par Roger Holeindre, président du Cercle national des combattants, premier vice-président du Front National
A quatre heures du matin, le lundi 31 mai 2010, un convoi naval humanitaire, qui se trouvait dans les eaux internationales, était attaqué par des forces maritimes israéliennes et des commandos d’élite héliportés.
Le but des différentes ONG qui naviguaient sur ces bâtiments était d’essayer de forcer le blocus auquel est soumise la bande de Gaza depuis 2007, date à laquelle le Hamas a, par la force, pris le pouvoir dans cette enclave palestinienne.
Le Cercle national des combattants que je dirige, tout comme le Front National, dont je suis le Premier vice-président, ont toujours eu des positions très claires sur la politique à soutenir dans cette région du monde. On peut très bien n’être ni antisémite, ni antisioniste, et déclarer haut et fort que les Palestiniens doivent avoir leur territoire et leur patrie à eux, au même titre que les Juifs à travers l’État d’Israël.
Nous n’avons pas à savoir qui a commandé cette attaque « foireuse », qui a fait de nombreuses victimes et que les lois maritimes internationales très précises, peuvent très bien classer comme acte de piraterie en haute mer !
Ancien militaire français dans des unités d’élite, ancien grand reporter à Paris-Match, je connais tous ces problèmes… et je sais surtout que le blocus de Gaza ne profite qu’au Hamas. Cette faction du peuple palestinien, dirigée par Ismaël Haniyeh, contrôle en effet tout ce qui transite par les tunnels creusés à Rafah, entre la partie palestinienne et la partie égyptienne.
Contrôler, cela veut dire encaisser d’énormes taxes qui servent à tout… sauf au bien-être de la population gazaouie… misérable… puisque 80 % de cette population ne survit que grâce à l’argent donné par l’Europe, via l’ONU.
S’ajoute à ces énormes sommes, ce qui est versé par l’UNVRA, l’UNESCO, les pays arabes et l’Amérique. Et cela dure depuis 60 ans. Ce qui fait que normalement, chaque citoyen palestinien devrait avoir, au moins, une maison de dix pièces avec parc et piscine !
Mais toutes les guerres qui se sont succédé font que, employant un marteau pilon pour tuer une mouche… Israël a démoli plusieurs fois des dizaines de milliers de maisons et toutes les infrastructures de l’État croupion palestinien… et chaque fois, les donateurs se sont tus et ont payé de nouveau… avec bien sûr l’argent des plus pauvres de leurs concitoyens.
Cela m’amène donc à reparler de l’attaque de ce convoi et de juger, en possédant toutes les données qu’un journaliste ou écrivain normal possède. M. Netanyahou est un forcené ! Cette opération n’a pu se faire qu’avec son aval… et c’est un fiasco militaro-politique qui, dans le monde trouble d’aujourd’hui peut très bien être la minuscule étincelle qui peut tout faire sauter.
Il ne sert à rien de déclarer que le Hamas a des liens avec Al-Qaïda… Tous les gens sérieux savent que cela est faux… Tout comme les accusations identiques, hier, contre Saddam Hussein, étaient mensongères, irréalistes… mais furent payées par des centaines de milliers de morts.
Il faut vraiment ne jamais avoir voyagé dans les pays arabes pour ne pas connaître l’état d’esprit exact… de la rue ! Même dans les pays les moins anti-Israéliens, et ils sont un nombre infime, le sort des Palestiniens intéresse plus le peuple… que la guerre en Afghanistan.
Pour arriver enfin à un semblant de paix, il faudrait déjà rappeler à tous ceux qui ne connaissent pas le problème que… quand après 2.000 ans d’absence… au retour des Juifs… la Palestine n’était pas « « une terre sans peuple… pour un peuple sans terre ».
C’est pour cela que, le 29 novembre 1947, l’ONU prévoyait la création, en Palestine, de deux États, l’un arabe et l’autre juif, devant former une union économique et douanière. Le secteur de Jérusalem-Bethléem devenant une enclave internationale administrée par les Nations Unies. Les Juifs recevaient 14.400 km² des meilleures terres de Palestine. Aujourd’hui, ils occupent un territoire six fois supérieur à celui qui leur fut accordé en 1948.
Le 14 mai 1948, Ben Gourion proclama l’indépendance unilatérale de l’État d’Israël, le jour même du départ des Anglais. La guerre israëlo-arabe qui s’ensuivit, vit la victoire d’Israël et le départ forcé de plus de 800.000 Palestiniens. Ceux-ci fuirent la terreur que faisaient alors régner des « commandos incontrôlés » juifs, le Stern, l’Irgoum… qui massacrèrent par milliers des Palestiniens, hommes, femmes, enfants, détruisant par le fer et le feu leurs villages aux noms devenus tristement célèbres.
