La faillite des retraites
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La faillite des retraites
La faillite des retraites
Confronté au vieillissement de la population et au ralentissement de la croissance économique, le système des retraites par répartition risque d'imploser après 2030. Enquête sur un naufrage annoncé depuis longtemps par jean-Marie Le Pen ...
Les idées reçues
1) On nous dit : « Les retraités se plaignent mais ils vivent mieux que nous ».
C'est faux. Jamais le pouvoir d'achat des retraites n'a été aussi entamé, à la fois par les impôts (l'abattement fiscal est passé de 35000 à 20000 FF et la taxation des revenus du patrimoine correspond à une double imposition), par les prélèvements sociaux (qui à cause de la CSG et du RDS ont augmenté de 8,7 % depuis 1990) et par l'inflation (+ 12 % depuis 1990).
2) On nous dit : « La retraite à 60 ans est un acquis social auxquels les Français sont attachés ».
La fixation d'une norme rigide et autoritaire en matière de temps de travail porte atteinte à la liberté du travail, principe essentiel de notre civilisation. De nombreux Français souhaiteraient travailler plus, pour gagner plus. En outre, cette norme risque d'aboutir à diminuer les prestations: si on augmente la durée de cotisation, par exemple de 40 à 42,5 ans alors que la majorité des jeunes entrent dans la vie active à 25 ans, pour cotiser 42,5 ans, il faudrait partir en retraite à 67,5 ans. La retraite étant fixée à 60 ans, on perd 7,5 ans. On fera ainsi baisser la pension de 20 à 25 %, et le cotisant ne s'en apercevra que lors de son départ en retraite!
Les injustices criantes
3) On nous dit : « Les retraites du secteur public sont plus intéressantes, mais les traitements sont moins élevés que les salaires du privé ».
Les fonctionnaires bénéficient déjà d'une compensation, et de taille : la garantie de l'emploi. En outre, leurs pensions sont garanties par l'État. Le montant des cotisations atteint 10 % du salaire dans le privé, contre 8 % seulement pour les traitements. Le mode de calcul repose sur les 25 meilleures années dans le privé, et sur les 6 derniers mois dans le secteur public. L'âge d'ouverture des droits est fixé à 60 ans par la loi, sauf pour les fonctionnaires, pour lesquels 15 ans de cotisations suffisent. L'âge moyen de départ à la retraite est de 61,2 ans pour les salariés du privé, de 58,5 ans pour les agents de l'État.
4) On nous dit : « Le problème des régimes spéciaux des fonctionnaires existe, mais en termes de masses financières, il est assez négligeable ».
C'est faux. Tandis que dans les lois de financement de la Sécurité sociale la branche "Vieillesse" du régime général atteint environ 415 milliards en dépenses, l'addition de tous les régimes spéciaux atteint 375 milliards. Le poids des régimes spéciaux est donc presque égal à celui du régime général.
Les fausses solutions
5) On nous dit : « Le Fonds de Réserve permettra de faire face à la future augmentation des dépenses ».
Ce fonds n'est alimenté par aucune ressource sûre. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2001 a ainsi réaffecté au financement des 35 heures nombre de taxes initialement prévues pour abonder les divers fonds de réserve pour les retraites!
6) On nous dit : « L'appel à l'immigration est inévitable pour sauver nos retraites ».
On veut faire venir des immigrés, alors que la France est incapable de fournir un travail à chacun de ses propres enfants. Et puis il faudra expliquer comment un travailleur peu qualifié du tiers-monde va pouvoir payer la retraite d'un cadre supérieur. Grâce à un véritable déferlement migratoire, le nombre compenserait sans doute la faiblesse unitaire des cotisations, mais cela poserait évidemment bien d'autres problèmes!
7) On nous dit : « Il faut remplacer la répartition par la capitalisation ».
Non. La répartition doit impérativement être conservée, puisque la solidarité entre les générations atteste de l'existence de la communauté nationale, témoigne de la fraternité française et manifeste l'attachement des Français à une certaine équité devant la retraite. En outre, la capitalisation pure ne prémunit pas nos compatriotes contre la voracité du fisc, contre un retour de l'inflation ou un krach boursier. Il faut donc en toute sagesse associer les deux systèmes pour garantir les retraites de demain : un premier étage de prestations en répartition, grâce à une croissance économique et démographique retrouvée, et un complément en capitalisation.
Français d'abord! - 1e quinzaine avril 2002
Confronté au vieillissement de la population et au ralentissement de la croissance économique, le système des retraites par répartition risque d'imploser après 2030. Enquête sur un naufrage annoncé depuis longtemps par jean-Marie Le Pen ...
Les idées reçues
1) On nous dit : « Les retraités se plaignent mais ils vivent mieux que nous ».
C'est faux. Jamais le pouvoir d'achat des retraites n'a été aussi entamé, à la fois par les impôts (l'abattement fiscal est passé de 35000 à 20000 FF et la taxation des revenus du patrimoine correspond à une double imposition), par les prélèvements sociaux (qui à cause de la CSG et du RDS ont augmenté de 8,7 % depuis 1990) et par l'inflation (+ 12 % depuis 1990).
2) On nous dit : « La retraite à 60 ans est un acquis social auxquels les Français sont attachés ».
La fixation d'une norme rigide et autoritaire en matière de temps de travail porte atteinte à la liberté du travail, principe essentiel de notre civilisation. De nombreux Français souhaiteraient travailler plus, pour gagner plus. En outre, cette norme risque d'aboutir à diminuer les prestations: si on augmente la durée de cotisation, par exemple de 40 à 42,5 ans alors que la majorité des jeunes entrent dans la vie active à 25 ans, pour cotiser 42,5 ans, il faudrait partir en retraite à 67,5 ans. La retraite étant fixée à 60 ans, on perd 7,5 ans. On fera ainsi baisser la pension de 20 à 25 %, et le cotisant ne s'en apercevra que lors de son départ en retraite!
Les injustices criantes
3) On nous dit : « Les retraites du secteur public sont plus intéressantes, mais les traitements sont moins élevés que les salaires du privé ».
Les fonctionnaires bénéficient déjà d'une compensation, et de taille : la garantie de l'emploi. En outre, leurs pensions sont garanties par l'État. Le montant des cotisations atteint 10 % du salaire dans le privé, contre 8 % seulement pour les traitements. Le mode de calcul repose sur les 25 meilleures années dans le privé, et sur les 6 derniers mois dans le secteur public. L'âge d'ouverture des droits est fixé à 60 ans par la loi, sauf pour les fonctionnaires, pour lesquels 15 ans de cotisations suffisent. L'âge moyen de départ à la retraite est de 61,2 ans pour les salariés du privé, de 58,5 ans pour les agents de l'État.
4) On nous dit : « Le problème des régimes spéciaux des fonctionnaires existe, mais en termes de masses financières, il est assez négligeable ».
C'est faux. Tandis que dans les lois de financement de la Sécurité sociale la branche "Vieillesse" du régime général atteint environ 415 milliards en dépenses, l'addition de tous les régimes spéciaux atteint 375 milliards. Le poids des régimes spéciaux est donc presque égal à celui du régime général.
Les fausses solutions
5) On nous dit : « Le Fonds de Réserve permettra de faire face à la future augmentation des dépenses ».
Ce fonds n'est alimenté par aucune ressource sûre. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2001 a ainsi réaffecté au financement des 35 heures nombre de taxes initialement prévues pour abonder les divers fonds de réserve pour les retraites!
6) On nous dit : « L'appel à l'immigration est inévitable pour sauver nos retraites ».
On veut faire venir des immigrés, alors que la France est incapable de fournir un travail à chacun de ses propres enfants. Et puis il faudra expliquer comment un travailleur peu qualifié du tiers-monde va pouvoir payer la retraite d'un cadre supérieur. Grâce à un véritable déferlement migratoire, le nombre compenserait sans doute la faiblesse unitaire des cotisations, mais cela poserait évidemment bien d'autres problèmes!
7) On nous dit : « Il faut remplacer la répartition par la capitalisation ».
Non. La répartition doit impérativement être conservée, puisque la solidarité entre les générations atteste de l'existence de la communauté nationale, témoigne de la fraternité française et manifeste l'attachement des Français à une certaine équité devant la retraite. En outre, la capitalisation pure ne prémunit pas nos compatriotes contre la voracité du fisc, contre un retour de l'inflation ou un krach boursier. Il faut donc en toute sagesse associer les deux systèmes pour garantir les retraites de demain : un premier étage de prestations en répartition, grâce à une croissance économique et démographique retrouvée, et un complément en capitalisation.
Français d'abord! - 1e quinzaine avril 2002
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Re: La faillite des retraites
Pour sauver nos retraites
Il faut réhabiliter le travail
Les élites décadentes ont laissé penser au peuple frauçais qu'il pouvait à la fois travailler moins, gagner autant et bénéficier de l'ouverture génaralisée de notre économie à la concurrence étrangère. Le résultat est là : disparition de pans entiers de notre industrie, millions de chômeurs, effondrement de la Sécurité Sociale et donc des retraites.
Il faut dire la vérité aux Français : le versement de leur retraite est subordonné à leur travail. Il leur faudra donc travailler plus, plus tôt et plus longtemps, pour espérer sauver le système de retraite, que celui-ci repose uniquement sur la répartition ou sur le double pilier de la répartition et de la capitalisation.
Source d'épanouissement personnel et matrice du développement de la cité, le travail, sang de la civilisation, est encore et toujours l'une des valeurs essentielles qui structurent la société.
I - Le travail des Français est dévalorisé par une ouverture commerciale incontrôlée
La soumission de nos emplois et de nos produits à la concurrence internationale est la première cause du chômage de masse. Pour rester compétitives, les entreprises n'ont eu le choix qu'entre trois solutions :
- licencier pour diminuer leurs coûts de production et faire face à la guerre des prix sur le marché mondial,
- se délocaliser dans les pays où le travail est moins cher, ce qui signifie la disparition de nos grandes industries riches en main-d'œuvre,
- remplacer les nationaux par une main d'oeuvre étrangère bon marché.
Il faut donc protéger nos frontières commerciales en relevant quand il le faut les droits de douane, et protéger notre marché de l'emploi en le réservant en priorité aux nationaux.
II - Le travail des Français est dévalorisé par une législation sociale inadaptée
En France, la réduction du temps de travail est issue de la fixation autoritaire de limites légales (35 heures, retraite à 60 ans). Ce n'est donc pas l'individu qui choisit librement de travailler moins (et donc souvent de gagner moins) ponr avoir pins de temps libre (pour le loisir, l'éducation des enfants ou des activités non marchandes), C'est l'Etat qui le lui impose. Souvent, les individus et les entreprises souhaiteraient travailler davantage, mais la législation du travail comme la législation fiscale dissuadent employeurs et salariés (surcoût des heures supplémentaires, progressivité de l'impôt sur le revenu).
Il faut donc revenir à un principe simple : celui de la liberté du travail. Celle-ci doit permettre à ceux de nos compatriotes qui le désirent de travailler plus et plus longtemps, afin de bénéficier d'une retraite plus confortable.
III - Le travail des Français est dévalorisé par une pression fiscale faramineuse
En fin de compte, les salaires, l'épargne, les profits et les successions sont le fruit du travaiL C'est donc l'activité elle-même qni est pénalisée lorsqu'un niveau hallucinant de prélèvements pénalise les reveous (IR, CSG, RDS, IS ... ), puisque cela décourage les meilleures volontés. En outre, la structure de la fiscalité elle-même est défavorable à l'embauche : comme les charges sociales sont trop élevées, les employeurs préfèrent, quand ils le peuvent, remplacer les hommes par des machines.
Il faut donc, au plus vite, supprimer l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les successions en ligne directe, afin de redonner à nos compatriotes la légitime récompense de leurs efforts, de leurs risques, de leurs initiatives.
La durée hebdomadaire moyenne du travail en France est de 36 heures, contre 40 heures en Allemagne, et plus de 43 heures en Angleterre !
FDA mars 2003
Il faut réhabiliter le travail
Les élites décadentes ont laissé penser au peuple frauçais qu'il pouvait à la fois travailler moins, gagner autant et bénéficier de l'ouverture génaralisée de notre économie à la concurrence étrangère. Le résultat est là : disparition de pans entiers de notre industrie, millions de chômeurs, effondrement de la Sécurité Sociale et donc des retraites.
Il faut dire la vérité aux Français : le versement de leur retraite est subordonné à leur travail. Il leur faudra donc travailler plus, plus tôt et plus longtemps, pour espérer sauver le système de retraite, que celui-ci repose uniquement sur la répartition ou sur le double pilier de la répartition et de la capitalisation.
Source d'épanouissement personnel et matrice du développement de la cité, le travail, sang de la civilisation, est encore et toujours l'une des valeurs essentielles qui structurent la société.
I - Le travail des Français est dévalorisé par une ouverture commerciale incontrôlée
La soumission de nos emplois et de nos produits à la concurrence internationale est la première cause du chômage de masse. Pour rester compétitives, les entreprises n'ont eu le choix qu'entre trois solutions :
- licencier pour diminuer leurs coûts de production et faire face à la guerre des prix sur le marché mondial,
- se délocaliser dans les pays où le travail est moins cher, ce qui signifie la disparition de nos grandes industries riches en main-d'œuvre,
- remplacer les nationaux par une main d'oeuvre étrangère bon marché.
Il faut donc protéger nos frontières commerciales en relevant quand il le faut les droits de douane, et protéger notre marché de l'emploi en le réservant en priorité aux nationaux.
II - Le travail des Français est dévalorisé par une législation sociale inadaptée
En France, la réduction du temps de travail est issue de la fixation autoritaire de limites légales (35 heures, retraite à 60 ans). Ce n'est donc pas l'individu qui choisit librement de travailler moins (et donc souvent de gagner moins) ponr avoir pins de temps libre (pour le loisir, l'éducation des enfants ou des activités non marchandes), C'est l'Etat qui le lui impose. Souvent, les individus et les entreprises souhaiteraient travailler davantage, mais la législation du travail comme la législation fiscale dissuadent employeurs et salariés (surcoût des heures supplémentaires, progressivité de l'impôt sur le revenu).
Il faut donc revenir à un principe simple : celui de la liberté du travail. Celle-ci doit permettre à ceux de nos compatriotes qui le désirent de travailler plus et plus longtemps, afin de bénéficier d'une retraite plus confortable.
III - Le travail des Français est dévalorisé par une pression fiscale faramineuse
En fin de compte, les salaires, l'épargne, les profits et les successions sont le fruit du travaiL C'est donc l'activité elle-même qni est pénalisée lorsqu'un niveau hallucinant de prélèvements pénalise les reveous (IR, CSG, RDS, IS ... ), puisque cela décourage les meilleures volontés. En outre, la structure de la fiscalité elle-même est défavorable à l'embauche : comme les charges sociales sont trop élevées, les employeurs préfèrent, quand ils le peuvent, remplacer les hommes par des machines.
Il faut donc, au plus vite, supprimer l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les successions en ligne directe, afin de redonner à nos compatriotes la légitime récompense de leurs efforts, de leurs risques, de leurs initiatives.
La durée hebdomadaire moyenne du travail en France est de 36 heures, contre 40 heures en Allemagne, et plus de 43 heures en Angleterre !
FDA mars 2003
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Re: La faillite des retraites
Seul l'Etat national peut garantir à tous les Français la retraite à laquelle ils ont droit
Enlisé dans l'affaire de son projet de réforme, Raffarin est incapable de sauvegarder les retraites des Français Cal; comme son prédécessur socialiste, il est engagé dans une logique ultra libérale, immigrationniste et anti familiale.
Rompre avec la gabegie de la gestion paritaire, permettre à tous les Français d'avoir un travail, redresser la natalité française, telles sont les réformes à entreprendre pour maintenir notre système de retraite par répartition.
❏ Raffarin, comme ses prédécesseurs tente de réformer, mais dans une logique uniquement comptable et en proposant des solutions qui, loin de résoudre les problèmes, les aggravent :
-la hausse des cotisations, augmentant le coût du travail, crée plus de chômage et diminue donc le nombre de cotisants qui financent les régimes de retraites ;
- l'allongement de la durée du travail est une vue de l'esprit et une imposture sociale, quand des centaines de milliers de Français de plus de 50 ans, jugés « trop vieux, trop chers » malgré leur expérience, sont licenciés.
Les socialistes et les chiraquiens se contentent ainsi de gérer la pénurie. Leur unique solution à long terme pour remédier à la diminution du nombre d'actifs est l'appel à la main d'œuvre étrangère : « les immigrés travailleront pour payer les retraites des Français », prétendent-ils. Ce cynisme consistant à vider l'Afrique de ses forces vives est aussi un triple mensonge :
- 95 % des étrangers entrés légalement en France chaque année n'ont pas de travail ;
- les masses venues du tiers monde ne peuvent constituer la main d'œuvre formée dont aura besoin l'économie française ;
- le recrutement d'un étranger constitue peut-être une économie pour l'entreprise qui le salarie moins cher qu'un Français mais elle a un coût pour la nation, chargée de payer son «intégration» et celle de sa famille (allocations familiales, scolarisation des enfants ne parlant parfois même pas le français, logement social.), sans parler du coût humain, économique et social des millions de demandeurs d'emploi français, victimes de « la préférence étrangère ». Les immigrés d'aujourd'hui sont les chômeurs de demain et les retraités d'après-demain. L'immigration c'est le chômage des étrangers qui s'ajoute à celui des Français, les retraités étrangers qui s'ajoutent aux retraités français.
Que faire ? Instaurer, comme le proposent les partisans du libéralisme mondialisé, la retraite par capitalisation ? La banqueroute de grands fonds de retraite anglo-saxons prouve que ce système ne garantit rien aux retraités.
✑ Refus de la fatalité
Le Front National refuse cette fatalité. Tous les Français, quels que soient leur activité, leur statut, leurs revenus, ont droit à une retraite décente, proportionnelle à leur travail et aux services rendus à la collectivité nationale. Seul le système par répartition peut l'assurer. Pour le sauver il faut s'attaquer aux causes du mal qui sont le chômage, le déclin démographique et la gabegie de la gestion paritaire.
Fondé sur la solidarité entre les générations, notre système a besoin d'un nombre suffisant de cotisants pour payer les pensions des retraités (12,2 millions en 2002), dont la population ne cesse de croître. Si les millions de Français aujourd'hui au chômage retrouvaient un travail dans les cinq prochaines années, l'équilibre cotisants-retraités serait maintenu. Mais pour éviter la ruée à l'Est des entreprises, liée à l'élargissement de l'Europe, et la ruée à l'Ouest des cerveaux, liée au fiscalisme, il est nécessaire de mettre en œuvre les principes suivants :
- la restauration de la préférence nationale en matière d'emploi, abolie en 1981 ;
- la diminution des prélèvements obligatoires (les plus élevés en Occident), liés entre autres au coût de l'immigration ;
- la protection de notre économie contre l'euro-mondialisme, qui place nos entreprises devant une seule alternative la faillite ou la délocalisation ;
- la réforme de notre système de formation.
À long terme cependant, le retour au plein emploi ne suffira pas à maintenir l'équilibre entre les actifs et les retraités. Depuis 1974, la population française n'assure plus le renouvellement de ses générations. En 2040, si la natalité ne s'est pas redressée, la France comptera 22 millions d'habitants de plus de 60 ans contre 30 millions entre 20 et 59 ans. Ainsi chez les salariés du secteur privé, il y aura pour un retraité moins d'un actif, contre 1,5 aujourd'hui.
Pour éviter ce collapsus démographique, il faut entreprendre dès aujourd'hui une grande politique familiale, comparable à celle qui a assuré le baby-boom des années 1950, permettant aux ménages français d'avoir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent, sans subir une baisse de leur niveau de vie.
Il faut enfin que l'argent des cotisants soit bien géré et distribué de façon équitable. Aujourd'hui, il ne l'est pas. Le déficit de la sécurité sociale a aussi pour cause la gestion paritaire, antidémocratique, obsolète, coûteuse et irresponsable. qui permet entre autres aux dirigeants des syndicats de salariés et de patrons de mener grand train et de salarier des milliers d'apparatchiks, avec l'argent des cotisants. Cette gestion doit être rendue aux Français, c'est-à-dire au gouvernement qu'ils auront choisi librement.
