11sept 2001 - A qui profite le crime ?
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11sept 2001 - A qui profite le crime ?
Twin Towers - A qui profite le crime ?
10 ans après l'attentat, qui a vraiment bénéficié de la destruction des Twin Towers ?
Billieux
10 ans après l'attentat, qui a vraiment bénéficié de la destruction des Twin Towers ?
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Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
Comment (et pourquoi) peut-on contester la version officielle du 11 septembre 2001 ?
Source : http://www.alterinfo.net
Du côté de nos élites, un nouvel allié est venu rejoindre la part majoritaire, interloquée et indignée de l’humanité : le professeur de géopolitique au Collège Interarmées de Défense – sis à l’École Militaire – Aymeric Chauprade, souverainiste opposé à tous les impérialismes, et auteur de Chronique du choc des civilisations (imprimé en décembre 2008 et sorti il y a trois jours) un ouvrage abondamment illustré avec 10 pages qui traitent de « la version officielle contestée » du 11 septembre 2001 (pp.14-24).
Il était déjà l’invité d’ Eric Laurent et de Thierry Garcin en 2007 pour un précédent maître ouvrage :
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=4277
Je recopie donc quelques passages de ce résumé aux termes soigneusement pesés (l’auteur est en effet chargé d’instruire notre élite militaire, et l’éditeur est réputé pour son sérieux). Parmi les références citées, quelques titres de journaux et de documentaires et quelques noms d’enquêteurs dans le corps du texte, et, à la fin, une courte liste de sites comprenant Complete911timeline (« donne une chronologie critique du 11 septembre et propose des milliers d’articles et de reportages « enterrés» par les grands médias » ), 911Truth.org, Scholarsfor9/11Truth (« rassemble plus de 200 experts et scientifiques »), Reopen911.info (« présente de nombreux articles et répertorie des vidéos, essentiellement américaines » ), et les récents ouvrages de Meyssan (L’effroyable imposture + Le Pentagate, 2007), Griffin (Le nouveau Pearl Harbor, 2006) et Tarpley (La Terreur fabriquée, 2006).
Encarts sur Ben Laden :
« (…) En 1996, Ben Laden déclare ouvertement la guerre aux États-Unis. Le Soudan, qui essaie de redorer son blason auprès de l’Occident, après avoir livré le terroriste Carlos aux Français, propose aux Américains de leur livrer Ben Laden. Etrangement, et probablement sous l’influence de la CIA, dont les connexions avec l’islamisme radical restent ambiguës et qui n’entend sans doute pas voir la justice américaine s’y intéresser de trop près, Washington décline deux fois de suite l’offre soudanaise ».
« La puissance financière de Ben Laden, des liens secrets probablement conservés avec quelques membres de sa nombreuse et riche famille et les liens importants de cette dernière avec le complexe pétrolier texan (dont la famille Bush ), ont contribué à alimenter la thèse d’une conjuration islamo-américaine, voire islamo-américano-sioniste après le 11 septembre 2001, thèse fondée sur l’idée de la convergence d’intérêts entre des djihadistes soucieux d’accélérer le réveil du monde islamique, des Américains intéressés par le pétrole irakien, et des Israéliens décidés à bouleverser les frontières du Moyen-Orient »
Sur le 11-9, plus précisément
« Pourquoi les attaques du 11 septembre 2001 ont-elles constitué une accélération foudroyante du choc des civilisations ? Parce que le monde s’est divisé entre ceux qui pensent qu’un formidable attentat islamiste a déclenché une guerre contre l’Occident libéral et démocratiqe, et ceux qui pensent qu’un machiavélique complot américano-israélien a été le point de départ d’une guerre américaine contre le reste du monde. Une hypothèse qui ne manque pas d’arguments, à défaut de forcément convaincre »
« D’abord, les associations des familles de victime qualifient le texte officiel [rapport final de la commission nationale] de « rapport final de l’omission » ».
« Les théories qui remettent en cause la version officielle s’articulent autour de trois sujets distincts : les attentats contre le World Trade Center, l’attentat contre le Pentagone, l’ambiguïté du renseignement israélien ».
WTC : des tours minées ?
« L’incendie (…) ne peut être responsable de l’effondrement de bâtiments aux structures d’acier. Alors que le Meridian Plazza de Philadelphie, en 1991, a brûlé dix-neuf heures sans s’effondrer, les tours Sud et Nord se seraient respectivement écroulées au bout d’une heure et deux heures d’incendie, ceci quand le Scientific American (octobre 2001) affirme que rien n’a jamais été construit d’aussi solide que le WTC. L’incendie n’a pas été si violent que le prétend la Commission d’enquête, puisque, selon la FEMA (…) le kérosène s’est volatilisé dans l’explosion (…) Le test dit de Cardington atteste qu’un immeuble d’acier résiste à des températures très supérieures à celle de la combustion du kérosène. Le Fire Engineering Magazine, référence dans la science du feu, soutient qu’aucun bâtiment d’acier n’a jamais été détruit par le feu et que l’enquête sur le WTC ne fut qu’une « farce grossière » ».
« Plus troublant encore est le mystère du bâtiment 7 (…) brutalement désintégré à 17h30. Le « FEMA’s Report on the collapse » reconnaît prudemment que « les détails sur les incendies du bâtiment 7 et la façon dont ils ont provoqué l’effondrement sont inconnus ». Mystère qui débouche sur l’étrange M. Larry Silverstein, propriétaire du WTC seulement depuis le 24 juillet 2001 et qui s’était employé à remplacer le personnel d’entretien et de sécurité (…) il avait demandé aux pompiers de « tirer » le bâtiment 7 (terme qui désigne une démolition contrôlée) Or, comment les pompiers de New York, lesquels ne disposaient pas des personnels qualifiés dans le domaine de la démolition contrôlée, auraient-ils pu placer en moins de sept heures les explosifs aux bons endroits dans un bâtiment qui, selon la version officielle, brûlait, quand on sait qu’une implosion préparée demande au minimum deux semaines. Le bâtiment 7 n’était-il pas le centre de contrôle qui aurait servi à la démolition de l’ensemble ? Quelques mois plus tôt, le 23e étage avait été rénové dans le but d’en faire un centre de commande des situations d’urgence pour la mairie de New York. Cet étage (…) pouvait résister à des situations exceptionnelles (…) (et) offrait une vue idéale sur l’ensemble des bâtiments du WTC. Dans Painful Questions, Eric Hufschmid note que la trajectoire des deux avions semblait viser le bâtiment 7, comme si celui-ci émettait un signal d’autoguidage ».
« La thèse des explosifs est illustrée par un autre fait : une carte thermique des gravats du WTC fournie par la NASA montre que, cinq jours après les attentats, la température à l’intérieur des sous-sols du bâtiment 7 et de la tour Sud (où la chaleur est restée piégée) était encore supérieure à la température de fusion de l’acier. Seuls des explosifs comme le C4, qui porte la température à plus de 1600 °C peuvent expliquer la fusion des structures des sous-sols des tours ».
« Quant à l’école de pilotage de Venice (Floride), elle est pointée du doigt pour ses liens historiques avec la CIA ».
« Le matin du 11 septembre, plusieurs simulations militaires pouvant servir de couverture aux attaques eurent lieu (sous le contrôle du NORAD, de l’US Air Force et de la CIA) : il s’agissait de Northern Vigilance, exercice annuel de l’Air Force simulant une attaque russe, qui amena à déplacer les chasseurs patrouillant habituellement dans le Nord-Est vers le Canada et l’Alaska, les exercices Vigilant Warrior et Vigilant Guardian, simulant des détournements d’avions et l’injection de faux signaux d’avions sur les radars, et l’opération Northern Guardian, qui aurait affaibli la capacité de réponse de la base aérienne de Langley ».
LE PENTAGONE
« Les terroristes, qui provoquèrent la mort de plus de 2500 personnes dans le WTC, auraient-ils été assez stupides pour frapper la seule partie vide d’un bâtiment, le Pentagone, où travaillent habituellement 20 000 personnes ? L’aile touchée était en rénovation ; elle devait voir ses murs et fenêtres renforcés face à une attaque d’un missile de croisière ou d’un drone… Pour frapper cette aile en venant de la direction opposée, l’avion (si c’est le vol 11 77) a dû opérer un virage de 270° »
« Lorsque la navette Columbia a explosé à 65 km au-dessus du Texas en 2003, à la vitesse de 19 000 km/h, avec ses sept astronautes, on a retrouvé des lambeaux humains et des débris de l’appareil sur des centaines de kilomètres. Comment expliquer l’absence de débris significatifs et de morceaux de corps dans le cas d vol AA 77 ? (…) Où sont les 60 tonnes des moteurs, du fuselage, des sièges, des bagages et bien sûr des passagers ?. Le drone Global Hawk ressemble à un petit Boeing. Il est silencieux, vole à 18 000 m. d’altitude sans se faire repérer par les radars (les aiguilleurs ne le verraient donc pas venir ; or ils n’ont justement pas vu venir le vol AA 77) et son explosion laisserait, du fait qu’il est composé pour moitié de fibres de carbone et de résine, seulement 2 tonnes de débris. Avec lui, la pelouse du Pentagone ne serait jonchée que de quelques morceaux d’aluminium peu épais, et de fragments de moteur, à l’image de celui que l’on retrouve sur une photo et qui est bien trop petit pour appartenir à un 757.Officiellement, en décembre 2002, l’armée américaine déplorait la perte de deux Global Hawk en opérations, sans que l’on en connaisse la cause (source : Christopher Bolen, reporter)».
LE RENSEIGNEMENT ISRAÉLIEN
Le troisième volet de la « théorie du complot s’articule autour des arrestations de citoyens israéliens par le FBI juste après le 11 septembre. Le très officiel mémorandum de la Commission nationale sur les attaques terroristes du 11 septembre (rapport de la Commission du renseignement du Sénat américain), intitulé « La Surveillance israélienne des futurs pirates de l’air et des suspects du FBI dans les attaques du 11 septembre et son échec à donner aux Etats-Unis les avertissements nécessaires : le besoin d’une enquête publique » (publié le 15 septembre 2004), rapporte de nombreux faits qui ne peuvent qu’alimenter la polémique.
Que dit ce rapport du Sénat ? Des groupes israéliens (plus de 125 personnes), sous couvert d’espionnage dans le cadre de la DEA américaine (Drug Enforcement Agency), suivaient sur le sol américain les activités des islamistes. Ces « Israeli DEA Groups » se divisaient en cellules (New Jersey, Hollywood en Floride, etc.), toutes basées à proximité des cellules islamistes. Leurs moyens lourds d’écoute (notamment des communications de mobiles) font croire aux auteurs du rapport qu’ils disposaient très certainement des détails précis de l’opération terroriste en préparation. Le principal groupe israélien jouxtait à Hollywood le centre de commande des opérations terroristes (…) Le matin du 11 septembre, juste après le premier impact sur les tours jumelles, plusieurs membres de la cellule israélienne du New Jersey, écoutés par le FBI, se seraient réjouis au téléphone du succès de l’opération
Le rapport souligne le décalage entre les avertissements vagues donnés par les Israéliens aux Américains dans la deuxième moitié d’août 2001 et la précision des informations dont disposaient certainement les groupes qui évoluaient sur le territoire américain et « tenaient à la culotte » les groupes islamistes ; il s’interroge sur le rôle de la CIA qui semblait protéger ces groupes israéliens et sur l’ambiguïté de la coopération du « renseignement extérieur » avec le FBI, lequel n’hésita pas à placer plusieurs de ces citoyens israéliens incriminés sur la liste des suspects du 11 septembre, au même titre que les islamistes. Mais ces Israéliens ne resteront pas longtemps aux Etats-Unis. Sans doute du fait des pressions de la CIA et de ses relations avec le Mossad, ils seront expulsés libres, vers Israël et l’on ne parlera plus de l’affaire des espions israéliens du 11 septembre, encore moins en France d’ailleurs qu’aux Etats-Unis (…) A cela s’ajoute l’ensemble des spéculations financières étranges, remarquées par la Commission des opérations de Bourse de New York (…) ».
OPÉRATION SOUS FAUX DRAPEAU ?
« Si l’on fait la synthèse de ces trois volets, chacun ébranlant fortement la thèse officielle, on voit alors s’esquisser une sorte de complot – pas nécessairement à un niveau gouvernemental ou présidentiel, mais associant obligatoirement des composantes du renseignement américain et (ou) israélien – se superposer au complot islamiste. Une conspiration chargée de réussir un attentat sous « faux drapeau » de façon à justifier des choix politiques américains forts. Al-Qaïda, dont la responsabilité dans le 11 septembre proprement dit n’a jamais vraiment été établie, ne serait dès lors que le réseau exécutant et le responsable visible de cette conspiration. Des avions pilotés à distance auraient été téléguidés sur des tours qui devaient s’effondrer sous l’effet de destructions contrôlées à l’explosif, orchestrées à partir du centre de contrôle du bâtiment 7. Le vol AA 77 aurait atterri sur une base militaire de l’Ohio où il aurait disparu avec ses passagers et il aurait été remplacé par un drone Global Hawk envoyé sur l’aile en réfection du Pentagone (…) »
« Les événements tragiques du 11 septembre auraient alors constitué le premier acte d’une sorte de coup d’État invisible limitant les libertés civiles (Patriot Act), et donnant des marges de manœuvre géopolitiques considérables tant à l’Amérique (Asie centrale, Irak, Iran, etc.) qu’à Israël (libéré des contraintes internationales sur la Palestine grâce au spectre du terrorisme international), ainsi que des perspectives économiques nouvelles au complexe militaro-industriel et à l’industrie pétrolière des Etats-Unis ».
« Dans une Amérique hantée par le souvenir de l’assassinat de Kennedy et par les ambiguïtés de l’attaque japonaise de Pearl Harbor, profondément marquée par la culture du complot (ses thrillers multiplient les scénarios de coup d’Etat invisible contre les vieilles libertés américaines), et où la CIA a de lourds antécédents en matière d’opérations sous « faux drapeau », la thèse du complot intérieur est-elle vraiment plus étonnante que la thèse officielle selon laquelle des gens peu expérimentés et non rompus aux techniques du renseignement auraient réussi une opération aussi extraordinaire ? Reste toutefois, pour les tenants de la thèse officielle, l’argument le plus fort : comment une telle conspiration n’a-t-elle pas pu être démasquée dans un pays où tant de contre-pouvoirs peuvent jouer et où tant d’hommes farouchement attachés à leurs libertés sont prêts à se dresser pour « tuer Liberty Valance », pour paraphraser le titre de l’un des plus célèbres westerns de John Ford ? ».
Aymeric CHAUPRADE http://esprit-europeen.fr
Source : http://www.alterinfo.net
Du côté de nos élites, un nouvel allié est venu rejoindre la part majoritaire, interloquée et indignée de l’humanité : le professeur de géopolitique au Collège Interarmées de Défense – sis à l’École Militaire – Aymeric Chauprade, souverainiste opposé à tous les impérialismes, et auteur de Chronique du choc des civilisations (imprimé en décembre 2008 et sorti il y a trois jours) un ouvrage abondamment illustré avec 10 pages qui traitent de « la version officielle contestée » du 11 septembre 2001 (pp.14-24).
Il était déjà l’invité d’ Eric Laurent et de Thierry Garcin en 2007 pour un précédent maître ouvrage :
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=4277
Je recopie donc quelques passages de ce résumé aux termes soigneusement pesés (l’auteur est en effet chargé d’instruire notre élite militaire, et l’éditeur est réputé pour son sérieux). Parmi les références citées, quelques titres de journaux et de documentaires et quelques noms d’enquêteurs dans le corps du texte, et, à la fin, une courte liste de sites comprenant Complete911timeline (« donne une chronologie critique du 11 septembre et propose des milliers d’articles et de reportages « enterrés» par les grands médias » ), 911Truth.org, Scholarsfor9/11Truth (« rassemble plus de 200 experts et scientifiques »), Reopen911.info (« présente de nombreux articles et répertorie des vidéos, essentiellement américaines » ), et les récents ouvrages de Meyssan (L’effroyable imposture + Le Pentagate, 2007), Griffin (Le nouveau Pearl Harbor, 2006) et Tarpley (La Terreur fabriquée, 2006).
Encarts sur Ben Laden :
« (…) En 1996, Ben Laden déclare ouvertement la guerre aux États-Unis. Le Soudan, qui essaie de redorer son blason auprès de l’Occident, après avoir livré le terroriste Carlos aux Français, propose aux Américains de leur livrer Ben Laden. Etrangement, et probablement sous l’influence de la CIA, dont les connexions avec l’islamisme radical restent ambiguës et qui n’entend sans doute pas voir la justice américaine s’y intéresser de trop près, Washington décline deux fois de suite l’offre soudanaise ».
« La puissance financière de Ben Laden, des liens secrets probablement conservés avec quelques membres de sa nombreuse et riche famille et les liens importants de cette dernière avec le complexe pétrolier texan (dont la famille Bush ), ont contribué à alimenter la thèse d’une conjuration islamo-américaine, voire islamo-américano-sioniste après le 11 septembre 2001, thèse fondée sur l’idée de la convergence d’intérêts entre des djihadistes soucieux d’accélérer le réveil du monde islamique, des Américains intéressés par le pétrole irakien, et des Israéliens décidés à bouleverser les frontières du Moyen-Orient »
Sur le 11-9, plus précisément
« Pourquoi les attaques du 11 septembre 2001 ont-elles constitué une accélération foudroyante du choc des civilisations ? Parce que le monde s’est divisé entre ceux qui pensent qu’un formidable attentat islamiste a déclenché une guerre contre l’Occident libéral et démocratiqe, et ceux qui pensent qu’un machiavélique complot américano-israélien a été le point de départ d’une guerre américaine contre le reste du monde. Une hypothèse qui ne manque pas d’arguments, à défaut de forcément convaincre »
« D’abord, les associations des familles de victime qualifient le texte officiel [rapport final de la commission nationale] de « rapport final de l’omission » ».
« Les théories qui remettent en cause la version officielle s’articulent autour de trois sujets distincts : les attentats contre le World Trade Center, l’attentat contre le Pentagone, l’ambiguïté du renseignement israélien ».
WTC : des tours minées ?
« L’incendie (…) ne peut être responsable de l’effondrement de bâtiments aux structures d’acier. Alors que le Meridian Plazza de Philadelphie, en 1991, a brûlé dix-neuf heures sans s’effondrer, les tours Sud et Nord se seraient respectivement écroulées au bout d’une heure et deux heures d’incendie, ceci quand le Scientific American (octobre 2001) affirme que rien n’a jamais été construit d’aussi solide que le WTC. L’incendie n’a pas été si violent que le prétend la Commission d’enquête, puisque, selon la FEMA (…) le kérosène s’est volatilisé dans l’explosion (…) Le test dit de Cardington atteste qu’un immeuble d’acier résiste à des températures très supérieures à celle de la combustion du kérosène. Le Fire Engineering Magazine, référence dans la science du feu, soutient qu’aucun bâtiment d’acier n’a jamais été détruit par le feu et que l’enquête sur le WTC ne fut qu’une « farce grossière » ».
« Plus troublant encore est le mystère du bâtiment 7 (…) brutalement désintégré à 17h30. Le « FEMA’s Report on the collapse » reconnaît prudemment que « les détails sur les incendies du bâtiment 7 et la façon dont ils ont provoqué l’effondrement sont inconnus ». Mystère qui débouche sur l’étrange M. Larry Silverstein, propriétaire du WTC seulement depuis le 24 juillet 2001 et qui s’était employé à remplacer le personnel d’entretien et de sécurité (…) il avait demandé aux pompiers de « tirer » le bâtiment 7 (terme qui désigne une démolition contrôlée) Or, comment les pompiers de New York, lesquels ne disposaient pas des personnels qualifiés dans le domaine de la démolition contrôlée, auraient-ils pu placer en moins de sept heures les explosifs aux bons endroits dans un bâtiment qui, selon la version officielle, brûlait, quand on sait qu’une implosion préparée demande au minimum deux semaines. Le bâtiment 7 n’était-il pas le centre de contrôle qui aurait servi à la démolition de l’ensemble ? Quelques mois plus tôt, le 23e étage avait été rénové dans le but d’en faire un centre de commande des situations d’urgence pour la mairie de New York. Cet étage (…) pouvait résister à des situations exceptionnelles (…) (et) offrait une vue idéale sur l’ensemble des bâtiments du WTC. Dans Painful Questions, Eric Hufschmid note que la trajectoire des deux avions semblait viser le bâtiment 7, comme si celui-ci émettait un signal d’autoguidage ».
« La thèse des explosifs est illustrée par un autre fait : une carte thermique des gravats du WTC fournie par la NASA montre que, cinq jours après les attentats, la température à l’intérieur des sous-sols du bâtiment 7 et de la tour Sud (où la chaleur est restée piégée) était encore supérieure à la température de fusion de l’acier. Seuls des explosifs comme le C4, qui porte la température à plus de 1600 °C peuvent expliquer la fusion des structures des sous-sols des tours ».
« Quant à l’école de pilotage de Venice (Floride), elle est pointée du doigt pour ses liens historiques avec la CIA ».
« Le matin du 11 septembre, plusieurs simulations militaires pouvant servir de couverture aux attaques eurent lieu (sous le contrôle du NORAD, de l’US Air Force et de la CIA) : il s’agissait de Northern Vigilance, exercice annuel de l’Air Force simulant une attaque russe, qui amena à déplacer les chasseurs patrouillant habituellement dans le Nord-Est vers le Canada et l’Alaska, les exercices Vigilant Warrior et Vigilant Guardian, simulant des détournements d’avions et l’injection de faux signaux d’avions sur les radars, et l’opération Northern Guardian, qui aurait affaibli la capacité de réponse de la base aérienne de Langley ».
LE PENTAGONE
« Les terroristes, qui provoquèrent la mort de plus de 2500 personnes dans le WTC, auraient-ils été assez stupides pour frapper la seule partie vide d’un bâtiment, le Pentagone, où travaillent habituellement 20 000 personnes ? L’aile touchée était en rénovation ; elle devait voir ses murs et fenêtres renforcés face à une attaque d’un missile de croisière ou d’un drone… Pour frapper cette aile en venant de la direction opposée, l’avion (si c’est le vol 11 77) a dû opérer un virage de 270° »
« Lorsque la navette Columbia a explosé à 65 km au-dessus du Texas en 2003, à la vitesse de 19 000 km/h, avec ses sept astronautes, on a retrouvé des lambeaux humains et des débris de l’appareil sur des centaines de kilomètres. Comment expliquer l’absence de débris significatifs et de morceaux de corps dans le cas d vol AA 77 ? (…) Où sont les 60 tonnes des moteurs, du fuselage, des sièges, des bagages et bien sûr des passagers ?. Le drone Global Hawk ressemble à un petit Boeing. Il est silencieux, vole à 18 000 m. d’altitude sans se faire repérer par les radars (les aiguilleurs ne le verraient donc pas venir ; or ils n’ont justement pas vu venir le vol AA 77) et son explosion laisserait, du fait qu’il est composé pour moitié de fibres de carbone et de résine, seulement 2 tonnes de débris. Avec lui, la pelouse du Pentagone ne serait jonchée que de quelques morceaux d’aluminium peu épais, et de fragments de moteur, à l’image de celui que l’on retrouve sur une photo et qui est bien trop petit pour appartenir à un 757.Officiellement, en décembre 2002, l’armée américaine déplorait la perte de deux Global Hawk en opérations, sans que l’on en connaisse la cause (source : Christopher Bolen, reporter)».
LE RENSEIGNEMENT ISRAÉLIEN
Le troisième volet de la « théorie du complot s’articule autour des arrestations de citoyens israéliens par le FBI juste après le 11 septembre. Le très officiel mémorandum de la Commission nationale sur les attaques terroristes du 11 septembre (rapport de la Commission du renseignement du Sénat américain), intitulé « La Surveillance israélienne des futurs pirates de l’air et des suspects du FBI dans les attaques du 11 septembre et son échec à donner aux Etats-Unis les avertissements nécessaires : le besoin d’une enquête publique » (publié le 15 septembre 2004), rapporte de nombreux faits qui ne peuvent qu’alimenter la polémique.
Que dit ce rapport du Sénat ? Des groupes israéliens (plus de 125 personnes), sous couvert d’espionnage dans le cadre de la DEA américaine (Drug Enforcement Agency), suivaient sur le sol américain les activités des islamistes. Ces « Israeli DEA Groups » se divisaient en cellules (New Jersey, Hollywood en Floride, etc.), toutes basées à proximité des cellules islamistes. Leurs moyens lourds d’écoute (notamment des communications de mobiles) font croire aux auteurs du rapport qu’ils disposaient très certainement des détails précis de l’opération terroriste en préparation. Le principal groupe israélien jouxtait à Hollywood le centre de commande des opérations terroristes (…) Le matin du 11 septembre, juste après le premier impact sur les tours jumelles, plusieurs membres de la cellule israélienne du New Jersey, écoutés par le FBI, se seraient réjouis au téléphone du succès de l’opération
Le rapport souligne le décalage entre les avertissements vagues donnés par les Israéliens aux Américains dans la deuxième moitié d’août 2001 et la précision des informations dont disposaient certainement les groupes qui évoluaient sur le territoire américain et « tenaient à la culotte » les groupes islamistes ; il s’interroge sur le rôle de la CIA qui semblait protéger ces groupes israéliens et sur l’ambiguïté de la coopération du « renseignement extérieur » avec le FBI, lequel n’hésita pas à placer plusieurs de ces citoyens israéliens incriminés sur la liste des suspects du 11 septembre, au même titre que les islamistes. Mais ces Israéliens ne resteront pas longtemps aux Etats-Unis. Sans doute du fait des pressions de la CIA et de ses relations avec le Mossad, ils seront expulsés libres, vers Israël et l’on ne parlera plus de l’affaire des espions israéliens du 11 septembre, encore moins en France d’ailleurs qu’aux Etats-Unis (…) A cela s’ajoute l’ensemble des spéculations financières étranges, remarquées par la Commission des opérations de Bourse de New York (…) ».
OPÉRATION SOUS FAUX DRAPEAU ?
« Si l’on fait la synthèse de ces trois volets, chacun ébranlant fortement la thèse officielle, on voit alors s’esquisser une sorte de complot – pas nécessairement à un niveau gouvernemental ou présidentiel, mais associant obligatoirement des composantes du renseignement américain et (ou) israélien – se superposer au complot islamiste. Une conspiration chargée de réussir un attentat sous « faux drapeau » de façon à justifier des choix politiques américains forts. Al-Qaïda, dont la responsabilité dans le 11 septembre proprement dit n’a jamais vraiment été établie, ne serait dès lors que le réseau exécutant et le responsable visible de cette conspiration. Des avions pilotés à distance auraient été téléguidés sur des tours qui devaient s’effondrer sous l’effet de destructions contrôlées à l’explosif, orchestrées à partir du centre de contrôle du bâtiment 7. Le vol AA 77 aurait atterri sur une base militaire de l’Ohio où il aurait disparu avec ses passagers et il aurait été remplacé par un drone Global Hawk envoyé sur l’aile en réfection du Pentagone (…) »
« Les événements tragiques du 11 septembre auraient alors constitué le premier acte d’une sorte de coup d’État invisible limitant les libertés civiles (Patriot Act), et donnant des marges de manœuvre géopolitiques considérables tant à l’Amérique (Asie centrale, Irak, Iran, etc.) qu’à Israël (libéré des contraintes internationales sur la Palestine grâce au spectre du terrorisme international), ainsi que des perspectives économiques nouvelles au complexe militaro-industriel et à l’industrie pétrolière des Etats-Unis ».
« Dans une Amérique hantée par le souvenir de l’assassinat de Kennedy et par les ambiguïtés de l’attaque japonaise de Pearl Harbor, profondément marquée par la culture du complot (ses thrillers multiplient les scénarios de coup d’Etat invisible contre les vieilles libertés américaines), et où la CIA a de lourds antécédents en matière d’opérations sous « faux drapeau », la thèse du complot intérieur est-elle vraiment plus étonnante que la thèse officielle selon laquelle des gens peu expérimentés et non rompus aux techniques du renseignement auraient réussi une opération aussi extraordinaire ? Reste toutefois, pour les tenants de la thèse officielle, l’argument le plus fort : comment une telle conspiration n’a-t-elle pas pu être démasquée dans un pays où tant de contre-pouvoirs peuvent jouer et où tant d’hommes farouchement attachés à leurs libertés sont prêts à se dresser pour « tuer Liberty Valance », pour paraphraser le titre de l’un des plus célèbres westerns de John Ford ? ».
Aymeric CHAUPRADE http://esprit-europeen.fr
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Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
Selon 9 scientifiques, la poussière des ruines du World Trade Center contenait un mélange aluminothermique actif
La poussière des ruines du World Trade Center contenait un mélange aluminothermique actif
http://www.dailymotion.com/video/x92lw5 ... from=embed
Vidéo : 11 Septembre: La preuve que des explosifs ont démoli le WTC
Auteurs : Niels H. Harrit, Jeffrey Farrer, Steven E. Jones, Kevin R. Ryan, Frank M. Legge, Daniel Farnsworth, Gregg Roberts, James R. Gourley, Bradley R. Larsen
The Open Chemical Physics Journal (Volume 2)
pp.7-31 (25)
RÉSUMÉ
Nous avons découvert des fragments particuliers rouge et gris dans tous les échantillons de poussière provenant de la destruction du World Trade Center (WTC) que nous avons étudiés. Quatre de ces échantillons, récoltés sur différents sites, font l’objet de cette étude et dans chacun d’entre eux, ces fragments rouge et gris comportent des similitudes. Un résident de Manhattan a recueilli un échantillon environ 10 minutes après l’effondrement de la seconde tour, deux autres ont été récoltés le lendemain et un quatrième approximativement une semaine plus tard. Les propriétés de ces fragments ont été analysées à l’aide de la microscopie optique, de la microscopie électronique à balayage (MEB), de la spectroscopie de rayons X à dispersion d’énergie (EDS) ainsi que de la calorimétrie différentielle à balayage (DSC). Le matériau rouge contient des grains d’environ 100 nm d’épaisseur, en grande partie composés d’oxyde de fer. Il comprend également de l’aluminium, contenu dans des structures s’apparentant à de toute petites plaques. La séparation des composantes au moyen de méthylacétone a démontré la présence d’aluminium élémentaire. L’oxyde de fer et l’aluminium sont étroitement mélangés dans le matériau rouge. Lorsqu’ils sont enflammés dans un dispositif DSC, les fragments exposés produisent des réactions exothermiques, nombreuses mais faibles, à une température avoisinant 430 °C, ce qui est bien en deçà de la température d’ignition normale de la thermite conventionnelle. Après la combustion, les résidus de ces curieux fragments rouges et gris présentaient clairement de multiples sphères riches en fer. La portion rouge des fragments s’est avérée être un matériau aluminothermique non réagi et hautement énergétique.
EXTRAITS
INTRODUCTION
La destruction de trois gratte-ciel (WTC 1, 2 et 7) le 11 septembre 2001 fut une effroyable catastrophe. Elle a non seulement eu des conséquences pour des milliers de personnes et de familles directement touchées, en raison des blessures et des pertes de vie, mais elle a également servi à justifier de nombreux changements couteux et radicaux sur le plan des politiques intérieure et étrangère. Pour ces raisons et d’autres encore, chercher à savoir ce qui s’est vraiment passé ce jour fatidique revêt une importance capitale.
Le gouvernement a fait des efforts considérables pour financer et subventionner diverses enquêtes qui ont mené, en grande partie, à la publication des rapports de FEMA [1] et de NIST [2]. D’autres études sur cette destruction ont eu droit à moins de publicité, mais ne sont pas de moindre importance pour les victimes de cette tragédie, qui demeurent dans l’obligation de découvrir toute la vérité concernant les événements du 11 Septembre. [3-10]. Certaines de ces études se sont judicieusement concentrées sur des preuves relatives à la méthode de destruction des trois gratte-ciel et qui sont demeurées des biens publics, soit des matériaux concrets subsistants, des photographies et vidéos disponibles.
CONCLUSIONS
Nous avons découvert des fragments rouges et gris en quantité significative dans la poussière provenant de la destruction du World Trade Center. Nous avons appliqué, entre autres, les méthodes SEM et EDS afin de déterminer la structure et la signature chimique à petite échelle de ces débris, notamment de la composante rouge. Celle-ci est davantage intéressante et comporte les caractéristiques suivantes :
1.Elle est composée d’aluminium, de fer, d’oxygène, de silicium et de carbone. Des quantités moindres d’éléments potentiellement réactifs sont parfois présentes, comme le potassium, le souffre, le plomb le baryum et le cuivre.
2.Les éléments primordiaux (Al, Fe, O, Si, C) sont tous présents sous la forme de particules à une échelle allant de dizaines à des centaines de nanomètres et la cartographie EDS démontre un fin mélange de ceux-ci.
3.Lorsque traitée avec du solvant de méthylacétone, une certaine séparation des composantes s’est produite. L’aluminium élémentaire est devenu suffisamment concentré pour être identifié clairement dans la substance avant la combustion.
4.L’oxyde ferrique apparait sous la forme de grains à facettes d’environ 100 nm d’épaisseur, alors que l’aluminium se présente sous forme de structures ressemblant à des plaquettes. La petite taille des particules d’oxyde de fer permet de qualifier cette substance de « nanothermite » ou « superthermite ».
5.Une analyse démontre que le rapport fer-oxygène correspond au Fe203. La substance rouge présente dans les quatre échantillons de poussière était similaire sur ce plan. Il y avait de l’oxyde de fer dans le matériau avant la combustion, mais pas de fer élémentaire.
