Quelque deux millions de chômeurs, ou plus du double en France? C'est la question soulevée mercredi par un collectif d'associations et de syndicats qui explique, statistiques à l'appui, que le taux de chômage repris chaque mois par le gouvernement n'est calculé que sur la base d'une partie des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE.
La direction de l'agence explique de son côté que "la totalité des chiffres sont publics" -et n'en conteste pas la teneur globale- mais estime qu'il faut "comparer ce qui est comparable, notamment par rapport aux autres pays", et souligne que les catégories de personnes inscrites à l'ANPE "sont dans des situations bien différentes les unes des autres".
"En septembre 2006, le chiffre officiel du chômage (...) décomptait 2.172.000 demandeurs d'emploi. A la même date, le nombre total de personnes recensées par l'ANPE en tant que demandeurs d'emploi s'élevait à près de 4.450.000 personnes", déclare, dans un document diffusé mercredi, le collectif Autres chiffres du chômage (ACDC), qui regroupe notamment l'association Agir ensemble contre le chômage (AC!), le Syndicat national unifié de l'ANPE (SNU-ANPE), Sud-ANPE ou encore la CGT-INSEE.
Le collectif met ainsi en avant le fait que seule la catégorie 1 (personnes sans emploi, immédiatement disponibles et à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à temps plein) est reprise par les pouvoirs publics et la plupart des médias, alors que huit catégories différentes d'inscrits à l'ANPE existent.
"Depuis 25 ans ces 'chômeurs invisibles' représentent une proportion croissante de l'ensemble des inscrits à l'ANPE: au cours de l'année 2006, la part de ces chômeurs invisibles dans le total des demandeurs d'emploi a dépassé pour la première fois 50%, alors qu'elle n'en représentait que 10% en 1982", poursuit le collectif.
Actuellement, selon lui, le calcul du taux de chômage exclut donc les personnes en recherche d'un emploi saisonnier, à temps partiel, en CDD, les chômeurs en arrêt maladie ou en cours de formation, ceux qui exercent une "activité réduite" de plus de 78 heures par semaine mais cherchent une activité plus stable et reste donc dans les fichiers, les chômeurs des départements d'outre mer (DOM) ou encore les chômeurs dispensés de recherche d'emploi (chômeurs âgés de plus de 57 ans par exemple).
"Il y a aussi les découragés qui touchent le RMI mais ne cherchent même plus à s'inscrire à l'ANPE et sur lesquels aucune statistique n'existe", ajoute Philippe Sabater, porte-parole du SNU-ANPE.
Le gouvernement UMP comme ses prédécesseurs socialistes, acoquinés aux autres UDF, Verts et PCF, ont donc floué les français sur ce problème majeur que constitue le taux de chômage en France.
Relayés par les médias, nos gouvernants UMPS participent donc à une désinformation généralisée qui fait non plus de notre pays une nation démocratique, mais nous assimile davantage à une république bananière dirigée par des menteurs qui claironnent leur satisfaction sur la base de chiffres mensongers.
Cette grande duperie a été étouffée par des médias bienveillants, qui à l'approche des échéances électorales se sont bien gardés de dire la vérité à nos compatriotes.
Le droit le plus strict de nos concitoyens est celui à la sécurité et à l'emploi.C'est ce que le Front National réclame : ne vous laissez pas berner une fois de plus car dans 5 ans, ce cataclysme aura atteint un point de non retour !