Contrôlé par un Parlement vraiment représentatif, le gouvernement national que nous appelons de nos vœux devra gérer notre système de retraite par répartition, corriger aussi les injustices, dont pâtissent les salariés du privé par rapport à ceux du public, les travailleurs manuels, dont l'espérance de vie est moins longue que celle des « cols blancs », les commerçants, les artisans et les agriculteurs, les mères de famille, qui ont interrompu leur activité salariée pour élever leurs enfants ...
Seul un État national, souverain, populaire et social, indépendant de Bruxelles, des lobbies syndicaux et des grands intérêts financiers, pourra appliquer ces mesures de salut public. Tel est le programme du Front National, le seul vrai syndicat du peuple français.
✍ C L FDA juin 2003
Enlisé dans l'affaire de son projet de réforme, Raffarin est incapable de sauvegarder les retraites des Français Cal; comme son prédécessur socialiste, il est engagé dans une logique ultra libérale, immigrationniste et anti familiale.
Rompre avec la gabegie de la gestion paritaire, permettre à tous les Français d'avoir un travail, redresser la natalité française, telles sont les réformes à entreprendre pour maintenir notre système de retraite par répartition.
❏ Raffarin, comme ses prédécesseurs tente de réformer, mais dans une logique uniquement comptable et en proposant des solutions qui, loin de résoudre les problèmes, les aggravent :
-la hausse des cotisations, augmentant le coût du travail, crée plus de chômage et diminue donc le nombre de cotisants qui financent les régimes de retraites ;
- l'allongement de la durée du travail est une vue de l'esprit et une imposture sociale, quand des centaines de milliers de Français de plus de 50 ans, jugés « trop vieux, trop chers » malgré leur expérience, sont licenciés.
Les socialistes et les chiraquiens se contentent ainsi de gérer la pénurie. Leur unique solution à long terme pour remédier à la diminution du nombre d'actifs est l'appel à la main d'œuvre étrangère : « les immigrés travailleront pour payer les retraites des Français », prétendent-ils. Ce cynisme consistant à vider l'Afrique de ses forces vives est aussi un triple mensonge :
- 95 % des étrangers entrés légalement en France chaque année n'ont pas de travail ;
- les masses venues du tiers monde ne peuvent constituer la main d'œuvre formée dont aura besoin l'économie française ;
- le recrutement d'un étranger constitue peut-être une économie pour l'entreprise qui le salarie moins cher qu'un Français mais elle a un coût pour la nation, chargée de payer son «intégration» et celle de sa famille (allocations familiales, scolarisation des enfants ne parlant parfois même pas le français, logement social.), sans parler du coût humain, économique et social des millions de demandeurs d'emploi français, victimes de « la préférence étrangère ». Les immigrés d'aujourd'hui sont les chômeurs de demain et les retraités d'après-demain. L'immigration c'est le chômage des étrangers qui s'ajoute à celui des Français, les retraités étrangers qui s'ajoutent aux retraités français.
Que faire ? Instaurer, comme le proposent les partisans du libéralisme mondialisé, la retraite par capitalisation ? La banqueroute de grands fonds de retraite anglo-saxons prouve que ce système ne garantit rien aux retraités.
✑ Refus de la fatalité
Le Front National refuse cette fatalité. Tous les Français, quels que soient leur activité, leur statut, leurs revenus, ont droit à une retraite décente, proportionnelle à leur travail et aux services rendus à la collectivité nationale. Seul le système par répartition peut l'assurer. Pour le sauver il faut s'attaquer aux causes du mal qui sont le chômage, le déclin démographique et la gabegie de la gestion paritaire.
Fondé sur la solidarité entre les générations, notre système a besoin d'un nombre suffisant de cotisants pour payer les pensions des retraités (12,2 millions en 2002), dont la population ne cesse de croître. Si les millions de Français aujourd'hui au chômage retrouvaient un travail dans les cinq prochaines années, l'équilibre cotisants-retraités serait maintenu. Mais pour éviter la ruée à l'Est des entreprises, liée à l'élargissement de l'Europe, et la ruée à l'Ouest des cerveaux, liée au fiscalisme, il est nécessaire de mettre en œuvre les principes suivants :
- la restauration de la préférence nationale en matière d'emploi, abolie en 1981 ;
- la diminution des prélèvements obligatoires (les plus élevés en Occident), liés entre autres au coût de l'immigration ;
- la protection de notre économie contre l'euro-mondialisme, qui place nos entreprises devant une seule alternative la faillite ou la délocalisation ;
- la réforme de notre système de formation.
À long terme cependant, le retour au plein emploi ne suffira pas à maintenir l'équilibre entre les actifs et les retraités. Depuis 1974, la population française n'assure plus le renouvellement de ses générations. En 2040, si la natalité ne s'est pas redressée, la France comptera 22 millions d'habitants de plus de 60 ans contre 30 millions entre 20 et 59 ans. Ainsi chez les salariés du secteur privé, il y aura pour un retraité moins d'un actif, contre 1,5 aujourd'hui.
Pour éviter ce collapsus démographique, il faut entreprendre dès aujourd'hui une grande politique familiale, comparable à celle qui a assuré le baby-boom des années 1950, permettant aux ménages français d'avoir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent, sans subir une baisse de leur niveau de vie.
Il faut enfin que l'argent des cotisants soit bien géré et distribué de façon équitable. Aujourd'hui, il ne l'est pas. Le déficit de la sécurité sociale a aussi pour cause la gestion paritaire, antidémocratique, obsolète, coûteuse et irresponsable. qui permet entre autres aux dirigeants des syndicats de salariés et de patrons de mener grand train et de salarier des milliers d'apparatchiks, avec l'argent des cotisants. Cette gestion doit être rendue aux Français, c'est-à-dire au gouvernement qu'ils auront choisi librement.
Contrôlé par un Parlement vraiment représentatif, le gouvernement national que nous appelons de nos vœux devra gérer notre système de retraite par répartition, corriger aussi les injustices, dont pâtissent les salariés du privé par rapport à ceux du public, les travailleurs manuels, dont l'espérance de vie est moins longue que celle des « cols blancs », les commerçants, les artisans et les agriculteurs, les mères de famille, qui ont interrompu leur activité salariée pour élever leurs enfants ...
Seul un État national, souverain, populaire et social, indépendant de Bruxelles, des lobbies syndicaux et des grands intérêts financiers, pourra appliquer ces mesures de salut public. Tel est le programme du Front National, le seul vrai syndicat du peuple français.
✍ C L FDA juin 2003
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Re: La faillite des retraites
XIIe Congrès du FN ➭ Motion « Famille et retraite »
✑ Les Délégués et Adhérents du Front National, réunis à Nice les 19, 20 et 21 avril 2003 pour leur XIIe Congrès national réaffirment la Famille comme socle essentiel de la France et dénoncent les attaques dont celle-ci continue d'être la victime. La politique antifamiliale menée depuis 30 ans a été prolongée par JOSPIN alors que RAFFARIN manque totalement de projet.
☠ Les maux dont est victime la Famille se sont encore aggravés :
- atteinte à la vie de l'enfant à naître aggravée par l'allongement de la période de recours possible à l'avortement avec la loi Aubry,
- décadence des mœurs que favorise, entre autres, le PACS, dont l'objectif est de rendre possible l'adoption d'un enfant par un couple d'homosexuels,
- volonté de plus en plus affirmée de politiciens de gauche comme de l'UMP, de légaliser la drogue, véritable fléau pour notre jeunesse, dont les «rave-party» sont un vecteur important que les pouvoirs publics au mieux laissent faire, au pire dont ils facilitent l'organisation,
- remise en cause de la dignité de la femme notamment du fait de l'islamisation de notre Nation,
- dégradation du statut social, économique et fiscal de la Famille et particulièrement de la mère de famille...
En matière de retraites, le constat est identique. Dans ce domaine comme pour la natalité, les différents gouvernements ont choisi la politique suicidaire de l'immigration comme solution à court terme. Par ailleurs, les réformes indispensables et urgentes ont toutes été remises à plus tard. Celles annoncées ne se résumeront à presque rien compte tenu du chantage syndical à la grève et à la volonté du système de conserver des régimes lourds, rigides et inégalitaires.
❐ Les Délégués et Adhérents du Front National exigent la mise en œuvre d'une grande politique d'accueil de la Vie et de préférence familiale reposant notamment sur :
- une aide à l'adoption, notamment prénatale,
- la définition d'un statut de la mère de famille, notamment en matière de salaire parental et de protection sociale,
- une politique d'accès prioritaire à la propriété pour les familles par des incitations au crédit et des allégements fiscaux,
- la mise en place d'une vraie politique de protection des enfants par une véritable lutte engagée contre la pédophilie, la drogue et la violence.
En matière de retraites, ils rappellent que le financement de celles-ci repose avant tout sur la croissance économique et la relance de la natalité française. Par ailleurs, ils souhaitent :
- le maintien du système de répartition complété par des mécanismes tels que celui de la Préfon aujourd'hui réservé aux seuls fonctionnaires,
- le libre choix du départ en retraite par un système à la carte,
- la prise en compte de l'impératif de justice que constitue le droit à la retraite pour les mères de famille.
✑ Ils réaffirment leur confiance en Jean-Marie LE PEN et dans le Front National pour mener à bien cette politique de salut national.
✑ Les Délégués et Adhérents du Front National, réunis à Nice les 19, 20 et 21 avril 2003 pour leur XIIe Congrès national réaffirment la Famille comme socle essentiel de la France et dénoncent les attaques dont celle-ci continue d'être la victime. La politique antifamiliale menée depuis 30 ans a été prolongée par JOSPIN alors que RAFFARIN manque totalement de projet.
☠ Les maux dont est victime la Famille se sont encore aggravés :
- atteinte à la vie de l'enfant à naître aggravée par l'allongement de la période de recours possible à l'avortement avec la loi Aubry,
- décadence des mœurs que favorise, entre autres, le PACS, dont l'objectif est de rendre possible l'adoption d'un enfant par un couple d'homosexuels,
- volonté de plus en plus affirmée de politiciens de gauche comme de l'UMP, de légaliser la drogue, véritable fléau pour notre jeunesse, dont les «rave-party» sont un vecteur important que les pouvoirs publics au mieux laissent faire, au pire dont ils facilitent l'organisation,
- remise en cause de la dignité de la femme notamment du fait de l'islamisation de notre Nation,
- dégradation du statut social, économique et fiscal de la Famille et particulièrement de la mère de famille...
En matière de retraites, le constat est identique. Dans ce domaine comme pour la natalité, les différents gouvernements ont choisi la politique suicidaire de l'immigration comme solution à court terme. Par ailleurs, les réformes indispensables et urgentes ont toutes été remises à plus tard. Celles annoncées ne se résumeront à presque rien compte tenu du chantage syndical à la grève et à la volonté du système de conserver des régimes lourds, rigides et inégalitaires.
❐ Les Délégués et Adhérents du Front National exigent la mise en œuvre d'une grande politique d'accueil de la Vie et de préférence familiale reposant notamment sur :
- une aide à l'adoption, notamment prénatale,
- la définition d'un statut de la mère de famille, notamment en matière de salaire parental et de protection sociale,
- une politique d'accès prioritaire à la propriété pour les familles par des incitations au crédit et des allégements fiscaux,
- la mise en place d'une vraie politique de protection des enfants par une véritable lutte engagée contre la pédophilie, la drogue et la violence.
En matière de retraites, ils rappellent que le financement de celles-ci repose avant tout sur la croissance économique et la relance de la natalité française. Par ailleurs, ils souhaitent :
- le maintien du système de répartition complété par des mécanismes tels que celui de la Préfon aujourd'hui réservé aux seuls fonctionnaires,
- le libre choix du départ en retraite par un système à la carte,
- la prise en compte de l'impératif de justice que constitue le droit à la retraite pour les mères de famille.
✑ Ils réaffirment leur confiance en Jean-Marie LE PEN et dans le Front National pour mener à bien cette politique de salut national.
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Re: La faillite des retraites
Retraites : la répartition dans l'impasse
Chacun le sait, outre les problèmes spécifiques des différentes catégories de fonctionnaires, la retraite des salariés risque de n'être bientôt plus qu'une aumône, prélude à l'annonce de la liquidation générale du système de répartition mis en place en 1945 et fondé sur la solidarité des générations. Dans celui-ci en effet, les cotisations des actifs sont immédiatement utilisées pour le paiement des retraites des générations plus anciennes : toutefois, la dégradation du rapport cotisants/retraités, principalement liée aux multiples effets financiers du vieillissement de la population et du chômage de masse, met en péril le système tout entier. On comprend pourquoi l'Observatoire des Retraites ou la Caisse des Dépôts et Consignations n'ont pas hésité, en octobre 2002 à stigmatiser « l'attentisme permanent qui caractérise la politique menée depuis 20 ans »...
Une situation catastrophique

Résultat : Le rapport démographique conduit inéluctablement à un doublement des cotisations ou à une division par deux des retraites. La situation est ingérable : arrêter la répartition, c'est ruiner 14 millions de retraités. Continuer la répartition, c'est ruiner 20 millions d'actifs !
Les fausses solutions
Les micro-solutions inspirées par la technocratie socialisante qui dirige l'appareil d'Etat depuis trente ans n'ont jamais été à la hauteur du problème. Elles ne se donnent pas les moyens d'un redressement financier à la fois soutenable et durable, et de surcroît les mesures adoptées n'ont conduit qu'à l'appauvrissement des Français.
1) L'augmentation des cotisations : les taux de cotisations en France sont déjà supérieurs de 10% à ce qu'ils sont dans les pays voisins. De plus, l'augmentation des charges salariales et patronales dissuade les entreprises d'embaucher et diminue le salaire net des actifs au travail.
2) La durée des cotisations : dans le système actuel, si on entre dans la vie active à 25 ans, pour cotiser 40 annuités afin d'avoir un taux plein de retraite, il faudrait partir à 65 ans. Mais du fait de l'obligation de partir en retraite à 60 ans, on perd 5 ans de cotisations. Les caisses font donc des économies sur le dos des Français.
3) La baisse des prestations : jusqu'où va-t-on aller ? En 2000, pour les salariés du privé, le montant de la retraite atteignait entre 55 et 70% de la moyenne des salaires versés au cours de la vie. En 2040, elle se situera entre 45 et 57% !
4) L'immigration : l'immigration durable est souvent peu qualifiée et faiblement rémunérée : les montants cotisés sont donc totalement insuffisants, sauf à envisager un véritable déferlement migratoire!
Les solutions de bon sens
Puisque le déséquilibre naît de la hausse des dépenses liée à l'évolution démographique, il faut augmenter durablement l'assiette des recettes, c'est-à-dire la masse salariale : en bref, le nombre d'actifs employés.

FDA février 2003
Chacun le sait, outre les problèmes spécifiques des différentes catégories de fonctionnaires, la retraite des salariés risque de n'être bientôt plus qu'une aumône, prélude à l'annonce de la liquidation générale du système de répartition mis en place en 1945 et fondé sur la solidarité des générations. Dans celui-ci en effet, les cotisations des actifs sont immédiatement utilisées pour le paiement des retraites des générations plus anciennes : toutefois, la dégradation du rapport cotisants/retraités, principalement liée aux multiples effets financiers du vieillissement de la population et du chômage de masse, met en péril le système tout entier. On comprend pourquoi l'Observatoire des Retraites ou la Caisse des Dépôts et Consignations n'ont pas hésité, en octobre 2002 à stigmatiser « l'attentisme permanent qui caractérise la politique menée depuis 20 ans »...
Une situation catastrophique

Résultat : Le rapport démographique conduit inéluctablement à un doublement des cotisations ou à une division par deux des retraites. La situation est ingérable : arrêter la répartition, c'est ruiner 14 millions de retraités. Continuer la répartition, c'est ruiner 20 millions d'actifs !
Les fausses solutions
Les micro-solutions inspirées par la technocratie socialisante qui dirige l'appareil d'Etat depuis trente ans n'ont jamais été à la hauteur du problème. Elles ne se donnent pas les moyens d'un redressement financier à la fois soutenable et durable, et de surcroît les mesures adoptées n'ont conduit qu'à l'appauvrissement des Français.
1) L'augmentation des cotisations : les taux de cotisations en France sont déjà supérieurs de 10% à ce qu'ils sont dans les pays voisins. De plus, l'augmentation des charges salariales et patronales dissuade les entreprises d'embaucher et diminue le salaire net des actifs au travail.
2) La durée des cotisations : dans le système actuel, si on entre dans la vie active à 25 ans, pour cotiser 40 annuités afin d'avoir un taux plein de retraite, il faudrait partir à 65 ans. Mais du fait de l'obligation de partir en retraite à 60 ans, on perd 5 ans de cotisations. Les caisses font donc des économies sur le dos des Français.
3) La baisse des prestations : jusqu'où va-t-on aller ? En 2000, pour les salariés du privé, le montant de la retraite atteignait entre 55 et 70% de la moyenne des salaires versés au cours de la vie. En 2040, elle se situera entre 45 et 57% !
4) L'immigration : l'immigration durable est souvent peu qualifiée et faiblement rémunérée : les montants cotisés sont donc totalement insuffisants, sauf à envisager un véritable déferlement migratoire!
Les solutions de bon sens
Puisque le déséquilibre naît de la hausse des dépenses liée à l'évolution démographique, il faut augmenter durablement l'assiette des recettes, c'est-à-dire la masse salariale : en bref, le nombre d'actifs employés.

FDA février 2003
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Re: La faillite des retraites
Les caisses de retraites complémentaires à bout de souffle.
720 millions d’euros, c’est le déficit technique (différence entre les cotisations versées par les salariés cadres et les pensions versées) que devrait enregistrer, dès cette année, l’AGIRC, la caisse de retraite complémentaire des salariés cadres. Selon les prévisions, le résultat devait être à l’équilibre.
L’ARRCO ne va pas bien mieux. La caisse de retraite complémentaire des salariés du privé devait, toujours selon les mêmes prévisions, être excédentaire de 1,9 milliard mais malheureusement le solde sera proche de zéro.
De nouvelles projections futures ont été réalisées. Elles sont bien plus mauvaises que les précédentes. Elles précisent qu’à l’horizon 2020, l’AGIRC perdra 2,5 milliards par an et l’ARCCO 5,1 milliards. Pour obtenir ses chiffres « optimistes », il faudra que le chômage baisse dès 2010, pour tomber à 5,5% en 2017. Rien n’est moins sûr.
Comme tout va bien quand tout va mal, Le MEDEF, qui participe à la gestion des caisses de retraites complémentaires, promet aux salariés proches de la retraite qu’ils ne subiront aucune chute brutale de leur pension.
Source: Le Figaro.............http://fr.altermedia.info/
720 millions d’euros, c’est le déficit technique (différence entre les cotisations versées par les salariés cadres et les pensions versées) que devrait enregistrer, dès cette année, l’AGIRC, la caisse de retraite complémentaire des salariés cadres. Selon les prévisions, le résultat devait être à l’équilibre.
L’ARRCO ne va pas bien mieux. La caisse de retraite complémentaire des salariés du privé devait, toujours selon les mêmes prévisions, être excédentaire de 1,9 milliard mais malheureusement le solde sera proche de zéro.
De nouvelles projections futures ont été réalisées. Elles sont bien plus mauvaises que les précédentes. Elles précisent qu’à l’horizon 2020, l’AGIRC perdra 2,5 milliards par an et l’ARCCO 5,1 milliards. Pour obtenir ses chiffres « optimistes », il faudra que le chômage baisse dès 2010, pour tomber à 5,5% en 2017. Rien n’est moins sûr.
Comme tout va bien quand tout va mal, Le MEDEF, qui participe à la gestion des caisses de retraites complémentaires, promet aux salariés proches de la retraite qu’ils ne subiront aucune chute brutale de leur pension.
Source: Le Figaro.............http://fr.altermedia.info/
Re: La faillite des retraites
le système des retraites par répartition risque d'imploser après 2030
Il risque bien d'imploser plus tôt si la crise dure et encore plus si elle s'aggrave. Le chômage et la destruction des emplois sera le détonateur.
Bien malin est celui qui peut maintenant faire des prévisions fiables.
