Un mois après sa mémorable [color=#BF0000]rencontre http://french.news.cn/chine/2009-10/23/c_1370469.htm avec l’arrogant président de l’UMP Xavier Bertrand, Jia Qinglin effectua entre les 19 et 30 novembre 2009 un important périple dans l’Asie-Pacifique. Outre les archipels des Philippines et de Polynésie française (1 http://french.news.cn/chine/2009-11/22/c_1393499.htm, 2) http://french.news.cn/chine/2009-11/22/c_1393646.htm, Jia Qinglin visita le Pérou, l’Équateur et le Brésil afin de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines économique, commercial et technologique.
Le troisième Sommet commercial sino-latino-américain se déroula durant deux jours à Bogota (Colombie) en présence de 700 entrepreneurs venus de Chine et d’Amérique latine. À l’instar de l’Afrique et du Moyen-Orient, la Chine consolide depuis plusieurs années sa coopération bilatérale avec de nombreux pays latino-américains comme l’ illustra une capitale rencontre entre les présidents chinois et bolivien Hu Jintao et Evo Morales à New-York le 21 septembre 2009.
Ce rapprochement sino-latino-américain prouve concrètement qu’à la charnière des XXe-XXIe siècle l’Asie-Pacifique est inéluctablement devenu l’équivalent géostratégique, économique et commercial de la Mer Méditerranée (Mare nostrum) sous l’Antiquité gréco-romaine.[/color]
Hu Jintao et Jia Qinglin : approfondissement de la coopération sino-péruvienne
À l’instar des japonais, des immigrés chinois arrivèrent au Pérou au cours des années 1840. Actuellement, les péruviens d’origine chinoise jouent un rôle actif au sein de l’économie de cette nation latino-américaine tandis que la cuisine chinoise fait partie intégrante de la gastronomie nationale.
La Chine et le Pérou établirent officiellement en 1971 des relations diplomatiques et signèrent solennellement en 2005 un partenariat de coopération globale.
En 2007, la Chine constituait les seconds partenaire commercial et marché des exportations pour le Pérou. Le volume des échanges commerciaux bilatéraux s’éleva à 6 milliards $ en 2007, soit une fulgurante progression de 53 % par rapport à l’année précédente. Malgré les effets néfastes de la crise systémique globale, les échanges commerciaux sino-péruviens atteignirent 5 milliards $ dès novembre 2008. À partir de 2006, les investissements chinois au Pérou augmentèrent dans les secteurs agricole, de la pêche, minier et touristique.
Hu Jintao fut le premier président chinois à visiter le Pérou à l’automne 2008, soit 37 ans après l’établissement de relations diplomatiques. Séjournant cinq jours à Lima (19 novembre-23 novembre 2008), Hu Jintao rencontra le 19 novembre son homologue péruvien Alan Garcia, prononça le 20 novembre une allocution au Congrès, puis participa les 22 et 23 novembre au XVIe Forum de l’APEC (Coopération Économique de l’Asie-Pacifique) avec 20 autres chefs d’État asiatiques, américains et océaniens.
Soucieux de consolider les coopérations économique et commerciale entre leurs deux pays respectifs, Hu Jintao et Alan Garcia décidèrent au cours de leur entretien d’établir un partenariat stratégique bilatéral ainsi qu’un accord de libre échange (Free Trade Agreement). Premier accord de libre-échange entre la Chine et une nation latino-américaine, celui-ci fut solennellement entériné en avril 2009 et entrera officiellement en vigueur au cours de 2010.
Soulignant les complémentarités économique et commerciale de leurs pays respectifs, Hu Jintao et Alan Garcia optèrent pour un renforcement de la coopération sino-péruvienne dans les secteurs de la pêche, minier, pétrolier, des infrastructures et des télécommunications. Saluant les audacieuses propositions chinoises pour juguler les effets les plus nocifs de la crise systémique mondiale, le président péruvien avait déclaré avec optimisme que la Chine surmonterait cette crise globale, maintiendrait sa croissance annuelle du PIB (8-9 %) et contribuerait à la stabilisation de l’économie mondiale.
La visite péruvienne de cinq jours en 2008 du président Hu Jintao constitua un important événement géopolitique et diplomatique dans la zone Asie-Pacifique.
Après avoir séjourné dans les archipels philippin et polynésien, Jia Qinglin arriva à Lima dans la soirée du dimanche 22 novembre. Au cours de sa visite éclair au Pérou, il prononça lundi 23 novembre au sein du Forum de coopération sino-péruvienne un discours axé sur le commerce et les investissements, rencontra dans la même journée le dirigeant du Congrès Luis Alva et le président Alan Garcia.
Au cours de sa conversation avec Luis Alva, Jia Qinglin proposa un renforcement de la coopération politique sino-péruvienne et une intensification des échanges entre formations politiques, parlements nationaux, assemblées provinciales, organisations médiatiques et ONG.
Après avoir loué le partenariat stratégique initié en novembre 2008 et l’accord de libre-échange signé en avril 2009, Jia Qinglin et Alan Garcia se félicitèrent des nouvelles opportunités économiques et commerciales dans le cadre de la coopération sino-péruvienne. Afin d’améliorer la compréhension entre leurs deux peuples respectifs, Jia Qinglin a plaidé pour la poursuite des efforts des deux parties et a encouragé le renforcement des échanges culturel, éducatif, scientifique, technologique et touristique.
Après ces deux rencontres politiques fructueuses, Jia Qinglin quitta Lima dans l’après-midi du 23 novembre pour se rendre à Quito, capitale de l’Équateur.
Intensification de la coopération bilatérale sino-équatorienne
La Chine et l’Équateur établirent officiellement en 1980 des relations diplomatiques. Le volume des échanges commerciaux bilatéraux s’éleva à environ 2,4 milliards $ en 2008, soit 400 fois plus que celui du début des années 1980. La stabilité politique, économique et sociale de l’Équateur favorisa largement ce spectaculaire développement des relations commerciales sino-péruviennes. L’Équateur est également une destination touristique populaire et privilégiée pour de nombreux touristes chinois (Parc National de l’archipel des Galapagos).
Par ailleurs, ce pays maritime et montagneux constitue une des principales zones d’investissement pour les entreprises chinoises en Amérique latine. À l’approche de la commémoration officielle du trentième anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques, la Chine et l’Équateur coopérèrent déjà avec succès dans les secteurs agricole, énergétique, économique, commercial, des infrastructures, scientifique, technologique, éducatif et culturel. Les deux pays collaborèrent et échangèrent également leurs vues respectives dans les domaines géopolitique, géostratégique à propos du continent latino-américain mais aussi de la zone Asie-Pacifique.