6.En nous basant sur la présence d’aluminium élémentaire et d’oxyde de fer dans la substance rouge, nous sommes venus à la conclusion que ce matériau contient les ingrédients de la thermite.
7.La DSC a démontré que le matériau s’enflamme et réagit vigoureusement lorsqu’il atteint 430 °C, avec un dégagement de chaleur plutôt faible correspondant de très près à une observation indépendante sur un échantillon reconnu de superthermite. La basse température d’ignition et la présence de grains d’oxyde de fer de moins de 120 nm confirment qu’il ne s’agit pas de thermite conventionnelle (laquelle s’enflamme à plus de 900 °C), mais fort probablement d’une forme de superthermite.
8.Après avoir allumé plusieurs fragments rouges et gris dans une DSC à 700 °C, nous avons trouvé de nombreuses sphères riches en fer ainsi que des sphéroïdes dans les résidus. Cela indique qu’une réaction à la température élevée s’était produite, puisque le produit riche en fer a, de toute évidence, dû fondre afin de prendre ces formes. Dans plusieurs de ces sphères, du fer élémentaire a été vérifié car le contenu en fer excédait significativement le contenu en oxygène. Nous concluons qu’une réaction de réduction et d’oxydation à haute température s’est opérée dans les débris chauffés, notamment, une réaction aluminothermique.
9.Les sphéroïdes produits par les tests de DSC et d’inflammation possèdent une signature EDS (Al, Fe, O, Si, C), appauvrie en carbone et en aluminium comparativement au matériau rouge original. Cette signature chimique correspond remarquablement à celle des sphéroïdes créés par l’inflammation de la thermite commerciale, ainsi qu’à celle des microsphères trouvées dans la poussière du WTC [5].
10. La teneur en carbone du matériau rouge indique la présence d’une substance organique, que l’on trouve habituellement dans les formules de superthermite. Elle sert à produire de fortes pressions de gaz lors de l’ignition et à rendre les formules explosives. La nature de l’élément organique dans les fragments nécessite des recherches approfondies. Nous soulignons qu’il s’agit probablement aussi d’une substance énergétique, puisque la quantité totale d’énergie libérée dans certains tests DSC excède le maximum reconnu théoriquement dans une réaction aluminothermique conventionnelle.
Sur la base de ces observations, nous concluons que la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique. http://www.reopen911.info
Remarque de la rédaction de Mondialisation.ca
Définition de thermite :
Nom de marque d’une mixture sidérurgique et incendiaire composée d’une fine poudre d’aluminium et d’oxyde métallique, habituellement du fer, produisant une chaleur intense lors de la combustion.
The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition copyright ©2000 by Houghton Mifflin Company. Updated in 2003. Published by Houghton Mifflin Company. All rights reserved.
La thermite est un composé pyrotechnique de poudre de métal et d’oxyde métallique provoquant une réaction aluminothermique. (Wikipedia version anglaise)
Il est question de la fusion et de la combustion des structures métalliques.
« Les métaux peuvent brûler si les conditions sont adéquates, de la même façon que le bois ou l’essence. […] Une réaction aluminothermique est un processus impliquant la combinaison et la combustion d’une mixture précise de combustibles métalliques. Cette combustion requiert des températures extrêmement élevées. »
Les lecteurs peuvent tirer leurs propres conclusions quant à la portée considérable de ces constatations.
Bien que les auteurs n’abordent pas la question plus large des attaques du 11 Septembre, leurs conclusions sont directement liées aux causes probables de l’effondrement des édifices du WTC ce jour-là. Leurs constats mettent également en doute la validité du rapport officiel de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre.
Références :
ISSN: 1874-4125
doi: 10.2174/1874412500902010007
Article intégral (en anglais) : The Open Chemical Physics Journal : http://www.bentham.org/open/tocpj/artic ... 7TOCPJ.pdf
Notes de ReOpenNews:
Voir l’interview de Niels Harrit sur la TV2 danoise http://www.dailymotion.com/user/ReOpen9 ... fs-au_news ainsi que la précédente ReOpenNews "Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC" http://www.reopen911.info/News/2009/04/ ... rs-du-wtc/
La poussière des ruines du World Trade Center contenait un mélange aluminothermique actif
http://www.dailymotion.com/video/x92lw5 ... from=embed
Vidéo : 11 Septembre: La preuve que des explosifs ont démoli le WTC
Auteurs : Niels H. Harrit, Jeffrey Farrer, Steven E. Jones, Kevin R. Ryan, Frank M. Legge, Daniel Farnsworth, Gregg Roberts, James R. Gourley, Bradley R. Larsen
The Open Chemical Physics Journal (Volume 2)
pp.7-31 (25)
RÉSUMÉ
Nous avons découvert des fragments particuliers rouge et gris dans tous les échantillons de poussière provenant de la destruction du World Trade Center (WTC) que nous avons étudiés. Quatre de ces échantillons, récoltés sur différents sites, font l’objet de cette étude et dans chacun d’entre eux, ces fragments rouge et gris comportent des similitudes. Un résident de Manhattan a recueilli un échantillon environ 10 minutes après l’effondrement de la seconde tour, deux autres ont été récoltés le lendemain et un quatrième approximativement une semaine plus tard. Les propriétés de ces fragments ont été analysées à l’aide de la microscopie optique, de la microscopie électronique à balayage (MEB), de la spectroscopie de rayons X à dispersion d’énergie (EDS) ainsi que de la calorimétrie différentielle à balayage (DSC). Le matériau rouge contient des grains d’environ 100 nm d’épaisseur, en grande partie composés d’oxyde de fer. Il comprend également de l’aluminium, contenu dans des structures s’apparentant à de toute petites plaques. La séparation des composantes au moyen de méthylacétone a démontré la présence d’aluminium élémentaire. L’oxyde de fer et l’aluminium sont étroitement mélangés dans le matériau rouge. Lorsqu’ils sont enflammés dans un dispositif DSC, les fragments exposés produisent des réactions exothermiques, nombreuses mais faibles, à une température avoisinant 430 °C, ce qui est bien en deçà de la température d’ignition normale de la thermite conventionnelle. Après la combustion, les résidus de ces curieux fragments rouges et gris présentaient clairement de multiples sphères riches en fer. La portion rouge des fragments s’est avérée être un matériau aluminothermique non réagi et hautement énergétique.
EXTRAITS
INTRODUCTION
La destruction de trois gratte-ciel (WTC 1, 2 et 7) le 11 septembre 2001 fut une effroyable catastrophe. Elle a non seulement eu des conséquences pour des milliers de personnes et de familles directement touchées, en raison des blessures et des pertes de vie, mais elle a également servi à justifier de nombreux changements couteux et radicaux sur le plan des politiques intérieure et étrangère. Pour ces raisons et d’autres encore, chercher à savoir ce qui s’est vraiment passé ce jour fatidique revêt une importance capitale.
Le gouvernement a fait des efforts considérables pour financer et subventionner diverses enquêtes qui ont mené, en grande partie, à la publication des rapports de FEMA [1] et de NIST [2]. D’autres études sur cette destruction ont eu droit à moins de publicité, mais ne sont pas de moindre importance pour les victimes de cette tragédie, qui demeurent dans l’obligation de découvrir toute la vérité concernant les événements du 11 Septembre. [3-10]. Certaines de ces études se sont judicieusement concentrées sur des preuves relatives à la méthode de destruction des trois gratte-ciel et qui sont demeurées des biens publics, soit des matériaux concrets subsistants, des photographies et vidéos disponibles.
CONCLUSIONS
Nous avons découvert des fragments rouges et gris en quantité significative dans la poussière provenant de la destruction du World Trade Center. Nous avons appliqué, entre autres, les méthodes SEM et EDS afin de déterminer la structure et la signature chimique à petite échelle de ces débris, notamment de la composante rouge. Celle-ci est davantage intéressante et comporte les caractéristiques suivantes :
1.Elle est composée d’aluminium, de fer, d’oxygène, de silicium et de carbone. Des quantités moindres d’éléments potentiellement réactifs sont parfois présentes, comme le potassium, le souffre, le plomb le baryum et le cuivre.
2.Les éléments primordiaux (Al, Fe, O, Si, C) sont tous présents sous la forme de particules à une échelle allant de dizaines à des centaines de nanomètres et la cartographie EDS démontre un fin mélange de ceux-ci.
3.Lorsque traitée avec du solvant de méthylacétone, une certaine séparation des composantes s’est produite. L’aluminium élémentaire est devenu suffisamment concentré pour être identifié clairement dans la substance avant la combustion.
4.L’oxyde ferrique apparait sous la forme de grains à facettes d’environ 100 nm d’épaisseur, alors que l’aluminium se présente sous forme de structures ressemblant à des plaquettes. La petite taille des particules d’oxyde de fer permet de qualifier cette substance de « nanothermite » ou « superthermite ».
5.Une analyse démontre que le rapport fer-oxygène correspond au Fe203. La substance rouge présente dans les quatre échantillons de poussière était similaire sur ce plan. Il y avait de l’oxyde de fer dans le matériau avant la combustion, mais pas de fer élémentaire.
6.En nous basant sur la présence d’aluminium élémentaire et d’oxyde de fer dans la substance rouge, nous sommes venus à la conclusion que ce matériau contient les ingrédients de la thermite.
7.La DSC a démontré que le matériau s’enflamme et réagit vigoureusement lorsqu’il atteint 430 °C, avec un dégagement de chaleur plutôt faible correspondant de très près à une observation indépendante sur un échantillon reconnu de superthermite. La basse température d’ignition et la présence de grains d’oxyde de fer de moins de 120 nm confirment qu’il ne s’agit pas de thermite conventionnelle (laquelle s’enflamme à plus de 900 °C), mais fort probablement d’une forme de superthermite.
8.Après avoir allumé plusieurs fragments rouges et gris dans une DSC à 700 °C, nous avons trouvé de nombreuses sphères riches en fer ainsi que des sphéroïdes dans les résidus. Cela indique qu’une réaction à la température élevée s’était produite, puisque le produit riche en fer a, de toute évidence, dû fondre afin de prendre ces formes. Dans plusieurs de ces sphères, du fer élémentaire a été vérifié car le contenu en fer excédait significativement le contenu en oxygène. Nous concluons qu’une réaction de réduction et d’oxydation à haute température s’est opérée dans les débris chauffés, notamment, une réaction aluminothermique.
9.Les sphéroïdes produits par les tests de DSC et d’inflammation possèdent une signature EDS (Al, Fe, O, Si, C), appauvrie en carbone et en aluminium comparativement au matériau rouge original. Cette signature chimique correspond remarquablement à celle des sphéroïdes créés par l’inflammation de la thermite commerciale, ainsi qu’à celle des microsphères trouvées dans la poussière du WTC [5].
10. La teneur en carbone du matériau rouge indique la présence d’une substance organique, que l’on trouve habituellement dans les formules de superthermite. Elle sert à produire de fortes pressions de gaz lors de l’ignition et à rendre les formules explosives. La nature de l’élément organique dans les fragments nécessite des recherches approfondies. Nous soulignons qu’il s’agit probablement aussi d’une substance énergétique, puisque la quantité totale d’énergie libérée dans certains tests DSC excède le maximum reconnu théoriquement dans une réaction aluminothermique conventionnelle.
Sur la base de ces observations, nous concluons que la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique. http://www.reopen911.info
Remarque de la rédaction de Mondialisation.ca
Définition de thermite :
Nom de marque d’une mixture sidérurgique et incendiaire composée d’une fine poudre d’aluminium et d’oxyde métallique, habituellement du fer, produisant une chaleur intense lors de la combustion.
The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition copyright ©2000 by Houghton Mifflin Company. Updated in 2003. Published by Houghton Mifflin Company. All rights reserved.
La thermite est un composé pyrotechnique de poudre de métal et d’oxyde métallique provoquant une réaction aluminothermique. (Wikipedia version anglaise)
Il est question de la fusion et de la combustion des structures métalliques.
« Les métaux peuvent brûler si les conditions sont adéquates, de la même façon que le bois ou l’essence. […] Une réaction aluminothermique est un processus impliquant la combinaison et la combustion d’une mixture précise de combustibles métalliques. Cette combustion requiert des températures extrêmement élevées. »
Les lecteurs peuvent tirer leurs propres conclusions quant à la portée considérable de ces constatations.
Bien que les auteurs n’abordent pas la question plus large des attaques du 11 Septembre, leurs conclusions sont directement liées aux causes probables de l’effondrement des édifices du WTC ce jour-là. Leurs constats mettent également en doute la validité du rapport officiel de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre.
Références :
ISSN: 1874-4125
doi: 10.2174/1874412500902010007
Article intégral (en anglais) : The Open Chemical Physics Journal : http://www.bentham.org/open/tocpj/artic ... 7TOCPJ.pdf
Notes de ReOpenNews:
Voir l’interview de Niels Harrit sur la TV2 danoise http://www.dailymotion.com/user/ReOpen9 ... fs-au_news ainsi que la précédente ReOpenNews "Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC" http://www.reopen911.info/News/2009/04/ ... rs-du-wtc/
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Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
Le Pen remet en cause la version officielle du 11 septembre
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11-Septembre : Les défaillances du Secret service - Un appel à la transparence
Le Secret service n’est pas vraiment un service "secret", mais une agence gouvernementale américaine chargée d’assurer la protection du président des États-Unis, du vice-président, de leur famille, ainsi que de la Maison Blanche. Or, l’un des nombreux mystères de la journée du 11 septembre 2001 porte sur les actions de ce Secret service, et sur leur chronologie. Si l’on s’en tient au récit officiel, cette agence est loin d’avoir rempli sa mission de protection du Président Bush en Floride, et du vice-président à Washington. L’écrivain et spécialiste du terrorisme, Webster Tarpley, interprétait ces errements comme des menaces internes qui auraient pesé sur George W. Bush. Dans cet article paru récemment, le chercheur Kevin Ryan y voit plutôt une convergence d’indices montrant la préconnaissance des attentats par le Secret service, ou pire, d’une complicité de celui-ci dans les attentats. K.Ryan nous aide ici à débrouiller cet écheveau complexe d’informations, grâce à l’analyse de documents récemment déclassifiés suite à des requêtes FOAI (loi américaine sur la liberté de l’information).
Une chose est sûre, ces documents officiels contredisent la version officielle, notamment sur l’emploi du temps du vice-président Dick Cheney le matin du 11/9. Ce simple fait devrait être suffisant, sinon à déclencher une nouvelle enquête et de nouveaux témoignages sous serment des protagonistes, du moins à susciter la curiosité des journalistes. Car enfin, la version officielle est officiellement fausse, n’est-ce pas ?
Les défaillances du Secret service le 11/9 : Un appel à la transparence
par Kevin Ryan, pour le WashingtonsBlog, le 25 mars 2012
Kevin Ryan est spécialiste en chimie et fut directeur de laboratoire chez Underwriters Laboratories (UL), la société qui avait certifié l’acier du WTC avant sa construction. C’est à UL que le National Institute for Standards & Technology (NIST) avait fait appel pour effectuer des simulations d’incendies sur des poutres similaires à celles du WTC afin de valider leur étude sur ces effondrements. Lorsqu’il avait dénoncé les manipulations et les inexactitudes des résultats de ces tests, Kevin Ryan avait été licencié par Underwriters Laboratories. Il n’a de cesse depuis de dénoncer ces manipulations, pour que justice soit rendue aux victimes de ces attentats et des guerres illégales qui s’en sont suivies. Il a d’ailleurs co-signé l’analyse scientifique du chercheur danois Niels Harrit & al sur la découverte de nanothermite dans les poussières du World Trade Center.
Traduction GV
Le Secret service US a échoué dans sa tâche le 11 septembre 2001, et ce, sur plusieurs points essentiels. Ces échecs pourraient s’expliquer si le Secret service avait une connaissance préalable des événements du 11/9 au moment des faits. Cette hypothèse soulève plusieurs questions ardues sur les conséquences qu’a pu avoir le comportement des employés du Secret service sur le succès des attentats terroristes du 11/9. Pour répondre à ces questions, il faudrait avoir accès aux transcriptions des interviews et des conversations ultérieures faites sous serment, d’un certain nombre d’employés de l’Agence.
L’exemple le plus flagrant d’échec du Secret service le 11/9 est l’absence de protection du Président des États unis après qu’il eut été évident que le pays faisait face à des attaques terroristes sur plusieurs fronts. La chose intéressante à noter est que ce ne fut pas une approche cohérente. Autrement dit, le président était protégé de bien des manières par le Secret service ce jour-là, mais il ne l’était pas contre les dangers les plus imminents.
Le président Bush avait déjà été menacé ce matin-là lorsque des journalistes à l’aspect moyen-oriental s’étaient présentés à son hôtel de Sarasota en Floride, expliquant qu’ils avaient rendez-vous pour une interview. L’un des agents du Secret service les a renvoyés, et a peut-être, par son geste, sauvé Bush d’une tentative d’assassinat.[1]
George W. Bush s’est ensuite rendu à l’école élémentaire pour une séance photo avec une communauté locale qui avait été annoncée dans la presse depuis plusieurs jours. Il a été rapporté que « la police et des agents du Secret service s’étaient postés sur le toit, d’autres circulaient à cheval ou dans tous les couloirs » de l’école.[2] On pria tous les visiteurs de l’école d’assister deux jours à l’avance à la préparation de la rencontre avec le président, et toutes les lignes téléphoniques furent mises sur écoute. « Nous en avons fait l’endroit le plus sûr du monde. Si vous renifliez et que ce n’était pas votre tour de renifler, on le savait. »[3]
L’Agence protégeait effectivement Bush, mais pas contre les avions détournés par les terroristes. Bush est entré dans la salle de classe à 9 h 03 ce matin-là, alors que tout le monde savait déjà que le pays était attaqué. Comme le racontent les auteurs Allan Wood et Paul Thompson :
« A ce moment-là, la Federal Aviation Administration (FAA), le North American Aerospace Defense Command (NORAD), le National Military Command Center, le Pentagone, la Maison Blanche, le Secret Service, et le Commandement stratégique du Canada (Canada’s Strategic Command), tous savaient que 3 avions de ligne avaient été détournés. Ils savaient que l’un des appareils avait été délibérément projeté contre la Tour Nord du World Trade Center, qu’un 2e avion était lui aussi hors de sa trajectoire et se dirigeait vers Manhattan, et qu’un 3e avion avait brusquement fait demi-tour au-dessus de l’Ohio et revenait vers Washington DC. » [4]
Étant donné que tout le monde savait que les terroristes avaient pris le contrôle d’avions de ligne et qu’ils les précipitaient contre des immeubles, le Secret service n’aurait jamais dû laisser le président entrer dans le bâtiment où il était prévu qu’il serait [ce matin-là]. Mais c’est encore pire que ça, car à peine George W. Bush s’était-il assis que son chef de cabinet est entré pour l’informer que le Word Trade Center avait été frappé une nouvelle fois, par un 2e appareil. Et là encore, il n’y eut aucune intervention du Secret service pour emmener le président dans un lieu moins connu du public.
Soit il s’agit d’un échec à protéger le président, soit le Secret service savait que Bush n’était pas visé
Bush est resté dans l’école jusqu’à 9 h 35 ce matin-là, ce qui signifie qu’il y est resté pendant 35 minutes. Il y a même prononcé un discours télévisé, affichant devant le monde entier qu’il se trouvait toujours dans l’école. Les actions de Bush et du Secret service montrent qu’ils n’étaient absolument pas inquiets d’une possible attaque terroriste contre l’école. Philip Melanson, auteur d’un ouvrage sur le Secret service, s’est interrogé sur ce fait étrange, en écrivant : « alors que les attentats étaient en cours, la procédure exigeait que l’on emmena le président en lieu sûr le plus vite possible. »[5]
Cet échec du Secret service à suivre les procédures standards pose un vrai problème et amène plusieurs questions. Qui était responsable de la décision de laisser le président et tous ces gens dans ce bâtiment malgré les risques [évidents] qu’ils encouraient. Les agents du Secret service voyageant avec le président étaient-ils en contact avec les bureaux de l’agence à Washington et New York ? Les principaux bureaux du Secret service étaient localisés dans le Bâtiment 7 du World Trade Center, qui avait déjà été évacué au moment où Bush entrait dans la classe d’école.
Le superviseur du Secret service qui accompagnait le président, et qui avait donc la responsabilité des différents mouvements de George W. Bush ce jour-là s’appelait Edward Marinzel. C’est Marinzel qui aurait dû être en charge de l’exécution (ou non) des actions d’urgence en fonction des protocoles d’urgence, alors que les attentats étaient en cours.
Dans sa tentative d’explication de l’échec du Secret service à suivre ces procédures, la Commission sur le 11/9 a écrit dans son rapport que Bush « leur avait dit que son instinct lui avait dicté de garder son calme afin de ne pas afficher devant la nation tout entière une attitude de panique en ce moment de grave crise, » et que le Secret service pour sa part « nous a dit qu’ils étaient inquiets et voulaient transférer le président dans un endroit plus sûr, mais qu’ils n’avaient pas jugé impératif de le faire sortir d’urgence de la salle. » Ces réponses officielles du Secret service, qui figurent dans le Rapport de la Commission sur le 11/9 [appelé "le Rapport" dans la suite de ce texte – NdT], proviennent d’une interview faite d’Edward Marinzel en 2004, mais toujours classifiée.[7] Cependant, la Commission ne dit pas pourquoi Bush est entré dans la salle de classe, alors que tout son gouvernement savait que le pays était attaqué.
Il est possible que l’autorité de Marinzel ait été outrepassée d’une façon ou d’une autre. Les reporters ont remarqué que c’était le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, qui semblait tenir les rênes pendant que Bush était assis à ne rien faire. Pendant que le Secret service ne faisait rien pour le protéger, Fleischer manoeuvrait pour attirer l’attention du président sans que la presse ne le voit. Plusieurs reporters ont noté que Fleischer avait écrit cette phrase sur un gros calepin « NE DITES RIEN POUR LE MOMENT » et prononçait ostensiblement ces mots devant Bush alors qu’il était toujours assis.[8]
Un autre échec apparent du Secret service est celui de ne pas avoir immédiatement demandé la protection aérienne, que ce soit pour l’escorte motorisée qui l’emmenait à l’aéroport, ou pour Air Force One, qui a décollé à 9 h 54. Cela semble confirmer que le Secret service savait que Bush ne courait aucun danger. [NdT – ou qu’au contraire, on lui avait refusé cette protection, lire W. Tarpley]
L’absence de demande immédiate de protection aérienne pour le président et son escorte devient plus problématique si l’on considère les indications du Rapport concernant de « fausses menaces » qui auraient « visé l’avion Air Force One lui-même. » Cette menace fut par la suite attribuée à une « mauvaise interprétation par la Situation Room de la Maison Blanche en pleine effervescence. » (p325)
Le Rapport ne dit rien à propos de l’absence totale de demande de protection aérienne, mais il fournit quelques détails sur les tergiversations de l’Air Force One après qu’il eut quitté Sarasota. L’appareil a effectué tout un circuit, se rendant d’abord à la base Barksdale de l’US Air Force (AFB) en Louisiane, puis dans le Nebraska. Le Rapport explique ces errances à travers le pays par le fait que « les chefs du Secret service étaient convaincus que la situation à Washington était beaucoup trop confuse pour que le Président y retourne [directement], » et que même si Bush « voulait absolument revenir à Washington, » c’est la décision du Secret service qui prévalut. Là encore, la Commission sur le 11/9 a obtenu ces informations au travers de l’interview toujours classifiée d’Edward Marinzel en 2004.
Les raisons pour lesquelles l’interview de Marinzel n’a toujours pas été rendue publique restent mystérieuses. Etant donné qu’il s’agit du principal document sur lequel s’appuie le récit officiel pour expliquer les défaillances dans la protection du président ce jour-là, il semble évident que le public a le droit d’en connaitre le contenu. Le Secret service savait-il que le président n’était pas en danger, et dans ce cas, comment l’a-t-il su ?
De toute façon, quelles que soient leurs justifications, les actions ou l’absence d’action de la part de Marinzel furent jugées appropriées, puisqu’il conserva son poste au sein de la protection rapprochée du président. Pour les célébrations de ThanksGiving en 2003, c’est Marinzel qui dirigeait l’équipe chargée de planifier et d’organiser la visite « en secret » de Bush à Bagdad, ce qui fut d’ailleurs « la première fois de toute l’histoire des USA que l’on transporta le président des États-Unis d’Amérique sur une zone de guerre. »[9]
Aujourd’hui, Marinzel travaille pour une société de conseils avec Ralph Basham, l’ex-directeur du Secret service (2003-2006), ainsi qu’une autre personne qui a joué un rôle essentiel auprès du Bush, pour ce qui concernait ses voyages, sa communication et sa protection. Il s’agit de Joseph W. Hagin, l’ex-adjoint du Chef de cabinet pour les Opérations, à la Maison Blanche de Bush (2001-2008). M. Hagin avait auparavant été l’assistant du vice-président George Bush père, de 1981 à 1985, puis assistant du président Bush père de 1989 à 1991.
M. Hagin est entré dans l’administration Bush après 8 années passées chez Chiquita Brands International. Autrefois nommée United Fruit Company, cette société a été au centre d’un scandale au moment du départ de M. Hagin, suite à un article du Cincinnati Enquirer qui affirmait que cette société maltraitait ses ouvriers dans les plantations d’Amérique centrale, polluait l’environnement, qu’elle transportait de la cocaïne sur ses bateaux à destination des USA, et soudoyait certains officiels étrangers.
Le 11/9, M. Hagin était responsable de la protection d’Air Force One, de l’agence de Communication de la Maison Blanche, et de l’unité de protection du président au Secret service (Presidential Protective Division, ou PPD). Malgré ces impressionnantes responsabilités, le nom de M. Hagin n’apparait nulle part dans le Rapport. M. Hagin est par la suite devenu « l’un des principaux responsables de la planification des formations au sein du Department of Homeland Security. »[10] Lorsque l’ouragan Katrina a frappé [la Lousiane], c’est Hagin qui était l’interlocuteur de la Maison Blanche pour superviser les secours.
Véritable échec à protéger le président, ou reconstruction des événements après-coup ?
Le Rapport indique que lorsque le Secret service a appris qu’un second avion avait percuté le World Trade Center, il a immédiatement lancé la mise en place d’un certain nombre de mesures préventives « pour sécuriser les environs de la Maison Blanche. »[11] Cela est censé avoir eu lieu dès 9 h 03, l’heure à laquelle le monde entier a vu à la télévision le Vol 175 frapper la tour sud du WTC.
Cette information figure dans l’interview de Carl Truscott (ci-contre), qui a travaillé en tant qu’ « agent spécial responsable » (Special Agent in Charge, ou SAIC) pour le service de protection du président (PPD). Truscott avait la responsabilité de superviser l’ensemble des mesures de sécurité concernant le président, sa famille, et la Maison Blanche. Bien que la transcription de l’interview de Truscott n’ait pas été rendue publique, un résumé en a été diffusé lors de la publication de plusieurs documents un peu pris au hasard, suite à une requête FOIA (loi sur la liberté de l’information) lancée par le chercheur Aidan Monaghan.[12]
Au moment où le 2e avion percute le WTC, l’agent du Secret service responsable de la coordination avec la Federal Aviation Administration (FAA), Nelson Garabito, a appelé son homologue à la FAA, Terry Van Steenbergen. A l’époque, Steenbergen se trouvait au Centre des opérations conjointes du Secret service (Secret Service Joint Operations Center, ou JOC), situé dans la Maison Blanche.
On rapporte que Van Steenbergen a informé Garabito que deux autres avions semblaient avoir été détournés, suite à quoi Garabito aurait demandé à un de ses hommes de monter à l’étage informer ses collègues du Secret service. Le Rapport indique pourtant que cette information « n’a pas été communiquée, ou bien qu’elle l’a été, mais que sa diffusion est restée très limitée. »
Cette question est liée à celle concernant le moment où le vice-président [Dick Cheney] a été évacué de son bureau. Si l’information de Steenbergen, fournie à Garabito juste après 9 h 03, a été communiquée à ceux qui protégeaient le vice-président, alors il est important de savoir pourquoi le vice-président n’a été emmené en lieu sûr qu’à 9 h 36, comme le dit le Rapport. Si l’information a été passée immédiatement, et que le vice-président a été transféré dans un endroit sûr juste après 9 h 00 comme de nombreux témoins le disent, alors sa présence précoce dans le Presidential Emergency Operations Center (PEOC) conforterait l’important témoignage du ministre des Transports, Norman Mineta. D’après Mineta, Dick Cheney était tenu régulièrement au courant de la progression du vol 77 détourné, alors qu’il se dirigeait vers Washington.[13]
Les documents rendus publics suite à la requête FOAI comprennent une chronologie des « Actions du TSD » le 11/9. Le TSD est la division des Services techniques du Secret service, c’est entre autres lui qui gère le système de surveillance aérienne « Tigerwall » du Secret service. Cette chronologie du TSD indique qu’à 9 h 18 du matin, « l’agent responsable (SAIC) Carl Truscott a appris qu’un avion avait été identifié comme se dirigeant vers la zone de Washington. » Par conséquent, nous avons des documents officiels qui indiquent que Truscott était au courant d’un avion détourné se dirigeant sur Washington, et ce, 18 minutes avant que le vice-président ne soit évacué de son bureau, selon la version officielle. Si cela est vrai, le public a le droit de savoir pourquoi le vice-président n’a pas été emmené immédiatement en lieu sûr. En revanche, s’il a été transféré plus tôt, cela confirmerait l’importante et étonnante déposition de Mineta.
L’échec à demander la protection aérienne à temps
Comme le raconte l’auteur Michael Ruppert, le Secret service était informé des détournements en cours au même moment que la FAA, voire avant elle. Cela s’explique par un « système de commandement parallèle qui était en place. »[14] Ce système de commandement parallèle a également été évoqué par Richard Clarke, qui dirigeait l’une des équipes en charge de la riposte, depuis la Situation Room de la Maison Blanche (White House Situation Room). Clarke a raconté plus tard que Brian Stafford, le directeur du Secret service, se trouvait avec lui dans la Situation Room sous la Maison Blanche et lui passait les informations. Cela fut possible, selon Clarke, grâce au fait que le Secret service disposait d’un « système lui permettant de voir ce que les radars de la FAA voyaient. »
Il est apparu que ce système de commandement si bien informé se trouvait sous la Maison Blanche, dans le PEOC, où Dick Cheney dirigeait les opérations. Le document du TSD rendu public sur requête FOIA montre que lorsque l’assistant du Chef de division, Spriggs, est arrivé au PEOC à 9 h 30, Dick Cheney et Condoleezza Rice s’y trouvaient déjà, de même qu’une dizaine d’autres membres « des équipes du Président et du Vice-président. »[15] Carl Truscott était l’officier de plus haut rang du Secret service présent dans le PEOC, et c’est lui qui communiquait avec Garibito, et qui coordonnait [les actions] en étroite collaboration avec Dick Cheney.
Le résumé de l’interview de Prescott par la Commission sur le 11/9 tel qu’il a été rendu public indique qu’il a escorté la Conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice de la Situation Room jusqu’à la « White House Shelter Area » où ils ont retrouvé Cheney – qui était au téléphone – et sa femme.[16] Il est intéressant de noter que le récit officiel se contredit lui-même, lorsqu’il dit que Mme Cheney n’est arrivée à la Maison Blanche qu’une bonne demi-heure plus tard. Les documents FOIA montrent que Truscott a amené les Cheney et C. Rice au PEOC avant 9 h 30 du matin. L’agent responsable Anthony Zotto, qui était spécifiquement en charge de la sécurité du vice-président, se trouvait déjà au PEOC à ce moment-là. Cela signifie que Cheney était dans le PEOC au moins 8 minutes avant que le vol 77 ne s’écrase [prétendument – NdT] contre le Pentagone.
D’après les documents déclassifiés par le Secret service suite à la requête FOIA, l’agence avait connaissance du Vol 77 et du vol UA93, et du fait que ces deux appareils se dirigeaient vers Washington DC. L’un de ces documents, assez mal identifié mais qui serait apparemment une chronologie rédigée par un des agents pour garder la trace des événements dont il était témoin, montre que le Secret service savait que « deux autres avions non identifiés, ne répondant pas aux appels de la tour de contrôle, étaient considérés comme suspects, et au moins l’un d’entre eux se dirigeait vers Washington DC. » Cela se passait plusieurs minutes avant que l’agent n’arrive dans la « salle 552, en route pour le JOC » où il apprendra qu’ « un des deux avions probablement détournés, n’était plus qu’à 5 minutes de vol de Washington DC. »
Ces documents confirment que le Secret service savait pertinemment que deux avions détournés étaient en route pour Washington au moment où Cheney et l’agent responsable Truscott se trouvaient dans le PEOC, bien avant que le Vol 77 n’ait été annoncé comme s’étant écrasé contre le Pentagone.
Cheney a semblé confirmer ces faits par la suite, lorsqu’il a déclaré sur NBC, lors de l’émission Meet the Press : « Le Secret service avait un accord avec la FAA. Ils avaient des lignes de communication ouvertes en permanence après que le World Trade Center ait été… », et il s’est arrêté là.
Une certaine confusion semble persister concernant le fait que le Secret service a ordonné, ou disposait de l’autorité pour ordonner le décollage immédiat d’avions intercepteur de la base Andrews de l’US Air Force, suite à l’annonce de l’approche de l’avion détourné. L’écrivain Lynn Spencer, dont le général Ralph Eberhart dit « Il raconte tout, et il le fait bien, » faisait remarquer que « le Secret service a également une certaine autorité sur les militaires, et dans ce cas précis, sur la protection de Washington (DC Guard). »[17] Autrement dit, le Secret service avait l’autorité suffisante pour ordonner le décollage de chasseurs intercepteurs le 11/9. Et bien évidemment, puisque le président était indisponible pendant cette brève période, c’est le vice-président qui était le commandant en chef des armées.