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Re: La faillite des retraites
Retraites complémentaires : on verra ... en 2010
EN janvier dernier des chiffres ont été publiés sur la situation financière des caisses de retraites complémentaires : l'Arrco (tous les salariés du privé) et l'Agirc (cadres). Le constat est alarmant : les comptes de ces organismes paritaires, c'est-à-dire gérés par les syndicats et le patronat, se dégradent rapidement et les déficits prévus sont abyssaux. Quant à celui du régime général de la Sécurité sociale, on n'en voit pas le fond.
On sait que ce sont les cotisations des près de 4 millions de cadres, et des plus de 18 millions de salariés actifs du privé, qui assurent le paiement des pensions des près de 15 millions de retraités, cadres et non cadres du privé. Or dès cette année, les cotisations étant inférieures aux pensions versées, Agirc et Arrco commencent à puiser dans leurs réserves financières - plus de 50 milliards, mises à mal par le krach boursier ; et qui pourraient être épuisées dès 2015.
DÉFICIT DES COMPTES ET PAUPÉRISATION EN VUE
Les dernières prévisions, fin 2007, tablaient pour la caisse des cadres sur un résultat en équilibre en 2009 En fait, elle devrait enregistrer un déficit technique proche de 750 millions. Pour l'Arrco, le résultat devait être excédentaire de 1,9 milliard, il sera déficitaire ; le solde déficitaire n'était prévu que pour 2015 ! Les comptes se dégradent à la fois en raison de la réduction, à cause du papyboom et de l'allongement de la vie, du rapport entre cotisants et bénéficiaires, et en proportion non seulement des effets du chômage - plus de 20 % chez les jeunes - mais aussi de la stagnation des salaires. La crise est également une conséquence du mondialisme et du libre-échange. Si l'effet est immédiat et chiffrable sur le plan financier, il le sera pour les actifs d'aujourd'hui quand ils seront retraités demain. Car c'est sur les droits à pension qu'ils obtiennent en proportion du taux auquel ils cotisent eux-mêmes et leurs entreprises sur leurs rémunérations brutes qu'en théorie, mais en théorie seulement, leurs pensions seront liquidées. La lente mais constante érosion des points acquis annonce une diminution du niveau des pensions avec, corrélativement, l'augmentation de la paupérisation de millions de retraités. Dans ces conditions, comment espérer se maintenir dans son logement, comment payer les mensualités dans les maisons de retraite, comment se soigner quand les remboursements ne cessent de diminuer, comment profiter avec sérénité des dernières années de vie ?
Si, comme on l'a vu, les prévisions de fin 2007 ne sont déjà plus valables, en sachant donc que les chiffres qui vont suivre sont dépassés, il est bon de les rappeler pour faire prendre conscience du problème. Il concerne les millions d'actifs, les entreprises, les pensionnés actuels (environ 15 millions) et futurs, et enfin le gouvernement.
A l'horizon 2020, l'Agirc devait perdre "seulement" 2,5 milliards par an et l'Arrco, 5,1 milliards mais à condition que le chômage baisse dès 2010 pour tomber à 5,5 % en 2017. Qui peut y croire ? Si donc en 2020, les caisses ne perdaient que 7,6 milliards par an, en dix ans, en 2030, leur déficit cumulé serait proche de 80 milliards. On est encore loin des 14 milliards de solde (recettes-dépenses) déficitaire annuel généralement affiché pour 2030. Du délire !
QUE FAIRE ?
A situation de l'emploi et des salaires inchangée, et par quel miracle changerait-elle, est-il possible de sauver les retraites complémentaires, sachant que le même problème se pose pour les retraites du régime général ? Il n'existe que peu de solutions :
- augmenter les cotisations d'un point dès 2010 n'aurait qu'un effet provisoire - en 2030, l' Agirc présenterait un déficit annuel de 2,3 milliards, de 6,8 milliards pour l'Arrco ; à comparer aux 14 milliards évoqués ci-dessus si rien n'était entrepris ;
- baisser encore le rendement (aujourd'hui 100 euros cotisés aboutissent à environ 7 euros de pensions par an) - les prix officiels, précisons-le, grimpant moins vite que les salaires, le rendement des régimes se dégrade avec régularité;
- augmenter d'un trimestre par an l'âge à partir duquel la pension Agirc-Arrco peut être liquidée sans décote ; elle s'appliquerait à partir de 2011, pour les personnes de 61 ans, soit un an de plus qu'actuellement en 2014. L'économie serait de 1 milliard par an. Economie à comparer aux 4 milliards de déficit prévus pour 2015, et aux 14 milliards attendus vers 2030.
Quoi qu'il en soit, ces mesures qui, on le voit, seraient insuffisantes, creuseraient encore l'inégalité entre les salariés du secteur privé par rapport aux fonctionnaires et bénéficiaires des régimes spéciaux. Mais il est vrai que la rue leur appartient.
Patronat et syndicats viennent de se rencontrer... pour ne rien décider. Ils ont reconduit jusqu'à fin 2010 les règles de l'Arrco et de l'Agirc. C'est un soulagement pour les salariés qui vont prendre leur retraite d'ici à fin 2010. Quant à la pérennité des retraites, elle n'est pas assurée et moins encore garantie. C'est à la veille des élections de 2012 que le gouvernement devra trancher. Nous lui souhaitons bonne chance ! Mais en dernier ressort c'est la bonne santé de l'économie, le plein emploi, des salaires en hausse qui, au-delà de la sécurité qu'ils apportent, préserveront les pensions. Si aucun décret ne garantit le développement économique, le devoir (et le rôle) du gouvernement est de créer les conditions qui le favorisent. C'est une question de compétence, de courage et de volonté. Nos hommes politiques n'en manquent-ils pas ?
Pierre Péraldi Rivarol du 24 avril 2009
EN janvier dernier des chiffres ont été publiés sur la situation financière des caisses de retraites complémentaires : l'Arrco (tous les salariés du privé) et l'Agirc (cadres). Le constat est alarmant : les comptes de ces organismes paritaires, c'est-à-dire gérés par les syndicats et le patronat, se dégradent rapidement et les déficits prévus sont abyssaux. Quant à celui du régime général de la Sécurité sociale, on n'en voit pas le fond.
On sait que ce sont les cotisations des près de 4 millions de cadres, et des plus de 18 millions de salariés actifs du privé, qui assurent le paiement des pensions des près de 15 millions de retraités, cadres et non cadres du privé. Or dès cette année, les cotisations étant inférieures aux pensions versées, Agirc et Arrco commencent à puiser dans leurs réserves financières - plus de 50 milliards, mises à mal par le krach boursier ; et qui pourraient être épuisées dès 2015.
DÉFICIT DES COMPTES ET PAUPÉRISATION EN VUE
Les dernières prévisions, fin 2007, tablaient pour la caisse des cadres sur un résultat en équilibre en 2009 En fait, elle devrait enregistrer un déficit technique proche de 750 millions. Pour l'Arrco, le résultat devait être excédentaire de 1,9 milliard, il sera déficitaire ; le solde déficitaire n'était prévu que pour 2015 ! Les comptes se dégradent à la fois en raison de la réduction, à cause du papyboom et de l'allongement de la vie, du rapport entre cotisants et bénéficiaires, et en proportion non seulement des effets du chômage - plus de 20 % chez les jeunes - mais aussi de la stagnation des salaires. La crise est également une conséquence du mondialisme et du libre-échange. Si l'effet est immédiat et chiffrable sur le plan financier, il le sera pour les actifs d'aujourd'hui quand ils seront retraités demain. Car c'est sur les droits à pension qu'ils obtiennent en proportion du taux auquel ils cotisent eux-mêmes et leurs entreprises sur leurs rémunérations brutes qu'en théorie, mais en théorie seulement, leurs pensions seront liquidées. La lente mais constante érosion des points acquis annonce une diminution du niveau des pensions avec, corrélativement, l'augmentation de la paupérisation de millions de retraités. Dans ces conditions, comment espérer se maintenir dans son logement, comment payer les mensualités dans les maisons de retraite, comment se soigner quand les remboursements ne cessent de diminuer, comment profiter avec sérénité des dernières années de vie ?
Si, comme on l'a vu, les prévisions de fin 2007 ne sont déjà plus valables, en sachant donc que les chiffres qui vont suivre sont dépassés, il est bon de les rappeler pour faire prendre conscience du problème. Il concerne les millions d'actifs, les entreprises, les pensionnés actuels (environ 15 millions) et futurs, et enfin le gouvernement.
A l'horizon 2020, l'Agirc devait perdre "seulement" 2,5 milliards par an et l'Arrco, 5,1 milliards mais à condition que le chômage baisse dès 2010 pour tomber à 5,5 % en 2017. Qui peut y croire ? Si donc en 2020, les caisses ne perdaient que 7,6 milliards par an, en dix ans, en 2030, leur déficit cumulé serait proche de 80 milliards. On est encore loin des 14 milliards de solde (recettes-dépenses) déficitaire annuel généralement affiché pour 2030. Du délire !
QUE FAIRE ?
A situation de l'emploi et des salaires inchangée, et par quel miracle changerait-elle, est-il possible de sauver les retraites complémentaires, sachant que le même problème se pose pour les retraites du régime général ? Il n'existe que peu de solutions :
- augmenter les cotisations d'un point dès 2010 n'aurait qu'un effet provisoire - en 2030, l' Agirc présenterait un déficit annuel de 2,3 milliards, de 6,8 milliards pour l'Arrco ; à comparer aux 14 milliards évoqués ci-dessus si rien n'était entrepris ;
- baisser encore le rendement (aujourd'hui 100 euros cotisés aboutissent à environ 7 euros de pensions par an) - les prix officiels, précisons-le, grimpant moins vite que les salaires, le rendement des régimes se dégrade avec régularité;
- augmenter d'un trimestre par an l'âge à partir duquel la pension Agirc-Arrco peut être liquidée sans décote ; elle s'appliquerait à partir de 2011, pour les personnes de 61 ans, soit un an de plus qu'actuellement en 2014. L'économie serait de 1 milliard par an. Economie à comparer aux 4 milliards de déficit prévus pour 2015, et aux 14 milliards attendus vers 2030.
Quoi qu'il en soit, ces mesures qui, on le voit, seraient insuffisantes, creuseraient encore l'inégalité entre les salariés du secteur privé par rapport aux fonctionnaires et bénéficiaires des régimes spéciaux. Mais il est vrai que la rue leur appartient.
Patronat et syndicats viennent de se rencontrer... pour ne rien décider. Ils ont reconduit jusqu'à fin 2010 les règles de l'Arrco et de l'Agirc. C'est un soulagement pour les salariés qui vont prendre leur retraite d'ici à fin 2010. Quant à la pérennité des retraites, elle n'est pas assurée et moins encore garantie. C'est à la veille des élections de 2012 que le gouvernement devra trancher. Nous lui souhaitons bonne chance ! Mais en dernier ressort c'est la bonne santé de l'économie, le plein emploi, des salaires en hausse qui, au-delà de la sécurité qu'ils apportent, préserveront les pensions. Si aucun décret ne garantit le développement économique, le devoir (et le rôle) du gouvernement est de créer les conditions qui le favorisent. C'est une question de compétence, de courage et de volonté. Nos hommes politiques n'en manquent-ils pas ?
Pierre Péraldi Rivarol du 24 avril 2009
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Re: La faillite des retraites
SOS-RETRAITE
Quelles retraites pour les salariés de l'an 2000 ? 16 millions de salariés du privé et 10 millions d'actifs et d'inactifs du secteur public sont concernés. Le traitement des uns et des autres n'est pas le même. Dans notre république qui se dit égalitaire, l'écart se creuse de plus en plus pour aboutir à un système à deux vitesses.
Depuis 1993 - date de la réforme Balladur - les salariés du secteur privé subissent un durcissement des conditions d'octroi et de revalorisation de leurs pensions de retraite. En revanche, du côté du secteur public, les fonctionnaires du secteur public jouissent depuis 1948 d'une couverture vieillesse de très haute qualité. En cotisant moins et moins longtemps ils bénéficient d'une meilleure couverture.
L'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (iFRAP) qui consacre son dernier dossier (1) aux problèmes des retraites a évalué ces écarts :
En 1997, dans le secteur public, la pension moyenne s'élève à 9 500 F par mois. Dans le secteur privé elle n'est que de 5 800 F par mois. A la retraite, un fonctionnaire touche donc en moyenne 40 % de plus qu'un salarié du privé.
Si l'on examine les chose de plus près, on constate que la première différence entre régime public et régime privé concerne le montant de la pension versée au moment de la liquidation.
Au moment de son départ à la retraite, un salarié du privé perçoit en moyenne 47 % de sa dernière rémunération.
Dans le secteur public, la pension moyenne atteint tous régimes spéciaux confondus 75 % du dernier - traitement hors primes.
Les seuls à ne pas bénéficier de dispositions aussi favorables sont les retraités des mines (de moins en moins nombreux tout de même) qui ne partent à la retraite qu'avec 30 % de leur dernier traitement ! Hormis, cette exception, tous les régimes spéciaux versent à leurs employés une pension moyenne égale à au moins 66 % du dernier traitement.
Pour plus des deux tiers de ces fonctionnaires, ce taux est même de 80 % voire davantage.
- Les fonctionnaires civils et militaires touchent 80 % de leur dernier traitement hors primes.
- Les agents d'EDF-GDF, 85 %
- Les préposés des Postes, 87 %
- Les 14 000 retraités de la Banque de France, 90 %
Dans le secteur public, les modalités d'attribution sont nettement plus favorables. Cette évidence est démontrée par Stéphane Hamayon et Michel Rouquès (2) qui ont réalisé une étude financée par EDF, La Poste, France Télécom (avant la privatisation), et la SNCF sur les différences entre les régimes : « Si on fait le cumul de toutes les singularités, des régimes spéciaux (absence de coefficient d'abattement pour départ à la retraite anticipée, reversions sans condition de ressources, durée de cotisation plus longue et majorées par les bonifications, liquidation des pensions sur la base du salaire de fin de carrière, existence d'une pension minimum ... ), écrivent-ils, on comprend aisément pourquoi les taux de retraite moyen, hors primes, affichés par les régimes spéciaux sont plus élevés que ceux des régimes de droit commun. »
C'est toute une série de privilèges fixés depuis une cinquantaine d'années qui font des fonctionnaires du secteur public des retraités favorisés par rapport à ceux du privé. En revanche de tous les gouvernements qui se sont succédé (de droite comme de gauche) aucun n'a hésité à remettre en cause les règles du régime général. Lequel n'a cessé d'être modifié accentuant l'écart entre retraités du public et les retraités du privé.
Quelles sont ces différences ?
1/ Période de référence
Pour le calcul de la pension de retraite, la période de référence prise en compte dans les deux secteurs est fondamentalement différente :
- Dans le secteur Public, seuls les six derniers mois d'activité servent de référentiel au calcul de la pension. Avant 1948, seules les trois dernières années étaient prises en compte. Depuis, seuls les six derniers mois du dernier traitement brut (hors primes) comptent.
- Dans le secteur privé ce sont les 25 meilleures années qui sont désormais progressivement prises en compte. (la réforme sera effective en 2008)
Mais il existe des situations encore plus favorables. Ainsi à EDF-GDF, le dernier traitement retenu pour le calcul de la pension est celui du dernier salaire d'activité et non celui des six derniers mois.
Par ailleurs, dans le secteur public, il n'est pas rare qu'un fonctionnaire obtienne, une année avant le départ à la retraite, une promotion où le salaire est très avantageux (conservateur des hypothèques par exemple).
Dans le secteur privé, c'est exactement le contraire qui se passe. Avant 1993, seul le revenu des dix meilleures années de travail était comptabilisé pour le calcul de la retraite.
2/ L'âge du départ à la retraite
Dans la fonction publique seuls 15 % des fonctionnaires prennent leur retraite au-delà de 60 ans. 35 % partent à l'âge de 60 ans et 50 % entre 55 et 59 ans. Toutes catégories confondues, l'âge moyen de départ à la retraite est de 56,6 ans. Pour certaines catégories d'agents de la Fonction publique, le départ à la retraite peut s'effectuer dès 50 ans, voire moins.
C'est notamment le cas à EDF-GDF où près de 60 % des effectifs peuvent prendre leur retraite dès 50 ans, tout comme à la SNCF. Ce taux monte à 86 % à la RATP.
Instaurés il y a presque un demi-siècle pour compenser les conditions pénibles de certains métiers (mineurs, conducteurs RATP, SNCF, certains services EFD-GDF), ces avantages sont aujourd'hui de moins en moins justifiés. Les développements de la mécanisation et l'automatisme, notamment en matière de conduite, ont profondément changé les conditions de travail.
Autre cas particulier : celui des femmes fonctionnaires, mères de trois enfants au moins (3). Elles peuvent partir à la retraite dès qu'elles ont 15 années de service. C'est également le cas des officiers de l'année après 25 ans d'activité. Les autres militaires ont droit à une retraite après 15 ans de service actif.
3/ La durée et le taux des cotisations
Là encore on constate de grandes disparités : depuis 1948, la durée d'assurance requise pour prétendre à une retraite à taux plein est fixée à 37,5 années de cotisation.
Dans le secteur privé, le nombre d'année requises a été augmenté. Il est à présent de 40 années.
Il existe également des différences dans le taux des cotisations qui est beaucoup plus faible dans le secteur public.
Un salarié du privé cotise aujourd'hui à hauteur de 9,3 % de sa rémunération mensuelle brute et 12 % quand il est cadre. En ce qui concerne un fonctionnaire, le taux de cotisation est fixé à 7,85 % quelle que soit sa position hiérarchique.
Même constatation pour la revalorisation des pensions. Le système avantage les fonctionnaires.
Entre 1993 et 1997, le pouvoir d'achat annuel des retraités du secteur public a évolué en moyenne deux fois plus vite que celui des retraités du privé.
Ainsi, selon l'iFRAP, les pensions publiques, indexées sur les salaires, ont progressé de 3,4 % par an entre 1993 et 1997. Dans le secteur privé, cette progression n'a été que de 1,7 % par an. C'est que depuis 1987, les pensions sont indexés sur les prix.
C'est ainsi qu'au fil du temps, un véritable système de retraite à deux vitesses s'est instauré dans notre pays : d'un côté il existe des règles de calcul privilégiées pour les fonctionnaires et de l'autre un durcissement des conditions d'octroi pour les retraités du privé.
Selon les experts du rapport Briest (1995) qui ont effectué des projections, la progression des pensions du privé n'atteindra que 15 % sur 20 ans. Indexées sur les salaires, elles auraient été 3 fois plus importantes.
En 2010, dans l'hypothèse d'un départ à la retraite à 60 ans, l'ouvrier du secteur public disposerait sur l'ensemble de sa retraite d'une pension moyenne supérieure de 32 % à celle perçue par son homologue du privé.
L'inégalité est encore plus importante pour les employés et les cadres :
Un cadre fonctionnaire touchera sur l'ensemble de sa retraite une pension supérieure de 45 % à celle perçue par un cadre du secteur privé.
Un employé non cadre affilié à un régime spécial de retraite percevra en 2010, une pension dépassant de 43 % celle perçue par celui du secteur privé. Cet écart augmente encore pour un employé cadre du secteur public. Dans ce cas, la pension est supérieure de 70 % à celle du secteur privé.
En cas de retraite anticipée les inégalités subsistent. A situation identique l'agent du privé est pénalisé : à 60 ans, un salarié du privé qui souhaite prendre sa retraite, mais qui ne justifie pas de 150 trimestres de cotisations au lieu de 154 (pour une carrière complète pour un départ en 1997) verra sa retraitée minorée de 5 %. Dans la fonction publique, le départ anticipé n'est assorti d'aucun coefficient de minoration. Il n'existe tout simplement pas.
4/ Pension minimale
Inégalité encore en ce qui concerne la pension minimale: dans le secteur public, la pension ne peut être inférieure à 5 454,83 F mensuels au 1er mars 1997.
Dans le secteur privé elle n'est que de
- soit 3210,4 F mensuels (si la retraite de base est obtenue à taux plein)
- soit 3 433,08 F (personne seule) au titre du minimum vieillesse. Ce dernier n'est accordé qu'à partir de 65 ans (sauf invalidité) aux salariés dont les ressources sont très faibles.