Arrivant de Lima dans l’après-midi du 23 novembre, Jia Qinglin débuta à Quito une visite de trois jours en Équateur. Dans la journée du 24 novembre, il prononça une allocution remarquée lors de l’ouverture du Symposium commercial et entrepreneurial sino-équatorien, puis rencontra conjointement le chef d’État équatorien Rafael Correa et le président de l’assemblée nationale Fernando Cordero.
Jia Qinglin fut l’invité d’honneur du Symposium des entrepreneurs sino-équatoriens dont le thème majeur était consacré à la coopération bilatérale en matière d’investissements. Lors de son discours d’ouverture au Forum de Quito, Jia Qinglin insista sur l’énorme potentiel de coopération bilatérale dans les secteurs technologique, des ressources naturelles et des marchés financiers, facteur essentiel de la reprise économique de la Chine, de l’Équateur et même de la planète. Outre les domaines plus traditionnels déjà cités, le dirigeant chinois exhorta les deux pays à élargir le champ de la coopération bilatérale aux domaines financier (marchés boursiers), touristique et de technologie scientifique de pointe.
L’entretien présidentiel entre Jia Qinglin et Rafael Correa fut fructueux puisque à son issue les deux chefs d’État signèrent une série d’accords consacrée à la coopération sino-équatorienne dans les domaines commercial et technologique. Afin de consolider la compréhension et l’amitié mutuelles entre les deux pays, Jia Qinglin se prononça pour un approfondissement de la coopération bilatérale dans les secteurs social, culturel, sportif, éducatif et touristique.
De son côté, le président de l’assemblée nationale Fernando Cordero exprima sa profonde reconnaissance pour la précieuse assistance chinoise initiée de longue date, loua la coopération mutuellement avantageuse, puis souligna les perspectives encourageantes et stimulantes de coopération bilatérale dans les domaines économique et commercial. Lors de sa conversation avec Jia Qinglin, Fernando Cordero se prononça également pour une intensification des échanges et des communications entre les partis politiques, les parlements nationaux, les assemblées provinciales mais surtout les institutions de recherche scientifique (échanges universitaires et de chercheurs).
Les deux dirigeants décidèrent également d’approfondir leur coordination dans les dossiers internationaux. Face aux défis alimentaire et climatique (famines récurrentes, inondations meurtrières, sécheresses persistantes et désertification croissante), la Chine et l’Équateur tentent de soutenir la croissance économique embryonnaire des pays africains et du Tiers-Monde.
Jia Qinglin quitta l’Équateur mercredi 25 novembre pour le Brésil, ultime étape de sa tournée latino-américaine.
Consolidation de la coopération sino-brésilienne
Membre du BRIC avec la Russie, l’Inde et la Chine, le Brésil est une puissance économique et commerciale émergentes. À l’instar de l’Angola sur le continent africain, le Brésil est le premier partenaire commercial de la Chine en Amérique centrale et latine. La Chine et le Brésil établirent officiellement en 1974 des relations diplomatiques et instaurèrent en 1993 un partenariat stratégique. Le Brésil fut d’ailleurs le premier pays latino-américain avec lequel la Chine signa cet accord de haut niveau.
Limité à l’ouest par le Pérou ainsi qu’au nord par la Colombie et le Venezuela, l’Amazonas (capitale Manaus) est l’État brésilien le plus étendu par sa superficie. Il accueille de nombreux touristes chinois et constitue une des principales destinations pour les investissements des entreprises chinoises au Brésil. Le volume des échanges commerciaux entre l’État d’Amazonas et la Chine représente 20 % de la totalité de ceux entre la Chine et le Brésil.
Les Jeux Olympiques se déroulèrent en août 2008 dans la municipalité autonome de Pékin (Beijing). La métropole urbaine de Rio de Janeiro organisera les J.O. d’été du 5 au 21 août 2016, puis les jeux paralympiques du 7 au 18 septembre 2016. Lors de la 121e Session du Comité International Olympique (CIO) organisée à Copenhague le 2 octobre 2009, son huitième président Jacques Rogge annonça à l’issue du troisième tour que Rio de Janeiro avait été choisi par 66 voix contre 32 pour Madrid. La Chine avait appuyé la candidature de Rio pour les J.O. de l’été 2016.
Jia Qinglin conversa mercredi 25 novembre avec le président de la Chambre des députés Michel Temer, prononça jeudi 26 novembre un important discours au Congrès national puis rencontra dans la même journée le président du Sénat fédéral José Sarney et le président du tribunal fédéral suprême Gilmar Mendes. Vendredi 27 novembre, Jia Qingling eut un entretien capital avec le président brésilien Luiz Iniacio Lula da Silva. Enfin, il visita samedi 28 novembre le barrage hydroélectrique de Itaipu, situé sur le fleuve Parana à la frontière brésilo-paraguayenne.
Lors de l’entretien politique entre Jia Qingling et Michel Temer, la Chine et le Brésil optèrent pour un renforcement de la coopération parlementaire afin de stimuler les relations diplomatiques bilatérales. De même, les deux protagonistes décidèrent d’approfondir la coopération sino-brésilienne dans les domaines économique, financier, énergétique, scientifique, technologique ainsi que dans les affaires internationales. Selon Jia Qinglin, la Chine et le Brésil qui se définissent comme deux grands pays en voie de développement, peuvent contribuer à une coopération efficiente entre pays non-alignés (Sud-Sud) et à la croissance économique mondiale. Rappelons qu’au niveau géopolitique, la Chine et le Brésil constituent deux pays non-alignés face à l’impérialisme atlanto-mondialiste.
Au terme de leur conversation, Michel Temer souhaita que l’expérience chinoise réussie dans le cadre des Jeux Olympiques de 2008 soit profitable à Rio de Janeiro, organisatrice des J.O. de l’été 2016.
Lors de son entretien à Brasilia avec le président du Sénat fédéral José Sarney, Jia Qinglin rappela à son interlocuteur que la Chine était devenue le plus important partenaire commercial du Brésil et cita ensuite la coopération bilatérale fructueuse dans le domaine spatial (programme des satellites). Le dirigeant chinois loua également la collaboration bilatérale constructive au sein des grandes organisations mondialistes (ONU, OMC et G20). La Chine et le Brésil développent des conceptions opposées à celles des américano-mondialistes et tentent de favoriser une géopolitique multipolaire et respectueuse des nations souveraines.
