « rebelles » ont assassiné dimanche 23 juin le franciscain François Mourad dans son couvent de Ghassanieh, près de Homs, en Syrie. Le couvent a été entièrement pillé par des hommes armés, rapporte la Custodie franciscaine de Terre sainte à Jérusalem.
François Mourad, un religieux âgé de nationalité syrienne qui vivait en ermite, avait quitté son ermitage au début de la guerre en Syrie pour rejoindre un frère affaibli dans un couvent de la Custodie franciscaine. Il était bien connu dans la région et les tragiques circonstances de sa mort affectent particulièrement la Custodie.
Après avoir fait son noviciat franciscain pour la Custodie à Rome, « François avait entendu un appel plus pressant du Seigneur à la vie contemplative. Appel qui trouva son accomplissement en Syrie, dont il était citoyen« , raconte le Père Halim Noujaim, Ministre régional des franciscains de Syrie. « Ses liens avec la Custodie étaient restés très forts et il venait régulièrement aider tel ou tel couvent en remplacement d’un frère ou l’autre« .
A ce rythme, il ne restera plus un seul chrétien dans ces zones
Les franciscains, qui militent pour instaurer la trêve et œuvrer à la réconciliation, dissuadent l’Occident de prendre des mesures susceptibles d’apporter davantage de violence et d’augmenter le nombre de morts. Pour les religieux, ce ne sont pas les armes qui sont en mesure de donner à la Syrie ce dont elle a besoin. « Je voudrais que tout le monde sache » , a insisté le Père Halim Noujaim, «qu’en soutenant les révolutionnaires, l’Occident soutient les extrémistes religieux et aide à tuer les chrétiens… A ce rythme, il ne restera plus un seul chrétien dans ces zones« , a-t-il déclaré à l’agence de presse catholique italienne SIR.
Dans certaines zones, où sévissent des extrémistes armés, aucun déplacement, même pour des religieux, ne peut être tenu pour sûr. Pour preuve l’enlèvement par les rebelles de deux prêtres et de deux évêques, dont les franciscains sont toujours sans nouvelles depuis plusieurs mois…
« Pourtant et en dépit des risques encourus, les frères se démultiplient pour venir au secours des populations » assure la Custodie sur leur site. « En plus des soins qu’ils apportent dans leurs dispensaires, où des religieuses franciscaines et du Rosaire travaillent avec eux, ils accueillent des déplacés dans certains couvents devenus des ‘dortoirs’. Ils distribuent de la nourriture aux réfugiés et à tous ceux qui se présentent aux portes des couvents. Ils participent financièrement à la restauration des maisons détruites des familles de leurs paroisses et aident les plus démunis. Ils servent parfois d’intermédiaires lors d’enlèvements de leurs paroissiens« .
Cet accueil de tous vaut aux frères de la Custodie de subir régulièrement des représailles de l’un ou l’autre camp. En décembre dernier, un couvent a été bombardé ; il est depuis déserté. « La guerre a un impact négatif, mais elle a aussi amené les chrétiens de tous les rites à se rapprocher les uns les autres, à s’entraider et à prier ensemble » insistent-ils sur custodia.org. Dans des villages de la vallée de l’Oronte, en Syrie, alors que les franciscains sont les seuls religieux à être restés, ils célèbrent les sacrements pour tous les rites. Ailleurs, ils organisent des temps de prières où tous sont présents.
Pour rappel, la présence de la Custodie en Syrie est multiséculaire. Elle y a toujours exercé sa mission de service des populations et continue dans ces temps troublés de le faire sans distinction de religions ou de partis.
source: catho.be
http://www.altermedia.info/france-belgi ... more-99907
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Syrie, le père François Mourad a été égorgé
Des « rebelles » ont assassiné dimanche 23 juin le franciscain François Mourad dans son couvent de Ghassanieh, près de Homs, en Syrie. Le couvent a été entièrement pillé par des hommes armés, rapporte la Custodie franciscaine de Terre sainte à Jérusalem.
François Mourad, un religieux âgé de nationalité syrienne qui vivait en ermite, avait quitté son ermitage au début de la guerre en Syrie pour rejoindre un frère affaibli dans un couvent de la Custodie franciscaine. Il était bien connu dans la région et les tragiques circonstances de sa mort affectent particulièrement la Custodie.
Après avoir fait son noviciat franciscain pour la Custodie à Rome, « François avait entendu un appel plus pressant du Seigneur à la vie contemplative. Appel qui trouva son accomplissement en Syrie, dont il était citoyen« , raconte le Père Halim Noujaim, Ministre régional des franciscains de Syrie. « Ses liens avec la Custodie étaient restés très forts et il venait régulièrement aider tel ou tel couvent en remplacement d’un frère ou l’autre« .
A ce rythme, il ne restera plus un seul chrétien dans ces zones
Les franciscains, qui militent pour instaurer la trêve et œuvrer à la réconciliation, dissuadent l’Occident de prendre des mesures susceptibles d’apporter davantage de violence et d’augmenter le nombre de morts. Pour les religieux, ce ne sont pas les armes qui sont en mesure de donner à la Syrie ce dont elle a besoin. « Je voudrais que tout le monde sache » , a insisté le Père Halim Noujaim, «qu’en soutenant les révolutionnaires, l’Occident soutient les extrémistes religieux et aide à tuer les chrétiens… A ce rythme, il ne restera plus un seul chrétien dans ces zones« , a-t-il déclaré à l’agence de presse catholique italienne SIR.
Dans certaines zones, où sévissent des extrémistes armés, aucun déplacement, même pour des religieux, ne peut être tenu pour sûr. Pour preuve l’enlèvement par les rebelles de deux prêtres et de deux évêques, dont les franciscains sont toujours sans nouvelles depuis plusieurs mois…
« Pourtant et en dépit des risques encourus, les frères se démultiplient pour venir au secours des populations » assure la Custodie sur leur site. « En plus des soins qu’ils apportent dans leurs dispensaires, où des religieuses franciscaines et du Rosaire travaillent avec eux, ils accueillent des déplacés dans certains couvents devenus des ‘dortoirs’. Ils distribuent de la nourriture aux réfugiés et à tous ceux qui se présentent aux portes des couvents. Ils participent financièrement à la restauration des maisons détruites des familles de leurs paroisses et aident les plus démunis. Ils servent parfois d’intermédiaires lors d’enlèvements de leurs paroissiens« .
Cet accueil de tous vaut aux frères de la Custodie de subir régulièrement des représailles de l’un ou l’autre camp. En décembre dernier, un couvent a été bombardé ; il est depuis déserté. « La guerre a un impact négatif, mais elle a aussi amené les chrétiens de tous les rites à se rapprocher les uns les autres, à s’entraider et à prier ensemble » insistent-ils sur custodia.org. Dans des villages de la vallée de l’Oronte, en Syrie, alors que les franciscains sont les seuls religieux à être restés, ils célèbrent les sacrements pour tous les rites. Ailleurs, ils organisent des temps de prières où tous sont présents.
Pour rappel, la présence de la Custodie en Syrie est multiséculaire. Elle y a toujours exercé sa mission de service des populations et continue dans ces temps troublés de le faire sans distinction de religions ou de partis.
source: catho.be
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : 3 ans de guerre et de mensonge, et dire que Hollande voulait faire la guerre ! Par Jean Bonnevey
Le régime Assad résiste et même gagne du terrain. Cela veut bien dire que le mécontentement populaire du début s’est transformé en une insurrection financée par l’étranger. Cela veut dire aussi que ce régime totalitaire et laïc fondé sur une ethnie religieuse bénéficie d’un large soutien dans une partie de la population.
Nous sommes de toute évidence face à une guerre d’Espagne musulmane opposant les chiites aidés par l’Iran, aux islamistes sunnites financés par le Qatar et bénéficiant des combattants de la nébuleuse Al Qaida.
3 ans après où en est-on ?
Agences de l’ONU et ONG ont lancé un cri d’alarme face au conflit dévastateur en Syrie, entré samedi dans sa quatrième année, avec 146 000 morts et le plus grand nombre de déplacés au monde, dans une crise sans issue en vue.
La situation sur le terrain reste bel et bien catastrophique, bombardements incessants, civils pris en otages au milieu des combattants, viol comme arme de guerre. Les rapports successifs des ONG de défense des droits de l’homme n’y changent rien. La violence perdure dans le pays où 146.000 personnes sont officiellement décédées depuis le début du conflit et des centaines de milliers blessées.
Depuis l’attaque chimique de la Ghouta, le 21 août 2013, qui a causé 1500 morts, la perspective d’une intervention militaire occidentale est définitivement enterrée, Barack Obama ayant renoncé à une telle option – malgré le “franchissement”, par le régime de Bachar Al-Assad, de la « ligne rouge » fixée par le président américain – au profit d’un accord sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien, parrainé par Moscou et Washington.
Dégagé de toute pression diplomatique, grâce à la protection acharnée de la Russie, le régime syrien n’a désormais plus que deux choses en tête : la reconquête militaire et la réélection de Bachar Al-Assad, probablement en juin, pour un nouveau mandat de sept ans.
Que ce serait-il passé si la France était intervenue militairement ? On aurait permis l’instauration d’une dictature islamique ou on se serait enlisé. Quand on voit la situation dangereuse pour le moins au Mali et catastrophique en Centrafrique, on ne peut qu’être consterné par l’aventurisme militaire démocratique de François Hollande.
Il ne reste plus qu’à proposer aux USA de déclarer la guerre à la Russie pour une Crimée ukrainienne. Patience, ça viendra peut être.
Jean Bonnevey
Source : http://metamag.fr/metamag-1899-Syrie--3 ... songe.html
http://fr.novopress.info/159770/syrie-3 ... ore-159770
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Le régime Assad résiste et même gagne du terrain. Cela veut bien dire que le mécontentement populaire du début s’est transformé en une insurrection financée par l’étranger. Cela veut dire aussi que ce régime totalitaire et laïc fondé sur une ethnie religieuse bénéficie d’un large soutien dans une partie de la population.
Nous sommes de toute évidence face à une guerre d’Espagne musulmane opposant les chiites aidés par l’Iran, aux islamistes sunnites financés par le Qatar et bénéficiant des combattants de la nébuleuse Al Qaida.
3 ans après où en est-on ?
Agences de l’ONU et ONG ont lancé un cri d’alarme face au conflit dévastateur en Syrie, entré samedi dans sa quatrième année, avec 146 000 morts et le plus grand nombre de déplacés au monde, dans une crise sans issue en vue.
La situation sur le terrain reste bel et bien catastrophique, bombardements incessants, civils pris en otages au milieu des combattants, viol comme arme de guerre. Les rapports successifs des ONG de défense des droits de l’homme n’y changent rien. La violence perdure dans le pays où 146.000 personnes sont officiellement décédées depuis le début du conflit et des centaines de milliers blessées.
Depuis l’attaque chimique de la Ghouta, le 21 août 2013, qui a causé 1500 morts, la perspective d’une intervention militaire occidentale est définitivement enterrée, Barack Obama ayant renoncé à une telle option – malgré le “franchissement”, par le régime de Bachar Al-Assad, de la « ligne rouge » fixée par le président américain – au profit d’un accord sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien, parrainé par Moscou et Washington.
Dégagé de toute pression diplomatique, grâce à la protection acharnée de la Russie, le régime syrien n’a désormais plus que deux choses en tête : la reconquête militaire et la réélection de Bachar Al-Assad, probablement en juin, pour un nouveau mandat de sept ans.
Que ce serait-il passé si la France était intervenue militairement ? On aurait permis l’instauration d’une dictature islamique ou on se serait enlisé. Quand on voit la situation dangereuse pour le moins au Mali et catastrophique en Centrafrique, on ne peut qu’être consterné par l’aventurisme militaire démocratique de François Hollande.
Il ne reste plus qu’à proposer aux USA de déclarer la guerre à la Russie pour une Crimée ukrainienne. Patience, ça viendra peut être.
Jean Bonnevey
Source : http://metamag.fr/metamag-1899-Syrie--3 ... songe.html
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Le régime syrien marque des points avec la chute de la cité clé de Yabroud
Damas (AFP) - Les troupes du régime syrien appuyées par le Hezbollah libanais ont pris dimanche la totalité de la ville stratégique de Yabroud, enregistrant une avancée importante dans la guerre contre les rebelles, qui est entrée dans sa quatrième année.
Un journaliste de l'AFP a pénétré dans ce qui était le dernier fief rebelle dans les montagnes de Qalamoun, à la frontière avec le Liban, peu après que l'armée a annoncé l'avoir reconquis à l'issue d'une bataille de 48 heures.
Des dizaines de soldats gouvernementaux et de combattants loyalistes portant différents uniformes se trouvaient à Yabroud, certains, la mine fatiguée, profitant de l'accalmie pour fumer un narguilé sur la place principale. Aucun civil n'était visible dans la ville qui était majoritairement sunnite, dont certains murs sont recouverts d'inscriptions et tags favorables à la révolution.
"Nous avons pris le contrôle total de la ville ce matin" a affirmé à l'AFP un officier, soulignant que la bataille avait été particulièrement "difficile".
Cette prise empêche toute infiltration rebelle vers le Liban voisin, en particulier vers la ville d'Aarsal (est) qui soutient la rébellion syrienne.
"Ce nouvel exploit (...) sécurise les régions frontalières avec le Liban et coupe la route aux renforts", a indiqué un porte-parole de l'armée dans un communiqué lu à la télévision.
"C'était la dernière grande ville de la région montagneuse de Qalamoun entre les mains des rebelles. Elle se trouve à moins de 10 km de l'autoroute Damas-Homs et représentait une menace pour la sécurité de cet axe", souligne le géographe français spécialiste de la Syrie, Fabrice Balanche. La circulation a pu reprendre dimanche sur l'axe reliant la capitale à la troisième ville syrienne, selon la télévision syrienne.
"Cela démontre à nouveau qu'en ce qui concerne les zones stratégiques, l'avantage se trouve actuellement dans le camp du gouvernement" a estimé Charles Lister, chercheur au Brookings Doha Center.
Pour le Hezbollah, cette prise est également cruciale car selon le mouvement chiite armé, c'est à Yabroud que sont piégées les voitures utilisées pour les attentats meurtriers qui ont touché ses bastions au Liban ces derniers mois.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que le Hezbollah, dont cinq combattants sont morts dans la zone dimanche, était le fer de lance de cette offensive.
Selon plusieurs sources, les raids du régime se poursuivaient sur la zone entre Yabroud et Aarsal, et l'OSDH a décompté six personnes tuées, dont deux enfants.
Les soldats, qui pourchassent les rebelles fuyant vers Aarsal, vont désormais s'employer à fermer complètement les voies d'acheminement de renforts et approvisionnements destinés aux insurgés via le Liban, selon une source de sécurité à Damas.
- Brahimi en Iran -
Des brigades islamistes rebelles ainsi que des jihadistes du Front al-Nosra défendaient depuis des mois Yabroud, soumise à un pilonnage de l'armée et du Hezbollah, et à des raids aériens aux barils d'explosifs, une pratique dénoncée par l'ONU.
Ce recul de la rébellion illustre à nouveau les divisions qui l'affaiblissent.
Selon le commandant de l'armée loyaliste à Yabroud, trois jours avant l'offensive, des accrochages ont eu lieu entre des rebelles qui voulaient se rendre voyant la partie perdue, et les jihadistes du Front al-Nosra qui entendaient se battre jusqu'au bout.
"Nous avons tué leurs principaux chef et ils ont été totalement déroutés. Un grand nombre des rebelles ont été tués, d'autres ont été capturés et certains se sont enfuis", ajoute-t-il.
Un combattant local d'Al-Nosra a expliqué sur sa page Facebook que la plupart des rebelles s'étaient retirés de la ville par surprise, laissant les jihadistes combattre seuls toute la matinée de dimanche.
Au même moment à Damas, environ 300 jeunes Syriens, dansant et chantant, ont appelé M. Assad à se porter candidat à la présidentielle prévue au printemps, et célébré la "victoire" de l'armée à Yabroud.
"Nous sommes tes hommes, Bachar", ont-ils lancé. "Nous allons t'élire Bachar", indiquait une banderole.
L'organisation de cette présidentielle en plein conflit a été dénoncée par le médiateur international Lakhdar Brahimi, qui est arrivé dimanche en Iran, l'un des rares alliés du régime Assad. Au cours de sa visite de trois jours, il doit notamment rencontrer le président Hassan Rohani.
Trois ans de violences ont coûté la vie à plus de 146.000 personnes selon l'OSDH, contraint selon l'ONU plus de neuf des 22 millions d'habitants à fuir leur foyer et détruit le pays, plongé dans une crise humanitaire majeure dans laquelle les enfants
Source : Afp via http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... broud.html
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFAVpu ... FZKq.shtml
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Damas (AFP) - Les troupes du régime syrien appuyées par le Hezbollah libanais ont pris dimanche la totalité de la ville stratégique de Yabroud, enregistrant une avancée importante dans la guerre contre les rebelles, qui est entrée dans sa quatrième année.
Un journaliste de l'AFP a pénétré dans ce qui était le dernier fief rebelle dans les montagnes de Qalamoun, à la frontière avec le Liban, peu après que l'armée a annoncé l'avoir reconquis à l'issue d'une bataille de 48 heures.
Des dizaines de soldats gouvernementaux et de combattants loyalistes portant différents uniformes se trouvaient à Yabroud, certains, la mine fatiguée, profitant de l'accalmie pour fumer un narguilé sur la place principale. Aucun civil n'était visible dans la ville qui était majoritairement sunnite, dont certains murs sont recouverts d'inscriptions et tags favorables à la révolution.
"Nous avons pris le contrôle total de la ville ce matin" a affirmé à l'AFP un officier, soulignant que la bataille avait été particulièrement "difficile".
Cette prise empêche toute infiltration rebelle vers le Liban voisin, en particulier vers la ville d'Aarsal (est) qui soutient la rébellion syrienne.
"Ce nouvel exploit (...) sécurise les régions frontalières avec le Liban et coupe la route aux renforts", a indiqué un porte-parole de l'armée dans un communiqué lu à la télévision.
"C'était la dernière grande ville de la région montagneuse de Qalamoun entre les mains des rebelles. Elle se trouve à moins de 10 km de l'autoroute Damas-Homs et représentait une menace pour la sécurité de cet axe", souligne le géographe français spécialiste de la Syrie, Fabrice Balanche. La circulation a pu reprendre dimanche sur l'axe reliant la capitale à la troisième ville syrienne, selon la télévision syrienne.
"Cela démontre à nouveau qu'en ce qui concerne les zones stratégiques, l'avantage se trouve actuellement dans le camp du gouvernement" a estimé Charles Lister, chercheur au Brookings Doha Center.
Pour le Hezbollah, cette prise est également cruciale car selon le mouvement chiite armé, c'est à Yabroud que sont piégées les voitures utilisées pour les attentats meurtriers qui ont touché ses bastions au Liban ces derniers mois.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que le Hezbollah, dont cinq combattants sont morts dans la zone dimanche, était le fer de lance de cette offensive.
Selon plusieurs sources, les raids du régime se poursuivaient sur la zone entre Yabroud et Aarsal, et l'OSDH a décompté six personnes tuées, dont deux enfants.
Les soldats, qui pourchassent les rebelles fuyant vers Aarsal, vont désormais s'employer à fermer complètement les voies d'acheminement de renforts et approvisionnements destinés aux insurgés via le Liban, selon une source de sécurité à Damas.
- Brahimi en Iran -
Des brigades islamistes rebelles ainsi que des jihadistes du Front al-Nosra défendaient depuis des mois Yabroud, soumise à un pilonnage de l'armée et du Hezbollah, et à des raids aériens aux barils d'explosifs, une pratique dénoncée par l'ONU.
Ce recul de la rébellion illustre à nouveau les divisions qui l'affaiblissent.
Selon le commandant de l'armée loyaliste à Yabroud, trois jours avant l'offensive, des accrochages ont eu lieu entre des rebelles qui voulaient se rendre voyant la partie perdue, et les jihadistes du Front al-Nosra qui entendaient se battre jusqu'au bout.
"Nous avons tué leurs principaux chef et ils ont été totalement déroutés. Un grand nombre des rebelles ont été tués, d'autres ont été capturés et certains se sont enfuis", ajoute-t-il.
Un combattant local d'Al-Nosra a expliqué sur sa page Facebook que la plupart des rebelles s'étaient retirés de la ville par surprise, laissant les jihadistes combattre seuls toute la matinée de dimanche.
Au même moment à Damas, environ 300 jeunes Syriens, dansant et chantant, ont appelé M. Assad à se porter candidat à la présidentielle prévue au printemps, et célébré la "victoire" de l'armée à Yabroud.
"Nous sommes tes hommes, Bachar", ont-ils lancé. "Nous allons t'élire Bachar", indiquait une banderole.
L'organisation de cette présidentielle en plein conflit a été dénoncée par le médiateur international Lakhdar Brahimi, qui est arrivé dimanche en Iran, l'un des rares alliés du régime Assad. Au cours de sa visite de trois jours, il doit notamment rencontrer le président Hassan Rohani.
Trois ans de violences ont coûté la vie à plus de 146.000 personnes selon l'OSDH, contraint selon l'ONU plus de neuf des 22 millions d'habitants à fuir leur foyer et détruit le pays, plongé dans une crise humanitaire majeure dans laquelle les enfants
Source : Afp via http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... broud.html
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Un monde multipolaire grâce à la résistance de la Syrie
Par Ghaleb Kandil
L’épreuve de force ukrainienne initiée par les États-Unis et l’Union européenne, accompagnée de menaces et d’interventions dans le pré-carrée du Kremlin, a pour objectif de déclencher une confrontation directe avec la puissance russe montante pour imposer de nouvelles règles, conformément à une vision défendue par des stratèges états-uniens, dont Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger et Richard Haas. Cette vision consiste en un monde multipolaire conduit par les États-Unis, en opposition à la vision russe d’une relation d’égal à égal, dans le cadre d’un partenariat international dirigé par Moscou et Washington.
La riposte russe en Ukraine est offensive et répond à la stratégie du soft power, basée sur la suprématie des facteurs géographiques, démographiques et économiques, face aux adversaires. L’Occident a été choqué par les mesures russes en Crimée, qui se prépare à un référendum, le 16 mars, pour décider de l’union avec la Fédération de Russie, alors que l’activisme se développe dans d’autres provinces d’Ukraine sur la base des liens ethniques slaves et de l’appartenance religieuse à l’Église orthodoxe et au Patriarcat de Moscou, forts de quatre siècles d’histoire.
Face à l’option des sanctions brandies par l’Occident, la Russie a réagi avec fermeté, laissant entrevoir son intention, en cas de mise à exécution de ces menaces, d’accélérer les mesures pour transformer les Brics et l’Organisation de coopération de Shanghai en puissants rassemblements financiers internationaux, indépendants et concurrents des États-Unis. Moscou œuvrera afin de devenir une centre financier international, rival de New York, en tant que plate-forme pour les transactions internationales, ce qui menacerait la suprématie du dollar en tant que monnaie-refuge. La Russie envisage aussi de réclamer une restructuration des Nations unies.
De plus, toute décision états-unienne de mettre en œuvre des sanctions internationales contre la Russie provoquera de sérieuses divergences entre Washington et ses alliés européens, qui ont déjà exprimé des réserves face aux demandes de réduire leurs échanges commerciaux avec la Russie. D’autant que les Russes ont assuré qu’ils imposeraient leurs propres sanctions contre des sociétés états-uniennes et européennes. De nombreux articles dans la presse européenne ont reflété les craintes britanniques, françaises et allemandes face à de telles mesures russes.
