Pourquoi et comment les Etats-Unis cherchent à destabiliser l’Iran ?
Quel degrés d’attention les médias US (cela vaut aussi pour les médias en UE et plus particulièrement en Sarkozie ndlt) portent t-ils à des élections au Japon, en Inde, en Argentine ou dans tout autre pays ? Combien d’ Américains et de journalistes américains savent éventuellement qui est en poste politiquement mis à part en Angleterre, en France, et en Allemagne ? Qui peut citer les noms des dirigeants politiques de la Suisse, de la Hollande, du Brésil, du Japon, ou même de la Chine ?
Et pourtant un grand nombre connait le président de l’Iran, Ahmadinejad. La raison est évidente. Il est diabolisé quotidiennement dans les médias US.
La diabolisation par les médias US d’Ahmadinejad est une preuve même de l’ignorance américaine. Ce n’est pas le président de l’Iran qui décide. Il n’est pas le commandant en chef des forces armées. Il ne peut pas prendre de décision politique en dehors des limites fixées par les dirigeants de l’Iran, les ayatollahs qui ne veulent pas que la Révolution Iranienne soit renversée par l’argent américain par le biais d’une quelconque " révolution" colorée.
Les Iraniens ont une expérience amère du gouvernement des Etats Unis. Leur premier gouvernement démocratique, après avoir émergé d’un statut d’occupés et de colonisés dans les années 50, a été renversé par le gouvernement des US. Ce dernier a installé à la place d’un candidat élu un dictateur qui a torturé et assassiné les dissidents qui pensaient que l’Iran devait être un pays indépendant et non pas dirigé par une marionnette américaine.
La "superpuissance" américaine n’a jamais pardonné aux ayatollahs islamiques iraniens la Révolution Iranienne de la fin des années 70, qui a renversé le gouvernement fantoche à la solde des US et retenu en otage le personnel de l’ambassade US, considérée comme "un repaire d’espions", tandis que des étudiants iraniens ont rassemblé des documents déchirés de l’ambassade prouvant la complicité américaine dans la destruction de la démocratie iranienne.
Les médias de masse US contrôlés par le gouvernement, un ministère de la propagande, ont répondu à la ré-élection d’Ahmadinejad par des articles non stop sur des manifestations violentes iraniennes contre une élection volée. Une élection volée est présentée comme étant un fait alors qu’ il n’y a vraiment aucune preuve de cela. La réponse des médias US à des élections volées prouvées à l’époque de G.W.Bush/Karl Rove a été d’ignorer la preuve de véritables élections volées.
Les dirigeants des états fantoches de Grande Bretagne et d’Allemagne ( et de France ndlt) se sont joints à l’opération de guerre psychologique américaine. Le ministre britannique des affaires étrangères discrédité, David Miliband, a exprimé son " doute série-US" sur la victoire d’Ahmadinejad lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE au Luxembourg. Miliband, bien sûr, n’a aucune source d’information indépendante. Il suit simplement les instructions de Washington et relaie des affirmations sans fondement du candidat préféré du gouvernement US.
Le bras d’Angela Merkel, la chancelière de l’Allemagne, a également été tordu. Elle a appelé l’ambassadeur iranien pour demander "plus de transparence" sur les élections.
Même la gauche américaine ( et la gauche française PS ndlt) a également endossé la propagande gouvernementale US. Dans la Nation, Robert Dreyfus présente les points de vue hystériques d’un dissident iranien comme s’ils reflétaient la vérité définitive sur "l’élection illégitime" l’a qualifiant de "coup d’état".
Quelle est la source d’information pour les médias US et les états fantoches à la solde des Américains ?
Rien si ce ne sont les déclarations d’un candidat battu, celui que l’Amérique préfère.
Cependant, il existe une preuve solide du contraire. Un sondage indépendant, réalisé par des sondeurs américains en Iran avant l’élection. Ces sondeurs, Ken Ballen du Center for Public Opinion et Patrick Doherty de New America Foundation, deux organisations à but non lucratif, ont commenté les résultats de leur sondage dans le Washington Post du 15 Juin *. Le sondage a été financé par le Rockfeller Brothers Fund et mené en Farsi "par une société de sondage dont les travaux dans la région pour ABC News et la BBC ont reçu un Emmy award."
