Les preuves du complot contre la Syrie

Tout ce qui concerne les rivalités de pouvoirs ou d'influence sur des territoires et les populations qui y vivent.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 19/10/2016 - 11:43

Zoom - Pierre-Emmanuel Barral : "Quel avenir pour la Syrie ?"



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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 21/10/2016 - 18:07

Les dessous de la reconquête de Mossoul

Il suffit d’observer le positionnement des forces en présence pour comprendre la stratégie.
Il peut paraître surprenant, aux yeux d’un observateur averti, que la reconquête de la deuxième ville d’Irak, tombée aux mains de l’autoproclamé « État islamique », n’ait pas été lancée plus tôt par le « camp du bien », et surtout de constater que, parmi les soutiens de l’armée irakienne, se trouvent ceux qui ont créé, soutenu et financé l’État islamique : CIA et Mossad pour les créateurs, Arabie saoudite et Qatar pour les bailleurs de fonds, Israël grand bénéficiaire du chaos, et, dans le rôle des éternels cocus, les Européens qui vont encore avoir la charge de nombreux réfugiés, trahis par leurs leaders à la botte d’une Amérique qui n’a jamais cessé de chercher à leur faire perdre leurs identités en les islamisant.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/michelvolk/dess ... oul,289355

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 22/10/2016 - 8:44

EXCLU - Sarkozy à Assad : « On va mettre la Syrie à feu et à sang ! » (Rochedy)



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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 28/10/2016 - 16:36

La France décrédibilisée sur la scène internationale

De Frédéric Pichon dans Le Figaro :
"Début octobre, la résolution française, rejetée par le veto russe, avait suscité le commentaire suivant de la part du président français: «Un pays qui mettrait son veto à la résolution de la France sur Alep serait discrédité aux yeux du monde». S'il ne reste que la morale pour convaincre, c'est que la diplomatie française est devenue insignifiante… [...]
L'été 2016 a véritablement rebattu les cartes au Nord de la Syrie. Il semble que la timide réconciliation entre Ankara et Moscou se soit faite sur le dos des Kurdes syriens, et que cela a fait les affaires de Damas. Le problème des Kurdes du PYD, c'est qu'ils ont multiplié tour à tour les alliances de circonstance: avec les Américains, les Russes, les Syriens ce qui les a fait passer pour des partenaires non fiables. À présent, la Turquie les vise tout particulièrement car elle a toujours considéré que le problème kurde était prioritaire pour elle: même si Ankara semble s'être convertie tardivement à la lutte anti-Daech, les Turcs ne considèrent pas autrement le PYD que comme une organisation terroriste. Et Damas n'ira pas à leur secours car cela fait partie aussi du «contrat» avec Erdogan qui de son côté a fermé sa frontière. [...]"
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 04/11/2016 - 7:23

A l’ONU, la Russie rend public un Livre blanc sur les crimes de guerre de la coalition en Syrie

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité, le 28 octobre dernier, les représentants russes ont distribué un Livre blanc sur la Syrie où ils dénoncent les «crimes de guerre perpétrés en Syrie par la coalition internationale et par l’opposition dite modérée».

Selon une source qui s’est confiée à l’agence RIA Novosti, le document contient également «des données statistiques sur le déroulement de l’opération militaire russe en Syrie et sur les livraisons d’aide humanitaire à destination des Syriens, notamment des habitants d’Alep».

Les données exactes concernant le nombre de localités libérées, de terroristes éliminés et de réfugiés ayant regagné leur domicile auraient été également insérés dans ce rapport. Tous les éléments présentés dans le rapport sont accompagnées de cartes de tous les endroits ayant fait l’objet de frappes de la coalition internationale.

Ce Livre blanc a été élaboré par les ministères russes de la Défense et des Affaires étrangères, épaulés par des experts de l’Institut d’études orientales de l’académie des sciences de Russie.

D’après les estimations faites par Moscou, plus de 16 000 personnes sont décédés dans les attaques perpétrées par l’opposition dite «modérée». «Entre février et septembre, les groupes d’opposition qui auraient dû être contrôlés par les Etats-Unis ont commis 2 031 violations du cessez-le-feu, tuant 3 532 militaires et 12 800 civils», lit-on par ailleurs sur le site du ministère des Affaires étrangères.
Le 26 octobre, l’ONG Amnesty International a publié un rapport d’après lequel depuis 2014, la coalition occidentale menée par les Etats-Unis avait tué plus de 300 civils dans ses frappes contre les terroristes de Daesh en Syrie.

Source

http://www.voxnr.com/5292/a-lonu-la-rus ... n-en-syrie

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 19/11/2016 - 15:08

Le point sur la Guerre en Syrie

En 2012, l’Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS) qui regroupe l’ensemble des forces armées rassemble environ 325.000 hommes dont 220.000 pour l’armée de terre.

Cette dernière possède 6 divisions blindées plus une division blindée de réserve, 2 divisions mécanisées plus 2 divisions de réserve, une division de forces spéciales. Il faut y ajouter la Garde républicaine (fondée en 1976) qui se compose de 3 brigades blindées, 1 brigade mécanisée et 1 régiment d’artillerie.

Concernant les matériels : pour les chars 500 T-80, 1.500 T-72, 1.800 T-62, 2.000 T-54/55, les véhicules blindés : 2.100 BMP-1, 100 BMP-2, 300 BMP-3, 1.500 BTR de divers modèles, un peu plus de 700 BRDM-2.

Artillerie automotrice : plus de 400 pièces, artillerie tractée plus de 600 pièces.

Artillerie anti-aérienne : des missiles mais aussi de nombreux canons : 400 ZSU 23-4, 675 S-60 de 57 mm, 650 ZSU 23-2,300 M-1939 de 37 mm, 25 KS-19 de 100 mm.

Une force impressionnante sur le papier, mais il ne faut pas oublier que, comme dans toutes les armées, une partie de ce matériel n’était pas en état de fonctionner : concrètement on peut diviser ces chiffres par 2.

Comme on le voit ci-dessus, cette armée était essentiellement équipée de matériels russes, les tactiques enseignées étaient les tactiques russes, adaptées à un conflit classique contre un État voisin. Elle était donc très mal préparée à un conflit asymétrique comme celui auquel elle a été confrontée à partir de 2012.

L’AAS a du s’efforcer de garder le contrôle des villes qui regroupent la plus grande partie de la population, il lui fallait aussi protéger ses nombreuses bases disséminées sur tout le territoire ainsi que les aéroports, protéger les principales voies de communications.

Cela a amené les forces armées syriennes, affaiblies par un certain nombre de désertions, à s’éparpiller dans le pays. Or, comme le disait Frédéric II de Prusse : « Wer alles defendieren will, defendiert gar nichts » (celui qui veut tout défendre ne défend rien).

Cet éparpillement a permis aux forces rebelles d’attaquer un peu partout des check-pointsgardés par une poignée d’hommes, des dépôts d’armes et de munitions, des bases avec à chaque fois une supériorité numérique, l’AAS n’étant que rarement en mesure de rassembler les effectifs permettant de venir en aide aux points attaqués.

Le résultat : de lourdes pertes en hommes pour les forces armées syrienne, pertes élevées aussi en matériels dont une bonne partie est tombée entre les mains des djihâdistes.

Les djihâdistes ont aussi très vite reçu une aide importante venue de l’extérieur : matériel de communication, missiles anti-chars (BGM-71 TOW, Milan-2 franco-allemands, HJ-8d’origine chinoise, fabriqués au Pakistan et lance-roquettes croates M79 Osa, introduits en Syrie par les Services de Renseignement de la Turquie, de l’Arabie Séoudite, de la France et des États-Unis) venant s’ajouter aux matériels capturés. Cela s’est traduit par de très lourdes pertes en blindés pour l’AAS, d’autant plus que les blindés étaient souvent utilisés en milieu urbain sans protection adéquate d’infanterie.

En 2015 , en dépit de certains gains sur le terrain, l’Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS) se trouvait en grande difficulté.

L’Iran est alors venu à l’aide de la Syrie. La situation s’est améliorée avec l’arrivée en Syrie de formateurs iraniens de la Nirouy-é Ghods1 (bien équipés et bien formés) et de combattants du Hezbollah libanais qui sont intervenus d’abord dans les zones proches de la frontière libanaise.

Globalement l’idée étant de réorganiser les forces armées syriennes autour de deux forces : l’AAS qui doit être le fer de lance de la reconquête du pays et les Quwat ad-Difa’a al-Watani2organisées par la Force Al-Qods sur le modèle du Nirouy-é Moghavémat Bassidj3 qui ont un rôle plus statique de défense du territoire, mais qui interviennent aussi lorsque des combats se déroulent dans leur zone.

Mais le tableau est dans la réalité beaucoup plus compliqué : à la fragmentation des groupes djihâdistes (Ahrār ach-Chām, Al-Jayš al-Islam, Jabhat an-Nusrah li-Ahl ach-Chām4) répond une fragmentation des groupes qui leur sont opposés. En effet, aux côtés des forces syriennes que nous venons d’évoquer, combattent un certain nombre de groupes : Katā’ib al-Baʿth5, <Liwāʾ Suqūr aṣ-Saḥrāʾ<6, Noussour al-Zaoubaale, les Aigles de la tempête qui est la milice du Hizb as-Sūrī al-Qawmī al-Ijtimā`ī (PSNS)7, la Brigade Abou Fadl al-Abbas (chî’îtes irakiens), la <Liwāʾ Fatemiyoun8, la Brigade des Garants de Zeinab formée de volontaires pakistanais. Il faut y ajouter les Palestiniens du FPLP-CG, de la <Liwāʾ al-Quds9 ou encore la Garde Nationaliste Arabe (GNA).

Ce conglomérat de divers groupes rend bien évidemment toute coordination très difficile comme le montre l’échec de l’offensive sur Tabqa en juin 2016 : après la reprise de Palmyre fin mars 2016, le gouvernement syrien a décidé de lancer une offensive vers Tabqa, l’attaque débute le 2 juin avec une force composite d’environ 5.000 hommes qui comprend les Faucons du désert, les 550e et 555e Régiments de la 4e Division mécanisée, des Fouj Al-Mughawayr al-Bahir10, des membres des Forces de Défense nationale, des miliciens du PSNS, de la GNA et des Palestiniens. Cette énumération rend bien compte des difficultés de coordination des forces aussi diverses.

