La guerre à venir dans le Caucase
Posté par Roland Machefer : le 26 juin 2009
Alors que le maître de Tbilissi, l’occidentophile Mikhaïl Saakachvili, réprime très durement son opposition démocratique qui ne cesse de manifester publiquement tous les jours en demandant son départ du pouvoir, avec la complicité passive des médias occidentaux très silencieux sur ces événements dramatiques, voilà que l’analyste pro-occidental et « expert » en questions militaires russes Pavel Fengelhauer croit savoir qu’un prochain conflit serait en préparation entre Moscou et Tbilissi. Moscou étant bien évidemment présenté comme l’agresseur potentiel.
Après les exercices très controversés de l’OTAN en Géorgie, il y a quelques semaines, exercices destinés à tester la réactivité d’une armée géorgienne en pleine reconstitution, voilà que c’est au tour de la Fédération de Russie de manœuvrer militairement dans le Nord Caucase : Ces exercices, appelés « Caucase 2009 », verront près de 8.000 soldats se déployer au nord de la frontière avec la Géorgie. Le précédent exercice militaire similaire « Caucase 2008 » avait eu lieu juste avant le conflit d’août dernier et, impliquait déjà les forces militaires du district du Nord Caucase, dont les 19e et 20e divisions de fusiliers motorisés de la Garde et d’autres éléments de la 58e armée russe.
Les exercices « Caucase 2009 » se dérouleront du 29 juin au 6 juillet sous la direction Nikolaï Makarov, chef d’état-major général des forces armées russes, et seront constitués d’une série de manœuvres tactiques successives d’éléments regroupés sous la forme de Task Forces (en terme OTAN), chacune d’elles impliquant 2.000 soldats au maximum, 80 chars de combat, 100 véhicules blindés, appuyés par une centaine de pièces d’artillerie. Le scénario de ces exercices devrait simuler la mutation de crises locales en conflits armés, ainsi que des opérations antiterroristes visant à éliminer les chefs et les membres d’organisations criminogènes clandestines.
Cette année, un effort tout particulier devrait être donné en direction de la coordination de l’appui air-sol, de la reconnaissance tactique et des moyens efficients en matière de guerre électronique, ce qui a manqué le plus lors de l’intervention armée russe en 2008 destinée à sauver le petit peuple ossète d’un nettoyage ethnique prévisible de la part des forces de Tbilissi.
Selon l’analyste russe, connu pour ses positions anti-Kremlin et pour sa proximité avec certains faucons du Pentagone, les premiers signes de ce conflit seraient à craindre à partir du 10 juillet, quand « Caucase 2009 » prendra fin. Ces propos alarmistes interviennent juste au moment où l’International Crisis Group, lié aux réseaux de George Soros, vient de remettre un rapport de 15 pages où il est souligné qu’« une situation potentiellement explosive » existerait dans le Caucase, où « même les plus petits incidents peuvent déclencher un nouveau conflit ». Rappelons que le milliardaire mondialiste George Soros s’était vanté en 2004 d’avoir dépensé 10 millions de dollars pour mettre au pouvoir Mikhaïl Saakachvili lors de la « Révolution des Roses » de fin 2003 via diverses ONG téléguidées.
Soucieux de ne pas ternir son image vis-à-vis d’une opinion occidentale abreuvée de médiamensonges, les conseillers de Saakachvili semblent avoir entrepris une vaste opération de communication préventive à son bénéfice. Ainsi, Raphaël Glucksmann, fils du célèbre « philosophe » va-t-en-guerre germanopratin, s’est enrôlé comme un bon petit soldat de choc dans l’opération de ravalement médiatique entreprise par l’entourage du maître de Tbilissi. Le fondateur de l’association Etude sans Frontière a signé en 2008 un livre faisant l’apologie du satrape géorgien (Je vous parle de liberté, chez Hachette).
On n’a donc pas fini de parler de la Géorgie sous la botte atlantiste, de son tyran belliciste, de son régime corrompu, de ses méthodes brutales contre son peuple et des réseaux mondialistes qui le soutiennent.
http://nationpresse.info/
La guerre à venir dans le Caucase
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25492
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: La guerre à venir dans le Caucase
Ossétie Sud-Géorgie : Moscou prêt à user de la force pour défendre Tskhinval
Le ministère russe de la Défense s’est déclaré samedi prêt à user de la force pour défendre l’Ossétie du Sud contre les provocations géorgiennes, à la suite de tirs aux lance-roquettes menés du côté de la Géorgie contre la capitale Tskhinval et plusieurs localités sud-ossètes.
Les tirs “suscitent une profonde préoccupation du ministère russe de la Défense. En cas de poursuite des provocations qui menacent la population de la république et le contingent de paix russe déployé en Ossétie du Sud, le ministère se réserve le droit de faire appel à tous les moyens à sa disposition pour protéger les citoyens d’Ossétie du Sud et les militaires russes”, souligne le ministère dans un communiqué.
Ces derniers jours, les localités sud-ossètes ont été la cible de tirs venant du territoire géorgien. “La situation a évolué selon un scénario similaire en aout 2008 ce qui a abouti au déclenchement d’une agression militaire géorgienne contre l’Ossétie du Sud et à une attaque contre le contingent de paix russe”, rappelle le ministère.
Le 8 août 2008, la Géorgie a lancé une offensive contre l’Ossétie du Sud pour reprendre le contrôle de cette république autoproclamée. L’armée géorgienne a détruit Tskhinval, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région. Selon les autorités sud-ossètes, l’agression géorgienne a fait plus de 1.500 morts.
Source: Novosti
http://fr.altermedia.info/
Le ministère russe de la Défense s’est déclaré samedi prêt à user de la force pour défendre l’Ossétie du Sud contre les provocations géorgiennes, à la suite de tirs aux lance-roquettes menés du côté de la Géorgie contre la capitale Tskhinval et plusieurs localités sud-ossètes.
Les tirs “suscitent une profonde préoccupation du ministère russe de la Défense. En cas de poursuite des provocations qui menacent la population de la république et le contingent de paix russe déployé en Ossétie du Sud, le ministère se réserve le droit de faire appel à tous les moyens à sa disposition pour protéger les citoyens d’Ossétie du Sud et les militaires russes”, souligne le ministère dans un communiqué.
Ces derniers jours, les localités sud-ossètes ont été la cible de tirs venant du territoire géorgien. “La situation a évolué selon un scénario similaire en aout 2008 ce qui a abouti au déclenchement d’une agression militaire géorgienne contre l’Ossétie du Sud et à une attaque contre le contingent de paix russe”, rappelle le ministère.
Le 8 août 2008, la Géorgie a lancé une offensive contre l’Ossétie du Sud pour reprendre le contrôle de cette république autoproclamée. L’armée géorgienne a détruit Tskhinval, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région. Selon les autorités sud-ossètes, l’agression géorgienne a fait plus de 1.500 morts.