La crise ukrainienne dépasse dans sa portée et ses enjeux les limites géographiques de ce pays. Elle reflète clairement les contours de la lutte que la Russie compte mener jusqu’au bout pour récupérer son influence historique dans les pays slaves d’Europe de l’Est, tombés dans l’escarcelle de l’Occident après la chute du Mur de Berlin. Les experts assurent que si la Russie réussit à imposer sa vision de l’avenir politique de l’Ukraine, d’importants développements internes suivront dans d’autres pays, comme la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie.
Conduit par les États-Unis, l’Occident a voulu essayer, dans la crise ukrainienne, de tordre le poignet de la Russie. Mais il a été surpris par la réaction des Russes, qui ont décidé d’aller jusqu’au bout dans le bras de fer, en fixant ses limites au bord du gouffre, ce qui a contraint l’Otan à reculer de peur d’une confrontation directe. Cela signifie que les États-Unis seront contraints, en fin de compte, à accepter de nouvelles règles pour le partenariat international, sans leur suprématie. En outre, l’analyse selon laquelle la crise ukrainienne, aux portes de la Russie, aura des répercussions sur d’autres questions (la guerre en Syrie, le nucléaire iranien...) n’est qu’une illusion, car ces dossiers ont leurs propres dynamiques et ne dépendent pas de la seule volonté russe.
La Syrie a sa propre volonté et sa propre force populaire et militaire. Sa résistance a aidé la Russie à construire les nouveaux équilibres internationaux, autant que l’émergence de l’Iran en tant que puissance régionale incontournable. La fermeté et la détermination affichées par Vladimir Poutine dans ces deux dossiers sont le résultat des épreuves de force, qui ne seront que renforcées par la crise ukrainienne. De nombreux experts et centres de recherche occidentaux ont établi des comparaisons entre la résistance du président Bachar al-Assad, de l’État, du peuple et de l’armée syrienne, face à une guerre universelle qui dure depuis trois ans, et la fuite du président Viktor Iakounovytch au bout de quelques heures seulement face aux groupes de saboteurs qui ont pris d’assaut son palais et instauré un pouvoir illégitime issu d’un coup d’État.
Le monde nouveau naitra sur les décombres des illusions états-uniennes et émergera sur le solide roc de la résistance de la Syrie.
Déclarations et prises de positions
Michel Sleiman, président de la République libanaise
« Le Hezbollah s’en prend à mes propos parce qu’il veut définir les caractéristiques du prochain président. Ce qui m’importe, ce sont les principes que je défends. Il faut que ces principes soient respectés lorsque le prochain président entamera son mandat. J’espère qu’il commencera à partir du seuil que j’ai fixé et à partir de mes positions, que je n’ai malheureusement pas pu mettre en œuvre au cours de mon mandat, pour plusieurs raisons. Est-il concevable qu’ils critiquent la conférence de Paris juste parce qu’il y a Michel Sleiman ? Pourquoi certains sont-ils hostiles à une rencontre de soutien pour le Liban ? Moi, je m’en vais dans deux mois. Cette conférence est pour le Liban, pas pour moi. Pourquoi critiquent-ils le don à l’armée ? Ils ne veulent même pas le reconnaitre. Ne veulent-ils pas un soutien à l’armée ? Il ne faudrait pas confondre démocratie, droit à l’opposition à certaines décisions et boycotte de ces décisions. Le boycotte n’est pas démocratique. John Kerry m’a demandé ce qu’il fallait faire pour soutenir les prochaines élections. Je lui ai répondu qu’il fallait exhorter les parties à se rendre au Parlement et à voter, même sans consensus. Un premier, un second et même un troisième vote peuvent nous faire parvenir à un consensus. J’ai également dit cela au président Hollande. Rien ne sera imposé par la force. »
Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre
« Nul ne donne à la résistance une légitimité à part l’occupation et la Charte des droits de l’homme. La déclaration ministérielle n’est pas une solution en soi, et le gouvernement n’a pas été formé pour trouver des solutions ni pour décrire une réalité donnée, mais pour assurer la pérennité des institutions constitutionnelles. Sa seule mission est l’échéance présidentielle, après quoi il livrera le pouvoir à quelqu’un d’autre. Les différentes parties politiques doivent maintenir une ouverture d’esprit afin de trouver une solution. Si le gouvernement est démissionnaire, cela n’aura pas d’impact sur l’élection d’un président, mais ne pas en élire un implique une fragmentation de l’État et l’impossibilité de tenir des élections législatives. Attention au vide total. Se quereller sur des mots n’a pas de sens car ceux-ci ne changent rien à la réalité, ce sont les événements qui sont source de changement. En revanche, faire tomber le gouvernement comporte de grands risques, notamment celui d’une impossibilité de s’entendre sur le prochain président. »
Tammam Salam, Premier ministre du Liban
« La réunion du Groupe international de soutien a confirmé l’engagement de la communauté internationale en faveur de la sécurité du Liban et de sa stabilité, en plein milieu d’une région qui n’est pas stable. Il est finalement apparu qu’en dépit de tout, il y a une volonté sérieuse et déterminée de soutenir le Liban. Ce ne sont pas les positions du président de la République qui entravent les travaux de la commission (de rédaction de la déclaration ministérielle), c’est le déficit de confiance entre les forces politiques. La conférence de Paris est venue dire que le monde a une grande confiance en nous. Il ne nous reste plus qu’à nous faire confiance nous-mêmes. »
Béchara Raï, patriarche de l’Église maronite
« Le Liban a été très affecté par la crise syrienne, surtout au lendemain du déplacement de centaines de milliers de Syriens vers son territoire. Pourquoi le Liban doit-il être victime des guerres qui ont lieu entre les pays tiers ? Doit-il être récompensé de cette manière parce qu’il a refusé de fermer ses portes devant qui que soit ? »
Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah
« La résistance n’est pas une proposition à débattre ou une idée à expérimenter. Il s’agit d’une constante du Liban, et il est donc évident que le droit à la résistance figure au cœur de la déclaration ministérielle et en soit l’un des préambules essentiels. »
Samir el-Jisr, député du Courant du futur
« Les obstacles ne proviennent pas de notre camp. Il reste que le vide, présidentiel ou ministériel, est nuisible et risque d’ouvrir la porte à l’inconnu. Dans ce cadre, la visite du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, à Rabié vise à maintenir les échanges pour finaliser la déclaration ministérielle. Je souhaiterais voir le Courant patriotique libre jouer un rôle plus efficace dans le rapprochement des points de vue. »
Najah Wakim, ancien député nassérien
« Sur le plan constitutionnel, le président de la République ne peut pas exprimer des positions politiques sauf si elles ont été approuvées par le Conseil des ministres, car cela constituerait une violation de la loi fondamentale. Je suis étonné des dernières positions de Michel Sleiman contre la Résistance. La Déclaration de Baabda a-t-elle été approuvée par le Parlement pour qu’elle soit considérée par Sleiman comme plus importante que la déclaration ministérielle ?. »
Événements
• Le bloc parlementaire du Hezbollah a publié un communiqué dans lequel il a estimé que les chances d’aboutir à une entente sur la déclaration ministérielle existent encore si toutes les parties tiennent compte de l’intérêt national, loin de tout climat de défi. Le communiqué du bloc insiste sur le fait qu’il est important « dans la situation actuelle particulièrement délicate, avec la menace takfiriste qui pèse sur le pays, de parvenir à une entente et d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue ». « Tout comme il est important, selon le bloc, de commencer à exploiter les ressources pétrolières, surtout avec la crise économique qui frappe les Libanais, et de traiter le dossier des réfugiés syriens avec sérieux et responsabilité. » Selon le communiqué, « une entente sur la déclaration ministérielle du gouvernement devrait faciliter l’organisation de l’élection présidentielle à la date prévue, et relancer les institutions étatiques et constitutionnelles ». Le bloc du Hezbollah rappelle en outre la nécessité de lutter contre « les terroristes takfiristes et leurs cellules au Liban ». Il salue les efforts déployés par l’armée dans ce domaine et appelle à « la coordination entre tous les services de l’État pour renforcer la stabilité dans le pays ». Le bloc appelle enfin à un « traitement sage et rapide des conséquences des mesures strictes de sécurité sur les couches populaires ».
• L’ambassadeur d’Iran à Beyrouth, Ghadanfar Rokon Abadi, a offert un dîner au siège de la chancellerie, en l’honneur du général Michel Aoun, et des ministres et députés de son bloc. Selon un communiqué de l’ambassade, « la discussion a porté sur la relation entre le Liban et l’Iran, ainsi que sur les derniers développements sur les scènes locale et internationale, notamment en Syrie ».
• Cheikh Hassan Abdallah, porte-parole du Rassemblement des ulémas (sunnites) a déclaré après un entretien avec le général Michel Aoun que « la déclaration ministérielle doit inclure la résistance, qui est un droit et un devoir pour tous. En revanche, la Déclaration de Baabda n’est pas un élément du pacte national, ni n’a été approuvée comme tel par les institutions ». Le dignitaire religieux a défendu le « triptyque en or de la résistance, seul à même d’affronter l’ennemi sioniste et les takfiristes qui en résultent ».
• Un tribunal a interdit mardi en Égypte le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, ce mouvement palestinien étant considéré comme un allié des Frères musulmans, décrété organisation « terroriste » par le Caire, a annoncé une source judiciaire.
Revue de presse
As-Safir (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
(7 mars 2014)
Le service de presse et de communication de l’ambassade de France à Beyrouth a rapporté que le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, a affirmé à l’occasion de son point de presse, en réponse à la question de savoir s’il pouvait donner des détails sur l’aide de la France au Liban suite à la réunion de Paris, ce qui suit : « La France poursuivra son appui multiforme. Elle contribuera à cette fin au fonds fiduciaire de la Banque mondiale à hauteur de 7 millions d’euros et accroîtra sa contribution au Haut-commissariat aux réfugiés d’un million d’euros. Elle œuvrera en faveur du renforcement capacitaire des forces armées libanaises en répondant à leurs besoins de la manière la plus adaptée.
As-Safir (7 mars 2014)
Une source bien informée considère que les échos faisant état de l’éventuelle intention du roi saoudien, Abdallah Bin Abdel Aziz, d’adresser une invitation au président iranien, cheikh Hassan Rohani, à se rendre en Arabie saoudite, seront, s’ils se confirment, un signe de bon augure quant à la mise en place d’une formule de déclaration ministérielle acceptée par tous. La source a indiqué, dans ce cadre, que « les contacts entre Riyad et Téhéran ont été d’ores et déjà entamés, considérant toutefois qu’il est prématuré d’en parler des résultats ». À l’heure où des sources diplomatiques arabes ont refusé de confirmer ou de démentir ces informations, d’autres sources diplomatiques iraniennes ont affirmé ne détenir aucune information jusqu’ici concernant l’éventuelle invitation du président iranien à Riyad.
Au sujet de la visite du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, au général Michel Aoun, le ministre a affirmé qu’il est dans l’intérêt de tous que le gouvernement obtienne la confiance, pour pouvoir se pencher sur priorités d’ordre national, économique et sociale et préparer le climat propice à la tenue de l’élection présidentielle. Le ministre Waël Abou Faour a, de son côté, annoncé : « Jusqu’à présent, aucune nouveauté n’a été enregistrée. Cependant, nous présentons ainsi que Nabih Berry des formules qui pourraient être approuvées par toutes les parties. Pour sa part, le ministre Sejaan Azzi a déclaré qu’il soumettra aujourd’hui une nouvelle proposition concernant le point intitulé : « La relation entre l’État et la Résistance », refusant toutefois d’en dévoiler la teneur. Le ministre du Hezbollah Mohammad Fneich a affirmé quant à lui que les discussions ne seront pas fermées aux formules qui pourraient se présenter comme une alternative au triptyque « armée, peuple, Résistance », soulignant que son parti est ouvert à toute formule prévoyant le droit du Liban et des Libanais à la Résistance. Quant à la stratégie nationale de Défense, elle sera discutée au sein de la conférence du dialogue national, a-t-il dit.
As-Safir (7 mars 2014)
Elie Ferzli
La justice qui condamne la presse aujourd’hui, a émis récemment trois jugements bizarres contre le quotidien Al-Akhbar, qui avait imposé voici deux ans une amende de 50 millions livres libanaises au Safir, pour avoir publié un sondage d’opinion, est la même justice qui n’ose pas émettre des jugements contre des détenus croupissant depuis des années dans les prisons, et qui n’ose pas arrêter les criminels afin de les traduire en justice. Il faudra avant tout affranchir le Judiciaire du joug des responsables politiques. Le tribunal des Imprimés a décidé de déroger de l’objectif pour lequel il avait été instauré. Son souci ne consiste plus à protéger les libertés de la presse, mais plutôt de châtier les journalistes.
An-Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
Sabine OUeiss (7 mars 2014)
Le président du Parlement, Nabih Berry, semble ne pas être satisfait par les résultats de la réunion du Groupe internationale de soutien au Liban. Il a affirmé au ministre de la Santé, Waël Abou Faour, lors de leur entretien : « N’aurait-il pas été plus utile de s’adresser aux Libanais de la diaspora pour leur demander d’aider leur pays ? Un émigré libanais aurait pu, à lui seul, offrir au Liban 40 millions de dollars », soit le montant des aides internationales accordées au Liban
An-Nahar (7 mars 2014)
Le chef du Législatif, Nabih Berry, a affirmé devant des visiteurs concernant le sort de la déclaration ministérielle, qu’il n’y a rien de tangible et de palpable jusqu’à présent. « En fin de compte, il n’est dans l’intérêt de personne de ne pas parvenir à la mise en place d’une déclaration ministérielle », a-t-il dit. Il a en outre rappelé que le délai imparti pour l’élaboration de la déclaration est fixé au 17 mars, soulignant que dans l’hypothèse où il serait impossible de dégager un accord sur un texte durant cette période, le président de la République sera appelé à entamer de nouvelles consultations parlementaires et le gouvernement expédiera les affaires courantes.
Al-Akhbar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
(7 mars 2014)
Aucune avancée n’a encore été possible sur la voie de l’adoption de la déclaration ministérielle. Un ministre déclare sous couvert de l’anonymat que « tout le monde campe sur sa position. Le président Saad Hariri ne veut pas que le terme ‘résistance’ figure dans le texte, appelant à y substituer ‘libération’ ou ‘droit de faire face’, tandis que le président Nabih Berry, le Hezbollah et le député Walid Joumblatt y sont attachés ». Cela dissipe l’atmosphère positive qui a régné, et qui a été entretenue par le Courant patriotique libre, le président Michel Sleiman et le Premier ministre Tammam Salam suite à des informations annonçant que Hariri avait promis de proposer une formulation pouvant contenter toutes les parties dans les quelques jours qui viennent. Le président Sleiman en a débattu avec Saad Hariri à Paris, qui lui aurait assuré qu’un déblocage était en vue. Mais Nabih Berry, cité par ses visiteurs, a affirmé n’être au courant d’aucune avancée concrète.
Al-Akhbar (7 mars 2014)
Mohammad Wehbé
Un décret exceptionnel signé par le président de la République Michel Sleiman quelques jours avant la formation du gouvernement transfère la somme de 16 millions de dollars des réserves du budget consacrées aux dépenses urgentes, au budget du Conseil du Développement et de la Reconstruction. Objectif : procéder à la mise en œuvre de la première étape de quatre projets réservés à la ville d’Amchit —dont le président est originaire— et ses environs. Les décrets exceptionnels ne se justifient que par la nécessité d’assurer la continuité du service public : en clair, les dépenses devraient être uniquement affectées aux projets nécessaires. Le décret incriminé émanant du Palais présidentiel en date du 24 janvier 2014, porte le n°11103 et la signature du président Sleiman, de l’ancien Premier ministre Nagib Mikati et de l’ancien ministre des Finances Mohammed Safadi.
Al-Akhbar (7 mars 2014)
Des contacts intensifs ont commencé dans l’après-midi de jeudi pour tenter d’obtenir une réponse précise de la part du ministre de Affaires étrangères, Gebran Bassil, au sujet de la formule définitive qu’il a adressée à la représentation du Liban à la Ligue arabe, surtout qu’il a annulé l’ancienne lettre envoyée par son prédécesseur Adnane Mansour, basée sur la déclaration ministérielle du gouvernement de Najib Mikati, et qui adopte le triptyque armée-peuple-Résistance.
Une source bien informée au Caire a indiqué que la formule envoyée par Bassil est totalement différente de l’ancien texte, mais a refusé d’en divulguer le contenu, indiquant qu’elle insiste sur le droit du Liban et des Libanais à faire face à l’occupation.
Si des milieux proches du chef de la diplomatie ont indiqué que le texte met l’accent sur le droit du Liban à résister à l’occupation, d’autres sources avancent une autre formulation qui ne comporte pas le mot « Résistance » mais souligne le droit du Liban et des Libanais à libérer leur terre occupée.
Des sources du Hezbollah ont refusé de commenter ces informations, indiquant que les contacts se poursuivent avec M. Bassil à ce sujet. Ceci dit, d’autres sources du 8-Mars ont indiqué que l’ancien Premier ministre, Saad Hariri, a décidé de reporter son accord au sujet de la mouture définitive de la déclaration ministérielle en attendant la position du ministre Bassil à la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères.
Al-Akhbar (6 mars 2014)
Rameh Hamiyyé
Le Front al-Nosra-Liban a publié hier un communiqué appelant les soldats de l’Armée libanaise à faire défection et à « ne pas convoiter un salaire ou un poste », estimant que « les commandants de cette armée ne sont que des fantoches et ne peuvent pas s’opposer aux décisions du parti (Hezbollah) ».
S’adressant aux membres de la communauté sunnite, le Front al-Nosra a déclaré : « Incitez vos enfants à quitter cette armée d’oppresseurs et envoyez-les plutôt sur le champ du jihad, le Tout-Puissant ne nous a fait gouter l’humiliation que lorsque nous avons désobéi à ses ordres et obéi à (Saad) Hariri et consorts ».
Al-Nosra a revendiqué, dans ce communiqué, le tir de trois roquettes contre les localités de Nabi Chit et Janta, dans la Békaa, qui n’ont pas fait de blessés ou de dégâts matériels.
D’autre part, l’aviation syrienne a survolé intensément toute la journée d’hier les monts de la chaine de l’Anti-Liban et a mené plusieurs raids sur les hauteurs de la localité d’Ersal.
Par ailleurs, les notables d’Ersal ont tenu une réunion en présence du président du Conseil municipal, Ali Hojeiry. Dans un communiqué publié après la rencontre, ils ont estimé que tout obus ou toute opération sécuritaire menée à l’intérieur du Liban « est un service rendu au régime syrien ». Les participants se sont désolidarisés de « toute action portant atteinte à la sécurité du Liban, quelle que soit la partie qui l’exécute et plus particulièrement si elle est commise par des habitants d’Ersal ».
Ad-Diyar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
Mohammed Ballout (7 mars 2014)
La conférence de Paris, placée à l’origine sous le signe de la solidarité avec le Liban et du soutien à ce pays, a revêtu un cachet politique et n’a pris aucune résolution concrète ou immédiate pour fournir l’assistance nécessaire au Liban, que ce soit dans le dossier des réfugiés syriens ou au niveau du renforcement de l’armée. Des sources liées au 8-Mars dressent un bilan peu positif de la réunion, laquelle avait pourtant été entourée d’une grande aura médiatique. Ces sources reprochent par ailleurs au président Michel Sleiman d’avoir passé sous silence, dans son discours devant le Groupe international de soutien, le principal élément de force du Liban, à savoir sa résistance, qu’il n’a mentionnée ni de près ni de loin, et le critiquent pour avoir exagérément mis l’accent sur la Déclaration de Baabda. Les mêmes sources estiment qu’en choisissant de s’exprimer de la sorte, le président voulait probablement rentrer dans les bonnes grâces de la France dans l’espoir de la voir reprendre ses efforts visant à promouvoir l’idée d’une prorogation ou d’une reconduction de son mandat. Sur le plan économique, poursuivent les mêmes sources, Sleiman est rentré bredouille. Il n’a obtenu que les mêmes promesses que nous avions déjà l’habitude d’entendre lors des conférences de ce genre.
Ad-Diyar (7 mars 2014)
De hauts responsables ont mis en garde un certain nombre de personnalités contre des tentatives d’assassinat qui pourraient les prendre pour cible dans la période à venir, et leur ont recommandé de prendre des précautions lors de leurs déplacements.
Des sources informées ont indiqué que le dénommé Hassan Abou Aalfa a révélé lors de son interrogatoire par les services de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) que l’ancien ministre Wiam Wahhab est sous surveillance.
Le général Michel Aoun a également été prié de renforcer ses mesures de sécurité lors de ses déplacements, tandis que les détails du plan pour assassiner le président de la Chambre, Nabih Berry, sont désormais connus.
Les citoyens ont d’autre part noté le retour des mesures de sécurité strictes autour du domicile du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Clémenceau, et autour de la résidence du député Talal Arslan, à Khaldé.
Ces sources précisent que M. Wahhab a complètement suspendu ses déplacements après qu’il eut été informé par les services de sécurité d’un plan pour l’assassiner préparé par le Front al-Nosra.
Par ailleurs, les adjoints de Naïm Abbas (un chef des Brigades Abdallah Azzam arrêté par l’Armée libanaise, Ndlr), Toufic Taha, Ziad Abou Naage, Oussama Chehadé et d’autres, ont renforcé les mesures de sécurité dans le périmètre où ils résident dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué, à l’est de Saïda. Ils ont cessé d’utiliser leurs téléphones portables et ont limité leurs rencontres à un nombre très limité de personnes.
Dans ce contexte, des sources d’un parti du 8-Mars ont estimé que les trois prochains mois seront dangereux, à la lumière des informations qui sont en leur possession faisant état d’une recrudescence de l’activité de certains groupes extrémistes. Ces sources s’attendent à la poursuite des attentats aux voitures piégées et des actes terroristes dans plusieurs régions libanaises, tout en n’excluant pas que l’Armée libanaise soit également prise pour cible.
Al-Liwaa (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
(7 Mars 2014)
L’ambassadeur des États-Unis, David Hale, a quitté Beyrouth jeudi pour Paris, où il doit rencontrer le secrétaire d’État John Kerry pour faire un suivi des développements dans la région, notamment la guerre en Syrie et ses répercussions sur le Liban. Ensuite, il se rendra pendant le week-end en Arabie saoudite pour continuer les préparatifs autour dossier libanais, qui sera évoqué lors du sommet saoudo-américain, à l’occasion de la visite à Riyad du président Barack Obama et sa rencontre avec le roi Abdallah.
Dans ce contexte, des sources diplomatiques ont confirmé les informations sur une visite du président iranien, Hassan Rouhani, en Arabie saoudite, probablement à la fin du mois en cours, après la fin du sommet irano-saoudien.
Ces sources ont indiqué que les contacts irano-saoudiens se poursuivent pour achever les préparatifs de la visite de M. Rouhani.
L’Orient-Le Jour (Quotidien francophone libanais proche du 14-Mars)
Scarlett Haddad, (6 mars 2014)
Tout comme le secrétaire général adjoint des Nations unies Jeffrey Feltman avait quasiment poussé vers la formation du gouvernement de Tammam Salam, il pourrait bien prodiguer ses « bons conseils » aux membres de la délégation libanaise à Paris présidée par le chef de l’État Michel Sleiman. Des sources diplomatiques occidentales précisent à ce sujet que M. Feltman reste très influent au sein de la classe politique libanaise et qu’il est en mesure de pousser les « faucons du 14-Mars » à mettre de l’eau dans leur vin dans la rédaction de la déclaration ministérielle. Les États-Unis et la communauté internationale continuent à vouloir le maintien de la stabilité au Liban, précisent encore des sources diplomatiques, qui estiment qu’avant la formation du gouvernement de Tammam Salam, le Liban était au bord du précipice. Il fallait donc à tout prix former le gouvernement pour éviter un effondrement total des institutions étatiques. Comme les négociations piétinaient et semblaient se diriger vers l’impasse, une rencontre loin des projecteurs aurait eu lieu entre Jeffrey Feltman et une personnalité libanaise concernée par la formation du gouvernement qui aurait donné le coup de pouce nécessaire à la naissance du gouvernement actuel après onze mois de gestation.