Arrivées à 7 km de l’aéroport de Tabqa, les forces syriennes sont soumises à une violente contre-attaque des troupes d'<Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-<Chām< (DA’ECH), et c’est la débandade, en quelques jours, tous les gains réalisés ont été perdus. Coordonner des troupes d’une même unité est déjà un exercice difficile qui demande de la pratique, mais lorsqu’il s’agit d’unités très différentes, c’est quasiment mission impossible.

Le rôle de l’aviation

L’Al-Qūwāt al-Jawwīyä al-Arabiya as-Sūrī (FAAS)11. alignait 60 MiG-29, 38 MiG-25, 173 MIG-23, 162 MiG-21, 20 Su-24, 50 Su-22, 23 Aero L-39 Albatros. Concernant les hélicoptères : 36 Mi-24, 46 SA-341 Gazelle,136 Mi-8/Mi-17.

Que reste-t-il de cette force aujourd’hui ?

Les pertes ont été lourdes car plusieurs bases aériennes ont été prises par les djihâdistesavec les appareils hors d’état de voler, il y a eu bien sûr les pertes en combat et l’usure très élevée des appareils disponibles qui ont été amenés à réaliser un grand nombre de missions (entre octobre 2014 et juillet 2015 les FAAS auraient réalisées plus de 26.000 sorties). Le résultat : les FAAS ne disposeraient plus que 50% de leurs avions de chasse et d’attaque au sol et de 30% de leurs hélicoptères

Les Su-24MK de l’armée arabe syrienne ont été mis à niveau dans l’usine d’aéronautique russe n° 514 ARZ à Rzhev, et mis au standard des Su-24M2, dotés de systèmes intégrant de navigation et de guidage d’armes de précision (PNS-M), en outre, en 2015, la Russie a fourni à l’aviation syrienne des moteurs et de l’avionique de pointe pour amener 64 MiG-23BN/MLD au standard des MiG-23-98. L’Iran, de son côté a envoyé 10 Su-22 ex-irakiens.

On pourrait penser que disposant de la supériorité aérienne, les forces syriennes sont en mesure de clouer au sol les djihâdistes, d’autant plus qu’à partir du 30 septembre 2015, l’aviation russe est intervenue en Syrie avec une quarantaine d’avions de combat et d’hélicoptères.

Toutefois il faut remettre les choses à plat en revenant sur quelques exemples du passé : lors de la Bataille de Normandie de juin à juillet 1944, les Anglo-américains disposaient d’une supériorité aérienne presque totale, étant en mesure d’engager plusieurs milliers d’avions sur une superficie réduite (un peu plus de 10.000 km2), malgré cela, l’armée allemande a pu tenir, manœuvrer.

Plus près de nous, lors de l’Opération Desert Storm, ce sont plus de 2.000 avions qui ont été engagés et qui ont réalisé environ 200.000 sorties, enfin, lors de la Guerre du Kossovo, l’Opération Allied Force a rassemblé à son maximum 900 appareils qui en 78 jours ont réalisé 37.000 sorties pour un bilan bien médiocre puisque les pertes serbes se sont établies à 14 chars, 18 véhicules blindés et 20 pièces d’artillerie.

Or nous avons évoqué plus haut la relative faiblesse de l’aviation syrienne.

Il faut donc relativiser le poids de l’aviation, il n’est cependant pas question de le nier. Les moyens de repérage moderne permettent de bien cibler les objectifs fixes par contre, hier comme aujourd’hui, les objectifs mobiles sont beaucoup difficiles à traiter : lors de la dernière offensive djihâdiste contre Alep, ceux ci ont été en mesure de regrouper leurs moyens lourds (chars et blindés) sans trop de problème.

Les djihâdistes ont aussi développé des techniques de camouflage de leur matériel lourd dans des hangars et même dans des tunnels .

Afin d’améliorer les capacités aériennes, les Iraniens ont envoyé en Syrie des drones Shahed-129 qui seraient armés. Les Russes de leur côté ont mis en place d’importants moyens de guerre électronique pour protéger leur dispositif contre les moyens de recherche de l’OTAN : le sytème Krasukaha-4 permet de brouiller tous les types de radars y compris ceux des satellites espions américains,en outre, ils viennent d’envoyer sur place un Tu-214R, appareil ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) doté de grandes capacités, il dispose de radars tous temps et de senseurs électro-optiques qui produisent une image du sol, il peut intercepter et analyser une large gamme de signaux (radar, avion, véhicules, téléphones mobiles).

Ces nouveaux moyens font que les djihâdistes ne reçoivent plus de renseignement sur l’Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS), de plus cela permet d’intercepter leurs communications et de repérer en particulier leurs centres de commandement.

En Syrie, l’aviation est en mesure de s’attaquer à des centres de commandement, à des dépôts, elle s’efforce de couper les lignes de ravitaillement djihadiste en attaquant leurs arrières et elle prépare les assauts de l’AAS en pilonnant les lignes ennemies, mais elle loin d’être omnisciente du fait de la faiblesse des effectifs engagés.

Les combats au sol

L’AAS est amenée à combattre dans terrains très variés : zones montagneuses, désertiques, milieu urbain ce qui n’est pas sans lui poser des problèmes d’adaptation.

Nous avons vu que dans les premières années du conflit, l’AAS avait subi de lourdes pertes tant en hommes qu’en matériel du fait des tactiques inadéquates employées. Depuis lors les choses se sont améliorées.

Mais du fait de la nécessité de contrôler le territoire, les combats au sol n’engagent que des effectifs relativement restreints : de quelques dizaines à quelques milliers d’hommes au mieux.

La stabilisation des fronts dans certaines zones a vu la mise en place de fortifications de campagne avec des tranchées, des abris souterrains, des tunnels reliant les points d’appui et une guerre des mines comme durant la 1ère Guerre guerre mondiale ce qui a amené l’AAS a creuser des tranchées de plusieurs mètres de profondeur en avant de ses positions pour protéger celles-ci. Toutefois, l’ASS ne se contente pas de subir, elle s’est mise aussi à la guerre des mines.

Toute attaque nécessite l’utilisation d’une puissance de feu importante pour ramollir les défenses adverses.

Les djihâdistes utilisent des véhicules piégés, pilotés ou même radio-commandés, ces véhicules (4×4 recouverts de plaques métalliques ou même BMP-1 sont bourrés de plusieurs centaines de kg d’explosif) sont utilisés avant une attaque pour faire une brèche dans les lignes de l’armée syrienne. Ils utilisent aussi des pièces d’artillerie et des chars capturés ainsi que des lance-roquettes.

De son côté, l’AAS utilise l’aviation. Pour détruire les positions djihâdistes enterrées, l’aviation russe utilise des bombes anti-bunker BETAB-500. L’AAS fait aussi appel à son artillerie et à ses chars.

Les deux camps utilisent aussi des 4×4 :

les 4×4, souvent appelés technicals, ne sont pas une nouveauté : durant la guerre civile en Russie il y avait déjà les tachankas (charrettes avec dessus une mitrailleuse Maxim), durant la 2ème Guerre mondiale il y avait les véhicules des LRDG et des SAS.

En Syrie nous trouvons une grande variété de ces véhicules, les djihâdistes ont reçu de l’étranger des milliers de ces 4×4, l’AAS s’est mise aussi à les employer, on trouve divers montages sur ces véhicules : mitrailleuses de 12,7 mm, ZPU-1 ou ZPU-2 de 14,5 mm, ZU-23-2 de 23 mm, lance roquettes type 63 à 12 tubes de 107 mm (fabriqué en Turquie sous la dénomination de T-107 par la firme MKEK) canons sans recul .

Missiles anti-char et lance-roquettes anti-chars sont aussi massivement utilisés, contre les blindés bien sûr ce qui a causé des pertes très lourdes à l’AAS et l’a amené à développer des contre-mesures : certains blindés, en particulier ceux de la 4e Division blindée, sont entourés d’une cage destinée à faire détonner les projectiles A-C, un système appelé Birdcase ou Birdhouse a été développé par les Syriens, destiné à parer la menace des missiles anti-chars, il est monté sur des chars mais aussi sur des 4×4.

Les missiles et LRAC sont aussi utilisés contre tout véhicule et contre toute position ennemie, d’où une énorme consommation de ce type d’engins.

L’AAS a aussi amélioré son équipement : elle a reçu une vingtaine de chars T-72B3 et T-90mieux à même de résister aux missiles anti-chars, des BTR-82, des BPM-97 Vystrel, des GAZ Tigr, des systèmes AGS-17 Plamya, des fusils de précision de toutes origines, elle utilise aussi pour le sniping lourd de vieux PTRD (fusil anti-char russe de la 2ème Guerre mondialeen calibre 14,5 mm. L’équipement individuel du fantassin a été renforcé avec la diffusion des gilets pare-balles, d’appareils de visée nocturne.

Des techniciens russes sont venus procéder à la remise en état des blindés hors service faute d’entretien.

L’entraînement a aussi été amélioré avec l’appui de la Nirouy-é Ghods et du Hezbollah.

Les Syriens ont aussi développé un nouveau type de roquette appelé Shams qui reprend le corps de la roquette de 122 mm mais avec une tête de 300 mm soit classique, d’un poids de 250 kg, soit thermobarique, d’un poids de 350 kg, la portée est réduite (de 1,5 km à 3,4 km) mais les effets sont importants. Ces roquettes sont placées dans un conteneur de 5 installé sur un BMP-1 dont la tourelle a été déposée. L’AAS a aussi reçu quelques systèmes TOS-1 Buratino de 220 mm à têtes thermobariques qui ont été déployés dans la province de Lattaquié, les Russes auraient aussi fourni des systèmes PRP-4A Argus de repérage de l’artillerie.

Depuis le début de l’année 2016, la situation de l’armée syrienne s’est améliorée , alors qu’auparavant elle se contentait de subir.

Une stratégie a été mise en place facilitée par la réorganisation qui est intervenue et une meilleure formation tant de l’armée régulière que des Forces de Défense nationale(désormais, avant d’être engagées, les unités bénéficient d’une formation de trois mois).

