QUAND L'AFRIQUE S'EVEILLERA

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Pat
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QUAND L'AFRIQUE S'EVEILLERA

Messagepar Pat » 06/07/2011 - 18:43

QUAND L'AFRIQUE S'EVEILLERA

Quand on parle de pays émergents, on pense d’abord à l’Asie et en particulier à l’Inde et la Chine. Mais on peut se demander si le continent émergent de demain, celui qui prendra le relais, ne sera pas l’Afrique, plus que l’Amérique latine, qui se tourne malheureusement vers un marxisme qu’on croyait enfin oublié. En effet les prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne n’ont jamais été aussi optimistes, et l’espoir renaît pour ce continent que l’on croyait économiquement et socialement sinistré. Mais il faudra aussi que les dirigeants se tournent résolument vers l’état de droit et les libertés économiques, au lieu de s’affronter en guerres civiles souvent sanglantes.
Plus de 6% de croissance en 2012
Les événements récents dans le monde arabe, le « printemps arabe » encore si incertain, ont attiré l’attention sur les pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, mais on peut se demander si la véritable mutation n’est pas en train de se produire plus au sud, dans l’Afrique Subsaharienne, en Afrique noire.
Voilà pourtant un continent qui contient les pays les plus pauvres du monde, ceux qui ont le PNB par habitant le plus bas, les fameux PMA (pays les moins avancés), selon le vocabulaire politiquement correct des Nations Unies. Mais l’OCDE, comme la Banque Africaine du Développement, annonce des chiffres plus qu’encourageants. L’Afrique dans son ensemble connaîtrait durant cette année 2011 une croissance de 3,7%, ce qui est positif quand la croissance mondiale est de 3,2% et celle des pays développés de 2,2% seulement.
Mais cette moyenne du continent africain est trompeuse. D’une part, il ne faut pas oublier que les taux sont d’autant plus forts que l’on part d’un niveau très bas. D’autre part, la moyenne masque de réelles divergences entre zones géographiques. En effet, la croissance ne sera cette année que de 0,7% en Afrique du Nord, ce qui plombe la moyenne africaine. En revanche, toujours pour 2011, on annonce 4,5% en Afrique australe, 5,3% en Afrique centrale et 6,7% en Afrique de l’Est. Pour l’ensemble du sous-continent subsaharien, la prévision de croissance est de 5,6% en 2011 et elle devrait encore s’accélérer à 6,5% en 2012 : trois fois plus vite que l’ensemble des pays riches. De nombreux pays seront dès cette année au dessus des 6% et même quelques-uns au dessus de 10%. Donald Kaberuka, le Président de la Banque africaine de développement, interrogé par Le Figaro-économie, précise que « la dynamique de croissance entamée en 2000, momentanément interrompue par la crise, a repris avec vigueur (…). Une dizaine de pays dépasse les 7%, jusqu’à afficher pour certains des taux à deux chiffres ».
Le commerce mondial, moteur de la croissance
Interrogé sur les « moteurs économiques du continent », il met en avant le commerce mondial. C’est en soi une révolution : entendre un responsable d’une organisation internationale affirmer que la meilleure forme d’aide au développement, c’est le commerce international. Si les économistes le savent depuis longtemps, les représentants des grands organismes ont mis du temps à s’en persuader.
La croissance des pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil a entrainé une explosion de la demande extérieure, notamment de produits de base. Les investissements en Afrique se développent, et cela permet aussi de financer les infrastructures nécessaires au développement. Mais le commerce interrégional, entre pays d’Afrique, s’est aussi développé, contribuant à la croissance. Enfin, certaines réformes structurelles ont eu lieu, D. Kaberuka mettant en avant des « finances plus saines ». Et, contrairement à une idée reçue, la croissance démographique joue aussi un rôle positif.Sans doute la hausse des prix alimentaires et énergétiques profite-t-elle aux pays exportateurs, mais elle peut aussi mettre en difficulté une large fraction des populations à très faible revenu. C’est la seule inquiétude économique pour l’instant.
Par contraste les inquiétudes principales viennent de la politique. La Côte d’Ivoire cette année connaîtra un recul de 7,3% du PIB. Qui peut imaginer qu’une croissance soit possible dans un pays qui connaît une telle explosion politique, qui est d’ailleurs loin de revenir au calme, puisque les gens du pouvoir ont créé une nouvelle terreur ?
Dans ce climat de totale confusion, il faut saluer comme il convient ceux qui défendent l’état de droit et les libertés économiques, et souligner notamment le rôle joué, dans le domaine des idées, par l’Association Audace-Institut-Afrique, dirigée par Mamadou Koulibaly. Cet universitaire, économiste, formé en France, à l’Université d’Aix-en-Provence, Faculté d’économie appliquée, préside l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Il est, depuis toujours, le défenseur infatigable de la voie libérale pour son pays et pour l’Afrique en général : seules les libertés économiques, selon lui, sortiront l’Afrique du sous-développement. Son Think tank libéral a lancé une campagne sur la sortie de crise de la Côte d’Ivoire, mais son impact va bien au-delà de son pays.
Pour cela, son Think tank (http://www.audace-afrique.net) a entamé une série de publications faites par des universitaires juristes, économistes ou philosophes. Chacun a donné sa vision de la sortie de crise, mais avec la conviction et la démonstration que seules les libertés économiques, l’état de droit et de bonnes institutions pouvaient permettre un vrai développement. C’est ainsi que Jean-Philippe Feldman a insisté sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles, mettant fin à la centralisation colbertiste héritée de la colonisation à la française. Moins d’Etat et un Etat plus décentralisé. Pierre Garello a pour sa part insisté sur l’importance centrale d’institutions comme des droits de propriété garantis par un état de droit : la propriété permet de responsabiliser les personnes et les choix libres.
Jean-Yves Naudet, 22 juin 2011 http://libeco.net/
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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