Les sources diplomatiques occidentales précisent que le blocage venait du 14-Mars qui avait été loin dans ses positions en flèche contre le Hezbollah, refusant de s’asseoir à la même table tant qu’il n’a pas retiré ses troupes de Syrie ou même renoncé à ses armes. Le chef du courant du Futur avait amorcé le virage, mais celui-ci tardait à se concrétiser à Beyrouth. C’est là que serait intervenu Feltman. Mais jusqu’au bout, le 14-Mars a cherché à obtenir le maximum d’acquis en modifiant à la dernière minute la distribution des portefeuilles, réclamant pour le général Achraf Rifi un portefeuille régalien (la Justice) après avoir accepté celui des Affaires sociales.
Cette étape franchie, le gouvernement a de nouveau buté sur la déclaration ministérielle, et le même scénario s’est reproduit au sein de la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle. Des sources ministérielles proches du 8-Mars précisent à cet égard que là aussi le blocage est en grande partie interne, dicté par des considérations personnelles et électorales. Les mêmes sources confient que certains ministres disent tout bas le contraire de ce qu’ils déclarent tout haut, et qu’au fond, ils sont convaincus que l’existence de la résistance est une carte maîtresse entre les mains de l’État Libanais dans d’éventuelles négociations indirectes ou non avec Israël, et qu’il serait maladroit de la brader pour irriter le Hezbollah et écorner sa légitimité populaire.
AFP (Agence France-Presse, 7 mars 2014)
La guerre en Syrie pourrait encore durer 10 ans, avec l’Iran et la Russie soutenant le président Bachar el-Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille, ont mis en garde jeudi des experts.
« C’est maintenant clair que la chute d’Assad n’est plus aussi inévitable que beaucoup de spécialistes le croyaient il y a un an », a souligné l’analyste Daveed Gartenstein-Ross. « Le scénario le plus probable est celui que les renseignements américains prévoient maintenant : que la guerre va continuer encore pendant dix ans, voire davantage », a-t-il ajouté devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Les discussions à Genève pour un accord de paix, initiées par Washington et Moscou, ont échoué fin février, tandis qu’Assad a été renforcé non seulement par les armes et l’argent de la Russie et de l’Iran, mais aussi par sa « volonté éhontée » de ne pas intervenir contre les mouvements extrémistes, selon cet expert.
« Le rôle majeur que jouent désormais les djihadistes (au sein de l’opposition) a dissuadé les pays occidentaux de peser davantage », explique M. Gartenstein-Ross, de la Fondation pour la défense de la démocratie.
Pour M. Gartenstein-Ross, la politique de Washington, qui s’est toujours gardé de livrer des armes lourdes aux rebelles tout en apportant de l’aide humanitaire, est « confuse » et manque d’un vrai « désir de mettre fin » à la guerre.
L’arrivée de soldats étrangers dans le conflit pose aussi des risques réels, car « la majorité de ces combattants radicalisés vont revenir chez eux pour combattre avant d’aller en Europe ou aux États-Unis », prévient Matthew Levitt, du Washington Institute for Near East Policy.
« Alors que la guerre elle-même pourrait être (...) négociable, le sectarisme ne l’est pas, et va certainement créer les conditions de l’instabilité pendant de la prochaine décennie », selon lui.
Pierre Khalaf
Source : New Orient News
http://www.voltairenet.org/article182615.html
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Par Ghaleb Kandil
L’épreuve de force ukrainienne initiée par les États-Unis et l’Union européenne, accompagnée de menaces et d’interventions dans le pré-carrée du Kremlin, a pour objectif de déclencher une confrontation directe avec la puissance russe montante pour imposer de nouvelles règles, conformément à une vision défendue par des stratèges états-uniens, dont Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger et Richard Haas. Cette vision consiste en un monde multipolaire conduit par les États-Unis, en opposition à la vision russe d’une relation d’égal à égal, dans le cadre d’un partenariat international dirigé par Moscou et Washington.
La riposte russe en Ukraine est offensive et répond à la stratégie du soft power, basée sur la suprématie des facteurs géographiques, démographiques et économiques, face aux adversaires. L’Occident a été choqué par les mesures russes en Crimée, qui se prépare à un référendum, le 16 mars, pour décider de l’union avec la Fédération de Russie, alors que l’activisme se développe dans d’autres provinces d’Ukraine sur la base des liens ethniques slaves et de l’appartenance religieuse à l’Église orthodoxe et au Patriarcat de Moscou, forts de quatre siècles d’histoire.
Face à l’option des sanctions brandies par l’Occident, la Russie a réagi avec fermeté, laissant entrevoir son intention, en cas de mise à exécution de ces menaces, d’accélérer les mesures pour transformer les Brics et l’Organisation de coopération de Shanghai en puissants rassemblements financiers internationaux, indépendants et concurrents des États-Unis. Moscou œuvrera afin de devenir une centre financier international, rival de New York, en tant que plate-forme pour les transactions internationales, ce qui menacerait la suprématie du dollar en tant que monnaie-refuge. La Russie envisage aussi de réclamer une restructuration des Nations unies.
De plus, toute décision états-unienne de mettre en œuvre des sanctions internationales contre la Russie provoquera de sérieuses divergences entre Washington et ses alliés européens, qui ont déjà exprimé des réserves face aux demandes de réduire leurs échanges commerciaux avec la Russie. D’autant que les Russes ont assuré qu’ils imposeraient leurs propres sanctions contre des sociétés états-uniennes et européennes. De nombreux articles dans la presse européenne ont reflété les craintes britanniques, françaises et allemandes face à de telles mesures russes.
La crise ukrainienne dépasse dans sa portée et ses enjeux les limites géographiques de ce pays. Elle reflète clairement les contours de la lutte que la Russie compte mener jusqu’au bout pour récupérer son influence historique dans les pays slaves d’Europe de l’Est, tombés dans l’escarcelle de l’Occident après la chute du Mur de Berlin. Les experts assurent que si la Russie réussit à imposer sa vision de l’avenir politique de l’Ukraine, d’importants développements internes suivront dans d’autres pays, comme la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie.
Conduit par les États-Unis, l’Occident a voulu essayer, dans la crise ukrainienne, de tordre le poignet de la Russie. Mais il a été surpris par la réaction des Russes, qui ont décidé d’aller jusqu’au bout dans le bras de fer, en fixant ses limites au bord du gouffre, ce qui a contraint l’Otan à reculer de peur d’une confrontation directe. Cela signifie que les États-Unis seront contraints, en fin de compte, à accepter de nouvelles règles pour le partenariat international, sans leur suprématie. En outre, l’analyse selon laquelle la crise ukrainienne, aux portes de la Russie, aura des répercussions sur d’autres questions (la guerre en Syrie, le nucléaire iranien...) n’est qu’une illusion, car ces dossiers ont leurs propres dynamiques et ne dépendent pas de la seule volonté russe.
La Syrie a sa propre volonté et sa propre force populaire et militaire. Sa résistance a aidé la Russie à construire les nouveaux équilibres internationaux, autant que l’émergence de l’Iran en tant que puissance régionale incontournable. La fermeté et la détermination affichées par Vladimir Poutine dans ces deux dossiers sont le résultat des épreuves de force, qui ne seront que renforcées par la crise ukrainienne. De nombreux experts et centres de recherche occidentaux ont établi des comparaisons entre la résistance du président Bachar al-Assad, de l’État, du peuple et de l’armée syrienne, face à une guerre universelle qui dure depuis trois ans, et la fuite du président Viktor Iakounovytch au bout de quelques heures seulement face aux groupes de saboteurs qui ont pris d’assaut son palais et instauré un pouvoir illégitime issu d’un coup d’État.
Le monde nouveau naitra sur les décombres des illusions états-uniennes et émergera sur le solide roc de la résistance de la Syrie.
Déclarations et prises de positions
Michel Sleiman, président de la République libanaise
« Le Hezbollah s’en prend à mes propos parce qu’il veut définir les caractéristiques du prochain président. Ce qui m’importe, ce sont les principes que je défends. Il faut que ces principes soient respectés lorsque le prochain président entamera son mandat. J’espère qu’il commencera à partir du seuil que j’ai fixé et à partir de mes positions, que je n’ai malheureusement pas pu mettre en œuvre au cours de mon mandat, pour plusieurs raisons. Est-il concevable qu’ils critiquent la conférence de Paris juste parce qu’il y a Michel Sleiman ? Pourquoi certains sont-ils hostiles à une rencontre de soutien pour le Liban ? Moi, je m’en vais dans deux mois. Cette conférence est pour le Liban, pas pour moi. Pourquoi critiquent-ils le don à l’armée ? Ils ne veulent même pas le reconnaitre. Ne veulent-ils pas un soutien à l’armée ? Il ne faudrait pas confondre démocratie, droit à l’opposition à certaines décisions et boycotte de ces décisions. Le boycotte n’est pas démocratique. John Kerry m’a demandé ce qu’il fallait faire pour soutenir les prochaines élections. Je lui ai répondu qu’il fallait exhorter les parties à se rendre au Parlement et à voter, même sans consensus. Un premier, un second et même un troisième vote peuvent nous faire parvenir à un consensus. J’ai également dit cela au président Hollande. Rien ne sera imposé par la force. »
Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre
« Nul ne donne à la résistance une légitimité à part l’occupation et la Charte des droits de l’homme. La déclaration ministérielle n’est pas une solution en soi, et le gouvernement n’a pas été formé pour trouver des solutions ni pour décrire une réalité donnée, mais pour assurer la pérennité des institutions constitutionnelles. Sa seule mission est l’échéance présidentielle, après quoi il livrera le pouvoir à quelqu’un d’autre. Les différentes parties politiques doivent maintenir une ouverture d’esprit afin de trouver une solution. Si le gouvernement est démissionnaire, cela n’aura pas d’impact sur l’élection d’un président, mais ne pas en élire un implique une fragmentation de l’État et l’impossibilité de tenir des élections législatives. Attention au vide total. Se quereller sur des mots n’a pas de sens car ceux-ci ne changent rien à la réalité, ce sont les événements qui sont source de changement. En revanche, faire tomber le gouvernement comporte de grands risques, notamment celui d’une impossibilité de s’entendre sur le prochain président. »
Tammam Salam, Premier ministre du Liban
« La réunion du Groupe international de soutien a confirmé l’engagement de la communauté internationale en faveur de la sécurité du Liban et de sa stabilité, en plein milieu d’une région qui n’est pas stable. Il est finalement apparu qu’en dépit de tout, il y a une volonté sérieuse et déterminée de soutenir le Liban. Ce ne sont pas les positions du président de la République qui entravent les travaux de la commission (de rédaction de la déclaration ministérielle), c’est le déficit de confiance entre les forces politiques. La conférence de Paris est venue dire que le monde a une grande confiance en nous. Il ne nous reste plus qu’à nous faire confiance nous-mêmes. »
Béchara Raï, patriarche de l’Église maronite
« Le Liban a été très affecté par la crise syrienne, surtout au lendemain du déplacement de centaines de milliers de Syriens vers son territoire. Pourquoi le Liban doit-il être victime des guerres qui ont lieu entre les pays tiers ? Doit-il être récompensé de cette manière parce qu’il a refusé de fermer ses portes devant qui que soit ? »
Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah
« La résistance n’est pas une proposition à débattre ou une idée à expérimenter. Il s’agit d’une constante du Liban, et il est donc évident que le droit à la résistance figure au cœur de la déclaration ministérielle et en soit l’un des préambules essentiels. »
Samir el-Jisr, député du Courant du futur
« Les obstacles ne proviennent pas de notre camp. Il reste que le vide, présidentiel ou ministériel, est nuisible et risque d’ouvrir la porte à l’inconnu. Dans ce cadre, la visite du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, à Rabié vise à maintenir les échanges pour finaliser la déclaration ministérielle. Je souhaiterais voir le Courant patriotique libre jouer un rôle plus efficace dans le rapprochement des points de vue. »
Najah Wakim, ancien député nassérien
« Sur le plan constitutionnel, le président de la République ne peut pas exprimer des positions politiques sauf si elles ont été approuvées par le Conseil des ministres, car cela constituerait une violation de la loi fondamentale. Je suis étonné des dernières positions de Michel Sleiman contre la Résistance. La Déclaration de Baabda a-t-elle été approuvée par le Parlement pour qu’elle soit considérée par Sleiman comme plus importante que la déclaration ministérielle ?. »
Événements
• Le bloc parlementaire du Hezbollah a publié un communiqué dans lequel il a estimé que les chances d’aboutir à une entente sur la déclaration ministérielle existent encore si toutes les parties tiennent compte de l’intérêt national, loin de tout climat de défi. Le communiqué du bloc insiste sur le fait qu’il est important « dans la situation actuelle particulièrement délicate, avec la menace takfiriste qui pèse sur le pays, de parvenir à une entente et d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue ». « Tout comme il est important, selon le bloc, de commencer à exploiter les ressources pétrolières, surtout avec la crise économique qui frappe les Libanais, et de traiter le dossier des réfugiés syriens avec sérieux et responsabilité. » Selon le communiqué, « une entente sur la déclaration ministérielle du gouvernement devrait faciliter l’organisation de l’élection présidentielle à la date prévue, et relancer les institutions étatiques et constitutionnelles ». Le bloc du Hezbollah rappelle en outre la nécessité de lutter contre « les terroristes takfiristes et leurs cellules au Liban ». Il salue les efforts déployés par l’armée dans ce domaine et appelle à « la coordination entre tous les services de l’État pour renforcer la stabilité dans le pays ». Le bloc appelle enfin à un « traitement sage et rapide des conséquences des mesures strictes de sécurité sur les couches populaires ».
• L’ambassadeur d’Iran à Beyrouth, Ghadanfar Rokon Abadi, a offert un dîner au siège de la chancellerie, en l’honneur du général Michel Aoun, et des ministres et députés de son bloc. Selon un communiqué de l’ambassade, « la discussion a porté sur la relation entre le Liban et l’Iran, ainsi que sur les derniers développements sur les scènes locale et internationale, notamment en Syrie ».
• Cheikh Hassan Abdallah, porte-parole du Rassemblement des ulémas (sunnites) a déclaré après un entretien avec le général Michel Aoun que « la déclaration ministérielle doit inclure la résistance, qui est un droit et un devoir pour tous. En revanche, la Déclaration de Baabda n’est pas un élément du pacte national, ni n’a été approuvée comme tel par les institutions ». Le dignitaire religieux a défendu le « triptyque en or de la résistance, seul à même d’affronter l’ennemi sioniste et les takfiristes qui en résultent ».
• Un tribunal a interdit mardi en Égypte le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, ce mouvement palestinien étant considéré comme un allié des Frères musulmans, décrété organisation « terroriste » par le Caire, a annoncé une source judiciaire.
Revue de presse
As-Safir (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
(7 mars 2014)
Le service de presse et de communication de l’ambassade de France à Beyrouth a rapporté que le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, a affirmé à l’occasion de son point de presse, en réponse à la question de savoir s’il pouvait donner des détails sur l’aide de la France au Liban suite à la réunion de Paris, ce qui suit : « La France poursuivra son appui multiforme. Elle contribuera à cette fin au fonds fiduciaire de la Banque mondiale à hauteur de 7 millions d’euros et accroîtra sa contribution au Haut-commissariat aux réfugiés d’un million d’euros. Elle œuvrera en faveur du renforcement capacitaire des forces armées libanaises en répondant à leurs besoins de la manière la plus adaptée.
As-Safir (7 mars 2014)
Une source bien informée considère que les échos faisant état de l’éventuelle intention du roi saoudien, Abdallah Bin Abdel Aziz, d’adresser une invitation au président iranien, cheikh Hassan Rohani, à se rendre en Arabie saoudite, seront, s’ils se confirment, un signe de bon augure quant à la mise en place d’une formule de déclaration ministérielle acceptée par tous. La source a indiqué, dans ce cadre, que « les contacts entre Riyad et Téhéran ont été d’ores et déjà entamés, considérant toutefois qu’il est prématuré d’en parler des résultats ». À l’heure où des sources diplomatiques arabes ont refusé de confirmer ou de démentir ces informations, d’autres sources diplomatiques iraniennes ont affirmé ne détenir aucune information jusqu’ici concernant l’éventuelle invitation du président iranien à Riyad.
Au sujet de la visite du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, au général Michel Aoun, le ministre a affirmé qu’il est dans l’intérêt de tous que le gouvernement obtienne la confiance, pour pouvoir se pencher sur priorités d’ordre national, économique et sociale et préparer le climat propice à la tenue de l’élection présidentielle. Le ministre Waël Abou Faour a, de son côté, annoncé : « Jusqu’à présent, aucune nouveauté n’a été enregistrée. Cependant, nous présentons ainsi que Nabih Berry des formules qui pourraient être approuvées par toutes les parties. Pour sa part, le ministre Sejaan Azzi a déclaré qu’il soumettra aujourd’hui une nouvelle proposition concernant le point intitulé : « La relation entre l’État et la Résistance », refusant toutefois d’en dévoiler la teneur. Le ministre du Hezbollah Mohammad Fneich a affirmé quant à lui que les discussions ne seront pas fermées aux formules qui pourraient se présenter comme une alternative au triptyque « armée, peuple, Résistance », soulignant que son parti est ouvert à toute formule prévoyant le droit du Liban et des Libanais à la Résistance. Quant à la stratégie nationale de Défense, elle sera discutée au sein de la conférence du dialogue national, a-t-il dit.
As-Safir (7 mars 2014)
Elie Ferzli
La justice qui condamne la presse aujourd’hui, a émis récemment trois jugements bizarres contre le quotidien Al-Akhbar, qui avait imposé voici deux ans une amende de 50 millions livres libanaises au Safir, pour avoir publié un sondage d’opinion, est la même justice qui n’ose pas émettre des jugements contre des détenus croupissant depuis des années dans les prisons, et qui n’ose pas arrêter les criminels afin de les traduire en justice. Il faudra avant tout affranchir le Judiciaire du joug des responsables politiques. Le tribunal des Imprimés a décidé de déroger de l’objectif pour lequel il avait été instauré. Son souci ne consiste plus à protéger les libertés de la presse, mais plutôt de châtier les journalistes.
An-Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
Sabine OUeiss (7 mars 2014)
Le président du Parlement, Nabih Berry, semble ne pas être satisfait par les résultats de la réunion du Groupe internationale de soutien au Liban. Il a affirmé au ministre de la Santé, Waël Abou Faour, lors de leur entretien : « N’aurait-il pas été plus utile de s’adresser aux Libanais de la diaspora pour leur demander d’aider leur pays ? Un émigré libanais aurait pu, à lui seul, offrir au Liban 40 millions de dollars », soit le montant des aides internationales accordées au Liban
An-Nahar (7 mars 2014)
Le chef du Législatif, Nabih Berry, a affirmé devant des visiteurs concernant le sort de la déclaration ministérielle, qu’il n’y a rien de tangible et de palpable jusqu’à présent. « En fin de compte, il n’est dans l’intérêt de personne de ne pas parvenir à la mise en place d’une déclaration ministérielle », a-t-il dit. Il a en outre rappelé que le délai imparti pour l’élaboration de la déclaration est fixé au 17 mars, soulignant que dans l’hypothèse où il serait impossible de dégager un accord sur un texte durant cette période, le président de la République sera appelé à entamer de nouvelles consultations parlementaires et le gouvernement expédiera les affaires courantes.
Al-Akhbar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
(7 mars 2014)
Aucune avancée n’a encore été possible sur la voie de l’adoption de la déclaration ministérielle. Un ministre déclare sous couvert de l’anonymat que « tout le monde campe sur sa position. Le président Saad Hariri ne veut pas que le terme ‘résistance’ figure dans le texte, appelant à y substituer ‘libération’ ou ‘droit de faire face’, tandis que le président Nabih Berry, le Hezbollah et le député Walid Joumblatt y sont attachés ». Cela dissipe l’atmosphère positive qui a régné, et qui a été entretenue par le Courant patriotique libre, le président Michel Sleiman et le Premier ministre Tammam Salam suite à des informations annonçant que Hariri avait promis de proposer une formulation pouvant contenter toutes les parties dans les quelques jours qui viennent. Le président Sleiman en a débattu avec Saad Hariri à Paris, qui lui aurait assuré qu’un déblocage était en vue. Mais Nabih Berry, cité par ses visiteurs, a affirmé n’être au courant d’aucune avancée concrète.
Al-Akhbar (7 mars 2014)
Mohammad Wehbé
Un décret exceptionnel signé par le président de la République Michel Sleiman quelques jours avant la formation du gouvernement transfère la somme de 16 millions de dollars des réserves du budget consacrées aux dépenses urgentes, au budget du Conseil du Développement et de la Reconstruction. Objectif : procéder à la mise en œuvre de la première étape de quatre projets réservés à la ville d’Amchit —dont le président est originaire— et ses environs. Les décrets exceptionnels ne se justifient que par la nécessité d’assurer la continuité du service public : en clair, les dépenses devraient être uniquement affectées aux projets nécessaires. Le décret incriminé émanant du Palais présidentiel en date du 24 janvier 2014, porte le n°11103 et la signature du président Sleiman, de l’ancien Premier ministre Nagib Mikati et de l’ancien ministre des Finances Mohammed Safadi.
Al-Akhbar (7 mars 2014)
Des contacts intensifs ont commencé dans l’après-midi de jeudi pour tenter d’obtenir une réponse précise de la part du ministre de Affaires étrangères, Gebran Bassil, au sujet de la formule définitive qu’il a adressée à la représentation du Liban à la Ligue arabe, surtout qu’il a annulé l’ancienne lettre envoyée par son prédécesseur Adnane Mansour, basée sur la déclaration ministérielle du gouvernement de Najib Mikati, et qui adopte le triptyque armée-peuple-Résistance.
Une source bien informée au Caire a indiqué que la formule envoyée par Bassil est totalement différente de l’ancien texte, mais a refusé d’en divulguer le contenu, indiquant qu’elle insiste sur le droit du Liban et des Libanais à faire face à l’occupation.
Si des milieux proches du chef de la diplomatie ont indiqué que le texte met l’accent sur le droit du Liban à résister à l’occupation, d’autres sources avancent une autre formulation qui ne comporte pas le mot « Résistance » mais souligne le droit du Liban et des Libanais à libérer leur terre occupée.
Des sources du Hezbollah ont refusé de commenter ces informations, indiquant que les contacts se poursuivent avec M. Bassil à ce sujet. Ceci dit, d’autres sources du 8-Mars ont indiqué que l’ancien Premier ministre, Saad Hariri, a décidé de reporter son accord au sujet de la mouture définitive de la déclaration ministérielle en attendant la position du ministre Bassil à la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères.
Al-Akhbar (6 mars 2014)
Rameh Hamiyyé
Le Front al-Nosra-Liban a publié hier un communiqué appelant les soldats de l’Armée libanaise à faire défection et à « ne pas convoiter un salaire ou un poste », estimant que « les commandants de cette armée ne sont que des fantoches et ne peuvent pas s’opposer aux décisions du parti (Hezbollah) ».
S’adressant aux membres de la communauté sunnite, le Front al-Nosra a déclaré : « Incitez vos enfants à quitter cette armée d’oppresseurs et envoyez-les plutôt sur le champ du jihad, le Tout-Puissant ne nous a fait gouter l’humiliation que lorsque nous avons désobéi à ses ordres et obéi à (Saad) Hariri et consorts ».
Al-Nosra a revendiqué, dans ce communiqué, le tir de trois roquettes contre les localités de Nabi Chit et Janta, dans la Békaa, qui n’ont pas fait de blessés ou de dégâts matériels.