Source: Novosti
http://fr.altermedia.info/
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25492
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: La guerre à venir dans le Caucase
Washington réarme la Géorgie en vue de son adhésion à l’OTAN
Les Etats-Unis n’excluent pas de réarmer la Géorgie après son humiliante défaite face à la Russie il y a un an, même si cela doit déplaire à Moscou, a indiqué jeudi un porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley.
“La Géorgie a choisi la voie d’une adhésion à l’Otan, ce que les Etats-Unis soutiennent”, a rappelé le porte-parole, questionné au cours d’un point de presse sur les appels du président géorgien Mikheil Saakashvili pour une aide militaire américaine.
“Il est clair qu’une des conditions fondamentales d’une adhésion à l’Otan est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l’Otan et qui renforceraient les capacités militaires de l’alliance”, a-t-il ajouté, avant de mentionner les “capacités de défense” de cette ancienne république de l’URSS.
Dans des interviews accordées cette semaine au Wall Street Journal et au Washington Post à la veille d’une visite à Tbilissi du vice-président américain Joe Biden, M. Saakashvili avait exprimé le voeu de recevoir des Etats-Unis des équipements anti-aériens et anti-chars qu’il estime nécessaires pour protéger la Géorgie d’une éventuelle attaque russe.
Jeudi à Tbilissi, M. Biden a défendu l’intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l’Otan, indiquant que Washington coopère avec le pays “pour maintenir ses forces armées, (l’aider) à s’entraîner et s’organiser”.
“Je pense que ce que le vice-président a voulu souligner aujourd’hui, c’est non seulement l’importance de nos relations avec la Géorgie, mais aussi notre volonté d’aider la Géorgie en termes de capacité de défense et la promesse que nous continuerons à coopérer étroitement avec le gouvernement géorgien à l’avenir”, a expliqué M. Crowley.
Alors qu’on lui demandait si cela ne risquait pas d’affecter les relations avec la Russie, que l’administration Obama a promis de faire “repartir à zéro”, le porte-parole a rappelé le refus de Washington de reconnaître toute “sphère d’influence” à Moscou.
“Nous avons clairement fait savoir à la Russie qu’en fin de compte, ce genre de décision revenait aux Géorgiens”, a-t-il indiqué. “Je suis sûr que nous aurons d’autres conversations avec la Russie à ce sujet”.
La Russie et la Géorgie se sont affrontées dans une guerre éclair en août 2008 pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien de l’Ossétie du Sud.
La Géorgie et les Etats-Unis ont signé en janvier un accord de partenariat stratégique qui “prévoit” d’aider la Géorgie a améliorer la formation et l’équipement de ses forces armées, afin de les préparer à une éventuelle intégration dans l’Otan.
Cet accord avait été signé par l’ex-secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et n’engageait pas formellement celle du président élu Barack Obama.
La Russie a réagi à la visite de M. Biden à Tbilissi en déclarant prendre des “mesures concrètes” face au “réarmement de la Géorgie” et en dénonçant une nouvelle fois les manoeuvres américaines dans la région.
Le président du Parlement géorgien, David Bakradzé, a démenti toute discussion sur des ventes d’armes américaines pendant la visite de M. Biden.
Les Etats-Unis n’excluent pas de réarmer la Géorgie après son humiliante défaite face à la Russie il y a un an, même si cela doit déplaire à Moscou, a indiqué jeudi un porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley.
“La Géorgie a choisi la voie d’une adhésion à l’Otan, ce que les Etats-Unis soutiennent”, a rappelé le porte-parole, questionné au cours d’un point de presse sur les appels du président géorgien Mikheil Saakashvili pour une aide militaire américaine.
“Il est clair qu’une des conditions fondamentales d’une adhésion à l’Otan est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l’Otan et qui renforceraient les capacités militaires de l’alliance”, a-t-il ajouté, avant de mentionner les “capacités de défense” de cette ancienne république de l’URSS.
Dans des interviews accordées cette semaine au Wall Street Journal et au Washington Post à la veille d’une visite à Tbilissi du vice-président américain Joe Biden, M. Saakashvili avait exprimé le voeu de recevoir des Etats-Unis des équipements anti-aériens et anti-chars qu’il estime nécessaires pour protéger la Géorgie d’une éventuelle attaque russe.
Jeudi à Tbilissi, M. Biden a défendu l’intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l’Otan, indiquant que Washington coopère avec le pays “pour maintenir ses forces armées, (l’aider) à s’entraîner et s’organiser”.
“Je pense que ce que le vice-président a voulu souligner aujourd’hui, c’est non seulement l’importance de nos relations avec la Géorgie, mais aussi notre volonté d’aider la Géorgie en termes de capacité de défense et la promesse que nous continuerons à coopérer étroitement avec le gouvernement géorgien à l’avenir”, a expliqué M. Crowley.
Alors qu’on lui demandait si cela ne risquait pas d’affecter les relations avec la Russie, que l’administration Obama a promis de faire “repartir à zéro”, le porte-parole a rappelé le refus de Washington de reconnaître toute “sphère d’influence” à Moscou.
“Nous avons clairement fait savoir à la Russie qu’en fin de compte, ce genre de décision revenait aux Géorgiens”, a-t-il indiqué. “Je suis sûr que nous aurons d’autres conversations avec la Russie à ce sujet”.
La Russie et la Géorgie se sont affrontées dans une guerre éclair en août 2008 pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien de l’Ossétie du Sud.
La Géorgie et les Etats-Unis ont signé en janvier un accord de partenariat stratégique qui “prévoit” d’aider la Géorgie a améliorer la formation et l’équipement de ses forces armées, afin de les préparer à une éventuelle intégration dans l’Otan.
Cet accord avait été signé par l’ex-secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et n’engageait pas formellement celle du président élu Barack Obama.
La Russie a réagi à la visite de M. Biden à Tbilissi en déclarant prendre des “mesures concrètes” face au “réarmement de la Géorgie” et en dénonçant une nouvelle fois les manoeuvres américaines dans la région.
Le président du Parlement géorgien, David Bakradzé, a démenti toute discussion sur des ventes d’armes américaines pendant la visite de M. Biden.
Re: La guerre à venir dans le Caucase
MOSCOU (AFP) - 05/08/09 15:07
Moscou accuse Washington d'armer la Géorgie au risque d'un nouveau conflit
Moscou a accusé mercredi les Etats-Unis de continuer de livrer des armes à la Géorgie et d'encourager ainsi le président Mikheïl Saakachvili à une nouvelle "agression", à la veille du premier anniversaire du conflit russo-géorgien.
"Selon nos informations, les livraisons d'armes des Etats-Unis se poursuivent. Cela nous préoccupe et nous pousse à prendre des mesures adéquates", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, lors d'un point de presse.

Ci dessus : Grigori Karassine
Le chef adjoint de l'Etat-major russe, Anatoli Nogovitsyne, a, pour sa part, estimé que la remilitarisation de la Géorgie signifiait que Tbilissi se préparait à une nouvelle attaque.
"La Géorgie se réarme", a souligné le général Nogovitsyne, jugeant que Tbilissi visait des capacités militaires égales voire "supérieures" au niveau d'avant-guerre.
