Faire la grève est un moyen, certes pas très subtile, mais qui permet de se faire entendre. Mais cela affecte les usagers, et les politiques peuvent mettre en avant cela, et ainsi diviser pour mieux régner. On peut à la place faire une grève de la gratuité, c'est-à-dire que l'on assure encore le service, mais qu'on ne fait plus payer les usagers. Ainsi, le peuple n'en souffre pas, mais les actionnaires sont directement visés. Je trouve l'idée assez géniale.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Grève de la gratuité
Re: Grève de la gratuité
worldpeace a écrit :Faire la grève est un moyen, certes pas très subtile, mais qui permet de se faire entendre. Mais cela affecte les usagers, et les politiques peuvent mettre en avant cela, et ainsi diviser pour mieux régner. On peut à la place faire une grève de la gratuité, c'est-à-dire que l'on assure encore le service, mais qu'on ne fait plus payer les usagers. Ainsi, le peuple n'en souffre pas, mais les actionnaires sont directement visés. Je trouve l'idée assez géniale.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
J'en pense que ça peut être considéré comme un vol et non une grève, ce qui expose à des poursuites...
Mis à part cet aspect bassement légal, j'aime bien l'idée.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: Grève de la gratuité
J'ai vu ce genre de grève sur l'autoroute cet été. La CGT (manifestation) faisait un barrage je suis passé gratuitement
Ça ressemble un peu à ton idée
- worldpeace
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Re: Grève de la gratuité
Miroir a écrit :J'en pense que ça peut être considéré comme un vol et non une grève, ce qui expose à des poursuites...
Sur un autre forum, on m'a répondu que
un agent appartenant à un service public n'assurant pas l'encaissement des prestations et/ou service du par l'usagé peut être considéré, dans certains cas, comme avoir effectué une faute personnelle (professionnelle) grave pouvant justifier une mise à pied, alors que la grève pour laquelle on a respecté le délai de préavis est légale....
Peut-être qu'on pourrait trouver des moyens pour que la légalité pose moins de problème. Par exemple, si tous les contrôleurs de train en même temps décident de s'occuper des trains mais sans faire payer les usagers, la SNCF va-t-elle les licencier tous ? Ca m'étonnerait quand même.
- worldpeace
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Re: Grève de la gratuité
Vive la grève par gratuité !
par Franz Vasseur, avocat au barreau du Paris
Un automne d'actions sociales se profile : une première grève de cheminots est annoncée pour le 18 octobre. Face à ce blocage annoncé, l'usager lambda se prépare à affronter le grand immobilisme. Triste perspective qui va inévitablement renforcer l'attrait du «service minimum» dans les transports publics. Bien qu'irréalisable (pour un service minimum de trois heures le matin et autant le soir, il faut mobiliser 80 % des effectifs), l'exaspération alliée à la popularité du président de la République conduira à réduire le droit de grève.
Et pourtant, la solution existe, cachée dans les tréfonds de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), lecture improbable du citoyen normal, et pourtant, il y a cet arrêt du 17 juillet 2007. Loin du tapage médiatique estival, la Cour européenne des droits de l'homme a fait sa petite révolution de juillet en validant la «grève par gratuité». N'étant pas spécialiste du droit social, j'appelle grève par gratuité l'exercice du droit de grève consistant à ne pas facturer le service tout en continuant à l'assurer. A titre d'exemple, la bien connue grève des péagistes : au lieu de bloquer l'autoroute, les barrières sont laissées ouvertes et le péage est gratuit.