Les résultats du sondage, seule information réelle que nous avons pour le moment, indique que les résultats de l’élection reflètent la volonté des électeurs iraniens. Parmi les informations extrêmement intéressantes révélées par ce sondage on trouve les suivantes :
"De nombreux experts affirment que la marge avec laquelle l’actuel président Mahmoud Ahmadinejad a gagné l’élection était le résultat d’une fraude ou d’une manipulation, mais notre sondage à l’échelle nationale de l’opinion publique iranienne trois semaines avant le vote montrait qu’Ahmadinejad menait avec une marge supérieure à 2 contre 1 - - plus grande que la marge annoncée de sa victoire lors de l’élection de vendredi.
"Tandis que les informations des médias occidentaux rapportaient de Téhéran les jours précédant le vote l’enthousiasme du public iranien pour le principal opposant à Ahmadinejad, Mr Hossein Mousavi, notre échantillon scientifique portant sur toutes les 30 provinces d’Iran montrait qu’ Ahmadinejad le devançait largement.
" L’étendue du soutien à Ahmadinejad apparaissait dans notre sondage pré élection. Pendant la campagne, par exemple, Mousavi a mis l’accent sur son identité en tant qu’Azeri, le deuxième groupe ethnique le plus important en Iran après les Perses, pour s’attirer le vote des Azéris. Notre sondage indiquait que les Azéris favorisaient Ahmadinejad par 2 contre 1 pour MoU.S.avi.
" De nombreux commentaires ont fait apparaître la jeunesse iranienne et l’internet comme annonciateurs de changement dans cette élection. Mais notre sondage montrait que seulement 1/3 des Iraniens ont accès à internet tandis que les 18-24 ans représentaient le bloc d’électeurs le plus fort parmi tous les groupes d’âge en faveur d’Ahmadinejad.
" Les seuls groupes démographiques où notre sondage a trouvé que Mousavi était en tête ou en compétition avec Ahmadinejad étaient les étudiants des universités et les diplômés, et les iraniens ayant les revenus les plus élevés. Quand notre sondage a été réalisé, presque 1/3 des Iraniens restaient indécis. Ainsi les répartitions de base que nous avons trouvé étaient le reflet des résultats rapportés par les autorités iraniennes, indiquant la possibilité que le vote ne soit pas le produit d’une fraude étendue".
Il y a eu de nombreuses informations comme quoi le gouvernement US a activé un programme de déstabilisation de l’Iran. Il y a eu des informations rapportant que le gouvernement US a financé des explosions et des assassinats à l’intérieur de l’Iran. Les médias US traitent ces informations avec bravache comme étant l’illustration de la capacité de la superpuissance américaine à mettre au pas les pays dissidents, tandis que certains médias étrangers voient ces informations comme la preuve de l’immoralité inhérente au gouvernement US.
L’ancien chef militaire du Pakistan, le Gl Mirza Aslam Beig, a dit sur la radio Pashto lundi 15 Juin que des informations secrètes prouvent indiscutablement que les US ont interféré dans l’élection en Iran. "Les documents prouvent que la CIA a dépensé 400 millions de $ à l’intérieur de l’Iran pour faire fleurir une révolution colorée mais fausse après l’élection."
Le succès du gouvernement US dans le financement de révolutions colorées dans l’ex empire soviétique comme en Georgie, en Ukraine et dans d’autres pays a été largement rapporté et discuté, les médias US traitant cela comme le signe d’une toute puissance et d’un droit naturel, alors que certains médias étrangers y voient un signe de l’interférence US dans les affaires intérieures d’autres pays. C’est certainement dans le domaine du possible que Mir Hossein Mousavi soit un agent acheté et payé par le gouvernement US.
C’est un fait, nous le savons, que le gouvernement US conduit des opérations de guerre psychologique ciblant à la fois des Américains et des étrangers via les médias américains et étrangers. De nombreux articles ont été publiés sur ce sujet.
Réfléchissez à l’élection iranienne en adoptant une position de bon sens. Ni moi-même, ni la majorité des lecteurs ne sont des experts sur l’Iran. Mais, simple question de bon sens, si votre pays était sous menace constante d’une attaque, voire même d’une attaque nucléaire, de deux pays qui ont des forces armées bien plus puissantes, comme c’est le cas de l’Iran versus les US et Israël, est-ce que vous laisseriez tomber celui qui défend le mieux votre pays pour lui préférer un candidat des US et d’Israël ?
Pensez vous que les électeurs iraniens auront voté pour que leur état devienne une marionnette américaine ?
