La France peut-elle enfin secouer ses chaînes?

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Pat
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La France peut-elle enfin secouer ses chaînes?

Messagepar Pat » 15/11/2007 - 17:05

Faute de pédagogie sans doute, le refus de la réforme persiste. Le président de la République a laissé son gouvernement sonner l'alarme, mais sans l'épauler. François Fillon déclarant « la France en faillite» après « 25 ans» de déficits budgétaires et Christine Lagarde réclamant un « plan de rigueur» ont été désavoués. Et l'on reparle pouvoir d'achat comme s'il suffisait à l'Etat d'actionner la planche à billets pour distribuer des coupures. Aussi la grève du rail, le 18 octobre, a-t-elle vu les syndicats colonisés par les trotskistes, SUD et FO, freiner la reprise. Et cette grève d'un jour aura un prolongement mi-novembre, reconductible cette fois, pour permettre aux cheminots de retrouver dans la rue les fonctionnaires, en grève le 20.
Nos syndicats sans cotisants ne songent qu'à préserver des "droits" acquis non finançables, si ce n'est par transfert à nos enfants et petits enfants - qu'ils ont le front de tenter d'associer à leurs manifestations. Cela par l'intermédiaire de quelques centaines d'étudiants sans avenir, produits par le bac pour tous , cher au trotskiste secret, Lionel Jospin. Ils auraient tort de se gêner: l'euro se renforce par rapport au dollar et au yuan. L'euro nous met à l'abri des dévaluations en cascade que nos déficits auraient valu au franc. Mais la timidité du pouvoir désespère le Conseil d'orientation des retraites (COR). Non seulement la réforme des régimes spéciaux SNCF, RATP, EDF et GDF piétine. Mais encore l'âge de retraite n'est pas repoussé comme prévu. Les 40 ans de cotisation annoncés sont refusés sur l'air des lampions. Du coup, le rendez-vous de 2008 pour l'examen des autres régimes est menacé. Et leur financement devient aléatoire dès 2020. Du fait de syndicats sans réelle représentativité, nos enfants n'hériteront pas seulement de dettes. Ils seront en plus privés de retraites décentes.
Le COR fonde naturellement le calcul de ces déficits sur l'exigence des caisses: l'équilibre entre cotisations et prestations. Un équilibre impossible dans le cas des régimes spéciaux, dont bénéficient 1 100000 retraités pour seulement 500000 cotisants. En foi de quoi les syndicats "révolutionnaires" prêchent le retour à la formule marxiste, jamais appliquée: « de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins». C'est l'appel au contribuable, déjà surtaxé avec un impôt sur le revenu des personnes physiques qui ne sert plus qu'à payer le service de la dette, une. cotisation sociale généralisée qui est un second impôt sur le revenu étendu aux exemptés du premier et une cotisation pour le remboursement de la dette sociale qui, en fait, s'alourdit rapidement. Les présentes grèves sont le fait de gens qui refusent de compter. Ce sont littéralement des grèves contre l'arithmétique. Elles traduisent l'archaïsme d'un mouvement social déconnecté de la réalité, car évoluant obstinément dans l'utopie.
Sortant d'entretiens sur le "pouvoir d'achat", Maryse Dumas, de la CGT se plaint de nos dirigeants: «Ils consentent 30 milliards d'allègements aux entreprises, mais ne donnent pas un centime aux salariés, aux smicards ». C'est réclamer le paiement par l'Etat des salaires du privé: un retour à l' économie soviétique, dont on sait en quel état elle a mis les pays de l'Est.

le Président prêt à l'épreuve de force?

Le PC n'apprendra jamais! Il est vain de lui tendre la main, comme le fit le président Sarkozy en proposant (en vain) une mission à Jean-Claude Gayssot et, à Marie George Buffet, « une lecture commune» de la lettre de Guy Môquet, ce malheureux adolescent dont un seul homme politique, François Bayrou, a finalement osé dire qu'en fait d'activité résistante, « il distribuait des tracts défendant le pacte germano-soviétique ». Quatre formations disputent au PC l'honneur de donner au cycle de grèves amorcé un tour "révolutionnaire". L' éternel candidat de la LCR à l'Elysée, Olivier Besancenot, s'identifie désormais à cette autre figure à la mode: Ernesto Guevara, dit le "Che". Sait-il que ce martyr de la "révolution" fut le boucher de La Havane et le père du goulag cubain? Celui qui dit à la tribune de l'ONU: « Nous avons fusillé. Nous fusillons. Nous fusillerons encore» ? Et Besancenot tient pour répressif le service minimum lors des grèves d'un service public! Biographe de l'énergique Georges Mandel, le président Sarkozy ne pourra, dans ce contexte, se contenter de lire les discours d'Henri Guaino. Il se dit en privé « prêt à l'épreuve de force»: « deux mois sans trains? Ce sera deux mois sans cheminots. J'imposerai le service minimum, avec l'armée s'il le faut! ». Les précédents existent, même au sein de cette gauche à laquelle le président "ouvre" si volontiers les bras. C'est avec l'armée que Jules Moch, ministre socialiste de l'Intérieur, triompha des grèves "révolutionnaires" par lesquelles les camarades Jdanov et Staline tentèrent de priver la France du plan Marshall en 1947-48.