D’autre part, l’aviation syrienne a survolé intensément toute la journée d’hier les monts de la chaine de l’Anti-Liban et a mené plusieurs raids sur les hauteurs de la localité d’Ersal.
Par ailleurs, les notables d’Ersal ont tenu une réunion en présence du président du Conseil municipal, Ali Hojeiry. Dans un communiqué publié après la rencontre, ils ont estimé que tout obus ou toute opération sécuritaire menée à l’intérieur du Liban « est un service rendu au régime syrien ». Les participants se sont désolidarisés de « toute action portant atteinte à la sécurité du Liban, quelle que soit la partie qui l’exécute et plus particulièrement si elle est commise par des habitants d’Ersal ».
Ad-Diyar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
Mohammed Ballout (7 mars 2014)
La conférence de Paris, placée à l’origine sous le signe de la solidarité avec le Liban et du soutien à ce pays, a revêtu un cachet politique et n’a pris aucune résolution concrète ou immédiate pour fournir l’assistance nécessaire au Liban, que ce soit dans le dossier des réfugiés syriens ou au niveau du renforcement de l’armée. Des sources liées au 8-Mars dressent un bilan peu positif de la réunion, laquelle avait pourtant été entourée d’une grande aura médiatique. Ces sources reprochent par ailleurs au président Michel Sleiman d’avoir passé sous silence, dans son discours devant le Groupe international de soutien, le principal élément de force du Liban, à savoir sa résistance, qu’il n’a mentionnée ni de près ni de loin, et le critiquent pour avoir exagérément mis l’accent sur la Déclaration de Baabda. Les mêmes sources estiment qu’en choisissant de s’exprimer de la sorte, le président voulait probablement rentrer dans les bonnes grâces de la France dans l’espoir de la voir reprendre ses efforts visant à promouvoir l’idée d’une prorogation ou d’une reconduction de son mandat. Sur le plan économique, poursuivent les mêmes sources, Sleiman est rentré bredouille. Il n’a obtenu que les mêmes promesses que nous avions déjà l’habitude d’entendre lors des conférences de ce genre.
Ad-Diyar (7 mars 2014)
De hauts responsables ont mis en garde un certain nombre de personnalités contre des tentatives d’assassinat qui pourraient les prendre pour cible dans la période à venir, et leur ont recommandé de prendre des précautions lors de leurs déplacements.
Des sources informées ont indiqué que le dénommé Hassan Abou Aalfa a révélé lors de son interrogatoire par les services de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) que l’ancien ministre Wiam Wahhab est sous surveillance.
Le général Michel Aoun a également été prié de renforcer ses mesures de sécurité lors de ses déplacements, tandis que les détails du plan pour assassiner le président de la Chambre, Nabih Berry, sont désormais connus.
Les citoyens ont d’autre part noté le retour des mesures de sécurité strictes autour du domicile du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Clémenceau, et autour de la résidence du député Talal Arslan, à Khaldé.
Ces sources précisent que M. Wahhab a complètement suspendu ses déplacements après qu’il eut été informé par les services de sécurité d’un plan pour l’assassiner préparé par le Front al-Nosra.
Par ailleurs, les adjoints de Naïm Abbas (un chef des Brigades Abdallah Azzam arrêté par l’Armée libanaise, Ndlr), Toufic Taha, Ziad Abou Naage, Oussama Chehadé et d’autres, ont renforcé les mesures de sécurité dans le périmètre où ils résident dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué, à l’est de Saïda. Ils ont cessé d’utiliser leurs téléphones portables et ont limité leurs rencontres à un nombre très limité de personnes.
Dans ce contexte, des sources d’un parti du 8-Mars ont estimé que les trois prochains mois seront dangereux, à la lumière des informations qui sont en leur possession faisant état d’une recrudescence de l’activité de certains groupes extrémistes. Ces sources s’attendent à la poursuite des attentats aux voitures piégées et des actes terroristes dans plusieurs régions libanaises, tout en n’excluant pas que l’Armée libanaise soit également prise pour cible.
Al-Liwaa (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
(7 Mars 2014)
L’ambassadeur des États-Unis, David Hale, a quitté Beyrouth jeudi pour Paris, où il doit rencontrer le secrétaire d’État John Kerry pour faire un suivi des développements dans la région, notamment la guerre en Syrie et ses répercussions sur le Liban. Ensuite, il se rendra pendant le week-end en Arabie saoudite pour continuer les préparatifs autour dossier libanais, qui sera évoqué lors du sommet saoudo-américain, à l’occasion de la visite à Riyad du président Barack Obama et sa rencontre avec le roi Abdallah.
Dans ce contexte, des sources diplomatiques ont confirmé les informations sur une visite du président iranien, Hassan Rouhani, en Arabie saoudite, probablement à la fin du mois en cours, après la fin du sommet irano-saoudien.
Ces sources ont indiqué que les contacts irano-saoudiens se poursuivent pour achever les préparatifs de la visite de M. Rouhani.
L’Orient-Le Jour (Quotidien francophone libanais proche du 14-Mars)
Scarlett Haddad, (6 mars 2014)
Tout comme le secrétaire général adjoint des Nations unies Jeffrey Feltman avait quasiment poussé vers la formation du gouvernement de Tammam Salam, il pourrait bien prodiguer ses « bons conseils » aux membres de la délégation libanaise à Paris présidée par le chef de l’État Michel Sleiman. Des sources diplomatiques occidentales précisent à ce sujet que M. Feltman reste très influent au sein de la classe politique libanaise et qu’il est en mesure de pousser les « faucons du 14-Mars » à mettre de l’eau dans leur vin dans la rédaction de la déclaration ministérielle. Les États-Unis et la communauté internationale continuent à vouloir le maintien de la stabilité au Liban, précisent encore des sources diplomatiques, qui estiment qu’avant la formation du gouvernement de Tammam Salam, le Liban était au bord du précipice. Il fallait donc à tout prix former le gouvernement pour éviter un effondrement total des institutions étatiques. Comme les négociations piétinaient et semblaient se diriger vers l’impasse, une rencontre loin des projecteurs aurait eu lieu entre Jeffrey Feltman et une personnalité libanaise concernée par la formation du gouvernement qui aurait donné le coup de pouce nécessaire à la naissance du gouvernement actuel après onze mois de gestation.
Les sources diplomatiques occidentales précisent que le blocage venait du 14-Mars qui avait été loin dans ses positions en flèche contre le Hezbollah, refusant de s’asseoir à la même table tant qu’il n’a pas retiré ses troupes de Syrie ou même renoncé à ses armes. Le chef du courant du Futur avait amorcé le virage, mais celui-ci tardait à se concrétiser à Beyrouth. C’est là que serait intervenu Feltman. Mais jusqu’au bout, le 14-Mars a cherché à obtenir le maximum d’acquis en modifiant à la dernière minute la distribution des portefeuilles, réclamant pour le général Achraf Rifi un portefeuille régalien (la Justice) après avoir accepté celui des Affaires sociales.
Cette étape franchie, le gouvernement a de nouveau buté sur la déclaration ministérielle, et le même scénario s’est reproduit au sein de la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle. Des sources ministérielles proches du 8-Mars précisent à cet égard que là aussi le blocage est en grande partie interne, dicté par des considérations personnelles et électorales. Les mêmes sources confient que certains ministres disent tout bas le contraire de ce qu’ils déclarent tout haut, et qu’au fond, ils sont convaincus que l’existence de la résistance est une carte maîtresse entre les mains de l’État Libanais dans d’éventuelles négociations indirectes ou non avec Israël, et qu’il serait maladroit de la brader pour irriter le Hezbollah et écorner sa légitimité populaire.
AFP (Agence France-Presse, 7 mars 2014)
La guerre en Syrie pourrait encore durer 10 ans, avec l’Iran et la Russie soutenant le président Bachar el-Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille, ont mis en garde jeudi des experts.
« C’est maintenant clair que la chute d’Assad n’est plus aussi inévitable que beaucoup de spécialistes le croyaient il y a un an », a souligné l’analyste Daveed Gartenstein-Ross. « Le scénario le plus probable est celui que les renseignements américains prévoient maintenant : que la guerre va continuer encore pendant dix ans, voire davantage », a-t-il ajouté devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Les discussions à Genève pour un accord de paix, initiées par Washington et Moscou, ont échoué fin février, tandis qu’Assad a été renforcé non seulement par les armes et l’argent de la Russie et de l’Iran, mais aussi par sa « volonté éhontée » de ne pas intervenir contre les mouvements extrémistes, selon cet expert.
« Le rôle majeur que jouent désormais les djihadistes (au sein de l’opposition) a dissuadé les pays occidentaux de peser davantage », explique M. Gartenstein-Ross, de la Fondation pour la défense de la démocratie.
Pour M. Gartenstein-Ross, la politique de Washington, qui s’est toujours gardé de livrer des armes lourdes aux rebelles tout en apportant de l’aide humanitaire, est « confuse » et manque d’un vrai « désir de mettre fin » à la guerre.
L’arrivée de soldats étrangers dans le conflit pose aussi des risques réels, car « la majorité de ces combattants radicalisés vont revenir chez eux pour combattre avant d’aller en Europe ou aux États-Unis », prévient Matthew Levitt, du Washington Institute for Near East Policy.
« Alors que la guerre elle-même pourrait être (...) négociable, le sectarisme ne l’est pas, et va certainement créer les conditions de l’instabilité pendant de la prochaine décennie », selon lui.
Pierre Khalaf
Source : New Orient News
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : le grand retour de l'obscurantisme islamique
La persécution subie par les Chrétiens syriens depuis le début de la guerre civile va crescendo : décapitations, enlèvements, viols, les conduisent à partir se réfugier à l'étranger. Ceux qui restent doivent se soumettre au statut infamant des dhimmi (« protégés »).
Les chrétiens de Syrie, qui représentaient avant le début de la guerre civile environ 8 à 10 % de la population du pays (soit environ 2 millions pour 20-22 millions d'habitants), ont fait en sorte de se tenir à l'écart des affrontements entre des rebelles souvent sunnites d'un côté et, de l'autre, Bachar al Assad, qui appartient à la communauté alaouite, et ses alliés chiites. Efforts vains. Ils sont rattrapés par le fanatisme islamiste.
Le groupe djihadistes « État islamique en Irak et au Levant » (EIIL) a annoncé imposer une série de règles draconiennes aux habitants chrétiens de la ville syrienne de Raqqa qu'il contrôle depuis quelques mois. Raqqa, ville située à 385 kilomètres au nord-est de Damas sur le cours de l'Euphrate, est le seul chef-lieu de province à être, en mars 2013, tombé entièrement entre les mains des opposants au régime de Bachar al Assad. Quelque 300 000 personnes y habitaient avant le début des violences en Syrie, et moins de 1 % étaient chrétiens. Nombre d'entre eux ont quitté la ville quand l'EIIL a commencé à attaquer et à brûler des églises. Une poignée, les plus démunis, sont restés chez eux.
Interdictions, vexations et impôts
Le groupe a annoncé lui-même cet « accord » contenant douze règles censées garantir la « protection » des chrétiens. Le texte, publié sur des forums djihadistes et portant le cachet de l'EIIL, stipule que les chrétiens doivent verser la taxe, qui était imposée aux premiers temps de l'islam aux non-musulmans. Les chrétiens « fortunés » devront payer jusqu'à l'équivalent de treize grammes d'or pur, ceux de la classe moyenne devront verser la moitié de cette somme et les défavorisés le quart.
L' « accord » exige également que les chrétiens s'abstiennent d'exhiber une croix « ou toute chose de leur Livre » dans les marchés ou les endroits où il y a des musulmans et d' « utiliser des haut-parleurs pour faire entendre leurs prières ». Les chrétiens doivent également s'abstenir de « célébrer leurs rituels (...) hors de l'église » et également de montrer une croix ou un livre religieux... Une série d'interdictions à impérativement respecter sous peine d'être « traités comme des ennemis ». Selon cet « accord », ils doivent également obéir aux « règles imposées par l'EIIL, comme celles liées à la discrétion dans la manière de s'habiller ».
Le groupe djiahdiste a également indiqué que les chrétiens « ne devaient pas restaurer les monastères ou les églises (...) dans leur ville ou les environs ». Bien entendu, les chrétiens ne doivent pas porter d'armes, a précisé l’EIIL, en avertissant que ceux qui ne respecteraient pas ces règles feront face au même « destin » que celui subi par les ennemis de la rébellion.
Un choix vexatoire
À présent, les derniers chrétiens de Raqqa vivant sous la coupe de l'EIIL ont un choix à faire : soit accepter leur statut de sous-citoyen devant payer et se faire le plus discret possible pour rester en vie, soit partir pour un long et dangereux voyage d'exil en espérant trouver un pays d'accueil. Il y a une autre possibilité : que les chrétiens se convertissent à l'islam pour gagner un peu de dignité. Et c'est probablement le but des islamistes.
Le statut juridique des dhimmi, ou protégés, repose sur le vingt-neuvième verset de la neuvième sourate du Coran : « Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier; ceux qui ne déclarent pas illicites ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ceux qui parmi les gens du livre ne pratiquent pas la vraie Religion. Combattez-les jusqu'à ce qu'ils paient directement le tribut après s'être humilié. » La soumission des dhimmi, c'est-à-dire l'acceptation de l'autorité et de la supériorité des musulmans, leur vaut, en principe, la liberté de culte et d'être protégés des violences et des déprédations.
À Raqqa, en dépit du fait que les chrétiens sont très peu nombreux, les islamistes veulent que, comme dans le bon vieux temps, les chrétiens s'humilient. Et ne nous leurrons pas, beaucoup de bons musulmans de cette petite cité n'y voient rien à redire. Dans les faits, le groupe est soutenu par une bonne partie de la communauté sunnite qui croit dur comme fer à la supériorité de l'homme sur la femme et à celle du musulman sur le non musulman. Raqqa, première ville « libérée » par les islamistes vit les heures les plus sombres de son histoire et cela ne présage rien de bon pour l'avenir de la Syrie.
Henri Malfilatre monde & vie 18 mars 2014
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La persécution subie par les Chrétiens syriens depuis le début de la guerre civile va crescendo : décapitations, enlèvements, viols, les conduisent à partir se réfugier à l'étranger. Ceux qui restent doivent se soumettre au statut infamant des dhimmi (« protégés »).
Les chrétiens de Syrie, qui représentaient avant le début de la guerre civile environ 8 à 10 % de la population du pays (soit environ 2 millions pour 20-22 millions d'habitants), ont fait en sorte de se tenir à l'écart des affrontements entre des rebelles souvent sunnites d'un côté et, de l'autre, Bachar al Assad, qui appartient à la communauté alaouite, et ses alliés chiites. Efforts vains. Ils sont rattrapés par le fanatisme islamiste.
Le groupe djihadistes « État islamique en Irak et au Levant » (EIIL) a annoncé imposer une série de règles draconiennes aux habitants chrétiens de la ville syrienne de Raqqa qu'il contrôle depuis quelques mois. Raqqa, ville située à 385 kilomètres au nord-est de Damas sur le cours de l'Euphrate, est le seul chef-lieu de province à être, en mars 2013, tombé entièrement entre les mains des opposants au régime de Bachar al Assad. Quelque 300 000 personnes y habitaient avant le début des violences en Syrie, et moins de 1 % étaient chrétiens. Nombre d'entre eux ont quitté la ville quand l'EIIL a commencé à attaquer et à brûler des églises. Une poignée, les plus démunis, sont restés chez eux.
Interdictions, vexations et impôts
Le groupe a annoncé lui-même cet « accord » contenant douze règles censées garantir la « protection » des chrétiens. Le texte, publié sur des forums djihadistes et portant le cachet de l'EIIL, stipule que les chrétiens doivent verser la taxe, qui était imposée aux premiers temps de l'islam aux non-musulmans. Les chrétiens « fortunés » devront payer jusqu'à l'équivalent de treize grammes d'or pur, ceux de la classe moyenne devront verser la moitié de cette somme et les défavorisés le quart.
L' « accord » exige également que les chrétiens s'abstiennent d'exhiber une croix « ou toute chose de leur Livre » dans les marchés ou les endroits où il y a des musulmans et d' « utiliser des haut-parleurs pour faire entendre leurs prières ». Les chrétiens doivent également s'abstenir de « célébrer leurs rituels (...) hors de l'église » et également de montrer une croix ou un livre religieux... Une série d'interdictions à impérativement respecter sous peine d'être « traités comme des ennemis ». Selon cet « accord », ils doivent également obéir aux « règles imposées par l'EIIL, comme celles liées à la discrétion dans la manière de s'habiller ».
Le groupe djiahdiste a également indiqué que les chrétiens « ne devaient pas restaurer les monastères ou les églises (...) dans leur ville ou les environs ». Bien entendu, les chrétiens ne doivent pas porter d'armes, a précisé l’EIIL, en avertissant que ceux qui ne respecteraient pas ces règles feront face au même « destin » que celui subi par les ennemis de la rébellion.
Un choix vexatoire
À présent, les derniers chrétiens de Raqqa vivant sous la coupe de l'EIIL ont un choix à faire : soit accepter leur statut de sous-citoyen devant payer et se faire le plus discret possible pour rester en vie, soit partir pour un long et dangereux voyage d'exil en espérant trouver un pays d'accueil. Il y a une autre possibilité : que les chrétiens se convertissent à l'islam pour gagner un peu de dignité. Et c'est probablement le but des islamistes.
Le statut juridique des dhimmi, ou protégés, repose sur le vingt-neuvième verset de la neuvième sourate du Coran : « Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier; ceux qui ne déclarent pas illicites ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ceux qui parmi les gens du livre ne pratiquent pas la vraie Religion. Combattez-les jusqu'à ce qu'ils paient directement le tribut après s'être humilié. » La soumission des dhimmi, c'est-à-dire l'acceptation de l'autorité et de la supériorité des musulmans, leur vaut, en principe, la liberté de culte et d'être protégés des violences et des déprédations.
À Raqqa, en dépit du fait que les chrétiens sont très peu nombreux, les islamistes veulent que, comme dans le bon vieux temps, les chrétiens s'humilient. Et ne nous leurrons pas, beaucoup de bons musulmans de cette petite cité n'y voient rien à redire. Dans les faits, le groupe est soutenu par une bonne partie de la communauté sunnite qui croit dur comme fer à la supériorité de l'homme sur la femme et à celle du musulman sur le non musulman. Raqqa, première ville « libérée » par les islamistes vit les heures les plus sombres de son histoire et cela ne présage rien de bon pour l'avenir de la Syrie.
Henri Malfilatre monde & vie 18 mars 2014
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie: Washington et Riyad derrière les livraisons de missiles anti-char (WSJ)
Situation politique en Syrie.
Alors que la France accepte de voir partir pour la Syrie certains jeunes pour rejoindre les djihadistes, qui, paradoxalement, entre temps capturent nos propres journalistes, et assure la prise en charge financière des familles de ceux morts au combat (voir «Paris-Match» n°3384 – Du 27 mars au 2 avril 2014 – page 57), les Etats-Unis arment de missiles antichars, sans la moindre vergogne, certaines factions de l’ALS. Voyons ce qu’en dit le « Wall Street Journal » de ce jour.
Polémia
Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ont supervisé les livraisons de systèmes de missiles antichars de fabrication américaine en Syrie, rapporte dimanche le Wall Street Journal citant des sources proches du dossier.
Auparavant, les médias occidentaux ont rapporté que des représentants du mouvement de l’opposition syrienne Harakat Hazm, qui faisait partie de la dénommée Armée syrienne libre (ASL), avaient reçu au moins 20 systèmes antichars fabriqués aux Etats-Unis.
Un membre du mouvement a alors fait savoir que les combattants antigouvernementaux avaient appris à utiliser les armes en question et les avaient déjà employées contre les forces fidèles au gouvernement de Damas. Toujours selon lui, les missiles ont été obtenus à partir d’«une source occidentale».
Selon le quotidien américain, le groupe Harakat Hazm a été le seul à avoir reçu des missiles américains, mais dans l’avenir ces armes pourraient tomber entre les mains d’autres groupes d’opposition anti-Assad.
Le Wall Street Journal indique que les Etats-Unis conjointement avec l’Arabie Saoudite ont supervisé les livraisons d’armes antichars en Syrie via la Jordanie et la Turquie voisines. D’après une source au sein de l’opposition syrienne, ces livraisons ont été réalisées dans le cadre d’un programme des services de renseignement américains et saoudiens en vue de «tâter le terrain» avant d’augmenter les livraisons d’armes modernes en Syrie.
La Maison Blanche n’a pas encore émis de commentaire officiel sur ces informations, indique le journal.
La Syrie est secouée depuis plus de trois ans par un conflit civil opposant les troupes gouvernementales aux insurgés armés. Selon l’ONU, la confrontation armée a déjà coûté la vie à plus de 130.000 civils et fait 2,3 millions de réfugiés et 6,5 millions de déplacés à l’intérieur du pays.
Sur le même sujet
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Syrie: Moscou appelle à arrêter d’armer les terroristes
Syrie: Washington se prépare à intensifier son soutien militaire des rebelles (agence)
Source : RIA Novosti 20/04/2014
http://www.polemia.com/syrie-washington ... -char-wsj/
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Situation politique en Syrie.
Alors que la France accepte de voir partir pour la Syrie certains jeunes pour rejoindre les djihadistes, qui, paradoxalement, entre temps capturent nos propres journalistes, et assure la prise en charge financière des familles de ceux morts au combat (voir «Paris-Match» n°3384 – Du 27 mars au 2 avril 2014 – page 57), les Etats-Unis arment de missiles antichars, sans la moindre vergogne, certaines factions de l’ALS. Voyons ce qu’en dit le « Wall Street Journal » de ce jour.
Polémia
Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ont supervisé les livraisons de systèmes de missiles antichars de fabrication américaine en Syrie, rapporte dimanche le Wall Street Journal citant des sources proches du dossier.
Auparavant, les médias occidentaux ont rapporté que des représentants du mouvement de l’opposition syrienne Harakat Hazm, qui faisait partie de la dénommée Armée syrienne libre (ASL), avaient reçu au moins 20 systèmes antichars fabriqués aux Etats-Unis.
Un membre du mouvement a alors fait savoir que les combattants antigouvernementaux avaient appris à utiliser les armes en question et les avaient déjà employées contre les forces fidèles au gouvernement de Damas. Toujours selon lui, les missiles ont été obtenus à partir d’«une source occidentale».
Selon le quotidien américain, le groupe Harakat Hazm a été le seul à avoir reçu des missiles américains, mais dans l’avenir ces armes pourraient tomber entre les mains d’autres groupes d’opposition anti-Assad.
Le Wall Street Journal indique que les Etats-Unis conjointement avec l’Arabie Saoudite ont supervisé les livraisons d’armes antichars en Syrie via la Jordanie et la Turquie voisines. D’après une source au sein de l’opposition syrienne, ces livraisons ont été réalisées dans le cadre d’un programme des services de renseignement américains et saoudiens en vue de «tâter le terrain» avant d’augmenter les livraisons d’armes modernes en Syrie.
La Maison Blanche n’a pas encore émis de commentaire officiel sur ces informations, indique le journal.
La Syrie est secouée depuis plus de trois ans par un conflit civil opposant les troupes gouvernementales aux insurgés armés. Selon l’ONU, la confrontation armée a déjà coûté la vie à plus de 130.000 civils et fait 2,3 millions de réfugiés et 6,5 millions de déplacés à l’intérieur du pays.
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Syrie: Moscou appelle à arrêter d’armer les terroristes
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Source : RIA Novosti 20/04/2014
http://www.polemia.com/syrie-washington ... -char-wsj/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
La France a-t-elle encouragé les djihadistes français à aller en Syrie ?
Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste, actuel député UMP des Français de l'étranger et président du groupe de travail sur la Syrie à l’Assemblée nationale, a déclaré (1) sur RFI que les djihadistes français qui combattent actuellement en Syrie sont les alliés de la diplomatie française.
