PARIS, 7 nov 2007 (AFP) - Le Haut-Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, admet que seuls 50% des bénéficiaires du RMI sont inscrits à l'ANPE "pour ne pas alourdir les statistiques", selon un compte-rendu officiel de l'Assemblée nationale publié mercredi.
"Effectivement, si la moitié seulement des allocataires du RMI sont inscrits à l'ANPE, c'est aussi qu'on leur demande de ne pas s'y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques", a déclaré mardi M. Hirsch devant des députés en commission (Finances et Affaires sociales).
"De ce fait, il n'est jamais question pour eux d'accompagnement professionnel. Cela est totalement inacceptable", a ajouté M. Hirsch lors de l'examen des crédits de la mission Solidarité dans le cadre du budget 2008.
"De plus, les dépenses de formation sont mal réparties et profitent peu aux moins qualifiés et aux personnes les plus éloignées de l'emploi. Il y a un jeu compliqué entre l'Etat, l'ANPE, les régions et les départements. Il faut revoir le rôle de chacun: redéfinir les prestations forcera à le faire", a ajouté M. Hirsch, qui a longuement évoqué les premières expérimentations de son Revenu de solidarité active (RSA)
Le budget 2008 prévoit quelque 40 millions d'euros pour l'expérimentation du RSA, menée depuis quelques jours dans 17 départements.
"J'ai demandé au Premier ministre son accord pour élargir la liste des départements pouvant expérimenter et compléter les crédits de 25 millions d'euros", a commenté l'ex-président d'Emmaüs.
Le RSA vise à encourager les titulaires des minima sociaux (RMI...) à reprendre une activité, sans qu'ils ne subissent de perte de revenus.
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DEBOUT..................NOUS VAINCRONS
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Re: rmistes et anpe...
Danisiam a écrit :
"Effectivement, si la moitié seulement des allocataires du RMI sont inscrits à l'ANPE, c'est aussi qu'on leur demande de ne pas s'y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques"
Le chômage est en baisse d'après cette bande d'enfoirés...
Re: rmistes et anpe...
Du Guesclin a écrit :Danisiam a écrit :
"Effectivement, si la moitié seulement des allocataires du RMI sont inscrits à l'ANPE, c'est aussi qu'on leur demande de ne pas s'y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques"
Le chômage est en baisse d'après cette bande d'enfêtés...
Oui, il baisse dans les statistiques.
Non, Sàrközy ne se moque pas de nous!
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"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: rmistes et anpe...
Miroir a écrit :Du Guesclin a écrit :Danisiam a écrit :
"Effectivement, si la moitié seulement des allocataires du RMI sont inscrits à l'ANPE, c'est aussi qu'on leur demande de ne pas s'y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques"
Le chômage est en baisse d'après cette bande d'enfêtés... :evil:
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Re: rmistes et anpe...
Le fiasco du RMI
Prévue comme allocation temporaire versée aux personnes qui cherchent un emploi elle est perçue aujourd'hui par plus d'un million de bénéficiaires dont plus de la moitié depuis trois ans.
Il y a dix ans, la loi sur le Revenu minimum d'insertion - le RMI - obtenait une approbation unanime de l'Assemblée nationale. Les allocataires qui touchent ce "minimum social" sont toujours plus nombreux. Si le sigle est demeuré le même, son contenu a évolué, ainsi que le profil de ses bénéficiaires. Son extension aux moins de 25 ans est exigée, en particulier par Dominique Voynet et ses Verts. Rocard, le "père" du RMI, en parle comme d'un "succès". Peut-on vraiment tenir le RMI pour une conquête sociale, un acquis bénéfique ? Ou s'agit-il de l'aveu honteux d'un fiasco, expression d'une société en crise et irresponsable ?
Avant tout, combien y a-t-il de Rmistes ? Avec une précision suspecte, la réponse est instantanée: 1 089 648, à comparer aux 426 775 répertoriés au cours de la première année, 1989. En fait, le chiffre de 1998 ne concerne que les six premiers mois de l'année, et ne permet pas de se rendre compte que le millésime 1998 connaîtra sans doute une des augmentations du nombre des Rmistes les plus fortes d'une année sur l'autre depuis une décennie. La relative stabilisation à environ + 40 000 allocataires par an depuis 1994/1995 est terminée. Il ne faut surtout pas oublier que le million de "bénéficiaires" se double d'un autre million de "personnes rattachées", soit au total plus de deux millions d'individus (chiffre précis non publié). Parmi ces deux millions, 700 000 sont des enfants. Au total, plus de 3 % de la population vit sous ce système.
