L'ennemie des retraités : la République

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Pat
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L'ennemie des retraités : la République

Messagepar Pat » 21/10/2010 - 15:39

L'ennemie des retraités : la République

Tandis que Martine Aubry accapare l'attention des médias, les gens de l'UMP jouent les vierges effarouchées. Le débat sur les retraites dépasse le niveau des politiciens éphémères ! Mise au pied du mur, la République continue d'entretenir le malaise de la jeunesse sans s'attaquer à la dénatalité...

Si nous n'étions pas déjà dégoûtés du régime des partis, l'actuel débat sur les retraites nous pousserait à une grande colère. Alors qu'il y va de l'avenir de la France, de l'avenir de nos enfants et petits-enfants, on voit les vedettes de l'UMP et du Parti socialiste mesurer les effets de leurs discours les yeux fixés sur l'horizon 2012, date de la prochaine élection présidentielle. Maurras l'a dit maintes fois : « Il n'est ni dit, ni écrit, ni pensé nulle part dans l'essence du régime républicain que les questions liées à la vie de la patrie soient supérieures à la République, soient supérieures à la querelle des partis. »

Gesticulations politiciennes
Parfois le ton monte, mais il s'agit beaucoup plus de jeux de cours de récréation que d'affrontements sur l'essentiel. Par exemple, en ce début de semaine, le brouhaha vient de Martine Aubry, Premier secrétaire du PS, qui a osé dire que M. Sarkozy donnant des leçons de maîtrise budgétaire, c'était « un peu M. Madoff administrant des cours de comptabilité ».... Évidemment Mme Aubry n'est pas un modèle de finesse, mais aussitôt les gens de l'UMP se sont empressés de jouer les vierges effarouchées, lui réclamant des excuses, l'accusant d'avoir ébréché la dignité de la fonction présidentielle ! Quand on sait le respect que montre M. Sarkozy lui-même pour la dignité de ladite fonction, on ne peut croire qu'une simple égratignure polémique lui fasse beaucoup de mal. Quant à savoir si ce "dérapage" risque d'empêcher la fille de Jacques Delors de se présenter à la prochaine présidentielle, c'est le tout dernier de nos soucis.

Plus grave est la timidité que manifestent les politiciens à regarder la situation en face. Ils se crispent en ce moment sur l'âge du départ à la retraite. Mme Aubry a dit soixante ans et, pour des raisons idéologiques et électoralistes, n'en démord pas. Pourtant elle sait bien que le prolongement des années de travail est devenu inéluctable et ses amis politiques, notamment M. Strauss-Kahn, le reconnaissent ouvertement, mais la "dame des trente-cinq heures" entend être maintenant la "dame des soixante ans" : encadrer son image de ces deux calamiteuses obstinations chiffrées semble être son idéal... En face, les gens de l'UMP sont prêts à rehausser l'âge légal de la retraite, mais ils le disent du bout des lèvres pour ne heurter de front ni l'opposition, ni les syndicats. Le temps des acrobaties verbales devra bien cesser, et rapidement, car si la population active ne cotise pas quelques années de plus, les vieux (pardon, les seniors...) devront mendier leur pain quotidien...

Quant aux troupes syndicalistes, leurs meneurs ne pourront pas les prendre éternellement pour des imbéciles. La manifestation du jeudi 27 mai pour le maintien de l'âge de soixante ans a regroupé marcheurs que les précédentes. Donc, qu'on le veuille ou non, il faudra travailler plus longtemps. Soixante-deux, soixante-trois, soixante-cinq ans ? Les discussions vont encore durer, car aucun politicien n'est prêt à engager sa réputation dans cette affaire... Quand bien même se mettraient-ils d'accord sur un âge limite, ils n'auraient encore rien résolu, car il faudra tenir compte de nombreux cas particuliers, notamment de la plus ou moins grande pénibilité de chaque métier, des conditions de son exercice, de l'âge de chacun lors de son entrée dans la vie active...

