Dépendance : pour une politique humaine et digne
Aujourd'hui en France, et depuis trop longtemps les personnes âgées dépendantes sont maltraitées ! Il est urgent de réagir en remédiant à cette déshumanisation !
« Je compte sur le Front National pour prendre la défense de nos compatriotes victimes de l'impréparation dramatique de la France au vieillissement de sa population à cause de l'imprévoyance et de l'incurie des gouvernements ». Tel est le cri d'espoir d'un aide-soignant, passionné par son métier mais écœuré par la façon dont sont traités nos aînés.
Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été révoltée en regardant un récent reportage intitulé « Maisons de retraite : une maltraitance ordinaire ».
Au-delà des scènes insoutenables diffusées, se profile un terrifiant constat d'échec de nos gouvernements successifs et la maladie morale avancée et galopante de notre pays. Il a fallu attendre les centaines de morts de la canicule pour mettre en place « la journée de solidarité envers les personnes âgées » qui n'a résolu en rien l'isolement de nos aînés; il a fallu attendre la mort de nos compatriotes, frappés par la pauvreté au point de ne plus avoir de logement, pour créer aux abords de l'hiver « un plan grand froid ». Suite à ce reportage, la dernière trouvaille du Secrétaire d'Etat à la Solidarité : Mme Létard, est de présenter « un plan bientraitance ». Honte à eux ! Quelle confiance accorder à ces piètres gouvernants qui découvrent que nos personnes âgées, nos handicapés meurent dans l'indifférence la plus totale sous couvert qu'ils coûtent cher à la société et/ou qu'ils ne lui rapportent plus rien ? Ce sont les mêmes qui avec un aplomb mal dissimulé, prévoient d'exclure les couples de la revalorisation du minimum vieillesse : 633 € alors que le seuil de pauvreté est fixé à 880 € ! La maltraitance n'est pas que physique, elle est aussi morale, médicamenteuse ou financière : vous êtes coresponsables de cette infamie !
LES PERSONNES ÂGÉES ABANDONNÉES
Le Front National vous alerte depuis des années sur l'absence de solidarité nationale, sur les disparités entre les départements, conséquence d'une imbécile décentralisation, sur le manque d'effectifs et le manque de formation des personnels aides saignants, sur le problème posé par le vieillissement de la population et sur l'urgence de faciliter dans de bonnes conditions le maintien des personnes âgées chez elle autant que faire se peut.
Le 27 juin 2006, M. Bas présentait à grand coup de communication son « plan grand âge » avec de remarquables constats : « 1 100 000 personnes de plus de 85 ans en 2005 qui seront 800 000 de plus en 2015 et leur nombre aura doublé en 2020. 500 millions d'euros ont été dégagés pour mettre aux normes, moderniser et humaniser les maisons de retraite et les maisons d'accueil spécialisées pour les personnes handicapées. Il faut à la fois améliorer le signalement, renforcer la prévention, et tirer toutes les conséquences des situations de maltraitance, aussi bien en termes de sanctions que d'actions correctives à mener ».
La loi du 30 juin 2004 qui a posé le principe d'une prise en charge collective de la dépendance et instauré la Journée de solidarité, a également imposé le principe de dégager 2 milliards d'euros supplémentaires chaque année. Mais où va cet argent ? Sur le terrain, rien ne bouge, rien ne change, à part la dégradation progressive de la prise en charge des malades âgés.
Vous n'avez pas la volonté politique de prendre en charge les plus faibles de nos compatriotes. Lors de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a osé dire « Ma France, ce n'est pas celle de M. Le Pen, ce n'est pas l'exclusion, ce n'est pas la détestation de l'autre ». Il ajoutait « Je n'accepte pas qu'on veuille habiter en France sans la respecter et sans l'aimer »
Vous aviez raison, M. Sarkozy, notre France n'est pas la vôtre : vous cautionnez que près d'un million de personnes âgées soient exclues ou isolées, que près de 100 000 personnes dorment dehors, qu'un million et demi de mères de famille vivent seules avec leurs enfants dans des situations extrêmement précaires. Vous ne pouvez pas aimer et respecter notre France pour la laisser dans cet état, indigne d'un grand pays. Les Français en tireront pour vous les conséquences lors des prochaines échéances électorales.
Marie-Christine Arnautu Conseiller régional du FN Au Front novembre 2008
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