5/ Cumul emploi/retraite
Un retraité du secteur public a la possibilité d'exercer une activité professionnelle dans le secteur privé sans remettre en cause son droit à toucher l'intégralité de sa pension. Sa nouvelle rémunération vient s'ajouter à sa pension.
Il n'en va pas de même dans le secteur privé. La reprise d'une activité professionnelle a des incidences. Si le droit à la retraite de base reste acquis, le paiement de la retraite complémentaire est revu. Si le cumul des revenus issus de la reprise d'activité et de la retraite dépasse l'ancien salaire d'activité, le versement de la retraite est suspendu. Le retraité qui a l'intention de reprendre une activité salariée doit prévenir sa caisse de retraite complémentaire. Celle-ci émet un avis (favorable ou défavorable) sur les possibilités de cumul de l'emploi et de la pension de retraite. Cette autorisation devra être renouvelée chaque année.
6/ Date du paiement des retraites
Même dans la date du paiement des pensions, il existe des disparités entre le public et le privé. Dans la fonction publique, la pension est versée en début de mois. Dans le régime général de Sécurité sociale, le versement de la retraite fi' a pas lieu le 31 du mois en cours, mais le 9 du mois suivant.
Bien entendu, ces multiples avantages des retraités du service public ont un coût pour r ensemble des contribuables, et non des moindre!
Selon l'iFRAP, les cotisations des salariés du secteur public ne couvrent en moyenne même pas 20 % des prestations versées.
Les fonctionnaires civils et militaires de l'Etat ne participent qu'à hauteur de 18 % des ressources de leur régime de retraite.
A la Poste, les cotisations des actifs couvrent seulement 16 % des pensions vieillesse servies en 1997. Ce taux n'est que de Il % à la RATP et 6,7 % à la SNCF.
Ce sont encore les salariés du privé qui sont les plus ponctionnés: leurs cotisations couvrent 33 % environ des prestations versées.
Ainsi pour le paiement des retraites, l'iFRAP estime à plus de 50 milliards de francs, la participation financière du contribuable, seule solution pour financer le déséquilibre croissant des régimes publics de retraite.
En 1997, la charge des pensions des fonctionnaires civils et militaires telle qu'elle ressort dans le budget de l'Etat s'élève à elle seule à 150 milliards de francs, soit environ 10% du budget de l'Etat !
A l'horizon des prochaines décennies, en l'absence d'une réforme en profondeur du système de retraite des régimes spéciaux on s'achemine vers une explosion assurée des charges de retraite.
Ainsi pour 2010, le Livre Blanc (1991) tablait sur un besoin de financement des régimes de retraite des fonctionnaires s'élevant à 65 milliards de francs. Le rapport Briest (1995) a revu ces prévisions à la hausse : 125 milliards de francs soit près du double !
Jean ROBERTO National Hebdo du 10 au 16 décembre 1998
(1) Les dossiers de l'iFRAP - septembre-octobre 1998 - numéro 58
(2) Stéphane Hamayon et Michel Rouquès : "Le financement des systèmes de retraite spéciaux" - Collection Prospective-1997.
(3) Si les enfants sont encore à la charge de l'agent féminin au jour de la radiation ou s'ils ont été élevés pendant 9 ans au moins.
Quelles retraites pour les salariés de l'an 2000 ? 16 millions de salariés du privé et 10 millions d'actifs et d'inactifs du secteur public sont concernés. Le traitement des uns et des autres n'est pas le même. Dans notre république qui se dit égalitaire, l'écart se creuse de plus en plus pour aboutir à un système à deux vitesses.
Depuis 1993 - date de la réforme Balladur - les salariés du secteur privé subissent un durcissement des conditions d'octroi et de revalorisation de leurs pensions de retraite. En revanche, du côté du secteur public, les fonctionnaires du secteur public jouissent depuis 1948 d'une couverture vieillesse de très haute qualité. En cotisant moins et moins longtemps ils bénéficient d'une meilleure couverture.
L'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (iFRAP) qui consacre son dernier dossier (1) aux problèmes des retraites a évalué ces écarts :
En 1997, dans le secteur public, la pension moyenne s'élève à 9 500 F par mois. Dans le secteur privé elle n'est que de 5 800 F par mois. A la retraite, un fonctionnaire touche donc en moyenne 40 % de plus qu'un salarié du privé.
Si l'on examine les chose de plus près, on constate que la première différence entre régime public et régime privé concerne le montant de la pension versée au moment de la liquidation.
Au moment de son départ à la retraite, un salarié du privé perçoit en moyenne 47 % de sa dernière rémunération.
Dans le secteur public, la pension moyenne atteint tous régimes spéciaux confondus 75 % du dernier - traitement hors primes.
Les seuls à ne pas bénéficier de dispositions aussi favorables sont les retraités des mines (de moins en moins nombreux tout de même) qui ne partent à la retraite qu'avec 30 % de leur dernier traitement ! Hormis, cette exception, tous les régimes spéciaux versent à leurs employés une pension moyenne égale à au moins 66 % du dernier traitement.
Pour plus des deux tiers de ces fonctionnaires, ce taux est même de 80 % voire davantage.
- Les fonctionnaires civils et militaires touchent 80 % de leur dernier traitement hors primes.
- Les agents d'EDF-GDF, 85 %
- Les préposés des Postes, 87 %
- Les 14 000 retraités de la Banque de France, 90 %
Dans le secteur public, les modalités d'attribution sont nettement plus favorables. Cette évidence est démontrée par Stéphane Hamayon et Michel Rouquès (2) qui ont réalisé une étude financée par EDF, La Poste, France Télécom (avant la privatisation), et la SNCF sur les différences entre les régimes : « Si on fait le cumul de toutes les singularités, des régimes spéciaux (absence de coefficient d'abattement pour départ à la retraite anticipée, reversions sans condition de ressources, durée de cotisation plus longue et majorées par les bonifications, liquidation des pensions sur la base du salaire de fin de carrière, existence d'une pension minimum ... ), écrivent-ils, on comprend aisément pourquoi les taux de retraite moyen, hors primes, affichés par les régimes spéciaux sont plus élevés que ceux des régimes de droit commun. »
C'est toute une série de privilèges fixés depuis une cinquantaine d'années qui font des fonctionnaires du secteur public des retraités favorisés par rapport à ceux du privé. En revanche de tous les gouvernements qui se sont succédé (de droite comme de gauche) aucun n'a hésité à remettre en cause les règles du régime général. Lequel n'a cessé d'être modifié accentuant l'écart entre retraités du public et les retraités du privé.
Quelles sont ces différences ?
1/ Période de référence
Pour le calcul de la pension de retraite, la période de référence prise en compte dans les deux secteurs est fondamentalement différente :
- Dans le secteur Public, seuls les six derniers mois d'activité servent de référentiel au calcul de la pension. Avant 1948, seules les trois dernières années étaient prises en compte. Depuis, seuls les six derniers mois du dernier traitement brut (hors primes) comptent.
- Dans le secteur privé ce sont les 25 meilleures années qui sont désormais progressivement prises en compte. (la réforme sera effective en 2008)
Mais il existe des situations encore plus favorables. Ainsi à EDF-GDF, le dernier traitement retenu pour le calcul de la pension est celui du dernier salaire d'activité et non celui des six derniers mois.
Par ailleurs, dans le secteur public, il n'est pas rare qu'un fonctionnaire obtienne, une année avant le départ à la retraite, une promotion où le salaire est très avantageux (conservateur des hypothèques par exemple).
Dans le secteur privé, c'est exactement le contraire qui se passe. Avant 1993, seul le revenu des dix meilleures années de travail était comptabilisé pour le calcul de la retraite.
2/ L'âge du départ à la retraite
Dans la fonction publique seuls 15 % des fonctionnaires prennent leur retraite au-delà de 60 ans. 35 % partent à l'âge de 60 ans et 50 % entre 55 et 59 ans. Toutes catégories confondues, l'âge moyen de départ à la retraite est de 56,6 ans. Pour certaines catégories d'agents de la Fonction publique, le départ à la retraite peut s'effectuer dès 50 ans, voire moins.
C'est notamment le cas à EDF-GDF où près de 60 % des effectifs peuvent prendre leur retraite dès 50 ans, tout comme à la SNCF. Ce taux monte à 86 % à la RATP.
Instaurés il y a presque un demi-siècle pour compenser les conditions pénibles de certains métiers (mineurs, conducteurs RATP, SNCF, certains services EFD-GDF), ces avantages sont aujourd'hui de moins en moins justifiés. Les développements de la mécanisation et l'automatisme, notamment en matière de conduite, ont profondément changé les conditions de travail.
Autre cas particulier : celui des femmes fonctionnaires, mères de trois enfants au moins (3). Elles peuvent partir à la retraite dès qu'elles ont 15 années de service. C'est également le cas des officiers de l'année après 25 ans d'activité. Les autres militaires ont droit à une retraite après 15 ans de service actif.
3/ La durée et le taux des cotisations
Là encore on constate de grandes disparités : depuis 1948, la durée d'assurance requise pour prétendre à une retraite à taux plein est fixée à 37,5 années de cotisation.
Dans le secteur privé, le nombre d'année requises a été augmenté. Il est à présent de 40 années.
Il existe également des différences dans le taux des cotisations qui est beaucoup plus faible dans le secteur public.
Un salarié du privé cotise aujourd'hui à hauteur de 9,3 % de sa rémunération mensuelle brute et 12 % quand il est cadre. En ce qui concerne un fonctionnaire, le taux de cotisation est fixé à 7,85 % quelle que soit sa position hiérarchique.
Même constatation pour la revalorisation des pensions. Le système avantage les fonctionnaires.
Entre 1993 et 1997, le pouvoir d'achat annuel des retraités du secteur public a évolué en moyenne deux fois plus vite que celui des retraités du privé.
Ainsi, selon l'iFRAP, les pensions publiques, indexées sur les salaires, ont progressé de 3,4 % par an entre 1993 et 1997. Dans le secteur privé, cette progression n'a été que de 1,7 % par an. C'est que depuis 1987, les pensions sont indexés sur les prix.
C'est ainsi qu'au fil du temps, un véritable système de retraite à deux vitesses s'est instauré dans notre pays : d'un côté il existe des règles de calcul privilégiées pour les fonctionnaires et de l'autre un durcissement des conditions d'octroi pour les retraités du privé.
Selon les experts du rapport Briest (1995) qui ont effectué des projections, la progression des pensions du privé n'atteindra que 15 % sur 20 ans. Indexées sur les salaires, elles auraient été 3 fois plus importantes.
En 2010, dans l'hypothèse d'un départ à la retraite à 60 ans, l'ouvrier du secteur public disposerait sur l'ensemble de sa retraite d'une pension moyenne supérieure de 32 % à celle perçue par son homologue du privé.
L'inégalité est encore plus importante pour les employés et les cadres :
Un cadre fonctionnaire touchera sur l'ensemble de sa retraite une pension supérieure de 45 % à celle perçue par un cadre du secteur privé.
Un employé non cadre affilié à un régime spécial de retraite percevra en 2010, une pension dépassant de 43 % celle perçue par celui du secteur privé. Cet écart augmente encore pour un employé cadre du secteur public. Dans ce cas, la pension est supérieure de 70 % à celle du secteur privé.
En cas de retraite anticipée les inégalités subsistent. A situation identique l'agent du privé est pénalisé : à 60 ans, un salarié du privé qui souhaite prendre sa retraite, mais qui ne justifie pas de 150 trimestres de cotisations au lieu de 154 (pour une carrière complète pour un départ en 1997) verra sa retraitée minorée de 5 %. Dans la fonction publique, le départ anticipé n'est assorti d'aucun coefficient de minoration. Il n'existe tout simplement pas.
4/ Pension minimale
Inégalité encore en ce qui concerne la pension minimale: dans le secteur public, la pension ne peut être inférieure à 5 454,83 F mensuels au 1er mars 1997.
Dans le secteur privé elle n'est que de
- soit 3210,4 F mensuels (si la retraite de base est obtenue à taux plein)
- soit 3 433,08 F (personne seule) au titre du minimum vieillesse. Ce dernier n'est accordé qu'à partir de 65 ans (sauf invalidité) aux salariés dont les ressources sont très faibles.
5/ Cumul emploi/retraite
Un retraité du secteur public a la possibilité d'exercer une activité professionnelle dans le secteur privé sans remettre en cause son droit à toucher l'intégralité de sa pension. Sa nouvelle rémunération vient s'ajouter à sa pension.
Il n'en va pas de même dans le secteur privé. La reprise d'une activité professionnelle a des incidences. Si le droit à la retraite de base reste acquis, le paiement de la retraite complémentaire est revu. Si le cumul des revenus issus de la reprise d'activité et de la retraite dépasse l'ancien salaire d'activité, le versement de la retraite est suspendu. Le retraité qui a l'intention de reprendre une activité salariée doit prévenir sa caisse de retraite complémentaire. Celle-ci émet un avis (favorable ou défavorable) sur les possibilités de cumul de l'emploi et de la pension de retraite. Cette autorisation devra être renouvelée chaque année.
6/ Date du paiement des retraites
Même dans la date du paiement des pensions, il existe des disparités entre le public et le privé. Dans la fonction publique, la pension est versée en début de mois. Dans le régime général de Sécurité sociale, le versement de la retraite fi' a pas lieu le 31 du mois en cours, mais le 9 du mois suivant.
Bien entendu, ces multiples avantages des retraités du service public ont un coût pour r ensemble des contribuables, et non des moindre!
Selon l'iFRAP, les cotisations des salariés du secteur public ne couvrent en moyenne même pas 20 % des prestations versées.
Les fonctionnaires civils et militaires de l'Etat ne participent qu'à hauteur de 18 % des ressources de leur régime de retraite.
A la Poste, les cotisations des actifs couvrent seulement 16 % des pensions vieillesse servies en 1997. Ce taux n'est que de Il % à la RATP et 6,7 % à la SNCF.
Ce sont encore les salariés du privé qui sont les plus ponctionnés: leurs cotisations couvrent 33 % environ des prestations versées.
Ainsi pour le paiement des retraites, l'iFRAP estime à plus de 50 milliards de francs, la participation financière du contribuable, seule solution pour financer le déséquilibre croissant des régimes publics de retraite.
En 1997, la charge des pensions des fonctionnaires civils et militaires telle qu'elle ressort dans le budget de l'Etat s'élève à elle seule à 150 milliards de francs, soit environ 10% du budget de l'Etat !
A l'horizon des prochaines décennies, en l'absence d'une réforme en profondeur du système de retraite des régimes spéciaux on s'achemine vers une explosion assurée des charges de retraite.
Ainsi pour 2010, le Livre Blanc (1991) tablait sur un besoin de financement des régimes de retraite des fonctionnaires s'élevant à 65 milliards de francs. Le rapport Briest (1995) a revu ces prévisions à la hausse : 125 milliards de francs soit près du double !
Jean ROBERTO National Hebdo du 10 au 16 décembre 1998
(1) Les dossiers de l'iFRAP - septembre-octobre 1998 - numéro 58
(2) Stéphane Hamayon et Michel Rouquès : "Le financement des systèmes de retraite spéciaux" - Collection Prospective-1997.
(3) Si les enfants sont encore à la charge de l'agent féminin au jour de la radiation ou s'ils ont été élevés pendant 9 ans au moins.
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Re: La faillite des retraites
La vérité sur les retraites
National Hebdo répond aux questions que tout le monde se pose sur l'avenir des retraites
« La catastrophe est devant nous », « le choc est inéluctable », « le système des retraites va exploser », « les futurs retraités n'auront presque rien »... Des rumeurs sinistres se répandent, des tableaux alarmistes sont publiés. Depuis des années, le sujet est à l'ordre du jour. Les gouvernements multiplient les déclarations pessimistes, tout en agissant de façon extrêmement contradictoire. Sommes-nous victimes d'une opération d'intoxication systématique, quels sont les vrais problèmes du financement des retraites ? La réponse n'est pas d'une seule pièce. Voici quelques éléments permettant de se faire une idée des enjeux, et des arrière-pensées.
Plusieurs problèmes fondamentaux sont à rappeler.
- l'âge du départ en retraite, lié à celui de la durée de la vie active, et à l'allongement de la vie ;
- Ie cas des régimes spéciaux, qui présente la double particularité d'un départ en retraite plus tôt, et avec des pensions plus élevées, que dans le régime général;
- l'action des régimes de retraite et des gouvernements, qui visent à la diminution de ce qui est versé aux retraités, et à l'augmentation de leurs cotisations;
- la politique incohérente consistant à reculer l'âge de départ en retraite d'une partie des Français, tout en en faisant partir d'autres le plus tôt possible;
enfin, un aspect peu traité, le rôle de l'immigration dans le poids retraites.
I) Les deux bouts de la chaîne : vies actives et inactives
Nous connaissons encore, autour de nous, des personnes entrées dans la vie professionnelle - dite «vie active» - à l'âge de quatorze ans, et qui sont parties en retraite à 65 ans, voire 70 ans. Ces personnes ont été rétribuées en moyenne une cinquantaine d'années, même si une bonne partie de la population masculine est passée par de longues périodes sous l'uniforme de 1939 à 1945, ou pendant la guerre d'Algérie. Au début de la décennie 60, 14 % des plus de 75 ans étaient encore au travail, proportion tombée à 4 % en 1975, à 0,2 % en 1985. Cette année-là, la part des plus de soixante ans toujours actifs ne dépassait pas 4 %, essentiellement des professions libérales, des artisans, des commerçants.
En 1998, l'âge légal du départ en retraite est toujours de 60 ans, cela depuis 1981. En 1950, l'espérance de vie atteignait en moyenne 66 ans en Europe. En 1995, elle était passée, en France, à 73 ans pour les hommes, plus de 80 pour les femmes. Si, en 1910, la durée moyenne d'une retraite ne dépassait pas une décennie, on estime que les générations de la décennie 1970 jouiront en moyenne de vingt-trois ans de retraite. A cet aperçu général, il convient d'ajouter la précision suivante : l'âge moyen du début de la retraite en France n'est pas soixante ans, mais 57 ans, du fait d'une part des régimes spéciaux, d'autre part de l'élimination des hommes de plus de 55 ans (et même de plus de 50 ans) dans les grandes entreprises, où ils sont remplacés, grâce à des aides de l'Etat, par des jeunes gens.
A ce phénomène s'ajoute, de plus en plus, l'entrée tardive de la jeunesse dans la vie active. Encouragée par les divers gouvernements depuis 1974, cette tendance a généré des étudiants de 30 ans révolus, et a abouti à ce que la masse des inscrits en université ne se tournent vers un emploi qu'à 25 ou 26 ans. Les non-bacheliers, de moins en moins nombreux, sont «prolongés» par des stages variés, des procédés divers, et ne cotisent pas directement pour leur future retraite. En résumé, on constate que le temps de la «vie active» celui où on la gagne et où l'on cotise pour sa retraite, se réduit comme peau de chagrin
En effet, si l'on imaginait un cadre industriel, embauché pour la première fois à 26 ans, poussé à la préretraite à 55, et qui passerait l'arme à gauche à 73 ans, il en résulterait qu'il a été «inactif» 44 ans, et «actif» 29. A la génération précédente, il aurait été embauché à 24 ans, serait parti à 65 et, avec quelque malchance, décédé à 67. Soit 41 ans de vie active, 26 ans de «non-activité». Il ne s'agirait là en aucune manière de cas extrêmes.
Le maintien artificiel dans les lieux d'enseignement de nombreux jeunes et (afin d'alléger les statistiques du chômage) la décision du gouvernement Mauroy d'abaisser, à contre-courant de l'évolution de la vie humaine, l'âge de la retraite, sont les deux principales causes de cette aberration : une période de cotisation largement moindre que celle de non-cotisation. Tout ceci étant aggravé par les diminutions des naissances.
II) Les régimes spéciaux
Environ douze millions de retraités se partagent en deux catégories :
- huit millions de salariés du régime général de la Sécurité sociale, (les ex-travailleurs du privé).
- plus de quatre millions (4,6) rattachés aux régimes spéciaux, (les fonctionnaires de l'Etat pensionnés - plus de 900 000 -, les «assimilables», - EDF, SNCF, etc ... -, et les retraités agricoles - plus de deux millions).