Plus tard et plus tôt
À ce sujet pourquoi se cantonner sur le seul âge de la retraite ? Le problème existe aussi en amont. La France est l'un des pays où l'on part le plus tôt en retraite mais aussi où l'on commence le plus tard à travailler. Certes il est heureux que les jeunes ne soient plus tenus de trimer dès quatorze ans dans les usines comme au temps de la naissance du grand capitalisme libéral, quand seuls les catholiques sociaux se souciaient d'une telle misère... Les conditions économiques ont changé, les études ont été prolongées, tant mieux. Mais tout élève ou étudiant n'est pas destiné à devenir un savant. Beaucoup s'épanouiraient plus en commençant jeunes un apprentissage qu'en restant des années sur les bancs des lycées ou des facs à ingurgiter des notions auxquelles ils ne sont pas réceptifs et qui même les ennuient...

Cela contribue au malaise de la jeunesse. Il serait donc sage de se pencher sur cette question au lieu de bourrer le crâne des adolescents d'égalitarisme débile. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, s'associant avec la radio quelque peu sulfureuse Skyrock, ne vient-il pas de créer un site communautaire pour les 15-24 ans, où on leur explique que « la réussite est un droit » (sic) - tout ce qu'il faut pour les maintenir indéfiniment étudiants et finalement fabriquer des aigris avec ceux qui ne réussiront pas aussi bien qu'on le leur aura fait croire. Parler aux adolescents de leurs devoirs et leur apprendre la notion de mérite leur permettrait beaucoup plus de s'épanouir et de bien partir dans la vie. Entretenir trop d'étudiants prolongés n'est pas sain dans une nation.

Pas d'enfants, pas de retraites !
On voit tout de suite que le débat sur les retraites dépasse nettement le niveau des politiciens éphémères, car il devra aller de pair avec une profonde réforme des mentalités et des structures. Il faudra bien admettre un jour - c'est le simple bon sens – que les retraites des vieux de demain sont dans les berceaux d'aujourd'hui. On est au pied du mur : l'indice de fécondité français a beau être meilleur que chez nos voisins, il ne suffit toujours pas à renouveler les générations. Or pas d'enfants, pas de retraites !

Se lamenter serait vain : il faut prendre le contre-pied des erreurs accumulées depuis des décennies. On a laissé la nation vivre d'individualisme, on a organisé la consommation et la jouissance des gens installés dans la vie sans se soucier de fonder l'avenir, lequel repose sur des familles solides et nombreuses. Les Français se retrouvent moins nombreux et plus solitaires que jamais et les ersatz de "familles" plus ou moins recomposées, n'ont pas pour finalité essentielle la procréation... En même temps on continue de faciliter les formalités du divorce et d'encourager contraception et avortement (plus de 225 000 enfants à naître exterminés chaque année avec en plus le scandaleux remboursement par une Sécurité sociale qui n'a plus un sou !).

Tant d'aberrations devront bien se payer un jour. Il est urgent de comprendre que les nuées libertaires et permissives de 1968, elles-mêmes filles des Lumières du XVIIIe siècle, mènent la France à l'abîme. Restaurer la famille, la renforcer, l'honorer, engendrer et élever des enfants, assurer aux anciens une vieillesse paisible, c'est essentiellement une oeuvre contre-révolutionnnaire. Une oeuvre qui ne s'accomplit bien que lorsque l'État sait envisager le long terme, donc est lui-même incarné d'âge en âge dans une famille royale.

Michel Fromentoux, L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 3 au 16 juin 2010
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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Bayard
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Re: L'ennemie des retraités : la République

Messagepar Bayard » 23/10/2010 - 11:27

Pat a écrit :Quant aux troupes syndicalistes, leurs meneurs ne pourront pas les prendre éternellement pour des imbéciles. La manifestation du jeudi 27 mai pour le maintien de l'âge de soixante ans a regroupé marcheurs que les précédentes. Donc, qu'on le veuille ou non, il faudra travailler plus longtemps. Soixante-deux, soixante-trois, soixante-cinq ans ? Les discussions vont encore durer, car aucun politicien n'est prêt à engager sa réputation dans cette affaire... Quand bien même se mettraient-ils d'accord sur un âge limite, ils n'auraient encore rien résolu, car il faudra tenir compte de nombreux cas particuliers, notamment de la plus ou moins grande pénibilité de chaque métier, des conditions de son exercice, de l'âge de chacun lors de son entrée dans la vie active...