Le prix du RMI
Combien coûte le RMI à la nation ? Là aussi, on obtient une réponse simple, 24,5 milliards de francs en 1997. Mais si l'on y regarde de plus près, ce montant, partout publié, est tronqué, et de beaucoup. Il ne représente que la part de "l'Etat", à savoir la charge au plan national. Seulement, le RMI est également financé par les départements (crédits d'insertion, couverture maladie). Et comme la part signalée de l'Etat ne comporte pas tous les éléments recouverts, on constate que la dépense se situe très au-dessus des allocations dispensées. A titre d'exemple, en 1994, il était annoncé un "budget RMI" de 13 milliards, la dépense réelle et complète s'élevant de fait à 32 milliards, dont 26,2 pour l'Etat, six pour les départements. Les 24,5 milliards de 1997 se traduisent par conséquent à plus de 50 milliards. En 1999, la participation officielle de l'Etat devrait se situer 26,4 milliards, complétés par 4,5 milliards des départements.
Que perçoit le Rmiste "moyen" ? En théorie, 2 429 francs par mois pour une personne isolée, 5 102 francs pour un couple avec enfant. En pratique, la moyenne oscille, pour un isolé, entre 1 950 et 1 980 francs. Certains Rmistes touchent moins de 500 francs par mois, d'autres plus de 3 500 francs. Le RMI est à géométrie variable en fonction de l'existence ou non d'autres allocations, il n'atteint, sauf exception, pas le fameux "seuil de pauvreté", estimé par l'INSEE, entre 3 500 et 3 700 francs par mois. La définition du RMI comme "droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence" (art 1er de la loi) semble par conséquent sujette à caution, surtout lorsque l'on observe le "profil des bénéficiaires".
Qui sont les Rmistes
En dix années, 3 400 000 personnes sont devenues Rmistes, 2 300 000 en sont "sorties", ce que soulignent médias et gouvernement. Tout en omettant de fournir le détail des modes de sortie. A l'origine, le RMI était prévu en système d'assistanat temporaire. 70 000 des allocataires le perçoivent depuis son lancement, en 1989, plus de 90 000 depuis au moins huit ans, plus de la moitié depuis au moins trois ans. Pour Rocard, "le RMl était fait pour servir temporairement de filet social aux gens sans ressources", et il s'agissait du "dernier recours pour les victimes du chômage".
Les Rmistes, au départ, étaient des "fins de droit" des allocations chômage, pas encore assez âgés pour être mis en retraite ou préretraite, pas assez handicapés ou malades pour relever d'une pension de Sécurité sociale. Progressivement, une mutation s'est opérée : en 1997, la moitié des Rmistes est âgée de moins de 35 ans, dont plus de 270 000 de 25 à 29 ans, et même 35 000 de moins de 25 ans, en dépit de la limite d'âge fixée à 25 ans. La tendance au rajeunissement des Rmistes s'explique par le fait que de nombreux étudiants ayant terminé leurs études et ne trouvant pas d'emplois prennent tout naturellement le chemin du RMI. L'Association d'insertion des jeunes diplômés a constaté que 23 % de ses inscrits sont Rmistes en 1998 contre 18 % en 1996. A leur sujet on parle de "salaire de substitution". Le RMI, suppléance des Assedic, se mue en antichambre de ces mêmes Assedic. 25 % des nouveaux Rmistes ont le bac, ou beaucoup plus.
La répartition des Rmistes recoupe d'une part les zones de chômage, d'autre part les concentrations d'immigrés 2e et 3e génération. En Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis en recense le plus grand nombre. Par ailleurs, le Dom/Tom enregistrent une bien plus forte proportion de Rmistes que la France métropolitaine (en moyenne 3,5 fois plus) et la Corse est aussi très affectée par le phénomène.
L'éclatement de la société française, la destruction des familles, joue un rôle éclatant dans le RMI. 60 % des Rmistes (on écrit également : érémistes, signe inquiétant de l'enracinement de la situation d'assistanat) sont des "personnes isolées". 0n dénombre 212 000 femmes avec une "personne à charge'" presque toujours un enfant.
Vers une extension du RMI
Au sein (Voynet) et autour du gouvernement actuel, s'exercent des pressions en faveur de l'extension du RMI. Par un abaissement de l'âge limite de 25 à 18 ans, pour commencer : le but serait d'en faire une sorte d'assurance-échec scolaire, un camouflage des ratés de l'Education nationale. Par l'octroi du RMI aux détenus, et aux étrangers clandestins "déclarés", ou en cours de régularisation.