La disparité entre ces deux groupes, et la disparité à l'intérieur du second, est très grande. En ce qui concerne les fonctionnaires de l'Etat et des grandes entreprises publiques, elle se manifeste dans deux domaines :
1) l'âge du départ en retraite : - 55 ans (au lieu des 60 du régime général) pour les cheminots, la plupart des agents EDF-GDF, les infirmiers, les enseignants, une partie des postiers ... ,
- 50 ans pour les policiers, les conducteurs de train, les surveillants de prison ...
La règle de principe est ici de trente sept ans et demi de cotisations, dans le privé, alors qu'elle est de plus de 40 ans depuis 1993.
2) Les avantages financiers : - le calcul de pensions est plus avantageux (75 % du traitement hors prime des six derniers mois) ; - les pensions de réversion sont beaucoup plus généreuses;
- les salariés du public financent 20 % environ de leur retraite par leurs cotisations, ceux du privé un tiers. La différence est fournie par l'Etat et par les cotisations du privé, le régime général soutenant les régimes particuliers.
Il faut compléter ces considérations par la mise en perspective du nombre de cotisants fonctionnaires par rapport aux pensionnés de même provenance. Les projections donnent des chiffres plus qu'inquiétants, et cela dans l'hypothèse - très optimiste - où le nombre des fonctionnaires demeurerait constant, soit 2 075 000 environ (base 1995). Les données ici reproduites émanent de la Direction du budget, il s'agit par conséquent de prévisions officielles :
Pourquoi une inflation si prodigieuse ? En 1995, il y avait 2 075 000 cotisants pour 821 451 retraités. A nombre de cotisants égal (en fait, il sera sans doute largement diminué, malgré les emplois Aubry), il y aura, dès 2010, 1 310 000 retraités, et ainsi de suite. Des courbes de ce genre sont-elles fiables ? En tout état de cause, elles donnent un avertissement des plus graves.
III) amputation des retraites est en cours
Tout le monde se souvient de la «réforme» du régime général, en 1993, avec la passation progressive de 37,5 à 40 du nombre d'années de cotisations nécessaires afin de bénéficier d'une retraite à taux plein. La dite retraite n'étant, simultanément, plus calculée sur les dix meilleures années de salaire, mais sur 25, ce qui la réduisait sensiblement. Et puis, à partir de 1993 et 1994, les retraites complémentaires ont été atteintes. A l'ARRCO, le taux de cotisation a grimpé de 4 à 6 %, à l'AGIRC (les cadres), de 10 à 16 %. Les salariés du privé rattachés à ces caisses complémentaires ont eu d'autres surprises, puisque le rendement de leur retraite a été sérieusement réduit : lorsque le cotisant paie vingt francs, il n'est plus crédité que de seize.
La minoration se produit sans discontinuer, pendant que les campagnes médiatiques alarment sur les coups durs attendus en 2020 ou 2040. Au 1er janvier 1999, l'ARRCO a unifié son régime, et créé une seule valeur de son point (égal à un euro, soit 6,55 francs). A première vue, on a affaire à une simplification bienvenue. En réalité, l'ARRCO, sous couleur d'uniformisation, bloque la revalorisation de la valeur du point, grâce à l'euro, réduit de façon drastique son budget «action sociale», et lance une opération permanente, jusqu'en 2005, d'augmentation des cotisations, qui touchera tous les nouveaux retraités.
La retraite complémentaire ARRCO ne s'applique pas à soixante ans, mais à soixante-cinq ans, sauf exceptions répertoriées, et pour les salariés ayant un nombre de trimestres suffisants (cette dernière exception s'achève fin 2000). Ce qui n'empêche pas la caisse de promouvoir du «neuf» : la possibilité de départ à partir de 55 ans. Mais avec des coefficients de minoration très conséquents (- 57 % à 55 ans). Par ailleurs, les majorations pour départ en retraite après 65 ans sont supprimées, de même que celles pour ancienneté (fidélité à une même entreprise) et que les droits de réversion des concubins.
Un processus de grignotage accéléré est donc en cours, dès aujourd'hui. Les tableaux de l'INSEE n'évoquent que des désagréments lointains : baisse d'une retraite d'ouvrier de 80 000 francs par an en 1998 à 68 000 francs par an en 2016 et 65 000 francs par an en 2036, et des baisses de plus grande ampleur pour les employés et cadres sur la même période. Le processus risque d'être beaucoup plus rapide.
IV) L'incohérence de la pratique actuelle
D'un cote, non seulement la préparation psychologique pour le retour à la retraite a 65 ans (pour commencer) s'intensifie : mais des mesures ont déjà été prises en ce sens. Toutes sortes de procédés sont utilisés, portant sur le nombre de trimestres, la reconstitution de carrière, de manière à inciter les futurs retraités à partir plus tard. D'ores et déjà, pour un salarié né en 1960, le passage de 150 à 160 trimestres pour une retraite à taux plein signifie, dans un tiers des cas, le départ à 61 ans et 6 mois, et même, dans un cas sur dix, à 62 ans et 6 mois. La ligne des 60 ans est crevée.
Pendant ce temps, les accords sur les 35 heures dans l'automobile et à EDF-GDF accentuent les départs de salariés. Ainsi, à Peugeot, les personnels de plus de 52 ans (c'est-à-dire âgés de 52 ans et un jour) vont-ils être encouragés dans la voie de la « cessation anticipée d'activité », avec l'aide des contribuables. Par ailleurs, les mesures du genre « contribution Delalande », imposant des conditions draconiennes à l'emploi des plus de 50 ans, a eu des effets pervers désastreux, condamnant cette catégorie à la préretraite. L'aggravation de la contribution Delalande prévue par Martine Aubry (douze mois de salaire versés à l'Unedic en guise de pénalité pour le licenciement d'un quinquagénaire) devrait rendre encore plus difficile l'embauche de cette tranche d'âge, alourdissant toujours plus les systèmes de retraite.
V) Retraite et immigration
L'augmentation du nombre des plus de 60 ans, dans la population française tient certes à l'allongement de la durée de la vie, mais également à la baisse du nombre des naissances - 1,8 par femme, alors que le seul maintien exige 2,1 -.
La répercussion sur le problème des retraites, on le sait, est directe.
Au lieu de tout faire pour encourager la famille française par des incitations et des facilités, les «penseurs» en vogue et les hauts fonctionnaires de l'Etablissement misent, au nom des retraites. sur l'immigration. L'INSEE développe tranquillement l'hypothèse de travail d'un apport annuel «nécessaire» de 150 000 immigrés entre 2007 et 2025 afin de « stabiliser la population active après 2005 ». Soit, au total, 2 750 000 entrées légales d'immigrés en 12 ans. Au nom des retraites, tout semble permis.
Ce genre d'élucubrations est publié alors que la vérité commence à filtrer sur les immigrés parvenus à l'âge de la retraite. Ils restent en France dans leur écrasante majorité, où leur séjour en maisons adaptées à leurs particularités s'avère beaucoup plus coûteux que pour les Français et est assumé par l'ensemble des cotisants, alors qu'ils transfèrent souvent une partie de leur pension vers le pays d'origine :
Il n'est pas venu à l'idée des prévisionnistes d'Etat que la solution la plus efficace et la moins onéreuse était de remettre au travail, ne fût-ce qu'une faible proportion des 7 à 8 millions de Français en âge d'œuvrer et qui se trouvent en permanence sur la touche. Ce qui, par manque à gagner, est en soi une cause essentielle du déséquilibre retraite/cotisants.
René-Louis DUVAL
Mourez, nous ferons le reste
La Lettre du gouvernement, n° 58 du 14 janvier 1999, nous apprend comment Lionel Jospin et la gauche plurielle entendent régler le déséquilibre financier du régime des retraites à l'horizon 2005-2010. Voici le texte :
Le choc démographique attendu pour les années 2005-2010 devrait conduire, à de fortes tensions sur le financement des retraites et des finances publiques en général, à partir de 2005. En 2010, on estime que le supplément des dépenses de retraites atteindra près de 1 point et demi de PIB.
C'est pourquoi le programme pluriannuel se fixe comme objectif de poursuivre de façon volontariste les efforts de décélération des dépenses d'assurance maladie.
Leur progression cumulée sera limitée à 3,5 % sur la période (1,3 % en 2000, décélérant par suite), un chiffre « compatible avec un haut niveau de qualité du service de santé ».
Vous avez bien lu, c'est en réduisant les dépenses de santé que l'on résoudra le problème des retraites.
En d'autres termes :
Ne vous soignez pas, mourrez et il n'y aura plus de déséquilibre dans le régime des retraites.
Question : sont-ils fous ou inconscients ?
Pierre D
National Hebdo du 4 au 10 févriers 1999
National Hebdo répond aux questions que tout le monde se pose sur l'avenir des retraites
« La catastrophe est devant nous », « le choc est inéluctable », « le système des retraites va exploser », « les futurs retraités n'auront presque rien »... Des rumeurs sinistres se répandent, des tableaux alarmistes sont publiés. Depuis des années, le sujet est à l'ordre du jour. Les gouvernements multiplient les déclarations pessimistes, tout en agissant de façon extrêmement contradictoire. Sommes-nous victimes d'une opération d'intoxication systématique, quels sont les vrais problèmes du financement des retraites ? La réponse n'est pas d'une seule pièce. Voici quelques éléments permettant de se faire une idée des enjeux, et des arrière-pensées.
Plusieurs problèmes fondamentaux sont à rappeler.
- l'âge du départ en retraite, lié à celui de la durée de la vie active, et à l'allongement de la vie ;
- Ie cas des régimes spéciaux, qui présente la double particularité d'un départ en retraite plus tôt, et avec des pensions plus élevées, que dans le régime général;
- l'action des régimes de retraite et des gouvernements, qui visent à la diminution de ce qui est versé aux retraités, et à l'augmentation de leurs cotisations;
- la politique incohérente consistant à reculer l'âge de départ en retraite d'une partie des Français, tout en en faisant partir d'autres le plus tôt possible;
enfin, un aspect peu traité, le rôle de l'immigration dans le poids retraites.
I) Les deux bouts de la chaîne : vies actives et inactives
Nous connaissons encore, autour de nous, des personnes entrées dans la vie professionnelle - dite «vie active» - à l'âge de quatorze ans, et qui sont parties en retraite à 65 ans, voire 70 ans. Ces personnes ont été rétribuées en moyenne une cinquantaine d'années, même si une bonne partie de la population masculine est passée par de longues périodes sous l'uniforme de 1939 à 1945, ou pendant la guerre d'Algérie. Au début de la décennie 60, 14 % des plus de 75 ans étaient encore au travail, proportion tombée à 4 % en 1975, à 0,2 % en 1985. Cette année-là, la part des plus de soixante ans toujours actifs ne dépassait pas 4 %, essentiellement des professions libérales, des artisans, des commerçants.
En 1998, l'âge légal du départ en retraite est toujours de 60 ans, cela depuis 1981. En 1950, l'espérance de vie atteignait en moyenne 66 ans en Europe. En 1995, elle était passée, en France, à 73 ans pour les hommes, plus de 80 pour les femmes. Si, en 1910, la durée moyenne d'une retraite ne dépassait pas une décennie, on estime que les générations de la décennie 1970 jouiront en moyenne de vingt-trois ans de retraite. A cet aperçu général, il convient d'ajouter la précision suivante : l'âge moyen du début de la retraite en France n'est pas soixante ans, mais 57 ans, du fait d'une part des régimes spéciaux, d'autre part de l'élimination des hommes de plus de 55 ans (et même de plus de 50 ans) dans les grandes entreprises, où ils sont remplacés, grâce à des aides de l'Etat, par des jeunes gens.
A ce phénomène s'ajoute, de plus en plus, l'entrée tardive de la jeunesse dans la vie active. Encouragée par les divers gouvernements depuis 1974, cette tendance a généré des étudiants de 30 ans révolus, et a abouti à ce que la masse des inscrits en université ne se tournent vers un emploi qu'à 25 ou 26 ans. Les non-bacheliers, de moins en moins nombreux, sont «prolongés» par des stages variés, des procédés divers, et ne cotisent pas directement pour leur future retraite. En résumé, on constate que le temps de la «vie active» celui où on la gagne et où l'on cotise pour sa retraite, se réduit comme peau de chagrin
En effet, si l'on imaginait un cadre industriel, embauché pour la première fois à 26 ans, poussé à la préretraite à 55, et qui passerait l'arme à gauche à 73 ans, il en résulterait qu'il a été «inactif» 44 ans, et «actif» 29. A la génération précédente, il aurait été embauché à 24 ans, serait parti à 65 et, avec quelque malchance, décédé à 67. Soit 41 ans de vie active, 26 ans de «non-activité». Il ne s'agirait là en aucune manière de cas extrêmes.
Le maintien artificiel dans les lieux d'enseignement de nombreux jeunes et (afin d'alléger les statistiques du chômage) la décision du gouvernement Mauroy d'abaisser, à contre-courant de l'évolution de la vie humaine, l'âge de la retraite, sont les deux principales causes de cette aberration : une période de cotisation largement moindre que celle de non-cotisation. Tout ceci étant aggravé par les diminutions des naissances.
II) Les régimes spéciaux
Environ douze millions de retraités se partagent en deux catégories :
- huit millions de salariés du régime général de la Sécurité sociale, (les ex-travailleurs du privé).
- plus de quatre millions (4,6) rattachés aux régimes spéciaux, (les fonctionnaires de l'Etat pensionnés - plus de 900 000 -, les «assimilables», - EDF, SNCF, etc ... -, et les retraités agricoles - plus de deux millions).
La disparité entre ces deux groupes, et la disparité à l'intérieur du second, est très grande. En ce qui concerne les fonctionnaires de l'Etat et des grandes entreprises publiques, elle se manifeste dans deux domaines :
1) l'âge du départ en retraite : - 55 ans (au lieu des 60 du régime général) pour les cheminots, la plupart des agents EDF-GDF, les infirmiers, les enseignants, une partie des postiers ... ,
- 50 ans pour les policiers, les conducteurs de train, les surveillants de prison ...
La règle de principe est ici de trente sept ans et demi de cotisations, dans le privé, alors qu'elle est de plus de 40 ans depuis 1993.
2) Les avantages financiers : - le calcul de pensions est plus avantageux (75 % du traitement hors prime des six derniers mois) ; - les pensions de réversion sont beaucoup plus généreuses;
- les salariés du public financent 20 % environ de leur retraite par leurs cotisations, ceux du privé un tiers. La différence est fournie par l'Etat et par les cotisations du privé, le régime général soutenant les régimes particuliers.
Il faut compléter ces considérations par la mise en perspective du nombre de cotisants fonctionnaires par rapport aux pensionnés de même provenance. Les projections donnent des chiffres plus qu'inquiétants, et cela dans l'hypothèse - très optimiste - où le nombre des fonctionnaires demeurerait constant, soit 2 075 000 environ (base 1995). Les données ici reproduites émanent de la Direction du budget, il s'agit par conséquent de prévisions officielles :
Pourquoi une inflation si prodigieuse ? En 1995, il y avait 2 075 000 cotisants pour 821 451 retraités. A nombre de cotisants égal (en fait, il sera sans doute largement diminué, malgré les emplois Aubry), il y aura, dès 2010, 1 310 000 retraités, et ainsi de suite. Des courbes de ce genre sont-elles fiables ? En tout état de cause, elles donnent un avertissement des plus graves.
III) amputation des retraites est en cours
Tout le monde se souvient de la «réforme» du régime général, en 1993, avec la passation progressive de 37,5 à 40 du nombre d'années de cotisations nécessaires afin de bénéficier d'une retraite à taux plein. La dite retraite n'étant, simultanément, plus calculée sur les dix meilleures années de salaire, mais sur 25, ce qui la réduisait sensiblement. Et puis, à partir de 1993 et 1994, les retraites complémentaires ont été atteintes. A l'ARRCO, le taux de cotisation a grimpé de 4 à 6 %, à l'AGIRC (les cadres), de 10 à 16 %. Les salariés du privé rattachés à ces caisses complémentaires ont eu d'autres surprises, puisque le rendement de leur retraite a été sérieusement réduit : lorsque le cotisant paie vingt francs, il n'est plus crédité que de seize.
La minoration se produit sans discontinuer, pendant que les campagnes médiatiques alarment sur les coups durs attendus en 2020 ou 2040. Au 1er janvier 1999, l'ARRCO a unifié son régime, et créé une seule valeur de son point (égal à un euro, soit 6,55 francs). A première vue, on a affaire à une simplification bienvenue. En réalité, l'ARRCO, sous couleur d'uniformisation, bloque la revalorisation de la valeur du point, grâce à l'euro, réduit de façon drastique son budget «action sociale», et lance une opération permanente, jusqu'en 2005, d'augmentation des cotisations, qui touchera tous les nouveaux retraités.
La retraite complémentaire ARRCO ne s'applique pas à soixante ans, mais à soixante-cinq ans, sauf exceptions répertoriées, et pour les salariés ayant un nombre de trimestres suffisants (cette dernière exception s'achève fin 2000). Ce qui n'empêche pas la caisse de promouvoir du «neuf» : la possibilité de départ à partir de 55 ans. Mais avec des coefficients de minoration très conséquents (- 57 % à 55 ans). Par ailleurs, les majorations pour départ en retraite après 65 ans sont supprimées, de même que celles pour ancienneté (fidélité à une même entreprise) et que les droits de réversion des concubins.
Un processus de grignotage accéléré est donc en cours, dès aujourd'hui. Les tableaux de l'INSEE n'évoquent que des désagréments lointains : baisse d'une retraite d'ouvrier de 80 000 francs par an en 1998 à 68 000 francs par an en 2016 et 65 000 francs par an en 2036, et des baisses de plus grande ampleur pour les employés et cadres sur la même période. Le processus risque d'être beaucoup plus rapide.
IV) L'incohérence de la pratique actuelle
D'un cote, non seulement la préparation psychologique pour le retour à la retraite a 65 ans (pour commencer) s'intensifie : mais des mesures ont déjà été prises en ce sens. Toutes sortes de procédés sont utilisés, portant sur le nombre de trimestres, la reconstitution de carrière, de manière à inciter les futurs retraités à partir plus tard. D'ores et déjà, pour un salarié né en 1960, le passage de 150 à 160 trimestres pour une retraite à taux plein signifie, dans un tiers des cas, le départ à 61 ans et 6 mois, et même, dans un cas sur dix, à 62 ans et 6 mois. La ligne des 60 ans est crevée.
Pendant ce temps, les accords sur les 35 heures dans l'automobile et à EDF-GDF accentuent les départs de salariés. Ainsi, à Peugeot, les personnels de plus de 52 ans (c'est-à-dire âgés de 52 ans et un jour) vont-ils être encouragés dans la voie de la « cessation anticipée d'activité », avec l'aide des contribuables. Par ailleurs, les mesures du genre « contribution Delalande », imposant des conditions draconiennes à l'emploi des plus de 50 ans, a eu des effets pervers désastreux, condamnant cette catégorie à la préretraite. L'aggravation de la contribution Delalande prévue par Martine Aubry (douze mois de salaire versés à l'Unedic en guise de pénalité pour le licenciement d'un quinquagénaire) devrait rendre encore plus difficile l'embauche de cette tranche d'âge, alourdissant toujours plus les systèmes de retraite.
V) Retraite et immigration
L'augmentation du nombre des plus de 60 ans, dans la population française tient certes à l'allongement de la durée de la vie, mais également à la baisse du nombre des naissances - 1,8 par femme, alors que le seul maintien exige 2,1 -.
La répercussion sur le problème des retraites, on le sait, est directe.
Au lieu de tout faire pour encourager la famille française par des incitations et des facilités, les «penseurs» en vogue et les hauts fonctionnaires de l'Etablissement misent, au nom des retraites. sur l'immigration. L'INSEE développe tranquillement l'hypothèse de travail d'un apport annuel «nécessaire» de 150 000 immigrés entre 2007 et 2025 afin de « stabiliser la population active après 2005 ». Soit, au total, 2 750 000 entrées légales d'immigrés en 12 ans. Au nom des retraites, tout semble permis.