L’Iran est une société ancienne et sophistiquée. Le gros de la classe intellectuelle est séculière. Un pourcentage significatif mais petit de la jeunesse est tombé sous l’emprise de l’engouement occidental pour le plaisir personnel, et pour l’auto intégration. On organise facilement ces personnes avec de l’argent américain pour critiquer leur gouvernement et les contraintes islamiques.
Le gouvernement US manipulent ces iraniens occidentalisés pour créer une base pour discréditer l’élection iranienne et le gouvernement iranien.
Le 14 Juin, le Bureau McClatchy de Washington, qui essaie parfois de diffuser de vraies informations, a reconnu la guerre psychologique de Washington et déclaré : " le résultat de l’élection iranienne rend les efforts d’Obama pour discuter avec l’Iran plus difficiles". Ce que nous voyons là c’est la face hideuse de l’excuse d’un "échec diplomatique" ne laissant que la solution militaire.
En tant que personne ayant vu tout cela de l’intérieur du gouvernement US, je crois que le but de la manipulation par le gouvernement US des médias gouvernementaux américains serviles, c’est de discréditer le gouvernement iranien en le présentant comme opprimant le peuple iranien et comme réprimant la volonté de ce dernier. C’est comme cela que le gouvernement US est entrain de monter une attaque militaire contre l’Iran.
Avec l’aide de Mousavi, le gouvernement US crée un autre "peuple opprimé" comme les irakiens sous Saddam Hussein qui avaient besoin de l’argent américain et de vies américaines pour se libérer. Mousavi, qui a été largement battu dans l’élection iranienne, a-t-il été choisi par Washington pour devenir le pantin des Américains dirigeant l’Iran ?
La grande superpuissance macho est pressée de restaurer son hégémonie sur le peuple iranien, pour se venger des ayatollahs qui ont renversé le dictat américain en Iran en 1978. C’est le script vous le regardez de minute en minute sur la TV US.
C’est un défilé sans fin "d’experts" pour soutenir le script. Un exemple parmi des centaines, celui de Gary Sick, qui a par le passé été employé au Conseil National de Sécurité et enseigne à l’Université Colombia :
"je pense " continuait Sick, " que cela marque une vraie transition dans la Révolution Iranienne, où on est passé de l’affirmation d’une légitimité sur la base d’un soutien populaire à une position qui s’appuie de plus en plus sur la répression. La voix du peuple est ignorée."
La seule information sûre disponible c’est le sondage mentionné ci dessus. Selon ce sondage Ahmadinejad était le candidat favori avec une marge de 2 contre 1.
Mais lorsqu’il s’agit de l’hégémonie américaine sur d’autres peuples, les faits et la vérité n’ont aucune place. Mensonges et propagande sont la règle.
L’Amérique se consume dans sa passion hégémonique, ses intérêts passant avant ceux des autres peuples, morale et justice peuvent aller en enfer. Ce script mondial effrayant se jouera jusqu’à ce que l’Amérique se précipite elle-même dans la faillite, s’aliénant le reste du monde, isolée et universellement méprisée. "
Paul Craig Roberts
notes
Paul Craig Roberts a servi comme secrétaire D’etat adjoint du Trésor dans l’administration Reagan. Il est co auteur de " The Tyranny of Good Intentions" - PaulCraigRoberts@yahoo.com
* Url du Ballen Doherty Report : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/co ... 01757.html ?nav=rss_opinion/columns
Pourquoi et comment les E-U cherchent à destabiliser l'Iran
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Re: Pourquoi et comment les Etats-Unis cherchent à destabiliser
Pensez vous que les électeurs iraniens auront voté pour que leur état devienne une marionnette américaine ?
L’Iran est une société ancienne et sophistiquée. Le gros de la classe intellectuelle est séculière. Un pourcentage significatif mais petit de la jeunesse est tombé sous l’emprise de l’engouement occidental pour le plaisir personnel, et pour l’auto intégration.
Les mondialistes utilisent la même façon de faire pour attirer la main d'œuvre à bas cout en €urop€. Ils veulent tout !! Pour rien.
Avec l'Iran ça ne marchera pas.
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Re: Pourquoi et comment les E-U cherchent à destabiliser l'Iran
La CIA et le laboratoire iranien
La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.
En mars 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright a admis que l’administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l’hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu’« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].
À l’époque, l’Iran est contrôlée par une monarchie d’opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.