En juin 1967, durant la guerre dite des « six jours », Israël s’empara de la partie est de la ville de Jérusalem, peuplée majoritairement d’Arabes. Dès cette époque, fut mise en place une politique de judaïsation de la ville… Refus de permis de résidence aux Arabes, refus de construction de nouveaux logements pour les Arabes.
Dès 1994, il y avait 165.000 Juifs à Jérusalem Est, contre 150.000 Arabes. Les résolutions 242 et 338 des Nations Unies de novembre 1967, exigaient l’évacuation des territoires occupés… Cela fait 43 ans !
Chose incroyable que j’appris de la bouche même d’amis Juifs, lors d’un dîner amical à Tel-Aviv où j’étais en reportage pour Paris-Match, David Ben Gourion demandait, dès 1967, qu’Israël rende les territoires occupés… avant la catastrophe ! L’armée s’opposa de tout son poids à cette demande prophétique.
Le journaliste Benny Morris, écrivait dans le Guardian de Londres, en octobre 2002… « L’idée de transfert (déportation des Palestiniens) est aussi vieille que le sionisme. » Sharon ne rêve qu’à cela, de même que ses alliés les plus extrémistes, les électeurs du Parti « russe », Israël Beiteinou (Israël, notre Patrie) dirigé par Avigdor Liberman, né en Union soviétique, en Israël depuis 1978, qui prône une conduite drastique envers les Palestiniens et dont les idées politiques sont asses « fantaisistes », puisque, ministre de Sharon, il préconisait tout simplement de mettre le feu à Beyrouth… de faire sauter le barrage d’Assouan, ou de lancer des missiles sur Téhéran. Pour régler le problème palestinien, il ne voit qu’une solution… Les chasser tous vers les pays arabes ! En attendant, il clame… « Que l’on cesse de parler de territoires occupés. En 1967, nous avons libéré ces territoires. »
Il serait donc nécessaire que le sérieux reprenne le dessus et que, devant le désastre présent et les drames à venir, on oublie un peu, ne serait-ce qu’en cinq secondes de réflexion profonde, que la donation de la terre d’Israël aux Juifs par le Prophète, voici des milliers d’années, ne serait acceptée nulle part comme pièce à conviction.
Israël doit cesser d’être otage des colons dont l’écrivain Amos Elon écrivait déjà, dans Jeune Afrique du 4 janvier 2003… « Ils représentent une menace constante de guerre civile dans le cas où leurs intérêts ne seraient pas pleinement respectés. Leur noyau dur est fait d’un groupe de nationalistes fanatiques et de religieux fondamentalistes, persuadés de savoir exactement ce que Dieu et Abraham se sont dit à l’âge du bronze. »
La quasi-totalité des dirigeants israéliens « historiques » ont été des « terroristes », tout comme la totalité des chefs « historiques » palestiniens.
Il est donc inutile de se lancer au visage des anathèmes éculés… car il est temps… grand temps, de tout faire pour que la paix arrive. Cela demande des concessions dans les deux camps. L’usage disproportionné de la force vient peut-être, enfin… de montrer ses limites ! => http://nationpresse.info/
Roger Holeindre:« Israël doit cesser d’être otage des colons
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Re: Roger Holeindre:« Israël doit cesser d’être otage des co
Cela demande des concessions dans les deux camps.
Je ne crois pas à la piste concession
Je pense au contraire que la situation de crise sociale et surtout politique du à celle de l'économie est un facteur sensible et qu'il suffira d'une étincelle pour que ça s'embrase.
De toute manière, le problème, la cause en tous les cas, est et restera la manière dont a été établi, mené et mis en place dans cette région le plan de partage conspiré par le congrès de Bâle en 1897 pour la formation d'un état National israélite entré en vigueur en 1948 par la déclaration d'indépendance orchestré par les USA avec la complicité des britanniques ayant sous mandat la Palestine en 1947, et non signée par les pays arabes.
Je ne crois pas à la piste concession
Je pense au contraire que la situation de crise sociale et surtout politique du à celle de l'économie est un facteur sensible et qu'il suffira d'une étincelle pour que ça s'embrase.
De toute manière, le problème, la cause en tous les cas, est et restera la manière dont a été établi, mené et mis en place dans cette région le plan de partage conspiré par le congrès de Bâle en 1897 pour la formation d'un état National israélite entré en vigueur en 1948 par la déclaration d'indépendance orchestré par les USA avec la complicité des britanniques ayant sous mandat la Palestine en 1947, et non signée par les pays arabes.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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