"L'expérience montre que s'ils se réarment, ils le font dans l'objectif d'une agression", a-t-il ajouté.
Après la fin du conflit armé, en août 2008, "l'armée géorgienne était démoralisée, mais les autorités géorgiennes sont encouragées par des soutiens extérieurs, des financements et des déclarations de plusieurs pays occidentaux", a indiqué M. Nogovitsyne, pointant du doigt les Etats-Unis.
Au cours d'une visite à Tbilissi le 23 juillet, le vice-président américain Joe Biden a admis que Washington, qui avait équipé et entraîné les troupes géorgiennes avant la guerre d'août 2008, travaillait actuellement avec la Géorgie "pour maintenir ses forces armées".
Le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale de Géorgie, Eka Tkechelachvili, a qualifié les accusations russes de "ridicules", estimant qu'elles visaient à entretenir le "mythe" de l'agresseur géorgien.
La tension est montée ces derniers jours entre Moscou et Tbilissi, qui s'accusent mutuellement de se préparer à une nouvelle guerre. La Russie avait déjà prévenu qu'elle allait riposter par la force si les "provocations" de la part de la Géorgie se poursuivaient.
Les Etats-Unis appuient les aspirations de la Géorgie à intégrer l'Otan, malgré l'opposition de Moscou, qui s'est accentuée après le conflit d'août 2008.
Mardi soir, les présidents russe Dmitri Medvedev et américain Barack Obama se sont entretenus au téléphone, notamment au sujet de la Géorgie, convenant de la nécessité de réduire les tensions, a annoncé la Maison Blanche.
Le Kremlin a confirmé la conversation, mais en a donné une autre interprétation. "Les deux parties ont souligné la nécessité de préserver une relation de confiance entre les deux présidents et leurs équipes", selon un communiqué du Kremlin.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a, de son côté, réitéré mercredi l'opposition de Moscou à une éventuelle présence d'observateurs américains au sein de la mission de l'Union européenne en Géorgie.
L'idée du président géorgien Mikheïl Saakachvili est "d'entraîner les Américains en Géorgie et de mettre les observateurs américains à côté des militaires russes", a déclaré M. Lavrov à la chaîne russe Vesti.
"Ensuite, les maîtres ès provocations, qui sont nombreux chez Saakachvili, agiront à leur manière habituelle", a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, alors que le président Obama prônait "le redémarrage" des relations russo-américaines lors de sa visite à Moscou en juillet, deux sous-marins nucléaires russes effectuent depuis quelques jours des patrouilles au large de la côte est américaine, pour la première fois depuis plusieurs années, a rapporté mercredi le New York Times.
La Russie a insisté sur le fait que ces manoeuvres n'avaient rien d'illégales et dénoncé la réaction excessive des Américains, qualifiée "d'hystérique".
Moscou accuse Washington d'armer la Géorgie au risque d'un nouveau conflit
Moscou a accusé mercredi les Etats-Unis de continuer de livrer des armes à la Géorgie et d'encourager ainsi le président Mikheïl Saakachvili à une nouvelle "agression", à la veille du premier anniversaire du conflit russo-géorgien.
"Selon nos informations, les livraisons d'armes des Etats-Unis se poursuivent. Cela nous préoccupe et nous pousse à prendre des mesures adéquates", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, lors d'un point de presse.

Ci dessus : Grigori Karassine
Le chef adjoint de l'Etat-major russe, Anatoli Nogovitsyne, a, pour sa part, estimé que la remilitarisation de la Géorgie signifiait que Tbilissi se préparait à une nouvelle attaque.
"La Géorgie se réarme", a souligné le général Nogovitsyne, jugeant que Tbilissi visait des capacités militaires égales voire "supérieures" au niveau d'avant-guerre.
"L'expérience montre que s'ils se réarment, ils le font dans l'objectif d'une agression", a-t-il ajouté.
Après la fin du conflit armé, en août 2008, "l'armée géorgienne était démoralisée, mais les autorités géorgiennes sont encouragées par des soutiens extérieurs, des financements et des déclarations de plusieurs pays occidentaux", a indiqué M. Nogovitsyne, pointant du doigt les Etats-Unis.
Au cours d'une visite à Tbilissi le 23 juillet, le vice-président américain Joe Biden a admis que Washington, qui avait équipé et entraîné les troupes géorgiennes avant la guerre d'août 2008, travaillait actuellement avec la Géorgie "pour maintenir ses forces armées".
Le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale de Géorgie, Eka Tkechelachvili, a qualifié les accusations russes de "ridicules", estimant qu'elles visaient à entretenir le "mythe" de l'agresseur géorgien.
La tension est montée ces derniers jours entre Moscou et Tbilissi, qui s'accusent mutuellement de se préparer à une nouvelle guerre. La Russie avait déjà prévenu qu'elle allait riposter par la force si les "provocations" de la part de la Géorgie se poursuivaient.
Les Etats-Unis appuient les aspirations de la Géorgie à intégrer l'Otan, malgré l'opposition de Moscou, qui s'est accentuée après le conflit d'août 2008.
Mardi soir, les présidents russe Dmitri Medvedev et américain Barack Obama se sont entretenus au téléphone, notamment au sujet de la Géorgie, convenant de la nécessité de réduire les tensions, a annoncé la Maison Blanche.
Le Kremlin a confirmé la conversation, mais en a donné une autre interprétation. "Les deux parties ont souligné la nécessité de préserver une relation de confiance entre les deux présidents et leurs équipes", selon un communiqué du Kremlin.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a, de son côté, réitéré mercredi l'opposition de Moscou à une éventuelle présence d'observateurs américains au sein de la mission de l'Union européenne en Géorgie.
L'idée du président géorgien Mikheïl Saakachvili est "d'entraîner les Américains en Géorgie et de mettre les observateurs américains à côté des militaires russes", a déclaré M. Lavrov à la chaîne russe Vesti.
"Ensuite, les maîtres ès provocations, qui sont nombreux chez Saakachvili, agiront à leur manière habituelle", a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, alors que le président Obama prônait "le redémarrage" des relations russo-américaines lors de sa visite à Moscou en juillet, deux sous-marins nucléaires russes effectuent depuis quelques jours des patrouilles au large de la côte est américaine, pour la première fois depuis plusieurs années, a rapporté mercredi le New York Times.
La Russie a insisté sur le fait que ces manoeuvres n'avaient rien d'illégales et dénoncé la réaction excessive des Américains, qualifiée "d'hystérique".



- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25492
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: La guerre à venir dans le Caucase
Medvedev définit une nouvelle politique interventionniste russe
Après des années d’humiliation, une période chaotique sous la présidence de Boris Eltsine, une agressivité permanente des puissances occidentales les plus influentes de la planète et une politique de « containment » (si chère à Zbigniew Brzezinski et reprise invariablement par les administrations républicaines et démocrates depuis plus la fin de la Guerre froide puis l’écroulement de l’URSS) qui n’a, manifestement, pas fait ses preuves, voilà que la Russie post URSS décide de renouer avec une politique d’intervention militaire à l’extérieur de ses frontières, comme aux plus belles heures de l’Empire des Tsars.