Les rapports officiels disent maintenant que le Secret service a effectivement formulé cette requête, même si ce fut bien plus tard dans la chaine des événements, mais que le Général David Wherley (ci-contre) qui commandait la base Andrews de l’US Air Force n’a pas réagi assez vite. La raison invoquée est que Wherley n’a pas immédiatement accepté l’autorité du Secret service pour ordonner le décollage des avions de chasse, et qu’il a donc attendu que quelqu’un appartenant à la chaine de commandement militaire lui donne cet ordre. Malheureusement, le général Wherley ne peut plus faire de commentaires à ce sujet puisqu’il est décédé lors d’un accident de train qui reste le « plus terrible accident de train dans l’histoire de l’autorité de transit de la Washington Metropolitan Area. »[18]
Il est cependant clair que le personnel militaire de la base d’Andrews a contacté le Secret service bien avant que Wherley ne soit impliqué. [19] Un peu après 9 h 05, le major Daniel Caine, superviseur de vol à la base Andrews, a appelé son contact au Secret service, Kenneth Beauchamp. Caine lui a demandé « Est-ce que vous voulez de l’aide, les gars ? » L’agent Beauchamp a répondu : « Pas pour l’instant, mais je vous appelle si ça change. » Beauchamp, dont l’interview à propos du 11/9 est toujours classifiée pour raison de « sécurité nationale », n’a jamais rappelé. Près de 30 minutes plus tard, alors que le Vol 77 était sur Washington, quelqu’un d’autre du Secret service a rappelé Caine pour lui dire qu’ils acceptaient son offre d’assistance. Lors de sa conversation téléphonique, Caine a indiqué qu’il « pouvait entendre clairement à l’autre bout du fil le vice-président parler dans la pièce. »[20] C’est à ce moment-là que le supérieur de Caine, le général Wherley, a commencé à se poser des questions pendant 80 minutes sur la chaine de commandement, d’après le récit officiel.
Les avions intercepteurs n’ont décollé de la base Andrews – qui était seulement à 10 miles (18 km) du Pentagone – qu’après 10 h 38 du matin (et ils n’étaient pas armés). Cela faisait plus d’une heure que le Pentagone avait été frappé, presque 2 h 1/2 depuis que l’on avait appris le détournement du premier avion, et pratiquement 90 minutes après l’offre d’assistance de Caine au Secret Service.
L’agent responsable (SAIC) Carl Truscott a conservé son poste de chef du service de protection présidentielle (PPD) au Secret service jusqu’en 2005, période durant laquelle un prostitué gay se rendait de nuit à la Maison blanche, de même que Jack Abramoff. La Maison Blanche a, par la suite, tenté de cacher les traces de ces visites. Truscott était toujours à la Maison Blanche lorsque le Secret service a mis en place sa procédure secrète de gestion des enregistrements concernant les visites.
Tout comme pour Marinzel, le comportement de Carl Truscott le 11/9 fut apparemment apprécié puisqu’il a été promu directeur de l’ATF, une autre agence importante du département du Trésor US. Il a finalement dû démissionner suite à un scandale lié à de multiples abus de pouvoir incluant des ordres sexistes donnés à des employées féminines. Mais Truscott avait des amis haut placés, ce qui lui permit d’échapper aux poursuites judiciaires, sur ordre de la Maison Blanche.[21] Truscott travailla ensuite pour ASERO Worldwide, une société internationale de gestion des risques dirigée par Doron Bergerbest-Eilon, qui était auparavant l’officier de sécurité de plus haut rang au sein de l’Agence de sécurité israélienne.[22]
En somme, la réaction du Secret service aux attentats du 11/9 laisse penser à une préconnaissance des événements en cela que l’Agence a échoué à protéger le président contre le risque le plus évident posé par les terroristes. Cette préconnaissance, combinée avec le refus par le Secret service de l’offre de protection aérienne de la base Andrews, amène à soupçonner que l’Agence pourrait avoir été complice des attentats. Si on veut connaître la vérité et lever ces soupçons, cela nécessitera de faire témoigner sous serment les principaux protagonistes du Secret service et de la Maison Blanche, dont Edward Marinzel, Ari Fleischer, Joseph Hagin, Carl Truscott, Anthony Zotto, et Kenneth Beauchamp.
Kevin Ryan http://www.reopen911
Notes de l’auteur :
Allan Wood and Paul Thompson, An Interesting Day : President Bush’s Movements and Actions on 9/11, History Commons Complete 9/11 Timeline
Shoestring 9/11 Blog, The 90-Minute Stand Down on 9/11 : Why Was the Secret Service’s Early Request for Fighter Jets Ignored ?, le 20 décembre 2009
Tom Bayles, The Day Before Everything Changed, President Bush Touched Locals’ Lives, The Sarasota Herald-Tribune, 10 septembre 2002,
Allan Wood and Paul Thompson, Ibid
Philip H. Melanson, Secret Service : The Hiddine History of an Enigmatic Agency, Carroll & Graf, 2002
Command Consulting, Bio for Edward Marinzel
Pour les références à l’interview de Edward Marinzel en 2004, voir le Rapport de la Commission sur le 11/9, notes de base de page 204 et 207 du chapitre 1, et notes de bas de page 1 à 3 du chapitre 10.
911Research.wtc7.net, George W. Bush : Cover Stories of the People in Charge
Command Consulting, Bio for Edward Marinzel
Command Consulting, Bio for Joseph Hagin
Le rapport de la Commission sur le 11/9, page 36
Documents FOIA rendus publics par le Secret Service US à Aidan Monaghan, le 23 avril 2010
George Washington’s Blog, Mineta’s testimony CONFIRMED, 4 mars 2007
Michael C. Ruppert, Franchir le Rubicon (chapitre 24), En français aux Editions Nouvelle Terre, 2006
Documents FOIA rendus publics par le Secret Service US à Aidan Monaghan, le 23 avril 2010
Résumé par la Commission du “USSS Statement and interview reports”, daté du 28 juillet 2003,
Lynn Spencer, Touching History : The untold story of the drama that unfolded in the skies over America on 9/11, Free Press, 2008
Christopher Conkey, Retired Major General Wherley Died in Crash, Wall Street Journal, 24 juin 2009
Shoestring 9/11 Blog, The 90-Minute Stand Down on 9/11 : Why Was the Secret Service’s Early Request for Fighter Jets Ignored ?, 20 décembre 2009
History Commons Complete 9/11 Timeline, Profile : Daniel Caine
Empty Wheel, Who Is Carl Truscott and Why Did Bush’s DOJ Protect Him ?, 5 mars 2008
Bloomberg Businessweek profile for ASERO Worldwide
Le Secret service n’est pas vraiment un service "secret", mais une agence gouvernementale américaine chargée d’assurer la protection du président des États-Unis, du vice-président, de leur famille, ainsi que de la Maison Blanche. Or, l’un des nombreux mystères de la journée du 11 septembre 2001 porte sur les actions de ce Secret service, et sur leur chronologie. Si l’on s’en tient au récit officiel, cette agence est loin d’avoir rempli sa mission de protection du Président Bush en Floride, et du vice-président à Washington. L’écrivain et spécialiste du terrorisme, Webster Tarpley, interprétait ces errements comme des menaces internes qui auraient pesé sur George W. Bush. Dans cet article paru récemment, le chercheur Kevin Ryan y voit plutôt une convergence d’indices montrant la préconnaissance des attentats par le Secret service, ou pire, d’une complicité de celui-ci dans les attentats. K.Ryan nous aide ici à débrouiller cet écheveau complexe d’informations, grâce à l’analyse de documents récemment déclassifiés suite à des requêtes FOAI (loi américaine sur la liberté de l’information).
Une chose est sûre, ces documents officiels contredisent la version officielle, notamment sur l’emploi du temps du vice-président Dick Cheney le matin du 11/9. Ce simple fait devrait être suffisant, sinon à déclencher une nouvelle enquête et de nouveaux témoignages sous serment des protagonistes, du moins à susciter la curiosité des journalistes. Car enfin, la version officielle est officiellement fausse, n’est-ce pas ?
Les défaillances du Secret service le 11/9 : Un appel à la transparence
par Kevin Ryan, pour le WashingtonsBlog, le 25 mars 2012
Kevin Ryan est spécialiste en chimie et fut directeur de laboratoire chez Underwriters Laboratories (UL), la société qui avait certifié l’acier du WTC avant sa construction. C’est à UL que le National Institute for Standards & Technology (NIST) avait fait appel pour effectuer des simulations d’incendies sur des poutres similaires à celles du WTC afin de valider leur étude sur ces effondrements. Lorsqu’il avait dénoncé les manipulations et les inexactitudes des résultats de ces tests, Kevin Ryan avait été licencié par Underwriters Laboratories. Il n’a de cesse depuis de dénoncer ces manipulations, pour que justice soit rendue aux victimes de ces attentats et des guerres illégales qui s’en sont suivies. Il a d’ailleurs co-signé l’analyse scientifique du chercheur danois Niels Harrit & al sur la découverte de nanothermite dans les poussières du World Trade Center.
Traduction GV
Le Secret service US a échoué dans sa tâche le 11 septembre 2001, et ce, sur plusieurs points essentiels. Ces échecs pourraient s’expliquer si le Secret service avait une connaissance préalable des événements du 11/9 au moment des faits. Cette hypothèse soulève plusieurs questions ardues sur les conséquences qu’a pu avoir le comportement des employés du Secret service sur le succès des attentats terroristes du 11/9. Pour répondre à ces questions, il faudrait avoir accès aux transcriptions des interviews et des conversations ultérieures faites sous serment, d’un certain nombre d’employés de l’Agence.
L’exemple le plus flagrant d’échec du Secret service le 11/9 est l’absence de protection du Président des États unis après qu’il eut été évident que le pays faisait face à des attaques terroristes sur plusieurs fronts. La chose intéressante à noter est que ce ne fut pas une approche cohérente. Autrement dit, le président était protégé de bien des manières par le Secret service ce jour-là, mais il ne l’était pas contre les dangers les plus imminents.
Le président Bush avait déjà été menacé ce matin-là lorsque des journalistes à l’aspect moyen-oriental s’étaient présentés à son hôtel de Sarasota en Floride, expliquant qu’ils avaient rendez-vous pour une interview. L’un des agents du Secret service les a renvoyés, et a peut-être, par son geste, sauvé Bush d’une tentative d’assassinat.[1]
George W. Bush s’est ensuite rendu à l’école élémentaire pour une séance photo avec une communauté locale qui avait été annoncée dans la presse depuis plusieurs jours. Il a été rapporté que « la police et des agents du Secret service s’étaient postés sur le toit, d’autres circulaient à cheval ou dans tous les couloirs » de l’école.[2] On pria tous les visiteurs de l’école d’assister deux jours à l’avance à la préparation de la rencontre avec le président, et toutes les lignes téléphoniques furent mises sur écoute. « Nous en avons fait l’endroit le plus sûr du monde. Si vous renifliez et que ce n’était pas votre tour de renifler, on le savait. »[3]
L’Agence protégeait effectivement Bush, mais pas contre les avions détournés par les terroristes. Bush est entré dans la salle de classe à 9 h 03 ce matin-là, alors que tout le monde savait déjà que le pays était attaqué. Comme le racontent les auteurs Allan Wood et Paul Thompson :
« A ce moment-là, la Federal Aviation Administration (FAA), le North American Aerospace Defense Command (NORAD), le National Military Command Center, le Pentagone, la Maison Blanche, le Secret Service, et le Commandement stratégique du Canada (Canada’s Strategic Command), tous savaient que 3 avions de ligne avaient été détournés. Ils savaient que l’un des appareils avait été délibérément projeté contre la Tour Nord du World Trade Center, qu’un 2e avion était lui aussi hors de sa trajectoire et se dirigeait vers Manhattan, et qu’un 3e avion avait brusquement fait demi-tour au-dessus de l’Ohio et revenait vers Washington DC. » [4]
Étant donné que tout le monde savait que les terroristes avaient pris le contrôle d’avions de ligne et qu’ils les précipitaient contre des immeubles, le Secret service n’aurait jamais dû laisser le président entrer dans le bâtiment où il était prévu qu’il serait [ce matin-là]. Mais c’est encore pire que ça, car à peine George W. Bush s’était-il assis que son chef de cabinet est entré pour l’informer que le Word Trade Center avait été frappé une nouvelle fois, par un 2e appareil. Et là encore, il n’y eut aucune intervention du Secret service pour emmener le président dans un lieu moins connu du public.
Soit il s’agit d’un échec à protéger le président, soit le Secret service savait que Bush n’était pas visé
Bush est resté dans l’école jusqu’à 9 h 35 ce matin-là, ce qui signifie qu’il y est resté pendant 35 minutes. Il y a même prononcé un discours télévisé, affichant devant le monde entier qu’il se trouvait toujours dans l’école. Les actions de Bush et du Secret service montrent qu’ils n’étaient absolument pas inquiets d’une possible attaque terroriste contre l’école. Philip Melanson, auteur d’un ouvrage sur le Secret service, s’est interrogé sur ce fait étrange, en écrivant : « alors que les attentats étaient en cours, la procédure exigeait que l’on emmena le président en lieu sûr le plus vite possible. »[5]
Cet échec du Secret service à suivre les procédures standards pose un vrai problème et amène plusieurs questions. Qui était responsable de la décision de laisser le président et tous ces gens dans ce bâtiment malgré les risques [évidents] qu’ils encouraient. Les agents du Secret service voyageant avec le président étaient-ils en contact avec les bureaux de l’agence à Washington et New York ? Les principaux bureaux du Secret service étaient localisés dans le Bâtiment 7 du World Trade Center, qui avait déjà été évacué au moment où Bush entrait dans la classe d’école.
Le superviseur du Secret service qui accompagnait le président, et qui avait donc la responsabilité des différents mouvements de George W. Bush ce jour-là s’appelait Edward Marinzel. C’est Marinzel qui aurait dû être en charge de l’exécution (ou non) des actions d’urgence en fonction des protocoles d’urgence, alors que les attentats étaient en cours.
Dans sa tentative d’explication de l’échec du Secret service à suivre ces procédures, la Commission sur le 11/9 a écrit dans son rapport que Bush « leur avait dit que son instinct lui avait dicté de garder son calme afin de ne pas afficher devant la nation tout entière une attitude de panique en ce moment de grave crise, » et que le Secret service pour sa part « nous a dit qu’ils étaient inquiets et voulaient transférer le président dans un endroit plus sûr, mais qu’ils n’avaient pas jugé impératif de le faire sortir d’urgence de la salle. » Ces réponses officielles du Secret service, qui figurent dans le Rapport de la Commission sur le 11/9 [appelé "le Rapport" dans la suite de ce texte – NdT], proviennent d’une interview faite d’Edward Marinzel en 2004, mais toujours classifiée.[7] Cependant, la Commission ne dit pas pourquoi Bush est entré dans la salle de classe, alors que tout son gouvernement savait que le pays était attaqué.
Il est possible que l’autorité de Marinzel ait été outrepassée d’une façon ou d’une autre. Les reporters ont remarqué que c’était le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, qui semblait tenir les rênes pendant que Bush était assis à ne rien faire. Pendant que le Secret service ne faisait rien pour le protéger, Fleischer manoeuvrait pour attirer l’attention du président sans que la presse ne le voit. Plusieurs reporters ont noté que Fleischer avait écrit cette phrase sur un gros calepin « NE DITES RIEN POUR LE MOMENT » et prononçait ostensiblement ces mots devant Bush alors qu’il était toujours assis.[8]
Un autre échec apparent du Secret service est celui de ne pas avoir immédiatement demandé la protection aérienne, que ce soit pour l’escorte motorisée qui l’emmenait à l’aéroport, ou pour Air Force One, qui a décollé à 9 h 54. Cela semble confirmer que le Secret service savait que Bush ne courait aucun danger. [NdT – ou qu’au contraire, on lui avait refusé cette protection, lire W. Tarpley]
L’absence de demande immédiate de protection aérienne pour le président et son escorte devient plus problématique si l’on considère les indications du Rapport concernant de « fausses menaces » qui auraient « visé l’avion Air Force One lui-même. » Cette menace fut par la suite attribuée à une « mauvaise interprétation par la Situation Room de la Maison Blanche en pleine effervescence. » (p325)
Le Rapport ne dit rien à propos de l’absence totale de demande de protection aérienne, mais il fournit quelques détails sur les tergiversations de l’Air Force One après qu’il eut quitté Sarasota. L’appareil a effectué tout un circuit, se rendant d’abord à la base Barksdale de l’US Air Force (AFB) en Louisiane, puis dans le Nebraska. Le Rapport explique ces errances à travers le pays par le fait que « les chefs du Secret service étaient convaincus que la situation à Washington était beaucoup trop confuse pour que le Président y retourne [directement], » et que même si Bush « voulait absolument revenir à Washington, » c’est la décision du Secret service qui prévalut. Là encore, la Commission sur le 11/9 a obtenu ces informations au travers de l’interview toujours classifiée d’Edward Marinzel en 2004.
Les raisons pour lesquelles l’interview de Marinzel n’a toujours pas été rendue publique restent mystérieuses. Etant donné qu’il s’agit du principal document sur lequel s’appuie le récit officiel pour expliquer les défaillances dans la protection du président ce jour-là, il semble évident que le public a le droit d’en connaitre le contenu. Le Secret service savait-il que le président n’était pas en danger, et dans ce cas, comment l’a-t-il su ?
De toute façon, quelles que soient leurs justifications, les actions ou l’absence d’action de la part de Marinzel furent jugées appropriées, puisqu’il conserva son poste au sein de la protection rapprochée du président. Pour les célébrations de ThanksGiving en 2003, c’est Marinzel qui dirigeait l’équipe chargée de planifier et d’organiser la visite « en secret » de Bush à Bagdad, ce qui fut d’ailleurs « la première fois de toute l’histoire des USA que l’on transporta le président des États-Unis d’Amérique sur une zone de guerre. »[9]
Aujourd’hui, Marinzel travaille pour une société de conseils avec Ralph Basham, l’ex-directeur du Secret service (2003-2006), ainsi qu’une autre personne qui a joué un rôle essentiel auprès du Bush, pour ce qui concernait ses voyages, sa communication et sa protection. Il s’agit de Joseph W. Hagin, l’ex-adjoint du Chef de cabinet pour les Opérations, à la Maison Blanche de Bush (2001-2008). M. Hagin avait auparavant été l’assistant du vice-président George Bush père, de 1981 à 1985, puis assistant du président Bush père de 1989 à 1991.
M. Hagin est entré dans l’administration Bush après 8 années passées chez Chiquita Brands International. Autrefois nommée United Fruit Company, cette société a été au centre d’un scandale au moment du départ de M. Hagin, suite à un article du Cincinnati Enquirer qui affirmait que cette société maltraitait ses ouvriers dans les plantations d’Amérique centrale, polluait l’environnement, qu’elle transportait de la cocaïne sur ses bateaux à destination des USA, et soudoyait certains officiels étrangers.
Le 11/9, M. Hagin était responsable de la protection d’Air Force One, de l’agence de Communication de la Maison Blanche, et de l’unité de protection du président au Secret service (Presidential Protective Division, ou PPD). Malgré ces impressionnantes responsabilités, le nom de M. Hagin n’apparait nulle part dans le Rapport. M. Hagin est par la suite devenu « l’un des principaux responsables de la planification des formations au sein du Department of Homeland Security. »[10] Lorsque l’ouragan Katrina a frappé [la Lousiane], c’est Hagin qui était l’interlocuteur de la Maison Blanche pour superviser les secours.
Véritable échec à protéger le président, ou reconstruction des événements après-coup ?
Le Rapport indique que lorsque le Secret service a appris qu’un second avion avait percuté le World Trade Center, il a immédiatement lancé la mise en place d’un certain nombre de mesures préventives « pour sécuriser les environs de la Maison Blanche. »[11] Cela est censé avoir eu lieu dès 9 h 03, l’heure à laquelle le monde entier a vu à la télévision le Vol 175 frapper la tour sud du WTC.
Cette information figure dans l’interview de Carl Truscott (ci-contre), qui a travaillé en tant qu’ « agent spécial responsable » (Special Agent in Charge, ou SAIC) pour le service de protection du président (PPD). Truscott avait la responsabilité de superviser l’ensemble des mesures de sécurité concernant le président, sa famille, et la Maison Blanche. Bien que la transcription de l’interview de Truscott n’ait pas été rendue publique, un résumé en a été diffusé lors de la publication de plusieurs documents un peu pris au hasard, suite à une requête FOIA (loi sur la liberté de l’information) lancée par le chercheur Aidan Monaghan.[12]
Au moment où le 2e avion percute le WTC, l’agent du Secret service responsable de la coordination avec la Federal Aviation Administration (FAA), Nelson Garabito, a appelé son homologue à la FAA, Terry Van Steenbergen. A l’époque, Steenbergen se trouvait au Centre des opérations conjointes du Secret service (Secret Service Joint Operations Center, ou JOC), situé dans la Maison Blanche.
On rapporte que Van Steenbergen a informé Garabito que deux autres avions semblaient avoir été détournés, suite à quoi Garabito aurait demandé à un de ses hommes de monter à l’étage informer ses collègues du Secret service. Le Rapport indique pourtant que cette information « n’a pas été communiquée, ou bien qu’elle l’a été, mais que sa diffusion est restée très limitée. »
Cette question est liée à celle concernant le moment où le vice-président [Dick Cheney] a été évacué de son bureau. Si l’information de Steenbergen, fournie à Garabito juste après 9 h 03, a été communiquée à ceux qui protégeaient le vice-président, alors il est important de savoir pourquoi le vice-président n’a été emmené en lieu sûr qu’à 9 h 36, comme le dit le Rapport. Si l’information a été passée immédiatement, et que le vice-président a été transféré dans un endroit sûr juste après 9 h 00 comme de nombreux témoins le disent, alors sa présence précoce dans le Presidential Emergency Operations Center (PEOC) conforterait l’important témoignage du ministre des Transports, Norman Mineta. D’après Mineta, Dick Cheney était tenu régulièrement au courant de la progression du vol 77 détourné, alors qu’il se dirigeait vers Washington.[13]
Les documents rendus publics suite à la requête FOAI comprennent une chronologie des « Actions du TSD » le 11/9. Le TSD est la division des Services techniques du Secret service, c’est entre autres lui qui gère le système de surveillance aérienne « Tigerwall » du Secret service. Cette chronologie du TSD indique qu’à 9 h 18 du matin, « l’agent responsable (SAIC) Carl Truscott a appris qu’un avion avait été identifié comme se dirigeant vers la zone de Washington. » Par conséquent, nous avons des documents officiels qui indiquent que Truscott était au courant d’un avion détourné se dirigeant sur Washington, et ce, 18 minutes avant que le vice-président ne soit évacué de son bureau, selon la version officielle. Si cela est vrai, le public a le droit de savoir pourquoi le vice-président n’a pas été emmené immédiatement en lieu sûr. En revanche, s’il a été transféré plus tôt, cela confirmerait l’importante et étonnante déposition de Mineta.
L’échec à demander la protection aérienne à temps
Comme le raconte l’auteur Michael Ruppert, le Secret service était informé des détournements en cours au même moment que la FAA, voire avant elle. Cela s’explique par un « système de commandement parallèle qui était en place. »[14] Ce système de commandement parallèle a également été évoqué par Richard Clarke, qui dirigeait l’une des équipes en charge de la riposte, depuis la Situation Room de la Maison Blanche (White House Situation Room). Clarke a raconté plus tard que Brian Stafford, le directeur du Secret service, se trouvait avec lui dans la Situation Room sous la Maison Blanche et lui passait les informations. Cela fut possible, selon Clarke, grâce au fait que le Secret service disposait d’un « système lui permettant de voir ce que les radars de la FAA voyaient. »
Il est apparu que ce système de commandement si bien informé se trouvait sous la Maison Blanche, dans le PEOC, où Dick Cheney dirigeait les opérations. Le document du TSD rendu public sur requête FOIA montre que lorsque l’assistant du Chef de division, Spriggs, est arrivé au PEOC à 9 h 30, Dick Cheney et Condoleezza Rice s’y trouvaient déjà, de même qu’une dizaine d’autres membres « des équipes du Président et du Vice-président. »[15] Carl Truscott était l’officier de plus haut rang du Secret service présent dans le PEOC, et c’est lui qui communiquait avec Garibito, et qui coordonnait [les actions] en étroite collaboration avec Dick Cheney.
Le résumé de l’interview de Prescott par la Commission sur le 11/9 tel qu’il a été rendu public indique qu’il a escorté la Conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice de la Situation Room jusqu’à la « White House Shelter Area » où ils ont retrouvé Cheney – qui était au téléphone – et sa femme.[16] Il est intéressant de noter que le récit officiel se contredit lui-même, lorsqu’il dit que Mme Cheney n’est arrivée à la Maison Blanche qu’une bonne demi-heure plus tard. Les documents FOIA montrent que Truscott a amené les Cheney et C. Rice au PEOC avant 9 h 30 du matin. L’agent responsable Anthony Zotto, qui était spécifiquement en charge de la sécurité du vice-président, se trouvait déjà au PEOC à ce moment-là. Cela signifie que Cheney était dans le PEOC au moins 8 minutes avant que le vol 77 ne s’écrase [prétendument – NdT] contre le Pentagone.
D’après les documents déclassifiés par le Secret service suite à la requête FOIA, l’agence avait connaissance du Vol 77 et du vol UA93, et du fait que ces deux appareils se dirigeaient vers Washington DC. L’un de ces documents, assez mal identifié mais qui serait apparemment une chronologie rédigée par un des agents pour garder la trace des événements dont il était témoin, montre que le Secret service savait que « deux autres avions non identifiés, ne répondant pas aux appels de la tour de contrôle, étaient considérés comme suspects, et au moins l’un d’entre eux se dirigeait vers Washington DC. » Cela se passait plusieurs minutes avant que l’agent n’arrive dans la « salle 552, en route pour le JOC » où il apprendra qu’ « un des deux avions probablement détournés, n’était plus qu’à 5 minutes de vol de Washington DC. »
Ces documents confirment que le Secret service savait pertinemment que deux avions détournés étaient en route pour Washington au moment où Cheney et l’agent responsable Truscott se trouvaient dans le PEOC, bien avant que le Vol 77 n’ait été annoncé comme s’étant écrasé contre le Pentagone.
Cheney a semblé confirmer ces faits par la suite, lorsqu’il a déclaré sur NBC, lors de l’émission Meet the Press : « Le Secret service avait un accord avec la FAA. Ils avaient des lignes de communication ouvertes en permanence après que le World Trade Center ait été… », et il s’est arrêté là.
Une certaine confusion semble persister concernant le fait que le Secret service a ordonné, ou disposait de l’autorité pour ordonner le décollage immédiat d’avions intercepteur de la base Andrews de l’US Air Force, suite à l’annonce de l’approche de l’avion détourné. L’écrivain Lynn Spencer, dont le général Ralph Eberhart dit « Il raconte tout, et il le fait bien, » faisait remarquer que « le Secret service a également une certaine autorité sur les militaires, et dans ce cas précis, sur la protection de Washington (DC Guard). »[17] Autrement dit, le Secret service avait l’autorité suffisante pour ordonner le décollage de chasseurs intercepteurs le 11/9. Et bien évidemment, puisque le président était indisponible pendant cette brève période, c’est le vice-président qui était le commandant en chef des armées.
Les rapports officiels disent maintenant que le Secret service a effectivement formulé cette requête, même si ce fut bien plus tard dans la chaine des événements, mais que le Général David Wherley (ci-contre) qui commandait la base Andrews de l’US Air Force n’a pas réagi assez vite. La raison invoquée est que Wherley n’a pas immédiatement accepté l’autorité du Secret service pour ordonner le décollage des avions de chasse, et qu’il a donc attendu que quelqu’un appartenant à la chaine de commandement militaire lui donne cet ordre. Malheureusement, le général Wherley ne peut plus faire de commentaires à ce sujet puisqu’il est décédé lors d’un accident de train qui reste le « plus terrible accident de train dans l’histoire de l’autorité de transit de la Washington Metropolitan Area. »[18]
Il est cependant clair que le personnel militaire de la base d’Andrews a contacté le Secret service bien avant que Wherley ne soit impliqué. [19] Un peu après 9 h 05, le major Daniel Caine, superviseur de vol à la base Andrews, a appelé son contact au Secret service, Kenneth Beauchamp. Caine lui a demandé « Est-ce que vous voulez de l’aide, les gars ? » L’agent Beauchamp a répondu : « Pas pour l’instant, mais je vous appelle si ça change. » Beauchamp, dont l’interview à propos du 11/9 est toujours classifiée pour raison de « sécurité nationale », n’a jamais rappelé. Près de 30 minutes plus tard, alors que le Vol 77 était sur Washington, quelqu’un d’autre du Secret service a rappelé Caine pour lui dire qu’ils acceptaient son offre d’assistance. Lors de sa conversation téléphonique, Caine a indiqué qu’il « pouvait entendre clairement à l’autre bout du fil le vice-président parler dans la pièce. »[20] C’est à ce moment-là que le supérieur de Caine, le général Wherley, a commencé à se poser des questions pendant 80 minutes sur la chaine de commandement, d’après le récit officiel.
Les avions intercepteurs n’ont décollé de la base Andrews – qui était seulement à 10 miles (18 km) du Pentagone – qu’après 10 h 38 du matin (et ils n’étaient pas armés). Cela faisait plus d’une heure que le Pentagone avait été frappé, presque 2 h 1/2 depuis que l’on avait appris le détournement du premier avion, et pratiquement 90 minutes après l’offre d’assistance de Caine au Secret Service.
L’agent responsable (SAIC) Carl Truscott a conservé son poste de chef du service de protection présidentielle (PPD) au Secret service jusqu’en 2005, période durant laquelle un prostitué gay se rendait de nuit à la Maison blanche, de même que Jack Abramoff. La Maison Blanche a, par la suite, tenté de cacher les traces de ces visites. Truscott était toujours à la Maison Blanche lorsque le Secret service a mis en place sa procédure secrète de gestion des enregistrements concernant les visites.
Tout comme pour Marinzel, le comportement de Carl Truscott le 11/9 fut apparemment apprécié puisqu’il a été promu directeur de l’ATF, une autre agence importante du département du Trésor US. Il a finalement dû démissionner suite à un scandale lié à de multiples abus de pouvoir incluant des ordres sexistes donnés à des employées féminines. Mais Truscott avait des amis haut placés, ce qui lui permit d’échapper aux poursuites judiciaires, sur ordre de la Maison Blanche.[21] Truscott travailla ensuite pour ASERO Worldwide, une société internationale de gestion des risques dirigée par Doron Bergerbest-Eilon, qui était auparavant l’officier de sécurité de plus haut rang au sein de l’Agence de sécurité israélienne.[22]
En somme, la réaction du Secret service aux attentats du 11/9 laisse penser à une préconnaissance des événements en cela que l’Agence a échoué à protéger le président contre le risque le plus évident posé par les terroristes. Cette préconnaissance, combinée avec le refus par le Secret service de l’offre de protection aérienne de la base Andrews, amène à soupçonner que l’Agence pourrait avoir été complice des attentats. Si on veut connaître la vérité et lever ces soupçons, cela nécessitera de faire témoigner sous serment les principaux protagonistes du Secret service et de la Maison Blanche, dont Edward Marinzel, Ari Fleischer, Joseph Hagin, Carl Truscott, Anthony Zotto, et Kenneth Beauchamp.
Kevin Ryan http://www.reopen911
Notes de l’auteur :
Allan Wood and Paul Thompson, An Interesting Day : President Bush’s Movements and Actions on 9/11, History Commons Complete 9/11 Timeline
Shoestring 9/11 Blog, The 90-Minute Stand Down on 9/11 : Why Was the Secret Service’s Early Request for Fighter Jets Ignored ?, le 20 décembre 2009
Tom Bayles, The Day Before Everything Changed, President Bush Touched Locals’ Lives, The Sarasota Herald-Tribune, 10 septembre 2002,
Allan Wood and Paul Thompson, Ibid
Philip H. Melanson, Secret Service : The Hiddine History of an Enigmatic Agency, Carroll & Graf, 2002
Command Consulting, Bio for Edward Marinzel
Pour les références à l’interview de Edward Marinzel en 2004, voir le Rapport de la Commission sur le 11/9, notes de base de page 204 et 207 du chapitre 1, et notes de bas de page 1 à 3 du chapitre 10.
911Research.wtc7.net, George W. Bush : Cover Stories of the People in Charge
Command Consulting, Bio for Edward Marinzel
Command Consulting, Bio for Joseph Hagin
Le rapport de la Commission sur le 11/9, page 36
Documents FOIA rendus publics par le Secret Service US à Aidan Monaghan, le 23 avril 2010
George Washington’s Blog, Mineta’s testimony CONFIRMED, 4 mars 2007
Michael C. Ruppert, Franchir le Rubicon (chapitre 24), En français aux Editions Nouvelle Terre, 2006
Documents FOIA rendus publics par le Secret Service US à Aidan Monaghan, le 23 avril 2010
Résumé par la Commission du “USSS Statement and interview reports”, daté du 28 juillet 2003,
Lynn Spencer, Touching History : The untold story of the drama that unfolded in the skies over America on 9/11, Free Press, 2008
Christopher Conkey, Retired Major General Wherley Died in Crash, Wall Street Journal, 24 juin 2009
Shoestring 9/11 Blog, The 90-Minute Stand Down on 9/11 : Why Was the Secret Service’s Early Request for Fighter Jets Ignored ?, 20 décembre 2009
History Commons Complete 9/11 Timeline, Profile : Daniel Caine
Empty Wheel, Who Is Carl Truscott and Why Did Bush’s DOJ Protect Him ?, 5 mars 2008
Bloomberg Businessweek profile for ASERO Worldwide
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Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle…
Ex: http://medianews.wordpress.com
Par Giulietto Chiesa, IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012
Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film “Zéro – Enquête sur le 11-Septembre” et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum
Traduction GV pour ReOpenNews
Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.
Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.
Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.
La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « Amalgam Warrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.
Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.
Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de Condoleezza Rice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.
Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.
Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato (ci-contre) compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».
Giulietto Chiesa http://euro-synergies.hautetfort.com/
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Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film “Zéro – Enquête sur le 11-Septembre” et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum
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Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.
Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.
Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.
La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « Amalgam Warrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.
Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.
Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de Condoleezza Rice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.
Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.
Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato (ci-contre) compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».
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Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
11 septembre 2001 : Rencontre avec Guillaume de Rouville
Du fait de son approche audacieuse pour l'époque, l'Idiot du Village a connu un certain retentissement, particulièrement entre 2003 et 2006 (le premier site cumulera, à terme, plus d’un demi-million de visites), et plusieurs des articles de Guillaume de Rouville ont été repris dans des médias étrangers et traduits en diverses langues, dont l’anglais ou l'arabe…
On se souvient en fait que dès l'année 2002, la France est apparue en première ligne sur la contestation de la version officielle du 11-Septembre, avec le livre de Thierry Meyssan, L’effroyable imposture. Mais cette publication déclencha une tempête médiatique telle qu'elle valut à son auteur d’être diabolisé avec une violence inouïe par les chiens de garde de la pensée atlantiste, suscitant par là même un premier réflexe d’autocensure de la part des journalistes sur le sujet du 11-Septembre.
A la suite de ce lynchage politico-médiatique, il est remarquable de constater qu'à de très rares exceptions près (comme la parution du livre d'Eric Laurent La face cachée du 11 Septembre), les journalistes français se sont abstenus de communiquer sur l'ampleur des anomalies concernant cet événement et sur l'enjeu qu'il représentait. Et en ce qui concerne Internet, pour la période qui précède la création de ReOpen911 en 2006, la nature bouillonnante de la toile contribue à dissoudre inexorablement dans nos esprits le souvenir des premiers internautes francophones qui se sont mobilisés pour la vérité, et à laisser penser que les éléments indispensables à la prise de conscience de chacun d'entre nous ont émergé tardivement. Pourtant dès l'été 2003, Guillaume de Rouville rassemblait sur son site la majeure partie des questions clés à propos du 11-Septembre, les sources les étayant et les analyses permettant de saisir l'essentiel des tenants et des aboutissants de cette catastrophe qui venait de bouleverser le cours de l'Histoire.
Journaliste indépendant, Guillaume de Rouville s'est également fait remarquer pour son travail d'investigation sur un autre sujet tabou, la complicité étroite des autorités françaises, en 1994, dans le génocide qui fit au Rwanda plus d'un million de victimes. Ainsi sa connaissance des mécanismes du pouvoir, des enjeux stratégiques mondiaux et des crimes de masse commis par les démocraties aura permis à ce franc tireur d'identifier très tôt les anomalies qui entouraient le 11-Septembre. Car, outre le fait que Guillaume de Rouville fut un des rares français à s'exprimer, peu de temps après les attentats, publiquement et en détail, sur la nature frauduleuse de cette tragédie, l'originalité de sa démarche tient aussi au fait qu'il a accompagné ses dénonciations d'une analyse géopolitique qui, avec le recul, se révèle à la fois particulièrement réaliste et perspicace.
A l'occasion de la publication de son livre-choc La Démocratie ambiguë, et de la nouvelle version de son site l'Idiot du Village, Guillaume de Rouville revient pour ReOpen911 sur sa perception du 11-Septembre et sur le témoignage qu'il a livré à ce moment déterminant de l'Histoire, situé entre les attentats de 2001 et la réélection de Georges W. Bush en 2004 : un temps paradoxal, incroyablement riche en incidents révélateurs de la fragilité qui caractérise la version officielle de l'administration américaine, et cependant, un temps où cette dernière s'est enracinée profondément dans la trame médiatique des nations occidentales.
Dans quelles circonstances et pourquoi avez-vous créé, il y a bientôt dix ans, l’Idiot du Village ?
La création de l’Idiot du Village est venue d’une frustration par rapport à la sélection des informations réalisée par les principaux médias. Je trouvais – ce qui est encore le cas aujourd’hui – que les informations mises en avant n’étaient pas assez expliquées, analysées et rendues intelligibles pour le commun des mortels. Lecteur, à l’époque, du Courrier International, j’étais frustré par la généralité des propos, la vision à sens unique fournie par presque tous les articles sélectionnés. J’avais observé de près les élections américaines de l’an 2000 et je ne retrouvais pas exprimée dans les principaux médias ma compréhension de ce qui s’était passé, à savoir un coup d’État des néoconservateurs entériné par une Cour Suprême acquise à leur cause, coup d’État réalisé au vu et au su de tous sans que cette constatation ne soit faite dans les médias traditionnels. C’est à ce moment-là que je me suis dit que je devais créer un concurrent, aussi modeste soit-il, du Courrier International, pour offrir un autre « son de cloche ». J’étais sensible au caractère univoque de l’information fournie par les médias, caractère que j’attribuais et que j’attribue encore à l’idéologie atlantiste dans laquelle les principaux acteurs politico-médiatiques baignent sans demi-mesure. Sans avoir besoin de caractériser moralement l’Atlantisme, il est pour le moins énervant, inquiétant, surréaliste que l’interprétation des faits soit toujours ou presque réalisée dans un sens qui cajole cette idéologie. L’unanimisme idéologique dans les grands médias devrait être suspect pour tout un chacun. Sous couvert de diversité de pensée (droite-gauche, pour ou contre le mariage gay, la peine de mort, etc.) on nous vend une idéologie libérale-atlantiste sans nous présenter d’alternatives. Casser le carcan unanimiste, tel était l’objectif de l’Idiot à ses débuts.
Mon tout premier article, écrit en 2002 (Europe-Etats-Unis : la Soumission, la Fusion ou la Guerre) abordait la question de la soumission idéologique européenne à l’égard des États-Unis en soulignant le manque de pensée stratégique militaire au sein de nos élites européennes. Dix ans plus tard, je me rends compte que l’Atlantisme est encore plus fortement établi comme idéologie dominante dans notre paysage politico-médiatique. On peut être pour ou contre l’Atlantisme, mais les médias ne parlent jamais directement de ce sujet. Il n’est pas discuté, critiqué. C’est une sorte d’acquis qu’il n’est pas bon de remettre en cause. Voilà encore un tabou qu’il convient de faire tomber en expliquant, de manière pédagogique ce qu’il est, quels en sont les ressorts et ce que cela signifie pour les démocraties européennes et la souveraineté des peuples.
Qu’est-ce qui vous a motivé pour vous investir durant plusieurs années dans cette veille critique des médias ?
Les choses n’ont pas vraiment évolué dans le bon sens tout au long de ces années. La situation est sans doute pire aujourd’hui, que ce soit en France ou aux États-Unis. La crispation idéologique de l’Atlantisme autour du concept paranoïaque du Choc des Civilisations et le prétexte impérialiste occidental qu’est la lutte contre le terrorisme islamique me font dire que le grand public est encore moins diversement informé qu’il ne l’était par le passé. Prenez les conflits en Libye et en Syrie et leur traitement médiatique dans la presse mainstream occidentale et vous vous apercevrez que vous êtes mieux informé par les médias qui n’appartiennent pas aux régimes dits démocratiques (parce que non-alignés sur la vision occidentale du monde ou parce que leurs intérêts divergent de ceux de nos oligarchies). Ça peut sembler être un paradoxe, mais c’est une réalité. Il faut donc continuer à offrir des analyses alternatives, non pas pour le plaisir de contredire la parole officielle et se donner un rôle d’opposant à moindres frais, mais parce que cette parole officielle me semble trop souvent en flagrante contradiction avec la vérité des faits et qu’elle justifie des crimes de masse commis en notre nom et en toute impunité. C’est sans doute le sentiment d’injustice par rapport à cette impunité dont jouissent les démocrates aux mains sales qui me motive le plus pour continuer.
Pourquoi au sein des contenus diffusés sur l’Idiot du Village, le 11-Septembre a-t-il pris à partir de 2003 une place si importante ?
Créé peu de temps après le 11-Septembre, il était tout naturel de s’intéresser à l’événement, d’autant que pour moi, le 11-Septembre arrivait après le coup d’État des néoconservateurs qui aurait déjà dû être pris en compte comme un événement majeur de la vie politique américaine et occidentale. D’une certaine manière le 11 septembre 2001 n’est que le second acte d’un coup d’État déjà en marche. Mais, encore une fois, c’est le traitement de l’événement par les médias principaux qui méritait que des voix dissonantes se fassent entendre. Je me suis plongé rapidement dans le sujet, et une fois que vous entrez dans ce labyrinthe, vous voulez en trouver la sortie.
En outre, mon parti-pris journalistique est le suivant : il n’est pas intéressant de répéter ce qui est dit ailleurs avec force ; il faut ajouter de la compréhension et ne pas se contenter de diffuser une information brute sans lui donner du sens ; il faut favoriser les sujets qui fâchent plutôt que ceux qui font l’unanimité, sinon pourquoi faire du journalisme ? C’est la raison pour laquelle le 11-Septembre et la responsabilité de la France dans le génocide rwandais ont occupé une place importante sur le site. Ces deux sujets sont toujours d’actualité, chacun à leur façon. Pour le 11-Septembre, il est assez évident que la guerre occidentale contre le terrorisme islamique et ses guerres associées sont le fruit du 11-Septembre, lui-même fruit d’une idéologie à visée hégémonique qu’est l’impérialisme occidental dont les États-Unis sont les principaux promoteurs. Concernant la complicité de la France dans le génocide rwandais, il me semble que cet événement en dit beaucoup sur l’identité française contemporaine, les ratés de la décolonisation, les relations de la France avec l’Afrique et, dans la mesure où les complices français appartiennent à la génération politique qui est au pouvoir en France, cela nous en dit long sur ceux qui nous dirigent et ce dont ils sont capables.
A terme, quel est pour vous le bénéfice de l'attention que vous avez portée à un événement tel que le 11-Septembre ?
Le bénéfice principal pour moi est de comprendre un peu mieux le monde dans lequel nous vivons. Je ne suis pas certain que cela présente d’ailleurs un quelconque avantage en termes de bien-être personnel. Car, en effet, pourquoi et pour quels bénéfices remuer l’eau de la mare, sinon pour en faire remonter les remugles nauséabonds ! Que peut-on faire avec les cadavres du Rwanda et ceux du 11-Septembre, sinon les entasser dans sa mémoire ? Ça finit par faire lourd à porter. Identifier les coupables sert-il à quelque chose quand il se trouve que ce sont nos dirigeants ? Peut-on arrêter une guerre avec Internet, mettre les menottes aux poignets de George Bush ou de Tony Blair avec Twitter et rendre justice aux victimes de nos dirigeants avec Facebook ?
Pourquoi avez-vous décidé de lancer une nouvelle version de l’Idiot du Village en 2012 ?
Le site datait un peu. Il fallait le rajeunir ou le fermer. Les manipulations de masse auxquelles se sont livrés les médias lors du conflit libyen et syrien m’ont poussé à relancer la carrière de l’Idiot. Lors de la seconde guerre du Golfe, il y avait tout de même eu des grandes manifestations citoyennes un peu partout dans le monde occidental pour s’opposer à l’aventure impériale. Là, rien, un unanimisme comparable à ce qui s’était passé pour le coup d’État des néoconservateurs aux États-Unis et le 11-Septembre. Mais cette fois, c’est allé encore plus loin, car l’unanimisme des médias a déteint sur la psyché collective. Les médias semi-alternatifs comme Le Monde Diplomatique, Politis, les mouvements comme Attac, la gauche radicale n’ont pas bronché et ont servi de chiens de garde au système prédateur occidental. Comme si l’Atlantisme avait gagné la partie et que toutes les résistances qui avaient pu exister auparavant s’étaient évaporées.
Enfin, je garde l’infime espoir que le partage d’information peut servir à quelque chose de positif, alors je continue.
Selon vous, de quelle façon le 11-Septembre a-t-il le plus bouleversé le sens de l'Histoire ?
Pour moi le 11-Septembre s’inscrit dans la longue histoire impériale des États-Unis. Ce n’est pas un point de départ, mais un accélérateur. Le Collider ou le Grand Collisionneur ne crée pas les particules, il les accélère pour prouver la théorie : dans notre cas précis, il s’agit pour les responsables du 11-Septembre de prouver à leurs sujets américains et au reste du monde que la théorie du Choc des Civilisations existe, que c’est l’Occident qui représente le bien, que la menace c’est l’Islam et que seule l’armée américaine peut nous sauver de ce péril. Ainsi le 11-Septembre n’a pas vraiment changé le sens de l’histoire, il en est plutôt le révélateur et l’accélérateur. Ce n’est pas un Big Bang, mais l’extension accélérée du domaine de la lutte.
http://www.dailymotion.com/video/xqux3s ... mbediframe
Dix ans après, quelles sont les questions concernant le 11-Septembre qui pour vous restent les plus brûlantes ? Et quelles sont celles qui sont les plus dérangeantes par rapport à votre conception intime de la démocratie ?
La question principale que je me pose est la suivante : comment se fait-il que des homo sapiens dotés d’un cerveau et d’un entendement croient encore à la version officielle ? L’évolution aurait-elle fait un bond en arrière ?
Sinon, les principales questions de fond sont résolues depuis un moment : on connaît les auteurs (la bande de néoconservateurs réunis au sein du PNAC qui a pris le pouvoir par le coup d’État de 2000 et leurs amis d’Arabie Saoudite), on connaît les armes du crime (des avions, des bombes, des médias), on connaît les motifs (la substitution de l’ennemi communiste par l’ennemi islamiste pour justifier une guerre impériale contre le terrorisme afin de consolider l’emprise occidentale sur des ressources naturelles et stratégiques en voie de raréfaction).
Toutes les questions que je posais en août 2003 sont encore valides vis-à-vis des médias traditionnels et des pouvoirs en place. Ils ne peuvent pas y répondre autrement qu’en vous insultant et en ayant recours à la rhétorique de disqualification. Preuve s’il en est de la justesse des positions défendues par les médias alternatifs.
C’est grâce au travail d’associations comme ReOpen911 ou à celui de personnalités comme David Ray Griffin, Webster Tarpley ou encore Peter Dale Scott (pour n’en citer que quelques-unes) qu’on a pu répondre à presque l’ensemble des questions qu’on pouvait déjà se poser au lendemain du 11-Septembre. Le travail de vérité n’étant jamais achevé, il est important de continuer à explorer les arcanes et les méandres de cet événement pour en comprendre tous les détails.
Etant donné la profusion d'éléments de preuve susceptibles d'invalider la version officielle du 11-Septembre, comment expliquez-vous le fait que cette dernière soit restée depuis dix ans la référence convenue pour cet événement ?
Je l’explique par trois choses : un, les auteurs cachent leur crime, c’est bien normal ; deux, leurs chiens de garde, les journalistes/communicants et les dirigeants atlantistes épousent l’idéologie de leurs maîtres et en tirent des bénéfices en termes de carrière personnelle ; ils n’ont donc aucun intérêt à se poser des questions dangereuses ; trois, la population américaine, et celles qui s’identifient au destin américain (à savoir les populations occidentales dans leur ensemble), pour des raisons de défense psychologique, autrement dit, afin de ne pas sombrer dans la dépression en reconnaissant que leur idéal démocratique ne correspond pas à la réalité (un vrai déni de réalité freudien !).
Que dites-vous aux personnes qui valident la version officielle du 11-Septembre, en considérant sincèrement qu'il est impossible de dissimuler à grande échelle des preuves l'invalidant ?
Si des musulmans en Afghanistan ont pu cacher un complot de cette ampleur pourquoi pas des chrétiens au Pentagone ? Les Allemands ont-ils su le lieu et le jour du Débarquement en Normandie, alors qu’ils avaient des espions partout ? Vous saviez que Strauss-Kahn était un pervers ? Le milieu journalistique oui, pas vous ! Avez-vous jamais entendu parler de la compartimentalisation des informations ? Le Manhattan Project, ça vous dit quelque chose ? On peut continuer les exemples à l’infini.
Le tabou politique et médiatique sur la question du 11-Septembre peut-il tenir éternellement ?
Oui, le tabou peut ne pas tomber. S’il doit tomber, ce sera avec l’empire qui le porte. Le tabou n’est que le reflet d’un rapport de force entre une oligarchie qui a presque tous les pouvoirs et dont les composantes sont unanimes dans leur défense de la théorie du complot officielle et les dissidents intellectuels qui se battent avec des moyens dérisoires et dont le contrôle finira par leur échapper (je pense aux outils internet, réseaux sociaux, etc.).
Le « conspirationnisme » existe-t-il ?
Oui, sans doute. On trouve tout dans la nature humaine. Même si je ne sais pas ce que ce terme recouvre réellement.
Que répondez-vous aux personnes qui vous reprocheraient d'alimenter par vos propos les fantasmes de théoriciens du complot ?
De quels fantasmes parle-t-on ?
De fantasmes qui consisteraient à percevoir un ordre caché dans tout événement qui dépasse l’entendement…
Les événements du 11-Septembre ne dépassent malheureusement pas l’entendement. Pas plus que la Saint-Barthélemy, le commerce triangulaire, la colonisation ou la complicité de la France dans le génocide rwandais. Les faits et leurs causes sont terriblement humains, trop humains. Ils dépassent en revanche la morale commune en ce sens que leurs auteurs, leurs inspirateurs ou leurs profiteurs agissent par delà le bien et le mal.
Je comprends qu’il ne faille pas surdéterminer a priori tous les événements politiques et voir systématiquement la main des mêmes protagonistes et des mêmes intérêts derrière chacun d’eux. Mais, en même temps, et dans la mesure où les principaux centres d’influence et de pouvoir sont les mêmes depuis des décennies en Occident, et en raison de la porosité qu’il y a entre eux, on ne peut pas ignorer la continuité des agissements criminels de certaines organisations (CIA, FBI, MI5, MI6, DST, etc.), de certains lobbies (industries pharmaceutiques, agro-alimentaires, etc.) ou des oligarchies (les fameux 1%).
Je comprends également qu’il ne faille pas penser que toute mauvaise action de ces centres d’influence ou de pouvoir soit le résultat d’une mauvaise intention systématique. L’objectif premier de Monsanto n’est sans doute pas de tuer des gens, mais plutôt d’engranger de colossaux bénéfices pour ses actionnaires. Il n’en demeure pas moins que si la mort des ‘autres’ n’est pas son objectif, c’est la condition de son enrichissement sans mesure. C’est une condition assumée, comme pour les vendeurs de tabac et d’armes.
Sinon, cela ne me dérange pas que l’on me traite de théoricien du complot, j’en suis un et je l’assume : une théorie ça se prouve ; une fois prouvée elle est valide jusqu’à ce que d’autres théories viennent la contredire. Mais ces autres théories doivent être également démontrées. Ensuite on peut les comparer. Pour le moment les théoriciens officiels du complot sont dans les cordes ! Ils n’ont aucune preuve de ce qu’ils avancent. De notre côté on peut sortir du tribunal inquisitorial et dire « et pourtant ils complotent » !
Quel regard portez-vous sur la diabolisation dont a été l’objet Thierry Meyssan dès la sortie de son premier ouvrage sur le 11-Septembre, L’effroyable imposture ?
La diabolisation est souvent le sort réservé aux précurseurs. Le temps lui a déjà donné raison sur le 11-Septembre. Quand bien même on pourrait porter des critiques légitimes sur son ouvrage (le manque de sources publiées, certaines conclusions qui pouvaient paraître trop hâtives à l’époque) on doit lui savoir gré d’avoir ouvert la brèche dans la citadelle de l’histoire officielle sur le 11-Septembre. Les critiques de ses opposants ne sont jamais de nature argumentative, elles portent essentiellement sur sa personne ou ses supposées opinions politiques. A tout prendre, je préfère un militant qui argumente qu’un chantre de la neutralité qui diffame. Quand un juge envoie un criminel en prison, ce qui importe c’est de savoir si l’argumentation juridique suivie par le juge a été correcte et si les faits incriminés sont clairement établis, pas de savoir pour qui vote le magistrat ni s’il préfère Alexandre Soljenitsyne à Louis-Ferdinand Céline. La vérité est apolitique, même si ceux qui la révèlent ne le sont pas.
Peut-on dire que les médias, mais plus précisément encore les responsables de presse et les journalistes (dont la profession est théoriquement contrainte par une éthique), portent personnellement une part de responsabilité dans la dissimulation au public de faits majeurs invalidant la version officielle du 11-Septembre ?
Les médias sont une arme. Dans les événements du 11-Septembre, ils ont clairement été l’une des armes du crime. Donc, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils nous disent la vérité, même plus de 10 ans après les faits. Ensuite, il faut distinguer ici selon que l’on parle des médias principaux américains ou étrangers. Pour ce qui est des grands médias américains, leur responsabilité est celle de coauteurs des attentats. Concernant les grands médias occidentaux non américains leur responsabilité est différente : ils ont failli moralement en nous racontant une fable atlantiste.
Quels sont les éléments concrets qui vous permettent de mettre ainsi en cause les médias américains ?
Les médias sont les porteurs de l’information. Ce n’est pas n’importe quelle responsabilité dans un régime démocratique ou supposé tel. Ne pas transmettre des informations qui pourraient incriminer des personnages parfaitement identifiés dans des attentats de cette nature, c’est déjà une forme de complicité. Je pense d’ailleurs que les familles des victimes qui ont refusé d’échanger leur silence contre des dommages-intérêts pourraient tenter cette voie judiciaire pour faire entendre leurs récriminations contre l’administration néoconservatrice de l’époque. Mais je vais plus loin en disant que, dans le cas du 11-Septembre (comme dans celui de la guerre en Irak), les grands médias américains sont coauteurs des actes criminels commis ce jour-là : l’opération (surtout du point de vue de son impact psychologique sur les foules) ne pouvait pas réussir sans l’instrumentalisation volontaire des médias comme haut-parleurs ou caisses de résonance du storytelling officiel. Les liens tissés depuis des décennies entre les agences américaines de renseignement, notamment la CIA (voir l’ouvrage collectif Black List) et le milieu médiatique, les liens oligarchiques qui existent entre les dirigeants des grands groupes médiatiques et le milieu politique américain rendent cette instrumentalisation presque évidente et nécessaire. Les initiateurs du projet terroriste ne pouvaient jouer leur destin sur l’hypothétique aveuglement des médias. Cet aveuglement devait donc être acquis, et pour être acquis il devait être contrôlé. Et ce contrôle est le résultat direct des liens que j’ai évoqués plus haut.
http://www.dailymotion.com/video/x3qsba ... mbediframe
Cette manière d’inférer des faits à partir de la logique des choses ne doit pas surprendre : elle est nécessaire, même en matière judiciaire. Le juge qui condamne le mari qui a assassiné sa femme a rarement assisté au meurtre ! Il pourra néanmoins conclure à la culpabilité du mari sur la base d’éléments annexes au crime lui-même : comme la réputation d’homme violent du mari, les bruits suspects entendus par les voisins le soir du meurtre, des menaces proférées par le mari contre l’ancien amant de sa femme, etc. Il faut bien comprendre que la preuve parfaite n’existe pas. Même l’aveu peut être suspect en ces temps de torture généralisée ! Un faisceau d’indices et la cohérence d’ensemble de ces indices doivent nous permettre de porter un jugement sur des événements dont aucun des protagonistes n’aura assez de remords pour tout dévoiler sur la place publique. Donc, pour moi, les liens oligarchiques que j’évoquais, l’influence des agences de renseignements sur le contenu sensible produit par les médias et la nécessité de contrôler le storytelling au moment de son déroulement, constituent un faisceau d’indices suffisant pour penser (sans néanmoins conclure définitivement, comme en toute chose) que les grands médias américains sont coauteurs des attentats du 11-Septembre. En outre, l’analyse de la retransmission télévisuelle du 11-Septembre, au moment où les événements se déroulaient, par les principales chaînes d’information, donne raison, il me semble, aux soupçons qu’on pouvait nourrir à l’égard des médias : on a un nombre élevé de témoins qui étrangement appartiennent à l’oligarchie médiatique et qui viennent très opportunément corroborer le storytelling officiel tout au long de la journée du 11-Septembre ; les images des différents journaux semblent comporter des coupures opportunes ou avoir été modifiées en quasi-temps réel pour cacher certains éléments du modus operandi technique des attentats ; l’annonce de l’effondrement de la tour 7 avant qu’il n’ait lieu, etc.
En 2012, le 11-Septembre n'est-il pas déjà de l'histoire ancienne ? En quoi est-il encore essentiel de s'interroger sur cet événement et de se battre pour que la vérité voie le jour ?
D’une certaine manière, oui, c’est déjà de l’histoire ancienne. Même si les grands médias laissaient la vérité éclater au grand jour, je crois que cela ne changerait pas grand-chose pour les auteurs des attentats. Je n’ai pas une grande confiance dans la justice américaine pour juger les dignitaires de l’empire américain.
Ce serait néanmoins une victoire morale pour les familles des victimes et les milliers de personnes qui se sont battues pour que la vérité perce le rideau d’acier atlantiste. A partir de ces victoires morales, on peut espérer en gagner d’autres !
Et même si cela ne change pas le sort des victimes ni des bourreaux, l’exigence de vérité est inhérente à notre condition d’homme libre et pensant.
Même si vous n'abordez pas directement le 11-Septembre dans votre essai La Démocratie ambiguë, ce dernier apporte-t-il néanmoins un éclairage sur cette question ?
Oui, en effet, dans la mesure où j’essaie de décortiquer dans l’essai quels sont les mécanismes à l’œuvre dans les démocraties occidentales qui font qu’un jour leurs dirigeants peuvent se rendre coupable de crimes de masse sans que leurs opinions publiques ne se révoltent. Je ne voulais pas aborder directement la question du 11-Septembre parce que je l’ai fait ailleurs et pour me concentrer sur d’autres événements comme les conflits en Libye et en Syrie, qui sont néanmoins les conséquences directes du 11-Septembre.
Comment imaginez-vous les dix années à venir au regard de la façon dont le monde a évolué depuis le 11-Septembre ?
Je les imagine assez semblables aux dix années passées : on aura un cocktail joyeux de guerres provoquées par l’Occident et conduites pour le profit exclusif de ses oligarchies, autrement dit la transformation de nos démocraties en instrument de conquête du capitalisme prédateur ; une instrumentalisation accrue du terrorisme islamique par les puissances occidentales pour justifier ces guerres et corseter l’usage d’Internet ; des réactions de moins en moins timides de la Chine et de la Russie face aux attaques indirectes de l’Occident (ces deux pays semblent s’être légèrement rebellés dans l’affaire syrienne, même si leur réaction est encore assez mesurée quant on voit à quel point et avec quelle hargne les Occidentaux attaquent leurs intérêts géostratégiques un peu partout) ; des problèmes environnementaux grandissants mais exploités par l’Occident pour tenter de freiner l’émergence de blocs régionaux concurrents ; une Europe toujours plus atlantiste et donc toujours plus soumise à l’hégémonisme américain qui aura su lui imposer le bouclier antimissile pour réduire à néant toute souveraineté militaire européenne après avoir ruiné la doctrine de la dissuasion nucléaire française (grâce au travail de sape des Présidents atlantistes à la tête de la France, de Sarkozy, en passant par Hollande et ses successeurs) ; une islamophobie radicale, partagée par les élites et les peuples, qui fera qu’on ne pourra plus tendre la main à un musulman ni souhaiter la paix entre Israël et la Palestine sans passer pour un antisémite ; un unanimisme atlantiste qui fera qu’on ne pourra plus parler de souveraineté populaire sans être rangé dans la catégorie des extrémistes (de droite ou de gauche, selon) ; des tensions sociales au sein des sociétés européennes en raison d’un chômage endémique dû à une impossibilité du retour au plein emploi dans une économie ultralibérale, financiarisée et délocalisatrice ; des conflits ethno-religieux entre musulmans et chrétiens instrumentalisés par les élites pour désamorcer la lutte des classes entre les possédants et les possédés, et enfin, comme une insulte supplémentaire au temps qui passe, les mêmes présentateurs du journal télévisé de 20h (etc.).
Mais on peut imaginer autre chose : que le Vanuatu ou le Bhoutan envahissent les États-Unis et imposent leur vision du monde faite de respect des autres et de l’environnement. Imaginer l'avenir, c'est aussi rêver.
Propos recueillis par Lalo Vespera, membre de ReOpen911. http://www.agoravox.fr
Note : (*) Dans le cadre des interviews publiées sur son site, l'association ReOpen911 propose une tribune aux auteurs et chercheurs indépendants qui étudient le 11-Septembre et dont les arguments méritent d’être entendus. Mais les propos de ces intervenants ne doivent évidemment pas être envisagés comme le reflet de la position de l’association sur les sujets traités. Le lecteur sera, comme toujours, en mesure de se forger sa propre opinion en fonction des éléments développés par les personnalités extérieures à l'association et les informations disponibles sur le site ReOpen911.info. Rappelons que depuis le 11 mars 2006, date d'ouverture du site Web de l'association nationale de loi 1901, les membres compétents de ReOpen911 se tiennent à la disposition des médias pour débattre des points de vues exposés sur ce site - en public, devant caméras et sans coupures ni effets de montage - afin d'enregistrer les points de vue des uns et des autres. L'association ReOpen911 se propose également de mettre les journalistes qui le souhaitent en contact avec les différents experts dont elle diffuse les recherches.
Du fait de son approche audacieuse pour l'époque, l'Idiot du Village a connu un certain retentissement, particulièrement entre 2003 et 2006 (le premier site cumulera, à terme, plus d’un demi-million de visites), et plusieurs des articles de Guillaume de Rouville ont été repris dans des médias étrangers et traduits en diverses langues, dont l’anglais ou l'arabe…
On se souvient en fait que dès l'année 2002, la France est apparue en première ligne sur la contestation de la version officielle du 11-Septembre, avec le livre de Thierry Meyssan, L’effroyable imposture. Mais cette publication déclencha une tempête médiatique telle qu'elle valut à son auteur d’être diabolisé avec une violence inouïe par les chiens de garde de la pensée atlantiste, suscitant par là même un premier réflexe d’autocensure de la part des journalistes sur le sujet du 11-Septembre.
A la suite de ce lynchage politico-médiatique, il est remarquable de constater qu'à de très rares exceptions près (comme la parution du livre d'Eric Laurent La face cachée du 11 Septembre), les journalistes français se sont abstenus de communiquer sur l'ampleur des anomalies concernant cet événement et sur l'enjeu qu'il représentait. Et en ce qui concerne Internet, pour la période qui précède la création de ReOpen911 en 2006, la nature bouillonnante de la toile contribue à dissoudre inexorablement dans nos esprits le souvenir des premiers internautes francophones qui se sont mobilisés pour la vérité, et à laisser penser que les éléments indispensables à la prise de conscience de chacun d'entre nous ont émergé tardivement. Pourtant dès l'été 2003, Guillaume de Rouville rassemblait sur son site la majeure partie des questions clés à propos du 11-Septembre, les sources les étayant et les analyses permettant de saisir l'essentiel des tenants et des aboutissants de cette catastrophe qui venait de bouleverser le cours de l'Histoire.
Journaliste indépendant, Guillaume de Rouville s'est également fait remarquer pour son travail d'investigation sur un autre sujet tabou, la complicité étroite des autorités françaises, en 1994, dans le génocide qui fit au Rwanda plus d'un million de victimes. Ainsi sa connaissance des mécanismes du pouvoir, des enjeux stratégiques mondiaux et des crimes de masse commis par les démocraties aura permis à ce franc tireur d'identifier très tôt les anomalies qui entouraient le 11-Septembre. Car, outre le fait que Guillaume de Rouville fut un des rares français à s'exprimer, peu de temps après les attentats, publiquement et en détail, sur la nature frauduleuse de cette tragédie, l'originalité de sa démarche tient aussi au fait qu'il a accompagné ses dénonciations d'une analyse géopolitique qui, avec le recul, se révèle à la fois particulièrement réaliste et perspicace.
A l'occasion de la publication de son livre-choc La Démocratie ambiguë, et de la nouvelle version de son site l'Idiot du Village, Guillaume de Rouville revient pour ReOpen911 sur sa perception du 11-Septembre et sur le témoignage qu'il a livré à ce moment déterminant de l'Histoire, situé entre les attentats de 2001 et la réélection de Georges W. Bush en 2004 : un temps paradoxal, incroyablement riche en incidents révélateurs de la fragilité qui caractérise la version officielle de l'administration américaine, et cependant, un temps où cette dernière s'est enracinée profondément dans la trame médiatique des nations occidentales.
Dans quelles circonstances et pourquoi avez-vous créé, il y a bientôt dix ans, l’Idiot du Village ?
