Plusieurs musicologues africains, européens, asiatiques et américains, réunis dans le cadre du premier congrès des musiques dans le monde de l'Islam, ont souligné l'importance de réhabiliter et de sauvegarder ce patrimoine musical, soumis au risque de perdition sous l'influence des rythmes occidentaux.
Lors de ce congrès, qui s'est ouvert mercredi à Assilah dans le cadre de la 22e session l'Université d'été Al Mouatamid Ibn Abbad, les participants ont relevé, dans ce sens, la nécessité d'évaluer la diversité liée aux différentes traditions et pratiques musicales dans le monde de l'Islam à l'époque contemporaine, dans une atmosphère de tolérance et de reconnaissance.
Plaidant pour une démarche tenant compte de l'ensemble des pays du monde islamique du Maroc jusqu'en Indonésie, ils ont insisté sur la nécessité d'instaurer des canaux de communication avec les autres pays et de promouvoir les différents aspects créatifs de ce monde notamment en matière de production, en vue de parvenir à la compréhension, au respect mutuels et à la cohabitation entre les peuples sans réserve aucune.
Cette entreprise, ont-ils précisé, devra prendre en considération les travaux de la conférence du Caire avec ses avantages et ses inconvénients puisqu'elle constitue une étape importante dans l'histoire scientifique de la musique arabe (1932), et ce en dépit de son "échec" à normaliser cette musique.
Les participants ont attribué cet échec notamment au malentendu fondamental qui opposait, d'une part les musicologues arabes fascinés par la puissance de la technologie de l'Occident et motivés par des considérations politiques, et d'autre part les ethnomusicologues et orientalistes européens qui souhaitaient préserver le patrimoine musical arabe, sa spécificité et sa diversité.
Pour dépasser les lacunes de la conférence du Caire, les intervenants ont appelé notamment à élargir la portée de la recherche pour couvrir les genres musicaux de toutes les régions du monde de l'Islam tout en allant au-delà de la dimension purement musicale pour atteindre les aspects sociologique et politique.
Le secrétaire général de la fondation Forum d'Assilah, Mohamed Benaïssa, avait souligné à l'ouverture de cette rencontre, l'importance de mettre en place un cadre pour la recherche scientifique en matière des "musiques dans le monde de l'Islam". "Il est temps d'engager une réflexion pour la mise en place d'un cadre de recherche scientifique en faveur des musiques du monde de l'Islam", avait-il dit, considérant que l'organisation de ce congrès marque un point de départ "historique" dans ce sens.
Ce congrès, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 13 août, vise à valoriser la vitalité et la diversité des traditions et des pratiques musicales dans le monde de l'Islam aujourd'hui, et à contribuer à favoriser une plus grande circulation des savoirs et des pratiques dans un esprit de tolérance et de reconnaissance mutuelle.
Sauvez le patrimoine musical... de l'islam
Sauvez le patrimoine musical... de l'islam
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
Et les musiques traditionnelles européennes menacées par les rythmes afro-américains?
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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