les électeurs applaudiront les réquisitions

Nos syndicats sont à un tournant. Le succès de grèves comme celle du 18 octobre les dessert. Le public en applaudira davantage une réquisition du personnel quand le service minimum entrera en vigueur au 1 er janvier. Leur politisation fait fuir les salariés, qui ne cotisent plus que dans la proportion de 7 % (1 % dans le secteur privé). Bien qu'une loi de 1884 les dispense de tenir et de faire certifier leurs comptes, le problème de leur financement fait surface. L'Elysée a brusquement cessé de couvrir certains prélèvements en liquide opérés sur des comptes bancaires de l'Union des, industries et métiers de la métallurgie (UIMM) par son président Denis Gautier-Sauvagnac. Négociateur du MEDEF (le syndicat patronal), celui-ci les explique par la nécessité de « fluidifier le dialogue social ». Une pratique apparemment fort ancienne que Tracfin, l'organisme de contrôle des mouvements de fonds, signalait au Parquet, le 24 septembre, des prélèvements en liquide pour près de 20 millions d'€ .
Les enquêteurs découvrent parallèlement l'existence d'une caisse parfaitement légale, anti-grève ou de secours mutuel, à laquelle ont cotisé depuis 1972 (suite à Mai 68) des centaines d'entreprise et dont les fonds, savamment placés, ont fructifié pour atteindre 600 millions € . Face à un pouvoir absolu incapable de faire régner l'ordre, mais capable de financer le désordre à des fins politiques, les entreprises avaient effectivement le devoir de s'assurer pour mettre l'outil et l'emploi à l'abri d'un désordre prolongé type Mai 1968 ou novembre 2005. Ou encore à l'abri d'une grève prolongée des transports, comme celle qui triompha des velléités réformistes d'Alain Juppé en 1995 et qui pourrait reprendre.
Entre "chienlits" et cohabitations, dissolution intempestive, "ouverture" et fiscalité confiscatoire, la V' République est imprévisible. Et le devoir des entreprises était et reste de se prémunir en cotisant à des caisses capables de couvrir ce risque. Le chiffre de 600 millions € amassés en 35 ans surprend. Mais il est à peine supérieur au tribut, ANNUEL celui-là, versé il malgré eux par les abonnés de l'EDF à cette CCAS (Caisse centrale d'action sociale) qui paraît financer une foule d'activités en rapport avec le PC, jusqu'à la fête de L'Huma. Ce tribut exorbitant (1 % du chiffre d'affaires de l'EDF) autant qu'injustifié est de ceux que le nouveau statut d'EDF et l'adossement de ses retraites au régime général doivent remettre en cause. La réforme des ports, privés de développement par le monopole cégétiste des docks, sera elle-même débloquée par la fin des régimes spéciaux de retraite. La France secoue les chaînes qui la lient encore au cadavre décomposé du léninisme. S'en débarrassera-t-elle?

L'hypocrisie au service de l'escroquerie

Les retraites des régimes spéciaux et celles, non provisionnées, de notre énorme fonction publique, ne sont qu'une partie du fardeau qui menacent d'accabler nos jeunes générations. Une autre tient au poids de l'assistance aux foules qu'appellent d'outre-mer nos subversifs, non pour les secourir, ce qui serait plus efficace en Afrique, mais pour se servir d'eux. Il faut revenir à des pratiques saines, pour les Africains comme pour nous. En privilégiant le jeune candidat au travail en mal de pécule pour se marier en Afrique. La loi sur la maîtrise de l'immigration votée le 23 octobre lui octroie une carte de séjour temporaire s'il répond à une pénurie de main-d' œuvre. La seule revendication originelle de l'Afrique est ainsi satisfaite.

Par contre, elle impose à l'étranger qui veut faire venir sa famille en France une condition de ressources (1,2 fois le Smic pour une famille nombreuse) et tente (amendement Mariani) de combattre les abus par un test ADN prouvant le lien de l'enfant avec sa mère. Cet amendement suscite un tollé. Or il satisfait un vœu du Quai d'Orsay, présenté en 2005 à la Conférence des ambassadeurs par Nicolas Normand, ambassadeur au Mali, puis au Congo, conseiller diplomatique du ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, le socialiste Daniel Vaillant. Repris dans le rapport du sénateur Adrien Gouteyron, ce voeu est fondé sur des abus qui font du regroupement familial une farce: « la fraude documentaire», soit la présentation de faux documents d'identité, concerne 20 pays et, selon les pays, de 30 à 80 % des demandes.
C'est grave! Ceux qui introduisent en France des enfants qui ne sont pas les leurs n'ont pas en vue l'intérêt de ces enfants, mais les allocations et primes qu'il en tireront pour acquérir chez eux des biens immobiliers et de nouvelles femmes, productrices d'allocations supplémentaires. Le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU pratique le test ADN, ainsi que 12 nations d'Europe, dont le Royaume-Uni pour 10000 cas par an. Le tollé contre son usage en France est grotesque. Il situe une classe politique complice, qui met l'hypocrisie au service de l'escroquerie! Il tend à creuser nos déficits et favorise l'expansion, chez nous, de la polygamie et de l'esclavage à l'avantage de castes sahéliennes. Introduire des enfants dans les cités de notre logement social revient trop souvent, d'ailleurs, à les dévoyer. Les pères responsables se gardent de le faire.
Bernard Cabanes: Monde&Vie
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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