L’un des axes de cette stratégie passe par la sécurisation de la région de Damas, plus précisément de la région agricole de la Ghouta, des progrès importants ont été réalisés avec, en particulier, la reprise de Daraya. Dans ces zones où les djihâdistes sont encerclés, les opérations militaires visent à les amener à accepter un accord de réconciliation, ce qui s’est fait à Daraya où les djihâdistes et leurs familles ont été transportés vers la région d’Idlib. Dans d’autres cas, comme à Deraa et Al-Soueida les rebelles ont rejoint l’AAS pour être engagés contre <DA’ECH.

Autre axe, le gouvernorat de Lattaquié qui a été entièrement purgé des djihâdistes.

Troisième axe : Alep. Au début de l’été 2013 l’AAS était dans une situation difficile puisqu’elle était encerclée dans Alep, mais l’offensive lancée au début du mois d’octobre a permis de mettre fin à cet encerclement, en novembre 2015, c’est l’aéroport militaire de Kuweires qui est dégagé après un encerclement de plus de deux ans. Début juillet 2016, une offensive de l’AAS permet l’encerclement d’Alep-Est tenu par les djihâdistes, mais début août une offensive djihâdiste menée au sud leur permet de rétablir la liaison avec Alep-Est. Cependant, début septembre, l’AAS a rétabli le siège. Une nouvelle offensive djihâdiste fin octobre début novembre 2016 s’est soldée par un échec.

Alep est donc devenue un enjeu primordial, les pertes sont lourdes des deux côtés, surtout chez les djihâdistes qui en outre perdent beaucoup du matériel lourd qu’ils avaient pu récupérer sur l’AAS, un matériel qu’ils ne pourront renouveler.

L’année 2016 a vu se produire un renversement de la situation en Syrie : l’AAS jusqu’alors surtout cantonnée à la défensive, a pu reprendre la main . La politique de réconciliation menée par le gouvernement syrien a commencé à porter ses fruits avec des accords de cessez-le-feu ou des redditions. La progression de l’AAS a permis de libérer des forces qui ont pu être engagées sur d’autres fronts. Le gros des forces djihâdistes est concentré dans le gouvernorat d’Idlib et aussi au sud près de la frontière avec la Jordanie et d’Israël.

Au nord du pays, en octobre 2015, ont été crées les Forces Démocratiques Syrienne (Hêzên Sûriya Demokratîk en kurde) qui regroupent essentiellement des Kurdes du YPG (unités de protection du peuple : Yekîneyên Parastina Gel), mais aussi des Chrétiens du Conseil militaire syriaque (Mawtbo Fulhoyo Suryoyo) et des Arabes de l’Armée des révolutionnaires (Jayš al-Thuwar). Elles sont soutenues par les États-Unis, elles luttent avant tout contre l’État islamique mais aussi contre certains Contras syriens ce qui explique qu’elles aient parfois été soutenues par l’aviation russe et l’Al-Jayš al-’Arabī as-Sūrī (AAS).

L’avancée des FDS inquiétait la Turquie qui craignait que ne se rejoignent les régions tenues par les Kurdes au Nord est et au Nord Ouest de la Syrie pour former le Rojava ou Kurdistan occidental (Rojavayê Kurdistanê). Ainsi, l’aviation et l’artillerie turques ont bombardé à plusieurs reprises les forces kurdes. La prise de Manbij par les FDS est un signal pour Ankara qui le 24 août lance l’opération Bouclier de l’Euphrate, les forces turques encadrant une piétaille composée d’une douzaine de groupes « rebelles » qui peinent à regrouper 2.000 hommes, la ville de Jarablus est prise sans combat car les forces de l’État Islamiquel’avaient évacué. Une intervention destinée, beaucoup moins à lutter contre l’État Islamiquequ’à empêcher la jonction des forces kurdes. La Turquie contrôle désormais une zone de 1.200 km2 à l’intérieur de la Syrie et s’attache plus à bombarder les Kurdes qu'<Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-<Chām< (DA’ECH).

La guerre en Syrie est malheureusement loin d’être terminée dans la mesure où ce pays est devenu le champs d’affrontement des puissances extérieures. Les calculs des États-Unis et de leurs clients atlantistes et ceux des pétro-monarchies du Golfe ont été déjoués par la résistance du peuple syrien aidé par la Russie et l’Iran. La multiplicité des intervenants rend difficile tout pronostique. Mais la situation dans la région nous concerne du fait de la présence des groupes islamistes qui ont déjà frappé en Europe et qui frapperont encore tant que les frontières de l’Europe seront une passoire et que la « déradicalisation » ne passera pas par la Vichka (acronyme de Vishaïa mepa nakazania : degré suprême du châtiment).

Notes :

Force spéciale en charge des opérations extérieures dévolues aux Pasdaran, commandée par le major-général Qassem Soleimani. Elle dépend exclusivement du Rahbar-é Enqelâb(guide de la révolution), l’Ayatollah Sayyed Ali Hossaini Khâmeneî (et non du président), un peu comme le Kidon du Mossad reçoit ses ordres du seul Premier ministre israélien (la ressemblance s’arrêtant là)
Forces de Défense nationale.
Ou Force de mobilisation de la Résistance, couramment appelé Bassidj, le nom persan signifiant mobilisé.
Ou Front pour la victoire du peuple du Levant, ou de manière abrégée Front al-Nosra.
Brigades du Ba’as.
Ou Brigade des Faucons du désert en français<, forme de réserve territoriale en quelque sorte ou pour faire simple, une sorte de Bassidj syrien, mais relevant de l’AAS, l’armée régulière syrienne.
Parti social national syrien, connu aussi sous le nom donné par la France de Parti populaire syrien, PPS, ou de Parti saadiste ou encore au Liban de Parti nationaliste.
Brigade des Fatimides, composée de chî’îtes afghans.
Brigade de Jerusalem.
En fait, les Marines syriens.
Force aérienne arabe syrienne.
FAAS, AAS, PPS, DA’ECH,
Force de Jérusalem, une branche à part entière du Sêpah-é Pâsdâran-é Enqelâb-é Eslâmi,en français Corps des Gardiens de la révolution islamique). Force spéciale en charge des opérations extérieures dévolues aux Pasdaran, commandée par le major-général Qassem Soleimani. Elle dépend exclusivement du Rahbar-é Enqelâb (guide de la révolution), l’Ayatollah Sayyed Ali Hossaini Khâmeneî (et non du président), un peu comme le Kidondu Mossad reçoit ses ordres du seul Premier ministre israélien (la ressemblance s’arrêtant là)
Forces de Défense nationale.
Ou Force de mobilisation de la Résistance, couramment appelé Bassidj, le nom persan signifiant mobilisé.
Ou Front pour la victoire du peuple du Levant, ou de manière abrégée Front al-Nosra.
Brigades du Ba’as.
Ou Brigade des Faucons du désert en français<, forme de réserve territoriale en quelque sorte ou pour faire simple, une sorte de <Bassidj< syrien, mais relevant de l’AAS, l’armée régulière syrienne.
Parti social nationaliste syrien, connu aussi sous le nom donné par la France de Parti populaire syrien, PPS, ou de Parti saadiste ou encore au Liban de Parti nationaliste.
Brigade des Fatimides, composée de chî’îtes afghans.
Brigade de Jerusalem.
En fait, les Marines syriens.
Force aérienne arabe syrienne.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 10/12/2016 - 13:21

Opérations militaires en Syrie : trois fronts concomitants et tout d’abord Alep

Par Antoine de Lacoste

Les feux de l'actualité sur la lutte contre l 'Etat islamique et la guerre en Syrie sont actuellement braqués sur Mossoul en Irak et Alep en Syrie qui constituent en effet deux fronts essentiels pour la suite du conflit au Proche-Orient.

Mais si l'on veut regarder de plus près la situation en Syrie même, ce sont en réalité trois fronts principaux qui doivent retenir l'attention et que nous décrirons dans trois articles successifs.

Tout d'abord Alep bien sûr, bataille à propos de laquelle la désinformation atteint des sommets. L'Ouest, partie dans laquelle vivent de nombreux chrétiens, est toujours resté aux mains du régime, même si les islamistes ont effectué de multiples tentatives pour s'en emparer. De furieux combats se sont ainsi déroulés en 2013 mais l'armée syrienne, aidée de milices chrétiennes, a pu repousser les assauts coordonnés par le très islamiste Front al Nosra.

La partie Est en revanche, où les Sunnites sont largement majoritaires, est vite tombée aux mains des insurgés. Une bonne moitié d'entre eux sont membres d'al Nosra (rebaptisé depuis Fatah al Cham), le reste évoluant d'une milice à l'autre en fonction des rapports de force internes et du montant de la solde. Le tout étant à coloration largement islamiste n'en déplaisent aux Américains et aux médias occidentaux.

Depuis, le statu quo régnait faute de moyens pour prendre l'avantage.

Mais il y a quelques mois, les Russes ont décidé de reprendre la ville : c'est en effet la dernière grande zone urbaine tenue par les islamistes et sa chute aurait des répercussions psychologiques et stratégiques décisives.

Aidée des Iraniens et des Libanais du Hezbollah chiite, l'armée syrienne a bouclé, non sans mal, le siège de la ville cet été. L'aide de l'aviation russe, d'une très grande efficacité, a une fois de plus joué un rôle essentiel. Les bombardements et les combats de rues sont maintenant quotidiens et les islamistes cèdent peu à peu du terrain non sans une résistance acharnée.

Précisons au sujet des bombardements qu'ils sont réciproques : la partie Ouest reçoit son lot d'obus d'artillerie (le Front Fatah al cham en est richement doté grâce à l'aide de l'Arabie Saoudite) qui fait de nombreuses victimes : mais les comptes de nos médias sont légèrement partiels....

De plus, les bombes russes ne sont jamais aveugles : leur précision a d'ailleurs surpris les experts militaires français et américains qui n'avaient pas perçu à quel point l'armée russe s'était modernisée. La grande difficulté de ce type de combat c'est que les combattants ennemis sont camouflés dans des immeubles où vivent des familles, voire dans des hôpitaux où sont soignés les blessés...