Il estime que le Quai d'Orsay a encouragé ces djihadistes à aller combattre Assad et s'inquiète même de découvrir des opérations de manipulation du gouvernement français pour permettre leur départ en Syrie.
Michel Janva
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... yrie-.html
1) http://www.rfi.fr/emission/20140424-ala ... ail-syrie/
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste, actuel député UMP des Français de l'étranger et président du groupe de travail sur la Syrie à l’Assemblée nationale, a déclaré (1) sur RFI que les djihadistes français qui combattent actuellement en Syrie sont les alliés de la diplomatie française.
Il estime que le Quai d'Orsay a encouragé ces djihadistes à aller combattre Assad et s'inquiète même de découvrir des opérations de manipulation du gouvernement français pour permettre leur départ en Syrie.
Michel Janva
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... yrie-.html
1) http://www.rfi.fr/emission/20140424-ala ... ail-syrie/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
L’armée syrienne aux portes de la Turquie
En perte dans les régions du sud de la Syrie, proches de la Palestine occupée et de la Jordanie, l’armée syrienne réalise des avancées importantes ailleurs.
C’est surtout dans la province nord de Lattaquié, près de Kassab, et dans la Ghouta orientale à l’est de Damas qu’elle réalise ses plus importants exploits.
Kassab : bataille des collines
Dans la première, proche de la Turquie, elle a lancé la bataille de la reconquête de toutes ses collines qui surplombent la localité frontalière de Kassab. Cette dernière, à majorité arménienne avait été prise le mois de mars dernier par les miliciens tchétchènes et saoudiens avec l’aide de l’armée turque. Ce lundi, l’armée y a restitué les collines 724, 1017 et 959, situées au nord de celle de l’Observatoire 45.
Cet exploit semble avoir été possible grâce à l’opération spéciale lancé dimanche pour contrôler la seule issue maritime dont dispose les rebelles sur la méditerranée dans la province nord de Lattaquié, rapporte le site d’information al-Hadath News.
C’est une unité spéciale commando de l’armée syrienne qui a réussi cet exploit, en lançant l’assaut contre les positions des miliciens situées dans le village côtier as-Samra, connu sous le pseudonyme d’Abou Tanafes. Cette unité est arrivée à la plage dans la nuit de samedi à dimanche, s’est infiltrée vers le commissariat du village en question, situé sur le flanc d’une montagne et occupé par les miliciens. Avec l’aide de l’artillerie installée sur les collines Tchalma, l’unité est parvenue au bout de quelques heures à le contrôler et y brandir le drapeau syrien.
Il y est question entre autre de la mort de l’un des terroristes tchétchènes les plus dangereux, Farès al-chichani (le tchétchène). Les sites jihadistes l’avaient montré menaçant d’égorgement et de mort les arméniens et les chrétiens. Dans la ville de Kassab, un nombre indéterminé d’arméniens ont été tués lors de l’attaque contre cette localité soutenue par Ankara.
Ont aussi péri un égyptien, Abou al-Aqsa al-Masri, ainsi qu’un saoudien Abou Mouhannad al-Jazraoui , signale l’agence Asia News.
Ghouta orientale : Jobar et Mliha
En même temps qu’à Kassab, l’armée syrienne s’active ardemment dans la Ghouta orientale, à l’est de Damas. Ce lundi, elle a lancé une opération de grande envergure en direction de Jobar, en même temps de celle qu’elle mène depuis quelques semaines à Mliha. Toutes les positions où sont retranchés des milliers miliciens dans les deux quartiers y font l’objet d’un bombardement intensif aérien et de l’artillerie.
Samedi, les miliciens avaient détruit l’une des plus grandes usines pharmaceutiques en Syrie, Tamico, située à Mliha, dans le but de découvrir l’avancée des forces régulières. Les dernières informations de la bataille indiquent que l’armée avance au nord-est de Jobar et contrôle désormais la région de la mosquée Taybé au centre du quartier.
Alep : la bataille des tunnels
À Alep, la bataille ne connait pas de répit, sur deux fronts en particulier. Dimanche, elle a été de nouveau secouée par des explosions énormes perpétrées à partir des vieux tunnels de ses vieux quartiers historiques. Selon le correspondant du journal libanais al-akhbar, l’attaque menée par le front Islamique (pro-saoudien) et le front al-Nosra (Al-Qaïda) a visé le bâtiment de la Chambre de l’industrie d’Alep, ainsi qu’un vieux bâtiment situé aux confins avec la vielle ville.
Le canon de l’enfer
En même temps, les miliciens ont pilonné les vieux quartiers Bab al-Faraj et Manchiyyé, où se trouve la plupart des bureaux gouvernementaux ainsi que le grand souk, proche de la mosquée des omeyyades et d’autres quartiers loyalistes. Selon le journal libanais assafir, il y est question de 25 civils tués et de dizaines d’autres blessés.
Le journal assure que ce grand nombre de victimes et du à l’entrée en action d’une nouvelle arme aux mains de la milice de la milice pro saoudienne Front islamique. Il s’agit d’une grande pièce d’artillerie de 200 kg baptisée « le canon de l’enfer ». Selon les dires de la milice, cet engin est capable de tirer des projectiles de 200 kg sur une distance de 5 km. Il succède à une autre arme similaire : « le Canon de Géhenne », lequel était connu pour ses tirs imprécis.
Entre temps, la coupure du courant se poursuit pour le 11ème jour consécutif dans la ville d’Alep, surtout dans les quartiers loyalistes.
Zahra : des chefs abattus
Dans le quartier Jamiyat-Zahra (Zahra), au nord-ouest d’Alep, la bataille se fait très violente. Une unité des forces gouvernementales a repris le contrôle du bâtiment en cour de construction du Palais de justice après plusieurs heures d’accrochages, et celui du Croissant rouge. Parmi les dizaines de miliciens tués figurent un dirigeant de la cellule d’opération de la milice ahl al-Cham (qui combat dans les rangs du Front islamique) un égyptien appelé le cheikh, ainsi qu’un milicien du Caucase combattant dans les rangs de Jaïch al-Mouhajirine wal Ansar, Abou Hareth le Caucase. Un chef du Nosra connu sous l’appellation Abou Dajjana a été arrêté.
Azzaz : entre EIIL et Nosra
De plus, l’aviation syrienne a bombardé le siège de la milice Jaïch Mohammad à Azzaz, localité dans la province nord de la Syrie, proche de la Turquie, tuant et blessant un grand nombre des rebelles. Selon l’agence de presse Asia News, un important chef de milice était présent dans le bâtiment, une villa confisquée à ses propriétaires, lors du raid. Son sort n’a pas été élucidé. Cette coïncidence fait soupçonner aux sources proches de cette milice une trahison dans ses rangs.
Les habitants de cette localité (qui était dans le passé dirigée par la milice Tempête de l’Armée syrienne libre et qui était impliquée dans la prise en otages de 11 pèlerins libanais) accusent le Jaïch Mohammad d’avoir collaboré avec l’EIIL avant son retrait de cette région et puis d’avoir prêté allégeance au front al-Nosra après.
Raqqa contaminé par Deir Ezzor
Raqqa, seul gouvernorat ou l’État Islamique en Irak et au Levant a instauré son diktat, et jusque-là épargné des combats fratricides qui secouent son voisin le gouvernorat de Deir Ezzor, semble à son tour se glisser vers la confrontation. Des combats ont éclaté entre l’EIIL et une autre milice de l’insurrection la Brigade des révolutionnaires de Raqqa, laquelle avait été désavouée verbalement par la milice rivale de l’EIIL, le front al-Nosra, alors que les sources des tribus là-bas assurent que leur collaboration est plus forte que jamais.
Les informations venant des coulisses du front al-Nosra assurent que ce dernier compte transférer la bataille à Deir Ezzor vers le bastion de l’EIIL à Raqqa. En même temps, des sources jihadistes propagent pour les medias (le journal libanais assafir, le site al-Hadath News) que les dirigeants de l’EIIL ont quitté cette ville, et qu’un convoi d’une centaine de voitures 4x4 bourrés de miliciens s’est rendu en Irak.
Al-Hadath news rapporte que les habitants de la ville disent que la plupart des dirigeants de cette milice (qui a été désavouée par le chef d’Al-Qaïda Ayman Zawahiri en faveur du front al-Nosra) l’avaient quittée dimanche, alors que les miliciens qui y étaient restés semblaient perturbés.
Dans les sermons de vendredi, les religieux de l’EIIL ont lancé dernièrement une campagne autour du slogan « Raqqa est égorgée en silence ». Selon le militant Amer Matar qui s’exprimait pour l’AFP, les mères de syriens séquestrés par cette milice se rassemblent tous les jours autour des sièges de l’EIIL pour demander de leurs nouvelles et réclamer leur libération. Dernièrement, rapporte L’OSDH, une femme a pris 40 fouets pour avoir refusé de porter le niqab.
Une mosquée pour Zarkaoui
De plus, il y est question de la décision de l’EIIL de construire dans la ville de Raqqa une mosquée dédicacée au grand terroriste jordanien d’Al-Qaïda, Abou Moussab al-Zarkaoui, rapporte le site al-hadath News. Ce dernier qui est le fondateur de la milice de l’Organisation d’Al-Qaïda en Mésopotamie a été tué par les forces américaines en Irak.
ٌRevers à Quneitra
En revanche, c’est au sud de la Syrie, près de la Palestine occupé et de la Jordanie que les milices prennent leur revanche et surtout dans le gouvernorat de Quneitra.
Selon l’OSDH, ils ont pris le contrôle du versant est de la colline Tal-Ahmar, dans la localité de Kodna, situé entre Damas et le Golan. Et l’armée syrienne s’est retirée. Ils avaient auparavant occupé son versant ouest. Dans la province de Deraa aussi, l’armée syrienne s’est retirée de ses deux barrages aux alentours de la localité de Nawa.
http://www.egaliteetreconciliation.fr/L ... ienne-au...
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En perte dans les régions du sud de la Syrie, proches de la Palestine occupée et de la Jordanie, l’armée syrienne réalise des avancées importantes ailleurs.
C’est surtout dans la province nord de Lattaquié, près de Kassab, et dans la Ghouta orientale à l’est de Damas qu’elle réalise ses plus importants exploits.
Kassab : bataille des collines
Dans la première, proche de la Turquie, elle a lancé la bataille de la reconquête de toutes ses collines qui surplombent la localité frontalière de Kassab. Cette dernière, à majorité arménienne avait été prise le mois de mars dernier par les miliciens tchétchènes et saoudiens avec l’aide de l’armée turque. Ce lundi, l’armée y a restitué les collines 724, 1017 et 959, situées au nord de celle de l’Observatoire 45.
Cet exploit semble avoir été possible grâce à l’opération spéciale lancé dimanche pour contrôler la seule issue maritime dont dispose les rebelles sur la méditerranée dans la province nord de Lattaquié, rapporte le site d’information al-Hadath News.
C’est une unité spéciale commando de l’armée syrienne qui a réussi cet exploit, en lançant l’assaut contre les positions des miliciens situées dans le village côtier as-Samra, connu sous le pseudonyme d’Abou Tanafes. Cette unité est arrivée à la plage dans la nuit de samedi à dimanche, s’est infiltrée vers le commissariat du village en question, situé sur le flanc d’une montagne et occupé par les miliciens. Avec l’aide de l’artillerie installée sur les collines Tchalma, l’unité est parvenue au bout de quelques heures à le contrôler et y brandir le drapeau syrien.
Il y est question entre autre de la mort de l’un des terroristes tchétchènes les plus dangereux, Farès al-chichani (le tchétchène). Les sites jihadistes l’avaient montré menaçant d’égorgement et de mort les arméniens et les chrétiens. Dans la ville de Kassab, un nombre indéterminé d’arméniens ont été tués lors de l’attaque contre cette localité soutenue par Ankara.
Ont aussi péri un égyptien, Abou al-Aqsa al-Masri, ainsi qu’un saoudien Abou Mouhannad al-Jazraoui , signale l’agence Asia News.
Ghouta orientale : Jobar et Mliha
En même temps qu’à Kassab, l’armée syrienne s’active ardemment dans la Ghouta orientale, à l’est de Damas. Ce lundi, elle a lancé une opération de grande envergure en direction de Jobar, en même temps de celle qu’elle mène depuis quelques semaines à Mliha. Toutes les positions où sont retranchés des milliers miliciens dans les deux quartiers y font l’objet d’un bombardement intensif aérien et de l’artillerie.
Samedi, les miliciens avaient détruit l’une des plus grandes usines pharmaceutiques en Syrie, Tamico, située à Mliha, dans le but de découvrir l’avancée des forces régulières. Les dernières informations de la bataille indiquent que l’armée avance au nord-est de Jobar et contrôle désormais la région de la mosquée Taybé au centre du quartier.
Alep : la bataille des tunnels
À Alep, la bataille ne connait pas de répit, sur deux fronts en particulier. Dimanche, elle a été de nouveau secouée par des explosions énormes perpétrées à partir des vieux tunnels de ses vieux quartiers historiques. Selon le correspondant du journal libanais al-akhbar, l’attaque menée par le front Islamique (pro-saoudien) et le front al-Nosra (Al-Qaïda) a visé le bâtiment de la Chambre de l’industrie d’Alep, ainsi qu’un vieux bâtiment situé aux confins avec la vielle ville.
Le canon de l’enfer
En même temps, les miliciens ont pilonné les vieux quartiers Bab al-Faraj et Manchiyyé, où se trouve la plupart des bureaux gouvernementaux ainsi que le grand souk, proche de la mosquée des omeyyades et d’autres quartiers loyalistes. Selon le journal libanais assafir, il y est question de 25 civils tués et de dizaines d’autres blessés.
Le journal assure que ce grand nombre de victimes et du à l’entrée en action d’une nouvelle arme aux mains de la milice de la milice pro saoudienne Front islamique. Il s’agit d’une grande pièce d’artillerie de 200 kg baptisée « le canon de l’enfer ». Selon les dires de la milice, cet engin est capable de tirer des projectiles de 200 kg sur une distance de 5 km. Il succède à une autre arme similaire : « le Canon de Géhenne », lequel était connu pour ses tirs imprécis.
Entre temps, la coupure du courant se poursuit pour le 11ème jour consécutif dans la ville d’Alep, surtout dans les quartiers loyalistes.
Zahra : des chefs abattus
Dans le quartier Jamiyat-Zahra (Zahra), au nord-ouest d’Alep, la bataille se fait très violente. Une unité des forces gouvernementales a repris le contrôle du bâtiment en cour de construction du Palais de justice après plusieurs heures d’accrochages, et celui du Croissant rouge. Parmi les dizaines de miliciens tués figurent un dirigeant de la cellule d’opération de la milice ahl al-Cham (qui combat dans les rangs du Front islamique) un égyptien appelé le cheikh, ainsi qu’un milicien du Caucase combattant dans les rangs de Jaïch al-Mouhajirine wal Ansar, Abou Hareth le Caucase. Un chef du Nosra connu sous l’appellation Abou Dajjana a été arrêté.
Azzaz : entre EIIL et Nosra
De plus, l’aviation syrienne a bombardé le siège de la milice Jaïch Mohammad à Azzaz, localité dans la province nord de la Syrie, proche de la Turquie, tuant et blessant un grand nombre des rebelles. Selon l’agence de presse Asia News, un important chef de milice était présent dans le bâtiment, une villa confisquée à ses propriétaires, lors du raid. Son sort n’a pas été élucidé. Cette coïncidence fait soupçonner aux sources proches de cette milice une trahison dans ses rangs.
Les habitants de cette localité (qui était dans le passé dirigée par la milice Tempête de l’Armée syrienne libre et qui était impliquée dans la prise en otages de 11 pèlerins libanais) accusent le Jaïch Mohammad d’avoir collaboré avec l’EIIL avant son retrait de cette région et puis d’avoir prêté allégeance au front al-Nosra après.
Raqqa contaminé par Deir Ezzor
Raqqa, seul gouvernorat ou l’État Islamique en Irak et au Levant a instauré son diktat, et jusque-là épargné des combats fratricides qui secouent son voisin le gouvernorat de Deir Ezzor, semble à son tour se glisser vers la confrontation. Des combats ont éclaté entre l’EIIL et une autre milice de l’insurrection la Brigade des révolutionnaires de Raqqa, laquelle avait été désavouée verbalement par la milice rivale de l’EIIL, le front al-Nosra, alors que les sources des tribus là-bas assurent que leur collaboration est plus forte que jamais.
Les informations venant des coulisses du front al-Nosra assurent que ce dernier compte transférer la bataille à Deir Ezzor vers le bastion de l’EIIL à Raqqa. En même temps, des sources jihadistes propagent pour les medias (le journal libanais assafir, le site al-Hadath News) que les dirigeants de l’EIIL ont quitté cette ville, et qu’un convoi d’une centaine de voitures 4x4 bourrés de miliciens s’est rendu en Irak.
Al-Hadath news rapporte que les habitants de la ville disent que la plupart des dirigeants de cette milice (qui a été désavouée par le chef d’Al-Qaïda Ayman Zawahiri en faveur du front al-Nosra) l’avaient quittée dimanche, alors que les miliciens qui y étaient restés semblaient perturbés.
Dans les sermons de vendredi, les religieux de l’EIIL ont lancé dernièrement une campagne autour du slogan « Raqqa est égorgée en silence ». Selon le militant Amer Matar qui s’exprimait pour l’AFP, les mères de syriens séquestrés par cette milice se rassemblent tous les jours autour des sièges de l’EIIL pour demander de leurs nouvelles et réclamer leur libération. Dernièrement, rapporte L’OSDH, une femme a pris 40 fouets pour avoir refusé de porter le niqab.
Une mosquée pour Zarkaoui
De plus, il y est question de la décision de l’EIIL de construire dans la ville de Raqqa une mosquée dédicacée au grand terroriste jordanien d’Al-Qaïda, Abou Moussab al-Zarkaoui, rapporte le site al-hadath News. Ce dernier qui est le fondateur de la milice de l’Organisation d’Al-Qaïda en Mésopotamie a été tué par les forces américaines en Irak.
ٌRevers à Quneitra
En revanche, c’est au sud de la Syrie, près de la Palestine occupé et de la Jordanie que les milices prennent leur revanche et surtout dans le gouvernorat de Quneitra.
Selon l’OSDH, ils ont pris le contrôle du versant est de la colline Tal-Ahmar, dans la localité de Kodna, situé entre Damas et le Golan. Et l’armée syrienne s’est retirée. Ils avaient auparavant occupé son versant ouest. Dans la province de Deraa aussi, l’armée syrienne s’est retirée de ses deux barrages aux alentours de la localité de Nawa.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Militarisation de l'information, exemple la Syrie (Truthseeker Ep36)
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
L’armée de Bachar el-Assad fait une nouvelle percée à Alep
Syrie – À deux semaines de la réélection attendue de Bachar el-Assad, les forces du régime ont marqué hier un point décisif dans la ville-clé d’Alep, en bloquant l’une des principales routes d’approvisionnement des rebelles.
L’armée syrienne, avec l’aide des Forces de défense nationale (FDN) et du Hezbollah, est parvenue à briser le siège qui durait depuis plus d’un an à la prison centrale d’Alep. Cuisante défaite pour le Front al-Nosra. « Ce succès est important, car il resserre l’étau autour des cellules terroristes à l’est et au nord-est d’Alep, et coupe la route que les terroristes utilisaient pour relier la campagne septentrionale à Alep », a annoncé le porte-parole de l’armée.
Les djihadistes ne disposent plus que d’une seule voie de ravitaillement entre Alep et la frontière turque sur la route de Castello, dans le nord-ouest de la ville.
Par ailleurs, dans l’est du pays, les groupes djihadistes autrefois alliés contre Bachar el-Assad se mènent désormais une guerre féroce. Daech (l’État islamique d’Irak et du Levant, EIIL) s’est emparé d’un champ pétrolier à Kharata, à 40 km au sud-ouest de Deir ez-Zor, et 26 combattants du Front al-Nosra et du Front islamique ont été tués.
http://medias-presse.info/larmee-de-bac ... alep/10336
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Syrie – À deux semaines de la réélection attendue de Bachar el-Assad, les forces du régime ont marqué hier un point décisif dans la ville-clé d’Alep, en bloquant l’une des principales routes d’approvisionnement des rebelles.
L’armée syrienne, avec l’aide des Forces de défense nationale (FDN) et du Hezbollah, est parvenue à briser le siège qui durait depuis plus d’un an à la prison centrale d’Alep. Cuisante défaite pour le Front al-Nosra. « Ce succès est important, car il resserre l’étau autour des cellules terroristes à l’est et au nord-est d’Alep, et coupe la route que les terroristes utilisaient pour relier la campagne septentrionale à Alep », a annoncé le porte-parole de l’armée.
Les djihadistes ne disposent plus que d’une seule voie de ravitaillement entre Alep et la frontière turque sur la route de Castello, dans le nord-ouest de la ville.
Par ailleurs, dans l’est du pays, les groupes djihadistes autrefois alliés contre Bachar el-Assad se mènent désormais une guerre féroce. Daech (l’État islamique d’Irak et du Levant, EIIL) s’est emparé d’un champ pétrolier à Kharata, à 40 km au sud-ouest de Deir ez-Zor, et 26 combattants du Front al-Nosra et du Front islamique ont été tués.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Ces milices qui se battent aux côtés de Bachar Al-Assad
Matthieu Cimino est Historien et politologue, spécialiste des relations entre Israël, le Liban et la Syrie. Docteur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI, Paris) et enseignant au collège universitaire de Sciences Po (campus de Paris et Menton).
Depuis trois ans, la dimension régionale — voire globale — du conflit syrien n’a fait que s’affirmer. Alors que les ramifications internationales de l’opposition, notamment à travers l’arrivée de djihadistes européens et les financements venus du Golfe, sont fréquemment relevées, le rôle joué par les combattants étrangers soutenant le régime de Bachar Al-Assad apparaît moins documenté. Il n’en est pas moins fondamental.
L’image est frappante : le 16 avril 2014, le site Live Leak (proche du régime syrien, mais où s’affrontent loyalistes et opposants à grands renforts de publications) publie la vidéo d’un homme présenté comme un combattant du Hezbollah sonnant les cloches d’une église de Maaloula (1). Ce petit bourg chrétien, perché sur les montagnes de Qalamoun, était depuis plusieurs mois tenu par des groupes djihadistes, et notamment par le front Al-Nosra. Au-delà de l’aspect symbolique (2), ce document rappelle que, depuis deux ans, l’effort de guerre du pouvoir syrien est appuyé massivement par des combattants étrangers, ces « autres djihadistes », dont l’importance est parfois mésestimée.
LE RÉGIME RAPIDEMENT DÉPASSÉ
Le phénomène implique un bref retour en arrière, au début de l’année 2012. Dans le contexte d’une militarisation progressive de la révolution (3), de l’émergence de groupes djihadistes et de l’arrivée de plus en plus conséquente de combattants du « djihad global », le régime syrien fait lui-même massivement appel à des soutiens étrangers. Quelques dizaines ou centaines de conseillers russes et iraniens sont envoyés sur place tandis que des éléments du Hezbollah, notamment des snipers (4), sont positionnés dans certains endroits stratégiques, notamment à Damas. Certains d’entre eux assistent les soldats syriens dans leurs opérations de ratissage.
