Situation géopolitique tendue en Asie du Nord-Est
Posté par jeromemoreno : le 4 avril 2009
La Corée du Nord avait annoncé à plusieurs reprises le lancement d’un satellite de communication expérimental (Kwangmyongsong-2) entre le samedi 4 avril et le mercredi 8 avril 2009. Les USA, le Japon et la Corée du Sud soupçonnent qu’il s’agirait en réalité d’un missile balistique à longue portée (Taepodong-2). Au Japon, les forces aériennes et [...]
La Corée du Nord avait annoncé à plusieurs reprises le lancement d’un satellite de communication expérimental (Kwangmyongsong-2) entre le samedi 4 avril et le mercredi 8 avril 2009. Les USA, le Japon et la Corée du Sud soupçonnent qu’il s’agirait en réalité d’un missile balistique à longue portée (Taepodong-2). Au Japon, les forces aériennes et maritimes d’auto-défense sont mobilisées sur l’Océan Pacifique et la Mer du Japon afin de surveiller le lancement du “missile”, de suivre sa trajectoire et de le détruire en cas de menace pour la sécurité intérieure. En raison de conditions météorologiques défavorables sur la Mer du Japon et la côté orientale nord-coréenne, le lancement du satellite n’a toujours pas eu lieu. Cependant, la situation géopolitique reste extrêmement tendue en Asie du Nord-Est.
Corée du Nord : grandes manœuvres et poker menteur
“L’agence de presse” officielle de la Corée du Nord (KCNA) avait annoncé à plusieurs reprises aux principales agences internationales que Pyongyang effectuerait le lancement du satellite expérimental Kwangmyonsong-2 entre le samedi 4 avril 11 h (2 h GMT) et le mercredi 8 avril 16 h (7 h GMT). Samedi 4 avril à 10 h (1 h GMT), la KCNA annonce l’imminence du lancement alors que tous les préparatifs étaient achevés sur la base militaire de Musudan-Ri (côte nord-orientale de la Corée du Nord). Pourquoi le lancement du satellite nord-coréen a t-il été différé ?.
Selon des rapports météorologiques, des vents soutenus ont soufflé samedi sur la côte nord-orientale de la Corée du Nord ainsi que sur la Mer du Japon. En revanche, dimanche 5 avril les vents devraient faiblir et le ciel se dégager ce qui permettrait un lancement optimal du satellite Kwangmyongsong-2.
Ces informations viennent d’être confirmées par Yonhap, agence de presse officielle de la Corée du Sud. Une réunion ministérielle d’urgence s’est déroulée samedi à Séoul dans le bureau du président Lee Myung-Bak. À l’issue de cette importante réunion présidentielle de crise, des responsables officiels sud-coréens ont confirmé que le lancement du “missile” n’avait pas eu lieu. Cependant, la partie est remise pour demain tandis que le gouvernement sud-coréen sera de nouveau en alerte dimanche 5 avril à 11 h (2 h GMT).
La situation géopolitique demeure confuse et tendue. Afin d’assurer la sécurité maritime et aérienne dans la Mer du Japon, Pyongyang a transmis des informations technologiques et stratégiques aux organes compétents de l’ONU. Malgré le report du lancement, ces informations cruciales resteraient inchangées et Pyongyang affirme sa détermination malgré les grandes manœuvres militaires japonaises sur la Mer du Japon.
Une structure d’observation autour de la rampe de lancement comprend des caméras destinées à enregistrer le décollage de la fusée Unha-2 avant le lancement du satellite. L’armée sud-coréenne qui est en alerte totale, surveille méticuleusement la base militaire de Musudan-Ri ainsi que la zone frontalière démilitarisée. De même, trois bâtiments de guerre (le contre-torpilleur sud-coréen le Roi Sejong et 2 navires des USA) effectuent des patrouilles de surveillance dans la Mer du Japon. Enfin, le ministère sud-coréen de l’Unification déconseille formellement aux civils de se rendre en Corée du Nord tandis que les ouvriers sud-coréens ont momentanément quitté leur travail au sein du complexe industriel conjoint de Gaesong.
Japon : confusion médiatique et grandes manœuvres militaires
Se basant sur des sources gouvernementales non recoupées, la télévision publique japonaise NHK avait déjà annoncé que la Corée du Nord avait procédé au lancement d’un “objet”. Très rapidement, le gouvernement conservateur de Taro Aso a indiqué qu’il s’agissait d’une information erronée due à une erreur technique du système de détection de fusée. Les dénégations gênées des officiels japonais ont provoqué un cafouillage au sein du gouvernement, comme le confirme l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Le bureau habituel du premier ministre japonais Taro Aso s’est transformé en un centre de gestion de la crise. Ce centre d’urgence a récemment renforcé ses effectifs tandis que les services de renseignement collectent et synthétisent les informations au sujet du lancement imminent du “missile”.
Comme Pyongyang a officiellement annoncé qu’après son lancement le satellite Kwangmyongson survolerait la Mer du Japon puis le Nord de Honshu (région septentrionale de Tohoku), Taro Aso est tenu de rester dans sa résidence officielle à Tokyo.
Sur le plan militaire, les grandes manœuvres ont déjà commencé avec le déplacement des unités de lancement de missiles guidés sol-air Patriot vers les préfectures septentrionales d’Akita (capitale éponyme, Mer du Japon) et d’Iwate (capitale Morioka, Océan Pacifique). Leur mission première consiste à détruire les éventuels fragments du “missile” susceptibles de s’écraser sur les régions côtières de la Mer du Japon et d’appuyer les 2 contre-torpilleurs des forces maritimes d’auto-défense (MDSF).
Samedi 28 mars, les contre-torpilleurs Kongou et Choukai équipés d’intercepteurs standards de missile balistique, ont quitté la base navale de Sasebo (préfecture de Nagasaki, Ouest de Kyushu) pour la Mer du Japon. Équipés de leurs missiles guidés Aegis, ces 2 contre-torpilleurs ont pour mission d’intercepter le “missile” nord-coréen. De même, l’autre contre-torpilleur “Kirishima” également muni de missiles guidés Aegis a quitté sa base navale de Yokosuka (préfecture de Kanagawa au sud de Tokyo) pour effectuer des patrouilles de surveillance dans l’Océan Pacifique. Sa mission consiste à évaluer et suivre la trajectoire du “missile”.
En raison d’une éventuelle interception de l’engin nord-coréen, vendredi 3 avril l’autorité japonaise de l’aviation civile a conseillé une extrême vigilance aux compagnies aériennes lors du survol de l’espace aérien japonais.
Malgré une certaine incertitude au sujet du lancement du satellite nord-coréen Kwangmyongson-2, on assiste à une montée graduelle de la tension géopolitique en Asie du Nord-Est comme l’atteste la minutieuse préparation militaire japonaise.
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Situation géopolitique tendue en Asie du Nord-Est
Re: Situation géopolitique tendue en Asie du Nord-Est
Ce pays ne produit rien à part de la peur et de la misère. Normal, c'est un pays communiste. Comme il n'a pas de pétrole ou de minerais à prendre, le sort de sa population n'intéresse personne. Alors, il lui suffit de menacer avec "une arme de destruction massive" (vieille musique déjà connue), pour que certains se sentent obligés de lui verser une aide financière.
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