Ce genre d'élucubrations est publié alors que la vérité commence à filtrer sur les immigrés parvenus à l'âge de la retraite. Ils restent en France dans leur écrasante majorité, où leur séjour en maisons adaptées à leurs particularités s'avère beaucoup plus coûteux que pour les Français et est assumé par l'ensemble des cotisants, alors qu'ils transfèrent souvent une partie de leur pension vers le pays d'origine :
Il n'est pas venu à l'idée des prévisionnistes d'Etat que la solution la plus efficace et la moins onéreuse était de remettre au travail, ne fût-ce qu'une faible proportion des 7 à 8 millions de Français en âge d'œuvrer et qui se trouvent en permanence sur la touche. Ce qui, par manque à gagner, est en soi une cause essentielle du déséquilibre retraite/cotisants.
René-Louis DUVAL
Mourez, nous ferons le reste
La Lettre du gouvernement, n° 58 du 14 janvier 1999, nous apprend comment Lionel Jospin et la gauche plurielle entendent régler le déséquilibre financier du régime des retraites à l'horizon 2005-2010. Voici le texte :
Le choc démographique attendu pour les années 2005-2010 devrait conduire, à de fortes tensions sur le financement des retraites et des finances publiques en général, à partir de 2005. En 2010, on estime que le supplément des dépenses de retraites atteindra près de 1 point et demi de PIB.
C'est pourquoi le programme pluriannuel se fixe comme objectif de poursuivre de façon volontariste les efforts de décélération des dépenses d'assurance maladie.
Leur progression cumulée sera limitée à 3,5 % sur la période (1,3 % en 2000, décélérant par suite), un chiffre « compatible avec un haut niveau de qualité du service de santé ».
Vous avez bien lu, c'est en réduisant les dépenses de santé que l'on résoudra le problème des retraites.
En d'autres termes :
Ne vous soignez pas, mourrez et il n'y aura plus de déséquilibre dans le régime des retraites.
Question : sont-ils fous ou inconscients ?
Pierre D
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Re: La faillite des retraites
Financement des retraites : dans un océan de déficits, aucune marge de manœuvre pour le gouvernement
Le financement des retraites n’est désormais plus « une question taboue » affirmait le 15 juin le Premier ministre François Fillon. « Il n’y a pas d’autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps, alors même que la vie s’allonge » a-t-il prévenu. Une semaine plus tard dans son discours devant le parlement, le Président de la République annonçait à son tour que « à la mi-2010 (…) le gouvernement prendra ses responsabilités » , sans doute à l’occasion de la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites, après avoir examiné « toutes les options » avec les partenaires sociaux, y compris naturellement le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite.
Financement des retraites : dans un océan de déficits, aucune marge de manœuvre pour le gouvernement. La commission des comptes de la Sécurité sociale estime que le déficit de la branche vieillesse atteindra 7,7 milliards d’euros cette année. Le déficit global de la «Sécu» devrait doubler par rapport à l’an dernier, à 20 milliards d’euros, et pourrait atteindre 30 milliards en 2010, sous le double effet de la crise et du vieillissement de la population.
A la veille du discours du Président devant le Parlement, le ministre du Budget Eric Woerth annonçait que le déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) atteindrait « entre 7 et 7,5% du PIB ». Soit un trou historique de « 140 milliards d’euros ». Un déficit public qui « sera probablement le même en 2010 », a déjà averti M. Woerth.
Selon un récent sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France, les Français se disent « inquiets » (75%) voire « très inquiets » (30%) pour leur retraite. 38% sont pour allonger la durée de cotisation, 36% pour reculer l’âge légal de la retraite, 26% pour augmenter les cotisations et 9% seulement pour diminuer les pensions.
Le chef de l’Etat a exclu une hausse des impôts, une mesure jugée électoralement trop risquée dans la perspectives des présidentielles de 2012. Le « grand nettoyage » des dépenses de fonctionnement de l’Etat, avec entre autres les réformes de structure par «désempilement» des strates administratives, ainsi que le «dégraissage» de la fonction publique, annoncés lundi par M. Sarkozy – si tant est qu’ils ne se bornent pas à un simple effet d’annonce – ne devraient avoir qu’une incidence marginale, compte tenu de l’ampleur des déficits.
Quant à un « grand emprunt d’Etat » évoqué par le Président, il ne ferait que grever davantage la dette publique. Rappelons que le remboursement des intérêts de la dette (hors remboursement du capital) est le deuxième poste budgétaire de la Nation (derrière l’Education nationale et devant la Défense), et qu’il absorbe déjà la totalité de l’impôt sur le revenu des particuliers.
« Comment se fait-il que le malaise des jeunes soit si persistant ? Comment se fait-il que le malaise des classes moyennes soit si grand ? » a feint de se demander lundi le Président de la République. La réponse semble évidente : les Français sont de plus en plus nombreux à s’apercevoir que le « modèle français » - que la classe politique dominante, toutes nuances confondues, leur vend depuis trente ans – les mène droit dans le mur.
Une politique volontariste de relance de la natalité engagée à la fin des Trente Glorieuses aurait permis de changer radicalement la donne actuelle en matière de retraites, comme la politique familiale initiée en 1940-41 par un gouvernement par ailleurs honni avait produit et accompagné ces mêmes Trente Glorieuses. En lieu et place de quoi, la politique du tout-immigration – une immigration de peuplement censée remplacer les enfants que les Français étaient dissuadés de faire – plombe maintenant notre pays à raison de 26 milliards d’euros par an – au bas mot -, sans compter naturellement la casse identitaire et culturelle, beaucoup plus préoccupante encore.
« Et comment se fait-il que nous ne soyons pas arrivés depuis 20 ans à mieux nous préparer au vieillissement de la population qui n’est quand même pas une nouvelle que nous avons apprise il y a quelques semaines ? » s’est encore interrogé le Président de la République devant les parlementaires. C’est sans doute la condamnation la plus grave, la plus lucide, la plus définitive qu’on ait pu prononcer contre le Système. L’ironie de l’histoire est qu’elle sort de la bouche du premier magistrat de France, lui-même pur produit de ce Système.
Henri Dubost pour Novopress France
http://fr.novopress.info
Le financement des retraites n’est désormais plus « une question taboue » affirmait le 15 juin le Premier ministre François Fillon. « Il n’y a pas d’autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps, alors même que la vie s’allonge » a-t-il prévenu. Une semaine plus tard dans son discours devant le parlement, le Président de la République annonçait à son tour que « à la mi-2010 (…) le gouvernement prendra ses responsabilités » , sans doute à l’occasion de la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites, après avoir examiné « toutes les options » avec les partenaires sociaux, y compris naturellement le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite.
Financement des retraites : dans un océan de déficits, aucune marge de manœuvre pour le gouvernement. La commission des comptes de la Sécurité sociale estime que le déficit de la branche vieillesse atteindra 7,7 milliards d’euros cette année. Le déficit global de la «Sécu» devrait doubler par rapport à l’an dernier, à 20 milliards d’euros, et pourrait atteindre 30 milliards en 2010, sous le double effet de la crise et du vieillissement de la population.
A la veille du discours du Président devant le Parlement, le ministre du Budget Eric Woerth annonçait que le déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) atteindrait « entre 7 et 7,5% du PIB ». Soit un trou historique de « 140 milliards d’euros ». Un déficit public qui « sera probablement le même en 2010 », a déjà averti M. Woerth.
Selon un récent sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France, les Français se disent « inquiets » (75%) voire « très inquiets » (30%) pour leur retraite. 38% sont pour allonger la durée de cotisation, 36% pour reculer l’âge légal de la retraite, 26% pour augmenter les cotisations et 9% seulement pour diminuer les pensions.
Le chef de l’Etat a exclu une hausse des impôts, une mesure jugée électoralement trop risquée dans la perspectives des présidentielles de 2012. Le « grand nettoyage » des dépenses de fonctionnement de l’Etat, avec entre autres les réformes de structure par «désempilement» des strates administratives, ainsi que le «dégraissage» de la fonction publique, annoncés lundi par M. Sarkozy – si tant est qu’ils ne se bornent pas à un simple effet d’annonce – ne devraient avoir qu’une incidence marginale, compte tenu de l’ampleur des déficits.
Quant à un « grand emprunt d’Etat » évoqué par le Président, il ne ferait que grever davantage la dette publique. Rappelons que le remboursement des intérêts de la dette (hors remboursement du capital) est le deuxième poste budgétaire de la Nation (derrière l’Education nationale et devant la Défense), et qu’il absorbe déjà la totalité de l’impôt sur le revenu des particuliers.
« Comment se fait-il que le malaise des jeunes soit si persistant ? Comment se fait-il que le malaise des classes moyennes soit si grand ? » a feint de se demander lundi le Président de la République. La réponse semble évidente : les Français sont de plus en plus nombreux à s’apercevoir que le « modèle français » - que la classe politique dominante, toutes nuances confondues, leur vend depuis trente ans – les mène droit dans le mur.
Une politique volontariste de relance de la natalité engagée à la fin des Trente Glorieuses aurait permis de changer radicalement la donne actuelle en matière de retraites, comme la politique familiale initiée en 1940-41 par un gouvernement par ailleurs honni avait produit et accompagné ces mêmes Trente Glorieuses. En lieu et place de quoi, la politique du tout-immigration – une immigration de peuplement censée remplacer les enfants que les Français étaient dissuadés de faire – plombe maintenant notre pays à raison de 26 milliards d’euros par an – au bas mot -, sans compter naturellement la casse identitaire et culturelle, beaucoup plus préoccupante encore.
« Et comment se fait-il que nous ne soyons pas arrivés depuis 20 ans à mieux nous préparer au vieillissement de la population qui n’est quand même pas une nouvelle que nous avons apprise il y a quelques semaines ? » s’est encore interrogé le Président de la République devant les parlementaires. C’est sans doute la condamnation la plus grave, la plus lucide, la plus définitive qu’on ait pu prononcer contre le Système. L’ironie de l’histoire est qu’elle sort de la bouche du premier magistrat de France, lui-même pur produit de ce Système.
Henri Dubost pour Novopress France
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Re: La faillite des retraites
Fillon prépare une réforme drastique de l’âge de la retraite
François Fillon a franchi un pas samedi concernant le financement des retraites en affirmant que le report de l’âge légal de cessation d’activité était la seule solution possible.
« Il s’agit de voir ensemble si l’allongement de la durée de cotisation est suffisant pour convaincre nos concitoyens de rester plus longtemps au travail » , a déclaré François Fillon. « Car il n’y a pas d’autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps, alors même que la vie s’allonge. Si ça n’est pas le cas, alors il faudra débattre ensemble de la question de l’âge légal de la retraite » .
La commission des comptes de la Sécurité sociale estime que le déficit de la branche vieillesse atteindra 7,7 milliards d’euros cette année. Le déficit global de la « Sécu» devrait doubler par rapport à l’an dernier à 20,1 milliards d’euros. Selon le gouvernement, le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 30 milliards en 2010, sous le double effet de la crise et du vieillissement de la population.
Un sondage Ifop indique que cette option est rejetée par les 91% des Français.
http://www.fdesouche.com/
François Fillon a franchi un pas samedi concernant le financement des retraites en affirmant que le report de l’âge légal de cessation d’activité était la seule solution possible.
« Il s’agit de voir ensemble si l’allongement de la durée de cotisation est suffisant pour convaincre nos concitoyens de rester plus longtemps au travail » , a déclaré François Fillon. « Car il n’y a pas d’autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps, alors même que la vie s’allonge. Si ça n’est pas le cas, alors il faudra débattre ensemble de la question de l’âge légal de la retraite » .
La commission des comptes de la Sécurité sociale estime que le déficit de la branche vieillesse atteindra 7,7 milliards d’euros cette année. Le déficit global de la « Sécu» devrait doubler par rapport à l’an dernier à 20,1 milliards d’euros. Selon le gouvernement, le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 30 milliards en 2010, sous le double effet de la crise et du vieillissement de la population.
Un sondage Ifop indique que cette option est rejetée par les 91% des Français.
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Re: La faillite des retraites
Comment Madoff s’est servi dans nos cotisations retraite
L’Arrco ne s’en est pas vantée. Comme beaucoup d’autres, l’association gérant la retraite complémentaire des salariés a été victime de Bernard Madoff. Elle a perdu près de 35 millions d’euros.
Comme beaucoup de victimes européennes de Madoff, l’Arrco a investi dans la Sicav luxembourgeoise Luxalpha, le fameux placement de la banque suisse UBS dont les rendements résistaient à la conjoncture. Mais les fonds étaient confiés à Madoff.
A l’Arrco, on souligne que les sommes concernées ne représentent qu’une petite partie de la réserve. « Il ne faut pas affoler les retraités », explique une porte-parole.
Sources 1..........> http://eco.rue89.com/2009/06/29/comment ... s-retraite
sources 2..........> http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/paruti ... adoff.html
________________________________________
http://www.fdesouche.com/
L’Arrco ne s’en est pas vantée. Comme beaucoup d’autres, l’association gérant la retraite complémentaire des salariés a été victime de Bernard Madoff. Elle a perdu près de 35 millions d’euros.
Comme beaucoup de victimes européennes de Madoff, l’Arrco a investi dans la Sicav luxembourgeoise Luxalpha, le fameux placement de la banque suisse UBS dont les rendements résistaient à la conjoncture. Mais les fonds étaient confiés à Madoff.
A l’Arrco, on souligne que les sommes concernées ne représentent qu’une petite partie de la réserve. « Il ne faut pas affoler les retraités », explique une porte-parole.
Sources 1..........> http://eco.rue89.com/2009/06/29/comment ... s-retraite
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Re: La faillite des retraites
Pourquoi le Fonds de Réserve des Retraite annonce une perte de 7 milliards ?
Le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) vient d’annoncer une perte record de 7 milliards d’euros !
C’est un buzz, que dis-je, une bombe nucléaire ou bien encore la future centrale EPR de Flammanville qui explose. En plein débat sur le financement des pensions et le recul de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, tous les médias devraient en parler. Pas un mot, juste quelques brèves par-ci, par-là.
Et pourtant c’est bien un scandale majeur qui devrait nous mettre en colère et nous faire descendre dans la rue pour botter le cul de tous ces bandits qui pillent les fonds publics et détournent l’argent des fonds de pension.
Parce qu’il s’agit bien de cela. Avec la crise financière et boursière, les sommes colossales de ce fameux Fonds de réserve des Retraites ont été investies... en actions et sont parties en fumée !
Le journal Marianne relève : « Or, une simple stratégie de bon père de famille, consistant à acheter des obligations de l’état français, celles d’EDF ou des autoroutes, aurait assuré au moins 33,5 milliards d’euros au FRR. Selon les économistes Thomas Piketty et Antoine Bozio, il aurait suffi que chaque année les pouvoirs publics garnissent ce coffre-fort républicain de seulement 7,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles pour que nos concitoyens n’aient plus à s’angoisser pour leur retraites à partir de 2020 . Mais cette stratégie hypersimple aurait privé l’ensemble de la chaîne financière de généreuses commissions, évaluées à au moins 1,1 milliard d’euros en moins de 5 ans ! »
Et maintenant ce gouvernement, toujours de plus en plus cynique, vient nous parler du déficit des retraites, de reculer l’âge de départ à 67 ans comme seule et unique solution, et de nous vanter l’avantage des fonds de pension... Sachant que la France à l’un des taux de chômage le plus élevé d’Europe pour les plus de 50 ans, on nous prend vraiment pour des imbéciles malheureux !
Et l’Élysée de nous abreuver de sondages payés par le contribuable pour nous expliquer que l’opinion positive des français sur Sarko est à la hausse... et qu’il va repasser en 2012...
http://www.agoravox.fr/
Le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) vient d’annoncer une perte record de 7 milliards d’euros !
C’est un buzz, que dis-je, une bombe nucléaire ou bien encore la future centrale EPR de Flammanville qui explose. En plein débat sur le financement des pensions et le recul de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, tous les médias devraient en parler. Pas un mot, juste quelques brèves par-ci, par-là.
Et pourtant c’est bien un scandale majeur qui devrait nous mettre en colère et nous faire descendre dans la rue pour botter le cul de tous ces bandits qui pillent les fonds publics et détournent l’argent des fonds de pension.
Parce qu’il s’agit bien de cela. Avec la crise financière et boursière, les sommes colossales de ce fameux Fonds de réserve des Retraites ont été investies... en actions et sont parties en fumée !
Le journal Marianne relève : « Or, une simple stratégie de bon père de famille, consistant à acheter des obligations de l’état français, celles d’EDF ou des autoroutes, aurait assuré au moins 33,5 milliards d’euros au FRR. Selon les économistes Thomas Piketty et Antoine Bozio, il aurait suffi que chaque année les pouvoirs publics garnissent ce coffre-fort républicain de seulement 7,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles pour que nos concitoyens n’aient plus à s’angoisser pour leur retraites à partir de 2020 . Mais cette stratégie hypersimple aurait privé l’ensemble de la chaîne financière de généreuses commissions, évaluées à au moins 1,1 milliard d’euros en moins de 5 ans ! »
Et maintenant ce gouvernement, toujours de plus en plus cynique, vient nous parler du déficit des retraites, de reculer l’âge de départ à 67 ans comme seule et unique solution, et de nous vanter l’avantage des fonds de pension... Sachant que la France à l’un des taux de chômage le plus élevé d’Europe pour les plus de 50 ans, on nous prend vraiment pour des imbéciles malheureux !
Et l’Élysée de nous abreuver de sondages payés par le contribuable pour nous expliquer que l’opinion positive des français sur Sarko est à la hausse... et qu’il va repasser en 2012...
http://www.agoravox.fr/
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Re: La faillite des retraites
Retraites : il est moins une !
Nous cotiserons bientôt 41 ans pour nos retraites. Ce sera loin d'être suffisant. Explications.
2008 sera-t-elle l'année de vérité des retraites en France ? Rien n'est moins sûr. En toute logique, pourtant, elle devrait l'être. Au moins pour deux raisons. La première, c'est que la loi Fillon de 2003 n'était qu'une étape, même si Raffarin en parle en roulant des mécaniques. Après force « dialogue social », elle avait posé le principe de l'égalité du temps de cotisation entre les fonctionnaires et les salariés du privé : 40 ans. Et donné rendez-vous en 2008 pour finir le travail. Nous y sommes.
La deuxième, c'est que le système actuel, dit de répartition, prend eau de toutes parts. Ne serait-ce que pour des raisons démographiques. Comme le rappellent Jacques Carello et Georges Lane dans Futur des retraites et retraites du futur (Iref et Contribuables associés), il y avait, en 1960, quatre actifs pour un retraité. Aujourd'hui, on compte 1,88 actif pour un retraité. En 2030, la proportion sera de un pour un. Les chiffres sont têtus et les progrès de la médecine inexorables : nous ne faisons pas beaucoup d'enfants - plus que nos voisins européens, mais ce n'est pas une référence - et nous vivons de plus en plus vieux. Ajoutez à cela la démagogie de la gauche qui a ramené, en 1981, l'âge de la retraite de 65 à 60 ans, et la lâcheté de la droite qui n'a jamais osé revenir sur cette admirable conquête sociale, et vous obtenez un cocktail explosif.
Sauf à faire venir massivement des populations des pays pauvres (ce à quoi certains pensent très sérieusement, voyez le rapport Attali), nous ne pouvons plus continuer ainsi. Si nous ne faisons rien, le poids des charges dû aux retraites pèsera d'un poids insupportable sur les actifs et sur les entreprises. Cela commence d'ailleurs à être le cas : en 1968, un salarié au smic payait, chaque année, l'équivalent d'un mois de salaire pour sa cotisation vieillesse. Aujourd'hui, on prélève sur le smicard deux smics par an pour alimenter la branche vieillesse de la Sécurité sociale.
La Suède donne l'exemple
Face à cette situation, les poltrons qui nous gouvernent ne proposent que des demi-solutions. L'une d'entre elles consiste à augmenter la durée de cotisation. Cette dernière est passée à 37,5 ans en 1967, puis à 40 ans pour le privé en 1993, pour le public en 2003. Un décret devrait bientôt la faire passer à 41 ans. On peut aussi reculer l'âge de la retraite, comme ont fait les Allemands en le portant à 67 ans. On peut enfin augmenter les cotisations et/ou baisser les prestations. Autant de mesures qui ne font, dans la mesure où elles ne s'attaquent pas à ses principaux vices, que retarder l'implosion d'un système effroyablement compliqué, monopolistique et cherchant à imposer à tous, d'en haut, des cotes mal taillées pour des situations très différentes : « Un palais du facteur Cheval à moitié effondré », selon l'expression de l'économiste Jacques Bichot, auteur de Urgences retraites (Seuil).