Cependant, le régime syrien a été assez rapidement dépassé par le mouvement révolutionnaire et a réévalué sa stratégie. Si l’essentiel de l’appareil répressif était alors assuré par les services de renseignements (dont les célèbres Jawîyah, issus de l’armée de l’air), le pouvoir a néanmoins dû s’appuyer sur des forces armées conventionnelles afin de reprendre les villes ou les quartiers tenus par l’opposition. Or, les troupes syriennes, mal formées et mal équipées, se sont progressivement effondrées, dévastées par les défections (jusqu’à 100 % dans certaines unités), les morts et les blessés (5). Quelques éléments loyalistes subsistaient mais, inexpérimentés et de plus en plus limités à la communauté alaouite, ils n’étaient pas en mesure de combattre une guérilla : à l’exception de la guerre du Liban, ils n’avaient pas tiré un coup de feu depuis trente ans. Les forces armées syriennes (FAS) apparaissaient alors comme une armée de conscrits, structurée pour occuper le Liban et en position défensive face à Israël, ennemi qu’elle n’osait jamais attaquer.
Pour pallier cette faiblesse considérable, Téhéran, et de façon plus marginale Moscou, ont décidé d’envoyer des troupes en renfort. La Russie a ainsi dépêché des navires de guerre pour assurer la contrôle de la façade méditerranéenne. Une « mission de conseil » iranienne (composée de plusieurs centaines de membres des services de renseignement, des forces terrestres et de la brigade Al-Qods des pasdarans) a été déployée en mai 2011 afin de coordonner l’arrivée des forces étrangères. Par ailleurs, l’une des tâches de ce dispositif était d’organiser, entraîner et déployer sur le terrain des miliciens irakiens : d’après le Guardian, ces derniers seraient au nombre de 10 000 et assisteraient le régime dans les opérations de sécurisation des sites religieux. Dans un article récent, Al Ahram Weekly établit une prosopographie complète de l’ensemble des formations irakiennes présentes en Syrie et chiffre leur effectif à 40 000.
Parallèlement à cet effort qui peut être directement relié à la politique étrangère iranienne, le régime s’est vu appuyé, à l’instar de l’opposition, par des éléments périphériques ou marginaux. L’histoire retiendra la présence hallucinante de membres du gang californien Sureños, de combattants yéménites issus de la rébellion « houthiste » ou encore la « folle histoire » de ces mercenaires russes projetés pour reprendre les champs pétrolifères des mains des groupes djihadistes6, avant d’être finalement rapatriés dans l’urgence.
À L’AVANT-GARDE DES COMBATS
Parmi les éléments envoyés en Syrie, le Hezbollah libanais a pris une place de plus en plus importante dans le dispositif : si, à l’origine, l’importation de ces combattants avait été pensée comme un simple appui logistique et humain aux soldats syriens, la branche militaire du parti chiite s’est rapidement transformée en une véritable force de substitution, et ce depuis la bataille symbolique d’Al-Qoussair.
En effet, entre avril et juin 2013, quelque 4 000 combattants du Hezbollah ont été envoyés dans ce bourg frontalier afin de reprendre la ville des mains de l’opposition armée. Pour la première fois depuis le début de la révolution, les FAS ont été mises à l’écart des combats, menés de front par le Hezbollah et quelques pasdarans iraniens. L’implication du parti chiite a été d’ailleurs si peu discrète qu’Hassan Nasrallah a dû, enfin, reconnaître officiellement la présence massive de la branche militaire de son parti en Syrie lors d’un discours tenu le 25 mai 2013.
Jusqu’à présent, le leader libanais s’était contenté d’évoquer des « combattants isolés » se battant de leur propre chef — ou éventuellement des membres du parti ayant reçu l’ordre d’« assurer la sécurité de la frontière libanaise ». Or, il devenait de plus en plus difficile pour le parti de cacher les décès de jeunes hommes en pleine santé, et enterrés discrètement dans la vallée de la Bekaa (7). Puis, lors de la bataille d’Al-Qoussair, de nombreux médias (et notamment la chaîne d’information saoudienne Al-Arabiyah) ont diffusé en boucle les images attestant de la présence massive du Hezbollah dans cette ville frontalière : après la diffusion de reportages sur « des membres du Hezbollah déployant des banderoles sur la mosquée d’Omar ibn Al-Khattab » à Qoussair (8), comment le parti chiite pouvait-il relativiser sa présence en Syrie ?
C’est ainsi qu’entre 5 000 et 10 000 hommes du Hezbollah y seraient présents en permanence, officiellement pour sécuriser la frontière, porter assistance aux réfugiés et assurer la défense des sites sacrés chiites, comme par exemple le mausolée de Sayida Zeinab au sud de Damas. Le rôle déterminant du parti chiite s’expliquerait par plusieurs facteurs : tout d’abord, contrairement aux conseillers iraniens et russes, les combattants du Hezbollah s’expriment en arabe, et peuvent ainsi être facilement intégrés dans des dispositifs mixtes avec l’armée syrienne. Ensuite, d’un point de vue opérationnel, le Hezbollah dispose d’un savoir-faire incontestable en contre-guérilla et combat d’infanterie, après des décennies de lutte contre Israël. Enfin, la proximité géographique du Liban réduit les difficultés logistiques, plus contraignantes lorsque les miliciens sont envoyés d’Irak ou d’Iran. Le Hezbollah a ainsi été responsable de la « sécurisation » de la frontière syro-libanaise, de laquelle il ne s’éloigna jamais, à l’exception de la bataille d’Alep.
TENSIONS INTERNES
Après plus de deux années de présence consécutive sur le sol syrien et en dépit des revers infligés à l’opposition, il apparaît que la cohabitation entre les combattants chiites et les militaires syriens ne se déroule pas sans heurts et qu’elle porte en elle les ferments de tensions internes qui pourraient peser sur le conflit, comme elles ont pu le faire dans le camp de l’opposition.
Depuis plusieurs mois, des incidents semblent avoir contribué à dégrader quelque peu les relations entre les combattants du Hezbollah et leurs hôtes syriens. Par exemple, le 6 juin 2013, après l’assaut final de Qoussair, quatre soldats du parti de Dieu auraient été tués par des insurgés dans une zone où opérait l’armée syrienne, cette dernière ayant assuré que les environs étaient sécurisés alors que des poches d’insurgés étaient encore présentes (9). Cette preuve d’incompétence aurait même poussé le Hezbollah à revoir sa stratégie militaire afin de se préserver d’autres mauvaises surprises (10). D’autres erreurs (des tirs mal réglés ou des renseignements erronés) auraient entraîné la mort de militaires chiites, à Alep, Yabroud et dans la région de Kessab (11). D’après un responsable de la sécurité lié à l’Armée Syrienne Libre (ASL), les combattants du Hezbollah tiendraient notamment leurs homologues syriens pour responsables de la mort de plusieurs des leurs (12).
Le 14 avril 2014, trois journalistes de la chaîne libanaise Al-Manar sont tués dans les environs de Maaloula. « Embedded » au sein d’une unité mixte syro-libanaise, cette équipe filmait une unité du Hezbollah lorsqu’elle serait tombée dans une embuscade tendue par les dernières poches de résistance djihadiste, cachées dans une cave. Alors qu’il est évidemment difficile de connaître les détails de l’incident, l’épisode donne lieu à bien des interprétations. Bisman Al-Sheikh, dans Al-Hayât, le journal à capitaux saoudiens qui a soutenu les rebelles syriens, développe une thèse qui pointe en direction des tensions internes aux soutiens de Al-Assad : d’après elle, le régime était depuis longtemps « de plus en plus indisposé par les « abus » d’Al-Manar », à tel point que Damas aurait interdit aux journalistes de la chaîne de couvrir le conflit. L’équipe libanaise ne disposait donc pas des autorisations nécessaires. Pour l’éditorialiste, les trois journalistes auraient ainsi été tués par des « tirs amis » afin de faire payer à Al-Manar ses reportages jugés dévalorisants pour l’armée syrienne (13). Si une telle interprétation apparaît comme sans doute excessive et en tout cas faiblement documentée, elle souligne néanmoins le développement de logiques qui pourraient à terme devenir conflictuelles.
Car, depuis la bataille de Qoussair, le Hezbollah et sa base combattante et militante revendiquent ouvertement un rôle déterminant dans la reconquête du territoire. Les reportages quotidiens sur Al-Manar (14) mettent en avant le Hezbollah et laissent entendre que les victoires du régime sont exclusivement le fait du parti, « appuyé » en quelque sorte par ses supplétifs de l’armée syrienne, et non l’inverse. Par ailleurs, sur le terrain, l’égo des combattants commence à s’exprimer : depuis le début de l’année 2014, de plus en plus de vidéos « accidentellement » mises en ligne sur Internet se font l’écho des actions du parti chiite. Nasrallah lui-même a déclaré que « le régime syrien ne risque plus de tomber » (15), s’attribuant au passage le mérite de ce retournement de situation.
Il est également intéressant de noter que le 14 avril 2014, un officier syrien de la Garde républicaine aurait tiré sur un commandant du Hezbollah, à Alep. Qu’il s’agisse d’un différend personnel ou d’un problème de fond entre unités syriennes et libanaises, l’acte aurait apparemment conduit à l’abandon d’une position tenue par le parti libanais.
Ces évènements pourraient, à terme, poser des difficultés dans l’équation militaire du conflit syrien. D’une part, le régime syrien ne peut survivre sans la présence du Hezbollah, qui entend bien faire savoir qu’il est à l’origine des succès militaires de Bachar Al-Assad. Mais d’autre part, le parti chiite, sous pression de la coalition libanaise du 14-mars (anti-syrienne et dirigée par Saad Hariri), n’envisage pas de rester indéfiniment en Syrie. Cette situation pourrait conduire, sous peu, à aggraver les tensions entre les deux alliés.
Matthieu Cimino
notes :
1 « Hezbollah Soldier Ringing Bells in Maloula Christian Church », Live Leak, 16 avril 2014.
2 Le message « le Hezbollah protège et respecte les minorités du Proche-Orient » s’adresse ici aux communautés chrétiennes de Syrie et du Liban.
3 Lire Jean-Pierre Filiu, Le Nouveau Moyen-Orient : Les peuples à l’heure de la révolution syrienne, Paris, Fayard, 2013. - 408 p.
4 Le parti chiite semble disposer d’une véritable expertise dans ce domaine.
5 Les blessés ne reçoivent pas de traitement adapté, quelle que soit la blessure. Ils sont donc inaptes au combat.
6 James Miller, « The Insane Story of Russian Mercenaries Fighting for the Syrian Regime », Huffington Post, 21 novembre 2013.
7 Hisham Ashkar a publié une infographie, estimant à 322 le nombre de combattants du Hezbollah tués en Syrie.
8 Le Hezbollah célèbre sa victoire à Qoussayr et la proclame ’ville chiite’, Al-Arabiya, 8 juin 2013.
9 Hezbollah develops new tactics in Syrian civil war, Associated Press, Haaretz, 13 avril 2014.
10 Ibid.
11 Entretien téléphonique avec un commandant de l’ASL basé au Liban, 18 avril 2014.
12 Ibid.
13 Ibid.
14 Chaîne exprimant le point de vue du Hezbollah.
15 Pour Hassan Nasrallah, le régime Assad ne « risque plus de tomber », L’Orient-le Jour, 6 avril 2014.
source : orientxxi. :: lien
http://www.voxnr.com/cc/di_antiamerique ... EBSHSxZN...
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Matthieu Cimino est Historien et politologue, spécialiste des relations entre Israël, le Liban et la Syrie. Docteur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI, Paris) et enseignant au collège universitaire de Sciences Po (campus de Paris et Menton).
Depuis trois ans, la dimension régionale — voire globale — du conflit syrien n’a fait que s’affirmer. Alors que les ramifications internationales de l’opposition, notamment à travers l’arrivée de djihadistes européens et les financements venus du Golfe, sont fréquemment relevées, le rôle joué par les combattants étrangers soutenant le régime de Bachar Al-Assad apparaît moins documenté. Il n’en est pas moins fondamental.
L’image est frappante : le 16 avril 2014, le site Live Leak (proche du régime syrien, mais où s’affrontent loyalistes et opposants à grands renforts de publications) publie la vidéo d’un homme présenté comme un combattant du Hezbollah sonnant les cloches d’une église de Maaloula (1). Ce petit bourg chrétien, perché sur les montagnes de Qalamoun, était depuis plusieurs mois tenu par des groupes djihadistes, et notamment par le front Al-Nosra. Au-delà de l’aspect symbolique (2), ce document rappelle que, depuis deux ans, l’effort de guerre du pouvoir syrien est appuyé massivement par des combattants étrangers, ces « autres djihadistes », dont l’importance est parfois mésestimée.
LE RÉGIME RAPIDEMENT DÉPASSÉ
Le phénomène implique un bref retour en arrière, au début de l’année 2012. Dans le contexte d’une militarisation progressive de la révolution (3), de l’émergence de groupes djihadistes et de l’arrivée de plus en plus conséquente de combattants du « djihad global », le régime syrien fait lui-même massivement appel à des soutiens étrangers. Quelques dizaines ou centaines de conseillers russes et iraniens sont envoyés sur place tandis que des éléments du Hezbollah, notamment des snipers (4), sont positionnés dans certains endroits stratégiques, notamment à Damas. Certains d’entre eux assistent les soldats syriens dans leurs opérations de ratissage.
Cependant, le régime syrien a été assez rapidement dépassé par le mouvement révolutionnaire et a réévalué sa stratégie. Si l’essentiel de l’appareil répressif était alors assuré par les services de renseignements (dont les célèbres Jawîyah, issus de l’armée de l’air), le pouvoir a néanmoins dû s’appuyer sur des forces armées conventionnelles afin de reprendre les villes ou les quartiers tenus par l’opposition. Or, les troupes syriennes, mal formées et mal équipées, se sont progressivement effondrées, dévastées par les défections (jusqu’à 100 % dans certaines unités), les morts et les blessés (5). Quelques éléments loyalistes subsistaient mais, inexpérimentés et de plus en plus limités à la communauté alaouite, ils n’étaient pas en mesure de combattre une guérilla : à l’exception de la guerre du Liban, ils n’avaient pas tiré un coup de feu depuis trente ans. Les forces armées syriennes (FAS) apparaissaient alors comme une armée de conscrits, structurée pour occuper le Liban et en position défensive face à Israël, ennemi qu’elle n’osait jamais attaquer.
Pour pallier cette faiblesse considérable, Téhéran, et de façon plus marginale Moscou, ont décidé d’envoyer des troupes en renfort. La Russie a ainsi dépêché des navires de guerre pour assurer la contrôle de la façade méditerranéenne. Une « mission de conseil » iranienne (composée de plusieurs centaines de membres des services de renseignement, des forces terrestres et de la brigade Al-Qods des pasdarans) a été déployée en mai 2011 afin de coordonner l’arrivée des forces étrangères. Par ailleurs, l’une des tâches de ce dispositif était d’organiser, entraîner et déployer sur le terrain des miliciens irakiens : d’après le Guardian, ces derniers seraient au nombre de 10 000 et assisteraient le régime dans les opérations de sécurisation des sites religieux. Dans un article récent, Al Ahram Weekly établit une prosopographie complète de l’ensemble des formations irakiennes présentes en Syrie et chiffre leur effectif à 40 000.
Parallèlement à cet effort qui peut être directement relié à la politique étrangère iranienne, le régime s’est vu appuyé, à l’instar de l’opposition, par des éléments périphériques ou marginaux. L’histoire retiendra la présence hallucinante de membres du gang californien Sureños, de combattants yéménites issus de la rébellion « houthiste » ou encore la « folle histoire » de ces mercenaires russes projetés pour reprendre les champs pétrolifères des mains des groupes djihadistes6, avant d’être finalement rapatriés dans l’urgence.
À L’AVANT-GARDE DES COMBATS
Parmi les éléments envoyés en Syrie, le Hezbollah libanais a pris une place de plus en plus importante dans le dispositif : si, à l’origine, l’importation de ces combattants avait été pensée comme un simple appui logistique et humain aux soldats syriens, la branche militaire du parti chiite s’est rapidement transformée en une véritable force de substitution, et ce depuis la bataille symbolique d’Al-Qoussair.
En effet, entre avril et juin 2013, quelque 4 000 combattants du Hezbollah ont été envoyés dans ce bourg frontalier afin de reprendre la ville des mains de l’opposition armée. Pour la première fois depuis le début de la révolution, les FAS ont été mises à l’écart des combats, menés de front par le Hezbollah et quelques pasdarans iraniens. L’implication du parti chiite a été d’ailleurs si peu discrète qu’Hassan Nasrallah a dû, enfin, reconnaître officiellement la présence massive de la branche militaire de son parti en Syrie lors d’un discours tenu le 25 mai 2013.
Jusqu’à présent, le leader libanais s’était contenté d’évoquer des « combattants isolés » se battant de leur propre chef — ou éventuellement des membres du parti ayant reçu l’ordre d’« assurer la sécurité de la frontière libanaise ». Or, il devenait de plus en plus difficile pour le parti de cacher les décès de jeunes hommes en pleine santé, et enterrés discrètement dans la vallée de la Bekaa (7). Puis, lors de la bataille d’Al-Qoussair, de nombreux médias (et notamment la chaîne d’information saoudienne Al-Arabiyah) ont diffusé en boucle les images attestant de la présence massive du Hezbollah dans cette ville frontalière : après la diffusion de reportages sur « des membres du Hezbollah déployant des banderoles sur la mosquée d’Omar ibn Al-Khattab » à Qoussair (8), comment le parti chiite pouvait-il relativiser sa présence en Syrie ?
C’est ainsi qu’entre 5 000 et 10 000 hommes du Hezbollah y seraient présents en permanence, officiellement pour sécuriser la frontière, porter assistance aux réfugiés et assurer la défense des sites sacrés chiites, comme par exemple le mausolée de Sayida Zeinab au sud de Damas. Le rôle déterminant du parti chiite s’expliquerait par plusieurs facteurs : tout d’abord, contrairement aux conseillers iraniens et russes, les combattants du Hezbollah s’expriment en arabe, et peuvent ainsi être facilement intégrés dans des dispositifs mixtes avec l’armée syrienne. Ensuite, d’un point de vue opérationnel, le Hezbollah dispose d’un savoir-faire incontestable en contre-guérilla et combat d’infanterie, après des décennies de lutte contre Israël. Enfin, la proximité géographique du Liban réduit les difficultés logistiques, plus contraignantes lorsque les miliciens sont envoyés d’Irak ou d’Iran. Le Hezbollah a ainsi été responsable de la « sécurisation » de la frontière syro-libanaise, de laquelle il ne s’éloigna jamais, à l’exception de la bataille d’Alep.
TENSIONS INTERNES
Après plus de deux années de présence consécutive sur le sol syrien et en dépit des revers infligés à l’opposition, il apparaît que la cohabitation entre les combattants chiites et les militaires syriens ne se déroule pas sans heurts et qu’elle porte en elle les ferments de tensions internes qui pourraient peser sur le conflit, comme elles ont pu le faire dans le camp de l’opposition.
Depuis plusieurs mois, des incidents semblent avoir contribué à dégrader quelque peu les relations entre les combattants du Hezbollah et leurs hôtes syriens. Par exemple, le 6 juin 2013, après l’assaut final de Qoussair, quatre soldats du parti de Dieu auraient été tués par des insurgés dans une zone où opérait l’armée syrienne, cette dernière ayant assuré que les environs étaient sécurisés alors que des poches d’insurgés étaient encore présentes (9). Cette preuve d’incompétence aurait même poussé le Hezbollah à revoir sa stratégie militaire afin de se préserver d’autres mauvaises surprises (10). D’autres erreurs (des tirs mal réglés ou des renseignements erronés) auraient entraîné la mort de militaires chiites, à Alep, Yabroud et dans la région de Kessab (11). D’après un responsable de la sécurité lié à l’Armée Syrienne Libre (ASL), les combattants du Hezbollah tiendraient notamment leurs homologues syriens pour responsables de la mort de plusieurs des leurs (12).
Le 14 avril 2014, trois journalistes de la chaîne libanaise Al-Manar sont tués dans les environs de Maaloula. « Embedded » au sein d’une unité mixte syro-libanaise, cette équipe filmait une unité du Hezbollah lorsqu’elle serait tombée dans une embuscade tendue par les dernières poches de résistance djihadiste, cachées dans une cave. Alors qu’il est évidemment difficile de connaître les détails de l’incident, l’épisode donne lieu à bien des interprétations. Bisman Al-Sheikh, dans Al-Hayât, le journal à capitaux saoudiens qui a soutenu les rebelles syriens, développe une thèse qui pointe en direction des tensions internes aux soutiens de Al-Assad : d’après elle, le régime était depuis longtemps « de plus en plus indisposé par les « abus » d’Al-Manar », à tel point que Damas aurait interdit aux journalistes de la chaîne de couvrir le conflit. L’équipe libanaise ne disposait donc pas des autorisations nécessaires. Pour l’éditorialiste, les trois journalistes auraient ainsi été tués par des « tirs amis » afin de faire payer à Al-Manar ses reportages jugés dévalorisants pour l’armée syrienne (13). Si une telle interprétation apparaît comme sans doute excessive et en tout cas faiblement documentée, elle souligne néanmoins le développement de logiques qui pourraient à terme devenir conflictuelles.
Car, depuis la bataille de Qoussair, le Hezbollah et sa base combattante et militante revendiquent ouvertement un rôle déterminant dans la reconquête du territoire. Les reportages quotidiens sur Al-Manar (14) mettent en avant le Hezbollah et laissent entendre que les victoires du régime sont exclusivement le fait du parti, « appuyé » en quelque sorte par ses supplétifs de l’armée syrienne, et non l’inverse. Par ailleurs, sur le terrain, l’égo des combattants commence à s’exprimer : depuis le début de l’année 2014, de plus en plus de vidéos « accidentellement » mises en ligne sur Internet se font l’écho des actions du parti chiite. Nasrallah lui-même a déclaré que « le régime syrien ne risque plus de tomber » (15), s’attribuant au passage le mérite de ce retournement de situation.
Il est également intéressant de noter que le 14 avril 2014, un officier syrien de la Garde républicaine aurait tiré sur un commandant du Hezbollah, à Alep. Qu’il s’agisse d’un différend personnel ou d’un problème de fond entre unités syriennes et libanaises, l’acte aurait apparemment conduit à l’abandon d’une position tenue par le parti libanais.
Ces évènements pourraient, à terme, poser des difficultés dans l’équation militaire du conflit syrien. D’une part, le régime syrien ne peut survivre sans la présence du Hezbollah, qui entend bien faire savoir qu’il est à l’origine des succès militaires de Bachar Al-Assad. Mais d’autre part, le parti chiite, sous pression de la coalition libanaise du 14-mars (anti-syrienne et dirigée par Saad Hariri), n’envisage pas de rester indéfiniment en Syrie. Cette situation pourrait conduire, sous peu, à aggraver les tensions entre les deux alliés.
Matthieu Cimino
notes :
1 « Hezbollah Soldier Ringing Bells in Maloula Christian Church », Live Leak, 16 avril 2014.
2 Le message « le Hezbollah protège et respecte les minorités du Proche-Orient » s’adresse ici aux communautés chrétiennes de Syrie et du Liban.
3 Lire Jean-Pierre Filiu, Le Nouveau Moyen-Orient : Les peuples à l’heure de la révolution syrienne, Paris, Fayard, 2013. - 408 p.
4 Le parti chiite semble disposer d’une véritable expertise dans ce domaine.
5 Les blessés ne reçoivent pas de traitement adapté, quelle que soit la blessure. Ils sont donc inaptes au combat.
6 James Miller, « The Insane Story of Russian Mercenaries Fighting for the Syrian Regime », Huffington Post, 21 novembre 2013.
7 Hisham Ashkar a publié une infographie, estimant à 322 le nombre de combattants du Hezbollah tués en Syrie.
8 Le Hezbollah célèbre sa victoire à Qoussayr et la proclame ’ville chiite’, Al-Arabiya, 8 juin 2013.
9 Hezbollah develops new tactics in Syrian civil war, Associated Press, Haaretz, 13 avril 2014.
10 Ibid.
11 Entretien téléphonique avec un commandant de l’ASL basé au Liban, 18 avril 2014.
12 Ibid.
13 Ibid.
14 Chaîne exprimant le point de vue du Hezbollah.
15 Pour Hassan Nasrallah, le régime Assad ne « risque plus de tomber », L’Orient-le Jour, 6 avril 2014.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
L’opposition politique en Syrie : mythe ou réalité ?