Les islamistes sont en effet experts dans l'art d'utiliser la population comme bouclier puis ensuite de dénoncer les "crimes de guerre" de l'adversaire, sachant que les occidentaux relaieront tout cela sans le moindre discernement (les communistes avaient mis cela très au point lors de la guerre du Viet Nam). C'est une des raisons pour lesquelles le corridor sanitaire instauré par les Russes n'a pas été utilisé par la population auquel il était destiné : les menaces du Front Fatah al Cham étaient omniprésentes et il était physiquement impossible d'emprunter ce corridor sans passer dans la ligne de mire des tireurs islamistes.

Le siège se poursuit donc et les contre-attaques islamistes se font de plus en plus rares. L'échéance est probablement pour bientôt mais tout dépendra de la décision de l'Arabie Saoudite.

Il faut en effet savoir, aussi surprenant que cela puisse paraître, qu'une chaîne continue d'informations circule même au milieu des combats les plus violents.

Les Russes, tout d'abord, parlent beaucoup avec les services secrets turcs depuis la réconciliation intervenue à la demande d'Erdogan et que Poutine, en fin stratège, a acceptée La situation dans le Nord exige de toutes façons un dialogue permanent entre Russes et Turcs tant la situation y est explosive.

Les Turcs eux-mêmes parlent beaucoup aux Saoudiens : entre islamistes on se comprend. De plus la haine des Alaouites en général et de Bachar el Assad en particulier les rapproche encore.

Quant aux Saoudiens, n'en déplaise là-encore aux occidentaux, ils contrôlent totalement le Front Fatah al Cham, fer de lance de l'insurrection islamiste à Alep.

La boucle est ainsi bouclée et lorsque les Russes ont un message à faire passer, ils savent quel canal utiliser. Le tout maintenant est de savoir si les Saoudiens vont demander à leurs affidés de tenir jusqu'au bout pour gagner du temps mais au risque de voir près de 5000 combattants aguerris disparaître. Ils peuvent aussi décider d'économiser leurs troupes et de négocier une retraite en bon ordre avec armes et bagages.

Il y a un précédent à Daraya, dans la banlieue de Damas, où 700 combattants islamistes avaient été évacués vers la province d'Idlib, au Nord-Ouest de la Syrie. Cela s'est passé en août 2016 sous le contrôle de l'armée russe.

Cette province d'Idlib est ainsi en train de devenir, à son tour, un enjeu majeur.

En attendant, une victoire de l'armée syrienne et de ses alliés semble se dessiner à Alep : ce n'est qu'une question de temps.

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 14/12/2016 - 15:35

Alep. La grande désinformation des médias autour des « massacres » et autres « atrocités »

Yann Vallérie Breizh Info cliquez ici=> http://www.breizh-info.com/2016/12/14/5 ... -massacres

Les troupes de Bachar El Assad et leurs alliés vient de remporter une victoire majeure en libérant Alep, deuxième ville la plus peuplée de Syrie, des islamistes. Une libération rendue possible grâce à l’aide apportée par la Russie et l’Iran, tandis que le rôle joué par les puissances occidentales (politiques et médiatiques) – France en tête – semblait à ce jour toujours aussi ambigu.

Le 13 décembre, dans un article du Huffington Post, qui titrait « Les trois types de messages d’Alep qui montrent que des civils sont exécutés », le lecteur avait l’impression que les forces de Bachar el Assad s’étaient livrées à un massacre en libérant Alep. Idem pour France 24 avec « Alep : le dernier appel des condamnés » ou L’Obs, toujours dans la mesure : « Alep : « c’est Srebrenica qui parle. Impuissance » ».

Le gouvernement français – qui a armé, épaulé les rebelles islamistes en Syrie depuis 2011 et notamment Al Nosra – est immédiatement monté au créneau : « Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a indiqué dans un communiqué publié mardi 12 décembre, que ses services disposaient « de nombreuses allégations d’exactions commises par les forces favorables au régime de Bachar Al Assad » à Alep, en Syrie. » pouvait-on lire ici. « De nombreuses allégations d’exactions (…) nous parviennent : assassinats de sang-froid de familles entières au motif qu’elles seraient proches de l’opposition, exécutions sommaires, notamment de femmes et d’enfants, personnes brûlées vives dans leurs maisons, poursuite du ciblage systématique des hôpitaux, de leur personnel et de leurs patients », détaille Jean-Marc Ayrault. Pour le ministre des Affaires étrangères, « de telles atrocités révoltent les consciences. Plus que jamais, il y a urgence à faire cesser les hostilités à Alep. Les soutiens du régime, à commencer par la Russie, ne peuvent pas laisser faire et admettre cette logique de vengeance et de terreur systématique sans prendre le risque d’en être complices » conclut Jean-Marc Ayrault.

Bernard Cazeneuve, Premier ministre au bilan contesté en tant que ministre de l’Intérieur en France, n’a pas eu peur de déclarer : « Ces atrocités qui peuvent être constitutives de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, sont commises avec un cynisme et une inhumanité inouïs. Jamais nous n’accepterons, au nom d’un prétendu réalisme, de nous allier aujourd’hui avec les responsables du martyre d’Alep. » en pointant du doigt le régime syrien en place.

Des déclarations qui interviennent alors que même le secrétaire général de l’ONU, Baan Ki Moon, via Stéphane Dujarric, son porte-parole, a expliqué que : « les Nations unies ne peuvent vérifier de manière indépendante ces informations » à propos des massacres tout en rappelant que « Les Nations unies soulignent l’obligation pour toutes les parties sur le terrain de protéger les civils en se conformant aux règles humanitaires internationales. C’est en particulier la responsabilité du gouvernement syrien et de ses alliés ».

Une journaliste démonte en deux minutes les mensonges médiatiques

Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, expliquait lui dans la foulée – et malgré les interrogation officielle de l’ONU – que l’exécution de 82 civils avait eu lieu et « se baser sur des témoignages concordants et des sources fiables » sans rapporter la preuve de ce qu’il affirmait.

Comme depuis 2011 les fameuses « sources » sont en réalité l’Observatoire Syrien des droits de l’homme (une officine tenue par une personne d’obédience salafiste basée en Angleterre depuis le début du conflit) ou des militants anti régime d’Assad, qui n’ont cessé de désinformer sur ce qui se passait réellement en Syrie. A les entendre depuis 2011 la population aurait été fondamentalement opposée à Bachar El Assad, ce qui n’est absolument pas, dans les faits, prouvé.

« Lors d’une conférence de presse ayant pour thème «Contre la propagande et le changement de régime en Syrie», dans le cadre d’une rencontre de l’ONU, la journaliste canadienne Eva Bartlett est interrogée par son collègue norvégien du journal Aftenposten. Il cherchait à comprendre comment elle pouvait accuser les médias grand public de mensonges sur la situation en Syrie. Deux minutes ont suffi à Eva Bartlett pour faire voler en éclats le mythe de la crédibilité des soi-disant «médias de qualité». peut on lire sur le site Russia Today cliquez là.

Les journalistes de Breizh-info qui ont pu voyager en Syrie durant ces années – à la différence de la plupart des médias français – s’en sont d’ailleurs parfaitement rendus compte . (voir les épisodes de notre reportage cliquez ici).

Alors que s’est-il passé réellement à Alep ? Difficile de le savoir, car comme dans n’importe quelle guerre, chacun joue sa partition ; ainsi, le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. a déclaré que « des équipes de tournage spéciales des terroristes ont filmé les vidéos dénonçant les prétendus bombardements russes , exécutions et autres atrocités à Alep ». Pas vraiment le même langage que celui de M. Cazeneuve, le poids politique de la France au Proche-Orient par rapport à la Russie étant équivalent à celui d’un nain.

M. Konachenkov accuse par ailleurs : « Tous les appels dramatiques à protéger les 250 000 civils encerclés à Alep, qui ont été émis par certains représentants des autorités britanniques et leurs collègues français, ne sont que des propos russophobes . Nos collègues occidentaux et les organisations internationales ont laissé sans réponse les appels de Moscou à envoyer l’aide humanitaire qu’ils avaient promise aux civils ayant échappé aux terroristes à Alep .Or personne à Londres, à Paris, à Berlin ou à Washington n’a jusqu’ici jamais craint d’envoyer l’aide dans les quartiers est d’Alep alors qu’ils étaient contrôlés par les terroristes ».

« influencer l’opinion publique plutôt qu’informer »

Pour Christian Harbulot, Directeur de l’École de Guerre Économique (EGE), la couverture médiatique de la libération d’Alep en France serait une une sorte de « danse de Saint-Guy » des journalistes français : « Nous assistons hélas à un concert de protestations qui relèvent plus de l’intention d’influencer l’opinion publique que le devoir d’informer l’opinion publique française.Pour un certain nombre d’acteurs dans le monde occidental, une victoire de l’armée syrienne appuyée par la Russie à Alep est une défaite en termes d’image. Cela remet en cause toute une procédure diplomatique qui a été suivie depuis un certain nombre d’années, à laquelle la France a participé et qui consistait à mettre en priorité le renversement du régime d’Assad quitte à s’allier avec différentes forces qui hélas s’avèrent plus proches du terrorisme que démocratiques.»

Thierry Mariani, proche de François Fillon et député Les Républicains, a lui aussi un tout autre discours que celui du gouvernement français – dont la diplomatie à l’International depuis 5 ans est à l’image de la décision de François Hollande de ne pas se représenter . «Ceux qui combattent le terrorisme devraient se féliciter de la reprise d’Alep. On passe notre temps à dire que nous sommes en guerre contre le terrorisme. Alors nous devrions nous féliciter du recul des terroristes. C’est un risque en moins pour nous».» a-t-il déclaré, prenant des précautions par rapport aux rumeurs de massacres à Alep : «On n’en sait rien, la première victime d’une guerre, c’est la vérité».

Des propos tempérés contrastant largement avec l’hystérie constatée sur les réseaux sociaux, dernier bastion (pour avoir un écho international) des opposants à Bachar El Assad, parfois alliés aux islamistes les plus sanguinaires, et « sources » privilégiées, depuis 2011, de médias français s’étant largement alignés sur ce qui relève presque de la haine anti Assad de MM. Hollande, Fabius, Ayrault …Rappelons qu’en 2012, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères et chef de la diplomatie française, avait déclaré que « Bachar el Assad ne mériterait pas d’être sur terre ». Quatre années après, et alors que la victoire en Syrie de M. Assad se profile, ces mots sonnent aujourd’hui comme une faute grave, politique et diplomatique.