Pour agir efficacement, il faudrait "benchmarker", comme disent les pédants branchés, c'est-à-dire prendre des idées dans les pays qui se sont déjà réformés. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Prenons la Suède. En 1998, elle a remplacé un vieux système qui ressemblait au nôtre par un mélange de répartition et de capitalisation. C'est un système libre : les Suédois partent en retraite quand ils le souhaitent, entre 61 et 71 ans. Et responsable : ils touchent moins s'ils ont cotisé moins longtemps, plus s'ils ont cotisé davantage. Selon que l'on veut passer sa retraite à faire des voyages ou à jouer à la pétanque (si tant est que les Suédois y jouent ?), on part plus ou moins tôt. Combien touche-t-on ? Ce n'est pas l'État qui décide, mais l'actuaire, en fonction de l'économie et de la démographie. Les Suédois complètent leur pension avec une épargne, choisissant entre une demi-douzaine de fonds différents. Résultat : « En Suède, écrit Jacques Bichot, les hommes partent en retraite à 64,3 ans, les femmes à 63 ans, contre 58,5 et 59,1 en France ». Qu'attend-on pour raser définitivement notre palais du facteur Cheval en ruines ?
Antoine Couraye monde&vie 28 juin 2008
Nous cotiserons bientôt 41 ans pour nos retraites. Ce sera loin d'être suffisant. Explications.
2008 sera-t-elle l'année de vérité des retraites en France ? Rien n'est moins sûr. En toute logique, pourtant, elle devrait l'être. Au moins pour deux raisons. La première, c'est que la loi Fillon de 2003 n'était qu'une étape, même si Raffarin en parle en roulant des mécaniques. Après force « dialogue social », elle avait posé le principe de l'égalité du temps de cotisation entre les fonctionnaires et les salariés du privé : 40 ans. Et donné rendez-vous en 2008 pour finir le travail. Nous y sommes.
La deuxième, c'est que le système actuel, dit de répartition, prend eau de toutes parts. Ne serait-ce que pour des raisons démographiques. Comme le rappellent Jacques Carello et Georges Lane dans Futur des retraites et retraites du futur (Iref et Contribuables associés), il y avait, en 1960, quatre actifs pour un retraité. Aujourd'hui, on compte 1,88 actif pour un retraité. En 2030, la proportion sera de un pour un. Les chiffres sont têtus et les progrès de la médecine inexorables : nous ne faisons pas beaucoup d'enfants - plus que nos voisins européens, mais ce n'est pas une référence - et nous vivons de plus en plus vieux. Ajoutez à cela la démagogie de la gauche qui a ramené, en 1981, l'âge de la retraite de 65 à 60 ans, et la lâcheté de la droite qui n'a jamais osé revenir sur cette admirable conquête sociale, et vous obtenez un cocktail explosif.
Sauf à faire venir massivement des populations des pays pauvres (ce à quoi certains pensent très sérieusement, voyez le rapport Attali), nous ne pouvons plus continuer ainsi. Si nous ne faisons rien, le poids des charges dû aux retraites pèsera d'un poids insupportable sur les actifs et sur les entreprises. Cela commence d'ailleurs à être le cas : en 1968, un salarié au smic payait, chaque année, l'équivalent d'un mois de salaire pour sa cotisation vieillesse. Aujourd'hui, on prélève sur le smicard deux smics par an pour alimenter la branche vieillesse de la Sécurité sociale.
La Suède donne l'exemple
Face à cette situation, les poltrons qui nous gouvernent ne proposent que des demi-solutions. L'une d'entre elles consiste à augmenter la durée de cotisation. Cette dernière est passée à 37,5 ans en 1967, puis à 40 ans pour le privé en 1993, pour le public en 2003. Un décret devrait bientôt la faire passer à 41 ans. On peut aussi reculer l'âge de la retraite, comme ont fait les Allemands en le portant à 67 ans. On peut enfin augmenter les cotisations et/ou baisser les prestations. Autant de mesures qui ne font, dans la mesure où elles ne s'attaquent pas à ses principaux vices, que retarder l'implosion d'un système effroyablement compliqué, monopolistique et cherchant à imposer à tous, d'en haut, des cotes mal taillées pour des situations très différentes : « Un palais du facteur Cheval à moitié effondré », selon l'expression de l'économiste Jacques Bichot, auteur de Urgences retraites (Seuil).
Pour agir efficacement, il faudrait "benchmarker", comme disent les pédants branchés, c'est-à-dire prendre des idées dans les pays qui se sont déjà réformés. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Prenons la Suède. En 1998, elle a remplacé un vieux système qui ressemblait au nôtre par un mélange de répartition et de capitalisation. C'est un système libre : les Suédois partent en retraite quand ils le souhaitent, entre 61 et 71 ans. Et responsable : ils touchent moins s'ils ont cotisé moins longtemps, plus s'ils ont cotisé davantage. Selon que l'on veut passer sa retraite à faire des voyages ou à jouer à la pétanque (si tant est que les Suédois y jouent ?), on part plus ou moins tôt. Combien touche-t-on ? Ce n'est pas l'État qui décide, mais l'actuaire, en fonction de l'économie et de la démographie. Les Suédois complètent leur pension avec une épargne, choisissant entre une demi-douzaine de fonds différents. Résultat : « En Suède, écrit Jacques Bichot, les hommes partent en retraite à 64,3 ans, les femmes à 63 ans, contre 58,5 et 59,1 en France ». Qu'attend-on pour raser définitivement notre palais du facteur Cheval en ruines ?
Antoine Couraye monde&vie 28 juin 2008
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Re: La faillite des retraites
Retraites : les déficits attendus en 2020 sont déjà atteints
Alors que le Conseil d’orientation des retraites tablait sur un déficit tous régimes de 25 milliards à l’horizon 2020, ce niveau est déjà dépassé aujourd’hui. D’où la volonté du gouvernement de prendre des mesures à effet rapide, tel que le relèvement de l’âge légal de départ.
La crise a tellement ébranlé l’équilibre du système de retraites que les prévisions de déficits sont totalement bouleversées. En 2010, l’ensemble des régimes obligatoires devrait afficher un besoin global de financement supérieur à 25 milliards d’euros si l’on additionne les déficits du régime de base des salariés du privé (plus de 10 milliards), du Fonds de solidarité vieillesse (3,9 milliards), des régimes complémentaires Agirc-Arrco (3,4 milliards, hors résultats financiers), ceux de la fonction publique (10 milliards), et que l’on soustrait les excédents qui subsistent à la CNRACL (agents des collectivités locales) et à l’Ircantec (agents non titulaires de l’État).

Les dernières prévisions réalisées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) en 2007, sont donc totalement obsolètes. Elles tablaient sur un besoin de financement de 24,8 milliards en… 2020, avec un taux de chômage ramené à 4,5 % dès 2015. La crise a rapproché les échéances de dix ans, ce qui rendra d’autant plus délicate la mise en oeuvre de la réforme. Le COR doit publier de nouvelles prévisions en avril (après les élections régionales) sur les besoins de financement en 2020 et en 2050. Elles seront évidemment encore plus inquiétantes.
Auditionné mardi au Sénat, le ministre du Travail, Xavier Darcos, a insisté sur les besoins de financement croissants liés aux retraites des fonctionnaires. Ceux-ci sont en effet « masqués » par l’obligation « d’équilibrage automatique » du compte spécial des pensions de l’État. Le chiffre de 10 milliards d’euros pour les retraites de la fonction publique ne correspond pas à un déficit constaté, mais aux charges supplémentaires que l’État employeur a dû assumer depuis 2000 : celui-ci dépensait alors l’équivalent de 44 % de charges sur les salaires des agents pour payer les retraites, contre 62 % aujourd’hui. D’où l’insistance de Xavier Darcos pour « agir » fermement cette année sur les retraites des fonctionnaires.
Équité entre régimes
« Le gouvernement lance une véritable charge contre le régime des retraites de la fonction publique d’État, réagit Bernard Devy (FO). Certes, il faudra examiner les inégalités entre les régimes, mais attention de ne pas stigmatiser la fonction publique. » Les pensions des fonctionnaires ne sont « pas toujours si avantageuses qu’on le dit, » souligne le responsable syndical, notamment pour ceux, nombreux, qui ont cotisé moins de quinze ans dans le public.
Au ministère des Affaires sociales, on rassure sur les propos du ministre : cela ne veut pas dire qu’on supprimera forcément les spécificités du régime de la fonction publique, notamment la règle du calcul de la pension sur la base des six derniers mois de salaire – et non des vingt-cinq ans comme dans le privé. Mais le principe d’équité entre régimes guidera la réforme.
Plus globalement, le creusement plus rapide que prévu des déficits va inciter le gouvernement à relever l’âge légal de départ sans pénalité, aujourd’hui fixé à soixante ans. Une mesure très sensible, mais qui aurait un effet plus rapide sur les comptes (environ 5 milliards d’euros d’économies pour un passage à soixante-deux ans) que l’augmentation de la durée de cotisations. Le relèvement de l’âge de la retraite impliquera la prise en compte de la pénibilité de certains métiers (pour certains salariés, le départ à soixante ans pourrait être maintenu). A condition, explique Xavier Darcos, que ces conditions de travail aient un impact objectif sur l’espérance de vie.
Les Échos http://fortune.fdesouche.com
Alors que le Conseil d’orientation des retraites tablait sur un déficit tous régimes de 25 milliards à l’horizon 2020, ce niveau est déjà dépassé aujourd’hui. D’où la volonté du gouvernement de prendre des mesures à effet rapide, tel que le relèvement de l’âge légal de départ.
La crise a tellement ébranlé l’équilibre du système de retraites que les prévisions de déficits sont totalement bouleversées. En 2010, l’ensemble des régimes obligatoires devrait afficher un besoin global de financement supérieur à 25 milliards d’euros si l’on additionne les déficits du régime de base des salariés du privé (plus de 10 milliards), du Fonds de solidarité vieillesse (3,9 milliards), des régimes complémentaires Agirc-Arrco (3,4 milliards, hors résultats financiers), ceux de la fonction publique (10 milliards), et que l’on soustrait les excédents qui subsistent à la CNRACL (agents des collectivités locales) et à l’Ircantec (agents non titulaires de l’État).

Les dernières prévisions réalisées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) en 2007, sont donc totalement obsolètes. Elles tablaient sur un besoin de financement de 24,8 milliards en… 2020, avec un taux de chômage ramené à 4,5 % dès 2015. La crise a rapproché les échéances de dix ans, ce qui rendra d’autant plus délicate la mise en oeuvre de la réforme. Le COR doit publier de nouvelles prévisions en avril (après les élections régionales) sur les besoins de financement en 2020 et en 2050. Elles seront évidemment encore plus inquiétantes.
Auditionné mardi au Sénat, le ministre du Travail, Xavier Darcos, a insisté sur les besoins de financement croissants liés aux retraites des fonctionnaires. Ceux-ci sont en effet « masqués » par l’obligation « d’équilibrage automatique » du compte spécial des pensions de l’État. Le chiffre de 10 milliards d’euros pour les retraites de la fonction publique ne correspond pas à un déficit constaté, mais aux charges supplémentaires que l’État employeur a dû assumer depuis 2000 : celui-ci dépensait alors l’équivalent de 44 % de charges sur les salaires des agents pour payer les retraites, contre 62 % aujourd’hui. D’où l’insistance de Xavier Darcos pour « agir » fermement cette année sur les retraites des fonctionnaires.
Équité entre régimes
« Le gouvernement lance une véritable charge contre le régime des retraites de la fonction publique d’État, réagit Bernard Devy (FO). Certes, il faudra examiner les inégalités entre les régimes, mais attention de ne pas stigmatiser la fonction publique. » Les pensions des fonctionnaires ne sont « pas toujours si avantageuses qu’on le dit, » souligne le responsable syndical, notamment pour ceux, nombreux, qui ont cotisé moins de quinze ans dans le public.
Au ministère des Affaires sociales, on rassure sur les propos du ministre : cela ne veut pas dire qu’on supprimera forcément les spécificités du régime de la fonction publique, notamment la règle du calcul de la pension sur la base des six derniers mois de salaire – et non des vingt-cinq ans comme dans le privé. Mais le principe d’équité entre régimes guidera la réforme.
Plus globalement, le creusement plus rapide que prévu des déficits va inciter le gouvernement à relever l’âge légal de départ sans pénalité, aujourd’hui fixé à soixante ans. Une mesure très sensible, mais qui aurait un effet plus rapide sur les comptes (environ 5 milliards d’euros d’économies pour un passage à soixante-deux ans) que l’augmentation de la durée de cotisations. Le relèvement de l’âge de la retraite impliquera la prise en compte de la pénibilité de certains métiers (pour certains salariés, le départ à soixante ans pourrait être maintenu). A condition, explique Xavier Darcos, que ces conditions de travail aient un impact objectif sur l’espérance de vie.
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Re: La faillite des retraites
La retraite à 62 ans, un échec annoncé
Ainsi, le gouvernement (ce n’est pas une surprise) a décidé d’axer ses réformes des retraites sur l’allongement de la durée du travail : mais a-t-il les moyens de sa politique ?
C’est, certes, une bonne chose que d’avoir abandonné le discours libéral à la mode il y a 10 ans, selon lequel l’avenir, c’était la capitalisation (qui ne créé aucune richesse supplémentaire, et ne met pas fin à la solidarité entre générations, comme l’a montré Jean-Paul Fitoussi http://www.ofce.sciences-po.fr/fitoussi ... _5-03.html) discours difficilement tenable après la crise financière qui a vu beaucoup de Britanniques et d’ Américains perdre la quasi-totalité de leur retraite… mais ce n’est qu’un changement de discours, pas d’objectif.
Je ne vais pas reprendre ici l’analyse classique des multiples paramètres jouant sur la retraite par répartition, le principal étant le chômage, dont la disparition ne se proclame pas par décret (il implique une modification radicale, et qui prendra du temps, de toute la politique économique et monétaire européenne, car, au niveau national, comme l’a dit Mitterrand, « on a tout essayé ») .
Problème démographique
Mais il faudrait que chacun admette enfin que l’allongement spectaculaire de l’espérance de vie et la modification du rapport entre actifs et retraités pose, toutes choses égales par ailleurs, un problème qu’il serait vain de nier : percevoir sa retraite en moyenne pendant moins de dix ans, comme c’était le cas en 1945, ou la percevoir en moyenne pendant 22 ans comme aujourd’hui (voir évolutions de l’espérance de vie à 60 ans et de l’âge de la retraite) change évidemment la nature du problème.
Il ne faut pas oublier que, lorsque Bismarck a institué la retraite, il a demandé à des démographes de lui dire à quel âge il fallait la fixer pour que le système ne coûte rien; et la réponse ayant été 60 ans, c’est ce chiffre qui a été retenu (ce qui l’avait beaucoup amusé, parce qu’il avait 70 ans à l’époque).
Âge comparatif du départ à la retraite dans différents pays de l’ UE (qu’il faudrait évidemment comparer aussi par le montant de cette retraite par rapport au dernier salaire)
Allemagne, Chypre, Espagne, Finlande, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Suède : 65 ans ;
Autriche 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes);
Belgique 63 ans (femmes) / 65 ans (hommes) avec une égalisation progressive à 65 ans au 1er janvier 2009
Danemark 67 ans ;
Estonie 59,5 ans (femmes) / 63 (hommes);
France 60 ans ;
Grèce 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes) ;
Hongrie 62 ans
Italie 57 (femmes) / 65 ans (hommes) ;
Lettonie 60,5 ans ;
Lituanie 60 ans (femmes) / 62 (hommes) ; 65 ans ;
Malte 60 ans (femmes) / 61 (hommes)
Pologne 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes) ;
République tchèque 61 ans (femmes) / 62 ans (hommes) ;
Royaume-Uni 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes) ;
Slovaquie 62 ans ;
Slovénie 61 ans (femmes) / 63 ans (hommes) ; 65 ans
(Pour le type de retraite dans chaque pays et leur part de capitalisation, voir ici http://www.marianne2.fr/: http://www.robert-schuman.eu/question_e ... ?num=sy-77).
L’exemple finlandais
Retarder l’âge de fin d’activité permettrait d’augmenter le niveau de production et d’équilibrer les systèmes de retraite sans réduire le niveau des retraites. Encore faut-il que les seniors soient effectivement employés. Avec 37,8% le taux d’emploi des seniors en France est un des plus faibles d’Europe, la moyenne de l’Union européenne étant de 42,5% ; mais le succès le plus spectaculaire est certainement celui de la Finlande.
Au début des années 1990, la Finlande avait un taux d’emploi des seniors aussi bas que celui de la France ; il est aujourd’hui le plus élevé de tous les pays européens (52 %) . Elle a établi une stratégie innovante d’intégration des salariés expérimentés, en mettant l’accent sur la prévention plutôt que sur l’encouragement à la prolongation dans l’emploi ou sur le découragement des sorties précoces.
Cette stratégie repose sur quatre piliers:
1. l’amélioration des conditions de travail et l’enrichissement des tâches, qui augmentent la probabilité de maintenir les capacités de travail. En revanche, de mauvaises conditions de travail jouent en sens inverse.
2. La mise en valeur de l’expérience. Dans le domaine de la communauté de travail, l’utilisation de l’expérience s’avère fortement reliée à une bonne capacité de travail ; et inversement.
3. La bonne santé de l’individu. Il a été montré que la pratique des activités physiques et artistiques stimulent la créativité et l’innovation.
4. Une formation professionnelle tout au long de la vie.
Mais si cette stratégie a obtenu de tels résultats, c’est parce qu’il y a eu un fort compromis entre tous les acteurs :elle suppose, en effet, une action de longue haleine, qui n’est possible que si les partis au pouvoir, les partis d’opposition et la totalité des syndicats adhèrent à cet objectif , et renoncent définitivement à en faire un motif ou un prétexte d’affrontements.
C’est cette unanimité, dans la durée, de tous les acteurs politiques et sociaux qui explique ce succès, qui est sans doute beaucoup moins dû aux mesures elles-mêmes qu’à un changement de la perception de toute la société –et notamment des employeurs- des « plus de 60 ans ».
Un sujet explosif
La France n’a guère cette tradition d’accord entre partis au pouvoir et d’opposition d’une part, entre l’État et partenaires sociaux d’autre part ; au contraire, la façon dont Nicolas Sarkozy a traité les uns et les autres depuis deux ans et demi n’a fait que rendre cette coopération encore plus difficile.
Il est donc logique de prévoir que si le gouvernement, faute de contre-propositions crédibles de l’opposition, arrivera à faire passer cet allongement de ce qui est abusivement appelé la durée du travail (2 Français sur 3 ont cessé toute activité professionnelle à 57 ans), celui-ci ne se traduira que par une augmentation du nombre de seniors à la charge de la société et par une diminution du montant de leurs allocations-chômage, de leurs préretraites, et de leurs durées de cotisations, donc de leurs retraites.
C’est certainement l’aspect le plus scandaleux de cette réforme des retraites: une génération va être sacrifiée pour passer d’un système (répartition) à un autre (capitalisation obligée, par diminution progressive de la répartition).
Le raisonnement des politiques et des économistes est simple et cynique: une génération a été privilégiée, ceux qui sont partis à la retraite à partir de la fin de la guerre, et qui ont bénéficié de a retraite par répartition sans avoir cotisé; pour changer de système (passer à la capitalisation), il faut en sacrifier une autre, celle qui aura cotisé et ne la touchera pas.
En oubliant que
* cette dernière n’aura pas capitalisé, parce qu’elle aura fait confiance à la parole de l’ État
* État qui, gouverné par la droite ou la gauche, n’aura pas fait l’effort de mettre en place un système de transition pour qu’aucune génération ne soit sacrifiée, le sujet étant électoralement explosif.
Marianne via http://fortune.fdesouche.com
Ainsi, le gouvernement (ce n’est pas une surprise) a décidé d’axer ses réformes des retraites sur l’allongement de la durée du travail : mais a-t-il les moyens de sa politique ?