Lors de son allocution au Congrès national prononcée après sa rencontre avec José Sarney, Jia Qingling mit en exergue la prépondérance croissante du Brésil sur le continent latino-américain, dans la zone Asie-Pacifique et sur la planète puisque cette immense nation fut parmi les premières à surmonter les conséquences les plus néfastes de la crise systémique globale et à renouer avec la croissance économique. Lors de son discours, Jia Qingling souligna que le renforcement de la solidarité et de la coopération géopolitiques avec les nations de l’Amérique latine, centrale et caribéennes constituait le cœur de la politique extérieure de l’actuel exécutif chinois.
Afin de stimuler et de consolider les relations sino-latino-américaines, Jia Qingling développa brièvement sa proposition axée sur quatre points complémentaires.
* Approfondissement des relations politiques basées sur l’égalité et la confiance réciproque.
* Élargissement de la coopération pragmatique et mutuellement bénéfique.
* Promotion des échanges culturels et universitaires (étudiants, chercheurs ..)
* Intensification de la coopération et de la coordination au niveau international, en favorisant les convergences et en n’excluant pas les divergences occasionnelles sur des thèmes précis.
Lors de son entretien avec le président du tribunal suprême fédéral Gilmar Mendes, Jia Qinglin se félicita de la fructueuse coopération judiciaire sino-brésilienne. La coopération entre magistratures figure pleinement dans le partenariat stratégique signé en 1993 entre la Chine et le Brésil.
Le thème écolo-mondialiste du « réchauffement climatique » domina l’entretien présidentiel entre Luiz Iniacio Lula da Silva et Jia Qingling. L’ancien syndicaliste trotskyste afficha publiquement un enthousiasme débordant après la récente annonce officielle de la Chine, qui s’engagerait à réduire d’ici 2020 entre 40 et 45 % ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) par unité de PIB, par rapport au niveau de 2005.
Nations Presse Info a d’ailleurs consacré et relayé de très nombreux articles et contributions consacrés à l’escroquerie planétaire de ce thème catastrophiste et mondialiste. En entretenant une culpabilisation minutieusement orchestrée à l’égard des pays industrialisés, les écolos-bobos mondialistes apatrides cherchent à affaiblir la croissance économique des pays développés, organisent sous couvert de solidarité une politique d’assistanat à l’égard des pays du Tiers-Monde et émergents, tentent enfin de préparer des esprits anesthésiés pour un futur accueil d’immigrés planétaires, baptisés « réfugiés climatiques ».
Lors de sa visite samedi 28 novembre au barrage hydroélectrique d’Itaipu http://www.itaipu.gov.br/sur le fleuve Parana à la frontière brésilo-paraguayenne, Jia Qinglin encouragea un processus de coopération et d’échanges bilatéraux dans les domaines de la conservation des ressources aquatiques, de la construction et de la gestion des installations électriques, de la formation du personnel. Nations privilégiées pour les ressources hydrauliques, la Chine avec le Barrage des Trois-Gorges http://www.ctgpc.com/ et le Brésil avec celui d’Itaipu possèdent respectivement les première et seconde centrales hydroélectriques mondiales.
Le Brésil et le Paraguay signèrent le 26 avril 1973 le Traité d’Itaipu afin d’assurer conjointement l’exploitation hydroélectrique du fleuve Parana (1.360 km, deuxième fleuve latino-américain derrière l’Amazone). Le consortium binational d’Itaipu fut créé le 17 mai 1974 pour administrer les travaux de la centrale, qui débutèrent dès janvier 1975. Comme le bassin hydrographique du Parana s’étend sur trois pays, le Brésil, le Paraguay et l’Argentine signèrent le 19 octobre 1979 un important accord diplomatique concernant l’exploitation hydraulique de cette artère fluviale de l’Amérique australe. Le barrage d’Itaipu fonctionna officiellement à partir du 5 janvier 1984.
Les installations hydroélectriques s’étendent entre les communes brésilienne de Foz da Iguazu et paraguayenne de Ciudal del Este. La longueur de ce barrage est de 7,7 km tandis que sa hauteur culmine à 196 mètres. Avec vingt turbines générant chacune 700 MGW, sa production moyenne est de 14 GW. En 2008, la production hydroélectrique du barrage d’Itaipu couvrit 19 % de la consommation électrique totale du Brésil et 90 % de celle du Paraguay.
Situé dans la province de Hubei (capitale Wuhan), le barrage hydroélectrique des Trois-Gorges est édifié sur le plus long fleuve chinois, le Yangtze (6.380 km, bassin hydrographique de 1,8 million de km2, source : Qinghai et embouchure : nord de Shanghaï, troisième au niveau mondial derrière l’Amazone et le Nil). Commencés à partir du 14 décembre 1994, les travaux titanesques de la première centrale hydroélectrique mondiale s’achèveront au cours de l’année 2011. La longueur du barrage est de 2.335 mètres et sa hauteur de 101 mètres.
Le corps principal du barrage fut terminé en 2006. Les composants originellement planifiés dans le projet de barrage furent pleinement opérationnels dès le 30 octobre 2008 lorsque la 26e turbine fut en état de fonctionner. Comme pour le barrage d’Itaipu, chaque turbine fournit en moyenne 700 MGW. Quatorze turbines sont installées sur la partie septentrionale du barrage et douze sur sa partie méridionale. Actuellement, six turbines sont en construction dans la partie souterraine du barrage et seront opérationnelles au cours de 2011. Au 32 turbines principales, s’ajouteront deux petites qui produiront chacune 50 MGW. Pourvu de ses 34 turbines, le barrage des Trois-Gorges sera en mesure d’assurer une production hydroélectrique annuelle de 22.500 MGW (22,5 GW).
La gigantesque puissance des barrages hydroélectriques d’Itaipu et des Trois-Gorges explique la persévérance de la Chine et du Brésil à coopérer étroitement dans les domaines énergétique et hydraulique.