Selon un projet de loi présenté lundi 10 août par le président Dmitri Medvedev, et transmis à la Douma, l’armée pourra intervenir à l’étranger en cas « d’attaque contre les forces armées russes », pour repousser une « agression contre un autre Etat » et pour « défendre les citoyens russes à l’étranger ».
Cette annonce survient alors que la Russie et la Géorgie viennent de célébrer le premier anniversaire du début de la guerre pour le contrôle de la région d’Ossétie du Sud. Moscou avait justifié son intervention en soulignant que l’essentiel de la population de la province sécessionniste russophile disposait de la citoyenneté russe d’une part, et d’autre part que des soldats russes de maintien de la paix avaient été tués lorsque les forces géorgiennes ont délibérément agressé cette petit république en délicatesse avec Tbilissi.
Ce projet de loi autorise aussi l’envoi de moyens militaires à l’étranger pour « assurer la sécurité » du commerce maritime et « lutter contre la piraterie ». Des navires de guerre russes patrouillent déjà au large de la Somalie, où de tels actes se sont multipliés ces dernières années. Jusqu’à présent, la loi russe existante permettait seulement d’envoyer des forces armées combattre le terrorisme sur le sol étranger.
Cette orientation géostratégique intervient justement où les cotes de popularité de Dmitri Medvedev et du Premier ministre Vladimir Poutine viennent d’atteindre leur maximum historique, selon les données d’un sondage de la fondation Opinion publique, citées lundi par les quotidiens Vedomosti et Moskovski komsomolets.
Ce texte, s’il est accepté tel quel (et il y a de très fortes chances qu’il le soit), ne devrait, au final, pas changer grand-chose dans les relations internationales actuelles : « Les relations de la Russie avec l’Occident sont compliquées depuis longtemps, et la guerre n’a donc rien apporté de nouveau. C’est également le cas des rapports avec de nombreux pays de la CEI. Ainsi, Moscou n’a pas perdu ses vieux alliés et ne s’est pas fait de nouveaux ennemis. Les dépenses d’aide à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud ont augmenté de manière significative, mais pas critique », commente Vitali Ivanov, directeur de l’Institut de politique et de droit public dans les Izvestia du 10 août.
C’est aussi un avertissement sans frais à tous les gouvernements qui, dans l’aire d’influence naturelle de la Fédération de Russie, entendent aujourd’hui, ou demain, mener une politique ouvertement hostile et agressive à l’encontre de Moscou ou de ses ressortissants présents sur leurs sols respectifs. Reste à savoir aussi, si cela dissuadera l’OTAN dans sa volonté de mettre sous tutelle des pays ayant appartenu à l’ex-URSS, comme l’Ukraine ou la Géorgie.
Posté par Roland Machefer : le 11 août 2009
http://nationpresse.info/
Après des années d’humiliation, une période chaotique sous la présidence de Boris Eltsine, une agressivité permanente des puissances occidentales les plus influentes de la planète et une politique de « containment » (si chère à Zbigniew Brzezinski et reprise invariablement par les administrations républicaines et démocrates depuis plus la fin de la Guerre froide puis l’écroulement de l’URSS) qui n’a, manifestement, pas fait ses preuves, voilà que la Russie post URSS décide de renouer avec une politique d’intervention militaire à l’extérieur de ses frontières, comme aux plus belles heures de l’Empire des Tsars.
Selon un projet de loi présenté lundi 10 août par le président Dmitri Medvedev, et transmis à la Douma, l’armée pourra intervenir à l’étranger en cas « d’attaque contre les forces armées russes », pour repousser une « agression contre un autre Etat » et pour « défendre les citoyens russes à l’étranger ».
Cette annonce survient alors que la Russie et la Géorgie viennent de célébrer le premier anniversaire du début de la guerre pour le contrôle de la région d’Ossétie du Sud. Moscou avait justifié son intervention en soulignant que l’essentiel de la population de la province sécessionniste russophile disposait de la citoyenneté russe d’une part, et d’autre part que des soldats russes de maintien de la paix avaient été tués lorsque les forces géorgiennes ont délibérément agressé cette petit république en délicatesse avec Tbilissi.
Ce projet de loi autorise aussi l’envoi de moyens militaires à l’étranger pour « assurer la sécurité » du commerce maritime et « lutter contre la piraterie ». Des navires de guerre russes patrouillent déjà au large de la Somalie, où de tels actes se sont multipliés ces dernières années. Jusqu’à présent, la loi russe existante permettait seulement d’envoyer des forces armées combattre le terrorisme sur le sol étranger.
Cette orientation géostratégique intervient justement où les cotes de popularité de Dmitri Medvedev et du Premier ministre Vladimir Poutine viennent d’atteindre leur maximum historique, selon les données d’un sondage de la fondation Opinion publique, citées lundi par les quotidiens Vedomosti et Moskovski komsomolets.
Ce texte, s’il est accepté tel quel (et il y a de très fortes chances qu’il le soit), ne devrait, au final, pas changer grand-chose dans les relations internationales actuelles : « Les relations de la Russie avec l’Occident sont compliquées depuis longtemps, et la guerre n’a donc rien apporté de nouveau. C’est également le cas des rapports avec de nombreux pays de la CEI. Ainsi, Moscou n’a pas perdu ses vieux alliés et ne s’est pas fait de nouveaux ennemis. Les dépenses d’aide à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud ont augmenté de manière significative, mais pas critique », commente Vitali Ivanov, directeur de l’Institut de politique et de droit public dans les Izvestia du 10 août.
C’est aussi un avertissement sans frais à tous les gouvernements qui, dans l’aire d’influence naturelle de la Fédération de Russie, entendent aujourd’hui, ou demain, mener une politique ouvertement hostile et agressive à l’encontre de Moscou ou de ses ressortissants présents sur leurs sols respectifs. Reste à savoir aussi, si cela dissuadera l’OTAN dans sa volonté de mettre sous tutelle des pays ayant appartenu à l’ex-URSS, comme l’Ukraine ou la Géorgie.
Posté par Roland Machefer : le 11 août 2009
http://nationpresse.info/
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25492
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: La guerre à venir dans le Caucase
La Russie pare à la poussée des Etats-Unis en Asie Centrale
Les Ouzbèks expliquent l’ingéniosité de leur esprit en répétant souvent cet adage : lorsqu’ils s’expriment, ils sont rarement sincères ; et lorsqu’ils agissent, ils ne prennent pratiquement jamais en compte ce qu’ils ont à l’esprit.
Certes, c’est un exercice périlleux que de tenter de donner une interprétation définitive à ce que le Ministre ouzbèk des Affaires Etrangères a voulu dire lundi dernier en affirmant que la « réalisation de tels projets », comme la décision russe d’établir une deuxième base militaire au Kirghizstan, à part « provoquer diverses sortes de luttes nationalistes », pouvait « renforcer les processus de militarisation » et aussi « déstabiliser sérieusement la situation dans la région ».