L’opération Ajax fut dirigée par l’archéologue Donald Wilber, l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l’opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l’impression d’un soulèvement populaire alors qu’il s’agit d’une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l’Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].
L’Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l’administration Obama préfère jouer la carte —moins dangereuse, mais plus aléatoire— de l’action secrète. À l’issue de l’élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d’un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d’être tenue à l’écart de la globalisation économique. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.
Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.
Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d’interception. Alors que l’écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l’écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d’interception des communications téléphoniques via Skype, d’où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [4]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [5].
Dans les pays qu’ils occupent —Irak, Afghanistan et Pakistan—, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles soient filaires. Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d’identifier les « réseaux sociaux ». En d’autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».
C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [6].
À l’inverse, —hormis un central téléphonique touché par erreur—, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l’opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s’agit là d’un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l’opérateur Jawwal [7] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intérêt des Israéliens.
Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables. En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [8], avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [9].
Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [10].
Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.
En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 65 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plutôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [11]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n’est parue possible, même s’il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.
Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [12]. Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population [13].
Des messages faisant état de menaces de mort, d’irruptions des forces de l’ordre à domicile, etc. émis par des auteurs impossibles à identifier ou localiser.
Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un Guide pratique de la révolution en Iran leur a été distribué, il comprend plusieurs conseils pratiques, dont :
- régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de Téhéran ;
- centraliser les messages sur les comptes Twitter @stopAhmadi, #iranelection et #gr88 ;
- Ne pas attaquer les sites internet officiels de l’État iranien. « Laissez faire l’armée » US pour cela (sic).
Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des messages Twitter. On ne peut plus savoir s’ils sont envoyés par des témoins des manifestations à Téhéran ou par des agents de la CIA à Langley, et l’on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but est de creer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à se battre entre eux.
Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu’ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu’ils n’ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.
[1] « Discours à l’université du Caire », par Barack Obama, Réseau Voltaire, 4 juin 2009.
[2] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.
[3] Sur le coup de 1953, l’ouvrage de référence est All the Shah’s Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer, John Wiley & Sons éd (2003), 272 pp. Pour les lecteurs francophones, signalons le dernier chapitre du récent livre de Gilles Munier, Les espions de l’or noir, Koutoubia éd (2009), 318 pp.
[4] « Taliban using Skype phones to dodge MI6 », par Glen Owen, Mail Online, 13 septembre 2008.
[5] « NSA offering ’billions’ for Skype eavesdrop solution », par Lewis Page, The Register, 12 février 2009.
[6] « Taliban Threatens Cell Towers », par Noah Shachtman, Wired, 25 février 2008.
[7] Jawwal est la marque de PalTel, la société du milliardaire palestinien Munib Al-Masri.
[8] Jibran Bassil est un des principaux leaders du Courant patriotique libre, le parti nationaliste de Michel Aoun.
[9] « Freed Lebanese say they will keep fighting Israel », Associated Press, 17 juillet 2008.
[10] L’auteur de cet article a été témoin de ces appels. On pourra aussi consulter « Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents », Syria News Briefing, 4 décembre 2008.
[11] Cité dans « Ahmadinejad won. Get over it », par Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, Politico, 15 juin 2009.
[12] « U.S. State Department speaks to Twitter over Iran », Reuters, 16 juin 2009.
[13] « Social Networks Spread Defiance Online », par Brad Stone et Noam Cohen, The New York Times, 15 juin 2009.
Thierry Meyssan
Babel Ground Zero
http://fr.altermedia.info/
La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.
En mars 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright a admis que l’administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l’hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu’« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].
À l’époque, l’Iran est contrôlée par une monarchie d’opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.
L’opération Ajax fut dirigée par l’archéologue Donald Wilber, l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l’opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l’impression d’un soulèvement populaire alors qu’il s’agit d’une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l’Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].
L’Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l’administration Obama préfère jouer la carte —moins dangereuse, mais plus aléatoire— de l’action secrète. À l’issue de l’élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d’un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d’être tenue à l’écart de la globalisation économique. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.
Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.
Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d’interception. Alors que l’écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l’écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d’interception des communications téléphoniques via Skype, d’où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [4]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [5].
Dans les pays qu’ils occupent —Irak, Afghanistan et Pakistan—, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles soient filaires. Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d’identifier les « réseaux sociaux ». En d’autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».
C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [6].