C'est précisément cette situation qui était soumise à l'appréciation de la CEDH. Les quarante-deux requérants turcs font partie des agents de péage des guichets du pont du Bosphore à Istanbul et sont tous membres du syndicat Confédération des travailleurs du secteur public (le KESK). En mars 1998 et février 1999, ces fonctionnaires contractuels quittèrent leur poste de travail dans le cadre d'actions de «ralentissement du travail», permettant ainsi aux automobilistes de passer le péage sans payer. L'administration turque intenta contre eux des actions en dommages et intérêts en remboursement du chiffre d'affaires perdu - auxquelles les juridictions turques firent droit. Ce qui revient à l'interdiction de ce type de grève. Les grévistes ont estimé qu'une telle décision méconnaissait leurs droits à la liberté de réunion et d'association ainsi que leurs conditions de travail. Ils ont interjeté appel devant la Cour en invoquant notamment l'article 11 de la convention européenne des droits de l'homme, lequel consacre la liberté de réunion et d'association, notamment syndicale (le droit de grève n'étant pas reconnu en tant que tel par la convention, c'est l'article 11 qui sert de base aux droits syndicaux). La Cour leur a donné raison. Par son arrêt du 17 juillet 2007, elle casse les jugements de condamnation à remboursement en se fondant sur ledit article 11. Ce faisant, elle reconnaît de facto les grèves par gratuité au niveau du Conseil de l'Europe (comprenant notamment la Turquie et la France).
La Cour avait à tenir compte d'une loi turque n° 657 interdisant aux fonctionnaires d'Etat de ne pas se rendre au travail ou de ralentir celui-ci. Ce qui n'est pas éloigné de ce que sera notre futur service minimum. La Cour a considéré que, dans la mesure où elle visait à assurer le bon déroulement du service public, la loi n° 657 poursuivait un but légitime, la protection de l'ordre public. Néanmoins, la Cour a considéré que le ralentissement du travail par l'abandon des guichets pour une durée de trois heures était une «action collective relevant de l'exercice des droits syndicaux», que les actions avaient été décidées par le syndicat dont les requérants étaient membres et que les autorités concernées en avaient été informées au préalable. La Cour en a conclu qu'en s'y joignant, les requérants ont usé de leur liberté de réunion pacifique pour défendre leurs conditions de travail, et que leur condamnation à indemniser leur employeur constituait une violation de l'article 11 de la CEDH.
Les conditions édictées par la Cour pour la grève par gratuité semblent être les suivantes : 1) une action collective relevant de l'exercice des droits syndicaux, 2) décidée et organisée par un syndicat et 3) avec l'information préalable des autorités (et, en France, préavis à l'employeur). Rappelons que les décisions de la CEDH ont autorité en France : on peut en conclure que les grèves par gratuité entrent dans l'arsenal syndical (il n'y avait pas de jurisprudence en la matière), sous réserve du respect de la législation nationale.
Transposons maintenant la grève par gratuité dans le secteur des transports publics, dans lesquels le service minimum a vocation à s'appliquer : cela revient à ce que les employés de la SNCF fassent grève en rendant les transports gratuits, tout en continuant d'assurer le service.
Concrètement, tous les personnels se déclareront en grève (et aucun ne sera payé, comme dans toutes les grèves), mais seuls les guichetiers et contrôleurs feront une cessation effective du travail (en quittant les guichets et en affichant l'état de grève par pancartes) tout en laissant les accès aux quais ouverts (sans dérégler les tourniquets s'il y en a, pour éviter «l'exécution défectueuse du contrat de travail» qui rendrait la grève illégale). Cela exigera aussi une solidarité toute particulière avec ces catégories de personnel qui sont le fer de lance de la grève par gratuité.
Dans ces conditions, nos chers cheminots pourraient ainsi décider de faire, le 18 octobre prochain, une grève par gratuité, ce qui présente un triple intérêt. Premier avantage, la grève par gratuité assure le service public de transport, indispensable pour notre économie et vital pour la liberté d'aller et venir des citoyens, première des libertés.
En outre, le service public étant assuré, la grève par gratuité rend d'office inutile l'idée même d'un service minimum et enterre cette loi à mon sens inapplicable. Second avantage, l'action collective voit son efficacité renforcée : dans notre système libéral, c'est bien en s'attaquant à la trésorerie de l'employeur qu'une négociation intelligente peut prendre place. Dans une grève par blocage du service, l'employeur perd aussi du chiffre d'affaires, sans toutefois le réaliser pleinement, puisque le service est arrêté. Dans une grève par gratuité où le service fonctionne à plein, non seulement l'employeur réalise de visu combien il perd, ce qui est un facteur psychologique capital pour la négociation, mais en outre il supporte la totalité des charges d'exploitation (hors salaires) du service sans contrepartie financière : argument de poids !