La création de l’Idiot du Village est venue d’une frustration par rapport à la sélection des informations réalisée par les principaux médias. Je trouvais – ce qui est encore le cas aujourd’hui – que les informations mises en avant n’étaient pas assez expliquées, analysées et rendues intelligibles pour le commun des mortels. Lecteur, à l’époque, du Courrier International, j’étais frustré par la généralité des propos, la vision à sens unique fournie par presque tous les articles sélectionnés. J’avais observé de près les élections américaines de l’an 2000 et je ne retrouvais pas exprimée dans les principaux médias ma compréhension de ce qui s’était passé, à savoir un coup d’État des néoconservateurs entériné par une Cour Suprême acquise à leur cause, coup d’État réalisé au vu et au su de tous sans que cette constatation ne soit faite dans les médias traditionnels. C’est à ce moment-là que je me suis dit que je devais créer un concurrent, aussi modeste soit-il, du Courrier International, pour offrir un autre « son de cloche ». J’étais sensible au caractère univoque de l’information fournie par les médias, caractère que j’attribuais et que j’attribue encore à l’idéologie atlantiste dans laquelle les principaux acteurs politico-médiatiques baignent sans demi-mesure. Sans avoir besoin de caractériser moralement l’Atlantisme, il est pour le moins énervant, inquiétant, surréaliste que l’interprétation des faits soit toujours ou presque réalisée dans un sens qui cajole cette idéologie. L’unanimisme idéologique dans les grands médias devrait être suspect pour tout un chacun. Sous couvert de diversité de pensée (droite-gauche, pour ou contre le mariage gay, la peine de mort, etc.) on nous vend une idéologie libérale-atlantiste sans nous présenter d’alternatives. Casser le carcan unanimiste, tel était l’objectif de l’Idiot à ses débuts.
Mon tout premier article, écrit en 2002 (Europe-Etats-Unis : la Soumission, la Fusion ou la Guerre) abordait la question de la soumission idéologique européenne à l’égard des États-Unis en soulignant le manque de pensée stratégique militaire au sein de nos élites européennes. Dix ans plus tard, je me rends compte que l’Atlantisme est encore plus fortement établi comme idéologie dominante dans notre paysage politico-médiatique. On peut être pour ou contre l’Atlantisme, mais les médias ne parlent jamais directement de ce sujet. Il n’est pas discuté, critiqué. C’est une sorte d’acquis qu’il n’est pas bon de remettre en cause. Voilà encore un tabou qu’il convient de faire tomber en expliquant, de manière pédagogique ce qu’il est, quels en sont les ressorts et ce que cela signifie pour les démocraties européennes et la souveraineté des peuples.
Qu’est-ce qui vous a motivé pour vous investir durant plusieurs années dans cette veille critique des médias ?
Les choses n’ont pas vraiment évolué dans le bon sens tout au long de ces années. La situation est sans doute pire aujourd’hui, que ce soit en France ou aux États-Unis. La crispation idéologique de l’Atlantisme autour du concept paranoïaque du Choc des Civilisations et le prétexte impérialiste occidental qu’est la lutte contre le terrorisme islamique me font dire que le grand public est encore moins diversement informé qu’il ne l’était par le passé. Prenez les conflits en Libye et en Syrie et leur traitement médiatique dans la presse mainstream occidentale et vous vous apercevrez que vous êtes mieux informé par les médias qui n’appartiennent pas aux régimes dits démocratiques (parce que non-alignés sur la vision occidentale du monde ou parce que leurs intérêts divergent de ceux de nos oligarchies). Ça peut sembler être un paradoxe, mais c’est une réalité. Il faut donc continuer à offrir des analyses alternatives, non pas pour le plaisir de contredire la parole officielle et se donner un rôle d’opposant à moindres frais, mais parce que cette parole officielle me semble trop souvent en flagrante contradiction avec la vérité des faits et qu’elle justifie des crimes de masse commis en notre nom et en toute impunité. C’est sans doute le sentiment d’injustice par rapport à cette impunité dont jouissent les démocrates aux mains sales qui me motive le plus pour continuer.
Pourquoi au sein des contenus diffusés sur l’Idiot du Village, le 11-Septembre a-t-il pris à partir de 2003 une place si importante ?
Créé peu de temps après le 11-Septembre, il était tout naturel de s’intéresser à l’événement, d’autant que pour moi, le 11-Septembre arrivait après le coup d’État des néoconservateurs qui aurait déjà dû être pris en compte comme un événement majeur de la vie politique américaine et occidentale. D’une certaine manière le 11 septembre 2001 n’est que le second acte d’un coup d’État déjà en marche. Mais, encore une fois, c’est le traitement de l’événement par les médias principaux qui méritait que des voix dissonantes se fassent entendre. Je me suis plongé rapidement dans le sujet, et une fois que vous entrez dans ce labyrinthe, vous voulez en trouver la sortie.
En outre, mon parti-pris journalistique est le suivant : il n’est pas intéressant de répéter ce qui est dit ailleurs avec force ; il faut ajouter de la compréhension et ne pas se contenter de diffuser une information brute sans lui donner du sens ; il faut favoriser les sujets qui fâchent plutôt que ceux qui font l’unanimité, sinon pourquoi faire du journalisme ? C’est la raison pour laquelle le 11-Septembre et la responsabilité de la France dans le génocide rwandais ont occupé une place importante sur le site. Ces deux sujets sont toujours d’actualité, chacun à leur façon. Pour le 11-Septembre, il est assez évident que la guerre occidentale contre le terrorisme islamique et ses guerres associées sont le fruit du 11-Septembre, lui-même fruit d’une idéologie à visée hégémonique qu’est l’impérialisme occidental dont les États-Unis sont les principaux promoteurs. Concernant la complicité de la France dans le génocide rwandais, il me semble que cet événement en dit beaucoup sur l’identité française contemporaine, les ratés de la décolonisation, les relations de la France avec l’Afrique et, dans la mesure où les complices français appartiennent à la génération politique qui est au pouvoir en France, cela nous en dit long sur ceux qui nous dirigent et ce dont ils sont capables.
A terme, quel est pour vous le bénéfice de l'attention que vous avez portée à un événement tel que le 11-Septembre ?
Le bénéfice principal pour moi est de comprendre un peu mieux le monde dans lequel nous vivons. Je ne suis pas certain que cela présente d’ailleurs un quelconque avantage en termes de bien-être personnel. Car, en effet, pourquoi et pour quels bénéfices remuer l’eau de la mare, sinon pour en faire remonter les remugles nauséabonds ! Que peut-on faire avec les cadavres du Rwanda et ceux du 11-Septembre, sinon les entasser dans sa mémoire ? Ça finit par faire lourd à porter. Identifier les coupables sert-il à quelque chose quand il se trouve que ce sont nos dirigeants ? Peut-on arrêter une guerre avec Internet, mettre les menottes aux poignets de George Bush ou de Tony Blair avec Twitter et rendre justice aux victimes de nos dirigeants avec Facebook ?
Pourquoi avez-vous décidé de lancer une nouvelle version de l’Idiot du Village en 2012 ?
Le site datait un peu. Il fallait le rajeunir ou le fermer. Les manipulations de masse auxquelles se sont livrés les médias lors du conflit libyen et syrien m’ont poussé à relancer la carrière de l’Idiot. Lors de la seconde guerre du Golfe, il y avait tout de même eu des grandes manifestations citoyennes un peu partout dans le monde occidental pour s’opposer à l’aventure impériale. Là, rien, un unanimisme comparable à ce qui s’était passé pour le coup d’État des néoconservateurs aux États-Unis et le 11-Septembre. Mais cette fois, c’est allé encore plus loin, car l’unanimisme des médias a déteint sur la psyché collective. Les médias semi-alternatifs comme Le Monde Diplomatique, Politis, les mouvements comme Attac, la gauche radicale n’ont pas bronché et ont servi de chiens de garde au système prédateur occidental. Comme si l’Atlantisme avait gagné la partie et que toutes les résistances qui avaient pu exister auparavant s’étaient évaporées.
Enfin, je garde l’infime espoir que le partage d’information peut servir à quelque chose de positif, alors je continue.
Selon vous, de quelle façon le 11-Septembre a-t-il le plus bouleversé le sens de l'Histoire ?
Pour moi le 11-Septembre s’inscrit dans la longue histoire impériale des États-Unis. Ce n’est pas un point de départ, mais un accélérateur. Le Collider ou le Grand Collisionneur ne crée pas les particules, il les accélère pour prouver la théorie : dans notre cas précis, il s’agit pour les responsables du 11-Septembre de prouver à leurs sujets américains et au reste du monde que la théorie du Choc des Civilisations existe, que c’est l’Occident qui représente le bien, que la menace c’est l’Islam et que seule l’armée américaine peut nous sauver de ce péril. Ainsi le 11-Septembre n’a pas vraiment changé le sens de l’histoire, il en est plutôt le révélateur et l’accélérateur. Ce n’est pas un Big Bang, mais l’extension accélérée du domaine de la lutte.
http://www.dailymotion.com/video/xqux3s ... mbediframe
Dix ans après, quelles sont les questions concernant le 11-Septembre qui pour vous restent les plus brûlantes ? Et quelles sont celles qui sont les plus dérangeantes par rapport à votre conception intime de la démocratie ?
La question principale que je me pose est la suivante : comment se fait-il que des homo sapiens dotés d’un cerveau et d’un entendement croient encore à la version officielle ? L’évolution aurait-elle fait un bond en arrière ?
Sinon, les principales questions de fond sont résolues depuis un moment : on connaît les auteurs (la bande de néoconservateurs réunis au sein du PNAC qui a pris le pouvoir par le coup d’État de 2000 et leurs amis d’Arabie Saoudite), on connaît les armes du crime (des avions, des bombes, des médias), on connaît les motifs (la substitution de l’ennemi communiste par l’ennemi islamiste pour justifier une guerre impériale contre le terrorisme afin de consolider l’emprise occidentale sur des ressources naturelles et stratégiques en voie de raréfaction).
Toutes les questions que je posais en août 2003 sont encore valides vis-à-vis des médias traditionnels et des pouvoirs en place. Ils ne peuvent pas y répondre autrement qu’en vous insultant et en ayant recours à la rhétorique de disqualification. Preuve s’il en est de la justesse des positions défendues par les médias alternatifs.
C’est grâce au travail d’associations comme ReOpen911 ou à celui de personnalités comme David Ray Griffin, Webster Tarpley ou encore Peter Dale Scott (pour n’en citer que quelques-unes) qu’on a pu répondre à presque l’ensemble des questions qu’on pouvait déjà se poser au lendemain du 11-Septembre. Le travail de vérité n’étant jamais achevé, il est important de continuer à explorer les arcanes et les méandres de cet événement pour en comprendre tous les détails.
Etant donné la profusion d'éléments de preuve susceptibles d'invalider la version officielle du 11-Septembre, comment expliquez-vous le fait que cette dernière soit restée depuis dix ans la référence convenue pour cet événement ?
Je l’explique par trois choses : un, les auteurs cachent leur crime, c’est bien normal ; deux, leurs chiens de garde, les journalistes/communicants et les dirigeants atlantistes épousent l’idéologie de leurs maîtres et en tirent des bénéfices en termes de carrière personnelle ; ils n’ont donc aucun intérêt à se poser des questions dangereuses ; trois, la population américaine, et celles qui s’identifient au destin américain (à savoir les populations occidentales dans leur ensemble), pour des raisons de défense psychologique, autrement dit, afin de ne pas sombrer dans la dépression en reconnaissant que leur idéal démocratique ne correspond pas à la réalité (un vrai déni de réalité freudien !).
Que dites-vous aux personnes qui valident la version officielle du 11-Septembre, en considérant sincèrement qu'il est impossible de dissimuler à grande échelle des preuves l'invalidant ?
Si des musulmans en Afghanistan ont pu cacher un complot de cette ampleur pourquoi pas des chrétiens au Pentagone ? Les Allemands ont-ils su le lieu et le jour du Débarquement en Normandie, alors qu’ils avaient des espions partout ? Vous saviez que Strauss-Kahn était un pervers ? Le milieu journalistique oui, pas vous ! Avez-vous jamais entendu parler de la compartimentalisation des informations ? Le Manhattan Project, ça vous dit quelque chose ? On peut continuer les exemples à l’infini.
Le tabou politique et médiatique sur la question du 11-Septembre peut-il tenir éternellement ?
Oui, le tabou peut ne pas tomber. S’il doit tomber, ce sera avec l’empire qui le porte. Le tabou n’est que le reflet d’un rapport de force entre une oligarchie qui a presque tous les pouvoirs et dont les composantes sont unanimes dans leur défense de la théorie du complot officielle et les dissidents intellectuels qui se battent avec des moyens dérisoires et dont le contrôle finira par leur échapper (je pense aux outils internet, réseaux sociaux, etc.).
Le « conspirationnisme » existe-t-il ?
Oui, sans doute. On trouve tout dans la nature humaine. Même si je ne sais pas ce que ce terme recouvre réellement.
Que répondez-vous aux personnes qui vous reprocheraient d'alimenter par vos propos les fantasmes de théoriciens du complot ?
De quels fantasmes parle-t-on ?
De fantasmes qui consisteraient à percevoir un ordre caché dans tout événement qui dépasse l’entendement…
Les événements du 11-Septembre ne dépassent malheureusement pas l’entendement. Pas plus que la Saint-Barthélemy, le commerce triangulaire, la colonisation ou la complicité de la France dans le génocide rwandais. Les faits et leurs causes sont terriblement humains, trop humains. Ils dépassent en revanche la morale commune en ce sens que leurs auteurs, leurs inspirateurs ou leurs profiteurs agissent par delà le bien et le mal.
Je comprends qu’il ne faille pas surdéterminer a priori tous les événements politiques et voir systématiquement la main des mêmes protagonistes et des mêmes intérêts derrière chacun d’eux. Mais, en même temps, et dans la mesure où les principaux centres d’influence et de pouvoir sont les mêmes depuis des décennies en Occident, et en raison de la porosité qu’il y a entre eux, on ne peut pas ignorer la continuité des agissements criminels de certaines organisations (CIA, FBI, MI5, MI6, DST, etc.), de certains lobbies (industries pharmaceutiques, agro-alimentaires, etc.) ou des oligarchies (les fameux 1%).
Je comprends également qu’il ne faille pas penser que toute mauvaise action de ces centres d’influence ou de pouvoir soit le résultat d’une mauvaise intention systématique. L’objectif premier de Monsanto n’est sans doute pas de tuer des gens, mais plutôt d’engranger de colossaux bénéfices pour ses actionnaires. Il n’en demeure pas moins que si la mort des ‘autres’ n’est pas son objectif, c’est la condition de son enrichissement sans mesure. C’est une condition assumée, comme pour les vendeurs de tabac et d’armes.
Sinon, cela ne me dérange pas que l’on me traite de théoricien du complot, j’en suis un et je l’assume : une théorie ça se prouve ; une fois prouvée elle est valide jusqu’à ce que d’autres théories viennent la contredire. Mais ces autres théories doivent être également démontrées. Ensuite on peut les comparer. Pour le moment les théoriciens officiels du complot sont dans les cordes ! Ils n’ont aucune preuve de ce qu’ils avancent. De notre côté on peut sortir du tribunal inquisitorial et dire « et pourtant ils complotent » !
Quel regard portez-vous sur la diabolisation dont a été l’objet Thierry Meyssan dès la sortie de son premier ouvrage sur le 11-Septembre, L’effroyable imposture ?
La diabolisation est souvent le sort réservé aux précurseurs. Le temps lui a déjà donné raison sur le 11-Septembre. Quand bien même on pourrait porter des critiques légitimes sur son ouvrage (le manque de sources publiées, certaines conclusions qui pouvaient paraître trop hâtives à l’époque) on doit lui savoir gré d’avoir ouvert la brèche dans la citadelle de l’histoire officielle sur le 11-Septembre. Les critiques de ses opposants ne sont jamais de nature argumentative, elles portent essentiellement sur sa personne ou ses supposées opinions politiques. A tout prendre, je préfère un militant qui argumente qu’un chantre de la neutralité qui diffame. Quand un juge envoie un criminel en prison, ce qui importe c’est de savoir si l’argumentation juridique suivie par le juge a été correcte et si les faits incriminés sont clairement établis, pas de savoir pour qui vote le magistrat ni s’il préfère Alexandre Soljenitsyne à Louis-Ferdinand Céline. La vérité est apolitique, même si ceux qui la révèlent ne le sont pas.
Peut-on dire que les médias, mais plus précisément encore les responsables de presse et les journalistes (dont la profession est théoriquement contrainte par une éthique), portent personnellement une part de responsabilité dans la dissimulation au public de faits majeurs invalidant la version officielle du 11-Septembre ?
Les médias sont une arme. Dans les événements du 11-Septembre, ils ont clairement été l’une des armes du crime. Donc, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils nous disent la vérité, même plus de 10 ans après les faits. Ensuite, il faut distinguer ici selon que l’on parle des médias principaux américains ou étrangers. Pour ce qui est des grands médias américains, leur responsabilité est celle de coauteurs des attentats. Concernant les grands médias occidentaux non américains leur responsabilité est différente : ils ont failli moralement en nous racontant une fable atlantiste.
Quels sont les éléments concrets qui vous permettent de mettre ainsi en cause les médias américains ?
Les médias sont les porteurs de l’information. Ce n’est pas n’importe quelle responsabilité dans un régime démocratique ou supposé tel. Ne pas transmettre des informations qui pourraient incriminer des personnages parfaitement identifiés dans des attentats de cette nature, c’est déjà une forme de complicité. Je pense d’ailleurs que les familles des victimes qui ont refusé d’échanger leur silence contre des dommages-intérêts pourraient tenter cette voie judiciaire pour faire entendre leurs récriminations contre l’administration néoconservatrice de l’époque. Mais je vais plus loin en disant que, dans le cas du 11-Septembre (comme dans celui de la guerre en Irak), les grands médias américains sont coauteurs des actes criminels commis ce jour-là : l’opération (surtout du point de vue de son impact psychologique sur les foules) ne pouvait pas réussir sans l’instrumentalisation volontaire des médias comme haut-parleurs ou caisses de résonance du storytelling officiel. Les liens tissés depuis des décennies entre les agences américaines de renseignement, notamment la CIA (voir l’ouvrage collectif Black List) et le milieu médiatique, les liens oligarchiques qui existent entre les dirigeants des grands groupes médiatiques et le milieu politique américain rendent cette instrumentalisation presque évidente et nécessaire. Les initiateurs du projet terroriste ne pouvaient jouer leur destin sur l’hypothétique aveuglement des médias. Cet aveuglement devait donc être acquis, et pour être acquis il devait être contrôlé. Et ce contrôle est le résultat direct des liens que j’ai évoqués plus haut.
http://www.dailymotion.com/video/x3qsba ... mbediframe
Cette manière d’inférer des faits à partir de la logique des choses ne doit pas surprendre : elle est nécessaire, même en matière judiciaire. Le juge qui condamne le mari qui a assassiné sa femme a rarement assisté au meurtre ! Il pourra néanmoins conclure à la culpabilité du mari sur la base d’éléments annexes au crime lui-même : comme la réputation d’homme violent du mari, les bruits suspects entendus par les voisins le soir du meurtre, des menaces proférées par le mari contre l’ancien amant de sa femme, etc. Il faut bien comprendre que la preuve parfaite n’existe pas. Même l’aveu peut être suspect en ces temps de torture généralisée ! Un faisceau d’indices et la cohérence d’ensemble de ces indices doivent nous permettre de porter un jugement sur des événements dont aucun des protagonistes n’aura assez de remords pour tout dévoiler sur la place publique. Donc, pour moi, les liens oligarchiques que j’évoquais, l’influence des agences de renseignements sur le contenu sensible produit par les médias et la nécessité de contrôler le storytelling au moment de son déroulement, constituent un faisceau d’indices suffisant pour penser (sans néanmoins conclure définitivement, comme en toute chose) que les grands médias américains sont coauteurs des attentats du 11-Septembre. En outre, l’analyse de la retransmission télévisuelle du 11-Septembre, au moment où les événements se déroulaient, par les principales chaînes d’information, donne raison, il me semble, aux soupçons qu’on pouvait nourrir à l’égard des médias : on a un nombre élevé de témoins qui étrangement appartiennent à l’oligarchie médiatique et qui viennent très opportunément corroborer le storytelling officiel tout au long de la journée du 11-Septembre ; les images des différents journaux semblent comporter des coupures opportunes ou avoir été modifiées en quasi-temps réel pour cacher certains éléments du modus operandi technique des attentats ; l’annonce de l’effondrement de la tour 7 avant qu’il n’ait lieu, etc.
En 2012, le 11-Septembre n'est-il pas déjà de l'histoire ancienne ? En quoi est-il encore essentiel de s'interroger sur cet événement et de se battre pour que la vérité voie le jour ?
D’une certaine manière, oui, c’est déjà de l’histoire ancienne. Même si les grands médias laissaient la vérité éclater au grand jour, je crois que cela ne changerait pas grand-chose pour les auteurs des attentats. Je n’ai pas une grande confiance dans la justice américaine pour juger les dignitaires de l’empire américain.
Ce serait néanmoins une victoire morale pour les familles des victimes et les milliers de personnes qui se sont battues pour que la vérité perce le rideau d’acier atlantiste. A partir de ces victoires morales, on peut espérer en gagner d’autres !
Et même si cela ne change pas le sort des victimes ni des bourreaux, l’exigence de vérité est inhérente à notre condition d’homme libre et pensant.
Même si vous n'abordez pas directement le 11-Septembre dans votre essai La Démocratie ambiguë, ce dernier apporte-t-il néanmoins un éclairage sur cette question ?
Oui, en effet, dans la mesure où j’essaie de décortiquer dans l’essai quels sont les mécanismes à l’œuvre dans les démocraties occidentales qui font qu’un jour leurs dirigeants peuvent se rendre coupable de crimes de masse sans que leurs opinions publiques ne se révoltent. Je ne voulais pas aborder directement la question du 11-Septembre parce que je l’ai fait ailleurs et pour me concentrer sur d’autres événements comme les conflits en Libye et en Syrie, qui sont néanmoins les conséquences directes du 11-Septembre.
Comment imaginez-vous les dix années à venir au regard de la façon dont le monde a évolué depuis le 11-Septembre ?
Je les imagine assez semblables aux dix années passées : on aura un cocktail joyeux de guerres provoquées par l’Occident et conduites pour le profit exclusif de ses oligarchies, autrement dit la transformation de nos démocraties en instrument de conquête du capitalisme prédateur ; une instrumentalisation accrue du terrorisme islamique par les puissances occidentales pour justifier ces guerres et corseter l’usage d’Internet ; des réactions de moins en moins timides de la Chine et de la Russie face aux attaques indirectes de l’Occident (ces deux pays semblent s’être légèrement rebellés dans l’affaire syrienne, même si leur réaction est encore assez mesurée quant on voit à quel point et avec quelle hargne les Occidentaux attaquent leurs intérêts géostratégiques un peu partout) ; des problèmes environnementaux grandissants mais exploités par l’Occident pour tenter de freiner l’émergence de blocs régionaux concurrents ; une Europe toujours plus atlantiste et donc toujours plus soumise à l’hégémonisme américain qui aura su lui imposer le bouclier antimissile pour réduire à néant toute souveraineté militaire européenne après avoir ruiné la doctrine de la dissuasion nucléaire française (grâce au travail de sape des Présidents atlantistes à la tête de la France, de Sarkozy, en passant par Hollande et ses successeurs) ; une islamophobie radicale, partagée par les élites et les peuples, qui fera qu’on ne pourra plus tendre la main à un musulman ni souhaiter la paix entre Israël et la Palestine sans passer pour un antisémite ; un unanimisme atlantiste qui fera qu’on ne pourra plus parler de souveraineté populaire sans être rangé dans la catégorie des extrémistes (de droite ou de gauche, selon) ; des tensions sociales au sein des sociétés européennes en raison d’un chômage endémique dû à une impossibilité du retour au plein emploi dans une économie ultralibérale, financiarisée et délocalisatrice ; des conflits ethno-religieux entre musulmans et chrétiens instrumentalisés par les élites pour désamorcer la lutte des classes entre les possédants et les possédés, et enfin, comme une insulte supplémentaire au temps qui passe, les mêmes présentateurs du journal télévisé de 20h (etc.).
Mais on peut imaginer autre chose : que le Vanuatu ou le Bhoutan envahissent les États-Unis et imposent leur vision du monde faite de respect des autres et de l’environnement. Imaginer l'avenir, c'est aussi rêver.
Propos recueillis par Lalo Vespera, membre de ReOpen911. http://www.agoravox.fr
Note : (*) Dans le cadre des interviews publiées sur son site, l'association ReOpen911 propose une tribune aux auteurs et chercheurs indépendants qui étudient le 11-Septembre et dont les arguments méritent d’être entendus. Mais les propos de ces intervenants ne doivent évidemment pas être envisagés comme le reflet de la position de l’association sur les sujets traités. Le lecteur sera, comme toujours, en mesure de se forger sa propre opinion en fonction des éléments développés par les personnalités extérieures à l'association et les informations disponibles sur le site ReOpen911.info. Rappelons que depuis le 11 mars 2006, date d'ouverture du site Web de l'association nationale de loi 1901, les membres compétents de ReOpen911 se tiennent à la disposition des médias pour débattre des points de vues exposés sur ce site - en public, devant caméras et sans coupures ni effets de montage - afin d'enregistrer les points de vue des uns et des autres. L'association ReOpen911 se propose également de mettre les journalistes qui le souhaitent en contact avec les différents experts dont elle diffuse les recherches.
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Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
07 - 911 - Le Mossad à l'origine des attentats du 11 septembre selon Alan Sabrosky
http://www.youtube.com/watch?v=ka3pOHfn ... re=related
http://www.youtube.com/watch?v=ka3pOHfn ... re=related
Re: Twin Towers - A qui profite le crime ?
Robert Bowman : « Dick Cheney est le principal suspect des attentats du 11 septembre »
L’ancien directeur du programme de missile de défense “Star Wars” sous les présidents Ford et Carter a déclaré publiquement que la version officielle du 11-Septembre était la théorie du complot et que le principal suspect pour la conception de ces attentats était le Vice-président Dick Cheney.
Le Docteur Robert Bowman, ex-lieutenant colonel de l’US Air Force, a conduit 101 missions de combat au Vietnam. Il a reçu la Médaille Eisenhower, le Prix George F. Kennan pour la Paix, la médaille présidentielle des vétérans pour la Paix, deux fois la médaille d’or de la Société des ingénieurs militaires, six médailles de l’air, plusieurs dizaines d’autres prix et distinctions honorifiques.
Il est détenteur d’un doctorat en aéronautique et en ingénierie nucléaire de l’université de Californie Caltech. Il a présidé huit importantes conférences internationales, et est l’un des experts les plus connus en matière de sécurité nationale.
Bowman a travaillé secrètement pour le gouvernement US dans le cadre du projet Star Wars et fut l’un de ses premiers instigateurs au travers d’un mémo secret en 1977. Lorsque Bowman réalisa que le projet était en réalité uniquement destiné à créer non pas un outil de défense, mais bien une arme d’agression, et faisait partie d’un plan pour initier une guerre nucléaire avec les Soviétiques, il quitta le programme et fit campagne contre.
Lors d’une interview faite le 4 avril 2006 dans le Alex Jones Show qui diffuse au niveau national sur le réseau radio GCN, Bowman avait déclaré que si Oussama Ben Laden et al-Qaïda étaient impliqués dans le 11-Septembre, alors au minimum, le gouvernement est resté sans réagir et a laissé les attentats se produire. Il était plausible, selon lui, que l’ensemble de la chaine de commandement militaire n’ait pas eu connaissance de ce qui se passait et qu’elle ait été utilisée par ceux qui tiraient les ficelles lors des attentats.
Bowman a souligné la façon dont les exercices militaires en cours le matin du 11-Septembre qui simulaient des avions s’écrasant contre des bâtiments sur la côte est des États-Unis avaient été utilisés pour fourvoyer le personnel de la défense aérienne et l’empêcher de réagir à temps pour stopper les attentats.
http://www.dailymotion.com/embed/video/xrtn0p
« Les exercices qui avaient lieu ce matin-là simulaient exactement le type de choses qui s’est produit et a semé la confusion parmi les gens de la FAA et du NORAD… à tel point qu’ils ne savaient plus ce qui était réel et ce qui faisait partie d’un exercice » a expliqué Bowman.
« Je pense que ceux qui ont planifié et conduit ces exercices devraient faire l’objet d’une enquête. »
Lorsqu’on lui demanda de nommer un suspect numéro 1, qui serait l’architecte probable des attentats, Bowman a déclaré : « Si je devais mentionner un seul nom, je pense que mon premier suspect serait Dick Cheney. »
Bowman a indiqué qu’en privé, ses collègues pilotes de combat n’étaient pas en désaccord avec son opinion sur la véritable histoire du 11/9.
Bowman s’est dit conscient du danger de voir les USA glisser vers la dictature et a déclaré : « Je pense que rien n’est plus proche du fascisme que ce que nous avons vu récemment de la part de ce gouvernement. »
Bowman a dénoncé le PATRIOT ACT, affirmant que ce dernier « avait davantage détruit les droits des Américains que tous nos ennemis réunis. »
Bowman a remisé la Commission sur le 11-9, la qualifiant de « dissimulation motivée politiquement et criblée de conflits d’intérêts » et dénonçant le fait que « la Commission sur le 11/9 avait omis tout élément, aussi petit soit-il, qui aurait pu mettre en doute ou simplement embarrassant pour la version officielle du complot, et a consisté en une vaste mise en scène. »
« Il faut qu’il y ait une véritable enquête, pas le genre de fausse investigation que nous avons eu par la "9/11 Omission" et toutes ces foutaises » a lancé Bowman.
A la question de savoir si les auteurs du 11-septembre pourraient être en train de préparer un nouvel attentat sous fausse bannière pour revigorer leur agenda [politique], Bowman a déclaré : « Je pense que c’est possible, et j’espère qu’ils ne passeront pas à l’acte, qu’on les stoppera avant, mais je sais pertinemment qu’ils aimeraient bien en avoir un autre. »
L’un des principaux arguments contre [l’acteur] Charlie Sheen était qu’il n’avait pas de crédibilité sur le sujet du 11/9. Ces arguments sont ridiculisés par le fait que Sheen est vraiment un expert du 11/9, qu’il étudie méticuleusement plusieurs heures chaque jour, chose que ses détracteurs qui défendent la version officielle n’ont pas faite, pointant leurs accusations seulement au niveau de la vie personnelle de Sheen et refusant ses invitations à venir débattre avec lui sur les faits.
De plus, depuis le début, nous avons eu l’appui de personnalités éminentes et crédibles, qui ont pourtant été totalement ignorées par l’establishment médiatique. Des professeurs de physique, d’ex-conseillers de la Maison Blanche, des analystes de la CIA, le père de la Reaganomanie, le ministre allemand de la Défense, et le propre secrétaire au Trésor de Bush, tous ont fait des déclarations publiques au sujet du 11/9, mais ont été ignorés par la majorité des organes de presse.
Robert Bowman sera-t-il lui aussi laissé dans l’ombre, alors que les médias mainstream continuent de dépeindre le Mouvement pour la vérité sur le 11/9 comme le hobby d’une minorité marginale ?
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Robert-Bowman-Dick-Cheney-est-le-principal-suspect-des-attentats-du-11-septembre-12706.html
L’ancien directeur du programme de missile de défense “Star Wars” sous les présidents Ford et Carter a déclaré publiquement que la version officielle du 11-Septembre était la théorie du complot et que le principal suspect pour la conception de ces attentats était le Vice-président Dick Cheney.
Le Docteur Robert Bowman, ex-lieutenant colonel de l’US Air Force, a conduit 101 missions de combat au Vietnam. Il a reçu la Médaille Eisenhower, le Prix George F. Kennan pour la Paix, la médaille présidentielle des vétérans pour la Paix, deux fois la médaille d’or de la Société des ingénieurs militaires, six médailles de l’air, plusieurs dizaines d’autres prix et distinctions honorifiques.
Il est détenteur d’un doctorat en aéronautique et en ingénierie nucléaire de l’université de Californie Caltech. Il a présidé huit importantes conférences internationales, et est l’un des experts les plus connus en matière de sécurité nationale.
Bowman a travaillé secrètement pour le gouvernement US dans le cadre du projet Star Wars et fut l’un de ses premiers instigateurs au travers d’un mémo secret en 1977. Lorsque Bowman réalisa que le projet était en réalité uniquement destiné à créer non pas un outil de défense, mais bien une arme d’agression, et faisait partie d’un plan pour initier une guerre nucléaire avec les Soviétiques, il quitta le programme et fit campagne contre.
Lors d’une interview faite le 4 avril 2006 dans le Alex Jones Show qui diffuse au niveau national sur le réseau radio GCN, Bowman avait déclaré que si Oussama Ben Laden et al-Qaïda étaient impliqués dans le 11-Septembre, alors au minimum, le gouvernement est resté sans réagir et a laissé les attentats se produire. Il était plausible, selon lui, que l’ensemble de la chaine de commandement militaire n’ait pas eu connaissance de ce qui se passait et qu’elle ait été utilisée par ceux qui tiraient les ficelles lors des attentats.
Bowman a souligné la façon dont les exercices militaires en cours le matin du 11-Septembre qui simulaient des avions s’écrasant contre des bâtiments sur la côte est des États-Unis avaient été utilisés pour fourvoyer le personnel de la défense aérienne et l’empêcher de réagir à temps pour stopper les attentats.
http://www.dailymotion.com/embed/video/xrtn0p
« Les exercices qui avaient lieu ce matin-là simulaient exactement le type de choses qui s’est produit et a semé la confusion parmi les gens de la FAA et du NORAD… à tel point qu’ils ne savaient plus ce qui était réel et ce qui faisait partie d’un exercice » a expliqué Bowman.