Entamé le 19 novembre 2009 avec un séjour dans l’archipel philippin, le périple de Jia Qinglin à travers l’Asie-Pacifique s’acheva au Brésil le 30 novembre 2009. Bien que le Brésil soit géographiquement situé sur l’Océan Atlantique face à l’Afrique, il est très lié économiquement et commercialement avec l’Asie orientale (Chine, Japon, Corée du Sud). La Chine et l’Amérique latine confirment leur prépondérance géopolitique et géostratégique croissantes au sein de la zone Asie-Pacifique, désormais équivalente en puissance à celle de la Mer Méditerranée (Mare Nostrum) sous l’Antiquité égyptienne, phénicienne et gréco-romaine.
À suivre …
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zoom sur le rapprochement sino-latino-américain (1/2)
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Re: zoom sur le rapprochement sino-latino-américain (1/2)
Géopolitique : zoom sur le rapprochement sino-latino-américain (2/2)
Le premier article était consacré aux étapes péruvienne, équatorienne et brésilienne du dirigeant chinois Jia Qinglin qui sillonna l’Asie-Pacifique du 19 au 30 novembre 2009. Le second article évoque le troisième Sommet commercial sino-latino-américain organisé à Bogota les 25 et 26 novembre 2009 puis une rencontre capitale le 21 septembre 2009 à New-York entre les présidents chinois Hu Jintao et bolivien Evo Morales.
Partis du port de Qingdao (Mer Jaune, Shandong) le 18 octobre 2009, deux navires militaires de la flotte chinoise séjournèrent durant quelques jours dans les ports chilien de Valparaiso (fin novembre) et péruvien de Callao (début décembre). Les pays latino-américains riverains de l’Océan Pacifique désirent renforcer leur coopération militaire avec la Chine.
À l’instar du continent africain http://www.nationspresse.info/?p=29067 et de la péninsule arabique, la Chine désire approfondir sa coopération économique, commerciale et technologique avec de nombreux pays d’Amérique latine, centrale et caribéenne. Largement négligés par les média sous influence atlantiste, ces événements cruciaux illustrent concrètement la prépondérance géopolitique et géostratégique croissantes de la zone Asie-Pacifique, équivalente depuis la fin du XXe siècle à celle de la Mer Méditerranée (Mare nostrum) sous l’Antiquité gréco-romaine. Après une décennie ultralibérale et américanophile incarnée par l’ancien président Jiang Zemin http://www.nationspresse.info/?p=64324 (1993-2003), son successeur Hu Jintao initia dès mars 2003 une habile politique de contrepoids géostratégique face à l’hyper-puissance nord-américaine et tenta de favoriser une géopolitique multipolaire et respectueuse des nations souveraines.
Rappelons qu’avec les archipels ultra-marins de Nouvelle-Calédonie, de Wallis et Futuna, de Polynésie française, la France occupe une position non négligeable en Asie-Pacifique.
Approfondissement de la coopération sino-latino-américaine lors du 3e Sommet commercial de Bogota
Les premier et second sommets commerciaux sino-latino-américains se déroulèrent respectivement en 2007 au Chili et en 2008 à Harbin (Heilongjiang, nord-est de la Chine). La troisième édition de ce sommet qui fut organisé durant deux jours à Bogota, accueillit 700 entrepreneurs de Chine et d’Amérique latine.
Ces sommets annuels visent à stimuler le développement des exportations commerciales de biens et de services d’Amérique latine vers le géant asiatique et à encourager les investissements économiques des entreprises latino-américaines en Chine continentale. Il s’agit de créer un environnement mutuellement bénéfique pour l’établissement durable de partenariats commerciaux bilatéraux entre nations souveraines. En supprimant les droits de douane pour les produits de première nécessité, la Chine offre l’opportunité à l’Afrique et à l’Amérique latine de pénétrer son marché intérieur. Deuxième puissance économique mondiale, la Chine essaie de favoriser les développements économiques embryonnaire de l’Afrique et émergent de l’Amérique latine.
Selon le vice-président chinois du Comité national de la conférence consultative politique Abdul’ahat Abdulrixit, la Chine continentale et l’Amérique latine constituent « des pays en voie de développement et d’importants partenaires commerciaux ». Par conséquent, les deux parties sont invitées à poursuivre leur fructueuse coopération pragmatique, à créer un forum commun pour les petites et moyennes entreprises, à résoudre leurs éventuels litiges commerciaux par les voies constructives du dialogue et de la négociation mutuels.
Lors de la cérémonie d’ouverture du troisième sommet sino-latino-américain, le président conservateur Alvaro Uribe déclara solennellement qu’après l’éradication de la guérilla séparatiste et terroriste des FARC, la Colombie jouissait d’un environnement stable sur les plans politique, économique et social. En raison de l’application d’une fiscalité avantageuse pour les entreprises, la Colombie favorise également les investissements économiques internationaux sur son vaste territoire. Dans la partie finale de son allocution de bienvenue, le président Alvaro Uribe encouragea la consolidation de la coopération sino-colombienne afin que les investissements croissants du géant asiatique favorisent le développement des infrastructures dans les régions montagneuses et isolées de son pays.
Les nombreuses campagnes de communication des différents organes de promotion du commerce international jouèrent un rôle capital dans l’approfondissement depuis 2006 des relations bilatérales entre la Chine et les diverses nations latino-américaines. Des tables rondes consacrées aux secteurs bancaire et immobilier ainsi que des expositions culturelles et nationales se déroulèrent durant les deux jours de ce sommet commercial à Bogota.
Hu Jintao-Evo Morales : renforcement de la coopération sino-bolivienne
Le 21 septembre 2009, le président chinois Hu Jintao rencontra à New-York son homologue bolivien Evo Morales. Dès le début de l’entretien, Hu Jintao loua les excellentes relations diplomatiques et la coopération bilatérale fructueuse dans les secteurs économique, éducatif, culturel, scientifique et technologique. La Bolivie désire effectuer des efforts concertés avec la Chine afin d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines des transports, de la communication et de l’éducation.
Élu le 18 décembre 2005 président de la république avec 53,7 % des suffrages exprimés, Evo Morales incarne conjointement le nationalisme andin ainsi qu’une opposition déterminée à l’impérialisme nord-américain et aux multinationales apatrides. L’actuel président bolivien est très proche politiquement de ses homologues vénézuélien Hugo Chavez et iranien Mahmoud Ahmadinejad, adversaires implacables du Nouvel ordre mondial américanisé.
Fervent partisan du renforcement des relations sino-boliviennes, Hu Jintao émit une proposition axée sur quatre thèmes.