À l’inverse, —hormis un central téléphonique touché par erreur—, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l’opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s’agit là d’un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l’opérateur Jawwal [7] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intérêt des Israéliens.
Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables. En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [8], avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [9].
Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [10].
Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.
En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 65 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plutôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [11]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n’est parue possible, même s’il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.
Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [12]. Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population [13].
Des messages faisant état de menaces de mort, d’irruptions des forces de l’ordre à domicile, etc. émis par des auteurs impossibles à identifier ou localiser.
Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un Guide pratique de la révolution en Iran leur a été distribué, il comprend plusieurs conseils pratiques, dont :
- régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de Téhéran ;
- centraliser les messages sur les comptes Twitter @stopAhmadi, #iranelection et #gr88 ;
- Ne pas attaquer les sites internet officiels de l’État iranien. « Laissez faire l’armée » US pour cela (sic).
Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des messages Twitter. On ne peut plus savoir s’ils sont envoyés par des témoins des manifestations à Téhéran ou par des agents de la CIA à Langley, et l’on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but est de creer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à se battre entre eux.
Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu’ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu’ils n’ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.
[1] « Discours à l’université du Caire », par Barack Obama, Réseau Voltaire, 4 juin 2009.
[2] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.
[3] Sur le coup de 1953, l’ouvrage de référence est All the Shah’s Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer, John Wiley & Sons éd (2003), 272 pp. Pour les lecteurs francophones, signalons le dernier chapitre du récent livre de Gilles Munier, Les espions de l’or noir, Koutoubia éd (2009), 318 pp.
[4] « Taliban using Skype phones to dodge MI6 », par Glen Owen, Mail Online, 13 septembre 2008.
[5] « NSA offering ’billions’ for Skype eavesdrop solution », par Lewis Page, The Register, 12 février 2009.
[6] « Taliban Threatens Cell Towers », par Noah Shachtman, Wired, 25 février 2008.
[7] Jawwal est la marque de PalTel, la société du milliardaire palestinien Munib Al-Masri.
[8] Jibran Bassil est un des principaux leaders du Courant patriotique libre, le parti nationaliste de Michel Aoun.
[9] « Freed Lebanese say they will keep fighting Israel », Associated Press, 17 juillet 2008.
[10] L’auteur de cet article a été témoin de ces appels. On pourra aussi consulter « Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents », Syria News Briefing, 4 décembre 2008.
[11] Cité dans « Ahmadinejad won. Get over it », par Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, Politico, 15 juin 2009.
[12] « U.S. State Department speaks to Twitter over Iran », Reuters, 16 juin 2009.
[13] « Social Networks Spread Defiance Online », par Brad Stone et Noam Cohen, The New York Times, 15 juin 2009.
Thierry Meyssan
Babel Ground Zero
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Re: Pourquoi et comment les E-U cherchent à destabiliser l'Iran
En V.O.
En clair:
Nous nous mêlons délibérément de la politique d'un pays souverain qui nous intéresse fortement pour ses gisements pétroliers. Nous aimerions bien pouvoir renverser le régime, pour en installer un à notre botte, comme nous savons déjà si bien le faire ailleurs dans le monde.
Barack Obama a déclaré mardi que les Etats-Unis et le monde entier étaient "horrifiés et indignés" par la répression violente des manifestations en Iran. Lire la suite l'article
Le président américain a dénoncé "les menaces, les coups et arrestations de ces derniers jours": "je condamne fermement ces actions injustes", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.
En clair:
Nous nous mêlons délibérément de la politique d'un pays souverain qui nous intéresse fortement pour ses gisements pétroliers. Nous aimerions bien pouvoir renverser le régime, pour en installer un à notre botte, comme nous savons déjà si bien le faire ailleurs dans le monde.
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Re: Pourquoi et comment les E-U cherchent à destabiliser l'Iran
je condamne fermement
Dans tout ce qui est politique, ce qui me fait rire le plus c'est ce que "je condamne fermement, ou avec la plus grande fermeté" spécialité française d'ailleurs!
Franchement en tant que président du pays auquel c'est adressé je me marre en recevant ce genre de message, je me dis si c'est tout ce qu'ils ont à m'envoyer, je n'ai pas de quoi me torpiller le cul avec des saucisses plates!
« Les hommes qui ont changé l’univers n’y sont jamais parvenus en gagnant des chefs; mais toujours en remuant des masses. »« La mort n’est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours. »
NAPOLEON BONAPARTE
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