Enfin par ailleurs, un des principaux concernés, Bachar el Asssad – dont les propos sont systématiquement passés sous silence par la presse subventionnée en France, a déclaré lors d’une interview donnée à Russia Today : «Si nous libérons Alep, les politiques occidentaux et les médias mainstream s’inquiéteront alors du sort des civils, alors qu’ils ne s’en préoccupent pas lorsque la situation inverse se produit, lorsque les terroristes tuent des civils et s’emparent de Palmyre.»

La cité antique est en effet largement menacée par les islamistes aujourd’hui.

Pour conclure, il suffit d’observer le traitement médiatique entre la bataille de Mossoul, cité elle aussi entièrement ravagée par les frappes de la coalition occidentale contre Daesh (avec son lot de civils tués) et la bataille d’Alep – tout comme les enjeux diplomatiques différents, pour s’interroger, lourdement, sur les manipulations visant une nouvelle fois l’opinion publique dans cette guerre en Syrie.

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 18/12/2016 - 0:07

Qui a laissé Daech regrouper 5.000 djihadistes près de Palmyre… en passant inaperçus?

Après avoir regroupé leurs forces, plus de 5000 djihadistes, dont certains en provenance de Mossoul, sont entrés dans Palmyre en utilisant des voitures piégées et des kamikazes. Le directeur de l'Institut des études stratégiques de Damas dévoile à Sputnik à qui sont les satellites et le matériel militaire qui leur ont permis d'entrer dans la ville.
Plus de 5 000 djihadistes, avançant dans trois directions, du nord, de l'est et du sud, sont entrés dans Palmyre, une cité reprise à Daech en mars 2016. La manœuvre de djihadistes est devenue possible notamment parce que les frappes de la coalition sur Raqqa ont été suspendues cette semaine.
À l'heure actuelle, l'armée syrienne se trouve près de la ville, les forces gouvernementales ayant également réussi à évacuer la plupart des civils de Palmyre et se regrouper. Les troupes syriennes mènent en ce moment des combats défensifs et dans les heures qui viennent l’armée va passer à la contre-attaque, raconte à Sputnik le Dr Taleb Ibrahim, directeur adjoint de l'Institut des études stratégiques de Damas.
Même si la plupart des civils ont été évacués par l’armée gouvernementale, il reste selon ses estimations entre 300 et 500 personnes sur place.
D’où viennent ces 5 000 djihadistes?
Les terroristes se sont réunis près de Palmyre en provenance de lieux différents, y compris de Mossoul, une ville qui n'a d’ailleurs pas encore été reprise par la coalition menée par les États-Unis alors même qu'ils projetaient d'y lever le drapeau du vainqueur le 8 novembre, jour de l’élection américaine, et l'envisagent maintenant pour le 20 janvier, jour de l’investiture de Donald Trump. Du coup, détail intéressant pour les terroristes s’abritant dans Palmyre, la coalition a ouvert un corridor grâce auquel ils se sont retrouvés… justement dans Palmyre.
Quant à l’attaque, elle a été soudaine selon le spécialiste. Près de 5 000 combattants de Daech sont entrés dans la ville et l’armée syrienne s'est montrée incapable de repousser l’attaque tout de suite, toutes ses forces étant centrées sur Alep.
Mais le facteur principal de la défaite a été, selon Taleb Ibrahim, la stratégie de Daech: les djihadistes l’appellent « l’attaque des frelons ». Au début, ils forment de petits groupes pour ensuite entamer des séries d’attaques jusqu’à ce qu’ils prennent le contrôle de l’armée.
Mais alors que Daech est confronté à au moins deux grandes offensives dans Mossoul, au nord de l’Irak et à Raqqa, la « capitale » des terroristes en Syrie, d’où viennent ces 5 000 combattants ?
« Je crois que Daech coopère avec le renseignement. Il y a quelques jours seulement, ils n'auraient pas pu organiser une telle offensive. Tout le monde sait que les Forces démocratiques syriennes s’apprêtaient à attaquer Raqqa. Alors, ils ont organisé une rencontre avec les représentants des États-Unis pour discuter d'un plan d’action. Et soudain, tout a été annulé et Daech a reçu le feu vert pour la prendre Palmyre.
Et d’ajouter: « Je pense que l'attaque contre Raqqa a été annulée suite à l’ordre de quelqu'un au sein des services de renseignement américain ou du Moyen-Orient ».
« Entre 4 et 5 000 personnes ainsi que des centaines de chars et de matériel militaire ont été impliqués dans l’offensive. Mais c’était impossible à faire, car des avions, des satellites et d'autres outils d'observation de la coalition se trouvaient à Raqqa. Comment les combattant de Daech ont-ils réussi à passer inaperçus? Je suis sûr que Daech coopère avec la CIA et d'autres agences de renseignement au Moyen-Orient », conclut le directeur adjoint de l'Institut des études stratégiques de Damas.
Source
http://www.oragesdacier.info/2016/12/qu ... -5000.html

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 18/12/2016 - 20:54

I MEDIA S03E44 Alep, propagande de guerre : Ci-gît la vérité.



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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 19/12/2016 - 15:49

Alep : la bataille de l’information fait rage

(NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

Le 15 décembre, le gouvernement syrien a repris les bombardements sur la dernière poche rebelle qui contrôle encore la zone Est d’Alep

Condamnation unanime de par le monde : pour le ministre britannique de la Défense, « Il n’y a pas d’avenir pour le président Assad en Syrie », la France demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, la maire socialiste de Paris fait éteindre la Tour Eiffel, L’Express évoque Sarajevo et Marianne se demande : « Après Alep, comment peut on être démocrate ?».

Et la source exclusive des médias de l’oligarchie est le dénommé « Observatoire syrien des droits de l’homme »

Une officine basée à Londres. A sa tête, un homme seul, au parcours controversé, Rami Abdel Rahmane. Nombre de spécialistes considèrent cette ONG, subventionnée par le Qatar, l’Union européenne, ou encore le Congrès américain par l’intermédiaire du National Endowment for Democracy, comme un instrument de propagande favorable aux Frères musulmans.

D’autres sources sont passées sous silence par la grosse presse

C’est ainsi que lors d’une conférence de presse qu’il a tenue vendredi dernier, le représentant du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, a indiqué que l’ONU, n’ayant pu avoir accès à la zone, « ne dispose pas de preuves attestant que les militaires syriens auraient perpétré des atrocités sur les civils à Alep Est ». Ruppert Colville a précisé : « Certains civils qui tentent de s’enfuir sont apparemment bloqués par des groupes armés de l’opposition (…) notamment le front Fateh el Cham ». Et le diplomate de préciser que le front Fateh el Cham n’est autre que l’ex Front al Nosra, soit al Qaëda en Syrie. La Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie va dans le même sens, affirmant que des groupes rebelles se serviraient des civils comme boucliers humains.

Les médias français opposent les gentils rebelles au méchant Bachar…

Ils osent présenter le groupe « Ahrar al Sham » comme fréquentable, oubliant qu’il s’agit de salafistes armés par le Qatar et l’Arabie saoudite. Ils déplorent la défaite de la brigade turkmène « Sultan Mourad », armée par la Turquie et les Etats Unis. Or une récente vidéo mise en ligne sur l’Observatoire de l’islamisation donne une idée de la radicalité des chefs de cette brigade. Quant à « Fastaqim Kama Amrit », elle même fraction de l’Armée syrienne libre, et elle même armée par les Américains, elle professe un islam pur et dur. Des réalités que les médias préfèrent ignorer…

http://fr.novopress.info/202400/alep-la ... fait-rage/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 22/12/2016 - 15:05

Un résumé de la guerre civile en Syrie, ou le djihadisme au Conseil européen

La guerre civile en Syrie est extrêmement complexe, en raison de sa nature, avec des parties opposées pas toujours identifiables, des pays alliés ou carrément ennemis des unes et des autres et ceux qui jouent, de l’extérieur, de leur influence tantôt auprès des unes, tantôt auprès des autres.

Polémia a reçu d’un lecteur un article, dont il est l’auteur, qui peut servir d’éclairage aux non-initiés des conflits moyen-orientaux. Pour une meilleure compréhension de ce conflit, il nous paraît utile de le reprendre du site Le Nœud Gordien.

Il s’agit d’une part de la traduction en français d’un résumé très éclairant de la guerre civile syrienne par l’essayiste américano-libanais Nassem Taleb, d’autre part de notes et de commentaires sur l’invitation assez extraordinaire d’un représentant djihadiste au Conseil européen, à la demande de la France.
Polémia.

La guerre civile en Syrie, à la fois très violente et très complexe, peut apparaître impossible à bien résumer. C’est pourtant ce que réussit le tableau synthétique de Nassim Taleb, confirmé par les évaluations officielles de la Défense française.

On constate que le soutien aux rebelles d’Alep, ayant passé depuis longtemps les bornes de la décence, dépasse maintenant celles de la folie, pendant que le silence officiel est de règle sur le crime de masse commis par l’Arabie saoudite contre la population du Yémen

L’écrivain Nassim Nicholas Taleb, penseur rigoureux et original, analyste des probabilités et de la gestion des risques est à l’origine notamment du concept de « cygne noir » depuis largement popularisé pour désigner les événements dont la probabilité avait été si totalement négligée que leur possibilité même n’avait pas été aperçue.

Américain d’origine libanaise orthodoxe, c’est aussi quelqu’un qui connaît très bien le Proche-Orient. Le résumé qu’il propose du conflit syrien pourra certes surprendre, il est d’autant plus crédible que Taleb n’a vraiment aucune raison de porter le régime syrien dans son cœur, étant donné que sa famille a eu à en souffrir au moment de la guerre civile libanaise.