Le président chinois désire un renforcement de la coopération politique à travers des contacts réguliers entre formations politiques ainsi que des échanges parlementaires entre assemblées provinciales et nationales. De son côté, la Bolivie se déclare satisfaite par l’actuelle coopération politique bilatérale.
Hu Jintao se prononce également pour une consolidation de la coopération économique et commerciale sino-bolivienne. En supprimant les droits de douane sur certains produits de première nécessité, la Chine favorise les importations commerciales boliviennes. Comme nous l’avons déjà signalé, le géant asiatique applique strictement la même politique commerciale à l’égard des nations africaines afin qu’elles puissent saisir l’opportunité de pénétrer le marché intérieur chinois. De même, la Chine encourage les investissements économiques de ses entrepreneurs et la coopération entre les entreprises des deux pays dans les domaines agricole, gazier, pétrolier, minier et des infrastructures.
La Bolivie est le deuxième détenteur de réserves gazières latino-américaines derrière le Venezuela. La région autonome de Xinjiang http://www.nationspresse.info/?p=45993 recèle également d’immenses réserves gazières et pétrolières.
Situé dans les départements de Potosi et d’Oruro dans le sud-ouest de la Bolivie, le Salar de Uyuni représente la plus vaste zone salée de la planète. Étendu sur 10.582 km² à une altitude moyenne de 3.656 mètres dans l’Altiplano, il renferme environ 10 milliards de tonnes de sel, dont 25.000 sont exploitées annuellement. Sa surface est couverte par une croûte de sel dont l’épaisseur varie de 10 cm à quelques mètres. Sous cette croûte, se trouve un immense lac de saumure dont la profondeur varie de 2 à 20 mètres. Cette gigantesque étendue de saumure concentrée recèle environ la moitié des réserves mondiales de lithium, composant indispensable de nombreuses batteries électriques.
Lors des décennies 1980 et 1990, l’extraction de ce métal léger par des compagnies étrangères suscita une forte opposition au sein des communautés locales, qui se sentaient à juste titre exclues par rapport aux substantielles retombées financières. Actuellement inexploité, le lithium http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7707847.stm du Salar de Uyuni continue de représenter un enjeu économique pour différentes multinationales apatrides. Hostile à l’implantation de corporations étrangères dominées par des capitaux américains, l’actuel gouvernement nationaliste bolivien projette la construction de sa propre usine pilote afin d’assurer une exploitation raisonnable du Salar. Selon différentes estimations, la production annuelle de lithium tournerait initialement autour de 1.200 tonnes et augmenterait à 30.000 tonnes en 2012.
La troisième proposition de Hu Jintao concerne le développement et la promotion des échanges humanitaires entre la Chine et la Bolivie.
Enfin, le président chinois se prononce pour un renforcement de la coopération sino-bolivienne en matière de politique internationale. Partisans d’une géopolitique multipolaire respectueuse des nations souveraines, la Chine et la Bolivie constituent des nations non-alignées et partagent certaines vues géostratégiques communes, notamment au Proche et Moyen-Orient. Adversaires résolus de l’axe atlanto-sioniste, la Bolivie et le Venezuela dénoncèrent publiquement l’agression israélienne sur la Bande de Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009). Même si la Chine ménage habilement l’hyper-puissance nord-américaine, elle n’hésita pas à condamner http://www.nationspresse.info/?p=23641 au sein de l’ONU les bombardements aériens d’Israël sur cette étroite et famélique enclave de la Méditerranée orientale. La Chine, le Venezuela et la Bolivie défendent d’ailleurs des positions proches sur l’épineux dossier nucléaire iranien.
Il est également utile d’évoquer brièvement l’arrière-plan historique de la Bolivie, officiellement indépendante depuis le 6 août 1825. Lors de la première moitié du XIXe siècle, Simon Bolivar fut le personnage central des guerres d’indépendance contre l’Espagne affaiblie.
Également dénommée « Guerre du salpêtre », la « Guerre du Pacifique » opposa de 1879 à 1884 dans le cadre d’un conflit armé le Chili au Pérou et à la Bolivie. Les Britanniques soutenaient alors les expansionnismes chilien et argentin. Dans la foulée des différentes indépendances, le Chili s’opposa lors d’un premier conflit armé de 1836 à 1839 à une éventuelle réunification du Pérou et de la Bolivie au sein d’une confédération. À l’issue de la « Guerre du Pacifique », la Bolivie perdit définitivement ? en 1883 son accès maritime sur l’Océan Pacifique et se retrouva enclavée http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c ... map-fr.png dans le massif andin. Le Chili annexa 200.000 km² dont 125.000 à la Bolivie (Province du Littoral) et 75.000 au Pérou (région de Tarapaca). L’enclavement montagnard de la Bolivie explique largement son retard de développement économique et industriel par rapport à d’autres nations latino-américaines.
Asie-Pacifique : Renforcement de la coopération militaire sino-chilienne et péruvienne
Composé du destroyer Shijiazhuang et du navire de ravitaillement Hongzehu, l’escadron de la flotte navale chinoise quitta le 18 octobre 2009 le port commercial de Qingdao http://english.qingdao.gov.cn/n2043295/ ... l(Shandong). Situé sur la Mer Jaune, Qingdao constitue actuellement le quatrième port commercial chinois derrière Shanghaï, Shenzhen et Tianjin. Jumelé depuis le 4 juin 2005 avec Nantes, Qingdao accueillit les épreuves nautiques lors des Jeux Olympiques d’août 2008 et les voiliers de la Volvo Ocean Race http://www.volvooceanrace.org/ du 18 janvier au 14 février 2009.
Commandé par le vice-amiral Wang Fushang, l’escadron jeta l’ancre le 23 novembre dans le port militaire chilien de Valparaiso. Situé à 120 km au nord-ouest de Santiago dans le centre-nord du Chili, Valparaiso http://www.municipalidaddevalparaiso.cl/ fut fondé en 1536 par des explorateurs espagnols et constitue actuellement le premier port de pêche et de commerce chilien sur l’Océan Pacifique. Il s’agissait de la deuxième visite au Chili de la flotte militaire chinoise depuis 1997. Lors de son étape à Valparaiso, Wang Fushan rencontra le ministre chilien de la Défense Francisco Vidal ainsi que des officiels militaires et gouvernementaux chiliens. Les deux navires quittèrent Valparaiso le 28 novembre et prirent la direction de Callao http://www.municallao.gob.pe/webcallao/html/home.html où ils arrivèrent le 3 décembre.
