SDF, travail dominical : la dissociété

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Pat
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SDF, travail dominical : la dissociété

Messagepar Pat » 17/12/2008 - 20:05

✑ ATROCES et «inqualifiables» (cf. Sarkozy), les massacres commis à Bombay par des Moudjahiddine islamistes ? Sans doute, mais inéluctables, toute société multiculturelle étant multiconflictuelle. Un dixième de la population indienne se réclame de l'islam... comme un dixième au moins de la population hexagonale. Voilà qui devrait faire réfléchir nos gouvernants et nos media.
✑ Pour le moment, et à l'instar du chef de l'Etat qui présentait un énième plan d'urgence à Compiègne mercredi, ceux-ci se focalisent sur les SDF, après le décès de plusieurs sans-abri dans la région capitale en une semaine ce qui, affirme Emmaüs, porterait à 267 en un an le nombre des morts dans la rue. Presque tous « sous-chiens » faute de réseaux de solidarité ethnique et d'attention suffisante des organisations caritatives obnubilées à la notable exception bien sûr de nos amis de Solidarité des Français, de l'Entraide nationale du pasteur Blanchard ou de Fraternité Française - par l'« accueil à l'Autre ». N'est-ce pas pourtant en faveur de nos compatriotes mutilés de la vie que devrait jouer en priorité la préférence nationale alors que, selon un sondage publié le 1er novembre par La Dépêche, « un Français sur trois pense qu'il pourrait devenir SDF » ? Proportion énorme, impensable il y a quelques années encore mais qui atteste d'une précarité ne cessant de progresser au point que vingt-cinq après l'apparition des « nouveaux pauvres » sous Mitterrand, la situation des « travailleurs pauvres » est devenue intenable sous Sarkozy, avec la remontée du chômage (45 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en un mois) consécutive à la crise mondiale.
✑ Mais tous les sociologues l'admettent, la dérive menant à la rue est aggravée dans 60 % des cas par un drame familial ; éclatement du foyer, divorce difficile avec lourde pension alimentaire pour le conjoint de plus privé de toit, ou foyer si peu harmonieusement «recomposé» que des mineurs le désertent et sombrent en pleine errance, avec toxicomanie et sida à la clé.
✑ A l'évidence, le problème des SDF ne se résoudra donc pas seulement par un effort financier - si tant est que le Pouvoir puisse le tenter puisque « les caisses sont vides » - ni par l'obligation pour les sans-abri d'accepter un asile, si inhospitalier soit-il, comme le veut Christine Boutin - mais par la reconstitution de cet élément vital pour la survie d'une société qu'est la famille - unie pour le meilleur et pour le pire.
✑ Or, c'est au moment où celle-ci s'effondre, sapée par des décennies de manœuvres maçonniques et/ou «progressistes», que le chef de l'Etat qui, il est vrai, n'a rien du pater familias idéal, tente de lui porter un coup fatal avec la dépénalisation - qui deviendra vite obligation - du travail dominical, en particulier dans les centres commerciaux et les hypermarchés. Qui peut croire en effet que celui-ci se fera « exclusivement sur la base du volontariat » comme l'affirmait hypocritement le ministre Xavier Bertrand sur France Inter, et que ceux et celles qui s'y soustrairont conserveront durablement leur emploi ? L'exemple de nos voisins et de l'Italie notamment est édifiant à cet égard. Certes, le candidat Sarkozy avait fait miroiter pendant sa campagne la perspective de « travailler plus pour gagner plus », mais sans jamais préciser que ce serait le jour du Seigneur- alors que le Kippour et l'Aïd sont religieusement chômés. Et quelles raisons allègue-t-on à un tel renoncement ? La nécessité de relancer la consommation, fût-ce au risque du surendettement, fléau dénoncé par ailleurs, et le fait-avancé par le Premier ministre - que si les grandes surfaces sont ouvertes, « on pourra aller choisir ses meubles ou ses vêtements en famille ». Dans quelle déshérence mentale et morale sommes-nous tombés pour que le summum du bonheur familial soit une séance de shopping ! Un magasinage qui, compte tenu de la baisse générale du pouvoir d'achat, profitera d'abord aux pays émergents et à leurs sous-traitants plus exotiques encore.
✑ Sous-payé, le personnel - majoritairement féminin - du secteur commercial est déjà soumis à des horaires aberrants. Qu'on le prive du dimanche, même pour quelques poignées d'euros de plus, et quel temps lui restera-t-il pour s'occuper de ses enfants, déjà si délaissés ? Et l'on s'étonnera ensuite du taux de suicides, d'alcoolisme, de toxicomanie et de la délinquance croissante des mineurs, devenue si inquiétante que dans son rapport du 3 décembre, la commission Varinard créée par Rachida Dati envisage leur incarcération dès l'âge de 12 ans.
✑ Est-ce là la «flexisécurité» du travail promise aux Français en 2007 ? Et n'est-ce pas la pire des « violence faite aux femmes » que de les réduire à leur rôle de procréatrice en les détournant de leur plus noble devoir, l'éducation de leurs enfants dans un monde de plus en plus dur où l'urbanisation, en atomisant les lignées familiales, a anéanti les solidarités naturelles ? On conviendra que pour cette mauvaise action, ou plutôt ce crime, nul n'était plus désigné que le «mutant» Sarkozy, incarnation du cosmopolitisme et du matérialisme les plus effrénés.
✍ RIVAROL du 5 décembre 2008
<galic@rivarol.com>.
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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