La guerre syrienne résumée, ou comment regarder le conflit de manière plus rigoureuse

Original en anglais – Nassim Nicholas Taleb, 15 décembre 2016

Traduction en français et notes – Alexis Toulet pour le Noeud Gordien, 16 décembre 2016

Lire la suite=> http://www.polemia.com/un-resume-de-la- ... -europeen/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 04/01/2017 - 10:06

Il n’y aura pas de partition de la Syrie

En février, quand Alep-Est contenait encore plein de combattants formés en Occident, alliés à Al-Qaïda, la question a été posée au président syrien Bashar el-Assad : « Pensez-vous pouvoir reprendre le contrôle sur tout le territoire syrien ? »

Il avait alors répondu positivement : « C’est un objectif que nous cherchons à atteindre sans aucune hésitation. Il n’y a pas de sens pour nous de dire que nous allons en abandonner une partie [du territoire syrien]. »

Mais ce n’est pas le cas des hommes politiques occidentaux.

D’abord, c’est le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a informé de façon évasive la Commission des relations étrangères du Sénat que l’administration de Barack Obama pouvait avoir un plan B pour la Syrie : « Il se peut qu’il soit bientôt trop tard pour préserver l’intégrité de la Syrie, si nous attendons plus longtemps. »

« Les néo-conservateurs frénétiques et les interventionnistes libéraux insistent sur l’idée de « partition » – faisant peu de cas de cinq années de pronostics erronés »

Ensuite, James Stavridis, ancien commandant suprême de l’OTAN et chef du commandement européen des Etats-Unis a écrit un article pour Foreign Policy, intitulé Il est l’heure de considérer sérieusement la partition de la Syrie, dans lequel il indiquait : « La Syrie en tant que nation est de plus en plus une fiction. »

Puis, le directeur de la CIA John Brennan a rejoint le chœur : « Tant de sang a été versé, je ne sais pas si nous serons en mesure de revenir à [une Syrie unifiée] de mon vivant. »

Mais dorénavant, la cuisante défaite des combattants soutenus par l’Occident à Alep-Est a rebattu les cartes concernant l’idée de la désintégration de la Syrie. Les néo-conservateurs frénétiques et les interventionnistes libéraux insistent sur l’idée de « partition » – faisant peu de cas de cinq années de pronostics erronés assurant que « Assad allait partir ».

Mais Bachar el-Assad comprend quelque chose que les analystes occidentaux, les journalistes et les hommes politiques n’arrivent pas à saisir. Les alliés de la Syrie dans cette guerre – l’Iran, le Hezbollah, l’Irak, la Russie, la Chine – n’ont maintenu que deux lignes rouges tout au long du conflit :

la première est que Bachar el-Assad ne peut être destitué que par une élection nationale, par une majorité de Syriens.

La seconde est l’intégrité de la Syrie.

Leur logique est simple. Le changement de régime, le retraçage des frontières, les combats de mercenaires par procuration, diviser pour régner… les vieux trucs de l’hégémonie occidentale devaient cesser d’être utilisés en Syrie. Sinon, ils trouveraient à qui répondre à Moscou, Pékin et Téhéran.

En bref, un nouvel ordre mondial devrait apparaître sur les cendres du conflit syrien et pour cela, les alliés devront soigneusement contrecarrer les objectifs de l’OTAN et du Conseil de coopération du Golfe et maintenir à tout prix l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Etat syrien.

« La Russie et la Chine ont pesé « de toutes leurs forces » dans ce nouveau développement – soit au Conseil de sécurité de l’ONU, soit par des moyens militaires et financiers ou par des actions diplomatiques »

Le changement calculé dans l’équilibre du pouvoir

En 2013 on pouvait déjà prédire la formation d’une nouvelle alliance au Moyen-Orient, focalisée sur la sécurité et visant à combattre la menace djihadiste qui fait rage en Syrie et dans les pays voisins.

Il était déjà clair à l’époque que les guerres irregulières menées par les djihadistes et leurs puissants donateurs étrangers allaient forces ces quatre pays – le Liban, la Syrie, l’Irak et l’Iran – à coopérer dans le domaine militaire et politique pour éradiquer de leurs territoires les groupes terroristes influencés par les wahhabites.

L’« Arc de sécurité » serait formé d’une façon qui permettrait de protéger l’intégrité territoriale de ces quatre pays, et, en parallèle, adopter une vision du monde convergente qui ouvrirait la voie vers un nouveau système sécuritaire au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, le Liban et l’Iran partagent des frontières sûres avec respectivement la Syrie et l’Irak. Les combattants, les conseillers militaires, les services de renseignement, les transferts d’armes de ces quatre pays sont en jeu, avec une coordination accrue et efficace sur terre et dans les airs.

La Russie et la Chine ont pesé « de toutes leurs forces » dans ce nouveau développement – soit au Conseil de sécurité de l’ONU, soit par des moyens militaires et financiers ou par des actions diplomatiques. Outre cela, galvanisées par la lutte féroce autour de la Syrie, Téhéran, Moscou et Pékin ont promu un nouvel ordre mondial multilatéral après lequel ils couraient – en assurant leur propre sécurité régionale, en renforçant les alliances globales, en en établissant de nouvelles et en créant des institutions politiques, financières et sécuritaires afin d’en finir avec celles contrôlées par l’Occident.

Après le succès de l’« Arc de sécurité » dans la lutte contre les groupes extrémistes, il a paru nécessaire pour ces trois Etats voisins d’impliquer d’autres participants dans cette nouvelle architecture de sécurité régionale – l’Egypte, la Turquie et la Jordanie – chacun d’entre eux pour des motivations différentes.

Mais de nouveaux adhérents pourraient rejoindre cette zone de sécurité, essentiellement parce qu’ils comprennent qu’un gouvernement central affaibli et la fragmentation de la Syrie déborderait dans leurs pays et y créerait des conditions similaires : chaos, instabilité, terrorisme.

Egypte : Sous la direction du Président Abdel Fattah al-Sissi, l’Egypte s’est détournée de ses mécènes saoudites, qui étaient, aux côtés du Qatar et de la Turquie, les principaux sponsors de l’extrémisme en Syrie et en Irak. Plus tôt cette année, Sissi a commencé à se détourner des alliés traditionnels de l’Egypte en Occident et dans la région, en ouvrant la porte à des relations approfondies dans les domaines politique, militaire et économique avec la Syrie, l’Iran, la Russie et la Chine.

« Pour la Syrie, il n’y avait pas de bête noire plus grosse que la Turquie »

Le docteur Christina Lin, professeur de l’Ecole des études internationales avancées de l’Université John Hopkins, explique : « Contrairement à Washington, Sissi considère Assad comme un rempart laïque s’érigeant à l’extrémisme islamique dans le Levant. Si Assad venait à être renversé, le Liban et la Jordanie suivraient, et l’Egypte ne veut pas finir comme la Libye à se faire dépecer entre les Frères musulmans et autres islamistes. »

Au cours de ces derniers mois, l’Egypte visait un dégel diplomatique à l’égard de l’Iran et une coopération militaire avec la Syrie, en se disputant publiquement avec l’Arabie saoudite. Outre cela, elle a été invitée par la Russie et par l’Iran à s’asseoir à la table des pourparlers de paix. Tandis qu’en arrière-plan, la Chine lance en Egypte un projet d’investissement en infrastructures, à hauteur de 60 milliards de dollars, dans un pays à court d’argent.

Turquie : Pour la Syrie, il n’y avait pas de bête noire plus grosse que la Turquie – le sponsor, l’exécuteur et l’organisateur du militantisme djihadiste qui traverse sa frontière sud dans une Syrie déchirée par la guerre. Mais le conflit syrien, à son tour, a estropié et épuisé la Turquie, en entrainant des attaques terroristes dans ses villes, en relançant le conflit « kurde », en isolant son président imprévisible, Recep Tayyip Erdogan, en paralysant son économie et en déclenchant des troubles politiques internes.

Alors, quand les Russes ont soi-disant averti Erdogan du coup d’Etat manqué de cet été – que les Turcs estiment être initié pas les Etats-Unis – l’orientation politique du président turc a commencé à se retourner, et il a commencé à avancer vers une série de compromis avec l’Iran et la Russie sur le conflit syrien. Le premier grand geste d’Erdogan envers Téhéran et Moscou était de débarasser Alep d’une partie de ses combattants, en permettant ainsi aux forces alliées de la Syrie de concentrer leur pouvoir militaire sur les groupes affiliés à Al-Qaïda qui tenaient l’enclave Est.

« Pendant la majeure partie du conflit syrien, les intérêts de la Jordanie ont été bousculés par d’encombrants parrains »

A la suite de la libération d’Alep, les Turcs, les Iraniens et les Russes se sont rencontrés pour déterminer une autre série d’objectifs, y compris un cessez-le-feu au niveau national – une démarche qui a laissé de côté les alliés occidentaux d’Erdogan, soulignant le fait que personne n’a vraiment besoin des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de la France à la table syrienne des négociations.

Jordanie : Pendant la majeure partie du conflit syrien, les intérêts de la Jordanie ont été bousculés par d’encombrants parrains qui ont transformé le Royaume hachémite en un centre d’opérations clandestines des services secrets occidentaux, des agents du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et des centres de formation des rebelles. Mais ces dernières années, le roi Abdullah de Jordanie a été contraint de s’occuper de son pays, financièrement exsangue par les conséquences engendrées de l’afflux massif de réfugiés syriens et par une explosion terrifiante du radicalisme intérieur. Du coup, la Jordanie a discrètement échangé des informations avec les autorités syriennes pour affaiblir le militantisme dans le sud de la Syrie et a fini par fermer sa frontière commune.

Le roi lui-même s’est engagé dans une sortie de navette diplomatique frénétique entre la Russie et la Chine, afin d’obtenir des investissements et une légitimité politique, pour que la Jordanie se trouve dans une position confortable pour suivre l’exemple de ses plus grands voisins, tandis que la tendance régionale des renversements de pouvoir tourne très nettement en faveur de la Syrie.

Ce sont les vainqueurs qui définissent l’avenir, non les vaincus

La libération d’Alep-Est des combattants alliés à Al-Qaïda, est un tournant décisif dans la guerre contre la Syrie. Les principales régions les plus peuplées et à l’infrastructure la plus développée, qui vont du nord au sud la partie ouest du pays, sont maintenant en majorité contrôlées par le gouvernement.

De plus, la libération d’Alep sert de rampe de lancement pour supprimer le corridor vital qui va de la Turquie à Mossoul, qui fournit combattants, équipements militaires et armes à Daesh depuis des années. Les troupes syriennes et leurs alliés seront maintenant capables de virer plein est, vers l’Euphrate, afin de couper cette ligne de vie entre la Turquie et l’Etat islamique.