Fondé en 1537 deux ans après Lima, Callao constitue le premier port de pêche et commercial péruvien sur l’Océan Pacifique. Les autorités portuaires de Callao et de Valparaiso conclurent le 29 novembre 2002 un jumelage à caractère industriel.
Le 4 décembre 2009, une cérémonie officielle se déroula à Lima en présence du président péruvien Alan Garcia, qui prononça une allocution de bienvenue pour la flotte militaire chinoise ancrée pour quatre jours. Accompagné du vice-président Luis Giampetri Rojas, Alan Garcia se rendit à Callao afin d’accueillir les marins du destroyer Shijiazhuang. Le président péruvien s’entretint également avec le vice-amiral Wang Fushan.
Selon le vice-amiral, la présence de la flotte chinoise vise à renforcer les communication et coopération militaires sino-péruviennes. Le président Alan Garcia fit part de son intérêt pour l’influence géostratégique et militaire croissantes de la Chine en Asie-Pacifique et loua le haut degré de technologie de l’armement chinois. D’ailleurs, le Pérou s’intéresse de très près à la Défense nationale chinoise, notamment aux équipements de marine et aux technologies de missiles.
Premier accord de haut niveau entre la Chine et une nation latino-américaine, l’Accord de libre échange sino-péruvien fut officiellement signé en avril 2009. Lors de leur rencontre capitale à Lima le 19 novembre 2008, les présidents chinois Hu Jintao et péruvien Alan Garcia décidèrent conjointement d’établir un partenariat stratégique bilatéral et un Accord de libre-échange (Free Trade Agreement). Lors de son entretien à Callao avec le vice-amiral Wang Fushan, Alan Garcia déclara officiellement que cet Accord entrera en vigueur dès dimanche 6 décembre 2009.
La participation officielle de Hu Jintao avec 20 autres chefs d’État lors du XVIe Forum de l’APEC à Lima les 22 et 23 novembre 2008, sa rencontre avec son homologue bolivien Evo Morales à New-York le 21 septembre 2009, les étapes péruvienne, équatorienne et brésilienne du dirigeant Jia Qinglin ainsi que la présence visible de la flotte militaire chinoise dans les ports de Valparaiso et de Callao, illustrent concrètement l’approfondissement et la consolidation de la coopération sino-latino-américaine dans de multiples domaines.
Dès la fin du XXe siècle, la zone Asie-Pacifique acquit une prépondérance géopolitique et géostratégique croissantes, similaire à celle de la Mer Méditerranée (Mare nostrum) sous l’Antiquité égyptienne, phénicienne et gréco-romaine. Les trois premières puissances économiques mondiales, les USA, la Chine et le Japon possèdent une façade maritime sur cet Océan stratégique sur les plans économique et commercial. Outre ses trois États continentaux les plus occidentaux (Californie, Orégon, Washington), les USA sont présents dans le Pacifique-Nord avec l’Alaska (îles Aléoutiennes, Mer de Bering) et surtout l’archipel d’Hawaï (Honolulu). L’importance géostratégique des USA dans la zone Pacifique s’accrut inéluctablement lors de son affrontement militaire avec l’archipel du Japon durant la Seconde guerre mondiale (7 décembre 1941-15 août 1945). Depuis l’ouverture économique et commerciale mondiales décrétée le 18 décembre 1978 par le visionnaire et réformateur Deng Xiaoping http://www.nationspresse.info/?p=64228 (1904-1997), la zone Asie-Pacifique représente le noyau central des complexes relations diplomatiques sino-américaines.
http://nationpresse.info/
Le premier article était consacré aux étapes péruvienne, équatorienne et brésilienne du dirigeant chinois Jia Qinglin qui sillonna l’Asie-Pacifique du 19 au 30 novembre 2009. Le second article évoque le troisième Sommet commercial sino-latino-américain organisé à Bogota les 25 et 26 novembre 2009 puis une rencontre capitale le 21 septembre 2009 à New-York entre les présidents chinois Hu Jintao et bolivien Evo Morales.
Partis du port de Qingdao (Mer Jaune, Shandong) le 18 octobre 2009, deux navires militaires de la flotte chinoise séjournèrent durant quelques jours dans les ports chilien de Valparaiso (fin novembre) et péruvien de Callao (début décembre). Les pays latino-américains riverains de l’Océan Pacifique désirent renforcer leur coopération militaire avec la Chine.
À l’instar du continent africain http://www.nationspresse.info/?p=29067 et de la péninsule arabique, la Chine désire approfondir sa coopération économique, commerciale et technologique avec de nombreux pays d’Amérique latine, centrale et caribéenne. Largement négligés par les média sous influence atlantiste, ces événements cruciaux illustrent concrètement la prépondérance géopolitique et géostratégique croissantes de la zone Asie-Pacifique, équivalente depuis la fin du XXe siècle à celle de la Mer Méditerranée (Mare nostrum) sous l’Antiquité gréco-romaine. Après une décennie ultralibérale et américanophile incarnée par l’ancien président Jiang Zemin http://www.nationspresse.info/?p=64324 (1993-2003), son successeur Hu Jintao initia dès mars 2003 une habile politique de contrepoids géostratégique face à l’hyper-puissance nord-américaine et tenta de favoriser une géopolitique multipolaire et respectueuse des nations souveraines.
Rappelons qu’avec les archipels ultra-marins de Nouvelle-Calédonie, de Wallis et Futuna, de Polynésie française, la France occupe une position non négligeable en Asie-Pacifique.
Approfondissement de la coopération sino-latino-américaine lors du 3e Sommet commercial de Bogota
Les premier et second sommets commerciaux sino-latino-américains se déroulèrent respectivement en 2007 au Chili et en 2008 à Harbin (Heilongjiang, nord-est de la Chine). La troisième édition de ce sommet qui fut organisé durant deux jours à Bogota, accueillit 700 entrepreneurs de Chine et d’Amérique latine.
Ces sommets annuels visent à stimuler le développement des exportations commerciales de biens et de services d’Amérique latine vers le géant asiatique et à encourager les investissements économiques des entreprises latino-américaines en Chine continentale. Il s’agit de créer un environnement mutuellement bénéfique pour l’établissement durable de partenariats commerciaux bilatéraux entre nations souveraines. En supprimant les droits de douane pour les produits de première nécessité, la Chine offre l’opportunité à l’Afrique et à l’Amérique latine de pénétrer son marché intérieur. Deuxième puissance économique mondiale, la Chine essaie de favoriser les développements économiques embryonnaire de l’Afrique et émergent de l’Amérique latine.
