CAPITALISME ET MORALE

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EhJoe
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 20/07/2011 - 23:29

coq a écrit :Wahoooooooo!!
Bravo pour ta démo FN-vite.

Ehjoe a écrit:
Sur les marché internationaux, tu as une bonne info qui te fais savoir que le pétrole va augmenter, alors tu achètes la cargaison d'un pétrolier au prix de 100 us$ l'unité, en ne versant que 10% à la commande, de ce fait le bateau se dirige vers ton jardin. Ensuite le pétrole monte, il passe à 150 us$ l'unité, ben t'as plus qu'à revendre le tien vite fait 145 us$ l'unité, et tu va toucher une marge de 145-100=45 l'unité, moins les 10%, moins la commission, moins le petit détour du pétrolier. Elle n'est pas belle la vie...
Mais évidemment, si tu n'arrive pas à vendre ta cargaison, ton pétrolier va finir dans ta piscine et tu vas devoir payer les 90% restant (moins la revente à perte)... En fait, il n'ira jamais dans ta piscine le bateau car tu vas revendre à moindre perte avant qu'il n'arrive.

Et ceci est donc parfaitement normal?


Vilain spéculateur, pourtant la spéculation n'est pas nuisible, c'est le moyen de gagner de l'argent comme un autre moyen, et en plus il stimule les marchés, écartant les plus faibles qui ne peuvent plus tenir leur rang.

J'ai envie d'écrire deux choses:
- d'une part, j'en reviens au titre : "CAPITALISME ET MORALE"
- d'autre part, l'élimination des plus faibles, etc, est encore une illusion, car, et tu dois le savoir mieux que moi, les dés sont largement pipés, et que ce ne sont pas les plus forts qui s'en sortent, mais les médiocres qui font de notre société ce qu'elle est.

Dans l'absolu l'économie et le commerce n'est ni moral ni amoral, sauf éventuellement celle du financier, en économie il y a trois choses principales, un acheteur, un vendeur et une marchandise.

Le souci est que l'homme est aussi une marchandise dans ce trinôme.

La définition de l'économie c'est ; "De créer des besoins".

N'en créons plus!

Passons à ta maison et à cette ignoble banque qui t'a fait payer le double, ce qui n'est pas encore dramatique, donc de 1994 à 2014 on va dire, soit 20 ans de crédit.
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Je note une projection d'inflation de 32% entre 1994 et 2014, moyenne 16%, donc en moyenne à revenus égaux ou supérieurs, avec l'inflation ton crédit sur ton pouvoir d'achat est de -16%, ce qui veut dire que ton crédit te coûte 16% de moins en moyenne chaque année sur 20 ans, et sans doute davantage car je n'ai pas fait d'inflation cumulée.

Je note maintenant le prix de foncier bâti, la plus-value est d'environ 35% en moyenne française de 1994 à 2014.

Donc, ton habitation valant 100 et payée 200, en réalité n'est que payés 170 avec l'inflation moyenne, et ayant pris 35% en vaut désormais 135, alors tu fais 170-135 = 35% de paiement supplémentaires au prix d'achat en 20 ans.
Comme tu peux le voir, tu es loin d'avoir payé le double, tu n'as en réalité payé que 35% en plus, en définitive, non ?
-
Ce qui fait à peine 2% par an pour la banque en brut, soit sans doute 0,75 en net, la banque n'est pas perdante, mais pas loin (sauf si tu as pris un crédit réactualisable)…


Alors, il y a longtemps de cela, j'ai rencontré un vendeur auto qui m'a expliqué que je gagnais de l'argent en prenant ma voiture à crédit plutôt que de la payer cash.
Désolé d'être direct, mais c'est du plus bel enfumage!!!
Enfin, sur les bénéfices de la banque, je te trouve bien compatissant avec elle.
Quels étaient tes résultats lorsque tu étais chef d'entreprise?
Combien de temps à tu passé à tenter de régler tous les problèmes de la vie quotidienne?
Combien de sacrifices as tu fait pour faire tourner ta boite?
Ceci a de la valeur, et pourtant, je suis presque certain que le résultat final n'était pas si éloigné (voir moindre) que celui des banques, qui elles ne produisent pas, je le maintien.

Avant la crise, les banque octroyaient beaucoup de prêts, après la crise on leur a dit d'être plus responsables, alors elles accordent moins de prêt selon les critères sus-cité ; il en résulte que les entreprises se plaignent, et le gouvernement intervient (il a souvent une participation dans les banques), ordonnant aux banque de prêter davantage ; comme quoi c'est souvent le politique qui fait des conneries et le met sur le dos des autres…
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C'est même plus infâme que ça, car quand le chômage monte, l'Etat oblige les services publics à lancer des emprunts publics ou sur les marchés pour commander des renouvellements de matériels dont ils n'ont aucunement besoin (avion, trains)… Puis 30 ans plus tard, quand ces société sont endettées jusqu'au cou sur ordre de l'Etat, les hommes politiques les privatise en les fustigeant (SNCF par exemple) : "Regardez comment vous vous êtes endettés, vous êtes irresponsables"…
Alors que c'est l'Etat qui leur a ordonné de dépenser en s'en servant comme variable d'ajustement, ça tout le monde ne le sait pas.