« Je pense que ceux qui ont planifié et conduit ces exercices devraient faire l’objet d’une enquête. »
Lorsqu’on lui demanda de nommer un suspect numéro 1, qui serait l’architecte probable des attentats, Bowman a déclaré : « Si je devais mentionner un seul nom, je pense que mon premier suspect serait Dick Cheney. »
Bowman a indiqué qu’en privé, ses collègues pilotes de combat n’étaient pas en désaccord avec son opinion sur la véritable histoire du 11/9.
Bowman s’est dit conscient du danger de voir les USA glisser vers la dictature et a déclaré : « Je pense que rien n’est plus proche du fascisme que ce que nous avons vu récemment de la part de ce gouvernement. »
Bowman a dénoncé le PATRIOT ACT, affirmant que ce dernier « avait davantage détruit les droits des Américains que tous nos ennemis réunis. »
Bowman a remisé la Commission sur le 11-9, la qualifiant de « dissimulation motivée politiquement et criblée de conflits d’intérêts » et dénonçant le fait que « la Commission sur le 11/9 avait omis tout élément, aussi petit soit-il, qui aurait pu mettre en doute ou simplement embarrassant pour la version officielle du complot, et a consisté en une vaste mise en scène. »
« Il faut qu’il y ait une véritable enquête, pas le genre de fausse investigation que nous avons eu par la "9/11 Omission" et toutes ces foutaises » a lancé Bowman.
A la question de savoir si les auteurs du 11-septembre pourraient être en train de préparer un nouvel attentat sous fausse bannière pour revigorer leur agenda [politique], Bowman a déclaré : « Je pense que c’est possible, et j’espère qu’ils ne passeront pas à l’acte, qu’on les stoppera avant, mais je sais pertinemment qu’ils aimeraient bien en avoir un autre. »
L’un des principaux arguments contre [l’acteur] Charlie Sheen était qu’il n’avait pas de crédibilité sur le sujet du 11/9. Ces arguments sont ridiculisés par le fait que Sheen est vraiment un expert du 11/9, qu’il étudie méticuleusement plusieurs heures chaque jour, chose que ses détracteurs qui défendent la version officielle n’ont pas faite, pointant leurs accusations seulement au niveau de la vie personnelle de Sheen et refusant ses invitations à venir débattre avec lui sur les faits.
De plus, depuis le début, nous avons eu l’appui de personnalités éminentes et crédibles, qui ont pourtant été totalement ignorées par l’establishment médiatique. Des professeurs de physique, d’ex-conseillers de la Maison Blanche, des analystes de la CIA, le père de la Reaganomanie, le ministre allemand de la Défense, et le propre secrétaire au Trésor de Bush, tous ont fait des déclarations publiques au sujet du 11/9, mais ont été ignorés par la majorité des organes de presse.
Robert Bowman sera-t-il lui aussi laissé dans l’ombre, alors que les médias mainstream continuent de dépeindre le Mouvement pour la vérité sur le 11/9 comme le hobby d’une minorité marginale ?
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Robert-Bowman-Dick-Cheney-est-le-principal-suspect-des-attentats-du-11-septembre-12706.html
Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)


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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
11-Septembre : Les bénéfices de la dissimulation
Dans les arcanes du 11-Septembre, nous avons observé les conflits d’intérêts qui caractérisent autant les affaires de la famille du Président George W. Bush que celles entretenues par le Vice-président Dick Cheney. Cette "double vie" permet à ces hauts responsables de tirer de confortables bénéfices financiers des avantages politiques que leur offrent les postes auxquels ils ont accédé dans le cadre de pratiques à priori démocratiques. Nous allons de nouveau observer ces anomalies dans le parcours de Donald Rumsfeld qui se trouvait à la tête du Pentagone de 2001 à 2006.
Cette approche contestable des responsabilités politiques s'est en partie enracinée dans la dérive des institutions démocratiques qui s'est produite aux États-Unis sous la présidence de Ronald Reagan, dans les années 1980. Cheney et Rumsfeld ont été réunis à cette époque pour mettre en œuvre une structure secrète de gouvernement parallèle, appelée COG (Continuity of Government) et que l’auteur Peter Dale Scott nomme "l’État profond". Le principe de dissimulation qui fonde cette structure s'est imposé dans la trame des conflits armés résultant de la volonté d'hégémonie propre au pouvoir américain. Doit-on vraiment s'étonner que la dissimulation soit aussi une des caractéristiques premières des événements du 11-Septembre ?

Conflits d’intérêts et trafics d’influence autour du Pentagone
La Parenthèse Enchantée (5/11) : Les bénéfices de la dissimulation
Chaque semaine cet été, jusqu’au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).
Article précédent : Collusion au sommet du pouvoirhttp://www.reopen911.info/News/2012/07/24/la-parenthese-enchantee-411-collusion-au-sommet-du-pouvoir/
« Ceux, quels qu’ils soient, qui ont le pouvoir de manœuvrer en secret toutes les affaires, ont absolument l’État à leur discrétion. Ils tendent aux citoyens des embûches en temps de paix, comme le font les ennemis extérieurs en temps de guerre. »
Nicolas Machiavel, Le Prince
Rêves de grandeur et trafics d’influence
Pour mieux comprendre le contexte de collusion, à la fois spectaculaire et intrinsèquement obscure, entre l’État américain et l’industrie de guerre, il est utile d’explorer les relations et les motivations de celui qui dirigea le Pentagone de janvier 2001 à décembre 2006, Donald Rumsfeld. Toute la dimension de ce faucon ambitieux, en apparence emprisonné dans un destin politique de second couteau, se révèle finalement au travers de ce qu’il aura accompli dans l’ombre, en duo avec son complice de toujours, Dick Cheney.
Lorsqu’en 1975, sous la présidence de Gerald Ford, Rumsfeld devient à 43 ans le plus jeune secrétaire à la Défense de toute l’histoire des États-Unis, il se voit promis à un avenir politique de premier ordre. Et durant les deux décennies suivantes, l’homme se trouve à plusieurs reprises proche de prendre une place déterminante dans la course à la magistrature suprême. Mais la fortune politique lui refuse obstinément l’opportunité de s’inscrire avec succès dans une trajectoire présidentielle [1]. Et, en guise de revanche sur le destin, ce n’est qu’en 2001 qu’il retrouve les sommets de l’exécutif américain, après avoir misé sur un cheval gagnant en soutenant George W. Bush qui le nomme de nouveau à la tête du Pentagone. Et en 2006, l’année où il quitte ce poste ainsi que la scène politique, l’ironie veut qu’il soit, à 74 ans, le plus vieux secrétaire à la Défense en exercice de l’histoire des États-Unis [2]. Cette parenthèse symbolique marque bien les limites auxquelles ses plus hautes ambitions se verront toujours contraintes.
Pourtant, Donald Rumsfeld a des capacités et des relations qui font de lui un politicien redoutable. Son parcours est caractérisé par des amitiés de très longue date avec des personnalités capitales du pouvoir américain, en particulier Frank Carlucci, dont il est plus ou moins l’alter ego (comme nous l’avons vu) et Dick Cheney avec lequel il fonctionnera en tandem à plusieurs reprises dans sa carrière (nous y reviendrons). Au début de sa carrière, Rumsfeld est consultant pour la banque d'investissement AG Becker. A l’âge de 29 ans, il devient député. Nixon le nomme en 1969 à la tête du Bureau des Opportunités Économiques [3] (OEO pour Office of Economic Opportunity), agence de lutte contre la pauvreté… Son rôle est d'épurer cette agence dont Nixon veut à tout prix se débarrasser. Les deux adjoints qu’il recrute à l'époque sont Franck Carlucci et le tout jeune Dick Cheney : ainsi, trois futurs secrétaires à la Défense travaillent ensemble dans le même bureau, dans le but de faire avorter l'embryon indésirable d’une agence chargée de l’autonomisation des plus démunis. Leur travail est si efficace qu’en 1973,Nixon parviendra à fermer l’OEO [4].
Après son passage à la Maison Blanche et au Pentagone, Donald Rumsfeld commence aussitôt à faire pivoter lesportes tournantes [4b] que lui offrent ses connexions politiques pour passer dans le monde des affaires et à user de son influence afin de servir les intérêts des sociétés qu’il va diriger. A commencer par Searle, en 1977, le laboratoire qui a découvert l’aspartame.
Rumsfeld multiplie les allers-retours fructueux entre les secteurs privé et public, obtenant des modifications de lois ou influant sur les décisions de l'administration pour favoriser le développement de ses activités d’affaires, comme l’explique Paul Labarique en 2004 [1] : « [En 1997, Rumsfeld] devient PDG de Gilead, une société censée produire des médicaments contre les maladies infectieuses [8]. Comme à Searle, Rumsfeld met à contribution son carnet d’adresses pour s’assurer la bienveillance de la FDA, qui autorise donc finalement la commercialisation d’un médicament contre la variole, jusque-là sérieusement contrôlé, le cidofovir. En conséquence, le Pentagone intègre la molécule de Gilead dans ses recherches sur le bioterrorisme. Le cours de l’action Gilead s’envole. Les méthodes de Donald Rumsfeld en matière de trafic d’influence dépassent celles habituellement rencontrées en Europe. […] La panique de l’anthrax, en octobre 2001, outre le fait qu’elle accrédita l’idée d’une menace terroriste islamiste aux États-Unis, permit également à Gilead de faire d’excellentes affaires, en augmentant ses ventes de vaccin anti-variolique au Pentagone. Ce qui contribue à la formidable valorisation du groupe, racheté en 2002 par Karl Hostetler pour la coquette somme de 460 millions de dollars. » [9]
Gilead possède aussi les droits du Tamiflu, remède contre les infections virales, et en 2005, le Pentagone, dirigé donc par Donald Rumsfeld, achète pour 58 millions de dollars de doses de Tamiflu alors que le secrétaire à la Défense détient toujours à cette époque des participations dans cette société pour une valeur de 5 à 25 millions de dollars, selon les informations financières du gouvernement fédéral [10].
Juste avant de revenir au Pentagone en 2001, Rumsfeld est administrateur de RAND Corporation, un think tankdédié à la militarisation de l’espace et dont l’ambition est de créer, en plus de l’Army, de l’Air Force et de la Navy, une quatrième armée propre au domaine spatial, et ce, quel que soit le budget colossal qui doit y être consacré [11] : grâce à l’asymétrie des moyens financiers et militaires dont bénéficient les États-Unis, leur suprématie y serait totale [12] Le 11 janvier 2001, quelques jours avant de prendre ses fonctions de secrétaire à la Défense, Rumsfeld publie un manifeste [13] pour promouvoir son grand projet. Il y est mentionné à trois reprises l’expression « Space Pearl Harbor » là encore utilisée comme un avertissement de menace sur les USA si un programme tel que celui de la RAND n’était pas pris en compte : « Le seul événement capable de galvaniser la nation et de forcer le gouvernement américain à agir. » Au regard de son parcours caractérisé par des projets ambitieux portés sur des années, parfois des décennies, avec une détermination sans faille, une régulière absence d’états d’âme, et un goût prononcé pour les activités secrètes et illicites, il est pertinent de s’interroger sur la stratégie que Rumsfeld aura pu déployer une fois au Pentagone pour accomplir son œuvre, et sur la discrétion qui aura été soigneusement organisée autour de ce vaste projet. Nous reviendrons en détail, dans le livre La parenthèse enchantée, sur cet enjeu majeur dans le cadre du 11-Septembre, avec un chapitre spécialement dédié à ce nouveau "Projet Manhattan" qui prend son essor en 2001, au cœur même des priorités géostratégiques américaines : la militarisation de l’espace.
La chimère des vieux faucons
Pour évoquer le duo Cheney-Rumsfeld et la chimère politique qu’ils ont installée dans l’ombre de la démocratie américaine, nous nous référerons au travail approfondi de Peter Dale Scott, l’auteur de La route vers le nouveau désordre mondial (éditions Demi Lune). Rappelons au préalable que Scott utilise l’expression "État profond" pour désigner la partie de l’État américain dirigée de façon occulte par un petit groupe d’individus « dont le pouvoir provient non pas de la Constitution mais de leur proximité avec le monde de l’argent et le pouvoir privé. » [14]
Le duo Cheney-Rumsfeld a connu principalement trois périodes :
En 2001, bien entendu, qui est la période aujourd'hui la plus connue de leur collaboration. Mais avant cela, ces acteurs clés des événements du 11-Septembre se sont déjà trouvés à deux reprises réunis à des niveaux très élevés du pouvoir américain, visibles et moins visibles.
• En août 1974, à la suite du Watergate et de la démission de Nixon, Gerald Ford prend la tête de la Maison Blanche et introduit dans son équipe Donald Rumsfeld et Dick Cheney alors âgé de seulement 33 ans. Le président souffrant des tensions qui divisent son administration, un changement brutal est opéré en novembre 1975 au sein de l’entourage de Ford. Et ce remaniement, connu sous l'expression "massacre d'Hallowen", écarte des postes décisifs des républicains modérés au bénéfice de républicains beaucoup plus conservateurs : « Par une action concertée, Rumsfeld devint secrétaire à la Défense et Cheney lui succéda au poste de directeur de cabinet. […] Une fois le ménage effectué, il émergea une Maison Blanche idéologiquement restreinte, dominée par deux nouvelles personnalités : Rumsfeld, désormais au Pentagone, et son protégé Cheney à la Maison Blanche. » Et ainsi ce premier épisode de l’équipe Cheney-Rumsfeld dans les hauteurs des instances gouvernementales représente selon Peter Dale Scott : « un moment charnière où les prérogatives de l’État profond et du complexe militaro-industriel furent réaffirmées, suite à la révolte massive (et à première vue réussie) du Congrès contre ces structures durant le scandale du Watergate. » [15]
http://www.youtube.com/watch?v=Ug0IL7k3 ... r_embedded
Oliver North face aux questions du député Jack Brooks [19]
• L’enquête de Peter Dale Scott révèle ensuite comment le duo s’est reformé durant l’administration Reagan, avec la COG, censée être la réponse planifiée aux situations de crises majeures, sur laquelle Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont travaillé avec Oliver North : « Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont été associés depuis les années 1980 dans le cadre d’une structure parallèle de planification [d’urgence nationale] aux États-Unis. L’objectif formel de cette structure était la "Continuité du Gouvernement" (COG pour Continuity of Government) […]. Certaines des procédures au plus haut niveau concernant la COG furent orchestrées par un groupe extra-gouvernemental parallèle. Opérant en dehors des canaux gouvernementaux traditionnels, elle incluait le directeur de G.D. Searle & Co., Donald Rumsfeld, ainsi qu’un membre du Congrès issu du Wyoming, Dick Cheney. La responsabilité globale de ce programme, dissimulée derrière l’inoffensive appellation de National Program Office (Bureau du Programme national), fut assignée au Vice-président George H.W. Bush, "avec le lieutenant-colonel Oliver North… comme officier d’action du Conseil National de Sécurité (NSC)." » [16]
Scott relate les motivations à l’origine de la COG : « Le retrait états-unien déshonorant du Vietnam fit taire, pour une génération, les revendications “prussiennes” qui favorisaient un usage inconsidéré de la force militaire. Cependant, ce retrait a également permis l’essor d’une croyance compensatoire, inspirée par le lieutenant-colonel du corps des Marines Oliver North, selon laquelle la guerre du Vietnam n’avait pas été perdue sur les champs de bataille, mais dans les rues américaines. Silencieusement et secrètement, North et ses alliés ont commencé à passer des accords, dans le cadre de la planification de la COG (Continuity of Government), afin de s’assurer que lors de futurs engagements militaires, l’opposition de l’opinion publique ne pourrait en compromettre l’issue. […] En 1987, durant les auditions de l’affaire Iran-Contra, le député Jack Brooks a essayé en vain de questionner le colonel North à propos de "ses travaux sur des plans de continuité du gouvernement en cas de désastre majeur." […] Finalement, les recommandations les plus secrètes et les plus controversées de North, notamment celles concernant l’arrestation et la détention sans mandats de minorités, se concrétisèrent après le 11 septembre 2001 » [17]
http://www.dailymotion.com/video/xjfoca ... mbediframe
Peter Dale Scott explore « les conséquences de cette frappante coïncidence : le fait que l’équipe de la COG des années 1980 fut essentiellement reconstituée par le fils Bush en mai 2001 en tant que Commission d’études, et qu’ensuite (après avoir planifié des activités dont nous ne savons presque rien), un attentat majeur sur le sol des États-Unis (dont nous ne savons également pas grand-chose à ce jour) a conduit à la mise en œuvre du programme de la COG. Le public ne sait pareillement presque rien de la COG, excepté le fait que ses pouvoirs de détruire le gouvernement constitutionnel sont considérables. La "continuité du gouvernement" est un intitulé rassurant. Cependant, il serait plus honnête de l’appeler plan de "Changement de Gouvernement" […]. Ce plan donnait également à [l’Agence Fédérale de Gestion des Situations d’Urgence – FEMA pour Federal Emergency Management Agency], qui avait été impliquée dans sa rédaction, de nouveaux pouvoirs radicaux, incluant l’internement. En fait, cette équipe planifiait, en cas de crise majeure, l’éviction du gouvernement public par un gouvernement alternatif. Selon l’auteur et journaliste James Mann : "Rumsfeld et Cheney étaient des acteurs clés dans le cadre d’un des programmes les plus secrets de l’administration Reagan." » [18]
Les émanations de "l'État profond"
Dans l'article que Peter Dale Scott a publié en 2011, "Le Projet Jugement dernier et les événements profonds : JFK, le Watergate, l’Irangate et le 11-Septembre" [19], l'auteur complète l'analyse fournie dans son livre La route vers le nouveau désordre mondial, publié en 2007. Il met en évidence les réseaux, les modes opératoires et les bénéfices communs à plusieurs événements de l'Histoire récente des Etats-Unis, caractéristiques de "l'État profond".
Les nouvelles recherches de Scott mettent en lumière l'usage exclusif et frauduleux de structures en partie secrètes étendues sur tout le territoire américain et prétendument destinées à la sécurité des populations en cas d'urgence, tels que l'OEP, le Bureau de Préparation aux Crises. L'article révèle aussi l'emploi d'un système de communication parallèle très sophistiqué échappant à tout contrôle et réservé à une faction d'individus dont certains sont plusieurs fois impliqués dans les événements litigieux que Peter Dale Scott analyse.
Enfin l'article explique comment les différents "événements profonds" survenus depuis 50 ans ont été les vecteurs utilisés par la droite la plus virulente pour faire basculer les Etats-Unis dans une logique de pouvoirs toujours plus répressifs et dans une économie financiarisée de prédation et d'accaparement des richesses par une minorité agissant à l'abri des regards et en dehors de tout cadre démocratique.
Par ailleurs, Peter Dale Scott indique que le Pentagone avait attribué un nom à la structure secrète mise en place dans les années 1980 et visant à « assurer le fonctionnement de la Maison Blanche et du Pentagone pendant et après une guerre nucléaire, ou toute autre crise majeure » [20] : le Projet "Jugement dernier" (Doomsday Project).
« James McCord, qui sera plus tard le complice d’Howard Hunt et de G. Gordon Liddy dans la préparation et l’exécution du cambriolage du Watergate […] faisait également partie du réseau de planification de crise des États-Unis, qui occupera plus tard une place centrale derrière l’Irangate et le 11-Septembre. McCord était membre d’une petite unité de réserve de l’US Air Force à Washington, qui était rattachée au Bureau de Préparation aux Crises (OEP) […]. Son unité faisait partie du Programme de sécurisation de l’information en temps de guerre (WISP) qui avait la responsabilité d’activer "les plans d’urgence pour imposer la censure de la presse, des courriers et de toutes les télécommunications (y compris les communications gouvernementales), ainsi que pour enfermer de façon préventive les civils [représentant des] ‘risques sécuritaires’ en les plaçant dans des ‘camps’ militaires"[23]. En d’autres termes, ce sont ces mêmes plans identifiés dans les années 1980 sous le nom de Projet Jugement dernier – les plans de la Continuité du gouvernement (COG) sur lesquels Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont travaillé conjointement pendant les 20 années précédant le 11-Septembre.
La participation de James McCord à un système de planification d’urgence chargé des télécommunications suggère un dénominateur commun derrière pratiquement tous les événements profonds que nous étudions. Oliver North – qui dans l’organisation de l’Iran-Contra était l’homme de confiance du tandem Reagan-Bush au sein du Bureau de Préparation aux Crises (OEP) – a également été impliqué dans ce genre de planifications ; et il avait accès au réseau national top secret de communication du Projet Jugement dernier. Le réseau de North, connu sous le nom de Flashboard, "excluait les autres fonctionnaires dont les points de vue étaient opposés […] [et] disposait de son propre réseau informatique mondial axé sur l’anti-terrorisme, […] par lequel ses membres pouvaient communiquer exclusivement entre eux ainsi qu’avec leurs collaborateurs à l’étranger." [24]
Flashboard a été utilisé par Oliver North et ses supérieurs au cours d’opérations particulièrement sensibles, qui devaient être dissimulées aux autres éléments – suspicieux ou hostiles – de l’administration de Washington. Ces opérations incluaient des livraisons illégales d’armes à l’Iran ainsi que d’autres activités, dont certaines demeurent inconnues […]. Flashboard, le réseau d’urgence aux États-Unis durant les années 1980, était le nom du réseau opérationnel de crise de la COG entre 1984 et 1986. Ce dernier a été secrètement planifié pendant 20 ans par une équipe comprenant Dick Cheney et Donald Rumsfeld, pour un coût de plusieurs milliards de dollars. Le 11-Septembre, ce même réseau a de nouveau été activé par les deux hommes qui l’avaient planifié depuis tant d’années [25].
Mais on retrouve aussi des traces du Projet Jugement dernier en 1963, lorsque Jack Crichton, chef de la 488e unité de réserve des Renseignements militaires, y participa en sa qualité de chef du renseignement pour la Protection civile de Dallas, opérant depuis le Centre des Opérations d’Urgence souterrain. Comme Russ Baker le relate, "étant donné qu’il devait permettre d’assurer la ‘continuité du gouvernement’ en cas d’attaque, [le centre] avait été entièrement équipé de matériels de communication." [26] Un discours prononcé lors de l’inauguration du centre en 1961 fournit de plus amples détails : "Ce Centre des Opérations d’Urgence fait partie du Plan national visant à relier les agences gouvernementales fédérales, provinciales et locales au moyen d’un réseau de communication, à partir duquel les opérations de sauvetage pourront être dirigées en cas d’urgence locale ou nationale. Il constitue une partie essentielle du Plan opérationnel de survie aussi bien au niveau fédéral, provincial que local." [27]
Autrement dit, Jack Crichton, tout comme James McCord, Oliver North, Donald Rumsfeld et Dick Cheney après lui, faisait également partie de ce qui fut appelé dans les années 1980 le Projet Jugement dernier. Mais en 1988, l’objectif de ce programme fut considérablement élargi : il ne s’agissait plus seulement de se préparer à une attaque nucléaire, mais de planifier la suspension effective de la Constitution des États-Unis en cas d’urgence nationale de toute forme. [25] Ce changement survenu en 1988 a permis la mise en œuvre de la COG [le 11 septembre] 2001. »
Peter Dale Scott conclut son article en indiquant que depuis les événements profonds qui ont conduit à l'assassinat de Kennedy en 1963, « la légitimité du système politique des États-Unis a été enfermée dans un mensonge, que les événements profonds ultérieurs ont contribué à protéger. »
La dissimulation des armements stratégiques
Pour fermer la boucle de cette brève exploration de "l'Etat profond", revenons aux origines de cette structure dont il est légitime de considérer que la naissance résulte éventuellement de deux échecs majeurs des pouvoirs politique et militaire américains dans les décennies qui la précèdent.
• D’une part, nous avons relevé dans les propos d’Oliver North une des motivations principales de la création de la COG, la structure secrète de gouvernement parallèle, et cette motivation repose sur l’échec de la guerre du Vietnam dont le colonel explique qu’elle a été perdue dans les rues américaines. En effet, la vague de contestation populaire qui domine l’opinion aux États-Unis entre les années 1960 et 1970, en partie du fait de la diffusion massive d’informations et d’images révélatrices par le biais de la télévision, crée une prise de conscience collective des conséquences catastrophiques de ce conflit. Et il s’avère que s’ajoutant à la déroute stratégique et militaire des USA, cette contestation contribue à limiter les ambitions hégémoniques propres à certaines sphères du pouvoir américain [1].
Ainsi dans cette logique, le peuple est-il considéré au mieux comme un obstacle, au pire comme un ennemi, par ceux-là mêmes qui sont pourtant supposés le représenter au sein des services formés et dirigés par l’exécutif, et peu importe qu’il s’agisse ou non de structures secrètes. Il s’agit là d’une clé de compréhension fondamentale par rapport à l’émergence, durant les années Reagan, d’une puissante doctrine considérant que pour renforcer une structure de pouvoir susceptible de garantir la maîtrise de l’action militaire américaine, cette structure doit impérativement s’affranchir d’un contrôle citoyen tel qu’il est convenu dans le cadre de pratiques démocratiques. Rappelons que cette prérogative attachée au citoyen est pourtant fondée par la constitution des États-Unis dont le préambule commence par trois mots qui méritent attention : « Nous, le Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique. » [2].
• D’autre part, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les USA font exploser deux bombes atomiques sur Hiroshima puis Nagasaki en 1945, la première puissance économique mondiale fait la démonstration à la fois de son autorité militaire sur le reste de la planète, de sa spectaculaire avance technologique et de sa capacité de nuisance et de terreur sur les populations du globe [3], mais de façon plus inattendue, cette démonstration constitue aussi une faille pour les États-Unis, car la révélation au grand jour de cette technologie souveraine stimule nécessairement la volonté des puissances concurrentes d’obtenir une force de frappe similaire. Ce qui est obtenu dès septembre 1949 par l’Union Soviétique qui fait alors valoir son premier essai nucléaire [4]. Ainsi, à peine quatre années après Hiroshima, les États-Unis perdent-ils le monopole de l’arme atomique et de même l’incontestable hégémonie militaire acquise grâce à l’usage de cette technologie nouvelle développée dans le cadre duProjet Manhattan [5].
A partir de l’échec de la stratégie de suprématie que constitue pour les États-Unis la fin du monopole de l’arme atomique, le développement et l’utilisation éventuelle de nouvelles armes puissantes intégrant de hautes technologies s’articuleront dans une logique de dissimulation accrue des nouvelles capacités militaires face aux puissances adverses, tout comme la dissimulation de ces armes et des stratégies qui s’y rapportent sera naturellement privilégiée par le pouvoir face à l’opinion publique et face aux instances démocratiques après l’échec de la guerre du Vietnam. Cette logique perdurera même après la fin de l'Union Soviétique, s'intégrant aux pratiques admises dans le cadre du financement du Département de la Défense : « La prise de conscience que la guerre froide est terminée n'a apparemment toujours pas pénétré le labyrinthe interne au Pentagone […]. Après un demi-siècle de caisse noire lucrative et incontrôlée, amorcée par le Projet Manhattan qui nous a offert Hiroshima, la cache secrète reste largement intacte. Le mur entourant [cette] caisse noire s'est avéré plus résistant que celui qui a divisé Berlin. » [13]
C’est cette logique de dissimulation qui a légitimé, dans les coulisses croisées de l’exécutif américain et du complexe militaro-industriel, l’instauration d’un "État profond" et les dérives qu’il porte intrinsèquement en lui-même au regard des droits du citoyen. C’est aussi cette logique qui a permis la construction de nouveaux projets d’envergure, en partie dissimulés, tels que la militarisation de l’espace. Et c’est enfin à travers cette logique qu’il est intéressant de s’interroger sur les mouvements financiers d’ampleur tels que ceux qui ont été observés au Pentagone en amont du 11-Septembre.
Les bénéfices de la dissimulation concernant le 11-Septembre sont considérables et multiples pour ceux qui aujourd'hui, comme il y a onze ans, en sont les gardiens attentifs. Pour qui observe cet événement d'un point de vue citoyen, cette dissimulation est manifeste. Et comme le révèle un fait tragique sur lequel nous reviendrons bientôt, la violence de la dissimulation peut être en l'occurrence aussi extrême que le silence qui l'accompagne. Peu connu, ce fait est pourtant significatif d’une réalité qui aurait dû retenir l’attention de tout enquêteur ou journaliste soucieux de comprendre ce qui s’est véritablement passé ce jour de 2001.
Comme nous l’avons vu dans un précédent article, la date mentionnée sur le rapport d’audit pointant les pertes abyssales qu’a subies le budget du Pentagone durant l’année fiscale 2000 est proche de celle des attentats : 19 septembre 2001. En effet, l’équipe comptable qui avait retracé les dépenses du Département venait de livrer son compte rendu dans la semaine qui précédait la tragédie. C’est très exactement cette équipe qui a été anéantie le 11-Septembre dans l’attentat contre le Pentagone.
Cette information capitale, mais qui n’entre pas dans la logique de la version officielle concernant cet événement, n’a pas été retenue par la commission d’enquête sur les attentats et les médias n’ont apparemment pas trouvé l’occasion de la mettre en valeur… Cependant, une observation attentive des biographies de victimes que présente lePentagon Memorial [11] nous apprend sous la forme d’un récit presque anodin, le destin tragique de l’équipe que dirigeait Robert Russel, le responsable qui encadrait les analystes budgétaires du Pentagone jusqu’au 11-Septembre :« Le week-end avant sa mort, Russel avait convié toute son équipe chez lui pour déguster des crabes. Ils fêtaient la finalisation de la clôture du budget de l’année fiscale. Tragiquement, toutes les personnes qui assistaient à cette fête furent impliquées dans l'explosion du Pentagone, et ont maintenant disparu. » [12]
Lalo Vespera La parenthèse enchantée Parution du livre en septembre 2012 insolente.net
par ReOpen911
Sources et références
[1] Voltairenet.org "Donald Rumsfeld, un florentin au pouvoir" par Paul Labarique (12 octobre 2004)
http://www.voltairenet.org/Donald-Rumsf ... orentin-au
[2] Wikipédia - United States Secretary of Defense
http://en.wikipedia.org/wiki/United_Sta ... of_Defense
Information sur le poste de secrétaire à la Défense, et plus précisément les dates des deux mandats de Rumsfeld à la tête du Pentagone.
[3] Time Magazine U.S. "The Administration : The New OEO Fan" (2 mai 1969)
http://www.time.com/time/magazine/artic ... 93,00.html
[4] Asia Times "Donald Rumsfeld's sharp elbows" par Roger Morris (16 février 2007)
http://www.atimes.com/atimes/Front_Page/IB16Aa01.html
[4b] Porte tournante : très courant aux États-Unis, le “revolving door” est le principe qui consiste, tout au long d’une carrière, à faire des allers-retours entre différents postes de responsable politique et des fonctions dirigeantes dans les milieux d’affaires.
[5] Norfolk Genetic Information Network "Welcome to the Spin Machine" par Michael Manville (5 avril 2001)
http://www.rense.com/general33/legal.htm
[6] Chicago Tribune “Rumsfeld Won’t Be All Business” (10 octobre 1985)
http://articles.chicagotribune.com/1985 ... d-rumsfeld
[7] Rue 89 “Etudes bidon, conflits d'intérêts : l'aspartame dans de sales draps” par Sophie Verney-Caillat (27 juin 2011)
http://www.rue89.com/dessous-assiette/2 ... aps-211122
France soir “L’aspartame en accusation” par Françoise Marmouyet et Nolwenn Le Blevennec (2 avril 2009)
http://www.mata.fr/pages/france-soir-l- ... 45067.html
[8] Le Nouvel Observateur “La face cachée de Donald Rumsfeld” par Christophe Grauwin (27 mai 2004)
http://etat-exception.blogspot.com/2010 ... isons.html
Extraits de l’article du Nouvel Observateur sur Rumsfeld.
[9] Voltairenet.org “Intoxication à l’anthrax” par Paul Labarique (10 mars 2004)
http://www.voltairenet.org/Intoxication-a-l-anthrax
[10] CNN “Rumsfeld's growing stake in Tamiflu” par Nelson D. Schwartz (31 octobre 2005)
http://money.cnn.com/2005/10/31/news/ne ... _rumsfeld/
[11] Wikipédia – RAND Corporation
http://en.wikipedia.org/wiki/RAND_Corporation
[12] Voltairenet.org "Une « divine surprise » pour Donald Rumsfeld" (14 décembre 2001)
http://www.voltairenet.org/Une-divine-s ... our-Donald
[13] US Air Force / Air University “Report of the Commission to Assess United States National Security Space Management and Organization. Executive Summary” (11 janvier 2001)
http://space.au.af.mil/space_commission ... ummary.pdf
[14] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-rout ... -p-36.html
Avant-propos, page 24 (version française)
[15] Ibid. Chapitre 2, pages 87 & 89
[16] Ibid. Chapitre 10, pages 257 à 259
[17] Ibid. Introduction, pages 36 & 37
[18] Ibid. Chapitre 10, pages 259 & 260
[19] Audition d’Oliver North - Irangate
http://www.youtube.com/watch?v=Ug0IL7k3elQ
Oliver North durant l’audition sur l’affaire de l’Irangate, interrogé par le représentant du Congrès Jack Brooks, refuse de répondre en public aux questions concernant les plans de la FEMA sur la suspension de la constitution américaine
[20] The Institute of International Studies (UC Berkeley) Conversations With History – Peter Dale Scott "Wealth, Empire, and the Future of America" (2 août 2007)
http://www.dailymotion.com/video/xjfoca ... ncais_news
[21] ReOpen911 "Le Projet Jugement dernier et les événements profonds : JFK, le Watergate, l’Irangate et le 11-Septembre" (11 novembre 2011)
http://www.reopen911.info/News/2012/01/ ... atergate-l’irangate-et-le-11-septembre/
[22] Tim Weiner, "The Pentagon’s Secret Stash", Mother Jones Magazine, mars/avril 1992, p.26.