Selon le vice-président chinois du Comité national de la conférence consultative politique Abdul’ahat Abdulrixit, la Chine continentale et l’Amérique latine constituent « des pays en voie de développement et d’importants partenaires commerciaux ». Par conséquent, les deux parties sont invitées à poursuivre leur fructueuse coopération pragmatique, à créer un forum commun pour les petites et moyennes entreprises, à résoudre leurs éventuels litiges commerciaux par les voies constructives du dialogue et de la négociation mutuels.
Lors de la cérémonie d’ouverture du troisième sommet sino-latino-américain, le président conservateur Alvaro Uribe déclara solennellement qu’après l’éradication de la guérilla séparatiste et terroriste des FARC, la Colombie jouissait d’un environnement stable sur les plans politique, économique et social. En raison de l’application d’une fiscalité avantageuse pour les entreprises, la Colombie favorise également les investissements économiques internationaux sur son vaste territoire. Dans la partie finale de son allocution de bienvenue, le président Alvaro Uribe encouragea la consolidation de la coopération sino-colombienne afin que les investissements croissants du géant asiatique favorisent le développement des infrastructures dans les régions montagneuses et isolées de son pays.
Les nombreuses campagnes de communication des différents organes de promotion du commerce international jouèrent un rôle capital dans l’approfondissement depuis 2006 des relations bilatérales entre la Chine et les diverses nations latino-américaines. Des tables rondes consacrées aux secteurs bancaire et immobilier ainsi que des expositions culturelles et nationales se déroulèrent durant les deux jours de ce sommet commercial à Bogota.
Hu Jintao-Evo Morales : renforcement de la coopération sino-bolivienne
Le 21 septembre 2009, le président chinois Hu Jintao rencontra à New-York son homologue bolivien Evo Morales. Dès le début de l’entretien, Hu Jintao loua les excellentes relations diplomatiques et la coopération bilatérale fructueuse dans les secteurs économique, éducatif, culturel, scientifique et technologique. La Bolivie désire effectuer des efforts concertés avec la Chine afin d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines des transports, de la communication et de l’éducation.
Élu le 18 décembre 2005 président de la république avec 53,7 % des suffrages exprimés, Evo Morales incarne conjointement le nationalisme andin ainsi qu’une opposition déterminée à l’impérialisme nord-américain et aux multinationales apatrides. L’actuel président bolivien est très proche politiquement de ses homologues vénézuélien Hugo Chavez et iranien Mahmoud Ahmadinejad, adversaires implacables du Nouvel ordre mondial américanisé.
Fervent partisan du renforcement des relations sino-boliviennes, Hu Jintao émit une proposition axée sur quatre thèmes.
Le président chinois désire un renforcement de la coopération politique à travers des contacts réguliers entre formations politiques ainsi que des échanges parlementaires entre assemblées provinciales et nationales. De son côté, la Bolivie se déclare satisfaite par l’actuelle coopération politique bilatérale.
Hu Jintao se prononce également pour une consolidation de la coopération économique et commerciale sino-bolivienne. En supprimant les droits de douane sur certains produits de première nécessité, la Chine favorise les importations commerciales boliviennes. Comme nous l’avons déjà signalé, le géant asiatique applique strictement la même politique commerciale à l’égard des nations africaines afin qu’elles puissent saisir l’opportunité de pénétrer le marché intérieur chinois. De même, la Chine encourage les investissements économiques de ses entrepreneurs et la coopération entre les entreprises des deux pays dans les domaines agricole, gazier, pétrolier, minier et des infrastructures.
La Bolivie est le deuxième détenteur de réserves gazières latino-américaines derrière le Venezuela. La région autonome de Xinjiang http://www.nationspresse.info/?p=45993 recèle également d’immenses réserves gazières et pétrolières.
Situé dans les départements de Potosi et d’Oruro dans le sud-ouest de la Bolivie, le Salar de Uyuni représente la plus vaste zone salée de la planète. Étendu sur 10.582 km² à une altitude moyenne de 3.656 mètres dans l’Altiplano, il renferme environ 10 milliards de tonnes de sel, dont 25.000 sont exploitées annuellement. Sa surface est couverte par une croûte de sel dont l’épaisseur varie de 10 cm à quelques mètres. Sous cette croûte, se trouve un immense lac de saumure dont la profondeur varie de 2 à 20 mètres. Cette gigantesque étendue de saumure concentrée recèle environ la moitié des réserves mondiales de lithium, composant indispensable de nombreuses batteries électriques.
Lors des décennies 1980 et 1990, l’extraction de ce métal léger par des compagnies étrangères suscita une forte opposition au sein des communautés locales, qui se sentaient à juste titre exclues par rapport aux substantielles retombées financières. Actuellement inexploité, le lithium http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7707847.stm du Salar de Uyuni continue de représenter un enjeu économique pour différentes multinationales apatrides. Hostile à l’implantation de corporations étrangères dominées par des capitaux américains, l’actuel gouvernement nationaliste bolivien projette la construction de sa propre usine pilote afin d’assurer une exploitation raisonnable du Salar. Selon différentes estimations, la production annuelle de lithium tournerait initialement autour de 1.200 tonnes et augmenterait à 30.000 tonnes en 2012.
La troisième proposition de Hu Jintao concerne le développement et la promotion des échanges humanitaires entre la Chine et la Bolivie.
Enfin, le président chinois se prononce pour un renforcement de la coopération sino-bolivienne en matière de politique internationale. Partisans d’une géopolitique multipolaire respectueuse des nations souveraines, la Chine et la Bolivie constituent des nations non-alignées et partagent certaines vues géostratégiques communes, notamment au Proche et Moyen-Orient. Adversaires résolus de l’axe atlanto-sioniste, la Bolivie et le Venezuela dénoncèrent publiquement l’agression israélienne sur la Bande de Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009). Même si la Chine ménage habilement l’hyper-puissance nord-américaine, elle n’hésita pas à condamner http://www.nationspresse.info/?p=23641 au sein de l’ONU les bombardements aériens d’Israël sur cette étroite et famélique enclave de la Méditerranée orientale. La Chine, le Venezuela et la Bolivie défendent d’ailleurs des positions proches sur l’épineux dossier nucléaire iranien.