Enfin, et peut-être surtout, la grève par gratuité est perçue comme sympathique par les usagers, car ils n'en sont plus otages mais bénéficiaires : soyez certains, chers cheminots, que le peuple tout entier soutiendra vos revendications. Et le temps jouera pour vous.
Franz Vasseur, avocat au barreau de Paris, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle et en droit des affaires.
http://www.liberation.fr/tribune/010111 ... r-gratuite
Voir aussi : http://www.droits-libertes.org/article. ... rticle=102
par Franz Vasseur, avocat au barreau du Paris
Un automne d'actions sociales se profile : une première grève de cheminots est annoncée pour le 18 octobre. Face à ce blocage annoncé, l'usager lambda se prépare à affronter le grand immobilisme. Triste perspective qui va inévitablement renforcer l'attrait du «service minimum» dans les transports publics. Bien qu'irréalisable (pour un service minimum de trois heures le matin et autant le soir, il faut mobiliser 80 % des effectifs), l'exaspération alliée à la popularité du président de la République conduira à réduire le droit de grève.
Et pourtant, la solution existe, cachée dans les tréfonds de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), lecture improbable du citoyen normal, et pourtant, il y a cet arrêt du 17 juillet 2007. Loin du tapage médiatique estival, la Cour européenne des droits de l'homme a fait sa petite révolution de juillet en validant la «grève par gratuité». N'étant pas spécialiste du droit social, j'appelle grève par gratuité l'exercice du droit de grève consistant à ne pas facturer le service tout en continuant à l'assurer. A titre d'exemple, la bien connue grève des péagistes : au lieu de bloquer l'autoroute, les barrières sont laissées ouvertes et le péage est gratuit.
C'est précisément cette situation qui était soumise à l'appréciation de la CEDH. Les quarante-deux requérants turcs font partie des agents de péage des guichets du pont du Bosphore à Istanbul et sont tous membres du syndicat Confédération des travailleurs du secteur public (le KESK). En mars 1998 et février 1999, ces fonctionnaires contractuels quittèrent leur poste de travail dans le cadre d'actions de «ralentissement du travail», permettant ainsi aux automobilistes de passer le péage sans payer. L'administration turque intenta contre eux des actions en dommages et intérêts en remboursement du chiffre d'affaires perdu - auxquelles les juridictions turques firent droit. Ce qui revient à l'interdiction de ce type de grève. Les grévistes ont estimé qu'une telle décision méconnaissait leurs droits à la liberté de réunion et d'association ainsi que leurs conditions de travail. Ils ont interjeté appel devant la Cour en invoquant notamment l'article 11 de la convention européenne des droits de l'homme, lequel consacre la liberté de réunion et d'association, notamment syndicale (le droit de grève n'étant pas reconnu en tant que tel par la convention, c'est l'article 11 qui sert de base aux droits syndicaux). La Cour leur a donné raison. Par son arrêt du 17 juillet 2007, elle casse les jugements de condamnation à remboursement en se fondant sur ledit article 11. Ce faisant, elle reconnaît de facto les grèves par gratuité au niveau du Conseil de l'Europe (comprenant notamment la Turquie et la France).
La Cour avait à tenir compte d'une loi turque n° 657 interdisant aux fonctionnaires d'Etat de ne pas se rendre au travail ou de ralentir celui-ci. Ce qui n'est pas éloigné de ce que sera notre futur service minimum. La Cour a considéré que, dans la mesure où elle visait à assurer le bon déroulement du service public, la loi n° 657 poursuivait un but légitime, la protection de l'ordre public. Néanmoins, la Cour a considéré que le ralentissement du travail par l'abandon des guichets pour une durée de trois heures était une «action collective relevant de l'exercice des droits syndicaux», que les actions avaient été décidées par le syndicat dont les requérants étaient membres et que les autorités concernées en avaient été informées au préalable. La Cour en a conclu qu'en s'y joignant, les requérants ont usé de leur liberté de réunion pacifique pour défendre leurs conditions de travail, et que leur condamnation à indemniser leur employeur constituait une violation de l'article 11 de la CEDH.