Pour l'âge de la retraite, il suffira de réfléchir à l'âge de la retraite avec pleine pension qui passe de 65 à 67 ans, et sous conditions d'avoir 41,5 années de cotisations. Sachant que cette réforme est faite avec des hypothèses économiques extrêmement optimistes en terme d'emploi et de croissance, la prochaine réforme dans environ 3 ou 4 ans passera l'âge de départ en retraite de 62 à 65 ans et l'âge de la retraite à pleine pension (taux plein) de 67 à 70 ans.
Tout celà pour dire que la retraite par répartition est une escroquerie, une pyramide de Ponzi. Quand la retraite a été généralisée, les gens partaient en retraite à 65 ans avec une espérance de vie à 72 ans; c'était finançable (et encore). Maintenant les gens partent à 60 ans et ont une espérance de vie de 82 ans, c'est insuportable financièrement.
La Ripoux-blique a donc accouché d'une grosses escroquerie. Je vous ferai toutefois remarquer que les pays alentour et autres pays de l'OCDE ont les mêmes problèmes.

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Mozin nagant
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Re: L'ennemie des retraités : la République

Messagepar Mozin nagant » 05/11/2010 - 14:49

Il me semble que nous tenons tous à ce système de répartition qui consiste à ce que les gens en ages de travailler, soutiennent les personnes scolarisés, ainsi que les personnes qui ne sont plus en age de travailler. là, découle l'idée de solidarité entre génération.

En france, nous déplorons les délocalisations, qui concernent pour l'essentiel, des manufactures capables de créer des richesses, c'est à dire de produire des articles, qui vont être exportés. ces exportations font alors entrer des devises sur le marchés intérieurs, c'est la création de richesse.

Que des entreprises existent encore en France, pour vendre sur la marché intérieur, n'est pas réellement une création de richesse au sens national. certes, on répond bien à une demande par une offre d'articles manufacturés. mais on vit avec une richesse intérieur sans la faire fructifier.

Seulement, les fonds dégagés pour palier aux besoin de la solidarité proviennent logiquement de devises étrangères, crées par l'exportation. Or, on le sait, la France n'exporte pas assez ( je me demande dans quelle proportion d'ailleurs).

Le probleme n'est pas de retarder l'age de départ à la retraite. A partir du baby boom des année 45-50, on savait, même nos parents donc ces personnes concernés savaient que cela poseraient un probleme. et j'y pense, à partir de quand les entreprises commencent elles à délocaliser ? Les financiers ont donc pris de l'avance, et aujourd'hui ce ne sont pas les achats d'articles asiatiques qui financent nos retraites, et c'est bien dommage.

Concrètement, nous n'avons pas le pouvoir. Concrètement, les systèmes sociaux sont aux mains de gens qui gèrent très bien les déficits de ces caisses. Oui, ils gèrent tellement bien les comptes, qu'ils donnent de l'argent à qui en demande, de préférence si vous êtes noirs et clandestins.

Mais pourquoi ?

Il faut savoir que la chine par son activité florissante fait vivre l'économie qui repose sur le dollars.
Grace au poumon chinois, le dollard est toujours la monnaie d'échange.
Imaginons que la chine, cesse d'être ce poumon. Que ce passe t il ?

Et bien je propose d'imaginer que la chine, qui produit en exportant, donc crée des richesses sur son marché intérieur, se face emporté par son succès. on le sait, en chine, il y a 300.000 milliardaires. rassurez vous, ils ne se réclament pas du communisme. loin de là. cette doctrine, c'est pour les pauvres. mais ces pauvres s'enrichissent aussi, en cirant les chaussures par exemple. alors l'humble chinois ne rêvent plus, il devient demandeur, puisqu'il dispose de devises. le marché intérieur chinois va donc exploser. Et les manufactures occidentales, jusque là fournisseuses de produit à bas coup vont finir par produire le marché intérieur chinois, au détriment des exportations.
Et là dessus, le dollars va chuter. ( il faudra plus de dollars pour acheter un truc qui est moins disponible).

Et c'est là, que toute les dettes contractées par les occidentaux ne vaudront plus rien.
aux lecteurs futures, je vous invite à faire votre propre développement, plutôt que de reprendre par CITER, des bribes des textes précédents. à moins bien sur que ce texte ne s'inspire d'un seul morceau du texte, mis en référent par CITER.
"Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir"
"La peur des armes est un signe de maturité sexuelle et affective retardée."
Citation attribuée à Sigmund Freud
:escrime: Donc.... tout est possible. :tir2:


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