Etait-ce une préoccupation sincère, une menace voilée ou une simple rhétorique ? Un peu plus tôt, le samedi, le Président russe Dimitri Medvedev et son homologue kirghize Kourmanbek Bakiyev, ont signé un mémorandum sur la présence militaire de la Russie au Kirghizstan. Le Kirghizstan accueille déjà une base aérienne à Kant et quatre autres installations militaires russes. On estime que 400 militaires de la 5ème Armée Russe sont présents sur cette base, ainsi que des avions d’attaque Sukhoï SU-25 Frogfoot et des hélicoptères de transport Mi-8.
L’OTSC est à la croisée des chemins
Le mémorandum signé à Bichkek envisage que le Kirghizstan accueillera un contingent russe supplémentaire pouvant atteindre la taille d’un bataillon, ainsi qu’un centre d’entraînement pour le personnel militaire des deux pays. A l’origine, Moscou avait proposé de déployer une unité de la taille d’un bataillon pour faire partie de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) dans la région méridionale kirghize de Bataken.
Ce mémorandum est dans la nature du cadre bilatéral russo-kirghize. Le Kirghizstan dit qu’il est réceptif aux contributions des partenaires de l’OTSC en ce qui concerne la nouvelle base qui sera officialisée par un accord en novembre. L’OTSC comprend l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan.
L’OTSC se trouve à la croisée des chemins. Les efforts de Moscou pour transformer cette alliance branlante de sécurité en une organisation à part entière n’ont abouti nulle part. Mais, en Asie Centrale, les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être à la surface. Dans un rebondissement intriguant, la « décision finale » concernant cette nouvelle base a été reportée au mois de novembre.
Tachkent pense qu’avec les modèles géopolitiques en Asie Centrale qui bougent si manifestement, il sera payant de re-calibrer son association avec l’OTSC. En tout cas, les Américains sont ravis du défi stratégique que Tachkent pose à Moscou. Le bazar en Asie Centrale est dans tous ses états avec les rumeurs selon lesquelles le Président Obama pourrait récompenser son homologue ouzbèk, Islam Karimov, avec une invitation à se rendre à Washington.
Cependant, les Russes qui connaissent les Ouzbèks mieux que personne semblent suivre un plan. La manœuvre russe de renforcer leur présence militaire au Kirghizstan a pour but de contrer la poussée renouvelée des Etats-Unis en Asie Centrale. L’OTAN a récemment organisé une réunion du Forum du Conseil de Partenariat euro-atlantique (CPEA) sur la sécurité, à Astana, au Kazakhstan. C’était la première rencontre de ce genre du CPEA à l’extérieur du territoire de l’OTAN. L’Otan fait un véritable écart en direction de l’Asie Centrale et cela inquiète Moscou.
Pourtant, il est difficile d’imaginer que Moscou ait été pris par surprise par la position de Tachkent. Tachkent était plutôt tiède vis-à-vis du projet russe de construire rapidement l’OTSC. En décembre dernier, lors du sommet informel de l’OTSC qui s’est réuni à Borovoye et que la Russie a soulevé pour la première fois l’idée de créer une nouvelle Force Collective de Réaction Opérationnelle (FCRO) « tout aussi performante que les forces comparables de l’OTAN », l’Ouzbékistan s’est abstenu de participer à ce sommet.
Néanmoins, Moscou est allé de l’avant et lorsque la Russie a officiellement annoncé la création de la FCRO lors du sommet de l’OTSC à Moscou, le 4 février dernier, Tachkent a adopté une attitude ambivalente. Moscou a avancé sans en tenir compte et a créé officiellement la FCRO lors du sommet de l’OTSC à Moscou le 14 juin. Il n’est pas étonnant que l’Ouzbékistan ait refusé de signer.
Lors de ce dernier sommet, voici ce qu’a déclaré Medvedev : « Nous sommes ouverts à la possibilité que nos partenaires qui n’ont pas signé ces documents les signeront en fin de compte plus tard, après y avoir réfléchi et évalué la situation. Je fais allusion à l’Ouzbékistan qui a des doutes, mais qui n’a pas exclu cette possibilité en elle-même. Le Président de l’Ouzbékistan a dit qu’il analyserait certains aspects pour reprendre la discussion sur cet accord à un stade ultérieur. »
Tachkent riposte …
Cependant, Tachkent n’a pas attendu pour réagir. Le 23 juin, le ministère ouzbèk des affaires étrangères a fait une déclaration de clarification selon laquelle Tachkent soutenait la nouvelle FCRO, seulement pour repousser « l’agression étrangère » et pas pour le retour des conflits « bloqués » de l’espace post-soviétique ou pour des déploiements lors de quelque conflit intérieur que ce soit au sein d’un Etat membre – « La FCRO ne devrait pas se transformer en outil de résolution des questions litigieuses, non seulement au sein de l’OTSC mais également au sein de la CEI (Communauté des Etats Indépendants). »
Voici ce que cette déclaration disait : « Chaque Etat membre de l’OTSC peut résoudre ses conflits et ses problèmes intérieurs avec ses propres forces sans impliquer des forces armées étrangères. » Elle soulignait que toute décision d’activer le mécanisme de la FCRO doit se baser sur « l’observation absolue du principe de consensus ».
Ce qui ressort est que Moscou a pris en compte le déplacement général de la politique étrangère ouzbek de ces deux dernières années en direction d’un rapprochement avec l’Ouest, et que les Russes ont pris la décision délibérée de faire sortir Tachkent de sa coquille. Les commentateurs moscovites ont exprimé leur exaspération de voir les partenaires de l’OTSC être gagnants sur les deux tableaux – ils reçoivent une attention généreuse de la part des Occidentaux tout en bénéficiant d’une couverture de sécurité et d’un soutien politique de la part de la Russie.
Mais Tachkent a été exactement dans cette situation auparavant. Il y a dix ans, l’Ouzbékistan a quitté l’OTSC pour rejoindre le GOUAM (Géorgie, Ouzbékistan, Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie), puis pour le laisser tomber (et le détruire prématurément) et expulser au bout du compte les Etats-Unis de la base de Karshi Khanabad en 2005.
Tachkent estime que les Etats-Unis et l’OTAN sont en Afghanistan pour longtemps, malgré la fin de partie dans cette guerre. Sa priorité est de s’assurer que les retombées depuis l’autre rive de l’Amou Daria ne mettent pas en danger la sécurité de l’Ouzbékistan. Travailler avec les Etats-Unis et l’Otan l’aidera à remporter un capital politique. D’autre part, fournir un soutien logistique aux forces des Etats-Unis et de l’OTAN en Afghanistan rapporte beaucoup. Les sociétés russes s’en sortent à merveille en louant des avions Antonov géants aux Etats-Unis pour acheminer des cargaisons en Afghanistan. L’Ouzbékistan espère obtenir une part des retombées du business de la reconstruction afghane.