Le Carré Parisien d’Olivier Demeocq recevait le mardi 1er juillet Roueida Khoury, présidente de l’association Chrétiens de Syrie pour la Paix, à l’initiative de laquelle a été présentée une conférence sur « L’opposition politique en Syrie : mythe ou réalité ? ». Animée par les témoignages par vidéoconférence d’une citoyenne arménienne chrétienne d’Alep et d’un député syrien indépendant, l’événement avait pour vocation de présenter la vision orientale des événements syriens, trop souvent transformés ou traités unilatéralement par les médias occidentaux[1].
Sonia Kaprielan a en premier lieu évoqué sa situation quotidienne ; cette citoyenne arménienne d’Alep dénonce les conditions dramatiques dans lesquelles sont plongés les habitants de la ville. « La ‘’rébellion’’ a coupé les ressources d’eau en fermant deux des quatre canaux alimentant la ville », explique-t-elle, insistant sur la gravité de cette situation au plan humain. L’eau est en effet utilisée pour l’alimentation quotidienne mais également pour les hôpitaux et organismes sanitaires ; par ailleurs, des quartiers d’Alep sont de façon récurrente privés d’électricité et bombardés[2]. Désormais, la population vit de la charité de ses voisins ; certains réfugiés parviennent à s’abriter dans les sous-sols des églises. Sonia Kaprielan a tenu à faire part des espoirs des habitants de la ville quant à une prochaine intervention de l’ONU et a dénoncé le concours de la Turquie dans ce conflit, qui permettrait le passage des troupes ‘’rebelles’’ armées vers Alep. A l’aube du centenaire du génocide arménien, cette situation se doit d’être soulignée.
Lire la suite => http://medias-presse.info/lopposition-p ... lite/12407
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Le Carré Parisien d’Olivier Demeocq recevait le mardi 1er juillet Roueida Khoury, présidente de l’association Chrétiens de Syrie pour la Paix, à l’initiative de laquelle a été présentée une conférence sur « L’opposition politique en Syrie : mythe ou réalité ? ». Animée par les témoignages par vidéoconférence d’une citoyenne arménienne chrétienne d’Alep et d’un député syrien indépendant, l’événement avait pour vocation de présenter la vision orientale des événements syriens, trop souvent transformés ou traités unilatéralement par les médias occidentaux[1].
Sonia Kaprielan a en premier lieu évoqué sa situation quotidienne ; cette citoyenne arménienne d’Alep dénonce les conditions dramatiques dans lesquelles sont plongés les habitants de la ville. « La ‘’rébellion’’ a coupé les ressources d’eau en fermant deux des quatre canaux alimentant la ville », explique-t-elle, insistant sur la gravité de cette situation au plan humain. L’eau est en effet utilisée pour l’alimentation quotidienne mais également pour les hôpitaux et organismes sanitaires ; par ailleurs, des quartiers d’Alep sont de façon récurrente privés d’électricité et bombardés[2]. Désormais, la population vit de la charité de ses voisins ; certains réfugiés parviennent à s’abriter dans les sous-sols des églises. Sonia Kaprielan a tenu à faire part des espoirs des habitants de la ville quant à une prochaine intervention de l’ONU et a dénoncé le concours de la Turquie dans ce conflit, qui permettrait le passage des troupes ‘’rebelles’’ armées vers Alep. A l’aube du centenaire du génocide arménien, cette situation se doit d’être soulignée.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Bachar al-Assad de nouveau fréquentable ?
La décapitation du journaliste James Foley et le martyre des populations chrétienne et yézidie en Irak a rebattu les cartes. Après avoir armé les jihadistes contre le régime syrien, les puissances occidentales s'inquiètent de leur progression en Irak. Non seulement Bachar al-Assad n'est plus l'ennemi numéro un (qui parle encore de le renverser ?), mais il devient incontournable pour lutter contre le pseudo Etat islamique.
Les Etats-Unis, pragmatiques
Officiellement, les Etats-Unis n'ont pas accepté la main tendue par le ministre syrien des affaires étrangères, qui a proposé lundi une forme de coopération. Mais officieusement,
"le chef d'Etat-major américain, Martin Dempsey, estime qu'il faut attaquer l'EI des deux côtés de la frontière et utiliser "tous les outils - diplomatique, économique, militaire" contre les jihadistes. Des responsables américains annoncent, sous couvert de l'anonymat, l'envoi d'avions espions et de drones au-dessus [de la Syrie]. Ces déclarations laissent imaginer une coopération avec le régime syrien, principal obstacle à la progression de l'EI en Syrie."
Débat en Grande Bretagne
Changer son fusil d'épaule n'est pas simple. En Grande Bretagne, le Foreign office a exclu toute coopération avec Bachar al-Assad, tout en admettant combattre un ennemi commun.
"C'est pourtant l'ancien chef de l'armée britannique lui-même qui avait suggéré de recréer des liens avec le dirigeant syrien, selon le principe très simple "l'ennemi de mon ennemi est mon ami"."
Et la France ?
A la conférence des ambassadeurs aujourd'hui, François Hollande a campé sur ses positions :
"Bachar al-Assad est l'allié objectif des jihadistes." "On ne peut pas choisir entre deux barbaries, parce qu'elles s'entretiennent mutuellement."
Ne pas choisir, voilà le cap fixé par la France, qui prétend organiser une conférence internationale pour coordonner l'action, y compris militaire, contre les jihadistes. A laquelle elle invite... l'Iran.
Louise Tudy
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... able-.html
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La décapitation du journaliste James Foley et le martyre des populations chrétienne et yézidie en Irak a rebattu les cartes. Après avoir armé les jihadistes contre le régime syrien, les puissances occidentales s'inquiètent de leur progression en Irak. Non seulement Bachar al-Assad n'est plus l'ennemi numéro un (qui parle encore de le renverser ?), mais il devient incontournable pour lutter contre le pseudo Etat islamique.
Les Etats-Unis, pragmatiques
Officiellement, les Etats-Unis n'ont pas accepté la main tendue par le ministre syrien des affaires étrangères, qui a proposé lundi une forme de coopération. Mais officieusement,
"le chef d'Etat-major américain, Martin Dempsey, estime qu'il faut attaquer l'EI des deux côtés de la frontière et utiliser "tous les outils - diplomatique, économique, militaire" contre les jihadistes. Des responsables américains annoncent, sous couvert de l'anonymat, l'envoi d'avions espions et de drones au-dessus [de la Syrie]. Ces déclarations laissent imaginer une coopération avec le régime syrien, principal obstacle à la progression de l'EI en Syrie."
Débat en Grande Bretagne
Changer son fusil d'épaule n'est pas simple. En Grande Bretagne, le Foreign office a exclu toute coopération avec Bachar al-Assad, tout en admettant combattre un ennemi commun.
"C'est pourtant l'ancien chef de l'armée britannique lui-même qui avait suggéré de recréer des liens avec le dirigeant syrien, selon le principe très simple "l'ennemi de mon ennemi est mon ami"."
Et la France ?
A la conférence des ambassadeurs aujourd'hui, François Hollande a campé sur ses positions :
"Bachar al-Assad est l'allié objectif des jihadistes." "On ne peut pas choisir entre deux barbaries, parce qu'elles s'entretiennent mutuellement."
Ne pas choisir, voilà le cap fixé par la France, qui prétend organiser une conférence internationale pour coordonner l'action, y compris militaire, contre les jihadistes. A laquelle elle invite... l'Iran.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Obama et Hollande : l’islam n’a rien à voir avec l’islam
Dire que l'État islamique ne parle d'aucune religion ou que l'ennemi numéro un de l'islam, c'est l'État islamique, c'est comme affirmer que le catholicisme n'a rien à voir avec la chrétienté. C'est absurde. C'est une pantalonnade. Et c'est une traîtrise.
19 août 2014, le grand mufti d’Arabie saoudite a parlé : l’ennemi numéro 1 de l’islam, c’est l’État islamique.
Le lendemain, Barack Hussein Obama lui emboîtait le pas : « L’État islamique ne parle au nom d’aucune religion. Il n’y a aucune religion qui incite à tuer des innocents. »
Quant à François Hollande, à propos de la Syrie, il accuse, le même jour, la communauté internationale de ne lui avoir donné le choix qu’entre aider un dictateur ou un groupe terroriste. Mieux : il avoue avoir livré des armes à des terroristes tout en évoquant une « rébellion syrienne démocratique » dont il est de notoriété mondiale qu’elle ne fait qu’un avec ces derniers. En somme, le Président – qui recueille encore 13 % d’opinions favorables – réussit l’exploit d’avouer une faute grave (l’armement des djihadistes syriens), suggère une erreur (qui n’en est pas une) dans la destination d’armes, un fait dont il s’absout en raison d’un « matériel conforme aux engagements européens ». C’est bien.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/carolineartus/o ... lam,100639
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Dire que l'État islamique ne parle d'aucune religion ou que l'ennemi numéro un de l'islam, c'est l'État islamique, c'est comme affirmer que le catholicisme n'a rien à voir avec la chrétienté. C'est absurde. C'est une pantalonnade. Et c'est une traîtrise.
19 août 2014, le grand mufti d’Arabie saoudite a parlé : l’ennemi numéro 1 de l’islam, c’est l’État islamique.
Le lendemain, Barack Hussein Obama lui emboîtait le pas : « L’État islamique ne parle au nom d’aucune religion. Il n’y a aucune religion qui incite à tuer des innocents. »
Quant à François Hollande, à propos de la Syrie, il accuse, le même jour, la communauté internationale de ne lui avoir donné le choix qu’entre aider un dictateur ou un groupe terroriste. Mieux : il avoue avoir livré des armes à des terroristes tout en évoquant une « rébellion syrienne démocratique » dont il est de notoriété mondiale qu’elle ne fait qu’un avec ces derniers. En somme, le Président – qui recueille encore 13 % d’opinions favorables – réussit l’exploit d’avouer une faute grave (l’armement des djihadistes syriens), suggère une erreur (qui n’en est pas une) dans la destination d’armes, un fait dont il s’absout en raison d’un « matériel conforme aux engagements européens ». C’est bien.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
COUP DE THÉÂTRE EN SYRIE
Il arrive parfois que l’on se dise en rédigeant certains articles que l’on va peut-être trop loin dans l’analyse des informations et que nos sources peuvent elles aussi se tromper. Mais si ce doute légitime et nécessaire pour tenter de rester objectif arrive de manière récurrente, il ne dure jamais très longtemps, les événements se chargeant en général de confirmer l’essentiel de nos analyses.
Ainsi donc ,alors que l’on se demandait hier en réunion de rédaction si notre analyse au sujet de la coalition anti-EI était bonne et si nous n’avions pas trop chargé les pays occidentaux et en particulier les Etats-Unis, une série d’informations sont tombées et ont malheureusement démontré que nous étions en deçà de la réalité.
Pour bien comprendre ce qui va suivre et qui ne nécessitera pas de commentaires particuliers, l’information étant suffisamment éloquente par elle-même, il faut juste se remettre en mémoire deux choses.
La première touche au fait que les chrétiens ont souvent été pointés du doigt en Syrie par certains médias ou gouvernement pour une forme de connivence avec le gouvernement. Mais comme l’ont rappelé à plusieurs reprises les autorités religieuses syriennes, sans le régime de Damas il n’y aurait plus traces de chrétiens en Syrie. Nous n’allons pas refaire tout l’historique, les attaques par les djihadistes ayant débuté en Syrie ne nécessitent pas d’épiloguer.
Dans ce contexte, des propos ont été attribués au président Barack Obama. Propos qu’il aurait tenus devant les personnalités religieuses chrétiennes, dont le patriarche Raï, réunies à Washington, selon lesquelles le chef de la Maison-Blanche aurait affirmé que Bachar al-Assad aurait protégé les chrétiens de Syrie. Face à ces propos, des sources de l’ambassade des États-Unis au Liban ont déclaré ce qui suit : « Lors de sa rencontre avec les responsables religieux chrétiens, le président a clairement fait comprendre que la brutalité du régime Assad a infligé des souffrances énormes au peuple syrien, y compris aux chrétiens. Il a en outre insisté sur le fait que Bachar al-Assad a perdu toute légitimité pour gouverner la Syrie. C’est la raison pour laquelle les États-Unis soutiennent l’opposition syrienne modérée, considérée comme un contrepoids à Assad et à l’État islamique (EI). » [....]
La suite sur IHS News=> http://www.ihsnews.net/?p=11902
http://www.actionfrancaise.net/craf/?
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Il arrive parfois que l’on se dise en rédigeant certains articles que l’on va peut-être trop loin dans l’analyse des informations et que nos sources peuvent elles aussi se tromper. Mais si ce doute légitime et nécessaire pour tenter de rester objectif arrive de manière récurrente, il ne dure jamais très longtemps, les événements se chargeant en général de confirmer l’essentiel de nos analyses.
Ainsi donc ,alors que l’on se demandait hier en réunion de rédaction si notre analyse au sujet de la coalition anti-EI était bonne et si nous n’avions pas trop chargé les pays occidentaux et en particulier les Etats-Unis, une série d’informations sont tombées et ont malheureusement démontré que nous étions en deçà de la réalité.
Pour bien comprendre ce qui va suivre et qui ne nécessitera pas de commentaires particuliers, l’information étant suffisamment éloquente par elle-même, il faut juste se remettre en mémoire deux choses.
La première touche au fait que les chrétiens ont souvent été pointés du doigt en Syrie par certains médias ou gouvernement pour une forme de connivence avec le gouvernement. Mais comme l’ont rappelé à plusieurs reprises les autorités religieuses syriennes, sans le régime de Damas il n’y aurait plus traces de chrétiens en Syrie. Nous n’allons pas refaire tout l’historique, les attaques par les djihadistes ayant débuté en Syrie ne nécessitent pas d’épiloguer.
Dans ce contexte, des propos ont été attribués au président Barack Obama. Propos qu’il aurait tenus devant les personnalités religieuses chrétiennes, dont le patriarche Raï, réunies à Washington, selon lesquelles le chef de la Maison-Blanche aurait affirmé que Bachar al-Assad aurait protégé les chrétiens de Syrie. Face à ces propos, des sources de l’ambassade des États-Unis au Liban ont déclaré ce qui suit : « Lors de sa rencontre avec les responsables religieux chrétiens, le président a clairement fait comprendre que la brutalité du régime Assad a infligé des souffrances énormes au peuple syrien, y compris aux chrétiens. Il a en outre insisté sur le fait que Bachar al-Assad a perdu toute légitimité pour gouverner la Syrie. C’est la raison pour laquelle les États-Unis soutiennent l’opposition syrienne modérée, considérée comme un contrepoids à Assad et à l’État islamique (EI). » [....]
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Pourquoi l'Amérique veut-elle la chute de Bashar al Assad ?
par Jean Paul Baquiast
Ex: http://www.europesolidaire.eu
La plupart des observateurs de la campagne lancée unilatéralement le 10 septembre par Obama contre l'EIIL (ou ISIS) ont noté que, ouvertement ou plus discrètement, cette campagne reposait aussi sur la volonté de renverser Bashar al Assad.
1) Le mot d'ordre, même s'il n'est pas officiellement annoncé, est « ISIS d'abord, Bashar ensuite ».
2) . D'où l'intention de bombarder des bases de l'EIIL en Syrie, c'est-à-dire pratiquement de s'en prendre aux positions de l'armée de Bashar al Assad.
Pour justifier cela aux yeux de l'opinion occidentale, Obama avait depuis longtemps affirmé que la chute de Bashar s'imposait, en juste punition des crimes perpétrés par lui contre son opposition. Mais d'une part, les crimes de ses alliées n'ont jamais fait peur à l'Amérique. D'autre part, il s'était avéré que les plus récents de ces crimes étaient en fait dus à des éléments incontrôlés de l'Armée Syrienne Libre, ou a des milices islamiste agissant sous son couvert. Il y a quelques mois, Obama avait essayé de lancer des attaques aériennes contre Bashar, mais l'intervention de la Russie, opposée à de telles actions, l'en avait dissuadé. Aujourd'hui, il pense retrouver une voie libre à l'occasion de la campagne déclenchée contre l'EIIL.
Ceci pose une nouvelle fois la question de savoir pourquoi Obama, et certains des Faucons qui le conseillent, veulent-ils tant la mort de Bashar – contrairement d'ailleurs à ce que jugent certains membres plus éclairés des services de renseignements américains ou du Pentagone? On évoque généralement des intérêts économiques: avoir à Damas des interlocuteurs favorables aux stratégies pétrolières américaines, ou à celles de ses alliés du Golfe. Mais le risque serait grand: mettre en place des représentants des islamistes. L'Armée Syrienne libre, à laquelle le Congrès américain vient de voter l'attribution de crédits, est moins que fiable. Pour nous, la raison de l'hostilité américaine est politique. La chute de Bashar serait pour l'Amérique un premier pas vers la chute de Poutine, laquelle demeure comme nous l'avons redit plusieurs fois , l'objet ultime de l'Amérique et du Système qu'elle incarne. Le risque d'un axe chiite et "ami" de la Russie associant l'Iran, la Syrie, le Hezbollah, disparaitrait, par ailleurs à la grande satisfaction d'Israël, allié des Etats-Unis. Ce serait aussi un coup porté aux alliés « objectifs » de Poutine au Moyen-Orient, l'Iran, la Chine – tout ceci indirectement, sans avoir à affronter le veto du Conseil de Sécurité de l'ONU.
Les appuis de Bashar al Assad
Ceux-ci proviennent principalement d'Etats que l'Amérique considère, ouvertement ou implicitement, comme ses ennemis :
* La Russie bénéficie de la base navale de Tartous (ou Tartus) concédée par la Syrie à la Russie depuis 1971. Celle-ci présente un intérêt considérable pour elle, vu qu'elle n'a pas d'autres implantations en Méditerranée. On imagine l'émotion si elle décidait d'y baser un des deux porte-hélicoptères Mistral qu'elle vient d'acheter. Elle tire par ailleurs profit des achats d'armes syriens, ceux-ci ayant atteint à ce jour un montant d'environ 5 milliards de dollars et pour lesquels certains nouveaux contrats sont en discussion. Il n'y a pas de petits profits en période de sanctions. Son alliance avec la Syrie alaouite, refuge par ailleurs de nombreux chrétiens, peut montrer que, dans la lutte qu'elle mène de son côté contre les terroristes islamiques, elle peut avoir des alliés chez les pays arabes et parmi les chrétiens d'Orient. Plus généralement, elle sait gré à Bashar al Assad de représenter à ce jour un élément de stabilité dans un Moyen Orient en pleine dissolution. Elle est consciente que sa chute ouvrirait un boulevard de plus aux milices sanguinaires de l'EIIL, comme aux commerces d'otages, d'armes et de drogues dont elle serait une des premières victimes. Elle ne veut à aucun prix suivre l'Amérique dans une voie dont elle a pu constater les conséquences désastreuses, en Irak, en Afghanistan, en Libye. On rappellera aussi que le père de Bashar, Haffez, était considéré par beaucoup, de son vivant, comme un allié "objectif" de l'URSS.
*La Chine soutient Assad pour globalement les mêmes raisons. Elle est opposée aux « changements de régime » provoqués par des interventions militaires des Etats-Unis et de ses alliée européens.
* L'Iran principalement chiite et qui par ailleurs ne se considère pas comme arabe a peu d'alliés dans le monde arabe. Le plus important est la Syrie, qui lui avait apporté son appui dans sa lutte contre Saddam Hussein. Son alliance avec Bashar al Assad, aujourd'hui encore, lui est utile en lui fournissant une ouverture sur la Méditerranée et en lui permettant d'apporter une aide aux éléments chiites du sud Liban.
Autant de raisons pour que l'Amérique veuille abattre Bashar al Assad
Nuire à la Russie, à la Chine et même, malgré un réchauffement récent, à l'Iran (qui reste détestée d'Israël, allié de l'Amérique), constitue autant de raisons pour que, sans se passer du moindre accord du Conseil de Sécurité, et à l'occasion d'une guerre contre l'EIIL, Obama cherche la première opportunité venue pour provoquer la chute de Bashar al Assad. Celui-ci le sait bien. Il dispose encore d'assez de forces pour ne pas faciliter la tâche des américains, comme à leurs alliés éventuels, saoudiens ou jordaniens. Un moment, il avait espéré que promettant une aide à la coalition occidentale en lutte contre l'EIIL, il aurait pu désarmer l'hostilité contre lui. Mais le refus radical des américains lui a ouvert les yeux.
Ceci dit, l'Europe, et plus particulièrement la France, n'auraient aucune raison de soutenir Obama dans sa volonté de détruire la Syrie de Bashar al Assad. Au contraire, les raisons résumées ci-dessus justifiant le soutien de la Russie et de la Chine devraient être aussi les leurs – sans mentionner le refuge que trouvent en Syrie les Chrétiens d'Orient dont la France à juste titre se préoccupe. Mais la question de la Syrie n'a pas pratiquement été abordée lors de la conférence internationale tenue à Paris le 15 septembre
3). Si François Hollande avait manifesté un tant soi peu d'indépendance vis-à-vis du secrétaire d'état John Kerry représentant d'Obama à cette conférence, il aurait du clairement signifier aux autres représentants que la France s'opposerait à toute action offensive contre Bashar al Assad à l'occasion de la lutte entreprise contre l'EIIL.
Il serait encore temps de le faire. Mais cela serait beaucoup demander à François Hollande, qui on s'en souvient, avait été le premier des Européens à vouloir bombarder Damas, si Obama avait persisté dans son intention première...et si la Russie n'était pas intervenue.
Notes
1) http://www.europesolidaire.eu/article.p ... 1484&r_id=
2) http://chinamatters.blogspot.com.br/201 ... syria.html
3) http://www.europesolidaire.eu/article.p ... 1487&r_id=
http://euro-synergies.hautetfort.com/ar ... assad.html
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Ex: http://www.europesolidaire.eu
La plupart des observateurs de la campagne lancée unilatéralement le 10 septembre par Obama contre l'EIIL (ou ISIS) ont noté que, ouvertement ou plus discrètement, cette campagne reposait aussi sur la volonté de renverser Bashar al Assad.
1) Le mot d'ordre, même s'il n'est pas officiellement annoncé, est « ISIS d'abord, Bashar ensuite ».
2) . D'où l'intention de bombarder des bases de l'EIIL en Syrie, c'est-à-dire pratiquement de s'en prendre aux positions de l'armée de Bashar al Assad.
Pour justifier cela aux yeux de l'opinion occidentale, Obama avait depuis longtemps affirmé que la chute de Bashar s'imposait, en juste punition des crimes perpétrés par lui contre son opposition. Mais d'une part, les crimes de ses alliées n'ont jamais fait peur à l'Amérique. D'autre part, il s'était avéré que les plus récents de ces crimes étaient en fait dus à des éléments incontrôlés de l'Armée Syrienne Libre, ou a des milices islamiste agissant sous son couvert. Il y a quelques mois, Obama avait essayé de lancer des attaques aériennes contre Bashar, mais l'intervention de la Russie, opposée à de telles actions, l'en avait dissuadé. Aujourd'hui, il pense retrouver une voie libre à l'occasion de la campagne déclenchée contre l'EIIL.