Il est également utile d’évoquer brièvement l’arrière-plan historique de la Bolivie, officiellement indépendante depuis le 6 août 1825. Lors de la première moitié du XIXe siècle, Simon Bolivar fut le personnage central des guerres d’indépendance contre l’Espagne affaiblie.
Également dénommée « Guerre du salpêtre », la « Guerre du Pacifique » opposa de 1879 à 1884 dans le cadre d’un conflit armé le Chili au Pérou et à la Bolivie. Les Britanniques soutenaient alors les expansionnismes chilien et argentin. Dans la foulée des différentes indépendances, le Chili s’opposa lors d’un premier conflit armé de 1836 à 1839 à une éventuelle réunification du Pérou et de la Bolivie au sein d’une confédération. À l’issue de la « Guerre du Pacifique », la Bolivie perdit définitivement ? en 1883 son accès maritime sur l’Océan Pacifique et se retrouva enclavée http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c ... map-fr.png dans le massif andin. Le Chili annexa 200.000 km² dont 125.000 à la Bolivie (Province du Littoral) et 75.000 au Pérou (région de Tarapaca). L’enclavement montagnard de la Bolivie explique largement son retard de développement économique et industriel par rapport à d’autres nations latino-américaines.
Asie-Pacifique : Renforcement de la coopération militaire sino-chilienne et péruvienne
Composé du destroyer Shijiazhuang et du navire de ravitaillement Hongzehu, l’escadron de la flotte navale chinoise quitta le 18 octobre 2009 le port commercial de Qingdao http://english.qingdao.gov.cn/n2043295/ ... l(Shandong). Situé sur la Mer Jaune, Qingdao constitue actuellement le quatrième port commercial chinois derrière Shanghaï, Shenzhen et Tianjin. Jumelé depuis le 4 juin 2005 avec Nantes, Qingdao accueillit les épreuves nautiques lors des Jeux Olympiques d’août 2008 et les voiliers de la Volvo Ocean Race http://www.volvooceanrace.org/ du 18 janvier au 14 février 2009.
Commandé par le vice-amiral Wang Fushang, l’escadron jeta l’ancre le 23 novembre dans le port militaire chilien de Valparaiso. Situé à 120 km au nord-ouest de Santiago dans le centre-nord du Chili, Valparaiso http://www.municipalidaddevalparaiso.cl/ fut fondé en 1536 par des explorateurs espagnols et constitue actuellement le premier port de pêche et de commerce chilien sur l’Océan Pacifique. Il s’agissait de la deuxième visite au Chili de la flotte militaire chinoise depuis 1997. Lors de son étape à Valparaiso, Wang Fushan rencontra le ministre chilien de la Défense Francisco Vidal ainsi que des officiels militaires et gouvernementaux chiliens. Les deux navires quittèrent Valparaiso le 28 novembre et prirent la direction de Callao http://www.municallao.gob.pe/webcallao/html/home.html où ils arrivèrent le 3 décembre.
Fondé en 1537 deux ans après Lima, Callao constitue le premier port de pêche et commercial péruvien sur l’Océan Pacifique. Les autorités portuaires de Callao et de Valparaiso conclurent le 29 novembre 2002 un jumelage à caractère industriel.
Le 4 décembre 2009, une cérémonie officielle se déroula à Lima en présence du président péruvien Alan Garcia, qui prononça une allocution de bienvenue pour la flotte militaire chinoise ancrée pour quatre jours. Accompagné du vice-président Luis Giampetri Rojas, Alan Garcia se rendit à Callao afin d’accueillir les marins du destroyer Shijiazhuang. Le président péruvien s’entretint également avec le vice-amiral Wang Fushan.
Selon le vice-amiral, la présence de la flotte chinoise vise à renforcer les communication et coopération militaires sino-péruviennes. Le président Alan Garcia fit part de son intérêt pour l’influence géostratégique et militaire croissantes de la Chine en Asie-Pacifique et loua le haut degré de technologie de l’armement chinois. D’ailleurs, le Pérou s’intéresse de très près à la Défense nationale chinoise, notamment aux équipements de marine et aux technologies de missiles.
Premier accord de haut niveau entre la Chine et une nation latino-américaine, l’Accord de libre échange sino-péruvien fut officiellement signé en avril 2009. Lors de leur rencontre capitale à Lima le 19 novembre 2008, les présidents chinois Hu Jintao et péruvien Alan Garcia décidèrent conjointement d’établir un partenariat stratégique bilatéral et un Accord de libre-échange (Free Trade Agreement). Lors de son entretien à Callao avec le vice-amiral Wang Fushan, Alan Garcia déclara officiellement que cet Accord entrera en vigueur dès dimanche 6 décembre 2009.
La participation officielle de Hu Jintao avec 20 autres chefs d’État lors du XVIe Forum de l’APEC à Lima les 22 et 23 novembre 2008, sa rencontre avec son homologue bolivien Evo Morales à New-York le 21 septembre 2009, les étapes péruvienne, équatorienne et brésilienne du dirigeant Jia Qinglin ainsi que la présence visible de la flotte militaire chinoise dans les ports de Valparaiso et de Callao, illustrent concrètement l’approfondissement et la consolidation de la coopération sino-latino-américaine dans de multiples domaines.
Dès la fin du XXe siècle, la zone Asie-Pacifique acquit une prépondérance géopolitique et géostratégique croissantes, similaire à celle de la Mer Méditerranée (Mare nostrum) sous l’Antiquité égyptienne, phénicienne et gréco-romaine. Les trois premières puissances économiques mondiales, les USA, la Chine et le Japon possèdent une façade maritime sur cet Océan stratégique sur les plans économique et commercial. Outre ses trois États continentaux les plus occidentaux (Californie, Orégon, Washington), les USA sont présents dans le Pacifique-Nord avec l’Alaska (îles Aléoutiennes, Mer de Bering) et surtout l’archipel d’Hawaï (Honolulu). L’importance géostratégique des USA dans la zone Pacifique s’accrut inéluctablement lors de son affrontement militaire avec l’archipel du Japon durant la Seconde guerre mondiale (7 décembre 1941-15 août 1945). Depuis l’ouverture économique et commerciale mondiales décrétée le 18 décembre 1978 par le visionnaire et réformateur Deng Xiaoping http://www.nationspresse.info/?p=64228 (1904-1997), la zone Asie-Pacifique représente le noyau central des complexes relations diplomatiques sino-américaines.
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