[23] Jim Hougan, Secret Agenda (Random House, New York, 1984), p.16, citant la Directive 5230.7 du Département de la Défense, 25 juin 1965, amendée le 21 mai 1971.
[24] Peter Dale Scott, "North, Iran-Contra, and the Doomsday Project : The Original Congressional Cover Up of Continuity-of-Government Planning", Asia-Pacific Journal : Japan Focus, 21 février 2011. Cf. Peter Dale Scott, "Northwards Without North : Bush, Counterterrorism, and the Continuation of Secret Power", Social Justice (San Francisco), XVI, 2 (été 1989), pp.1-30 ; Peter Dale Scott, "The Terrorism Task Force", Covert Action Information Bulletin, N°33 (hiver 1990), pp.12-15.
[25] Peter Dale Scott, La Route vers le Nouveau Désordre Mondial, pp.257-262 (édition américaine)
[26] Russ Baker, Family of Secrets, p.121.
[27] « Statement by Col. John W. Mayo, Chairman of City-County Civil Defense and Disaster Commission at the Dedication of the Emergency Operating Center at Fair Park » (24 mai 1961)
La dissimulation des armements stratégiques
[1] Howard Zinn "Une histoire populaire des États-Unis - De 1492 à nos jours" Editions Agone (publié aux États-Unis en 2003)
http://www.atheles.org/agone/memoiresso ... index.html
[2] Wikipédia - Constitution des États-Unis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_des_États-Unis
[3] Günther Anders "Hiroshima est partout" Seuil
http://www.seuil.com/livre-9782020611220.htm
[4] Perspective Monde "29 août 1949 : Explosion d'une première bombe atomique par l'Union soviétique"
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan ... odeEve=983
[5] Wikipédia - Projet Manhattan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Manhattan
[6] Life "Manhattan Project : Its Scientists Have Harnessed Nature's Basic Force" & "Mystery Town Cradled Bomb : 75,000 in Oak Ridge, Tenn. Worked Hard and Wondered Long about Their Secret Job" (20 août 1945)
http://books.google.fr/books?id=hkgEAAA ... &q&f=false
[7] Vincent C Jones "Manhattan, the Army and the atomic bomb" (1985)
http://www.worldcat.org/title/manhattan ... 75?lang=fr
[8] L’idiot du Village "Le mythe d’Hiroshima expliqué en une phrase" par Guillaume de Rouville (2 juillet 2012)
http://lidiotduvillage.org/2012/07/02/l ... -rouville/
[9] ReOpen911 "Le trésor enseveli du Pentagone" par Lalo Vespera (10 juillet 2012)
http://www.reopen911.info/News/2012/07/ ... pentagone/
[10] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-rout ... -p-36.html
Chapitre 10, pages 259 & 262
[11] The National 9/11 Pentagone Memorial – Biographie des victimes
http://pentagonmemorial.org/explore/biographies
Biographies des victimes du Pentagone, consultables sur ce site internet officiel soutenu par le Département de la Défense
[12] Pentagone Memorial – Biographie de Robert Russel
http://pentagonmemorial.org/explore/bio ... sa-retired
[13] Tim Weiner, "The Pentagon’s Secret Stash", Mother Jones Magazine, mars/avril 1992 (Extrait)
http://ringnebula.com/project-censored/ ... tory10.htm
Organigramme
http://insolente.net/organigramme/
Dans les arcanes du 11-Septembre, nous avons observé les conflits d’intérêts qui caractérisent autant les affaires de la famille du Président George W. Bush que celles entretenues par le Vice-président Dick Cheney. Cette "double vie" permet à ces hauts responsables de tirer de confortables bénéfices financiers des avantages politiques que leur offrent les postes auxquels ils ont accédé dans le cadre de pratiques à priori démocratiques. Nous allons de nouveau observer ces anomalies dans le parcours de Donald Rumsfeld qui se trouvait à la tête du Pentagone de 2001 à 2006.
Cette approche contestable des responsabilités politiques s'est en partie enracinée dans la dérive des institutions démocratiques qui s'est produite aux États-Unis sous la présidence de Ronald Reagan, dans les années 1980. Cheney et Rumsfeld ont été réunis à cette époque pour mettre en œuvre une structure secrète de gouvernement parallèle, appelée COG (Continuity of Government) et que l’auteur Peter Dale Scott nomme "l’État profond". Le principe de dissimulation qui fonde cette structure s'est imposé dans la trame des conflits armés résultant de la volonté d'hégémonie propre au pouvoir américain. Doit-on vraiment s'étonner que la dissimulation soit aussi une des caractéristiques premières des événements du 11-Septembre ?

Conflits d’intérêts et trafics d’influence autour du Pentagone
La Parenthèse Enchantée (5/11) : Les bénéfices de la dissimulation
Chaque semaine cet été, jusqu’au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).
Article précédent : Collusion au sommet du pouvoirhttp://www.reopen911.info/News/2012/07/24/la-parenthese-enchantee-411-collusion-au-sommet-du-pouvoir/
« Ceux, quels qu’ils soient, qui ont le pouvoir de manœuvrer en secret toutes les affaires, ont absolument l’État à leur discrétion. Ils tendent aux citoyens des embûches en temps de paix, comme le font les ennemis extérieurs en temps de guerre. »
Nicolas Machiavel, Le Prince
Rêves de grandeur et trafics d’influence
Pour mieux comprendre le contexte de collusion, à la fois spectaculaire et intrinsèquement obscure, entre l’État américain et l’industrie de guerre, il est utile d’explorer les relations et les motivations de celui qui dirigea le Pentagone de janvier 2001 à décembre 2006, Donald Rumsfeld. Toute la dimension de ce faucon ambitieux, en apparence emprisonné dans un destin politique de second couteau, se révèle finalement au travers de ce qu’il aura accompli dans l’ombre, en duo avec son complice de toujours, Dick Cheney.
Lorsqu’en 1975, sous la présidence de Gerald Ford, Rumsfeld devient à 43 ans le plus jeune secrétaire à la Défense de toute l’histoire des États-Unis, il se voit promis à un avenir politique de premier ordre. Et durant les deux décennies suivantes, l’homme se trouve à plusieurs reprises proche de prendre une place déterminante dans la course à la magistrature suprême. Mais la fortune politique lui refuse obstinément l’opportunité de s’inscrire avec succès dans une trajectoire présidentielle [1]. Et, en guise de revanche sur le destin, ce n’est qu’en 2001 qu’il retrouve les sommets de l’exécutif américain, après avoir misé sur un cheval gagnant en soutenant George W. Bush qui le nomme de nouveau à la tête du Pentagone. Et en 2006, l’année où il quitte ce poste ainsi que la scène politique, l’ironie veut qu’il soit, à 74 ans, le plus vieux secrétaire à la Défense en exercice de l’histoire des États-Unis [2]. Cette parenthèse symbolique marque bien les limites auxquelles ses plus hautes ambitions se verront toujours contraintes.
Pourtant, Donald Rumsfeld a des capacités et des relations qui font de lui un politicien redoutable. Son parcours est caractérisé par des amitiés de très longue date avec des personnalités capitales du pouvoir américain, en particulier Frank Carlucci, dont il est plus ou moins l’alter ego (comme nous l’avons vu) et Dick Cheney avec lequel il fonctionnera en tandem à plusieurs reprises dans sa carrière (nous y reviendrons). Au début de sa carrière, Rumsfeld est consultant pour la banque d'investissement AG Becker. A l’âge de 29 ans, il devient député. Nixon le nomme en 1969 à la tête du Bureau des Opportunités Économiques [3] (OEO pour Office of Economic Opportunity), agence de lutte contre la pauvreté… Son rôle est d'épurer cette agence dont Nixon veut à tout prix se débarrasser. Les deux adjoints qu’il recrute à l'époque sont Franck Carlucci et le tout jeune Dick Cheney : ainsi, trois futurs secrétaires à la Défense travaillent ensemble dans le même bureau, dans le but de faire avorter l'embryon indésirable d’une agence chargée de l’autonomisation des plus démunis. Leur travail est si efficace qu’en 1973,Nixon parviendra à fermer l’OEO [4].
Après son passage à la Maison Blanche et au Pentagone, Donald Rumsfeld commence aussitôt à faire pivoter lesportes tournantes [4b] que lui offrent ses connexions politiques pour passer dans le monde des affaires et à user de son influence afin de servir les intérêts des sociétés qu’il va diriger. A commencer par Searle, en 1977, le laboratoire qui a découvert l’aspartame.
Rumsfeld multiplie les allers-retours fructueux entre les secteurs privé et public, obtenant des modifications de lois ou influant sur les décisions de l'administration pour favoriser le développement de ses activités d’affaires, comme l’explique Paul Labarique en 2004 [1] : « [En 1997, Rumsfeld] devient PDG de Gilead, une société censée produire des médicaments contre les maladies infectieuses [8]. Comme à Searle, Rumsfeld met à contribution son carnet d’adresses pour s’assurer la bienveillance de la FDA, qui autorise donc finalement la commercialisation d’un médicament contre la variole, jusque-là sérieusement contrôlé, le cidofovir. En conséquence, le Pentagone intègre la molécule de Gilead dans ses recherches sur le bioterrorisme. Le cours de l’action Gilead s’envole. Les méthodes de Donald Rumsfeld en matière de trafic d’influence dépassent celles habituellement rencontrées en Europe. […] La panique de l’anthrax, en octobre 2001, outre le fait qu’elle accrédita l’idée d’une menace terroriste islamiste aux États-Unis, permit également à Gilead de faire d’excellentes affaires, en augmentant ses ventes de vaccin anti-variolique au Pentagone. Ce qui contribue à la formidable valorisation du groupe, racheté en 2002 par Karl Hostetler pour la coquette somme de 460 millions de dollars. » [9]
Gilead possède aussi les droits du Tamiflu, remède contre les infections virales, et en 2005, le Pentagone, dirigé donc par Donald Rumsfeld, achète pour 58 millions de dollars de doses de Tamiflu alors que le secrétaire à la Défense détient toujours à cette époque des participations dans cette société pour une valeur de 5 à 25 millions de dollars, selon les informations financières du gouvernement fédéral [10].
Juste avant de revenir au Pentagone en 2001, Rumsfeld est administrateur de RAND Corporation, un think tankdédié à la militarisation de l’espace et dont l’ambition est de créer, en plus de l’Army, de l’Air Force et de la Navy, une quatrième armée propre au domaine spatial, et ce, quel que soit le budget colossal qui doit y être consacré [11] : grâce à l’asymétrie des moyens financiers et militaires dont bénéficient les États-Unis, leur suprématie y serait totale [12] Le 11 janvier 2001, quelques jours avant de prendre ses fonctions de secrétaire à la Défense, Rumsfeld publie un manifeste [13] pour promouvoir son grand projet. Il y est mentionné à trois reprises l’expression « Space Pearl Harbor » là encore utilisée comme un avertissement de menace sur les USA si un programme tel que celui de la RAND n’était pas pris en compte : « Le seul événement capable de galvaniser la nation et de forcer le gouvernement américain à agir. » Au regard de son parcours caractérisé par des projets ambitieux portés sur des années, parfois des décennies, avec une détermination sans faille, une régulière absence d’états d’âme, et un goût prononcé pour les activités secrètes et illicites, il est pertinent de s’interroger sur la stratégie que Rumsfeld aura pu déployer une fois au Pentagone pour accomplir son œuvre, et sur la discrétion qui aura été soigneusement organisée autour de ce vaste projet. Nous reviendrons en détail, dans le livre La parenthèse enchantée, sur cet enjeu majeur dans le cadre du 11-Septembre, avec un chapitre spécialement dédié à ce nouveau "Projet Manhattan" qui prend son essor en 2001, au cœur même des priorités géostratégiques américaines : la militarisation de l’espace.
La chimère des vieux faucons
Pour évoquer le duo Cheney-Rumsfeld et la chimère politique qu’ils ont installée dans l’ombre de la démocratie américaine, nous nous référerons au travail approfondi de Peter Dale Scott, l’auteur de La route vers le nouveau désordre mondial (éditions Demi Lune). Rappelons au préalable que Scott utilise l’expression "État profond" pour désigner la partie de l’État américain dirigée de façon occulte par un petit groupe d’individus « dont le pouvoir provient non pas de la Constitution mais de leur proximité avec le monde de l’argent et le pouvoir privé. » [14]
Le duo Cheney-Rumsfeld a connu principalement trois périodes :
En 2001, bien entendu, qui est la période aujourd'hui la plus connue de leur collaboration. Mais avant cela, ces acteurs clés des événements du 11-Septembre se sont déjà trouvés à deux reprises réunis à des niveaux très élevés du pouvoir américain, visibles et moins visibles.
• En août 1974, à la suite du Watergate et de la démission de Nixon, Gerald Ford prend la tête de la Maison Blanche et introduit dans son équipe Donald Rumsfeld et Dick Cheney alors âgé de seulement 33 ans. Le président souffrant des tensions qui divisent son administration, un changement brutal est opéré en novembre 1975 au sein de l’entourage de Ford. Et ce remaniement, connu sous l'expression "massacre d'Hallowen", écarte des postes décisifs des républicains modérés au bénéfice de républicains beaucoup plus conservateurs : « Par une action concertée, Rumsfeld devint secrétaire à la Défense et Cheney lui succéda au poste de directeur de cabinet. […] Une fois le ménage effectué, il émergea une Maison Blanche idéologiquement restreinte, dominée par deux nouvelles personnalités : Rumsfeld, désormais au Pentagone, et son protégé Cheney à la Maison Blanche. » Et ainsi ce premier épisode de l’équipe Cheney-Rumsfeld dans les hauteurs des instances gouvernementales représente selon Peter Dale Scott : « un moment charnière où les prérogatives de l’État profond et du complexe militaro-industriel furent réaffirmées, suite à la révolte massive (et à première vue réussie) du Congrès contre ces structures durant le scandale du Watergate. » [15]
http://www.youtube.com/watch?v=Ug0IL7k3 ... r_embedded
Oliver North face aux questions du député Jack Brooks [19]
• L’enquête de Peter Dale Scott révèle ensuite comment le duo s’est reformé durant l’administration Reagan, avec la COG, censée être la réponse planifiée aux situations de crises majeures, sur laquelle Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont travaillé avec Oliver North : « Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont été associés depuis les années 1980 dans le cadre d’une structure parallèle de planification [d’urgence nationale] aux États-Unis. L’objectif formel de cette structure était la "Continuité du Gouvernement" (COG pour Continuity of Government) […]. Certaines des procédures au plus haut niveau concernant la COG furent orchestrées par un groupe extra-gouvernemental parallèle. Opérant en dehors des canaux gouvernementaux traditionnels, elle incluait le directeur de G.D. Searle & Co., Donald Rumsfeld, ainsi qu’un membre du Congrès issu du Wyoming, Dick Cheney. La responsabilité globale de ce programme, dissimulée derrière l’inoffensive appellation de National Program Office (Bureau du Programme national), fut assignée au Vice-président George H.W. Bush, "avec le lieutenant-colonel Oliver North… comme officier d’action du Conseil National de Sécurité (NSC)." » [16]
Scott relate les motivations à l’origine de la COG : « Le retrait états-unien déshonorant du Vietnam fit taire, pour une génération, les revendications “prussiennes” qui favorisaient un usage inconsidéré de la force militaire. Cependant, ce retrait a également permis l’essor d’une croyance compensatoire, inspirée par le lieutenant-colonel du corps des Marines Oliver North, selon laquelle la guerre du Vietnam n’avait pas été perdue sur les champs de bataille, mais dans les rues américaines. Silencieusement et secrètement, North et ses alliés ont commencé à passer des accords, dans le cadre de la planification de la COG (Continuity of Government), afin de s’assurer que lors de futurs engagements militaires, l’opposition de l’opinion publique ne pourrait en compromettre l’issue. […] En 1987, durant les auditions de l’affaire Iran-Contra, le député Jack Brooks a essayé en vain de questionner le colonel North à propos de "ses travaux sur des plans de continuité du gouvernement en cas de désastre majeur." […] Finalement, les recommandations les plus secrètes et les plus controversées de North, notamment celles concernant l’arrestation et la détention sans mandats de minorités, se concrétisèrent après le 11 septembre 2001 » [17]
http://www.dailymotion.com/video/xjfoca ... mbediframe
Peter Dale Scott explore « les conséquences de cette frappante coïncidence : le fait que l’équipe de la COG des années 1980 fut essentiellement reconstituée par le fils Bush en mai 2001 en tant que Commission d’études, et qu’ensuite (après avoir planifié des activités dont nous ne savons presque rien), un attentat majeur sur le sol des États-Unis (dont nous ne savons également pas grand-chose à ce jour) a conduit à la mise en œuvre du programme de la COG. Le public ne sait pareillement presque rien de la COG, excepté le fait que ses pouvoirs de détruire le gouvernement constitutionnel sont considérables. La "continuité du gouvernement" est un intitulé rassurant. Cependant, il serait plus honnête de l’appeler plan de "Changement de Gouvernement" […]. Ce plan donnait également à [l’Agence Fédérale de Gestion des Situations d’Urgence – FEMA pour Federal Emergency Management Agency], qui avait été impliquée dans sa rédaction, de nouveaux pouvoirs radicaux, incluant l’internement. En fait, cette équipe planifiait, en cas de crise majeure, l’éviction du gouvernement public par un gouvernement alternatif. Selon l’auteur et journaliste James Mann : "Rumsfeld et Cheney étaient des acteurs clés dans le cadre d’un des programmes les plus secrets de l’administration Reagan." » [18]
Les émanations de "l'État profond"
Dans l'article que Peter Dale Scott a publié en 2011, "Le Projet Jugement dernier et les événements profonds : JFK, le Watergate, l’Irangate et le 11-Septembre" [19], l'auteur complète l'analyse fournie dans son livre La route vers le nouveau désordre mondial, publié en 2007. Il met en évidence les réseaux, les modes opératoires et les bénéfices communs à plusieurs événements de l'Histoire récente des Etats-Unis, caractéristiques de "l'État profond".
Les nouvelles recherches de Scott mettent en lumière l'usage exclusif et frauduleux de structures en partie secrètes étendues sur tout le territoire américain et prétendument destinées à la sécurité des populations en cas d'urgence, tels que l'OEP, le Bureau de Préparation aux Crises. L'article révèle aussi l'emploi d'un système de communication parallèle très sophistiqué échappant à tout contrôle et réservé à une faction d'individus dont certains sont plusieurs fois impliqués dans les événements litigieux que Peter Dale Scott analyse.
Enfin l'article explique comment les différents "événements profonds" survenus depuis 50 ans ont été les vecteurs utilisés par la droite la plus virulente pour faire basculer les Etats-Unis dans une logique de pouvoirs toujours plus répressifs et dans une économie financiarisée de prédation et d'accaparement des richesses par une minorité agissant à l'abri des regards et en dehors de tout cadre démocratique.
Par ailleurs, Peter Dale Scott indique que le Pentagone avait attribué un nom à la structure secrète mise en place dans les années 1980 et visant à « assurer le fonctionnement de la Maison Blanche et du Pentagone pendant et après une guerre nucléaire, ou toute autre crise majeure » [20] : le Projet "Jugement dernier" (Doomsday Project).
« James McCord, qui sera plus tard le complice d’Howard Hunt et de G. Gordon Liddy dans la préparation et l’exécution du cambriolage du Watergate […] faisait également partie du réseau de planification de crise des États-Unis, qui occupera plus tard une place centrale derrière l’Irangate et le 11-Septembre. McCord était membre d’une petite unité de réserve de l’US Air Force à Washington, qui était rattachée au Bureau de Préparation aux Crises (OEP) […]. Son unité faisait partie du Programme de sécurisation de l’information en temps de guerre (WISP) qui avait la responsabilité d’activer "les plans d’urgence pour imposer la censure de la presse, des courriers et de toutes les télécommunications (y compris les communications gouvernementales), ainsi que pour enfermer de façon préventive les civils [représentant des] ‘risques sécuritaires’ en les plaçant dans des ‘camps’ militaires"[23]. En d’autres termes, ce sont ces mêmes plans identifiés dans les années 1980 sous le nom de Projet Jugement dernier – les plans de la Continuité du gouvernement (COG) sur lesquels Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont travaillé conjointement pendant les 20 années précédant le 11-Septembre.
La participation de James McCord à un système de planification d’urgence chargé des télécommunications suggère un dénominateur commun derrière pratiquement tous les événements profonds que nous étudions. Oliver North – qui dans l’organisation de l’Iran-Contra était l’homme de confiance du tandem Reagan-Bush au sein du Bureau de Préparation aux Crises (OEP) – a également été impliqué dans ce genre de planifications ; et il avait accès au réseau national top secret de communication du Projet Jugement dernier. Le réseau de North, connu sous le nom de Flashboard, "excluait les autres fonctionnaires dont les points de vue étaient opposés […] [et] disposait de son propre réseau informatique mondial axé sur l’anti-terrorisme, […] par lequel ses membres pouvaient communiquer exclusivement entre eux ainsi qu’avec leurs collaborateurs à l’étranger." [24]
Flashboard a été utilisé par Oliver North et ses supérieurs au cours d’opérations particulièrement sensibles, qui devaient être dissimulées aux autres éléments – suspicieux ou hostiles – de l’administration de Washington. Ces opérations incluaient des livraisons illégales d’armes à l’Iran ainsi que d’autres activités, dont certaines demeurent inconnues […]. Flashboard, le réseau d’urgence aux États-Unis durant les années 1980, était le nom du réseau opérationnel de crise de la COG entre 1984 et 1986. Ce dernier a été secrètement planifié pendant 20 ans par une équipe comprenant Dick Cheney et Donald Rumsfeld, pour un coût de plusieurs milliards de dollars. Le 11-Septembre, ce même réseau a de nouveau été activé par les deux hommes qui l’avaient planifié depuis tant d’années [25].
Mais on retrouve aussi des traces du Projet Jugement dernier en 1963, lorsque Jack Crichton, chef de la 488e unité de réserve des Renseignements militaires, y participa en sa qualité de chef du renseignement pour la Protection civile de Dallas, opérant depuis le Centre des Opérations d’Urgence souterrain. Comme Russ Baker le relate, "étant donné qu’il devait permettre d’assurer la ‘continuité du gouvernement’ en cas d’attaque, [le centre] avait été entièrement équipé de matériels de communication." [26] Un discours prononcé lors de l’inauguration du centre en 1961 fournit de plus amples détails : "Ce Centre des Opérations d’Urgence fait partie du Plan national visant à relier les agences gouvernementales fédérales, provinciales et locales au moyen d’un réseau de communication, à partir duquel les opérations de sauvetage pourront être dirigées en cas d’urgence locale ou nationale. Il constitue une partie essentielle du Plan opérationnel de survie aussi bien au niveau fédéral, provincial que local." [27]
Autrement dit, Jack Crichton, tout comme James McCord, Oliver North, Donald Rumsfeld et Dick Cheney après lui, faisait également partie de ce qui fut appelé dans les années 1980 le Projet Jugement dernier. Mais en 1988, l’objectif de ce programme fut considérablement élargi : il ne s’agissait plus seulement de se préparer à une attaque nucléaire, mais de planifier la suspension effective de la Constitution des États-Unis en cas d’urgence nationale de toute forme. [25] Ce changement survenu en 1988 a permis la mise en œuvre de la COG [le 11 septembre] 2001. »
Peter Dale Scott conclut son article en indiquant que depuis les événements profonds qui ont conduit à l'assassinat de Kennedy en 1963, « la légitimité du système politique des États-Unis a été enfermée dans un mensonge, que les événements profonds ultérieurs ont contribué à protéger. »
La dissimulation des armements stratégiques
Pour fermer la boucle de cette brève exploration de "l'Etat profond", revenons aux origines de cette structure dont il est légitime de considérer que la naissance résulte éventuellement de deux échecs majeurs des pouvoirs politique et militaire américains dans les décennies qui la précèdent.
• D’une part, nous avons relevé dans les propos d’Oliver North une des motivations principales de la création de la COG, la structure secrète de gouvernement parallèle, et cette motivation repose sur l’échec de la guerre du Vietnam dont le colonel explique qu’elle a été perdue dans les rues américaines. En effet, la vague de contestation populaire qui domine l’opinion aux États-Unis entre les années 1960 et 1970, en partie du fait de la diffusion massive d’informations et d’images révélatrices par le biais de la télévision, crée une prise de conscience collective des conséquences catastrophiques de ce conflit. Et il s’avère que s’ajoutant à la déroute stratégique et militaire des USA, cette contestation contribue à limiter les ambitions hégémoniques propres à certaines sphères du pouvoir américain [1].
Ainsi dans cette logique, le peuple est-il considéré au mieux comme un obstacle, au pire comme un ennemi, par ceux-là mêmes qui sont pourtant supposés le représenter au sein des services formés et dirigés par l’exécutif, et peu importe qu’il s’agisse ou non de structures secrètes. Il s’agit là d’une clé de compréhension fondamentale par rapport à l’émergence, durant les années Reagan, d’une puissante doctrine considérant que pour renforcer une structure de pouvoir susceptible de garantir la maîtrise de l’action militaire américaine, cette structure doit impérativement s’affranchir d’un contrôle citoyen tel qu’il est convenu dans le cadre de pratiques démocratiques. Rappelons que cette prérogative attachée au citoyen est pourtant fondée par la constitution des États-Unis dont le préambule commence par trois mots qui méritent attention : « Nous, le Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique. » [2].
• D’autre part, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les USA font exploser deux bombes atomiques sur Hiroshima puis Nagasaki en 1945, la première puissance économique mondiale fait la démonstration à la fois de son autorité militaire sur le reste de la planète, de sa spectaculaire avance technologique et de sa capacité de nuisance et de terreur sur les populations du globe [3], mais de façon plus inattendue, cette démonstration constitue aussi une faille pour les États-Unis, car la révélation au grand jour de cette technologie souveraine stimule nécessairement la volonté des puissances concurrentes d’obtenir une force de frappe similaire. Ce qui est obtenu dès septembre 1949 par l’Union Soviétique qui fait alors valoir son premier essai nucléaire [4]. Ainsi, à peine quatre années après Hiroshima, les États-Unis perdent-ils le monopole de l’arme atomique et de même l’incontestable hégémonie militaire acquise grâce à l’usage de cette technologie nouvelle développée dans le cadre duProjet Manhattan [5].
A partir de l’échec de la stratégie de suprématie que constitue pour les États-Unis la fin du monopole de l’arme atomique, le développement et l’utilisation éventuelle de nouvelles armes puissantes intégrant de hautes technologies s’articuleront dans une logique de dissimulation accrue des nouvelles capacités militaires face aux puissances adverses, tout comme la dissimulation de ces armes et des stratégies qui s’y rapportent sera naturellement privilégiée par le pouvoir face à l’opinion publique et face aux instances démocratiques après l’échec de la guerre du Vietnam. Cette logique perdurera même après la fin de l'Union Soviétique, s'intégrant aux pratiques admises dans le cadre du financement du Département de la Défense : « La prise de conscience que la guerre froide est terminée n'a apparemment toujours pas pénétré le labyrinthe interne au Pentagone […]. Après un demi-siècle de caisse noire lucrative et incontrôlée, amorcée par le Projet Manhattan qui nous a offert Hiroshima, la cache secrète reste largement intacte. Le mur entourant [cette] caisse noire s'est avéré plus résistant que celui qui a divisé Berlin. » [13]
C’est cette logique de dissimulation qui a légitimé, dans les coulisses croisées de l’exécutif américain et du complexe militaro-industriel, l’instauration d’un "État profond" et les dérives qu’il porte intrinsèquement en lui-même au regard des droits du citoyen. C’est aussi cette logique qui a permis la construction de nouveaux projets d’envergure, en partie dissimulés, tels que la militarisation de l’espace. Et c’est enfin à travers cette logique qu’il est intéressant de s’interroger sur les mouvements financiers d’ampleur tels que ceux qui ont été observés au Pentagone en amont du 11-Septembre.
Les bénéfices de la dissimulation concernant le 11-Septembre sont considérables et multiples pour ceux qui aujourd'hui, comme il y a onze ans, en sont les gardiens attentifs. Pour qui observe cet événement d'un point de vue citoyen, cette dissimulation est manifeste. Et comme le révèle un fait tragique sur lequel nous reviendrons bientôt, la violence de la dissimulation peut être en l'occurrence aussi extrême que le silence qui l'accompagne. Peu connu, ce fait est pourtant significatif d’une réalité qui aurait dû retenir l’attention de tout enquêteur ou journaliste soucieux de comprendre ce qui s’est véritablement passé ce jour de 2001.
Comme nous l’avons vu dans un précédent article, la date mentionnée sur le rapport d’audit pointant les pertes abyssales qu’a subies le budget du Pentagone durant l’année fiscale 2000 est proche de celle des attentats : 19 septembre 2001. En effet, l’équipe comptable qui avait retracé les dépenses du Département venait de livrer son compte rendu dans la semaine qui précédait la tragédie. C’est très exactement cette équipe qui a été anéantie le 11-Septembre dans l’attentat contre le Pentagone.
Cette information capitale, mais qui n’entre pas dans la logique de la version officielle concernant cet événement, n’a pas été retenue par la commission d’enquête sur les attentats et les médias n’ont apparemment pas trouvé l’occasion de la mettre en valeur… Cependant, une observation attentive des biographies de victimes que présente lePentagon Memorial [11] nous apprend sous la forme d’un récit presque anodin, le destin tragique de l’équipe que dirigeait Robert Russel, le responsable qui encadrait les analystes budgétaires du Pentagone jusqu’au 11-Septembre :« Le week-end avant sa mort, Russel avait convié toute son équipe chez lui pour déguster des crabes. Ils fêtaient la finalisation de la clôture du budget de l’année fiscale. Tragiquement, toutes les personnes qui assistaient à cette fête furent impliquées dans l'explosion du Pentagone, et ont maintenant disparu. » [12]
Lalo Vespera La parenthèse enchantée Parution du livre en septembre 2012 insolente.net
par ReOpen911
Sources et références
[1] Voltairenet.org "Donald Rumsfeld, un florentin au pouvoir" par Paul Labarique (12 octobre 2004)
http://www.voltairenet.org/Donald-Rumsf ... orentin-au
[2] Wikipédia - United States Secretary of Defense
http://en.wikipedia.org/wiki/United_Sta ... of_Defense
Information sur le poste de secrétaire à la Défense, et plus précisément les dates des deux mandats de Rumsfeld à la tête du Pentagone.
[3] Time Magazine U.S. "The Administration : The New OEO Fan" (2 mai 1969)
http://www.time.com/time/magazine/artic ... 93,00.html
[4] Asia Times "Donald Rumsfeld's sharp elbows" par Roger Morris (16 février 2007)
http://www.atimes.com/atimes/Front_Page/IB16Aa01.html
[4b] Porte tournante : très courant aux États-Unis, le “revolving door” est le principe qui consiste, tout au long d’une carrière, à faire des allers-retours entre différents postes de responsable politique et des fonctions dirigeantes dans les milieux d’affaires.
[5] Norfolk Genetic Information Network "Welcome to the Spin Machine" par Michael Manville (5 avril 2001)
http://www.rense.com/general33/legal.htm
[6] Chicago Tribune “Rumsfeld Won’t Be All Business” (10 octobre 1985)
http://articles.chicagotribune.com/1985 ... d-rumsfeld
[7] Rue 89 “Etudes bidon, conflits d'intérêts : l'aspartame dans de sales draps” par Sophie Verney-Caillat (27 juin 2011)
http://www.rue89.com/dessous-assiette/2 ... aps-211122
France soir “L’aspartame en accusation” par Françoise Marmouyet et Nolwenn Le Blevennec (2 avril 2009)
http://www.mata.fr/pages/france-soir-l- ... 45067.html
[8] Le Nouvel Observateur “La face cachée de Donald Rumsfeld” par Christophe Grauwin (27 mai 2004)
http://etat-exception.blogspot.com/2010 ... isons.html
Extraits de l’article du Nouvel Observateur sur Rumsfeld.
[9] Voltairenet.org “Intoxication à l’anthrax” par Paul Labarique (10 mars 2004)
http://www.voltairenet.org/Intoxication-a-l-anthrax
[10] CNN “Rumsfeld's growing stake in Tamiflu” par Nelson D. Schwartz (31 octobre 2005)
http://money.cnn.com/2005/10/31/news/ne ... _rumsfeld/
[11] Wikipédia – RAND Corporation
http://en.wikipedia.org/wiki/RAND_Corporation
[12] Voltairenet.org "Une « divine surprise » pour Donald Rumsfeld" (14 décembre 2001)
http://www.voltairenet.org/Une-divine-s ... our-Donald
[13] US Air Force / Air University “Report of the Commission to Assess United States National Security Space Management and Organization. Executive Summary” (11 janvier 2001)
http://space.au.af.mil/space_commission ... ummary.pdf
[14] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-rout ... -p-36.html
Avant-propos, page 24 (version française)
[15] Ibid. Chapitre 2, pages 87 & 89
[16] Ibid. Chapitre 10, pages 257 à 259
[17] Ibid. Introduction, pages 36 & 37
[18] Ibid. Chapitre 10, pages 259 & 260
[19] Audition d’Oliver North - Irangate
http://www.youtube.com/watch?v=Ug0IL7k3elQ
Oliver North durant l’audition sur l’affaire de l’Irangate, interrogé par le représentant du Congrès Jack Brooks, refuse de répondre en public aux questions concernant les plans de la FEMA sur la suspension de la constitution américaine
[20] The Institute of International Studies (UC Berkeley) Conversations With History – Peter Dale Scott "Wealth, Empire, and the Future of America" (2 août 2007)
http://www.dailymotion.com/video/xjfoca ... ncais_news
[21] ReOpen911 "Le Projet Jugement dernier et les événements profonds : JFK, le Watergate, l’Irangate et le 11-Septembre" (11 novembre 2011)
http://www.reopen911.info/News/2012/01/ ... atergate-l’irangate-et-le-11-septembre/
[22] Tim Weiner, "The Pentagon’s Secret Stash", Mother Jones Magazine, mars/avril 1992, p.26.