Ceci pose une nouvelle fois la question de savoir pourquoi Obama, et certains des Faucons qui le conseillent, veulent-ils tant la mort de Bashar – contrairement d'ailleurs à ce que jugent certains membres plus éclairés des services de renseignements américains ou du Pentagone? On évoque généralement des intérêts économiques: avoir à Damas des interlocuteurs favorables aux stratégies pétrolières américaines, ou à celles de ses alliés du Golfe. Mais le risque serait grand: mettre en place des représentants des islamistes. L'Armée Syrienne libre, à laquelle le Congrès américain vient de voter l'attribution de crédits, est moins que fiable. Pour nous, la raison de l'hostilité américaine est politique. La chute de Bashar serait pour l'Amérique un premier pas vers la chute de Poutine, laquelle demeure comme nous l'avons redit plusieurs fois , l'objet ultime de l'Amérique et du Système qu'elle incarne. Le risque d'un axe chiite et "ami" de la Russie associant l'Iran, la Syrie, le Hezbollah, disparaitrait, par ailleurs à la grande satisfaction d'Israël, allié des Etats-Unis. Ce serait aussi un coup porté aux alliés « objectifs » de Poutine au Moyen-Orient, l'Iran, la Chine – tout ceci indirectement, sans avoir à affronter le veto du Conseil de Sécurité de l'ONU.
Les appuis de Bashar al Assad
Ceux-ci proviennent principalement d'Etats que l'Amérique considère, ouvertement ou implicitement, comme ses ennemis :
* La Russie bénéficie de la base navale de Tartous (ou Tartus) concédée par la Syrie à la Russie depuis 1971. Celle-ci présente un intérêt considérable pour elle, vu qu'elle n'a pas d'autres implantations en Méditerranée. On imagine l'émotion si elle décidait d'y baser un des deux porte-hélicoptères Mistral qu'elle vient d'acheter. Elle tire par ailleurs profit des achats d'armes syriens, ceux-ci ayant atteint à ce jour un montant d'environ 5 milliards de dollars et pour lesquels certains nouveaux contrats sont en discussion. Il n'y a pas de petits profits en période de sanctions. Son alliance avec la Syrie alaouite, refuge par ailleurs de nombreux chrétiens, peut montrer que, dans la lutte qu'elle mène de son côté contre les terroristes islamiques, elle peut avoir des alliés chez les pays arabes et parmi les chrétiens d'Orient. Plus généralement, elle sait gré à Bashar al Assad de représenter à ce jour un élément de stabilité dans un Moyen Orient en pleine dissolution. Elle est consciente que sa chute ouvrirait un boulevard de plus aux milices sanguinaires de l'EIIL, comme aux commerces d'otages, d'armes et de drogues dont elle serait une des premières victimes. Elle ne veut à aucun prix suivre l'Amérique dans une voie dont elle a pu constater les conséquences désastreuses, en Irak, en Afghanistan, en Libye. On rappellera aussi que le père de Bashar, Haffez, était considéré par beaucoup, de son vivant, comme un allié "objectif" de l'URSS.
*La Chine soutient Assad pour globalement les mêmes raisons. Elle est opposée aux « changements de régime » provoqués par des interventions militaires des Etats-Unis et de ses alliée européens.
* L'Iran principalement chiite et qui par ailleurs ne se considère pas comme arabe a peu d'alliés dans le monde arabe. Le plus important est la Syrie, qui lui avait apporté son appui dans sa lutte contre Saddam Hussein. Son alliance avec Bashar al Assad, aujourd'hui encore, lui est utile en lui fournissant une ouverture sur la Méditerranée et en lui permettant d'apporter une aide aux éléments chiites du sud Liban.
Autant de raisons pour que l'Amérique veuille abattre Bashar al Assad
Nuire à la Russie, à la Chine et même, malgré un réchauffement récent, à l'Iran (qui reste détestée d'Israël, allié de l'Amérique), constitue autant de raisons pour que, sans se passer du moindre accord du Conseil de Sécurité, et à l'occasion d'une guerre contre l'EIIL, Obama cherche la première opportunité venue pour provoquer la chute de Bashar al Assad. Celui-ci le sait bien. Il dispose encore d'assez de forces pour ne pas faciliter la tâche des américains, comme à leurs alliés éventuels, saoudiens ou jordaniens. Un moment, il avait espéré que promettant une aide à la coalition occidentale en lutte contre l'EIIL, il aurait pu désarmer l'hostilité contre lui. Mais le refus radical des américains lui a ouvert les yeux.
Ceci dit, l'Europe, et plus particulièrement la France, n'auraient aucune raison de soutenir Obama dans sa volonté de détruire la Syrie de Bashar al Assad. Au contraire, les raisons résumées ci-dessus justifiant le soutien de la Russie et de la Chine devraient être aussi les leurs – sans mentionner le refuge que trouvent en Syrie les Chrétiens d'Orient dont la France à juste titre se préoccupe. Mais la question de la Syrie n'a pas pratiquement été abordée lors de la conférence internationale tenue à Paris le 15 septembre
3). Si François Hollande avait manifesté un tant soi peu d'indépendance vis-à-vis du secrétaire d'état John Kerry représentant d'Obama à cette conférence, il aurait du clairement signifier aux autres représentants que la France s'opposerait à toute action offensive contre Bashar al Assad à l'occasion de la lutte entreprise contre l'EIIL.
Il serait encore temps de le faire. Mais cela serait beaucoup demander à François Hollande, qui on s'en souvient, avait été le premier des Européens à vouloir bombarder Damas, si Obama avait persisté dans son intention première...et si la Russie n'était pas intervenue.
Notes
1) http://www.europesolidaire.eu/article.p ... 1484&r_id=
2) http://chinamatters.blogspot.com.br/201 ... syria.html
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Irak : des frappes françaises pour quoi faire ?
La menace terroriste est bien réelle, mais plus de quinze années d’engagements militaires contre les groupes djihadistes ne semblent pas l’avoir réduite.
Fin connaisseur de la chose militaire, Michel Goya, historien et colonel de l’infanterie de marine, l’assure : « Avec le pouvoir actuel et le précédent, on serait allés en Irak en 2003. » Fort de cette conviction, il s’est amusé à imaginer ce que l’affaire aurait alors coûté à notre pays, si Jacques Chirac n’avait pas dit non à cette guerre : « En comparant avec les autres alliés notamment britanniques, nous aurions eu aux alentours de 150 soldats tués et 1 000 blessés, plus des coûts humains indirects (suicides, troubles psychologiques graves, non renouvellement de contrats, etc.) du même ordre, soit l’équivalent de deux régiments complets perdus. Financièrement, en cumulant les coûts militaires et l’aide civile cette opération aurait coûté entre 5 et 10 milliards d’euros à l’Etat, sans parler des coûts indirects (pensions pour les blessés, remise en condition du matériel, etc.) difficilement calculables. » Tout cela pour le résultat politique catastrophique que l’on observe aujourd’hui en Irak, avec le pays sunnite aux mains des djihadistes du pseudo Etat islamique (Daesh) et une nouvelle intervention militaire occidentale, la troisième en moins de vingt-cinq ans.
A l’heure où la France s’engage aux côtés des Américains dans une nouvelle guerre, l’uchronie du colonel Goya est une piqûre de rappel. Les guerres, fussent-elles contre « des barbares et des égorgeurs », ne sont jamais fraîches et joyeuses. Certes, l’opération française Chammal, avec une mission aérienne par jour au-dessus de l’Irak, n’est pas comparable à Iraqi Freedom de 2003. Mais, comme le constate un diplomate, « on va payer le prix fort ». Le montagnard Hervé Gourdel, enlevé en Kabylie par les djihadistes algériens de Jund al-Khilafah (soldats du califat), en sait quelque chose. Ce groupe, lié à al-Qaïda, a fait allégeance à l’Etat islamique et menace de tuer leur otage sous vingt-quatre heures si Paris poursuit ses frappes en Irak. « La France n’a pas peur », martèle le ministère de l’Intérieur Bernard Cazeneuve en réponse aux menaces de Daesh qui appelle à « tuer les sales Français de n’importe quelle manière », précisant que, faute d’explosifs pour confectionner une bombe, il est possible de les « écraser avec votre voiture » L’outrance des propos, de part et d’autre, en témoigne : nous sommes bien en guerre.
Mais pour quoi faire ? Avons-nous tiré le bilan de deux décennies d’interventions militaires occidentales dans le monde musulman ? Barack Obama l’avait fait et son jugement était très négatif. Devant les cadets de West Point, il expliquait en mai que « certaines de nos erreurs les plus coûteuses ne venaient pas de notre retenue, mais de notre volonté de se précipiter dans des aventures militaires sans penser aux conséquences ». Après avoir voulu extirper les Etats-Unis d’une « longue saison de guerres », le président américain est aspiré dans un nouveau conflit en Irak et, depuis mardi, en Syrie. Conjuguée à la pression d’une partie de son Administration (diplomates et militaires), l’émotion suscitée par l’égorgement d’otages américain et britannique, pour légitime qu’elle soit, a tout emporté sur son passage. Or, en matière stratégique, l’émotion est rarement bonne conseillère.[....]
La suite surhttp://www.lopinion.fr/blog/secret-d ... aire-16812
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Ir ... aises-pour
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La menace terroriste est bien réelle, mais plus de quinze années d’engagements militaires contre les groupes djihadistes ne semblent pas l’avoir réduite.
Fin connaisseur de la chose militaire, Michel Goya, historien et colonel de l’infanterie de marine, l’assure : « Avec le pouvoir actuel et le précédent, on serait allés en Irak en 2003. » Fort de cette conviction, il s’est amusé à imaginer ce que l’affaire aurait alors coûté à notre pays, si Jacques Chirac n’avait pas dit non à cette guerre : « En comparant avec les autres alliés notamment britanniques, nous aurions eu aux alentours de 150 soldats tués et 1 000 blessés, plus des coûts humains indirects (suicides, troubles psychologiques graves, non renouvellement de contrats, etc.) du même ordre, soit l’équivalent de deux régiments complets perdus. Financièrement, en cumulant les coûts militaires et l’aide civile cette opération aurait coûté entre 5 et 10 milliards d’euros à l’Etat, sans parler des coûts indirects (pensions pour les blessés, remise en condition du matériel, etc.) difficilement calculables. » Tout cela pour le résultat politique catastrophique que l’on observe aujourd’hui en Irak, avec le pays sunnite aux mains des djihadistes du pseudo Etat islamique (Daesh) et une nouvelle intervention militaire occidentale, la troisième en moins de vingt-cinq ans.
A l’heure où la France s’engage aux côtés des Américains dans une nouvelle guerre, l’uchronie du colonel Goya est une piqûre de rappel. Les guerres, fussent-elles contre « des barbares et des égorgeurs », ne sont jamais fraîches et joyeuses. Certes, l’opération française Chammal, avec une mission aérienne par jour au-dessus de l’Irak, n’est pas comparable à Iraqi Freedom de 2003. Mais, comme le constate un diplomate, « on va payer le prix fort ». Le montagnard Hervé Gourdel, enlevé en Kabylie par les djihadistes algériens de Jund al-Khilafah (soldats du califat), en sait quelque chose. Ce groupe, lié à al-Qaïda, a fait allégeance à l’Etat islamique et menace de tuer leur otage sous vingt-quatre heures si Paris poursuit ses frappes en Irak. « La France n’a pas peur », martèle le ministère de l’Intérieur Bernard Cazeneuve en réponse aux menaces de Daesh qui appelle à « tuer les sales Français de n’importe quelle manière », précisant que, faute d’explosifs pour confectionner une bombe, il est possible de les « écraser avec votre voiture » L’outrance des propos, de part et d’autre, en témoigne : nous sommes bien en guerre.
Mais pour quoi faire ? Avons-nous tiré le bilan de deux décennies d’interventions militaires occidentales dans le monde musulman ? Barack Obama l’avait fait et son jugement était très négatif. Devant les cadets de West Point, il expliquait en mai que « certaines de nos erreurs les plus coûteuses ne venaient pas de notre retenue, mais de notre volonté de se précipiter dans des aventures militaires sans penser aux conséquences ». Après avoir voulu extirper les Etats-Unis d’une « longue saison de guerres », le président américain est aspiré dans un nouveau conflit en Irak et, depuis mardi, en Syrie. Conjuguée à la pression d’une partie de son Administration (diplomates et militaires), l’émotion suscitée par l’égorgement d’otages américain et britannique, pour légitime qu’elle soit, a tout emporté sur son passage. Or, en matière stratégique, l’émotion est rarement bonne conseillère.[....]
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Bachar al-Assad : « Ceux qui ont propagé le terrorisme ne peuvent vaincre les djihadistes »
« Combattre le terrorisme ne peut être le fait de ces pays qui ont aidé à créer des groupes terroristes en leur donnant un soutien logistique et financier et en ayant propagé le terrorisme à travers le monde », a déclaré le président syrien, cité par l’agence de presse officielle Sana.
M. Assad a tenu ces propos lors d’une entrevue à Damas avec Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême iranien de Sécurité nationale, arrivé mardi en Syrie. Les deux hommes ont estimé que les États-Unis abordaient la question de la lutte contre les extrémistes « avec des objectifs cachés qui ne servent pas les peuples de la région« , selon les propos rapportés par Sana.
Damas qualifie de « terroristes » tous les mouvements qui cherchent à renverser le régime, comme les rebelles modérés soutenus par les États-Unis et d’autres membres de la coalition anti-djihadistes, dont des pays du Golfe. Le régime de Bachar al-Assad n’a pas particulièrement réagi au lancement le 23 septembre des frappes de la coalition contre l’EI en Syrie, où ce groupe radical a pris le contrôle, à la faveur de la guerre civile, de larges pans de territoires dans le Nord et l’Est.
Il a insisté sur le fait qu’une action militaire contre l’EI ne pourrait réussir si la coalition n’était pas élargie à la Syrie et à l’Iran, son allié clé dans la région.
Source : Levif.be
http://www.contre-info.com/
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« Combattre le terrorisme ne peut être le fait de ces pays qui ont aidé à créer des groupes terroristes en leur donnant un soutien logistique et financier et en ayant propagé le terrorisme à travers le monde », a déclaré le président syrien, cité par l’agence de presse officielle Sana.
M. Assad a tenu ces propos lors d’une entrevue à Damas avec Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême iranien de Sécurité nationale, arrivé mardi en Syrie. Les deux hommes ont estimé que les États-Unis abordaient la question de la lutte contre les extrémistes « avec des objectifs cachés qui ne servent pas les peuples de la région« , selon les propos rapportés par Sana.
Damas qualifie de « terroristes » tous les mouvements qui cherchent à renverser le régime, comme les rebelles modérés soutenus par les États-Unis et d’autres membres de la coalition anti-djihadistes, dont des pays du Golfe. Le régime de Bachar al-Assad n’a pas particulièrement réagi au lancement le 23 septembre des frappes de la coalition contre l’EI en Syrie, où ce groupe radical a pris le contrôle, à la faveur de la guerre civile, de larges pans de territoires dans le Nord et l’Est.
Il a insisté sur le fait qu’une action militaire contre l’EI ne pourrait réussir si la coalition n’était pas élargie à la Syrie et à l’Iran, son allié clé dans la région.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
« Les Etats-Unis ont créé ce Daesh, s’ils voulaient le détruire, il suffirait d’un mot »
Excellente interview réalisée par Reinformation.tv qui éclaire un peu plus sur la situation syrienne et le rôle déterminant des USA, d’Israël et des monarchies du Golfe dans ce conflit qui tourne au génocide.
Pierre Merjaneh est chrétien et député de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, depuis 2012.
Ancien joueur de basket et conseiller municipal, il bénéficie d’une excellente réputation à Alep comme partout en Syrie, et chose plus rare, chez les partisans de Bachar el Assad comme dans l’opposition…
De passage par la France, il répond aux questions de Réinformation.tv au sujet de la guerre qui ravage son pays depuis presque quatre ans.
Quelle place a eu la majorité des Syriens dans cette guerre ?
Au début, beaucoup de Syriens étaient avec ceux qui réclamaient des réformes, beaucoup ont même manifesté mais petit à petit, ils ont compris que ce n’étaient pas les réformes qui étaient prioritaires dans le combat, mais bien la destruction de l’Etat syrien et de l’armée syrienne. Ceux qui ont compris que ces manifestations allaient finalement conduire au chaos se sont retirés de ce combat qu’ils pensaient juste.
D’ailleurs, lors des dernières élections présidentielles, les Syriens ont été très nombreux à venir voter, mais tous ne sont pas venus voter pour la personne de Bachar el Assad mais pour dire : « l’Etat syrien existe, laissez-nous discuter nous-même notre avenir ».
Y’avait-il à Alep des manifestations comme ailleurs en Syrie dès le début ?
Non pas tellement, il y avait quelques vagues manifestations ici où là de temps en temps. Mais la ville d’Alep est plus ou moins encerclée par des zones d’habitats illégaux dans lesquelles se sont déroulées les premières manifestations.
Il semblait alors que quelque chose se passait là-bas, il y a eu des trahisons à plusieurs niveaux de sorte qu’ils ont pu faire entrer des armes et lorsque les « rebelles » ont voulu attaquer la ville d’Alep c’était donc plus facile…
La première manifestation a été provoquée dans le quartier An-Ansari avec un but bien précis… Il y avait des snipers « rebelles » sur les toits de la place par laquelle la manifestation devait passer.
Et lorsque la police est arrivée, sans aucune autre arme que les matraques habituellement prises lors de manifestations, les manifestants se sont soudainement dispersés. Dix-sept policiers ont alors été tués par les hommes postés sur les toits.
Je peux l’assurer, je me suis immédiatement rendu sur les lieux.
Et c’est exactement l’inverse qui a été raconté par Al Jazeera, Al Arabiya et France 24…
Vous dites que les manifestations « ont été créées », pouvez-vous nous préciser, selon vous, le rôle des Etats-Unis ?
C’est exactement la même chose que ce qu’il s’est passé en Tunisie, en Lybie, en Egypte et même au Soudan, en Irak, au Yemen… Dans toute la région.
L’économie joue toujours un rôle essentiel dans de tels conflits et les Etats-Unis s’intéressent au pétrole et au gaz de la région.
Les Etats-Unis sont les plus à mêmes de savoir les quantités et les capacités pétrolières et gazières de la Syrie…
Ils cherchent donc à placer un gouvernement qui travaille à 100 % pour les Etats-Unis.
Sinon, il lui suffirait de dire un seul mot à la Turquie pour que cette dernière ferme les frontières et cesse d’envoyer armes et djihadistes et ce serait fait.
Et Israël ?
Israël entretient désormais des relations amicales avec Al Nosra ! Ses frontières sont désormais ouvertes pour leurs combattants. Israël les protègent, les soignent et le Premier Ministre va même leur rendre visite à l’hôpital…
Al Nosra qui a été se mettre dans la zone du Golan dans laquelle ni l’armée syrienne ni l’armée israélienne ne peuvent pénétrer…
Que voulez-vous que je dise de plus ? La destruction de l’armée syrienne réjouit Israël qui est d’ailleurs le grand profiteur de tout ce qui se passe dans la région et de l’effondrement des Etats…
Quel est donc le but de l’Etat Islamique ? Et celui de la coalition partie le combattre ?
Le but de l’EI est de créer un Califat dans la région et même au delà, jusqu’en Espagne d’ailleurs…
Les Etats-Unis, par l’intermédiaire du Qatar, de l’Arabie Saoudite, des pays du Golfe présents dans cette coalition, ont créé ce Daesh…
S’ils voulaient le détruire, il leur suffirait d’un mot pour fermer le robinet financier, les arrivées d’armes et de djihadistes… Il leur suffirait d’exiger la fermeture des frontières et de donner un an à l’armée syrienne.
http://www.contre-info.com/les-etats-un ... more-35250
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Excellente interview réalisée par Reinformation.tv qui éclaire un peu plus sur la situation syrienne et le rôle déterminant des USA, d’Israël et des monarchies du Golfe dans ce conflit qui tourne au génocide.
Pierre Merjaneh est chrétien et député de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, depuis 2012.
Ancien joueur de basket et conseiller municipal, il bénéficie d’une excellente réputation à Alep comme partout en Syrie, et chose plus rare, chez les partisans de Bachar el Assad comme dans l’opposition…
De passage par la France, il répond aux questions de Réinformation.tv au sujet de la guerre qui ravage son pays depuis presque quatre ans.
Quelle place a eu la majorité des Syriens dans cette guerre ?
Au début, beaucoup de Syriens étaient avec ceux qui réclamaient des réformes, beaucoup ont même manifesté mais petit à petit, ils ont compris que ce n’étaient pas les réformes qui étaient prioritaires dans le combat, mais bien la destruction de l’Etat syrien et de l’armée syrienne. Ceux qui ont compris que ces manifestations allaient finalement conduire au chaos se sont retirés de ce combat qu’ils pensaient juste.
D’ailleurs, lors des dernières élections présidentielles, les Syriens ont été très nombreux à venir voter, mais tous ne sont pas venus voter pour la personne de Bachar el Assad mais pour dire : « l’Etat syrien existe, laissez-nous discuter nous-même notre avenir ».
Y’avait-il à Alep des manifestations comme ailleurs en Syrie dès le début ?
Non pas tellement, il y avait quelques vagues manifestations ici où là de temps en temps. Mais la ville d’Alep est plus ou moins encerclée par des zones d’habitats illégaux dans lesquelles se sont déroulées les premières manifestations.
Il semblait alors que quelque chose se passait là-bas, il y a eu des trahisons à plusieurs niveaux de sorte qu’ils ont pu faire entrer des armes et lorsque les « rebelles » ont voulu attaquer la ville d’Alep c’était donc plus facile…
La première manifestation a été provoquée dans le quartier An-Ansari avec un but bien précis… Il y avait des snipers « rebelles » sur les toits de la place par laquelle la manifestation devait passer.
Et lorsque la police est arrivée, sans aucune autre arme que les matraques habituellement prises lors de manifestations, les manifestants se sont soudainement dispersés. Dix-sept policiers ont alors été tués par les hommes postés sur les toits.
Je peux l’assurer, je me suis immédiatement rendu sur les lieux.
Et c’est exactement l’inverse qui a été raconté par Al Jazeera, Al Arabiya et France 24…
Vous dites que les manifestations « ont été créées », pouvez-vous nous préciser, selon vous, le rôle des Etats-Unis ?
C’est exactement la même chose que ce qu’il s’est passé en Tunisie, en Lybie, en Egypte et même au Soudan, en Irak, au Yemen… Dans toute la région.
L’économie joue toujours un rôle essentiel dans de tels conflits et les Etats-Unis s’intéressent au pétrole et au gaz de la région.
Les Etats-Unis sont les plus à mêmes de savoir les quantités et les capacités pétrolières et gazières de la Syrie…
Ils cherchent donc à placer un gouvernement qui travaille à 100 % pour les Etats-Unis.
Sinon, il lui suffirait de dire un seul mot à la Turquie pour que cette dernière ferme les frontières et cesse d’envoyer armes et djihadistes et ce serait fait.
Et Israël ?
Israël entretient désormais des relations amicales avec Al Nosra ! Ses frontières sont désormais ouvertes pour leurs combattants. Israël les protègent, les soignent et le Premier Ministre va même leur rendre visite à l’hôpital…
Al Nosra qui a été se mettre dans la zone du Golan dans laquelle ni l’armée syrienne ni l’armée israélienne ne peuvent pénétrer…
Que voulez-vous que je dise de plus ? La destruction de l’armée syrienne réjouit Israël qui est d’ailleurs le grand profiteur de tout ce qui se passe dans la région et de l’effondrement des Etats…
Quel est donc le but de l’Etat Islamique ? Et celui de la coalition partie le combattre ?
Le but de l’EI est de créer un Califat dans la région et même au delà, jusqu’en Espagne d’ailleurs…
Les Etats-Unis, par l’intermédiaire du Qatar, de l’Arabie Saoudite, des pays du Golfe présents dans cette coalition, ont créé ce Daesh…
S’ils voulaient le détruire, il leur suffirait d’un mot pour fermer le robinet financier, les arrivées d’armes et de djihadistes… Il leur suffirait d’exiger la fermeture des frontières et de donner un an à l’armée syrienne.
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