Il existe effectivement un problème avec la démocratie qui impose des élections, et donc les conneries des politiques.

Oui, il faut faire des grand travaux utiles, car plus les structures sont bonnes, plus elles sont propices au commerce et attirent les sociétés, comme une bonne fiscalité attire les sièges sociaux (qui payent l'impôt). Un pays qui n'aurait pas de bonnes routes, de voies fluviales navigables, de grands ports fluviaux et maritimes, qui n'aurait pas de grand quartiers d'affaire, des transport en commun et des logements, qui n'aurait pas assez d'aéroports, qui aurait une main d'œuvre non qualifiée, qui aurait des coupures de fluides (tél, eau, gaz, jus), ceux-là ne verront jamais beaucoup d'entreprises, tandis que les autres pays qui se développent en verront bien davantage, alors le développement c'est une condition sine qua non de la prospérité par l'entreprise.

J'insiste, mais l'Homme dans sa Nation dans tout ça?

Pour l'histoire de la productivité, j'ai mal employé le mot, je l'avoue, je l'ai remplacé par "la valeur".


Bonsoir Coq,

Oui, mais la démo elle n'est pas totalement vraie, comme les bonne propagandes elle prend de vrais éléments et en tire de fausses conclusions, au moins en partie. Mais reconnaissons le mérite de l'avoir déniché.

*

Normal, pas normal… la spéculation, déjà ceux qui ont les moyens de le faire sont pour, ceux qui n'en ont pas les moyens sont contre, ah…
La spéculation vient des marchés, et les marchés sont bien utiles pour réunir une sorte de centrale d'achat d'un bien déterminé, c'est plus rapide et moins cher.
Concernant la morale, en effet, on peut admettre que sur les biens vitaux il n'y ait pas de spéculation, toutefois ça touche surtout les pays d'immigration, or plus on va favoriser ces biens vitaux en les enlevant des marchés, plus on aura d'immigration, donc il ne faut pas perdre de vue son objectif, et savoir si en définitive ça nous sert ou nous dessert, la morale n'étant que secondaire celle de notre intérêt.

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La morale …
Parler de morale dans le vide, je ne vois pas comment on peut faire, il faut savoir à quoi s'applique cette morale, c'est comme la vérité, elle peut être multiple : exemple, priver une personne de vie est un crime, mais lui envoyer un missile sur la tête peut être normal, alors où est la morale, si ce n'est selon l'intérêt de l'objectif visé.

*

Ben c'est difficile de répondre dans la mesure où il y a des pseudo-postulats du genre : tout est truqué, tout est complot, tout est falsifié, tout est faux…
On ne peut pas répondre à de telles positions, puisque tu diras toujours le contraire sans pouvoir le démontrer ; et même si je te disais "oui, tout est truqué", je serais incapable de le démontrer à mon tour…

*

Oui, l'homme peut être une marchandise, l'a été, le sera peut être, ça dépend déjà ce que l'on appelle "homme", hum …

*

Ah ben, ne plus créer des besoins c'est impossible, tout le monde a un téléphone portable (sauf moi et d'autres), or ça n'a pour la quasi-totalité aucune utilité réelle, tout au plus une sorte d'assurance hypothétique.
Prôner la vertu c'est un fait, mais comme charité bien ordonnée commence par soi-même, que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre.

*

Je n'ai pas dit qu'il avait gagné de l'argent en prenant un crédit, j'ai dit que ça lui avait coûté moins cher qu'il ne pensait.

*

En tant que particulier la législation sur les banques m'agace car je dois payer des frais de gestion sans toucher les intérêts des dépôts ; mais quand on a une société on se rend davantage compte que c'est bien pratique une banque ; en fait, il est toujours mieux de parler des choses que l'on connaît.

*

Ah, le plus rentable ce serait la banque… pas certain !
Je crois qu'il y a bien mieux, comme les marchands de ressources (gaz, électricité, pétrole, nucléaire), les produits de haute technologie, les produits Microsoft, les produits militaires.
De toute façon, tout ce qui rapporte beaucoup nécessite de gros investissements, par exemple une banque moyenne c'est 50 milliards en fonds propres, seuls deux ou trois particuliers dans le monde disposent de cette somme ; sinon il faut des alliances de personnes, voire de familles et d'entreprises.
La banque est de bonne rentabilité, en plus ce n'est pas salissant, je ne dirais pas "non" si j'avais les moyens…

*

Oh, ce n'est pas que je défends les banques, je m'en moque des banques, mais qu'on dise que c'est à cause d'elles alors que c'est à cause de nos dirigeants, me semble curieux.

En fin de compte, quand un particulier se surendette, c'est bien de son fait, qui n'est pas toujours volontaire, mais il existe des assurances pour ça, donc il est responsable ; or, notamment la gauche à tendance gommer la responsabilité individuelle et à dire que c'est une sorte de victime du système bancaire et qu'il faut le protéger. La France serait-elle un hôpital psychiatrique…
Alors, a reprendre les mêmes éléments et à les appliquer à l'Etat, cette fois tout s'inverse mystérieusement, ce n'est pas l'emprunteur qui est en tort mais la banque.
Ben voyons, c'est très convainquant, il ne reste plus qu'à me démontrer comment les banques forcent les Etats à emprunter et je serai convaincu, bonne chance.

Par contre, quand les banques abusent et mettent les Etats en difficultés, c'est un autre problème, mais ce n'est pas trop ça qui a créé la dette, et l'Etat est encore responsable, c'est bien lui le législateur.
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 21/07/2011 - 0:15

FN-vite a écrit :Concernant la monnaie fabriquée par la banque, la vidéo explique bien ce qu'est la monnaie-dette... Je te soupçonne donc de ne pas avoir regardé la vidéo en entier ou de l'avoir visionnée avec un avis déjà arrêté, comme par exemple la qualifiant d'avance de propagande.
Je t’exhorte à la visionner une nouvelle fois, en oubliant tes préjugés.

Les escomptes bancaires ne m'intéressent pas et j'ai toujours fais avec la trésorerie dont je disposais, ce qui est peut être moins aisé pour un industriel ou une PME ayant des salaires à payer à date, mais je ne suis qu'un petit artisan n'ayant pas beaucoup de besoins... Raison pour laquelle ma société, n’a jamais empruntée et a toujours payée comptant ses matériels et matériaux, sauf un véhicule en LOA sur trois ans.
Ce n’est pas un handicap, mais une politique d'entreprise, un libre choix qui m’autorise le luxe de dire merde au banquier et de lui rentrer dedans en cas de besoin ou d'envie, c'est-à-dire pour lui interdire des manœuvres frauduleuses et abusives sur le compte de ma société (il ne tente jamais de voler plus de 15 ou 20 euros à la fois !).

Je te rejoins sur un point : Le banquier dépend de l’état et l’état dépend de la banque.
L’un a voulu dominer l’autre, mais le pouvoir fut partagé par un jeu vicieux malgré la volonté de domination de chacune des parties.
« Je te tiens tu me tiens par la barbichette », le premier qui bougera se fera dégommé la tronche par le deuxième et la mégabaffe entrainera les deux au fond du trou, assurant une chute mortelle pour les deux.
Voila la seule chose qui fait qu’aucun des deux n’a pas encore flingué l’autre. Ce n’est pas par vice ou par plaisir, l’augmentation de la dette est le seul moyen de survivre pour le système.

Comme tu fais la promotion de tes logiciels pour répondre à mon exemple sur le troc de mon travail de charpente contre tes deux romans, sache que je travail en tous corps d’état, donc si tu a un chantier en plomberie, maçonnerie, électricité, carrelage… n’hésite pas ! :lol: :lol2:



FN vite, suite,

Alors j'ai regardé de nouveau car je suis de ton avis, il faut être de bonne foi pour que ce soit constructif.

D'accord aussi sur le fait qu'il s'agit selon l'expression de monnaie-dette, mais ça me semble une expression voulue car cette dette va être remboursée par des billets physiques, la banque prend de l'avance seulement, elle devance.

Je peux aussi admettre que je suis sans doute à la limite de mes connaissances en la matière, toutefois :

L'animation ne présente qu'un côté des choses, l'actif, le crédit qui est amplifié, certes, faisant comme si de l'autre côté il ne rentrait rien en contrepartie, ce n'est pas présenté sous forme de bilan mais de liste de prêts, or ce sont les rentrées d'argent qui permettent d'autres sorties (prêts), et ça n'apparaît pas...

D'autre part, l'animation sous-entend que c'est fictif, or ce n'est pas exactement ça, la banque dispose d'un droit dans certaines proportions d'émettre un crédit sans avoir l'argent, toujours d'accord, mais l'argent il existe, il y a des billets, l'emprunteur va payer le crédit, donc in fine il va bien y avoir l'élément matériel des billets, ça ne reste pas fictif, ça ne l'est que lors de l'émission du prêt, et à partir du moment où il est émis, il est en quelque sorte garanti par l'emprunteur.

En dernier, une comptabilité s'apprécie surtout quand on la fige une fois par an, or l'à l'animation ne fige jamais la comptabilité, qui est en permanence mobile, ce qui ne permet pas de voir si le bilan est en équilibre.

Pour ces trois raisons, et après avoir regardé deux fois et même plus le passage vers la 15eme minute, je reste dubitatif.
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coq
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar coq » 21/07/2011 - 10:53

Bonjour tout le monde!!!!

EhJoe, je te fais un cadeau, un site qui devrait te plaire :lol:

http://911nwo.info/
http://www.gollnisch.com/
-----------------------------------------------------------------------------
Et pendant que dans la cage rats blancs et rats noirs s'entre-déchirent, le laborantin observe et modifie les conditions de l'expérience selon sa volonté, prêt à modifier l'équilibre des forces lorsque ça l'arrange. L'important est que tant que les rats se battent entre eux ils ne risquent pas de sortir de la cage pour s'en prendre à leur bourreau.
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