C’est, certes, une bonne chose que d’avoir abandonné le discours libéral à la mode il y a 10 ans, selon lequel l’avenir, c’était la capitalisation (qui ne créé aucune richesse supplémentaire, et ne met pas fin à la solidarité entre générations, comme l’a montré Jean-Paul Fitoussi http://www.ofce.sciences-po.fr/fitoussi ... _5-03.html) discours difficilement tenable après la crise financière qui a vu beaucoup de Britanniques et d’ Américains perdre la quasi-totalité de leur retraite… mais ce n’est qu’un changement de discours, pas d’objectif.
Je ne vais pas reprendre ici l’analyse classique des multiples paramètres jouant sur la retraite par répartition, le principal étant le chômage, dont la disparition ne se proclame pas par décret (il implique une modification radicale, et qui prendra du temps, de toute la politique économique et monétaire européenne, car, au niveau national, comme l’a dit Mitterrand, « on a tout essayé ») .
Problème démographique
Mais il faudrait que chacun admette enfin que l’allongement spectaculaire de l’espérance de vie et la modification du rapport entre actifs et retraités pose, toutes choses égales par ailleurs, un problème qu’il serait vain de nier : percevoir sa retraite en moyenne pendant moins de dix ans, comme c’était le cas en 1945, ou la percevoir en moyenne pendant 22 ans comme aujourd’hui (voir évolutions de l’espérance de vie à 60 ans et de l’âge de la retraite) change évidemment la nature du problème.
Il ne faut pas oublier que, lorsque Bismarck a institué la retraite, il a demandé à des démographes de lui dire à quel âge il fallait la fixer pour que le système ne coûte rien; et la réponse ayant été 60 ans, c’est ce chiffre qui a été retenu (ce qui l’avait beaucoup amusé, parce qu’il avait 70 ans à l’époque).
Âge comparatif du départ à la retraite dans différents pays de l’ UE (qu’il faudrait évidemment comparer aussi par le montant de cette retraite par rapport au dernier salaire)
Allemagne, Chypre, Espagne, Finlande, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Suède : 65 ans ;
Autriche 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes);
Belgique 63 ans (femmes) / 65 ans (hommes) avec une égalisation progressive à 65 ans au 1er janvier 2009
Danemark 67 ans ;
Estonie 59,5 ans (femmes) / 63 (hommes);
France 60 ans ;
Grèce 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes) ;
Hongrie 62 ans
Italie 57 (femmes) / 65 ans (hommes) ;
Lettonie 60,5 ans ;
Lituanie 60 ans (femmes) / 62 (hommes) ; 65 ans ;
Malte 60 ans (femmes) / 61 (hommes)
Pologne 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes) ;
République tchèque 61 ans (femmes) / 62 ans (hommes) ;
Royaume-Uni 60 ans (femmes) / 65 ans (hommes) ;
Slovaquie 62 ans ;
Slovénie 61 ans (femmes) / 63 ans (hommes) ; 65 ans
(Pour le type de retraite dans chaque pays et leur part de capitalisation, voir ici http://www.marianne2.fr/: http://www.robert-schuman.eu/question_e ... ?num=sy-77).
L’exemple finlandais
Retarder l’âge de fin d’activité permettrait d’augmenter le niveau de production et d’équilibrer les systèmes de retraite sans réduire le niveau des retraites. Encore faut-il que les seniors soient effectivement employés. Avec 37,8% le taux d’emploi des seniors en France est un des plus faibles d’Europe, la moyenne de l’Union européenne étant de 42,5% ; mais le succès le plus spectaculaire est certainement celui de la Finlande.
Au début des années 1990, la Finlande avait un taux d’emploi des seniors aussi bas que celui de la France ; il est aujourd’hui le plus élevé de tous les pays européens (52 %) . Elle a établi une stratégie innovante d’intégration des salariés expérimentés, en mettant l’accent sur la prévention plutôt que sur l’encouragement à la prolongation dans l’emploi ou sur le découragement des sorties précoces.
Cette stratégie repose sur quatre piliers:
1. l’amélioration des conditions de travail et l’enrichissement des tâches, qui augmentent la probabilité de maintenir les capacités de travail. En revanche, de mauvaises conditions de travail jouent en sens inverse.
2. La mise en valeur de l’expérience. Dans le domaine de la communauté de travail, l’utilisation de l’expérience s’avère fortement reliée à une bonne capacité de travail ; et inversement.
3. La bonne santé de l’individu. Il a été montré que la pratique des activités physiques et artistiques stimulent la créativité et l’innovation.
4. Une formation professionnelle tout au long de la vie.
Mais si cette stratégie a obtenu de tels résultats, c’est parce qu’il y a eu un fort compromis entre tous les acteurs :elle suppose, en effet, une action de longue haleine, qui n’est possible que si les partis au pouvoir, les partis d’opposition et la totalité des syndicats adhèrent à cet objectif , et renoncent définitivement à en faire un motif ou un prétexte d’affrontements.
C’est cette unanimité, dans la durée, de tous les acteurs politiques et sociaux qui explique ce succès, qui est sans doute beaucoup moins dû aux mesures elles-mêmes qu’à un changement de la perception de toute la société –et notamment des employeurs- des « plus de 60 ans ».
Un sujet explosif
La France n’a guère cette tradition d’accord entre partis au pouvoir et d’opposition d’une part, entre l’État et partenaires sociaux d’autre part ; au contraire, la façon dont Nicolas Sarkozy a traité les uns et les autres depuis deux ans et demi n’a fait que rendre cette coopération encore plus difficile.
Il est donc logique de prévoir que si le gouvernement, faute de contre-propositions crédibles de l’opposition, arrivera à faire passer cet allongement de ce qui est abusivement appelé la durée du travail (2 Français sur 3 ont cessé toute activité professionnelle à 57 ans), celui-ci ne se traduira que par une augmentation du nombre de seniors à la charge de la société et par une diminution du montant de leurs allocations-chômage, de leurs préretraites, et de leurs durées de cotisations, donc de leurs retraites.
C’est certainement l’aspect le plus scandaleux de cette réforme des retraites: une génération va être sacrifiée pour passer d’un système (répartition) à un autre (capitalisation obligée, par diminution progressive de la répartition).
Le raisonnement des politiques et des économistes est simple et cynique: une génération a été privilégiée, ceux qui sont partis à la retraite à partir de la fin de la guerre, et qui ont bénéficié de a retraite par répartition sans avoir cotisé; pour changer de système (passer à la capitalisation), il faut en sacrifier une autre, celle qui aura cotisé et ne la touchera pas.
En oubliant que
* cette dernière n’aura pas capitalisé, parce qu’elle aura fait confiance à la parole de l’ État
* État qui, gouverné par la droite ou la gauche, n’aura pas fait l’effort de mettre en place un système de transition pour qu’aucune génération ne soit sacrifiée, le sujet étant électoralement explosif.
Marianne via http://fortune.fdesouche.com
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Re: La faillite des retraites
Mais il faudrait que chacun admette enfin que l’allongement spectaculaire de l’espérance de vie et la modification du rapport entre actifs et retraités pose, toutes choses égales par ailleurs, un problème qu’il serait vain de nier : percevoir sa retraite en moyenne pendant moins de dix ans, comme c’était le cas en 1945, ou la percevoir en moyenne pendant 22 ans comme aujourd’hui (voir évolutions de l’espérance de vie à 60 ans et de l’âge de la retraite) change évidemment la nature du problème.
Attali a donné une recette pour résoudre le problème : l'euthanasie des grands malades et des plus âgés.
Tous ceux qui ne seront plus productifs seront éliminés. Obama préconise aussi cette solution dans sa réforme du système de santé américain.
Re: La faillite des retraites
Peut etre dans un premier temps ont pourrait remettre les 40 heures (meme 45) minimum çà ferait deja une masse d'argent suplementaire pour la répartion
suprimer les complémentaires qui coutent une fortune en gestion ce qui permettrait d'augmenter les retraites de base
la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires à 65 ans
comment est calculer leur montant de retraite
pour ceux qui ont trois femmes que touche les trois femmes au deces de leur sultant
et puis prendre 1 point de TVA a tous etes vous pour moi OUI
suprimer les complémentaires qui coutent une fortune en gestion ce qui permettrait d'augmenter les retraites de base
la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires à 65 ans
comment est calculer leur montant de retraite
pour ceux qui ont trois femmes que touche les trois femmes au deces de leur sultant
et puis prendre 1 point de TVA a tous etes vous pour moi OUI
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Re: La faillite des retraites
EXILER18 a écrit :Peut etre dans un premier temps ont pourrait remettre les 40 heures (meme 45) minimum çà ferait deja une masse d'argent suplementaire pour la répartion
suprimer les complémentaires qui coutent une fortune en gestion ce qui permettrait d'augmenter les retraites de base
la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires à 65 ans
comment est calculer leur montant de retraite
pour ceux qui ont trois femmes que touche les trois femmes au deces de leur sultant
et puis prendre 1 point de TVA a tous etes vous pour moi OUI
"la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires"
Ben justement, comme ils n'auront pas les années c'est que du bénef, ils cotiseront et mourront au boulot.
C'est le but recherché.
A partir de là, on peut en déduire que l'état le sachant, il s'applique à ce que les compagnons du MEDEF vire les séniors.
De cette manière, ils ont d'un coté ceux qui ne toucheront jamais et l'autre ceux qui sont sabrés par l'appareil pour les empécher d'avoir les années requises.
Conclusion.
A un moment donné l'ensemble devra donc inévitablement travaillé plus longtemps.
Cette latitude pourrait donc leur permettre de verser moins de retraite car ils auront reculé ou étaler dans le temps le nombre de départ, donc verser moins de cotisations.
L'autre point est qu'un senior est censé gagner mieux qu'un debutant, et comme il n'est plus valorisé par la qualité de son travail mais par sa rentabilité, et le volume des charges qu'il représente, le virer fait faire une économie à l'entreprise, mais surtout ralentie l'augmentation des prétentions salariales.
Pour ce qui est du point de plus de TVA, je ne suis pas d'accord avec toi, sauf si le FN était notre gouvernement et que se soit par solidarité nationale.
Mais c'est pas le cas donc niet.
Ils n'ont qu'à taxer les importations Coréennes, Chinoises Indiennes, mais là encore nos capitalistes gouvernant ont le doigt pris dans l'engrenage du profit et ne peuvent pas taxé suffisament, car ils sont devenus dépendant politiquement de ceux qu'ils ont subventionné avec l'argent des contribuables et leur labeur, pour favoriser les délocalisations , tuer l'emploi, donc l'augmentation du niveau de vie pour créer de la misère donc moins de retraités.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Argumentum ad nauseam

Re: La faillite des retraites
Ne tirons pas des plans sur la comete parlons de cas actuelles
"la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires"
Dans le monde reélle il touche un minumum dit solidarité qui est presque aussi important que certaine retraite de la SS plus des indemnitées divers
j'ignore si c'est sur le régime des retraites ou l'etat qui paie )
et puis, si il ne touche pas de retraite , en attendant c'est qu'ils sont en arret maladie avec les problemes du a l'age que certain d'entre nous connaissent bien , si il devait travaillé çà serait tres diffiçile
il ne faut pas croire que l'ont peut faire travaillé tout le monde jusqu'a 75 ans j'en ai 66 et il me serait impossible d'assurer un travail normal
L'autre point est qu'un senior est censé gagner mieux qu'un debutant,
çà malheureusement çà n'est pas vrais dans le privé ou la plupart finissent avec des smigs et encor quand ils le touchent
Ils n'ont qu'à taxer les importations Coréennes, Chinoises Indiennes,
Pas d'accord non plus puisque tu extrapole moi , je dit il faut ramener le travail en France en premier
Mais si tu veux taxé , tu aurais due commencé par les pays europeens personnellement çà me fait rigoler je pense qu'il faut etre réaliste et trouver des solutions aux problemes de la situation actuelle
"la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires"
Dans le monde reélle il touche un minumum dit solidarité qui est presque aussi important que certaine retraite de la SS plus des indemnitées divers
j'ignore si c'est sur le régime des retraites ou l'etat qui paie )
et puis, si il ne touche pas de retraite , en attendant c'est qu'ils sont en arret maladie avec les problemes du a l'age que certain d'entre nous connaissent bien , si il devait travaillé çà serait tres diffiçile
il ne faut pas croire que l'ont peut faire travaillé tout le monde jusqu'a 75 ans j'en ai 66 et il me serait impossible d'assurer un travail normal
L'autre point est qu'un senior est censé gagner mieux qu'un debutant,
çà malheureusement çà n'est pas vrais dans le privé ou la plupart finissent avec des smigs et encor quand ils le touchent
Ils n'ont qu'à taxer les importations Coréennes, Chinoises Indiennes,
Pas d'accord non plus puisque tu extrapole moi , je dit il faut ramener le travail en France en premier
Mais si tu veux taxé , tu aurais due commencé par les pays europeens personnellement çà me fait rigoler je pense qu'il faut etre réaliste et trouver des solutions aux problemes de la situation actuelle
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Re: La faillite des retraites
EXILER18 a écrit :Ne tirons pas des plans sur la comete parlons de cas actuelles
"la plupart des migrants des millions ne devrait pas toucher de retraite car ils n'ont pas les années necessaires"
Dans le monde reélle il touche un minumum dit solidarité qui est presque aussi important que certaine retraite de la SS plus des indemnitées divers
j'ignore si c'est sur le régime des retraites ou l'etat qui paie )
et puis, si il ne touche pas de retraite , en attendant c'est qu'ils sont en arret maladie avec les problemes du a l'age que certain d'entre nous connaissent bien , si il devait travaillé çà serait tres diffiçile
il ne faut pas croire que l'ont peut faire travaillé tout le monde jusqu'a 75 ans j'en ai 66 et il me serait impossible d'assurer un travail normal
L'autre point est qu'un senior est censé gagner mieux qu'un debutant,
çà malheureusement çà n'est pas vrais dans le privé ou la plupart finissent avec des smigs et encor quand ils le touchent
Ils n'ont qu'à taxer les importations Coréennes, Chinoises Indiennes,
Pas d'accord non plus puisque tu extrapole moi , je dit il faut ramener le travail en France en premier
Mais si tu veux taxé , tu aurais due commencé par les pays europeens personnellement çà me fait rigoler je pense qu'il faut etre réaliste et trouver des solutions aux problemes de la situation actuelle
Au sujet des taxations.
Le libre échange dérégulé casse la croissance des salaires et la croissance tout court. Petit à petit, c'est le fondement de nos sociétés qui est volontairement menacé par une concurrence outrancière sous protection gouvernementale.
Globalement, cette course aux bas salaires se généralisent partout, c'est la résultante mondialiste, le tandem Chine-USA s'est créé d'ailleurs dans ce sens.
Le patronat américain marche main dans la main avec le gouvernement chinois, pour faire produire en Chine un nombre toujours croissant de biens et services.
Les répercussions se font sentir bien évidemment en Europe, car elle a accueilli, sciemment, comme le messie des fonds de pensions américains qui se sont insérer dans les capitaux de ses entreprises, d'une part pour casser la concurrence occidentale en ayant un droit de regard sur la production européenne, d'autre part favoriser les délocalisations par des aides et subventions donner par les états complices.
De fait l'Europe n'a plus aucune autorité sur l'économie, ce qui a des conséquences sur le social, l'immigration, les salaires, bref tout ce qui touche à la justice sociale.
Le gouvernement chinois a deux moyens pour que ce jeu dure le plus longtemps possible :
- le premier consiste à n'accorder aucune couverture sociale aux travailleurs chinois, pour limiter la progression des coûts.
- le deuxième consiste à faire en sorte que la monnaie chinoise reste sous-évaluée, malgré les excédents gigantesques accumulés car leur monnaie par une étrange coïncidence est arrimée aux dollars.
La principale idée aujourd'hui, pour protéger les salaires et le socle de nos systèmes de protection sociale, contre l'alliance USA/Chine, est celle du protectionnisme européen.
Il faudrait freiner l'entrée de produits fabriqués dans des pays à bas salaires pour protéger notre secteur productif.
L'objectif est louable, mais les moyens mal choisis (on laisse de côté le constat de l'incapacité des 27 à décider du contour d'un tel protectionnisme), d'où l'importance à mon avis de l'action entreprise par Mr Gollnisch de rassembler les forces nationales européennes pour fédérer unilatéralement l'idée du protectionnisme aux conditions bien sur d'arriver à prendre le pouvoir, et s'il n'est pas déjà trop tard.
Revaloriser l'espace économique national tiré du livre de Jean-Luc Gréau, L'avenir du capitalisme, Gallimard 2005
Les libéraux d'aujourd'hui ignorent que le développement économique de ces trois derniers siècles a nécessité une rénovation de la forme politique, qui a dû cesser de s’appuyer sur la logique de la prédation pour épouser celle de l’innovation et de l’échange.
Il n’existe pas d’exemple de développement réussi qui n’ait été fondé sur une volonté et une vision nationales. A l’origine du capitalisme on trouve toujours un capital national, un travail national, orientés tous deux vers un marché national : seule cette configuration permet la réussite d'un phénomène aussi complexe que la naissance d'une nouvelle organisation de la production, de la demande et du marché. L'application dogmatique du libre-échange, sans exception ni précaution, est catastrophique.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
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Re: La faillite des retraites
OUI de bien belle réponse ou plutot des constations pratiquement ont fait quoi ?
me répond pas ont vote FN çà çà fait 30 ans que je le fait
me répond pas ont vote FN çà çà fait 30 ans que je le fait
- JCL31
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Re: La faillite des retraites
EXILER18 a écrit :OUI de bien belle réponse ou plutot des constations pratiquement ont fait quoi ?
me répond pas ont vote FN çà çà fait 30 ans que je le fait
Mince j'allais te le proposer. ......
On fait quoi ?
Ben à part constater, parler, diffuser, faire comprendre pour que le peuple vote FN et espérer que les choses changent, je vois pas trop à mon niveau, et vu la poignée que nous sommes, considérés de paranos, comment je pourrai changer les choses.
Si peut être en adoptant le" acheter national", mais là aussi, quand je vois qui est par exemple le Pdg de Renault je me dis que l'habit ne faisant pas le moine il devient difficile de faire confiance aux sois disant produits nationaux.
Alors?
Peut être local ?
Pourquoi pas ? Même si je sais que les tomates que je vais acheter au maraîcher du coin sont issues de graines traficotées par une multinationale qui gère déjà l'agroalimentaire, ça restreint le nombres d'intermédiaires qui tapent sur le consommateurs.
Au risque de te paraitre un peu fêler je pars du principe que fatalement subir c'est mourir et mourir renaître si la cause en est juste.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
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Re: La faillite des retraites
rigolo ton idée
Deja un truc ne va pas , j'ai atterie dans le centre depuis 4ans dans une petite commune (4000 H ) ou je rencontre beaucoup de gens par rapport a mes autos et des fetes que j'ai organisés
des que je rencontre quelqu'un j'annonce FRONT NATIONAL et je rencontre énormement de sympatisants qui sont pas des bidons vue les entretiens tout çà pour dire quoi ?
aucun regroupement de ces personnes aucune manifestions de rencontre organisé pas d'evenement les permanences sont a 50 KM mais pas de visite de passage ,d'apero ( je bois que l'eau)
comment communiqué de cette façon , comment faire passer l'idée surtout remettre les idées dans la poubelles
et puis n'en déplaise a certain lacher un peu de lest sur certain sujet l'important c'est d'entrée dans la place
Deja un truc ne va pas , j'ai atterie dans le centre depuis 4ans dans une petite commune (4000 H ) ou je rencontre beaucoup de gens par rapport a mes autos et des fetes que j'ai organisés
des que je rencontre quelqu'un j'annonce FRONT NATIONAL et je rencontre énormement de sympatisants qui sont pas des bidons vue les entretiens tout çà pour dire quoi ?
aucun regroupement de ces personnes aucune manifestions de rencontre organisé pas d'evenement les permanences sont a 50 KM mais pas de visite de passage ,d'apero ( je bois que l'eau)
comment communiqué de cette façon , comment faire passer l'idée surtout remettre les idées dans la poubelles
et puis n'en déplaise a certain lacher un peu de lest sur certain sujet l'important c'est d'entrée dans la place
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