« Les guerres récentes démontrent qu’une autorité centrale faible ne crée que du vide politique et sécuritaire dans lequel les extrémistes se précipitent »

Avec les points névralgiques de l’ouest syrien sécurisés et les combattants djihadistes sérieusement diminués dans le sud, seules les régions du nord-est posent un défi – mais ces régions sont occupées en majorité par Daesh, où les batailles finales seront menées pour mettre en déroute le groupe terroriste.

Alors, qui exactement les Américains veulent-ils diviser, et pourquoi ?

Les récentes guerres en Afghanistan, en Irak au Yémen et en Libye démontrent clairement qu’une autorité centrale faible ne crée que du vide politique et sécuritaire dans lequel les extrémistes se précipitent pour le remplir. Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a déclaré lui-même qu’il préférait le règne d’hommes forts plutôt que l’instabilité qui prévaut lors des conflits de changement de régime. Ce sont l’Etat islamique et Al-Qaïda qui bénéficient essentiellement du démembrement de la Syrie – et toutes les parties au conflit en sont conscientes.

Les pays de l’« Arc de sécurité » et leurs alliés peuvent éradiquer de manière compétente le terrorisme sur leur sol. La Turquie et les Etats-Unis restent cependant des points de friction majeurs, luttant toujours, contre leurs propres intérêts sécuritaires, pour réclamer leurs droits sur des bandes de territoire du nord-est qui présentent à leurs yeux un intérêt stratégique.

Ce qui est amusant au passage, c’est de voir les intérêts opposés de deux alliés de l’OTAN. Le « projet kurde » des Etats-Unis a fait fuir Erdogan vers les Iraniens et les Russes pour leur demander de l’aide. C’est vraiment ironique que les efforts continus de l’Occident visant à semer la discorde entre les acteurs régionaux, les sectes et les groupes ethniques, puissent se retourner d’un seul coup par le soutien que les Américains fournissent aux nationalistes kurdes. Il n’y a pas de meilleur moyen d’assurer la solidarité entre Arabes, Iraniens et Turcs, que la perspective de l’unification de l’Etat kurde. Même la menace de l’Etat islamique n’en a pas été capable.

Après la victoire d’Alep, Assad s’est de nouveau prononcé sur la partition : « C’est l’espoir de l’Occident et de certains pays dans la région. Si vous regardez la société d’aujourd’hui, la société syrienne est plus unifiée qu’elle ne l’était avant la guerre. Il est hors de question que les Syriens l’acceptent – je parle maintenant d’une grande majorité de Syriens. Après presque six années [de conflit], je peux vous dire que la majorité des Syriens n’accepteront rien de lié à une désintégration – bien au contraire. »

« Vous n’éliminerez jamais une menace à votre sécurité si vous ne l’écrasez pas et ne préservez pas l’Etat »

Il a raison. Pour plus de 70% de Syriens habitant dans des régions contrôlées par le gouvernement, la volonté de continuer la guerre est nulle – et c’est ce que la partition impliquerait : encore des conflits. En outre, non seulement les Syriens, mais tous les pays de l’Arc de sécurité et leurs partenaires sont déterminés plus que jamais à se protéger, en éradiquant le terrorisme qui demeure dans des poches internes à leurs territoires. Comme Assad – et une grande partie de l’Europe aujourd’hui – ils savent que vous n’éliminerez jamais une menace à votre sécurité si vous ne l’écrasez pas et ne préservez pas l’Etat.

Dans le contexte sécuritaire, la partition est hors de question. Dans le contexte militaire, une partition forcée exigera l’engagement de troupes plus puissantes que les armées syrienne, russe, iranienne, égyptienne et du Hezbollah réunies – ce qui est impossible. Dans le contexte politique, la volonté internationale pour une partition « imposée », est nulle.

Donc non, il n’y aura pas de partition de la Syrie.

31 décembre 2016

Sharmine Narwani est politologue et analyste des relations internationales, spécialiste en géopolitique du Moyen-Orient. Elle écrit des articles pour des journaux tels que WashingtonPost, NewYorkTimes, Huffington Post, USAToday et Al Jazeera.

http://www.voxnr.com/7425/il-ny-aura-pa ... e-la-syrie

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 07/01/2017 - 10:04

Bonne nouvelle : Washington écarté des négociations du plan de paix syrien

Pendant que les médias traditionnels se focalisaient sur le « piratage » présumé des élections américaines par des hackers russes et les sanctions prises par le président Obama en guise de dernier round, un événement plus significatif a échappé à leur radar : la rencontre organisée le mois dernier entre les ministres des Affaires étrangères de Russie, d’Iran et de Turquie, s’est conclue par un accord de cessez le feu en Syrie. A ce jour, son application semble être en bonne voie, offrant aux Syriens, au terme de presque six années de guerre, la possibilité de reconstruire leurs vies.

Ce que cet accord a aussi de remarquable, c’est qu’il a été conçu, signé et mis en oeuvre en dehors de toute implication du gouvernement américain.

En réalité, la recherche d’une issue au conflit syrien par ces trois pays est le résultat d’une frustration face à l’entêtement de Washington, qui a toujours refusé de faire le tri entre les « rebelles modérés” et les groupes terroristes et a misé jusqu’au bout sur le renversement du régime syrien. Le gouvernement d’Assad et une grande partie de l’opposition ont été eux aussi partie prenante de cet accord, dont le gouvernement américain ne voulait pas.

Les néoconservateurs et les « interventionnistes humanitaires » nous rabâchent depuis des années que les Etats-Unis ont un rôle central à jouer dans la résolution de toute crise survenant dans le monde. Nous sommes « la nation indispensable » proclament-ils, sans notre implication, le monde s’effondre. Notre crédibilité est en jeu, et si nous n’y allons pas, personne ne le fera à notre place. Les événements de la semaine dernière ont prouvé le contraire.

Le fait est que la façon dont les Etats-Unis s’impliquent pour « résoudre » les crises revient le plus souvent à les faire perdurer. Prenons l’exemple du conflit qui sévit depuis plus de soixante ans entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. L’intervention américaine a-t-elle apporté quoi que ce soit dans la résolution du problème ? Et que dire de nos décennies d’ingérence dans le conflit israélo-palestinien ? Les milliards que nous y avons investis en dessous de table et en actions d’ingérence nous ont-ils rapprochés de la paix ?

La non-ingérence dans les affaires des autres ne décrédibilise aucunement les Etats-Unis aux yeux du monde. C’est au contraire à cause de nos actes d’ingérence, de nos bombardements, de nos drones et de notre engagement en faveur de renversements de régimes que nous sommes déconsidérés. L’obstruction américaine en Syrie a contribué à la poursuite de la guerre. Pendant que les Syriens et les Russes libéraient Alep-Est après quatre années d’occupation par al-Qaida, l’administration d’Obama réclamait un cessez-le-feu. Pendant que les Syriens commençaient à regagner leurs demeures dans Alep-Est, le Département d’Etat s’évertuait à nous persuader que les Russes et le gouvernement syrien s’amusaient à assassiner des civils.

Alors pourquoi cette obsession médiatique sur les accusations non prouvées de piratage informatique russe et sur la riposte prévisible et tout aussi absurde du président Obama ? Parce que ces grands médias sont inféodés aux interventionnistes de Washington et s’acharnent à détourner l’attention de ce qui pourrait être le début de la fin de cet interminable cauchemar syrien.

Ils ne veulent pas que les Américains apprennent que le reste du monde peut résoudre ses crises sans que les Etats-Unis aient à jouer le rôle de gendarme. Quand il sera admis que nous n’avons pas besoin de nous impliquer dans des conflits extérieurs à notre pays, les néoconservateurs auront perdu. Espérons que cette prise de conscience sera rapide!