La vérité est que Washington ne devrait même pas penser à un « changement de régime » à Tachkent. De plus, Washington devrait reconnaître Tachkent comme la capitale clé d’Asie Centrale. Les Etats-Unis devraient prendre en considération les préoccupations ouzbeks en ce qui concerne la stabilité régionale en Asie Centrale. L’Ouzbékistan est irrité de voir que le Kazakhstan l’a progressivement dépassé en tant que puissance régionale.
Tout ceci semble être trop. Obama peut-il vraiment satisfaire les niveaux de partenariat astreignants de Kamarov ? Mais les intérêts des Etats-Unis et de l’Ouzbékistan ont un point de convergence. La localisation stratégique de l’Ouzbékistan en fait un point d’entrée excellent pour l’expansion de l’influence des Etats-Unis en Asie Centrale. Tachkent, de son côté, s’est imaginé qu’un Afghanistan stable pourrait lui apporter un débouché sur le marché mondial en contournant le territoire russe. Dans les années 90, Tachkent ressentait le besoin d’entamer des contacts politiques à haut niveau avec le régime Taliban à Kaboul.
L’administration de Bill Clinton a adroitement soutenu les aspirations ouzbeks et encouragé Tachkent à traiter avec les Taliban. La politique « habile » d’Obama reprend là où celle de Clinton s’était arrêtée.
Mais il reste jusqu’à présent une contradiction fondamentale, alors que les autres pays d’Asie Centrale ressentent les aspirations d’hégémonie régionale de Tachkent.
…mais ses manoeuvres ont été déjouées par Moscou
Il n’est pas surprenant que Moscou ait donné la priorité à ses liens avec Bichkek et Douchanbe. Bien que l’Ouzbékistan soit un plus gros pays, sous l’angle du problème afghan (et de la sécurité régionale), le Tadjikistan et le Kirghizstan sont des atouts vitaux. En dehors d’isoler Bichkek et Douchanbe de leur grand frère ouzbèk, une base dans le Sud du Kirghizstan permettra à Moscou de tenir les veines jugulaires de la région. Le Kazakhstan ne s’est pas opposé à la manœuvre russe.
Moscou a proposé à Bichkek et à Douchanbe un ensemble de mesures d’assistance pour un montant total d’un milliard de dollars. Lors de sa visite à Douchanbe, la semaine dernière, Medvedev a indiqué que la Russie entreprenait de « nouveaux grands projets » en Asie Centrale, similaires au mégaprojet hydroélectrique de Sangtuda-1, qu’il a inauguré. Medvedev a déclaré, « La Russie considère que ses relations amicales avec le Tadjikistan, notre partenaire et allié stratégique, ont une grande valeur… nous sommes en train d’établir un certain nombre de nouveaux accords sur la coopération dans le secteur de l’énergie et dans la prospection géologique. Nous espérons de nouvelles décisions très productives de la part de nos gouvernements et de la commission intergouvernementale qui tiendra sa dixième réunion à Douchanbe en septembre. »
En principe, l’approche russe, donnant la primauté à la coopération économique avec le Kirghizstan et le Tadjikistan est sensée. Mais la capacité de la Russie à financer les économies d’Asie Centrale est sérieusement limitée. En tout cas, la réussite de la stratégie du Kremlin, d’étendre son influence militaire en Asie Centrale, est directement liée à la cohésion de l’OTSC. Et sans la participation active de l’Ouzbékistan, l’OTSC manque d’impact.
Par conséquent, les développements de la semaine dernière poussent l’OTSC dans une zone d’ombre. La dynamique au sein de l’OTSC a été affectée. La domination de la Russie s’y poursuit, mais sa capacité à la diriger commence à être menacée, à en croire les nombreuses tensions impliquant un grand nombre de pays. En retour, ceci pourrait avoir un impact sur la situation sécuritaire en Asie Centrale.
La Chine commence à s’en inquiéter. Un commentaire paru dans le Quotidien du Peuple s’est lamenté que l’OTSC n’ait pas réussi à adopter une position unifiée face à « l’infiltration croissante de l’Otan dans la région », qui « a appelé à la nécessité urgente de transformer cette organisation [l’OTSC], en la faisant passer d’une alliance politico-militaire à une organisation internationale multifonctionnelle. » Du point de vue de Pékin, la Russie peut effectivement écarter « l’occidentalisation de ses pays voisins », mais seulement au moyen d’une approche ouverte plutôt qu’au moyen d’une gesticulation éhontée pour gagner l’influence militaire.
Ce commentaire concluait par une critique amicale : « L’OTSC pourrait grandir et se développer progressivement sur la scène internationale, mais seulement lorsqu’elle attachera de l’importance aux préoccupations de ses pays membres dans les domaines sociaux, économique et de sécurité, qu’elle coopérera avec d’autres organisations internationales et qu’elle gagnera la reconnaissance internationale en luttant contre le trafic de drogue et la contrebande d’armes, de même qu’en partageant l’information en matière de sécurité. »
Mais là, la Chine a sa façon de faire les choses, comme la Russie la sienne.
L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Mardi 11 Août 2009 : M K Bhadrakumar
http://www.alterinfo.net
Les Ouzbèks expliquent l’ingéniosité de leur esprit en répétant souvent cet adage : lorsqu’ils s’expriment, ils sont rarement sincères ; et lorsqu’ils agissent, ils ne prennent pratiquement jamais en compte ce qu’ils ont à l’esprit.
Certes, c’est un exercice périlleux que de tenter de donner une interprétation définitive à ce que le Ministre ouzbèk des Affaires Etrangères a voulu dire lundi dernier en affirmant que la « réalisation de tels projets », comme la décision russe d’établir une deuxième base militaire au Kirghizstan, à part « provoquer diverses sortes de luttes nationalistes », pouvait « renforcer les processus de militarisation » et aussi « déstabiliser sérieusement la situation dans la région ».
Etait-ce une préoccupation sincère, une menace voilée ou une simple rhétorique ? Un peu plus tôt, le samedi, le Président russe Dimitri Medvedev et son homologue kirghize Kourmanbek Bakiyev, ont signé un mémorandum sur la présence militaire de la Russie au Kirghizstan. Le Kirghizstan accueille déjà une base aérienne à Kant et quatre autres installations militaires russes. On estime que 400 militaires de la 5ème Armée Russe sont présents sur cette base, ainsi que des avions d’attaque Sukhoï SU-25 Frogfoot et des hélicoptères de transport Mi-8.
L’OTSC est à la croisée des chemins
Le mémorandum signé à Bichkek envisage que le Kirghizstan accueillera un contingent russe supplémentaire pouvant atteindre la taille d’un bataillon, ainsi qu’un centre d’entraînement pour le personnel militaire des deux pays. A l’origine, Moscou avait proposé de déployer une unité de la taille d’un bataillon pour faire partie de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) dans la région méridionale kirghize de Bataken.
Ce mémorandum est dans la nature du cadre bilatéral russo-kirghize. Le Kirghizstan dit qu’il est réceptif aux contributions des partenaires de l’OTSC en ce qui concerne la nouvelle base qui sera officialisée par un accord en novembre. L’OTSC comprend l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan.