[23] Jim Hougan, Secret Agenda (Random House, New York, 1984), p.16, citant la Directive 5230.7 du Département de la Défense, 25 juin 1965, amendée le 21 mai 1971.
[24] Peter Dale Scott, "North, Iran-Contra, and the Doomsday Project : The Original Congressional Cover Up of Continuity-of-Government Planning", Asia-Pacific Journal : Japan Focus, 21 février 2011. Cf. Peter Dale Scott, "Northwards Without North : Bush, Counterterrorism, and the Continuation of Secret Power", Social Justice (San Francisco), XVI, 2 (été 1989), pp.1-30 ; Peter Dale Scott, "The Terrorism Task Force", Covert Action Information Bulletin, N°33 (hiver 1990), pp.12-15.
[25] Peter Dale Scott, La Route vers le Nouveau Désordre Mondial, pp.257-262 (édition américaine)
[26] Russ Baker, Family of Secrets, p.121.
[27] « Statement by Col. John W. Mayo, Chairman of City-County Civil Defense and Disaster Commission at the Dedication of the Emergency Operating Center at Fair Park » (24 mai 1961)
La dissimulation des armements stratégiques
[1] Howard Zinn "Une histoire populaire des États-Unis - De 1492 à nos jours" Editions Agone (publié aux États-Unis en 2003)
http://www.atheles.org/agone/memoiresso ... index.html
[2] Wikipédia - Constitution des États-Unis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_des_États-Unis
[3] Günther Anders "Hiroshima est partout" Seuil
http://www.seuil.com/livre-9782020611220.htm
[4] Perspective Monde "29 août 1949 : Explosion d'une première bombe atomique par l'Union soviétique"
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan ... odeEve=983
[5] Wikipédia - Projet Manhattan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Manhattan
[6] Life "Manhattan Project : Its Scientists Have Harnessed Nature's Basic Force" & "Mystery Town Cradled Bomb : 75,000 in Oak Ridge, Tenn. Worked Hard and Wondered Long about Their Secret Job" (20 août 1945)
http://books.google.fr/books?id=hkgEAAA ... &q&f=false
[7] Vincent C Jones "Manhattan, the Army and the atomic bomb" (1985)
http://www.worldcat.org/title/manhattan ... 75?lang=fr
[8] L’idiot du Village "Le mythe d’Hiroshima expliqué en une phrase" par Guillaume de Rouville (2 juillet 2012)
http://lidiotduvillage.org/2012/07/02/l ... -rouville/
[9] ReOpen911 "Le trésor enseveli du Pentagone" par Lalo Vespera (10 juillet 2012)
http://www.reopen911.info/News/2012/07/ ... pentagone/
[10] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-rout ... -p-36.html
Chapitre 10, pages 259 & 262
[11] The National 9/11 Pentagone Memorial – Biographie des victimes
http://pentagonmemorial.org/explore/biographies
Biographies des victimes du Pentagone, consultables sur ce site internet officiel soutenu par le Département de la Défense
[12] Pentagone Memorial – Biographie de Robert Russel
http://pentagonmemorial.org/explore/bio ... sa-retired
[13] Tim Weiner, "The Pentagon’s Secret Stash", Mother Jones Magazine, mars/avril 1992 (Extrait)
http://ringnebula.com/project-censored/ ... tory10.htm
Organigramme
http://insolente.net/organigramme/
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
11 septembre : Reopen911 résiste encore et toujours aux propagandistes.
http://www.youtube.com/watch?v=oJ1gesE5 ... re=related
par CercleDesVolontaires
Loin des clichés véhiculés par les propagandistes de tous bords au sujet des "complotistes", nous sommes allés à la rencontre des militants de Reopen 911 dans les rues de Paris pour visiter leur exposition mobile.
http://www.facebook.com/pages/Cercle-de ... 2546528363
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
L'Attaque du Pentagone, par E. Ratier & S. de Beketch - (20/03/2002, Le Libre Journal, Radio Courtoisie)
http://www.dailymotion.com/video/xfmz31 ... oisie_news
http://www.dailymotion.com/video/xfmyry ... oisie_news
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
Les militaires américains savent qu’Israel a fait le coup du 11sept 2001
http://rutube.ru/video/1a53259e5a43f12a ... f0f93066/#
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
2300 Milliards de dollars disparus la veille du 11-Septembre
http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe ... embre_news
http://www.reopen911.info
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
11-9 2001/ les exercices militaires sont-ils la preuve que les militaires étaient préparés à des détournements d’avion depuis le territoire US (aussi bien que depuis l’étranger) ?
Le compte-rendu officiel
L’élément de surprise fut essentiel à la réussite des attaques du 11-Septembre, et cela a été souligné par de hauts responsables de la Maison Blanche et du Pentagone.1 L’élément de surprise, comme la Commission sur le 11/9 l’a fait remarquer, reposait sur deux facteurs :
Des avions détournés utilisés comme armes – une variante somme toute prévisible des détournements traditionnels,2
Des attaques provenant de façon inattendue, de l’intérieur du pays, et non de l’extérieur.3
La meilleure preuve
L’armée était entraînée aux scénarios d’avions détournés utilisés comme armes, y compris des avions détournés à l’intérieur du pays. Le professeur John Arquilla, un expert en opérations spéciales à la Naval Postgraduate School, a déclaré en 2002 que “l’idée d’une telle attaque [à l'aide d'avions détournés pour des attentats-suicides contre des bâtiments importants] était bien connue, et avait été utilisée comme scénario lors d’exercices militaires antérieurs au 11-Septembre 2001, et des attaques aériennes avaient déjà été tentées.”4
De nombreux exercices d’entraînement utilisant des avions comme armes avaient eu lieu avant le 11 septembre 2001.
En octobre 2000, un exercice militaire incluait dans son scénario la simulation d’un crash d’avion sur le Pentagone. L’exercice avait été coordonné par le Defense Protective Services Police (Service de défense et protection de la police) et par l’Équipe de gestion des urgences du Pentagone. 5 Le mensuel US Medicine a signalé que deux services cliniques situés à l’intérieur du Pentagone avaient été entraînés en mai 2001 à la frappe sur le Pentagone d’un avion détourné. “Bien que le ministère de la Défense ne disposa pas de la capacité ‘in situ’ pour protéger le Pentagone d’une attaque par un avion de ligne 757 détourné utilisé comme une sorte de missile, le personnel médical du Ministère de la Défense avait été formé exactement à ce scénario-là en mai.” 6
Le ministère des Transports à Washington a tenu le 31 août 2001 un exercice, qui selon Ellen Engleman, directrice de la recherche et des Projets spéciaux de l’Administration, se décrit ainsi :
“Ironie du sort ou hasard, faites votre choix : douze jours avant l’incident du 11-Septembre, nous effectuions un exercice de simulation. C’était en réalité beaucoup plus qu’un exercice… du genre, préparation aux Jeux olympiques… un exercice complet interdisciplinaire… Une partie de ce scénario, c’est intéressant, impliquait la possibilité d’un avion détourné avec quelqu’un appelant d’un téléphone cellulaire ; au-delà d’autres aspects du scénario assez étranges, douze jours plus tard, comme vous le savez, nous avons eu l’événement lui-même.”7
Une ce ces opérations impliquait des avions en provenance de l’intérieur des États-Unis. Selon USA Today :
“Dans les deux ans précédant les attentats du 11-Septembre, le North American Aerospace Defense Command (Commandement de Défense aérienne d’Amérique du Nord) a mené des exercices simulant… des avions détournés utilisés comme des armes et allant s’écraser contre des cibles pour causer des pertes massives… Une opération planifiée en juillet 2001 et réalisée plus tard imaginait des avions détournés depuis des aéroports de l’Utah et de l’État de Washington.“8
L’opération impliquant de multiples exercices avec des avions détournés depuis l’intérieur des États-Unis s’appelait Amalgam Virgo 2002. Elle était prévue pour 1500 personnes en juillet 2001 et fut mis en œuvre en juin 2002. [9. “Airborne Anti-Terrorist Operation Getting Underway”, CNN.com, 4 juin 2002; Gerry J. Gilmore, “NORAD : l’exercice commandité prépare au pire des scénarios,” American Forces Press Service.
http://www.consensus911.org
Conclusion
Contrairement aux affirmations du Rapport de la Commission sur le 11-Septembre, l’armée américaine s’est exercée avant le 11-Septembre à des détournements impliquant – de l’intérieur comme de l’extérieur de l’espace aérien américain – des avions utilisés comme des armes.
Toute nouvelle enquête devra se demander pourquoi les plus hauts responsables officiels ont nié que de telles préparations aient précédé les attaques du 11-Septembre, et pourquoi, suite à ces préparatifs, aucune mesure efficace n’a été prise pour empêcher les avions détournés d’atteindre leurs cibles.
Références du Point ME-1
Le président George Bush a déclaré, “Al-Qaïda a frappé d’une manière qui était inimaginable.” White House News Release. “Le président rencontre des dirigeants musulmans“, 26 sept. 2001.
le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a déclaré: “Jamais ça n’aurait traversé l’esprit de quiconque.” Rumsfeld sur NBC “Meet the Press“, 30 septembre 2001.
Le général Richard Myer, commandant adjoint des chefs d’état-major, a déclaré: “Vous détestez l’admettre, mais nous n’avions pas pensé à cette hypothèse.” American Free Press Service, département US de la Défense, le 23 octobre 2001.
Ari Fleischer, le secrétaire de la Maison Blanche, a déclaré : “Jamais nous n’avions imaginé ce qui a eu lieu le 11-Septembre, quand des gens utilisèrent ces avions comme missiles et comme armes.” Ari Fleischer, Conférence de presse, le 16 mai 2002. La Conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice a déclaré: “Je ne pense pas que quiconque aurait pu prévoir que ces gens prendraient un avion et le lanceraient contre le World Trade Center, qu’ils en prendraient un autre et le lanceraient contre le Pentagone; qu’ils essaieraient d’utiliser un avion comme un missile, un avion détourné comme un missile.” Le conseiller à la Sécurité nationale donne une conférence de presse, le 16 mai 2002. ↩
“En somme, les protocoles mis en place le 11-Septembre, d’après la FAA et le NORAD, répondaient à un détournement présumé tel… que le détournement prendrait une forme traditionnelle : c’est-à-dire qu’il ne d’agirait pas d’un détournement-suicide conçu pour convertir l’avion en un missile guidé“, Rapport de la Commission sur le 11/9, p. 18. ↩
“Les Défenses de l’Amérique faisaient face à l’extérieur. Le NORAD lui-même était à peine capable de maintenir les bases en alerte. Ses scénarios de planification considéraient quelques fois le danger d’un avion détourné guidé vers des cibles américaines, mais seulement avec des avions en provenance de l’étranger.” Rapport de la Commission sur le 11/9, p. 352. ↩
Kevin Howe, “Expert Stresses Need for Intelligence,” Monterey County Herald, 18 juillet 2002. Ken Marchand, coresponsable de la conception de l’exercice du NORAD, a déclaré à la Commission en 2003 qu’il ne pouvait pas “se souvenir d’un moment dans les 33 dernières années où le NORAD n’ait pas exécuté un exercice de détournement.” Interview, 14 novembre 2003. ↩
Dennis Ryan, “L’exercice MASCAL de planification d’urgence au Pentagone simule des scénarios pour la préparation aux situations d’urgence,” 3 novembre 2000. ↩
Matt Mientka, “Médecins du Pentagone entraînés pour des frappes,” US médecine, octobre 2001. (Bien que cette histoire a été retirée du site internet, une partie de celle-ci a été sauvegardée par Aldeilis.net. ↩
National Transportation Security Summit, Washington, DC, 30 octobre 2001, “Rapport MTI S-01-02,” Institut Mineta des Transports, Université de l’État de San José, 2001. ↩
Steven Komarow et Tom Squitieri,”Le NORAD avait effectué des exercices utilisant des Jets comme armes, USA Today, le 18 avril 2004. ↩
Le compte-rendu officiel
L’élément de surprise fut essentiel à la réussite des attaques du 11-Septembre, et cela a été souligné par de hauts responsables de la Maison Blanche et du Pentagone.1 L’élément de surprise, comme la Commission sur le 11/9 l’a fait remarquer, reposait sur deux facteurs :
Des avions détournés utilisés comme armes – une variante somme toute prévisible des détournements traditionnels,2
Des attaques provenant de façon inattendue, de l’intérieur du pays, et non de l’extérieur.3
La meilleure preuve
L’armée était entraînée aux scénarios d’avions détournés utilisés comme armes, y compris des avions détournés à l’intérieur du pays. Le professeur John Arquilla, un expert en opérations spéciales à la Naval Postgraduate School, a déclaré en 2002 que “l’idée d’une telle attaque [à l'aide d'avions détournés pour des attentats-suicides contre des bâtiments importants] était bien connue, et avait été utilisée comme scénario lors d’exercices militaires antérieurs au 11-Septembre 2001, et des attaques aériennes avaient déjà été tentées.”4
De nombreux exercices d’entraînement utilisant des avions comme armes avaient eu lieu avant le 11 septembre 2001.
En octobre 2000, un exercice militaire incluait dans son scénario la simulation d’un crash d’avion sur le Pentagone. L’exercice avait été coordonné par le Defense Protective Services Police (Service de défense et protection de la police) et par l’Équipe de gestion des urgences du Pentagone. 5 Le mensuel US Medicine a signalé que deux services cliniques situés à l’intérieur du Pentagone avaient été entraînés en mai 2001 à la frappe sur le Pentagone d’un avion détourné. “Bien que le ministère de la Défense ne disposa pas de la capacité ‘in situ’ pour protéger le Pentagone d’une attaque par un avion de ligne 757 détourné utilisé comme une sorte de missile, le personnel médical du Ministère de la Défense avait été formé exactement à ce scénario-là en mai.” 6
Le ministère des Transports à Washington a tenu le 31 août 2001 un exercice, qui selon Ellen Engleman, directrice de la recherche et des Projets spéciaux de l’Administration, se décrit ainsi :
“Ironie du sort ou hasard, faites votre choix : douze jours avant l’incident du 11-Septembre, nous effectuions un exercice de simulation. C’était en réalité beaucoup plus qu’un exercice… du genre, préparation aux Jeux olympiques… un exercice complet interdisciplinaire… Une partie de ce scénario, c’est intéressant, impliquait la possibilité d’un avion détourné avec quelqu’un appelant d’un téléphone cellulaire ; au-delà d’autres aspects du scénario assez étranges, douze jours plus tard, comme vous le savez, nous avons eu l’événement lui-même.”7
Une ce ces opérations impliquait des avions en provenance de l’intérieur des États-Unis. Selon USA Today :
“Dans les deux ans précédant les attentats du 11-Septembre, le North American Aerospace Defense Command (Commandement de Défense aérienne d’Amérique du Nord) a mené des exercices simulant… des avions détournés utilisés comme des armes et allant s’écraser contre des cibles pour causer des pertes massives… Une opération planifiée en juillet 2001 et réalisée plus tard imaginait des avions détournés depuis des aéroports de l’Utah et de l’État de Washington.“8
L’opération impliquant de multiples exercices avec des avions détournés depuis l’intérieur des États-Unis s’appelait Amalgam Virgo 2002. Elle était prévue pour 1500 personnes en juillet 2001 et fut mis en œuvre en juin 2002. [9. “Airborne Anti-Terrorist Operation Getting Underway”, CNN.com, 4 juin 2002; Gerry J. Gilmore, “NORAD : l’exercice commandité prépare au pire des scénarios,” American Forces Press Service.
http://www.consensus911.org
Conclusion
Contrairement aux affirmations du Rapport de la Commission sur le 11-Septembre, l’armée américaine s’est exercée avant le 11-Septembre à des détournements impliquant – de l’intérieur comme de l’extérieur de l’espace aérien américain – des avions utilisés comme des armes.
Toute nouvelle enquête devra se demander pourquoi les plus hauts responsables officiels ont nié que de telles préparations aient précédé les attaques du 11-Septembre, et pourquoi, suite à ces préparatifs, aucune mesure efficace n’a été prise pour empêcher les avions détournés d’atteindre leurs cibles.
Références du Point ME-1
Le président George Bush a déclaré, “Al-Qaïda a frappé d’une manière qui était inimaginable.” White House News Release. “Le président rencontre des dirigeants musulmans“, 26 sept. 2001.
le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a déclaré: “Jamais ça n’aurait traversé l’esprit de quiconque.” Rumsfeld sur NBC “Meet the Press“, 30 septembre 2001.
Le général Richard Myer, commandant adjoint des chefs d’état-major, a déclaré: “Vous détestez l’admettre, mais nous n’avions pas pensé à cette hypothèse.” American Free Press Service, département US de la Défense, le 23 octobre 2001.
Ari Fleischer, le secrétaire de la Maison Blanche, a déclaré : “Jamais nous n’avions imaginé ce qui a eu lieu le 11-Septembre, quand des gens utilisèrent ces avions comme missiles et comme armes.” Ari Fleischer, Conférence de presse, le 16 mai 2002. La Conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice a déclaré: “Je ne pense pas que quiconque aurait pu prévoir que ces gens prendraient un avion et le lanceraient contre le World Trade Center, qu’ils en prendraient un autre et le lanceraient contre le Pentagone; qu’ils essaieraient d’utiliser un avion comme un missile, un avion détourné comme un missile.” Le conseiller à la Sécurité nationale donne une conférence de presse, le 16 mai 2002. ↩
“En somme, les protocoles mis en place le 11-Septembre, d’après la FAA et le NORAD, répondaient à un détournement présumé tel… que le détournement prendrait une forme traditionnelle : c’est-à-dire qu’il ne d’agirait pas d’un détournement-suicide conçu pour convertir l’avion en un missile guidé“, Rapport de la Commission sur le 11/9, p. 18. ↩
“Les Défenses de l’Amérique faisaient face à l’extérieur. Le NORAD lui-même était à peine capable de maintenir les bases en alerte. Ses scénarios de planification considéraient quelques fois le danger d’un avion détourné guidé vers des cibles américaines, mais seulement avec des avions en provenance de l’étranger.” Rapport de la Commission sur le 11/9, p. 352. ↩
Kevin Howe, “Expert Stresses Need for Intelligence,” Monterey County Herald, 18 juillet 2002. Ken Marchand, coresponsable de la conception de l’exercice du NORAD, a déclaré à la Commission en 2003 qu’il ne pouvait pas “se souvenir d’un moment dans les 33 dernières années où le NORAD n’ait pas exécuté un exercice de détournement.” Interview, 14 novembre 2003. ↩
Dennis Ryan, “L’exercice MASCAL de planification d’urgence au Pentagone simule des scénarios pour la préparation aux situations d’urgence,” 3 novembre 2000. ↩
Matt Mientka, “Médecins du Pentagone entraînés pour des frappes,” US médecine, octobre 2001. (Bien que cette histoire a été retirée du site internet, une partie de celle-ci a été sauvegardée par Aldeilis.net. ↩
National Transportation Security Summit, Washington, DC, 30 octobre 2001, “Rapport MTI S-01-02,” Institut Mineta des Transports, Université de l’État de San José, 2001. ↩
Steven Komarow et Tom Squitieri,”Le NORAD avait effectué des exercices utilisant des Jets comme armes, USA Today, le 18 avril 2004. ↩
- Santangelo
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
Sinon, il y a la version officielle: 5 minutes de pur bonheur.
http://www.dailymotion.com/video/xldbpd_le-11-septembre-explique-en-5-minutes-11-septembre-2001_fun

http://www.dailymotion.com/video/xldbpd_le-11-septembre-explique-en-5-minutes-11-septembre-2001_fun
Lorsqu'on hait les tyrans, il faut aimer les rois. (Victor Hugo)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
Ha, ha, ha. (Bernard Kouchner)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
Ha, ha, ha. (Bernard Kouchner)
Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
Santangelo a écrit :Sinon, il y a la version officielle: 5 minutes de pur bonheur.
http://www.dailymotion.com/video/xldbpd_le-11-septembre-explique-en-5-minutes-11-septembre-2001_fun
Un pur bonheur, tu as raison!
Merci!

Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
Santangelo a écrit :Sinon, il y a la version officielle: 5 minutes de pur bonheur.
http://www.dailymotion.com/video/xldbpd_le-11-septembre-explique-en-5-minutes-11-septembre-2001_fun
excellent
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
L’homme qui en savait trop sur le 11 septembre 2001 a été trouvé mort chez lui avec ses deux enfants, tous tués par balle
Un ancien enquêteur de l’Agence nationale américaine de sécurité, Wayne Madsen, qui a passé huit jours sur place pour enquêter sur les circonstances exactes du décès, le 2 février dernier, de l’auteur du livre The Big Bamboozle Philip Marshall, a contesté la thèse officielle du suicide lors d’une entrevue radiophonique avec Kevin Barrett.
Philip Marshall a été trouvé mort chez lui avec ses deux enfants, tous tués par balle. Un voisin avait trouvé les trois corps (plus celui de leur chien) dans une maison laissée porte ouverte, chose inhabituelle pour un auteur de livres portant sur des questions aussi sensibles. Madsen a également expliqué dans l’interview que l’ordinateur de Marshall n’a toujours pas été localisé, et qu’il avait de plus confié à un ami qu’il travaillait sur un quatrième livre comportant des révélations encore plus « choquantes ».
Philip Marshall a été pilote de Boeing pendant plus de vingt ans, et avait publié en novembre 2012 un livre-enquête, The Big Bamboozle : 9/11 And the War on Terror (La grande tromperie : le 11 septembre et la guerre au terrorisme), documentant l’implication des autorités saoudiennes dans l’entraînement des quatre pilotes responsables des attentats du 11 septembre 2001. Marshall a piloté des Boeing 727, 737, 747, 757 et 767 à titre de capitaine et était convaincu, en raison de son expérience, que les quatre pirates de l’air avaient dû bénéficier d’une formation poussée, dans des conditions réelles et au-delà de celle qu’ils avaient reçue dans les écoles de pilotage habituellement citées dans les médias, et ce jusqu’aux derniers jours avant les attentats.
Marshall avait conclu que ces séances d’entraînement supplémentaire n’auraient pu avoir lieu que sur la base de Pinal Airpark, située entre Las Vegas et Tucson en Arizona, et souligne que seuls les quatre pilotes chargés de mener les attaques avaient été envoyés à Las Vegas au cours des six derniers mois précédant les attentats. Des Boeing 757 et 747 étaient disponibles sur place au moment de leur séjour, et ce site est connu pour avoir été utilisé par des agents de la CIA et des entreprises privées de mercenariat comme Blackwater.
Marshall ajoute que nombre de Saoudiens étaient sur place ou plus largement dans le pays à l’époque des attentats, dont des membres de la famille Ben Laden et plus particulièrement plusieurs membres de l’entourage du prince Turki al Faisal, l’ancien ministre des renseignements saoudien. Lui-même avait séjourné près de Las Vegas et se trouvait dans le pays le jour même des attentats.
Marshall écrit que des pilotes-instructeurs auraient pu bénéficier de la couverture fournie par cette vaste suite princière pour entrer et sortir du pays sans être interrogés. A titre d’exemple, il souligne que le Prince Bandar, alors ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis et actuel dirigeant des services de renseignement saoudien, était le chef de son unité de chasseurs lorsqu’il était dans les forces aériennes saoudiennes dans sa jeunesse, et que deux agents saoudiens opérant à San Diego et en contact avec les terroristes du 11 septembre, Bayoumi et Bassan, étaient attachés à la Direction de l’aviation civile saoudienne.
Ces quelques éléments montrent, ainsi que de nombreux autres développés dans le livre, qu’une telle opération ne pouvait pas avoir été montée par une organisation terroriste clandestine, aussi riche et organisée soit-elle, mais qu’il fallait des moyens que seul un pays bénéficiant d’une large couverture diplomatique, de services de renseignements sophistiqués et de nombreux contacts pouvait mobiliser.
Quant aux raisons pour une telle implication des saoudiens, Marshall cite un document publié par la PNAC (Projet pour un nouveau siècle américain), intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique », en particulier le passage où on explique que « la transformation prendrait un long moment – nonobstant quelque événement catastrophique ayant un effet catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbour ».
De plus, en blâmant les attaques sur Osama ben Laden, on pourrait par la suite justifier une politique de guerre préventive contre l’Irak (qui n’avait pourtant rien à voir avec ben Laden), et éventuellement la Syrie et l’Iran, des pays traditionnellement opposés à la culture Wahhabite et ne partageant pas la même vision géopolitique sur l’avenir de l’Asie centrale.
Dans l’introduction de son livre, Marshall montre comment la version finale du Rapport d’enquête parlementaire sur le 11 septembre a été rédigée de manière à passer sous silence le rôle saoudien, en particulier par l’omission du chapitre classifié de 28 pages (retiré du rapport par l’administration Bush) consacré exactement à cette question. Marshall était en contact non officiel avec l’ancien Sénateur Bob Graham, et ancien co-président de la Commission conjointe d’enquête du Congrès américain, qui a exigé à de multiples reprises la publication de ces 28 pages. Une chose qu’a refusé de faire Barack Obama en dépit des promesses qu’il avait faites personnellement aux familles des victimes des attentats lors de sa campagne de 2008.
Source : http://www.eddenya.com/index.php/politi ... -par-balle
http://www.contre-info.com/lhomme-qui-e ... more-30316
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Un ancien enquêteur de l’Agence nationale américaine de sécurité, Wayne Madsen, qui a passé huit jours sur place pour enquêter sur les circonstances exactes du décès, le 2 février dernier, de l’auteur du livre The Big Bamboozle Philip Marshall, a contesté la thèse officielle du suicide lors d’une entrevue radiophonique avec Kevin Barrett.
Philip Marshall a été trouvé mort chez lui avec ses deux enfants, tous tués par balle. Un voisin avait trouvé les trois corps (plus celui de leur chien) dans une maison laissée porte ouverte, chose inhabituelle pour un auteur de livres portant sur des questions aussi sensibles. Madsen a également expliqué dans l’interview que l’ordinateur de Marshall n’a toujours pas été localisé, et qu’il avait de plus confié à un ami qu’il travaillait sur un quatrième livre comportant des révélations encore plus « choquantes ».
Philip Marshall a été pilote de Boeing pendant plus de vingt ans, et avait publié en novembre 2012 un livre-enquête, The Big Bamboozle : 9/11 And the War on Terror (La grande tromperie : le 11 septembre et la guerre au terrorisme), documentant l’implication des autorités saoudiennes dans l’entraînement des quatre pilotes responsables des attentats du 11 septembre 2001. Marshall a piloté des Boeing 727, 737, 747, 757 et 767 à titre de capitaine et était convaincu, en raison de son expérience, que les quatre pirates de l’air avaient dû bénéficier d’une formation poussée, dans des conditions réelles et au-delà de celle qu’ils avaient reçue dans les écoles de pilotage habituellement citées dans les médias, et ce jusqu’aux derniers jours avant les attentats.
Marshall avait conclu que ces séances d’entraînement supplémentaire n’auraient pu avoir lieu que sur la base de Pinal Airpark, située entre Las Vegas et Tucson en Arizona, et souligne que seuls les quatre pilotes chargés de mener les attaques avaient été envoyés à Las Vegas au cours des six derniers mois précédant les attentats. Des Boeing 757 et 747 étaient disponibles sur place au moment de leur séjour, et ce site est connu pour avoir été utilisé par des agents de la CIA et des entreprises privées de mercenariat comme Blackwater.
Marshall ajoute que nombre de Saoudiens étaient sur place ou plus largement dans le pays à l’époque des attentats, dont des membres de la famille Ben Laden et plus particulièrement plusieurs membres de l’entourage du prince Turki al Faisal, l’ancien ministre des renseignements saoudien. Lui-même avait séjourné près de Las Vegas et se trouvait dans le pays le jour même des attentats.
Marshall écrit que des pilotes-instructeurs auraient pu bénéficier de la couverture fournie par cette vaste suite princière pour entrer et sortir du pays sans être interrogés. A titre d’exemple, il souligne que le Prince Bandar, alors ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis et actuel dirigeant des services de renseignement saoudien, était le chef de son unité de chasseurs lorsqu’il était dans les forces aériennes saoudiennes dans sa jeunesse, et que deux agents saoudiens opérant à San Diego et en contact avec les terroristes du 11 septembre, Bayoumi et Bassan, étaient attachés à la Direction de l’aviation civile saoudienne.
Ces quelques éléments montrent, ainsi que de nombreux autres développés dans le livre, qu’une telle opération ne pouvait pas avoir été montée par une organisation terroriste clandestine, aussi riche et organisée soit-elle, mais qu’il fallait des moyens que seul un pays bénéficiant d’une large couverture diplomatique, de services de renseignements sophistiqués et de nombreux contacts pouvait mobiliser.
Quant aux raisons pour une telle implication des saoudiens, Marshall cite un document publié par la PNAC (Projet pour un nouveau siècle américain), intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique », en particulier le passage où on explique que « la transformation prendrait un long moment – nonobstant quelque événement catastrophique ayant un effet catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbour ».
De plus, en blâmant les attaques sur Osama ben Laden, on pourrait par la suite justifier une politique de guerre préventive contre l’Irak (qui n’avait pourtant rien à voir avec ben Laden), et éventuellement la Syrie et l’Iran, des pays traditionnellement opposés à la culture Wahhabite et ne partageant pas la même vision géopolitique sur l’avenir de l’Asie centrale.
Dans l’introduction de son livre, Marshall montre comment la version finale du Rapport d’enquête parlementaire sur le 11 septembre a été rédigée de manière à passer sous silence le rôle saoudien, en particulier par l’omission du chapitre classifié de 28 pages (retiré du rapport par l’administration Bush) consacré exactement à cette question. Marshall était en contact non officiel avec l’ancien Sénateur Bob Graham, et ancien co-président de la Commission conjointe d’enquête du Congrès américain, qui a exigé à de multiples reprises la publication de ces 28 pages. Une chose qu’a refusé de faire Barack Obama en dépit des promesses qu’il avait faites personnellement aux familles des victimes des attentats lors de sa campagne de 2008.
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Re: 11sept 2001 - A qui profite le crime ?
13 ans d’imposture enfin compilés dans un musée !
C’est aujourd’hui que Barack Obama a inauguré le « musée du 11 septembre 2001 », à coups de grandes phrases bien à l’américaine: « Aucun acte de terrorisme ne peut égaler la force et le caractère de notre pays comme le grand mur et la roche qui nous entoure aujourd’hui (…) rien ne pourra jamais nous séparer, rien ne peut changer ce que nous sommes, des Américains ».
L’exposition, accessible pour la « modique » somme de 24 dollars, comprend des restes humains de victimes toujours non identifiées, mais aussi des T-shirts et des souvenirs.
Au cours de la visite, vous aurez la chance de pouvoir entendre les derniers messages vocaux désespérés des victimes laissés quelques minutes avant leur disparition sur des répondeurs, qui tournent en boucle. Outre un immense mur parsemé des photos des 2983 victimes officielles, le visiteur peut enfin découvrir l’accumulation impressionnante d’effets personnels retrouvés dans les décombres.
Alors comme on dit là bas: enjoy !
Marie de Remoncourt
PS : l’occasion de rappeler l’existence de livres intéressants et iconoclastes à ce sujet :
La Terreur fabriquée de Webster Tarpley (1) ou Le 11 septembre n’a pas eu lieu (2) (ouvrage collectif aux éditions Retour aux sources).
http://www.contre-info.com/13-ans-dimpo ... s-un-musee
1) http://www.librairiefrancaise.fr/fr/hom ... rpley.html
2) http://www.librairiefrancaise.fr/fr/hom ... ectif.html
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C’est aujourd’hui que Barack Obama a inauguré le « musée du 11 septembre 2001 », à coups de grandes phrases bien à l’américaine: « Aucun acte de terrorisme ne peut égaler la force et le caractère de notre pays comme le grand mur et la roche qui nous entoure aujourd’hui (…) rien ne pourra jamais nous séparer, rien ne peut changer ce que nous sommes, des Américains ».
L’exposition, accessible pour la « modique » somme de 24 dollars, comprend des restes humains de victimes toujours non identifiées, mais aussi des T-shirts et des souvenirs.
Au cours de la visite, vous aurez la chance de pouvoir entendre les derniers messages vocaux désespérés des victimes laissés quelques minutes avant leur disparition sur des répondeurs, qui tournent en boucle. Outre un immense mur parsemé des photos des 2983 victimes officielles, le visiteur peut enfin découvrir l’accumulation impressionnante d’effets personnels retrouvés dans les décombres.
Alors comme on dit là bas: enjoy !
Marie de Remoncourt
PS : l’occasion de rappeler l’existence de livres intéressants et iconoclastes à ce sujet :
La Terreur fabriquée de Webster Tarpley (1) ou Le 11 septembre n’a pas eu lieu (2) (ouvrage collectif aux éditions Retour aux sources).
http://www.contre-info.com/13-ans-dimpo ... s-un-musee
1) http://www.librairiefrancaise.fr/fr/hom ... rpley.html
2) http://www.librairiefrancaise.fr/fr/hom ... ectif.html
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