Les conditions édictées par la Cour pour la grève par gratuité semblent être les suivantes : 1) une action collective relevant de l'exercice des droits syndicaux, 2) décidée et organisée par un syndicat et 3) avec l'information préalable des autorités (et, en France, préavis à l'employeur). Rappelons que les décisions de la CEDH ont autorité en France : on peut en conclure que les grèves par gratuité entrent dans l'arsenal syndical (il n'y avait pas de jurisprudence en la matière), sous réserve du respect de la législation nationale.
Transposons maintenant la grève par gratuité dans le secteur des transports publics, dans lesquels le service minimum a vocation à s'appliquer : cela revient à ce que les employés de la SNCF fassent grève en rendant les transports gratuits, tout en continuant d'assurer le service.
Concrètement, tous les personnels se déclareront en grève (et aucun ne sera payé, comme dans toutes les grèves), mais seuls les guichetiers et contrôleurs feront une cessation effective du travail (en quittant les guichets et en affichant l'état de grève par pancartes) tout en laissant les accès aux quais ouverts (sans dérégler les tourniquets s'il y en a, pour éviter «l'exécution défectueuse du contrat de travail» qui rendrait la grève illégale). Cela exigera aussi une solidarité toute particulière avec ces catégories de personnel qui sont le fer de lance de la grève par gratuité.
Dans ces conditions, nos chers cheminots pourraient ainsi décider de faire, le 18 octobre prochain, une grève par gratuité, ce qui présente un triple intérêt. Premier avantage, la grève par gratuité assure le service public de transport, indispensable pour notre économie et vital pour la liberté d'aller et venir des citoyens, première des libertés.
En outre, le service public étant assuré, la grève par gratuité rend d'office inutile l'idée même d'un service minimum et enterre cette loi à mon sens inapplicable. Second avantage, l'action collective voit son efficacité renforcée : dans notre système libéral, c'est bien en s'attaquant à la trésorerie de l'employeur qu'une négociation intelligente peut prendre place. Dans une grève par blocage du service, l'employeur perd aussi du chiffre d'affaires, sans toutefois le réaliser pleinement, puisque le service est arrêté. Dans une grève par gratuité où le service fonctionne à plein, non seulement l'employeur réalise de visu combien il perd, ce qui est un facteur psychologique capital pour la négociation, mais en outre il supporte la totalité des charges d'exploitation (hors salaires) du service sans contrepartie financière : argument de poids !
Enfin, et peut-être surtout, la grève par gratuité est perçue comme sympathique par les usagers, car ils n'en sont plus otages mais bénéficiaires : soyez certains, chers cheminots, que le peuple tout entier soutiendra vos revendications. Et le temps jouera pour vous.
Franz Vasseur, avocat au barreau de Paris, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle et en droit des affaires.
http://www.liberation.fr/tribune/010111 ... r-gratuite
Voir aussi : http://www.droits-libertes.org/article. ... rticle=102
Re: Grève de la gratuité
Contribution légale très intéressante, en effet, merci worldpeace.
Encore faut-il que les syndicats, lorsqu'ils décident une grève, aient en vue l'intérêt de leurs adhérents plutôt que le blocage de l'économie à des fins politiques, et là, je crois qu'il y a encore à faire...
Il y a 20 ou 25 ans, environ, il y a eu une grève de plusieurs semaines à la SNCF. Il y avait un train de temps en temps, personne ne savait à l'avance quand. Comme je devais me déplacer durant cette période, j'ai pas mal voyagé, notamment entre le sud et Paris, la sécurité était assurée dans les quelques trains en service, mais les contrôleurs, présents, ne faisaient qu'assurer leur tâche de sécurité. Et les guichets étant tous fermés, non seulement on ne pouvait évidemment pas réserver, mais le transport était gratuit pour ceux qui acceptaient le caractère aléatoire des horaires. Et bien, figurez-vous que j'ai vu un type faire un scandale dans une gare parce qu'il ne pouvait pas prendre son billet! Ce qui confirme que s'il y a au monde une chose sans limite, c'est bien la stupidité humaine... Et le pire, c'est que les cons aussi votent.