L’OTSC se trouve à la croisée des chemins. Les efforts de Moscou pour transformer cette alliance branlante de sécurité en une organisation à part entière n’ont abouti nulle part. Mais, en Asie Centrale, les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être à la surface. Dans un rebondissement intriguant, la « décision finale » concernant cette nouvelle base a été reportée au mois de novembre.
Tachkent pense qu’avec les modèles géopolitiques en Asie Centrale qui bougent si manifestement, il sera payant de re-calibrer son association avec l’OTSC. En tout cas, les Américains sont ravis du défi stratégique que Tachkent pose à Moscou. Le bazar en Asie Centrale est dans tous ses états avec les rumeurs selon lesquelles le Président Obama pourrait récompenser son homologue ouzbèk, Islam Karimov, avec une invitation à se rendre à Washington.
Cependant, les Russes qui connaissent les Ouzbèks mieux que personne semblent suivre un plan. La manœuvre russe de renforcer leur présence militaire au Kirghizstan a pour but de contrer la poussée renouvelée des Etats-Unis en Asie Centrale. L’OTAN a récemment organisé une réunion du Forum du Conseil de Partenariat euro-atlantique (CPEA) sur la sécurité, à Astana, au Kazakhstan. C’était la première rencontre de ce genre du CPEA à l’extérieur du territoire de l’OTAN. L’Otan fait un véritable écart en direction de l’Asie Centrale et cela inquiète Moscou.
Pourtant, il est difficile d’imaginer que Moscou ait été pris par surprise par la position de Tachkent. Tachkent était plutôt tiède vis-à-vis du projet russe de construire rapidement l’OTSC. En décembre dernier, lors du sommet informel de l’OTSC qui s’est réuni à Borovoye et que la Russie a soulevé pour la première fois l’idée de créer une nouvelle Force Collective de Réaction Opérationnelle (FCRO) « tout aussi performante que les forces comparables de l’OTAN », l’Ouzbékistan s’est abstenu de participer à ce sommet.
Néanmoins, Moscou est allé de l’avant et lorsque la Russie a officiellement annoncé la création de la FCRO lors du sommet de l’OTSC à Moscou, le 4 février dernier, Tachkent a adopté une attitude ambivalente. Moscou a avancé sans en tenir compte et a créé officiellement la FCRO lors du sommet de l’OTSC à Moscou le 14 juin. Il n’est pas étonnant que l’Ouzbékistan ait refusé de signer.
Lors de ce dernier sommet, voici ce qu’a déclaré Medvedev : « Nous sommes ouverts à la possibilité que nos partenaires qui n’ont pas signé ces documents les signeront en fin de compte plus tard, après y avoir réfléchi et évalué la situation. Je fais allusion à l’Ouzbékistan qui a des doutes, mais qui n’a pas exclu cette possibilité en elle-même. Le Président de l’Ouzbékistan a dit qu’il analyserait certains aspects pour reprendre la discussion sur cet accord à un stade ultérieur. »
Tachkent riposte …
Cependant, Tachkent n’a pas attendu pour réagir. Le 23 juin, le ministère ouzbèk des affaires étrangères a fait une déclaration de clarification selon laquelle Tachkent soutenait la nouvelle FCRO, seulement pour repousser « l’agression étrangère » et pas pour le retour des conflits « bloqués » de l’espace post-soviétique ou pour des déploiements lors de quelque conflit intérieur que ce soit au sein d’un Etat membre – « La FCRO ne devrait pas se transformer en outil de résolution des questions litigieuses, non seulement au sein de l’OTSC mais également au sein de la CEI (Communauté des Etats Indépendants). »
Voici ce que cette déclaration disait : « Chaque Etat membre de l’OTSC peut résoudre ses conflits et ses problèmes intérieurs avec ses propres forces sans impliquer des forces armées étrangères. » Elle soulignait que toute décision d’activer le mécanisme de la FCRO doit se baser sur « l’observation absolue du principe de consensus ».
Ce qui ressort est que Moscou a pris en compte le déplacement général de la politique étrangère ouzbek de ces deux dernières années en direction d’un rapprochement avec l’Ouest, et que les Russes ont pris la décision délibérée de faire sortir Tachkent de sa coquille. Les commentateurs moscovites ont exprimé leur exaspération de voir les partenaires de l’OTSC être gagnants sur les deux tableaux – ils reçoivent une attention généreuse de la part des Occidentaux tout en bénéficiant d’une couverture de sécurité et d’un soutien politique de la part de la Russie.
Mais Tachkent a été exactement dans cette situation auparavant. Il y a dix ans, l’Ouzbékistan a quitté l’OTSC pour rejoindre le GOUAM (Géorgie, Ouzbékistan, Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie), puis pour le laisser tomber (et le détruire prématurément) et expulser au bout du compte les Etats-Unis de la base de Karshi Khanabad en 2005.
Tachkent estime que les Etats-Unis et l’OTAN sont en Afghanistan pour longtemps, malgré la fin de partie dans cette guerre. Sa priorité est de s’assurer que les retombées depuis l’autre rive de l’Amou Daria ne mettent pas en danger la sécurité de l’Ouzbékistan. Travailler avec les Etats-Unis et l’Otan l’aidera à remporter un capital politique. D’autre part, fournir un soutien logistique aux forces des Etats-Unis et de l’OTAN en Afghanistan rapporte beaucoup. Les sociétés russes s’en sortent à merveille en louant des avions Antonov géants aux Etats-Unis pour acheminer des cargaisons en Afghanistan. L’Ouzbékistan espère obtenir une part des retombées du business de la reconstruction afghane.
La vérité est que Washington ne devrait même pas penser à un « changement de régime » à Tachkent. De plus, Washington devrait reconnaître Tachkent comme la capitale clé d’Asie Centrale. Les Etats-Unis devraient prendre en considération les préoccupations ouzbeks en ce qui concerne la stabilité régionale en Asie Centrale. L’Ouzbékistan est irrité de voir que le Kazakhstan l’a progressivement dépassé en tant que puissance régionale.
Tout ceci semble être trop. Obama peut-il vraiment satisfaire les niveaux de partenariat astreignants de Kamarov ? Mais les intérêts des Etats-Unis et de l’Ouzbékistan ont un point de convergence. La localisation stratégique de l’Ouzbékistan en fait un point d’entrée excellent pour l’expansion de l’influence des Etats-Unis en Asie Centrale. Tachkent, de son côté, s’est imaginé qu’un Afghanistan stable pourrait lui apporter un débouché sur le marché mondial en contournant le territoire russe. Dans les années 90, Tachkent ressentait le besoin d’entamer des contacts politiques à haut niveau avec le régime Taliban à Kaboul.
L’administration de Bill Clinton a adroitement soutenu les aspirations ouzbeks et encouragé Tachkent à traiter avec les Taliban. La politique « habile » d’Obama reprend là où celle de Clinton s’était arrêtée.