Ron Paul Traduit par Sylvie Jolivet pour Arrêt sur Info

Source | 3 janvier 2017

http://www.voxnr.com/7567/bonne-nouvell ... aix-syrien

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 24/01/2017 - 7:48

Alep, symbole de la civilisation, enjeu mondial

Romain Koller est un journaliste indépendant, qui a roulé sa bosse aux quatre coins de la Planète. Il connaît comme sa poche les conflits qui déchirent notre pauvre Terre. Il a depuis longtemps pris fait et cause pour les chrétiens d’Orient et propose ici une vision extrêmement stimulante des enjeux de ce conflit mondial d'Alep.
Entretien avec Romain Koller
Pourquoi la prise d'Alep vous paraît-elle tellement importante ? Vous donnez à cette ville une étrange grandeur symbolique ?
L'histoire d'Alep est quadri-millénaire. C’est la plus vieille ville existante habitée au monde depuis les Sumériens. C'est d'ailleurs un point commun avec Mossoul, autre ville conquise par les djihadistes, moins ancienne, mais qui nous fait remonter à l'antique Ninive. Allep aujourd'hui reste le centre industriel et commercial de la Syrie, qui était, rappelons-le, avant la Guerre, un pays économiquement autonome. Il y avait en particulier autour d’Alep un véritable grenier à céréales, avec de grosses industries agro-alimentaires. La Ville n'a pas suivi le fameux « printemps arabe» qui commence en Syrie en mars 2011.
Quelles sont les conséquences du Printemps arabe à Alep ?
Le paradoxe est qu'au départ, cette ville allait tant en souffrir, a pas suivi le ux « Printemps arabe », qui commence Syrie en mars 2011. On sait que ce nom « printemps arabe » est un nom générique a resservi dans d'autres pays, qui a été enté de toutes pièces pour offrir à des événements sanglants un habit d'honorabilité démocratique. À Alep, dont, peu de traces du printemps arabe et aucun soulèvement avant la conquête de la partie Est de la ville par Al Qaïda. Mais en mai 2012, avec Al Qaïda au pouvoir, c'est le chaos dans Alep Est. Les djihadistes ont obligé 1,5 million de personnes à quitter Alep Est, pour aller là où le gouvernement syrien pouvait les accueillir. Ceux qui restaient étaient des habitants qui n'avaient pas pu s'enfuir ou qui nourrissaient des sympathies pour le Califat, en opposition au Parti Baas, au pouvoir en Syrie et qui était plutôt nationaliste. Il y avait des frictions dans la Syrie des Assad, mais plutôt socio-économiques que confessionnelles, avec en particulier un vrai problème de certaines régions rurales. Ces gens avaient subi une météo très sèche, avec des ruptures alimentaires. On doit reconnaître une petite adhésion au Califat en raison de problèmes de pauvreté. Mais les chiffres sont éloquents à Alep Est, 250 000 personnes sont restées, pour 1,5 million qui sont parties.
Cela fait donc une masse de 250 000 personnes en faveur du Califat ?
Non parce que très vite, ces gens ont vu des assassins au nom de la charia, qui violaient leurs filles à 9 ans, parce que Mahomet « le beau modèle » en avait fait autant avec Aïcha. En quatre ans de siège, avec le pilonnage de la Parti Est, ces gens ont fini par haïr le Califat. Les médias ne se sont réveillées que quand effectivement les Syriens ont commencé leur reconquête. S'ils se sont alarmés pour les personnes d'Alep, cela a été pour protéger les djihadistes, en oubliant que côté ouest, à coup de tirs de mortiers, de snipers ou de roquettes, ces djihadistes ont fait 11 000 victimes civiles. Les médias vous parlent de la chute d'Alep. De quoi s'agit-il en réalité ? Juste de faire sortir ces terroristes (parmi lesquels entre 40 000 et 60 000 étrangers, venus du monde entier, Chine, Arabie Saoudite, Tunisie, Maghreb, Caucase, France) d'une zone stratégique du conflit syrien, qui permette ensuite à l'État syrien de contrôler et de couper au besoin les lignes de ravitaillement quand elles servent au Djihad.
Aujourd'hui, donc, les manoeuvres ,des djihadistes à Alep Est commencent à ressortir ?
Effectivement, on apprend ce qui s'est vraiment passé derrière là ligne de démarcation pendant quatre ans, entre 2012 et 2016 ce que l'on a découvert ? 30 % des civils tués qui servaient de boucliers humains. Ces djihadistes sont décidément de grands humanistes On est tombé aussi sur des charniers dans lesquels on a découvert des centaines de soldats de l'armée syrienne, tués souvent après avoir été torturés. Et puis beaucoup d'habitants qui tentaient de fuir sont morts en explosant sur les mines qu'aujourd'hui les forces spéciales russes neutralisent une à une. Mais ce n'est pas tout ! On a aussi dévoilé quelques pseudo-journalistes, faisant partie du Renseignement américain, tout en exerçant le métier de terroriste au service d'Al Qaïda. Je citerai le cas d'un afro-américain, Billal Abdoul Karim, dont la double allégeance, à son pays et aux Djihadistes a défrayé la chronique. Il y en a beaucoup d'autres, et pas seulement des Américains. Il y a des conseillers militaires saoudiens, qataris, français, israéliens etc. D'où l'insistance des Américains sur la nécessité de corridors humanitaires, qui permettent d'évacuer leurs agents en douceur. La négociation a eu lieu entre Kerry et Lavrov. À Alep Est, un bunker avec des forces spéciales de la Coalition et des experts militaires américains, français ou anglais, avait été détruit par l'aviation russe. Et il y a quelques jours, Bachar Al-Jaafari, l'ambassadeur syrien auprès des Nations Unies, vient de transmettre à l'ONU une liste nominative d'experts occidentaux qui sont tombés entre les mains des services Syriens. Et ce n'est pas tout les forces syriennes se sont emparées d'entrepôts pleins d'armes explosives, provenant clairement des stocks de l'OTAN. Ces armes étaient destinées aux Djihad mondial. Elles pouvaient servir contre les populations occidentales. Le député syrien Farès Shehabi a parlé à ce propos d'un véritable « Syriagate ». On pourrait aussi dire qu'il yak matière d'un OTANgate.
Les populations doivent être tétanisées par une telle barbarie ?
Non, les Alépins se mobilisent magnifiquement et immédiatement pour la reconstruction. Ils reçoivent aussi des tonnes de nourriture, non pas en provenance des pays occidentaux, étrangement muets, mais de l'Iran et de la Russie.
Cette délivrance d'Alep, que vous décrivez avec éloquence, doit avoir des conséquences géopolitiques très importantes ?
La reprise d'Alep a une importance mondiale. Elle montre ce que l'on doit appeler la maestria du Président russe Vladimir Poutine. La reprise d'Alep ne l’a pas pris au dépourvu, elle a été précédée d'intenses mouvements diplomatiques, qui ont mené à l'accord du 20 décembre entre la Turquie, l'Iran et la Russie, excluant en pratique les États-Unis de la solution du Conflit régional. En guise de représailles, l'administration Obama n'a rien trouvé de mieux que de chasser 34 diplomates russes, accusés d'avoir fomenté par internet la défaite électorale du camp Démocrate. Poutine a gardé le plus grand flegme, sans céder à la tentation de rétorsions visibles. Il avait montré le même flegme, l’an dernier, souvenez-vous, lorsqu'un avion russe avait été descendu traîtreusement par un pilote turc, agissant sur ordres. Les nerfs de Poutine n'avaient pas flanché, il ne prit que des sanctions économiques... en attendant la suite. Il avait compris très tôt que l'alliance américano-turque était faible et gangrenée par le soutien inconditionnel que les Américains apportaient aux peshmergas kurdes, dont ils ont besoin, aujourd'hui, pour reconquérir Mossoul. L'Oncle Tom avait sans doute aussi pris ombrage de la puissance de Erdogan, nouveau sultan... En 2016, Erdogan a connu quatre tentatives d'assassinat, dont la dernière, en juillet 2016, bien connue sous le nom de « coup d'État des gullénistes » est semble-t-il un coup foireux des services américains, coup prévenu par Poutine, qui a donc... sauvé la vie de son ennemi, en l'avertissant pour lui laisser le temps de se carapater. C'est ce « fier service » qui expliquerait le coup de théâtre d'octobre 2016 la Turquie et la Russie que tout aurait dû éloigner l'une de l'autre, depuis la destruction de l'avion russe, annoncent au monde étonné leur alliance, sur une base avant tout économique. La corbeille de noces est bien garnie : d'un côté, les Russes s'engagent à construire la première centrale nucléaire turque, de l'autre la Turquie accepte de faire passer sur son territoire le fameux gazoduc, qui intéresse non seulement la Russie mais le Qatar et l'Arabie séoudite. Après y avoir mis le prix, Poutine s'est rendu à Ankara, pour signer aussi une alliance stratégique avec la Turquie contre le djihadisme et pour une paix négociée au Proche-Orient. Le changement de cap d'Erdogan est patent. Il est salué par plusieurs attentats en Turquie, fomentés par l'Etat islamique, dont le dernier, pour le Premier de l'an à l'intérieur de la Boîte de nuit RENA à Istanbul. L'assassinat de l'ambassadeur de Russie en Turquie montre aussi combien cette alliance nouvelle gêne en vérité beaucoup de monde.
Concrètement, cela nous mène où ?
Le 20 décembre, les ministres des affaires étrangères russes, turcs et iraniens se sont réunis à Moscou pour mettre au point un cessez le feu en Syrie. Tous les groupes armés ont été d'accord pour appliquer ce cessez le feu dont sont exclus seulement l'État islamique et les groupes affidés à Al Qaïda (Al Nosra).
Le 31 décembre, par la résolution 2336, le Conseil de sécurité a entériné ces négociations, ce qui confirme le rôle désormais moteur de la Russie au service de la fin des hostilités.
Les pourparlers de Genève s'effacent pour le moment, le centre de gravité de la diplomatie mondiale s'est déplacé en Asie, sous l'égide de là Russie et les États-Unis d'Obama n'ont plus d'emprise sur ce processus. Le but évident de ces manœuvres est d'affaiblir Donald Trump en le présentant comme un agent russe. Il s'agit aussi, avant la passation de pouvoir de mobiliser la CIA et le Pentagone contre la Russie. Au moment où nous parlons, les États-Unis envoient 1 200 hommes dans les pays baltes pour des manœuvres militaires aux frontières de la Russie.
Mais de toute façon, la Russie le 20 janvier prochain jour de la prise de fonction de Donald Trump aux États-Unis, ce n'est pas un hasard) réunit autour d'une table la Turquie, l'Iran, la Syrie et les rebelles qui ne sont ni Al Qaïda ni ISIS. Cela se passe non pas à Moscou mais à Astana, au Kazakhstan.
La route est sans encombre ?
Pas exactement. Des groupes contrôlés par Al Qaïda et cornaqués par la Grande Bretagne, ont privé d'eau cinq millions de Damascènes, en versant du mazout dans les sources dans la vallée de Wardi Barada, à une quinzaine de kilomètres de Damas, ou tout simplement en les faisant sauter. 3 000 djihadistes s'y sont regroupés pour combattre l'armée syrienne. Ils viennent de faire la même opération à Alep sur le traitement de l'eau venant de l'Euphrate. Résultat ? L'armée syrienne a dû s'y coller et les instances internationales ont constaté que le cessez le feu n’était pas observé... En outre, les Américains viennent de livrer aux rebelles des Manpads (missile sol-air dangereux pour les hélicoptères russes) et des tow (missiles sol-sol) anti-chars. Barack Obama, n'ayant rien à perdre, a annoncé publiquement cette double livraison.
Les Américains sont les grands perdante pour l'instant ?
Ils sont inquiets que le monde n’apprenne l'ampleur de leurs manœuvres. Raison pour laquelle ils viennent d'éliminer, par drones, deux chefs, d'Al Nostra, qui en savaient trop. Ils s'ingénient à mettre la pression sur les groupes rebelles, pour empêcher la réunion prévue le 20 janvier à Astana. Mais le calendrier reste favorable à Poutine, l'administration Obama vivant ses derniers jours. Il y a 20 ans, la Russie de Eltsine était devenue un non-Etat entre les mains des Américains. Aujourd'hui, la Russie revient en Syrie comme protectrice des chrétiens d'Orient. Mais les patriotes américains ont bien compris que Vladimir Poutine était en réalité le défenseur de l'Occident sur beaucoup de sujets moraux et spirituels.
Propos recueillis par l'abbé G. de Tanoûarn monde&vie 12 janvier 2017

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