Encore faut-il que les syndicats, lorsqu'ils décident une grève, aient en vue l'intérêt de leurs adhérents plutôt que le blocage de l'économie à des fins politiques, et là, je crois qu'il y a encore à faire...
Il y a 20 ou 25 ans, environ, il y a eu une grève de plusieurs semaines à la SNCF. Il y avait un train de temps en temps, personne ne savait à l'avance quand. Comme je devais me déplacer durant cette période, j'ai pas mal voyagé, notamment entre le sud et Paris, la sécurité était assurée dans les quelques trains en service, mais les contrôleurs, présents, ne faisaient qu'assurer leur tâche de sécurité. Et les guichets étant tous fermés, non seulement on ne pouvait évidemment pas réserver, mais le transport était gratuit pour ceux qui acceptaient le caractère aléatoire des horaires. Et bien, figurez-vous que j'ai vu un type faire un scandale dans une gare parce qu'il ne pouvait pas prendre son billet! Ce qui confirme que s'il y a au monde une chose sans limite, c'est bien la stupidité humaine... Et le pire, c'est que les cons aussi votent.
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Re: Grève de la gratuité
Miroir a écrit :Contribution légale très intéressante, en effet, merci worldpeace.![]()
Encore faut-il que les syndicats, lorsqu'ils décident une grève, aient en vue l'intérêt de leurs adhérents plutôt que le blocage de l'économie à des fins politiques, et là, je crois qu'il y a encore à faire...
Il y a 20 ou 25 ans, environ, il y a eu une grève de plusieurs semaines à la SNCF. Il y avait un train de temps en temps, personne ne savait à l'avance quand. Comme je devais me déplacer durant cette période, j'ai pas mal voyagé, notamment entre le sud et Paris, la sécurité était assurée dans les quelques trains en service, mais les contrôleurs, présents, ne faisaient qu'assurer leur tâche de sécurité. Et les guichets étant tous fermés, non seulement on ne pouvait évidemment pas réserver, mais le transport était gratuit pour ceux qui acceptaient le caractère aléatoire des horaires. Et bien, figurez-vous que j'ai vu un type faire un scandale dans une gare parce qu'il ne pouvait pas prendre son billet! Ce qui confirme que s'il y a au monde une chose sans limite, c'est bien la stupidité humaine... Et le pire, c'est que les cons aussi votent.
100% d'accord.
Je pourrai citer aussi d'autres exemples, mais celui ci est la preuve de la connerie humaine.
Un ami faisait du bénévolat dans un centre de distribution alimentaire.
Il en a eu tellement marre de ce faire pourrir qu'il s'est résolu à regarder la réalité en face.
Il m'a expliqué que beaucoup de gens dans le besoin et qui venaient se ravitailler gratos, gueulaient parce qu'ils trouvaient que les produits proposés étaient de basse qualité.
Un jour il s'est mis en colère et les envoyé bouler, le responsable lui dit qu'il avait besoin de repos et que la pauvreté manquait de gratitude.....
Non comment !!
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Re: Grève de la gratuité
Miroir a écrit :Encore faut-il que les syndicats, lorsqu'ils décident une grève, aient en vue l'intérêt de leurs adhérents plutôt que le blocage de l'économie à des fins politiques, et là, je crois qu'il y a encore à faire...
Je crois aussi.
- Tireur_isolé
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Re: Grève de la gratuité
*
_ Savez-vous que c'est le Trésor public qui paient les pertes SNCF, autoroutes etc... qui résultent de ces mouvements
_ Trésor public = contribuables
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
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- worldpeace
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Re: Grève de la gratuité
Et savez vous que ce sont les usagers du train qui profitent d'une telle gratuité ?
usagers = contribuables
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