Mais il reste jusqu’à présent une contradiction fondamentale, alors que les autres pays d’Asie Centrale ressentent les aspirations d’hégémonie régionale de Tachkent.
…mais ses manoeuvres ont été déjouées par Moscou
Il n’est pas surprenant que Moscou ait donné la priorité à ses liens avec Bichkek et Douchanbe. Bien que l’Ouzbékistan soit un plus gros pays, sous l’angle du problème afghan (et de la sécurité régionale), le Tadjikistan et le Kirghizstan sont des atouts vitaux. En dehors d’isoler Bichkek et Douchanbe de leur grand frère ouzbèk, une base dans le Sud du Kirghizstan permettra à Moscou de tenir les veines jugulaires de la région. Le Kazakhstan ne s’est pas opposé à la manœuvre russe.
Moscou a proposé à Bichkek et à Douchanbe un ensemble de mesures d’assistance pour un montant total d’un milliard de dollars. Lors de sa visite à Douchanbe, la semaine dernière, Medvedev a indiqué que la Russie entreprenait de « nouveaux grands projets » en Asie Centrale, similaires au mégaprojet hydroélectrique de Sangtuda-1, qu’il a inauguré. Medvedev a déclaré, « La Russie considère que ses relations amicales avec le Tadjikistan, notre partenaire et allié stratégique, ont une grande valeur… nous sommes en train d’établir un certain nombre de nouveaux accords sur la coopération dans le secteur de l’énergie et dans la prospection géologique. Nous espérons de nouvelles décisions très productives de la part de nos gouvernements et de la commission intergouvernementale qui tiendra sa dixième réunion à Douchanbe en septembre. »
En principe, l’approche russe, donnant la primauté à la coopération économique avec le Kirghizstan et le Tadjikistan est sensée. Mais la capacité de la Russie à financer les économies d’Asie Centrale est sérieusement limitée. En tout cas, la réussite de la stratégie du Kremlin, d’étendre son influence militaire en Asie Centrale, est directement liée à la cohésion de l’OTSC. Et sans la participation active de l’Ouzbékistan, l’OTSC manque d’impact.
Par conséquent, les développements de la semaine dernière poussent l’OTSC dans une zone d’ombre. La dynamique au sein de l’OTSC a été affectée. La domination de la Russie s’y poursuit, mais sa capacité à la diriger commence à être menacée, à en croire les nombreuses tensions impliquant un grand nombre de pays. En retour, ceci pourrait avoir un impact sur la situation sécuritaire en Asie Centrale.
La Chine commence à s’en inquiéter. Un commentaire paru dans le Quotidien du Peuple s’est lamenté que l’OTSC n’ait pas réussi à adopter une position unifiée face à « l’infiltration croissante de l’Otan dans la région », qui « a appelé à la nécessité urgente de transformer cette organisation [l’OTSC], en la faisant passer d’une alliance politico-militaire à une organisation internationale multifonctionnelle. » Du point de vue de Pékin, la Russie peut effectivement écarter « l’occidentalisation de ses pays voisins », mais seulement au moyen d’une approche ouverte plutôt qu’au moyen d’une gesticulation éhontée pour gagner l’influence militaire.
Ce commentaire concluait par une critique amicale : « L’OTSC pourrait grandir et se développer progressivement sur la scène internationale, mais seulement lorsqu’elle attachera de l’importance aux préoccupations de ses pays membres dans les domaines sociaux, économique et de sécurité, qu’elle coopérera avec d’autres organisations internationales et qu’elle gagnera la reconnaissance internationale en luttant contre le trafic de drogue et la contrebande d’armes, de même qu’en partageant l’information en matière de sécurité. »
Mais là, la Chine a sa façon de faire les choses, comme la Russie la sienne.
L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Mardi 11 Août 2009 : M K Bhadrakumar
http://www.alterinfo.net
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25492
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: La guerre à venir dans le Caucase
La Russie protégera l’Abkhazie des terroristes
Le premier ministre russe Vladimir Poutine s’est rendu aujourd’hui en Abkhazie, pour sa première visite depuis l’indépendance de cette république il y a presque un an, s’attirant les foudres du régime terroriste de Tbilissi. L’homme fort de la Russie a commencé sa visite en déposant des fleurs au monument dédié aux victimes de la guerre de 1992-93 entre l’Abkhazie et la Géorgie. “Merci pour votre bravoure et votre ténacité”, a-t-il lancé à l’assistance, qui de son côté l’a remercié pour le soutien russe.
Il s’est ensuite rendu dans une maternité en compagnie du président abkhaze Sergueï Bagapch. Deux jumeaux venaient juste d’y venir au monde et ont été baptisés Vladimir et Dmitri en l’honneur de M. Poutine et du président russe Dmitri Medvedev.
“Il s’agit de sa première visite” depuis le 26 août 2008, date à laquelle Moscou avait reconnu l’indépendance des territoires opprimés d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, juste après la guerre entre la Russie et la Géorgie, selon un de ses porte-parole.
Elle intervient moins d’une semaine après les célébrations liées au 1er anniversaire du conflit, sur fond de tensions exacerbées entre Moscou et Tbilissi.Il y a moins d’un mois, une visite du président russe Dmitri Medvedev en Ossétie du Sud avait déjà été jugée “incompatible” avec le principe de l’intégrité territoriale de la Géorgie par l’Union européenne qui préfère évidemment cautionner la politique d’épuration ethnique entreprise par les terroristes géorgiens.
http://fr.altermedia.info/
Le premier ministre russe Vladimir Poutine s’est rendu aujourd’hui en Abkhazie, pour sa première visite depuis l’indépendance de cette république il y a presque un an, s’attirant les foudres du régime terroriste de Tbilissi. L’homme fort de la Russie a commencé sa visite en déposant des fleurs au monument dédié aux victimes de la guerre de 1992-93 entre l’Abkhazie et la Géorgie. “Merci pour votre bravoure et votre ténacité”, a-t-il lancé à l’assistance, qui de son côté l’a remercié pour le soutien russe.
Il s’est ensuite rendu dans une maternité en compagnie du président abkhaze Sergueï Bagapch. Deux jumeaux venaient juste d’y venir au monde et ont été baptisés Vladimir et Dmitri en l’honneur de M. Poutine et du président russe Dmitri Medvedev.
“Il s’agit de sa première visite” depuis le 26 août 2008, date à laquelle Moscou avait reconnu l’indépendance des territoires opprimés d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, juste après la guerre entre la Russie et la Géorgie, selon un de ses porte-parole.
Elle intervient moins d’une semaine après les célébrations liées au 1er anniversaire du conflit, sur fond de tensions exacerbées entre Moscou et Tbilissi.Il y a moins d’un mois, une visite du président russe Dmitri Medvedev en Ossétie du Sud avait déjà été jugée “incompatible” avec le principe de l’intégrité territoriale de la Géorgie par l’Union européenne qui préfère évidemment cautionner la politique d’épuration ethnique entreprise par les terroristes géorgiens.
http://fr.altermedia.info/
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité
