CAPITALISME ET MORALE

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Pat
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CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Pat » 25/06/2011 - 16:13

CAPITALISME ET MORALE

La Fondation Atlas et la Fondation Templeton lancent un concours d'essais sur le thème "la libre entreprise affecte-t-elle le caractère moral ? » Elles mentionnent que l’on pourra s’inspirer des débats organisés par la Fondation Templeton sur le thème "Le libre marché corrode-t-il le caractère moral ?". Ayant examiné les papiers des treize contributeurs à ce débat, je me suis aperçu qu’un seul sur les treize avait une expérience quelconque de l’entreprise. Encore ce dernier avait-il surtout l’expérience d’entreprises spécialisées dans la finance. Cela ne signifie pas qu’ils ne pouvaient avoir des idées intelligentes sur le marché lui-même, dont ils sont des acteurs comme chacun de nous. Mais cela signifie que ce n’est guère auprès d’eux que l’on peut trouver des éclairages sur la question posée par le concours. Ayant passé l’essentiel de ma carrière professionnelle dans deux très grandes entreprises multinationales, ayant par ailleurs beaucoup fréquenté les petites entreprises pendant les quelques années où je me suis égaré dans la politique, j’ai pensé que j’avais peut-être une contribution concrète à faire sur le sujet du concours.

L'entrepreneur est celui qui observe la société autour de lui, décèle de nouveaux besoins à satisfaire et met en œuvre les moyens nécessaires pour y parvenir. C'est un créateur qui répand la richesse et fait vivre nombre de personnes moins douées ou moins audacieuses. C'est de loin le personnage le plus utile de la société et les peuples devraient lui vouer de l'admiration, ce qu'ils feraient sans doute s'il n'était dénigré par des théories fumeuses et envié par des hommes politiques moins créatifs.

L'entreprise repose sur des contrats. Au départ, quelqu'un (l'entrepreneur) pense qu'il existe dans la société un besoin latent à satisfaire, mais il n'a pas les moyens de le satisfaire seul. Il crée donc une entreprise et convainc différentes personnes de lui apporter des ressources, en leur expliquant que la vente des biens ou des services créés par l'entreprise permettra une certaine rémunération de ces ressources. Cette rémunération pourra être liée aux résultats (on l'appelle alors dividendes et ceux qui acceptent ce genre de risque s'appellent les actionnaires), ou elle pourra être définie d'avance (elle s'appelle alors intérêt, et les bénéficiaires sont les prêteurs). Ces participants sont liés les uns aux autres par des contrats. L'entreprise est alors en mesure de passer d'autres contrats, au premier rang desquels ceux qui vont lui apporter leur travail. Violer un contrat présente tellement d’inconvénients que les dirigeants efficaces trouvent beaucoup plus confortable de pratiquer systématiquement l’honnêteté.

Une entreprise ne peut être efficace que si les travailleurs s'y sentent bien. La préoccupation majeure de tout bon entrepreneur, est de faire en sorte que ce soit le cas. C'est très difficile, car chacun de nous croit volontiers que ses mérites ne sont jamais suffisamment reconnus, et les syndicats nous incitent à le penser. Dans l'entreprise privée, on y parvient pourtant, puisqu'il n'y a que 5% de syndiqués, et il n'est pas rare de voir les syndicalistes eux-mêmes demander discrètement une place dans l'entreprise pour leurs enfants. Dans la fonction publique, les patrons ont une carrière assurée, et ils s'intéressent moins à leurs subordonnés. D'où un mécontentement larvé, un taux de syndicalisation plus fort, et des grèves à répétition, dont les usagers et le pays pâtissent.

Sur un marché libre, une entreprise ne peut survivre que si elle satisfait sa clientèle et ses employés et si elle engendre plus de richesses qu'elle n'en consomme. Si un concurrent survient qui satisfait mieux sa clientèle parce que ses produits sont meilleurs ou moins chers, l'entreprise devra s'adapter ou mourir. Si les goûts ou les besoins de la clientèle changent, et ils changent souvent, l'entreprise devra également s'adapter ou mourir. Le maître mot est le mot adaptation. Malheureusement, en France, l'enseignement, les syndicats, les pouvoirs publics, tous, se crispent sur le maintien des situations existantes au lieu de favoriser les adaptations aux situations nouvelles.

L'adaptation serait considérablement facilitée par la disparition du code du travail et l'établissement de contrats spécifiques, librement négociés, entre l'employeur et l'employé, fut-ce avec les conseils de syndicats de l'entreprise. Le rôle de l'État pourrait se borner à fournir des contrats types pour aider les nombreux illettrés qu'il forme au sein de l'Éducation Nationale. Toutes sortes de contrats pourraient ainsi voir le jour, beaucoup plus adaptés aux besoins réciproques des individus et des entreprises qu'aucune législation ne pourrait les imaginer.

Cette adaptation serait aussi considérablement facilitée par la libération complète des salaires, car l'existence d'un salaire minimum empêche des centaines de milliers de gens d'accéder à l'emploi. Mais un salaire d'embauche prudent ne signifie pas un salaire figé, car il contribuerait au plein emploi, et en régime de plein emploi, la négociation entre un employeur et un salarié est favorable au salarié. Dans le système d'emploi complètement rigide que nous connaissons, où le travailleur est piégé dans l'entreprise et le patron piégé avec les gens qu'il a embauchés, le patron n'est pas incité à se donner beaucoup de mal pour garder ses employés. Au contraire, sur un marché libre du travail, et dans une situation de plein emploi, c'est le cercle vertueux : le patron est obligé de faire un effort beaucoup plus grand pour retenir les meilleurs :
- en les traitant avec considération
- en leur faisant comprendre le pourquoi de ce qu'ils font,
- en leur donnant des initiatives et des responsabilités à la mesure de leurs capacités.
Et les moins bons ont tout intérêt à faire un effort pour devenir meilleurs.
On dit que les multinationales corrompent les hommes politiques. En fait, ce sont les hommes politiques qui les pressurent. Au début, une multinationale qui s'installe investit et perd de l'argent. Dans l'exploration pétrolière, elle peut ne jamais en gagner, mais si elle vient à découvrir un gisement, il est fréquent que l'Etat modifie unilatéralement les termes du contrat initial pour augmenter sa part des bénéfices. Et comme cette extorsion sert surtout à grossir une administration inefficace, à acheter des armes, ou à alimenter la cassette personnelle de dirigeants corrompus, les vrais pauvres n'en voient pas la couleur.

La plupart des multinationales ont un code d'éthique qui permet aux responsables locaux de savoir ce que le groupe attend d'eux. Voici quelques extraits du code d'EXXON, la plus grande société pétrolière du monde :
"La politique de notre groupe est bien entendu d'appliquer strictement toutes les lois qui lui sont applicables.
Mais il ne s'en tient pas là. Même lorsque la loi est souple, EXXON choisit la voie de la plus haute intégrité. Les coutumes, les traditions, et les mœurs, varient d'un endroit à l'autre, et il doit en être tenu compte. Mais l'honnêteté n'est sujette à critique dans aucune culture…
Une réputation fondée de conduite scrupuleuse dans les affaires est pour la société un actif qui n'a pas de prix…

Nous sommes sensibles à la façon dont nous obtenons nos résultats. Nous comptons sur le respect de nos standards d'intégrité d'un bout à l'autre de l'organisation. Nous ne tolérons pas qu'un membre de l'organisation obtienne ses résultats au mépris de la loi ou par des actions non scrupuleuses….
Nous ne voulons pas de menteurs parmi nos managers, qu'ils mentent dans le but erroné de protéger la compagnie, ou pour se mettre en valeur. L'un des dommages les plus graves commis par un manager lorsqu'il dissimule de l'information, est qu'il envoie ainsi un signal à ses collaborateurs : le signal que les politiques et les règles de la société peuvent être ignorées lorsqu'elles sont gênantes. Ceci est de nature à corrompre et à démoraliser une organisation. Notre système de management ne peut se passer de l'honnêteté…"

Ce code est distribué à tous les membres du groupe, et les cadres sont tenus de le signer. Certains pensent que c'est un paravent. Ils se trompent lourdement. Des directeurs ont été licenciés parce qu'ils avaient donné des pots de vin pour avoir des contrats. J’ai été moi-même pendant quelques années responsable de son application en tant que contrôleur d’une filiale du groupe. Si j'avais laissé passer des manquements à l'éthique du groupe, les auditeurs de la maison mère n'auraient pas manqué de le découvrir, et c'est moi qui aurait été licencié.
Il y a la même proportion de gens honnêtes et de gens malhonnêtes dans l’entreprise que partout ailleurs. Mais dans la libre entreprise, soumise à la concurrence, la survie de l’entreprise exige de ses dirigeants et de ses employés des comportements moraux. S’ils ne sont pas honnêtes en entrant dans l’entreprise, ils apprennent à le devenir.
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Tireur_isolé » 15/07/2011 - 10:34

actionssociales a écrit :les membres du front national sont-ils capitalistes où anti-capitalisme? Que pensent-ils de ce capitalisme cruel et décadent?


*
_ Si le capitalisme est vivre du fruit de son travail, je suis un capitaliste, je me croyais plutôt prolétaire... Terme que les gens de gôche me niaient, puisque cadre, seul un ouvrier serait un prolétaire à leurs yeux...
:twisted:
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Jack44 » 15/07/2011 - 11:17

C'est quoi être anti capitaliste ? Être contre la propriété privée ? Ma brosse à dent je dois la partager avec tout mon quartier ? Non merci.
Les vainqueurs ne sont pas les plus talentueux, ce sont ceux qui abdiquent le plus tard

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Tireur_isolé » 15/07/2011 - 12:06

Jack44 a écrit :C'est quoi être anti capitaliste ? Être contre la propriété privée ? Ma brosse à dent je dois la partager avec tout mon quartier ? Non merci.



*
_ Jack44, tu n'es qu'un vil capitaliste...
:lol:
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Yoko » 15/07/2011 - 21:20

Moi ce qui ne me plait pas dans le capitalisme aujourd'hui c'est celui à la mode de la droite UMP qui tapent sur les pauvres et aident les riches à payer moins d'impôts ! Je n'aime pas le capitalisme qui consiste à nous condamner à la précarité pour que d'autres puissent s'enrichir avec une main d'œuvre servile et très bon marché ! Alors dans ce cas, je suis anti capitaliste ! Je n'aime pas non plus le fait que dans notre société tout est à vendre, tout est à acheter, au lieu de nous rationner et de produire selon nos besoins réels, nous en créons de factices tout cela pour permettre à quelques uns de s'enrichir !
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 15/07/2011 - 21:35

Tireur_isolé a écrit :
actionssociales a écrit :les membres du front national sont-ils capitalistes où anti-capitalisme? Que pensent-ils de ce capitalisme cruel et décadent?


*
_ Si le capitalisme est vivre du fruit de son travail, je suis un capitaliste, je me croyais plutôt prolétaire... Terme que les gens de gôche me niaient, puisque cadre, seul un ouvrier serait un prolétaire à leurs yeux...
:twisted:


Bonsoir Tireur isolé,

Oh, je crois plutôt que capitaliste ne s'oppose pas à prolétaire, capitaliste étant le système et prolétaire le niveau dans le système.

Je dirais plutôt que capitaliste s'oppose à communisme (marxisme souvent) et que prolétaire s'oppose à bourgeois (noble ou pas).

Est bourgeois (n'est donc pas prolétaire), celui qui a la possibilité (qu'il la prenne ou non), de faire travailler au moins une autre personne afin de vivre totalement et normalement de ce fruit ; qui a donc une rente autre que celle de pension d'ancienneté ou d'invalidité ou d'aide, qui lui permet d'en vivre (placement du capital équivalant à faire travailler un autre pour soi).

Est prolétaire, tout personnel d'encadrement (agent de maîtrise, contremaître), cadre, même s'il emploi un personnel de maison, s'il est obligé de travailler, même partiellement pour avoir des revenus, te voici rassuré ?

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 15/07/2011 - 21:40

Jack44 a écrit :C'est quoi être anti capitaliste ? Être contre la propriété privée ? Ma brosse à dent je dois la partager avec tout mon quartier ? Non merci.


Bonsoir Jack11,

Etre capitaliste c'est accepter le droit à la propriété privé, à la responsabilité individuelle, à la libre entreprise, ce qui sous-tend un Etat de droit dans une démocratie avec la possiblité de s'exprimer, de voyager...

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 15/07/2011 - 21:48

FN-vite a écrit :L'homme est fait pour être capitaliste, depuis qu'il vit dans les cavernes, il amasse les pierres pour chasser, le bois pour se chauffer, la viande pour la faire sécher, une caverne bien exposée, les plus belles femme pour se reproduire (oui, ça peut choquer, mais avant, les femmes se promenaient souvent tirées par les cheveux :clown: ) etc.

Donc, l'homme est capitaliste.
Les seuls contestataires du capitalisme, par obligation politique de leur régime totalitaires communistes (s'il en reste...) n'ont pas le droit de revendiquer la propriété. Mais même ceux là, ont la soif de posséder puisque c'est humain. Un souvenir, une photo, un petit pécule...
Posséder n'est pas un mot qui s'emploie en fonction de la valeur marchande d'un bien.
Tous les humains, sans aucune exception possèdent quelque chose. Même si ca parait peu pour nous autres, occidentaux, c'est peut être beaucoup pour l'individu qui nous semble pauvre et démuni.

Si on perd un billet de 20 euros, on est en colère, ou triste, mais on s'en remettra.
Si un Papou perd sa sagaie , il perd la moitié de son patrimoine (il ne lui reste que son slip), peut mourir attaqué par une bête sauvage ou peut mourir de faim puisqu'il ne peut plus chasser, se faire tuer par un ennemi...
Combien peut couter une sagaie ?

Bien sur un discours communiste expliquera que le capitalisme est mal parce que certain ont trop quand d'autres manque... Noble idée en effet, mais concrètement, à part Jésus Christ, qui franchira le pas de ne plus rien posséder volontairement ?
Quelques moines tibétains ? Quelques fakirs hindous ? Même pas puisqu'ils vivent de l'aumône et ne se reproduisent pas, il leur est donc facile de n'avoir besoin de rien pour vivre... Le parasite est bien entendu naturellement communiste.


Bonjour FN-Vite,

Exactement !

Les valeurs de droite sont permanente et de toute éternité, ce sont généralement celles mises en place naturellement au cours du temps par la tradition de la volonté libres des individus à s'organiser entre eux.

Ceci s'oppose à l'idéologie de gauches, récentes et basée sur une codification obligatoire (le marxisme et ses dérivés).

La droite capitaliste est une valeur sans idéologie, la gauche marxiste est une idéologie sans valeur !

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 15/07/2011 - 22:57

Yoko a écrit :Moi ce qui ne me plait pas dans le capitalisme aujourd'hui c'est celui à la mode de la droite UMP qui tapent sur les pauvres et aident les riches à payer moins d'impôts ! Je n'aime pas le capitalisme qui consiste à nous condamner à la précarité pour que d'autres puissent s'enrichir avec une main d'œuvre servile et très bon marché ! Alors dans ce cas, je suis anti capitaliste ! Je n'aime pas non plus le fait que dans notre société tout est à vendre, tout est à acheter, au lieu de nous rationner et de produire selon nos besoins réels, nous en créons de factices tout cela pour permettre à quelques uns de s'enrichir !


Bonsoir Yoko,

Je ne suis pas certain que dans l'absolu il existe d'autres modes de fonctionnement que le capitalisme et le communisme (socialisme, marxisme, trotskisme)...

Si on est anticapitaliste on a toutes ses chances d'être communiste !

En fait il y a des nuances dans tout ça, on part du capitalisme sauvage (ce que tu décris), au capitaliste modéré, réglementé (celui de nos sociétés, le libéralisme), puis on arrive au cul entre deux chaises, un peu de capitalisme et un peu de socialisme, ce qui se nomme centriste ; pour aller vers le socialisme européen, une sorte de communisme à la mode capitaliste, pour ensuite passer dans le communisme et ses dérivés.

L'argent, la fortune, le travail, l'abus des employeurs, c'est quelque chose qui a fait écrire des tas de livres.

A l'origine, après une révolution par exemple (révolution = tour complet), on est censé remettre les pendules financières à zéro. Mais rapidement il s'avère que des différences vont de créer, par l'aptitude, le travail, le hasard, les opportunités, les alliances... Et rapidement on va avoir des individus avec leurs capitaux qui vont émerger, c'est ainsi, on n'y peut rien. Toutefois les fortunes ne sont pas éternelles, elles dépassent rarement le cap de quatre générations, souvent la moitié même, car le confort des héritiers les rend paresseux, et il y a toujours la brebis galleuse qui va croquer toute la fortune, un retour des choses.

Le capital on en a besoin pour créer des choses qu'une seule personne ne peut pas faire, sauf à avoir une immense fortune.
On peut certes faire appel à l'épargne publique dans des conditions très strictes, mais ce n'est pas pratique, ça laisse peu de marge de manœuvre, si encore il y a des épargnants.
Ainsi on préfère les capitaux privés, issus soit de financiers, soit via des banques, représentant un ou plusieurs financiers, voire des épargnants.
Le capital privé est indispensable pour une économie de marchés, il ne saurait fonctionner sans !

Soit dit en passant, ceux qui en ont après les banquiers ne se donnent pas la peine souvent de se rendre compte que ce sont les politiques, non sanctionnés par les électeurs qui ont effectués des emprunts. Alors il ne sert à rien de s'en prendre aux banques, car si on rembourse rapidement ou si on ne leur demande rien, on ne leur doit rien. Et une banque à autant intérêt à prêter qu'à être remboursée. Certes, il est possible que certaines banques puissent influencer le politique pour qu'il prenne des prêts, mais pas au point de le mener à l'impossibilité de rembourser, car dans ce cas la banque agirait contre elle. Mais si une démocratie fonctionnent bien, c'est à la presse d'en informer les plus ignorants, et à tous de licencier les politiques qui seraient dépendants des banques, ce que les électeurs ne font pas !

Le marché du travail est un autre problème, et parler d'une sorte de classe prolétaire exploitée est totalement fallacieux, car en fait il y a plusieurs couches différentes:

- Hors les malades, on a ceux qui ne veulent rien faire, qui ne veulent pas appendre un métier (FPA et CAP gratuits quand on est chômeur ou au RSA), ces derniers sont évidemment souvent mal payés, et ne servent généralement à rien, on les gardes avec des aides d'Etat afin de ne pas augmenter le chômage en les remplaçant pas des machines, ce sont les Smicards, qui se classent presque dans les RSAistes, ils vivent de l'aumône des autres volontairement.

- Il y a les ouvriers et les employés, qui maîtrisent une fonction ou un métier technique reconnu, eux n'ont généralement pas de problème de travail dans nos sociétés, au contraire on en manque (des ouvriers).
Avoir un métier et gagner sa vie honnêtement ne va pas souvent chercher bien loin pourtant, il suffit d'être ... cuisinier, coiffeur, mécanicien, électricien, plombier, électronicien, informaticien...


- Il y a en dernier les cadres et professions libérale, qui eux non plus n'ont pas réellement de problème d'emploi avec une qualification sérieuse.
Il y a la classe maîtresse, celle des ingénieurs diplômés d'Etat, qui passent par math sup et spé, eux sont embauchés souvent avant la fin de leur scolarité par l'industrie ; ensuite on a les doctorants de toutes les profession en grande partie des professions libérales qui trouvent aussi du travail, soit dans le privé, soit dans le public, reste ceux qui mal diplômés ou désirant une indépendance vont monter leur propres société et y arriver aussi.

Comme quoi ces trois catégories de prolétaires ne sont aucunement identiques.

Notons au passage que des diplômes inutiles à l'économie ne servent à rien et n'ont aucune autre valeur que de cultiver la personne. C'est un plus si on a un vrai métier, mais ça ne sert à rien aoutement. Cette dernière tanche de diplômés inutiles vocifère souvent alors que c'est eux qui par paresse ou stupidité vont vers des diplômes qui ne leur donneront aucun emploi pseudo-correspondant, ils finiront fonctionnaires souvent...

Le problème du travail, du chômage, a un rapport avec ce qui est susdit évidemment, mais encore il suit l'offre et la demande. Jadis il y avait plus d'offres que de demandes (jusqu'aux années 1973 où on pouvait négocier son salaire de l'heure dans une proportion de 30%), mais ceci s'est vite tari avec le dépassement de la demande par rapport à l'offre, bien qu'une partie de l'offre actuellement ne soit pas encore comblée, faute principalement d'absence de qualification de certains, parfois de motivation (déménagement, etc)...

Les deux facteurs provoquant une hausse de la demande furent quasi conjointement l'immigration africaine, voire ensuite asiatique et le féminisme (à ce titre on est passé de jeunes femmes pouvant travailler si elles le voulaient, à une mystification de liberté par le travail qui a poussé les femmes à faire n'importe quoi pourvu qu'elles travaillent)...

Ces deux facteurs concomitants ont totalement déstructurés l'économie du travail, est on est passé à une demande supérieure à l'offre, qui s'est aggravée avec la non qualification des descendants des populations africaines sur nôtres sol, voir aussi à la non qualification des femmes.

In fine, je veux en arriver à tenter de te répondre en disant que le marché du travail n'est équitable que si on retrouve l'équilibre entre l'offre et la demande et que l'on a une qualification utile à l'économie, ce qui porte un taux résiduel du chômage à moins de 5%, taux estimé incompressible.

Ainsi, tant qu'on ne sera pas revenu à une situation d'équilibre et à la qualification des individus, il y aura un déséquilibre, qui naguère profitait aux salariés, et qui dorénavant profite aux employeurs.
On n'a actuellement aucun besoin de la main d'œuvre dite immigrée et des non-qualifiés, à contrario de ce que disent certains dirigeant européens, on peut aisément remplacer un grand nombre de ces postes par des machines.

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 15/07/2011 - 23:05

FN-vite a écrit :
EhJoe a écrit :
Jack44 a écrit :C'est quoi être anti capitaliste ? Être contre la propriété privée ? Ma brosse à dent je dois la partager avec tout mon quartier ? Non merci.


Bonsoir Jack11,

Etre capitaliste c'est accepter le droit à la propriété privé, à la responsabilité individuelle, à la libre entreprise, ce qui sous-tend un Etat de droit dans une démocratie avec la possiblité de s'exprimer, de voyager...


Faux.
Une dictature peut promouvoir un système capitaliste.
Regarde la France de Sarkozy !


FN-Vite,

Evidemment, la Chine par exemple, mais elle reste une économie planifiée utilisant actuellement le capitalisme dans un mécanisme planifiées.

Ça ne correspond pas à une économie liébrale "totale", puisque c'est l"Etat qui détermine de façon prépondérante les secteurs libéraux, et bien d'autres choses encore.

Ce sont des sortes d'exception d'éconmies mixtes de certains régimes communistes, qui sont au moins obligés dans les échanges entre Etats d'utiliser le capitalisme, ça ne leur retire pas leur régime d'économie planifiée communiste, la planification n'est seulement pas totale.

*

Concernant la France, son système de gouvernance est proche de la dictature, il y tend, mais ce n'est pas une dictature totale, il existe une presse d'opposition, deux partis politique prétendant au pouvoir, une élection des dirigeants par un tiers de la population votante, la dictature n'est pas absolue, mais chat vient chat vient, comme disent les chats qui parlent...

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Jack44 » 16/07/2011 - 8:15

A mon sens le vrai problème n'est pas la morale ou non du capitalisme (n'en déplaise aux marxistes qui veulent tout partager, mais surtout les biens des autres).

Le problème est ce système ultra monétaire dans lequel nous sommes, où les banques, telles des faux monnayeurs, peuvent octroyer des prêts à partir d'argent qu'elles n'ont pas dans leur coffre ! Si demain un membre de PdF me demande 10 €, bah si je n'ai pas la monnaie sur moi, je ne peux pas les lui prêter. Alors que la banque, et bien elle va noter sur son ordinateur crédit de 10 €, et les prêter à partir de rien.

Plus jeune j'étais bien naïf. Je pensais que le rôle d'une banque était de collecter des fonds, éventuellement de rémunérer l'épargne, et d'utiliser ces dépôts afin de prêter à ceux qui en ont besoin, naturellement à un taux supérieur au taux de rémunération de l'épargne. Quelle erreur. Avec le système des réserves fractionnaires de crédit, une banque peut prêter de façon illimité à partir d'argent qu'elle n'a pas. Il s'agit d'une "promesse de remboursement".

Or, qu'est-ce que cela engendre ? Le crédit facile, l'expansion, avec une croissance fort de part le monde pendant une certaine période, oui. Et, aujourd'hui, cette sur abondance d'argent par rapport à la production de biens engendre perte de la valeur de l'argent, inflation, endettement, sphère monétaire complètement déconnectée de la sphère réelle, des banquiers toujours plus rois qui font danser les gens comme des marionnettes.

Je pense donc que pour qu'un système soit plus juste, il faut supprimer le système de réserves fractionnaires, et revenir à des simples de dépôts. Le crédit sera plus compliqué à obtenir, terminé les cartes d'hyper marchés qui proposent des prêts d'usure. La croissance et l'expansion seront plus modestes, mais plus efficaces.
Les vainqueurs ne sont pas les plus talentueux, ce sont ceux qui abdiquent le plus tard

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 16/07/2011 - 8:37

FN-vite a écrit :
EhJoe a écrit :
FN-vite a écrit :
EhJoe a écrit :
Jack44 a écrit :C'est quoi être anti capitaliste ? Être contre la propriété privée ? Ma brosse à dent je dois la partager avec tout mon quartier ? Non merci.


Bonsoir Jack11,

Etre capitaliste c'est accepter le droit à la propriété privé, à la responsabilité individuelle, à la libre entreprise, ce qui sous-tend un Etat de droit dans une démocratie avec la possiblité de s'exprimer, de voyager...


Faux.
Une dictature peut promouvoir un système capitaliste.
Regarde la France de Sarkozy !


FN-Vite,

Evidemment, la Chine par exemple, mais elle reste une économie planifiée utilisant actuellement le capitalisme dans un mécanisme planifiées.

Ça ne correspond pas à une économie liébrale "totale", puisque c'est l"Etat qui détermine de façon prépondérante les secteurs libéraux, et bien d'autres choses encore.

Ce sont des sortes d'exception d'éconmies mixtes de certains régimes communistes, qui sont au moins obligés dans les échanges entre Etats d'utiliser le capitalisme, ça ne leur retire pas leur régime d'économie planifiée communiste, la planification n'est seulement pas totale.

*

Concernant la France, son système de gouvernance est proche de la dictature, il y tend, mais ce n'est pas une dictature totale, il existe une presse d'opposition, deux partis politique prétendant au pouvoir, une élection des dirigeants par un tiers de la population votante, la dictature n'est pas absolue, mais chat vient chat vient, comme disent les chats qui parlent...


je reformule : dictature de la France de Sarkozy, au lieu de régime totalitaire de Sarkozy.

Quand le peuple vote NON 'référendum de 2005 et que le führer signe OUI le 13/12/2007 à Lisbonne, je n'appelle pas ça "tendre vers une dictature". J'appelle ça "une dictature" (c'est fait).
Tout ce qui est autours, c'est à dire les partis d'opposition, les urnes, les cartes d'électeurs... ne sont que des jouets, des hochets, mais surement pas de vrais outils d'une démocratie.
Ce qui est triste, c'est que le peuple s'en contente...



FN-vite,

Oui, exact pour Sarkozy, mais il l'a dit avant d'être élu, c'était aux électeurs de ne pas l'élire !

Tandis que Miterrand lui, il a refait voter jusqu'à ce que le résultat soit celui qu'il demandait !

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 16/07/2011 - 9:18

Jack44 a écrit :A mon sens le vrai problème n'est pas la morale ou non du capitalisme (n'en déplaise aux marxistes qui veulent tout partager, mais surtout les biens des autres).

Le problème est ce système ultra monétaire dans lequel nous sommes, où les banques, telles des faux monnayeurs, peuvent octroyer des prêts à partir d'argent qu'elles n'ont pas dans leur coffre ! Si demain un membre de PdF me demande 10 €, bah si je n'ai pas la monnaie sur moi, je ne peux pas les lui prêter. Alors que la banque, et bien elle va noter sur son ordinateur crédit de 10 €, et les prêter à partir de rien.

Plus jeune j'étais bien naïf. Je pensais que le rôle d'une banque était de collecter des fonds, éventuellement de rémunérer l'épargne, et d'utiliser ces dépôts afin de prêter à ceux qui en ont besoin, naturellement à un taux supérieur au taux de rémunération de l'épargne. Quelle erreur. Avec le système des réserves fractionnaires de crédit, une banque peut prêter de façon illimité à partir d'argent qu'elle n'a pas. Il s'agit d'une "promesse de remboursement".

Or, qu'est-ce que cela engendre ? Le crédit facile, l'expansion, avec une croissance fort de part le monde pendant une certaine période, oui. Et, aujourd'hui, cette sur abondance d'argent par rapport à la production de biens engendre perte de la valeur de l'argent, inflation, endettement, sphère monétaire complètement déconnectée de la sphère réelle, des banquiers toujours plus rois qui font danser les gens comme des marionnettes.

Je pense donc que pour qu'un système soit plus juste, il faut supprimer le système de réserves fractionnaires, et revenir à des simples de dépôts. Le crédit sera plus compliqué à obtenir, terminé les cartes d'hyper marchés qui proposent des prêts d'usure. La croissance et l'expansion seront plus modestes, mais plus efficaces.



Bonjour Jack 44,

Tu as totalement raison, même les particuliers font la même chose, combien débutent leur vie de travail avec des emprunts de trente ans pour 200.000 Euros...
C'est en fait le principe du crédit qui est devenu déraisonnable, car en lui, il est un bon outil, utilisé avec raison.

L'économie est devenue bien plus virtuelle, favorisant une expansion anormale, il devient rare d'avoir des sociétés qui ne travaillent qu'avec leur fonds propres et privés, ceci parcequ'en tentant de s'étendre, il faut grandir, et donc avoir de l'argent pour s'attaquer à des marchés plus grands...

Les banques ont plus de contraintes que ça il me semble : séparation des fonds de dépôt et de spéculation, fonds propres en proportion d'une partie des opérations, réassurance de l'Etat sur les comptes de dépôt et d'épargne...

Je partage ton point de vue sur ce que serait une économie saine, mais le frein à la croissance serait énorme, en plus, si tous ne sont pas vertueux, ce qui serait le cas, les investisseurs iraient chez les non-vertueux car se serait plus rentable que d'aller vers un Etat vertueux qui rapporte peu...

Exemple la banque des USA doit prêter à 0,5%, celle d'Europe à 3% (environ, à vérifier sur le Net, peu importe), alors ce que font les investisseurs, quand l'Europe demande des Sous, les banques empruntent aux USA à 0,5 et elle refile à l'Europe à 3, bénéfice brut 2,5...
- Faible taux = relance plus vive par le crédit pas cher + inflation.
- Fort taux = relance moins vive car moins de crédit + inflation maîtrisée.

Je crois que tous ceux qui s'intéressent à l'économie savent tout ça, mais on préfère un système dans lequel tous les siècles il y a un marasme économique de dix ans qui fait le nettoyage des mauvais en sus, que de tenter des accords internationaux impossibles à réaliser en pratique, qui en plus sont antagonistes aux besoins de la politique d'avoir des résultats immédiats (chômage par exemple)...

En dernier, le plus important, depuis que le monde est monde, l'économie a toujours été liée à une régulation par la guerre, mais comme pour l'instant nous ne faisons plus de grandes guerres, il aurait fallu prendre des mesures équivalentes (limite de la prolifération humaine, fin de vie médicale à la demande, laisser les risques naturels sans prévention "accidents mortels", éviter les naissances dont on sait que les parents risquent de créer des enfants infirmes), bref, toutes mesures économisant humainement des frais insupportables à la longue.
N'ayant rien fait on va gagner presqu'une génération, mais on n'a pas les moyens de l'entretenir, ah…

Nota bene, Ne pas en déduire que je revisite "mon combat" en faisant de l'eugénisme, mais simplement du réalisme économique, et l'économie n'a rien d'humain, elle est inhumaine, mais ce sont ces règles qui nous permettent paradoxalement d'être humains…

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Yoko » 16/07/2011 - 10:23

D'ailleurs à ce propos, je me souviens d'une phrase de la momie du jurassic (Giscard) qui avait dit après le référendum, il faut refaire voter les français jusqu'à ce qu'ils disent "oui" !

Cette phrase, je ne l'ai pas oublié et j'imagine que Sarko non plus mais lui il a pris l'initiative de signer le traité en passant outre notre "non" !
Dans le cochon tout est bonImage

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 16/07/2011 - 11:48

FN-vite a écrit :
EhJoe a écrit :
FN-vite a écrit :
je reformule : dictature de la France de Sarkozy, au lieu de régime totalitaire de Sarkozy.

Quand le peuple vote NON 'référendum de 2005 et que le führer signe OUI le 13/12/2007 à Lisbonne, je n'appelle pas ça "tendre vers une dictature". J'appelle ça "une dictature" (c'est fait).
Tout ce qui est autours, c'est à dire les partis d'opposition, les urnes, les cartes d'électeurs... ne sont que des jouets, des hochets, mais surement pas de vrais outils d'une démocratie.
Ce qui est triste, c'est que le peuple s'en contente...



FN-vite,

Oui, exact pour Sarkozy, mais il l'a dit avant d'être élu, c'était aux électeurs de ne pas l'élire !

Tandis que Miterrand lui, il a refait voter jusqu'à ce que le résultat soit celui qu'il demandait !

Il avait dit quoi avant d'être élu ? Qu'il était pour l'Europe ? De toute façon, les français qui ont voté en 2007 avaient le choix entre un mondialiste et un mondialiste. C'est pour ça que je suis resté chez moi ce jour là.

Mais soit, il a été élu...

Avant de l'être, a-t-il eu le courage politique de dire qu'il passerait outre le choix des français dans leur décision référendaire de 2005 ? J'en doute.



FN vite, suite...

Si si si, il l'avait dit avant d'être élu qu'il ferait adopter une modification pour que ce soit applicable.

Ah, j'en ai bavé à te trouver ça, tiens, c'est ici à

"•Union européenne/ Europe
- vote sur un nouveau traité européen simplifié par voie parlementaire : présidence stable du Conseil européen, création d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union,"

http://politique.com/journal/programme- ... -2007-371/


Mais je suis de ton avis, il n'y a pas un choix énorme, entre les deux en théorie il y a des différences qui s'estompent en pratique.

C'est un peu normal la droite s'ampute de la moitié droite de ses électeurs (FN et autres), alors il reste le centre et la gauche de la droite (hors centristes).

Mais la droite UMP est récupérable à 50% je crois, pour ces élus nationaux c'est une question de risque, donc d'argent, si on leur garantissait la même place élective, voire meilleure, tu aurais 30% de l'UMP qui collerait sans problème au FN, et sans doute 20% qui suivrait selon la direction du vent.

D'ailleurs ça marche aussi au FN, du temps où il avait des députés, donc des places rémunératrices, tu avais des notoriétés qui venaient (médecins, profs), et quand ça a été supprimé, presque plus rien...

Ces quarante dernières années tu as un glissement des plaques politiques vers la gauche. Plus les pays émetteurs de l'idéologie marxiste disparaissent, plus l'idéologie survit, c'est étrange.
Tout vient du modèle : les USA, jadis les Républicains étaient comme le FN, maintenant ils sont comme l'UMP, voire le centre, et les conservateurs qui jadis étaient comme l'UMP actuelle, sont désormais comme le parti socialiste, tant est que le "Tea party" passe à droite des Républicains.
Eux aussi en ont assez du bipartisme interchangeable.
Plus le temps passe et moins il y a de partis pouvant accéder au pouvoir, et moins il y a de partis et plus on se dirige vers le parti unique de la dictature, ceci en se servant de la loi du pouvoir évidemment.
Une loi latine, Romaine, basée sur au moins mille ans d'existence politique le confirme "Plus un état est dégénéré, plus il fait de lois", régnant par l'oppression de l'interdiction.
Alors on va dans le bon sens.
Je crois que derrière tout ça il y a les protestants conservateurs, le protestantisme reste un réel danger pour le monde libre, car il est fait d'interdits toujours plus pesants d'un perfectionnisme malsain.

M'enfin, je préfère quand même voter à droite qu'à gauche.

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 16/07/2011 - 14:31

FN-vite a écrit :... La voie parlementaire représente en théorie le peuple puisqu'elle est une simplification d'un système de consultation populaire dans notre "démocratie".
Comment se fait-il qu'un vote par nos parlementaires d'un même traité, se traduise par une acceptation de 560 voix pour et 181 contre, soit 75,67%, quand le peuple a rejeté à 55% ?
C'est un terrible aveu que notre assemblée ne représente pas le peuple mais qu'elle est aux ordre du führer.

Si je délègue un pouvoir de représentation à un tiers de confiance et que ce tiers de confiance ne respecte pas mes instructions, alors le contrat est rompu, le pouvoir est annulé et toutes les décisions qu'il aura prise en mon nom sont nulles et non avenues.

La décision du parlement ne compte pas, la signature de Sarkozy ne compte pas, parce que rien de tout cela n'est légitime. Rien de tout cela ne respecte ou représente la volonté du peuple.

Peine de mort pour haute trahison des intérêts de la nation.


FN vite ...

Le pouvoir légitime est défini par l'article premier et unique :
"La raison du plus fort est toujours la meilleure".

Oh, je voulais juste dire qu'il l'avait annoncé dans son progamme et expliqué oralement, pas davantage...

Le parlement représente environ un tiers des français, qui, si ce tiers est majoritaire, il est réputé représentr la moitié, et la moitié est réputé représenter la totalité, étranges mathématiques...
Le Président de la République représente environ le quart des français.

Toutefois :
- Il est quasiment impossible d'avoir une majorité supérieure à deux tiers en démocratie.
- Se pose aussi la question du vote : est-ce que ceux qui vivent seulement d'aides alors qu'ils pourraient travailler peuvent voter, car leur intérêt est à n'importe quel prix d'avoir des aides, y compris en faisant des dettes (irresponsabilité) ?
Car dans ce cas plus les partis seraient démagogues en distribuant des aides (AF, SMIC, RSA) plus ils auraient de voix (parti socialiste notamment), pour ma part je suis pour le suffrage censitaire (pas d'impôts directs = pas de vote), dans la limite de 10% des moins payants néanmoins, car le vote doit demeurer représentatif ; ça descendrait la gauche en flèche !

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar coq » 18/07/2011 - 19:13

J'imagine que l'ode faite au "capitalisme" lue ici fait référence à l'initiative et l'entreprise individuelle, en théorie du moins.
Parce que dans la réalité, ça ne marche pas comme ça, nous en avons la preuve sous les yeux chaque jour.
Alors la théorie c'est beau, c'est comme certains livres à vocation rouge, c'est beau sur le papier....

Quand aux banques.....
Elles n'ont même pas 1/10eme de ce qu'elles prêtent!
Alors gagner de l'argent sans aucune productivité sinon l'écriture d'une ligne comptable avec quelque chose qui n'existe pas, laissez moi rire, c'est donc ça le beau capitalisme?
http://www.gollnisch.com/
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Et pendant que dans la cage rats blancs et rats noirs s'entre-déchirent, le laborantin observe et modifie les conditions de l'expérience selon sa volonté, prêt à modifier l'équilibre des forces lorsque ça l'arrange. L'important est que tant que les rats se battent entre eux ils ne risquent pas de sortir de la cage pour s'en prendre à leur bourreau.
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 18/07/2011 - 22:27

coq a écrit :J'imagine que l'ode faite au "capitalisme" lue ici fait référence à l'initiative et l'entreprise individuelle, en théorie du moins.
Parce que dans la réalité, ça ne marche pas comme ça, nous en avons la preuve sous les yeux chaque jour.
Alors la théorie c'est beau, c'est comme certains livres à vocation rouge, c'est beau sur le papier....

Quand aux banques.....
Elles n'ont même pas 1/10eme de ce qu'elles prêtent!
Alors gagner de l'argent sans aucune productivité sinon l'écriture d'une ligne comptable avec quelque chose qui n'existe pas, laissez moi rire, c'est donc ça le beau capitalisme?



Bonjour le Coq,

Je ne sais pas à qui tu t'adresses, mais comme je me sens un peu concerné je réponds :

Déjà j'ai juste fait deux petites années de droit, mais pas de droit bancaire, ce serait bien qu'une personne savante en ce domaine réponde, toutefois : les banques :

- Leurs activités doivent être séparées (dépôt et spéculation), mais si elles tombent en faillite, il est certain que c'est l'ensemble qui tombe, sauf pour les banques d'affaires.
- Les comptes sont garantis à 70.000 Euros il me semble, par un fond commun interbancaire de garantie, hors faillite donc.
- Le bilan comptable des banques fait qu'elles ne peuvent prêter plus qu'elle n'ont de passif ((dettes + fraction de réserve) + fonds propres). De facto l'actif se compose (des crédits et des immobilisations). Ça c'est de la comptabilité de base...

Toutefois, une dette peut s'avérer irrécouvrables, c'est ce qui s'est passé en 2008, et là, le bilan est déséquilibré, le passif devient plus faible que l'actif, c'est pourquoi l'Etat leur a prêté pour se recapitaliser (regonfler le passif) et restituer les prêts avec intérêt sur le prochain exercice bénéficiaire, ce qu'elles ont fait.
Certes, il peut y avoir des dettes, un prêts tellement important, qui au moment de l'octroi ne laissaient rien deviner, mais s'avère non remboursable, dans ce cas, sans aide extérieure la banque peut faire faillite, comme sus-cité.

Mais ceci ne diffère en rien de toute autres sociétés, voir de tout particulier, si une société tombe en faillite, le salarié est créancier privilégie et bénéficie comme pour une banque d'un FNG des Salaires.

Alors en réponse, les banque ont la totalité de ce qu'elles prêtent au point de vue comptable, après c'est une question d'estimation des risques et de "divination" quand un prêt s'échelonne par exemple sur quinze ans...

Il est par contre vrai que la banque prête de largent qu'elle n'a pas réellement en sa possession, l'argent qui va être mis en prêt et garanti par le remboursement des prêts déjà octroyés (moins une réserve d'impayés et de sécurité) + ses fonds propres.

*

Mais comme tu sais faire une distinction judicieuse entre la théorie et la pratique, il ne t'aura pas échappé que le Président Sarkozy veut obliger les banques à prêter avec la France et l'Allemagne principalement, aux Etats défaillants, comme la Grèce, ce qui va gravement nuire aux banques si la Grèce ne rembourse pas sa dette.

*

Les banques ne gagnent pas de l'argent sans aucune productivité, c'est faux ! On ne peut pas regarder la production comme quelque chose qui ne soit que matériel, il faut de l'immatériel afin de produire du matériel très souvent, sauf pour ceux qui ont des fonds propres (très rare).

Les banques depuis le moyen-âge principalement sont essentielles, et à la sécurité des capitaux, et à l'investissement pour de grosses réalisations qui ne pourraient se faire sans elles, à moins de demander des prêts à des centaines de financiers ou de faire un appel compliqué à l'épargne publique. C'est en ça qu'elles sont un facteur déterminant de l'activité des sociétés et de la consommation des particuliers, sans omettre qu'elles sont aussi employeurs et payes beaucoup d'impôts à l'Etat.

*

L'idéal serait un monde vertueux, ou il n'y aurait que des fonds propres et aucun crédit, mais ça mettrait en faillite 95% des sociétés !
Depuis que les banques existent on a pu réunir de grands capitaux et faire de grands travaux (sans banque, pas de grand développement), dont une part à risque par le crédit, crédit qui favorise le développement et accroit sa vitesse.
On devance en fait le matériel qui va en résulter, par l'immatériel du crédit. Le sytème fonctionne tant que le crédit va a des sociétés susceptibles de rembourser, et que les impayés ne sont pas trop nombreux, et que les dirigeants des banques sont compétents et sérieux.
On ne pourra pas revenir en arrière, l'économie mondiale est sur ce modèle, on est passé à l'an mil du petit investissement en fond propre, au grand investissement par le crédit généralisé.

D'ailleurs le système se comprend mieux avec un particulier, est-ce mieux de louer un logement et de dormir au sol, pour, à chaque mois acheter un meuble au comptant, ou faire un crédit de deux ans, avoir ce qu'il faut pour vivre immédiatement et rembourser avec des intérêts...
Le crédit a cet immense avantage d'aller plus vite, mais à deux conditions, celle d'être raisonnable et de pouvoir rembourser.

In fine, on ne peut que maintenir, que l'éidéal est celui qui ne prend jamais de crédit, et a assez de ses capitaux propres pour assurer sa prospérité, mais c'est très rare d'être dans ces conditions, alors les autes...

*

Ce qui manque a priori, c'est de faire la distinction entre la banque en tant qu'organisme, et le comportement de certains banquiers irresponsables, les deux ne sont pas liés, et il ne faut pas les lier.
Dernière édition par EhJoe le 19/07/2011 - 7:58, édité 1 fois.

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 19/07/2011 - 8:42

Bonjour,

A certaines interventions on sent poindre une sorte de complot qui sourdrait des entrailles de l'histoire, le fameux complot international de la finances.

Ceci est bien résumé dans l'intervention de Philippe IV le bel, qui en parfait synchronisme avec l'autorité papale s'empara de la fortune des templiers en les accusant de tous les mots de la terre ; histoire dont sont issus les fameux rois maudits, que le hasard vint servir à point.

Les templiers n'avaient pas fait de complot, ils n'avaient rien fait d'autre que la banque, mais le Trésor était si vide et eux si opulents, que le bon Philippe le bel voulait s'accaparer l'or des templiers pour renflouer l'Etat et aussi ne pas permettre qu'une puissance financière soit plus riche que l'Etat et puisse bénéficier de cette influence....

Depuis ce jour de pleine Lune, au petit matin du vendredi 13 octobre 1307, pour preuve, Saturne, Uranus et Neptune sont en alignement, sans cesse renaît le complot des banques, où des banquiers cupides et avides, apatrides et vagabonds se réunissent à la nuit tombée comme des rats dans une cave noire et humide, complotant jusqu'au matin à la lueur vacillante d'une chandelle de mauvaise cire ; leurs doigts crochus aux ongles sales et mal taillés, au doigts jaunis par le métal précieux, comptent et recomptent les pièces d'or qui font un bruit sourd en tombant sur le tas d'or qui renvoie la lumière anémiée de la chandelle... la légende est là, tenace, elle deviendra réalité dans certains esprits propices au mythes sournois, où chaque ombre peut cacher un banquier au nez crochu et aux pieds plats avec une bosse dans le dos évidemment, témoignage de la disgrâce même de Dieu sur ces être infâmes qui dirigent la galaxie de leur or tant convoité...
.

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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar coq » 19/07/2011 - 20:15

Bonjour, tout le monde!

FN-VITE:

Bien sur que je suis favorable à l'entreprise individuelle, et à la responsabilité individuelle.
Bien sur que je ne peux qu'encourager l'artisan, la petite PME, ainsi que la "banque", mais cette dernière, de manière raisonnée, voir d'Etat!!!!

EhJoe:
Nous sommes d'accord, l'argent que la banque m'a prété pour payer ma maison, elle ne l'avait pas.
J'ai acheté fin 94, et d' ici peu de temps, j'aurais remboursé plus de deux fois la valeur de ce que j'ai emprunté.
Qui décide si l'artisan va continuer son activité?
Qui décide si la PME va continuer à payer ses fournisseurs?
Qui décide si le quidam va vivre "mieux" ou non?

L'histoire du "les Etats (ou les particuliers et entreprises privées)ont trop emprunté" est d'un simplisme déconcertant, dont la cause est certainement idéologique et donc l'affirmation maladroite: grâce à quoi, à qui les établissements bancaires se gavent ils?

Bien évidement, sans la banque, pas de grand développement.
La question est: que nous apporte le progrès, et qu'est ce que ce dernier apporte aux banques remplies d'intérêts antinomiques à la Nation?

EhJoe a écrit:
Les banques ne gagnent pas de l'argent sans aucune productivité, c'est faux ! On ne peut pas regarder la production comme quelque chose qui ne soit que matériel, il faut de l'immatériel afin de produire du matériel très souvent, sauf pour ceux qui ont des fonds propres (très rare).


J'aimerais plus d'explications, non pas que je souhaite te piéger, mais je ne parviens pas à concevoir ce qui est écrit.
http://www.gollnisch.com/
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 20/07/2011 - 7:02

coq a écrit :Nous sommes d'accord, l'argent que la banque m'a prêté pour payer ma maison, elle ne l'avait pas.

J'ai acheté fin 94, et d' ici peu de temps, j'aurais remboursé plus de deux fois la valeur de ce que j'ai emprunté.

Qui décide si l'artisan va continuer son activité?
Qui décide si la PME va continuer à payer ses fournisseurs?
Qui décide si le quidam va vivre "mieux" ou non?

L'histoire du "les Etats (ou les particuliers et entreprises privées) ont trop emprunté" est d'un simplisme déconcertant, dont la cause est certainement idéologique et donc l'affirmation maladroite: grâce à quoi, à qui les établissements bancaires se gavent ils?

Bien évidement, sans la banque, pas de grand développement.
La question est: que nous apporte le progrès, et qu'est ce que ce dernier apporte aux banques remplies d'intérêts antinomiques à la Nation?

EhJoe a écrit:
Les banques ne gagnent pas de l'argent sans aucune productivité, c'est faux ! On ne peut pas regarder la production comme quelque chose qui ne soit que matériel, il faut de l'immatériel afin de produire du matériel très souvent, sauf pour ceux qui ont des fonds propres (très rare).


J'aimerais plus d'explications, non pas que je souhaite te piéger, mais je ne parviens pas à concevoir ce qui est écrit.



Bonjour le Coq,

- Les banques ont en contrepartie des prêts, les créances de leurs débiteurs (les emprunteurs qui remboursent), moins une réserve correspondant au risque d'impayés (je ne la connais pas, dans les 20%) + leurs fonds propres.
Donc une banque à une part de fonds propres + le remboursement des crédits à venir.

-
Stricto sensu "elles n'ont pas la totalité de l'argent", parfois sans doute seulement 20%, mais elles ont des rentrées d'argent, et en comptabilité, à partir du moment où la créance est "réputée" certaine elle est prise en compte, on rectifie si elle devient impayée.

-
Ces mécanismes peuvent sembler surprenants pour des particuliers, mais le droit commercial est un droit qui a dû s'adapter à la vitesse et aux impératifs du commerce (j'ai eu deux ans une société achevée politiquement par le fisc, mais pas en faillite, je l'ai fermé, je ne suis pas failli)...

Deux exemples :
-
L'escompte : Tu reçois un effet de commerce de ton débiteur, à payer dans trois mois.
Pourquoi ne pas utiliser de l'argent qui t'appartient in futurum... Alors tu vas à ta banque et tu demandes qu'elle escompte cette créance, généralement elle accepte, elle te verse sur ton compte le montant de l'effet de commerce moins sa commission (dans les 3%), et ensuite elle devient détentrice de l'effet qu'elle va encaisser à terme, sauf s'il est impayé, dans ce cas la banque te retourne l'effet, reprend le montant sur ton compte et garde la commission.
Ceci pourrait difficilement se faire sans les banques...

-
Sur les marché internationaux, tu as une bonne info qui te fais savoir que le pétrole va augmenter, alors tu achètes la cargaison d'un pétrolier au prix de 100 us$ l'unité, en ne versant que 10% à la commande, de ce fait le bateau se dirige vers ton jardin. Ensuite le pétrole monte, il passe à 150 us$ l'unité, ben t'as plus qu'à revendre le tien vite fait 145 us$ l'unité, et tu va toucher une marge de 145-100=45 l'unité, moins les 10%, moins la commission, moins le petit détour du pétrolier. Elle n'est pas belle la vie...
Mais évidemment, si tu n'arrive pas à vendre ta cargaison, ton pétrolier va finir dans ta piscine et tu vas devoir payer les 90% restant (moins la revente à perte)... En fait, il n'ira jamais dans ta piscine le bateau car tu vas revendre à moindre perte avant qu'il n'arrive.

Vilain spéculateur, pourtant la spéculation n'est pas nuisible, c'est le moyen de gagner de l'argent comme un autre moyen, et en plus il stimule les marchés, écartant les plus faibles qui ne peuvent plus tenir leur rang.

-
Tout le monde spécule, sur eBay par exemple, quand tu fais monter les prix en proposant un objet rare, c'est de la spéculation.

Mais... grâce à cette spéculation, sans que tu ne le saches, les intérêts de ton assurance vie sont peut être, être versés grâce à un produit qui pour 20% par exemple est pris sur la valeur du pétrole, sur 50% de blé, et sur 30% de l'or (fameux produits financiers), donc tu vas en bénéficier...

Dans l'absolu l'économie et le commerce n'est ni moral ni amoral, sauf éventuellement celle du financier, en économie il y a trois choses principales, un acheteur, un vendeur et une marchandise.
La définition de l'économie c'est ; "De créer des besoins".

Magnifique exemple, 99% des gens ont un téléphone portable, or 1% en a réellement besoin…

Par contre, c'est aux politiques de mettre des barrières, de faire du droit pour que ce qu'il estime être amoral ne soi pas atteint par l'économie.

En fait, le financier, celui qui a les fonds, et l'économiste, le technicien de la finance, cherchent à faire les plus gros bénéfices avec les plus petits risques le plus rapidement possible dans le respect des lois des états.

*

Passons à ta maison et à cette ignoble banque qui t'a fait payer le double, ce qui n'est pas encore dramatique, donc de 1994 à 2014 on va dire, soit 20 ans de crédit.
-
Je note une projection d'inflation de 32% entre 1994 et 2014, moyenne 16%, donc en moyenne à revenus égaux ou supérieurs, avec l'inflation ton crédit sur ton pouvoir d'achat est de -16%, ce qui veut dire que ton crédit te coûte 16% de moins en moyenne chaque année sur 20 ans, et sans doute davantage car je n'ai pas fait d'inflation cumulée.

Je note maintenant le prix de foncier bâti, la plus-value est d'environ 35% en moyenne française de 1994 à 2014.

Donc, ton habitation valant 100 et payée 200, en réalité n'est que payés 170 avec l'inflation moyenne, et ayant pris 35% en vaut désormais 135, alors tu fais 170-135 = 35% de paiement supplémentaires au prix d'achat en 20 ans.
Comme tu peux le voir, tu es loin d'avoir payé le double, tu n'as en réalité payé que 35% en plus, en définitive, non ?
-
Ce qui fait à peine 2% par an pour la banque en brut, soit sans doute 0,75 en net, la banque n'est pas perdante, mais pas loin (sauf si tu as pris un crédit réactualisable)…

*

Non, les banques ne décident pas de la vie ou de la mort des sociétés, elle donne des crédits selon leurs moyens et la solvabilité des entreprises, leurs perspectives aussi.
-
Avant la crise, les banque octroyaient beaucoup de prêts, après la crise on leur a dit d'être plus responsables, alors elles accordent moins de prêt selon les critères sus-cité ; il en résulte que les entreprises se plaignent, et le gouvernement intervient (il a souvent une participation dans les banques), ordonnant aux banque de prêter davantage ; comme quoi c'est souvent le politique qui fait des conneries et le met sur le dos des autres…
-
C'est même plus infâme que ça, car quand le chômage monte, l'Etat oblige les services publics à lancer des emprunts publics ou sur les marchés pour commander des renouvellements de matériels dont ils n'ont aucunement besoin (avion, trains)… Puis 30 ans plus tard, quand ces société sont endettées jusqu'au cou sur ordre de l'Etat, les hommes politiques les privatise en les fustigeant (SNCF par exemple) : "Regardez comment vous vous êtes endettés, vous êtes irresponsables"…
Alors que c'est l'Etat qui leur a ordonné de dépenser en s'en servant comme variable d'ajustement, ça tout le monde ne le sait pas.

*

Oui, il faut faire des grand travaux utiles, car plus les structures sont bonnes, plus elles sont propices au commerce et attirent les sociétés, comme une bonne fiscalité attire les sièges sociaux (qui payent l'impôt). Un pays qui n'aurait pas de bonnes routes, de voies fluviales navigables, de grands ports fluviaux et maritimes, qui n'aurait pas de grand quartiers d'affaire, des transport en commun et des logements, qui n'aurait pas assez d'aéroports, qui aurait une main d'œuvre non qualifiée, qui aurait des coupures de fluides (tél, eau, gaz, jus), ceux-là ne verront jamais beaucoup d'entreprises, tandis que les autres pays qui se développent en verront bien davantage, alors le développement c'est une condition sine qua non de la prospérité par l'entreprise.

-
Il y a aussi quelque chose d'important pour les sociétés dans un pays, c'est un droit fiscal favorable et stable, avec un Etat bien tenu, sans risque et sans troubles pour le commerce et les fonds, voir la pierre ou la terre.

*
Par contre, où je ne suis plus d'accord c'est quand le politique en France déroge au droit commercial et autorise les banques (et assurances) à refuser un client, alors que normalement on ne peut refuser une vente (sauf CCP, car particulier d'un service semi-public) !

Et où je ne suis toujours pas d'accord, c'est quand les politiques nous obligent à recevoir nos salaires via une banque (sauf à se faire payer par acomptes en espèces à discrétion de l'employeur), et qu'avec notre argent la banque travaille sans nous rémunérer, pire encore, elle se fait payer des frais de gestion. C'est une situation exorbitante du droit que les députés et gouvernements accordent aux banques, et là je suis encore contre !

Il y a aussi le problème de la responsabilité, qui est insuffisant, mais ça s'applique à toutes les grosses sociétés, c'est hors sujet ici…

*

Pour terminer, ma phrase sur le fait qu'on avançait que les banques étaient improductives.
J'ai été manifestement maladroit dans ma réponse :
Il était dit que les banques ne sont pas productives.

-
D'une part, stricto sensu, les banques sont productives dans la mesure où elles produisent de la richesse, par exemple et de mémoire la société général a fait en 2010 un bénéfice brut de 5 milliards, ce qui veut dire que pour l'état ça lui rapport au moins 1 milliard d'impôts (TVA + IS)… Ça signifie aussi que le PIB a été augmenté de 5 milliards, c'est donc bien une productivité au sens littéral du terme, une banque qui fait des bénéfices, c'est leur cas, est productive.

-
Toutefois je pense que la question avait un autre sens dans le mot "productif", celui de produire des biens matériels (secteur primaire, minerais, fluides, agriculture, élevage et matières premières), ou secteur secondaire : façonnage des matières premières (industrie) principalement.
Généralement c'est vrai les banques ne produisent rien de matériel du secteur primaire ou secondaire, elles sont dans le secteur tertiaire (services), mais d'une par ça n'interdit pas à une banque d'avoir des possessions, des sociétés, et donc de produire physiquement des bien du primaire ou du secondaire ; et d'autre part, le secteur tertiaire, comme celui des banque est indissociables des deux autres secteurs, car sans argent ils ne pourraient être performants ; ainsi, si généralement les banques travaillent dans la prestation de services, cette prestation est indispensable à la production de matières des deux autres secteurs que le sien.
Voici mieux exposée je l'espère ma réponse.
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EhJoe
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 20/07/2011 - 9:59

FN-vite a écrit :http://www.youtube.com/watch?v=hudu8SBNLWQ&feature=player_embedded

Voila une vidéo qui nous explique clairement en 50 minutes, l'escroquerie du système monétaire qui nous obligera à une révolution si l'on veut s'en défaire.


Bonjour FN vite,

Ben je l'ai écrit préalablement dans ce fil, le mécanisme bancaire, ah...

La vidéo est bien, sa première partie, mais c'est expliqué de façon partisane car les banques ne prêtent pas des sommes qu'elles n'ont pas, je peux te le prouver mathématiquement, voici :

A la création
Fonds propres 1000

Après avoir prêté :
actif........................passif
déjà prêté 9000........fonds propres 1000
..............................dette des emprunteurs 9000

Si on arrête là les comptes, cessation d'activité par exemple, la banque ne prête plus mais les créancier remboursent évidemment :

actif........................passif
déjà prêté 9000........fonds propres 1000
..............................dette REMBOURSEE 9000
----------------------------------------------------
On retrouve bien les 1000 de fonds propres de départ.

Donc les banques ne prêtent que l'argent qu'elles possèdent, sans en fabriquer, soit en fonds propres, soit en créances (une créances et de l'argent à venir, même si certains ont du mal à le compendre), alors les banques ne font qu'avancer la somme sur un gain futur et certain dans une grande proportion (pour les impayés il existe des fonds de réserve en quantièmes des créances (dettes).

*

Par contre, ce qui est vrai, si tout le monde retire son argent en même temps, la banque ne pouvant demander aux emprunteurs de rembourser dans les mêmes délais, elle est en déficit de trésorerie et doit emprunter à la banque centrale.

Si tous les détenteurs de comptes demandent en même temps leur argent, la banque centrale ne peut faire face (la banque centrale quand elle fait des billet en conserve une partie (la réserve)), il y a cssation de paiement, donc faillite, toutefois, l'Etat assure une partie du remboursement, et le liquidateur la gestion des créancs à venir (prêts), qui va permettre de rembourser in fine l'Etat et les particuliers, qui en définitive sur 20 ans parfois, vont perdre peu (10, 20%)...

Le problème est que tout va être destabilisé car les particuliers n'auront pas tout leur argent immédiatement, et les banques n'auront plus d'argent pour les prêts, là l'Etat intervient, stabilise, ça peut pendre 5, 10 ans au pire avant que ça reparte, avec des pertes de 30 à 90% des revenus pour certains, etc.

*

Pour la croissance c'est vrai aussi, elle nécesite une consommation toujours plus gande, donc plus de matières et de consommateurs, c'est bien pour ça que j'ai déjà parlé de l'économiste Malthus, qui lui tenait compte qu'il ne fallait pas accroître la production si les matière ne pouvaient plus se renouveler, et donc maintenir le nombre de la polulation à un niveau compatible. J'ai cité le nombre de 2,1 enfant à ne pas dépasser...

*

Le système est parfait puisqu'il fonctionne depuis 10.000 ans, seulement la régulation se faisait par la guerre, or comme on ne fait plus de guerre, forcémment les gens vont finir par mourir de faim, de soif, d'épidémies, au lieu de mourir d'une balle, c'est un choix, le seul choix du moins mauvais système économique.

Il ne sert à rien de se voiler la face, si on fait trop d'enfants on se détruit, si on ne fait pas de guerre on se détruit autrement, ou alors il faut faire de l'expansion coloniale...

*

Pour le reste des propositions de la vidéo, seconde partie (qui parle d'ailleurs des naissances), c'est de l'utopie vertes et rouge dedans.

Par contre on peut imposer lentement des normes bancaires plus strictes, et permettre aux Etats qu'à nouveau ils puissent émettre de l'argent au lieu d'emprunter, sauf que quand tu fais un emprunt tu ne fabriques pas de billet, alors que quand tu fais tourner ta planche à billets tu fais de l'inflation et tu dévalue ta monnaie, sauf à accroître le volume des biens marchands.

*

Le sytème n'est pas infini, il est même proche de sa fin, car l'intérêt va finir par composer une trop grande part du budget, en outre tu ne peux prêter qu'en proportion de ce qui existe comme monnaie, ou a peu près, ces deux limites vont remettre le système à plat, avec les gens par la même occasion.

*

Il est évident que c'est la faute des politiques, c'est eux qui font les lois !
Certes, j'en vois qui vont dire que les politiques sont sous le contrôle des banques, une partie sans doute, mais loin de la majorité ; d'autre part, et encore une fois, une banque doit préserver certains Etats gros et sécuritaires, sinon elle va faire aussi faillite.
On en arrive au point d'auto-régulation où les banques sont obligées de se calmer, sinon ell se mettent en danger (on l'a vu en 2008).
.

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Chris84
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar Chris84 » 20/07/2011 - 15:07

Ton raisonnement est très bon, FN-vite ! :salut1: :appaudir:
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"

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coq
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar coq » 20/07/2011 - 18:11

Wahoooooooo!!
Bravo pour ta démo FN-vite.

Ehjoe a écrit:
Sur les marché internationaux, tu as une bonne info qui te fais savoir que le pétrole va augmenter, alors tu achètes la cargaison d'un pétrolier au prix de 100 us$ l'unité, en ne versant que 10% à la commande, de ce fait le bateau se dirige vers ton jardin. Ensuite le pétrole monte, il passe à 150 us$ l'unité, ben t'as plus qu'à revendre le tien vite fait 145 us$ l'unité, et tu va toucher une marge de 145-100=45 l'unité, moins les 10%, moins la commission, moins le petit détour du pétrolier. Elle n'est pas belle la vie...
Mais évidemment, si tu n'arrive pas à vendre ta cargaison, ton pétrolier va finir dans ta piscine et tu vas devoir payer les 90% restant (moins la revente à perte)... En fait, il n'ira jamais dans ta piscine le bateau car tu vas revendre à moindre perte avant qu'il n'arrive.

Et ceci est donc parfaitement normal?


Vilain spéculateur, pourtant la spéculation n'est pas nuisible, c'est le moyen de gagner de l'argent comme un autre moyen, et en plus il stimule les marchés, écartant les plus faibles qui ne peuvent plus tenir leur rang.

J'ai envie d'écrire deux choses:
- d'une part, j'en reviens au titre : "CAPITALISME ET MORALE"
- d'autre part, l'élimination des plus faibles, etc, est encore une illusion, car, et tu dois le savoir mieux que moi, les dés sont largement pipés, et que ce ne sont pas les plus forts qui s'en sortent, mais les médiocres qui font de notre société ce qu'elle est.

Dans l'absolu l'économie et le commerce n'est ni moral ni amoral, sauf éventuellement celle du financier, en économie il y a trois choses principales, un acheteur, un vendeur et une marchandise.

Le souci est que l'homme est aussi une marchandise dans ce trinôme.

La définition de l'économie c'est ; "De créer des besoins".

N'en créons plus!

Passons à ta maison et à cette ignoble banque qui t'a fait payer le double, ce qui n'est pas encore dramatique, donc de 1994 à 2014 on va dire, soit 20 ans de crédit.
-
Je note une projection d'inflation de 32% entre 1994 et 2014, moyenne 16%, donc en moyenne à revenus égaux ou supérieurs, avec l'inflation ton crédit sur ton pouvoir d'achat est de -16%, ce qui veut dire que ton crédit te coûte 16% de moins en moyenne chaque année sur 20 ans, et sans doute davantage car je n'ai pas fait d'inflation cumulée.

Je note maintenant le prix de foncier bâti, la plus-value est d'environ 35% en moyenne française de 1994 à 2014.

Donc, ton habitation valant 100 et payée 200, en réalité n'est que payés 170 avec l'inflation moyenne, et ayant pris 35% en vaut désormais 135, alors tu fais 170-135 = 35% de paiement supplémentaires au prix d'achat en 20 ans.
Comme tu peux le voir, tu es loin d'avoir payé le double, tu n'as en réalité payé que 35% en plus, en définitive, non ?
-
Ce qui fait à peine 2% par an pour la banque en brut, soit sans doute 0,75 en net, la banque n'est pas perdante, mais pas loin (sauf si tu as pris un crédit réactualisable)…


Alors, il y a longtemps de cela, j'ai rencontré un vendeur auto qui m'a expliqué que je gagnais de l'argent en prenant ma voiture à crédit plutôt que de la payer cash.
Désolé d'être direct, mais c'est du plus bel enfumage!!!
Enfin, sur les bénéfices de la banque, je te trouve bien compatissant avec elle.
Quels étaient tes résultats lorsque tu étais chef d'entreprise?
Combien de temps à tu passé à tenter de régler tous les problèmes de la vie quotidienne?
Combien de sacrifices as tu fait pour faire tourner ta boite?
Ceci a de la valeur, et pourtant, je suis presque certain que le résultat final n'était pas si éloigné (voir moindre) que celui des banques, qui elles ne produisent pas, je le maintien.

Avant la crise, les banque octroyaient beaucoup de prêts, après la crise on leur a dit d'être plus responsables, alors elles accordent moins de prêt selon les critères sus-cité ; il en résulte que les entreprises se plaignent, et le gouvernement intervient (il a souvent une participation dans les banques), ordonnant aux banque de prêter davantage ; comme quoi c'est souvent le politique qui fait des conneries et le met sur le dos des autres…
-
C'est même plus infâme que ça, car quand le chômage monte, l'Etat oblige les services publics à lancer des emprunts publics ou sur les marchés pour commander des renouvellements de matériels dont ils n'ont aucunement besoin (avion, trains)… Puis 30 ans plus tard, quand ces société sont endettées jusqu'au cou sur ordre de l'Etat, les hommes politiques les privatise en les fustigeant (SNCF par exemple) : "Regardez comment vous vous êtes endettés, vous êtes irresponsables"…
Alors que c'est l'Etat qui leur a ordonné de dépenser en s'en servant comme variable d'ajustement, ça tout le monde ne le sait pas.

Il existe effectivement un problème avec la démocratie qui impose des élections, et donc les conneries des politiques.

Oui, il faut faire des grand travaux utiles, car plus les structures sont bonnes, plus elles sont propices au commerce et attirent les sociétés, comme une bonne fiscalité attire les sièges sociaux (qui payent l'impôt). Un pays qui n'aurait pas de bonnes routes, de voies fluviales navigables, de grands ports fluviaux et maritimes, qui n'aurait pas de grand quartiers d'affaire, des transport en commun et des logements, qui n'aurait pas assez d'aéroports, qui aurait une main d'œuvre non qualifiée, qui aurait des coupures de fluides (tél, eau, gaz, jus), ceux-là ne verront jamais beaucoup d'entreprises, tandis que les autres pays qui se développent en verront bien davantage, alors le développement c'est une condition sine qua non de la prospérité par l'entreprise.

J'insiste, mais l'Homme dans sa Nation dans tout ça?

Pour l'histoire de la productivité, j'ai mal employé le mot, je l'avoue, je l'ai remplacé par "la valeur".
http://www.gollnisch.com/
-----------------------------------------------------------------------------
Et pendant que dans la cage rats blancs et rats noirs s'entre-déchirent, le laborantin observe et modifie les conditions de l'expérience selon sa volonté, prêt à modifier l'équilibre des forces lorsque ça l'arrange. L'important est que tant que les rats se battent entre eux ils ne risquent pas de sortir de la cage pour s'en prendre à leur bourreau.
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Re: CAPITALISME ET MORALE

Messagepar EhJoe » 20/07/2011 - 22:21

FN-vite a écrit :Quand tu es créancier, tu n’es pas propriétaire d’autre chose que de ta créance. Tu n’es donc pas propriétaire des fond correspondant à la créance, tu ne peux donc pas le prêter légalement …


*

Si, on est en droit commercial, tu peux faire escompter ta créance et disposer de 97% environ de l'argent immédiatement, sorte de crédit à intérêt forfaitaire, valable pour tous les corps de métiers, discutes-en avec ta banque…

Si c'est un bien immobilier c'est pareil : il y a d'abord les sécurités (hypothèque, gage, nantissement), ici ce sera l'hypothèque ou le nantissement.
Ensuite on peut toujours faire escompter une créance, mais évidemment pas un crédit, dans ce cas on appliquera la cession de créance (rachat de créances ou de crédits).

*

FN-vite a écrit :Le système est parfait puisqu'il fonctionne depuis 10.000 ans

Parfait pour qui ?
L’Argentine a coulée il y a une dizaine d’année.
Les USA, la Grèce sont en train de couler, entrainant avec eux leur peuple.
Le Portugal, l’Espagne, l’Italie, puis la France couleront à leur tour à cause de ce système que tu qualifie de « parfait » !
Notre dette est aussi grosse que notre PIB et nous savons que sans changer de système nous ne la rembourseront jamais !


*

Je voulais parler du capitalisme, en parlant de "parfait", ou de "moins mauvais", comme tu veux.

Oh, le problème avec l'argent des banques remonte au moyen-âge, si ce n'est à Rome, et ne je suis pas certain qu'ils ne faisaient pas déjà pire et sans législation…

Dans les grands pays endettés on trouve très régulièrement cinq stigmates souvent identiques et non exhaustifs :
- Abus de Lois (la France a le record du monde).
- Abus de guerre (La France doit être seconde).
- Abus d'immigration non continentale ou culturelle (La France doit être première au prorata).
- Confiscation du pouvoir tendant vers le monopartisme totalitaire, si bien que le peuple ne peut plus contenir la folie des dirigeants par son vote (non affectation des recettes d'impôts et réaffectation discrétionnaire, droit fiscal démentiel ; peines et amendes déraisonnables, on a par exemple souvent des peines deux fois plus lourdes qu'au Royaume uni)…
- Etat surpuissant, très couteux, écrasant toute liberté, changeant sans cesse son fonctionnement, ce qui le rend anxiogène pour les populations, ceci à l'aide de ses organes répressifs que sont le fisc et la justice (via la Loi), constitution d'une caste de dirigeants nobles, surpayés et quasi inamovibles, quand ils perdent une élection ils sont placés à la tête d'une entreprise publique, il est impossible de s'en défaire.

A nous d'en tirer les conséquences…

*

FN-vite a écrit :Le système est parfait pour les banquiers, c'est-à-dire quelques dirigeants de quelques banques, pas le petit personnel.
Pour une poignée de privilégiés, on endette, asservit, affame les populations mondiales et toi tu trouve cela parfait ?

Le système bancaire qui pille les nations n’existe pas depuis 10’000 ans. Il s’est mis en place de façon irrémédiable aux USA en 1913, c’est expliqué dans la vidéo. A moins que ça aussi tu ne le conteste ?


*

Je ne crois pas, encore une fois, que les banques soient l'origine de l'endettement.
Ce qui est dit dans la vidéo sur la fabrication d'argent est fallacieux, c'est de la propagande, car une banque ne peut pas fabriquer d'argent. L'argent, la monnaie est déterminée et fabriquée exclusivement par la banque centrale (de nos jours).
Il est mathématiquement impossible qu'une banque puisse de facto fabriquer de la monnaie physique, et donc, on ne peut rembourser un crédit qu'avec l'argent circulant en quantité déterminé par l'Etat.

Ce qui se passe en réalité, c'est que la banque octroie des crédits avec le gage de ses créances, elle devance par le crédit, elle ne fabrique pas d'argent, et il faut de l'argent pour rembourser le crédit.
C'est en fait le mécanisme de l'escompte qui est mis en œuvre, c'est comme si la banque disait à la banque centrale :
- Voici, j'ai un milliard de créances, escomptez-les moi, et la banque centrale lui verserait 997 millions qu'elle pourrait de nouveau prêter…
Où est le problème ?

C'est exactement ce que fait une banque, à l'exception (puisque c'est une banque), qu'elle s'escompte elle-même sans frais, mais à part ça, ça ne déroge en rien aux principes des usages commerciaux.

Or une autre société peut faire pareil, je l'ai pourtant évoqué, elle peut faire escompter ses créances et disposer immédiatement d'environ 97% de l'argent, et donc le prêter si c'est son affectio societatis (son objet).

Le mal vient de l'utilisation du crédit, aussi bien chez certains particuliers que chez la caste dirigeante inamovible.

Si on ne demande rien à une banque, on ne doit rien à une banque, et pour ma part, "en tant que particulier", actuellement je n'ai aucun crédit, donc je ne dois rien à titre personnel aux banques, c'est aussi simple que ça…

Pour le surplus, c'est la caste dirigeante inamovible qui légifère, si ceci se passe ainsi c'est de facto avec leur complicité.

Toutefois les banques n'ont pas l'influence qu'on leur prête et qui sert en fait à viser à travers elles des personnes, c'est davantage de la propagande que quelque chose de réelle.

Une banque comme je l'écris souvent, doit avoir des lieux forts et sécurisés pour y déposer ses fonds, ses possessions, y compris leurs dirigeants dont tu parles, or à suivre le raisonnement du complot, on aurait les banques qui détruiraient les Etats sans lesquels elles ne peuvent survivre, il faut avouer que c'est assez difficile à admettre pour l'entendement.

Certes il y a une influence des banques sur les dirigeants, mais elle n'est sans doute pas plus forte que pour les autres secteurs, car désormais les patrimoines des dirigeants sont assez vérifiés, il serait de ce fait assez difficile pour eux de dissimuler des pots de vin à profusion, plusieurs millions d'Euros par personne en une vie ne sont pas dissimulables, l'influence étant rétribue évidemment.

Je crois que l'explication est plus simple que ça : faute d'une législation bancaire assez forte, au début les dirigeants par irresponsabilité et incapacité ont trop utilisé le crédit, les banques on suivi, ce qui était pour elles intéressant au début, ainsi que pour les Etats dont les dépenses pouvaient dépasser les recettes ; puis chemin faisant chacun s'est trouvé prisonnier de l'autre : si la banque coupe son crédit, l'Etat ne peut plus rembourser et la banque tombe en faillite, et si l'Etat coupe ses emprunts, il n'a plus assez d'argent pour fonctionner (un Etat ne tombe pas en faillite par définition puisqu'il est souverain, mais il peut être ruiné de longues années).

C'est tout simplement ce mécanisme diabolique qui s'est instauré depuis les années 1969 en France, et par le monde, mécanisme qui arrive à ses limites mécaniques et physiques, qui risque de faire tomber les Etat, mettre en faillite les banques et ruiner leurs propriétaires.

On notera que parallèlement sur un plan politique, ces mêmes Etats se sont totalitarisés avec des partis quasi uniques, le peuple ne pouvant plus faire fonctionner la démocratie qui n'a pas joué son rôle régulateur, étant obligé d'abandonner les Nations à la discrétion de la caste dirigeante inamovible.

Le mal n'est pas bancaire, il est "politique" !

Concernant l'emprunt sur les marchés, et le FN est contre je crois, ce sont deux points de vue, il est difficile de dire quel est la meilleure position sans tenter de revenir à l'ancienne.
En fait, il ne faut pas confondre déjà une dévalorisation avec le fait de frapper la monnaie, bien que l'un puisse mener à l'autre.
En l'espèce il s'agirait que les Etats battent monnaie, oui mais, le risque est qu'un Etat abuse de cette facilité, voire en catimini des autres, ce qui dévaluerait sa monnaie officieusement et créerait de l'inflation, sauf à augmenter la quantité de marchandises disponibles en même temps (peu probable).
L'avantage a contrario, est de pouvoir faire des ajustements qui correspondent à l'économie du pays, avec les risques de dérapage comme on le voit avec la dette…

*

FN-vite a écrit :Il n’y a rien de pastèque à organiser du troc ou à envisager tout simplement à passer outre le système bancaire pour créer une économie indépendante.

Si demain je viens réparer ta toiture (1 heure de MO) et que je te demande en échange de me donner un de tes livres que je pourrai aussi acheter 40€ en librairie, tu me prends pour une pastèque ?

Quand je facture 50€ HT de l’heure (59,80€TTC), mon sous détail de prix me laisse en tant que TNS 20€ de rémunération, sur lesquels je paierai encore des impôts sur le revenu.
Il me restera 17€ (après IR) en poche pour une heure de main d’œuvre, avec lesquels je ne pourrai pas m’offrir le livre de ta rédaction. Je devrais trouver 2 autres chantiers comme le tiens pour cela.
Comme toi aussi, tu ne peux pas dire que les 40€TTC du prix de vente en librairie te tombent dans la poche sans passer au dégraissage (TVA, RSI, CSG, RDS, IS, IR…), tu devras vendre peut être 10 exemplaires pour récupérer l’argent nécessaire pour réparer ta toiture (59,80€TTC).

Alors, le troc, tu penses toujours que c’est une utopie de pastèque ?


*

Je connais le troc, et SEL, évidemment que ça existe, mais ça ne peut porter généralement que sur de petits objets et des services, quand on arrive aux gros objets ça devient quasiment impossible.

D'autre part, s'il n'y avait que du troc, ou trop de troc, ce qui est impossible dans nos civilisations, l'Etat n'aurait plus de ressources et irait traquer le troc pour le taxer, évidemment.

Le troc s'utilisait dans les sociétés préhistoriques, et encore, c'est je crois une utopie de baser une économie sur le troc, ça ne peut qu'être marginal, et la monnaie est bien plus pratique.

A l'origine ce genre d'idée est venue de personnes plutôt de gauche, d'altermondialistes, d'anticapitalistes, d'anarchistes, d'asociaux, d'antisociaux et autres énergumènes.

Ça ne signifie pas que tous les gens qui pratiquent le troc sont de gauche, ni que le troc est impossible, ça existe, mais ça reste quant à sa généralisation une totale impossibilité.

--

Concernant les livres, les romans, ils ne sont pas si cher, dans les 14 € en moyenne, et la marge nette imposable se situe entre 10 et 15%, plutôt 12% dans la pratique, soit 1,5 € net dont TVA et IRPP, soit un gain pour l'auteur d'environ un euro par roman, et pour les plus grands 4 Euros par roman maximum après impôt et taxes (pour un roman à 20 €, ce qui est cher), en plus viennent se greffer parfois des frais d'expédition qui font la moitié du livre.
A part une petite poignée dans chaque pays, aucun romancier ne vit des ses romans, c'est en premier un plaisir, en second un apport ponctuel, c'est tout, encore des idées préconçues sur des légendes, voici un exemple :

Vivre de ses romans c'est disons avoir 2500 Euros par mois, soit 30.000 par an net imposables, après avoir payés ses charges sociales, maladie, vieillesse et vacances.
Alors pour faire 30.000 € tous les ans, il faut vendre environ 30.000 romans tous les ans de chaque année de sa vie jusqu'à la retraite.

Or les tirages moyens en français en France par un français sont de 3000 à 10.000, tirages, pas ventes ; les ventes sont de 500 à 10.000…

En France il y a environ 1000 romanciers (plus de 3 romans), dont seulement 2% (20) sont professionnels et touchent en moyenne 35.000 Euros à chaque livre, eh oui…
Les 980 autres romanciers touchent en moyenne 500 Euros, et encore, pas tous les ans.
Es-tu rassuré sur l'activité de romancier ?

Pour ma part, je suis aussi auteur de logiciels, le tout (romans et logiciels) rapporte dans les 1200 Euros net après impôts par an, ça paie la moitié des vacances, mais à l'heure ça fait à peine 5 €, c'est surtout le plaisir de la passion.
.


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