Le RMI à tous les âges de la vie, l'assistanat permanent en conception d'existence, constituent la trame de ces "revendications", soutenues par des personnalités du PS (telle Pierre Moscovici), voire certains "libéraux". A dire vrai, on trouve trace dans le programme socialiste pour les législatives du printemps 1997 de la promesse d'abaissement à 18 ans de la limite d'âge permettant l'octroi du RMI. Une grande offensive en ce sens de l'extrême gauche se prépare en ce moment. Le chômage de masse est accepté comme une donnée permanente, l'assistanat indéfini devient l'ersatz de l'emploi.
Cette fraude qu'on ne veut pas voir
Le mot fraude rend les officiels sourds : « Elle est marginale, il y a trop de contrôles ». Avec mauvaise grâce, on consent à admettre qu'elle toucherait 0,6 % des allocations, pas de quoi s'émouvoir. Voire. En 1992, la Cour des comptes s'était intéressée à l'évaluation nationale du RMl, effectuée sous la responsabilité de la Délégation interministérielle au RMI. En 1994, les magistrats émettaient des critiques publiques, concernant les "indus" et les "erreurs", le mot "fraude" paraissant tabou, en dépit d'un taux d"'irrégularités" d'au moins 3 %. Les croisements informatiques entre fichiers, disait-on en haut lieu à cette époque, rendaient pour ainsi dire impossibles les escroqueries.
Il n'empêche : chaque année, 30 000 suspensions de RMl sont prononcées pour refus d'emploi ou de démarche d'insertion en dehors de cet aspect des choses, des Cours des Comptes régionales font ressortir des "taux de fraude" dix fois supérieurs au taux national avoué (par exemple, 6 % dans les Bouches-du-Rhône). Les habitués des tribunaux ne comptent plus les poursuites pour "détournement de RMI".
La proportion d'étrangers percevant le RMI est devenue un véritable secret d'Etat. Quant aux SDF, leur proportion varie de 2 % à 10 %, selon les sources officielles, ce qui est troublant.
RMI ou emploi
En 1988, seul le Front national, rompant le consensuel unanimisme en faveur de l'instauration du RMI, s'y était opposé. Les craintes émises par le FN se sont vérifiées. Le RMI remplace l'emploi, permet de truquer les statistiques du chômage, encourage la perpétuation de l'assistanat. Personne ne conteste la nécessité d'une aide sociale. Quand elle sert à masquer l'incapacité permanente de l'Etablissement à protéger le travail des Française (es), elle équivaut à une drogue.
Environ 20 % des ex-Rmistes se font réinscrire au bout de la période leur permettant de le faire. Que des diplômés et des salariés intermittents y soient enregistrés est profondément anormal. Le "RMI jeunes" constituerait une catastrophe psychologique et sociale pour la France. Sous la pression d'une immigration insensée, et de la mondialisation forcée de son économie, notre pays s'enfonce dans l'assistanat comme mode de vie.

René-Louis DUVAL National Hebdo du 10 au 16 décembre 1998
Prévue comme allocation temporaire versée aux personnes qui cherchent un emploi elle est perçue aujourd'hui par plus d'un million de bénéficiaires dont plus de la moitié depuis trois ans.
Il y a dix ans, la loi sur le Revenu minimum d'insertion - le RMI - obtenait une approbation unanime de l'Assemblée nationale. Les allocataires qui touchent ce "minimum social" sont toujours plus nombreux. Si le sigle est demeuré le même, son contenu a évolué, ainsi que le profil de ses bénéficiaires. Son extension aux moins de 25 ans est exigée, en particulier par Dominique Voynet et ses Verts. Rocard, le "père" du RMI, en parle comme d'un "succès". Peut-on vraiment tenir le RMI pour une conquête sociale, un acquis bénéfique ? Ou s'agit-il de l'aveu honteux d'un fiasco, expression d'une société en crise et irresponsable ?
Avant tout, combien y a-t-il de Rmistes ? Avec une précision suspecte, la réponse est instantanée: 1 089 648, à comparer aux 426 775 répertoriés au cours de la première année, 1989. En fait, le chiffre de 1998 ne concerne que les six premiers mois de l'année, et ne permet pas de se rendre compte que le millésime 1998 connaîtra sans doute une des augmentations du nombre des Rmistes les plus fortes d'une année sur l'autre depuis une décennie. La relative stabilisation à environ + 40 000 allocataires par an depuis 1994/1995 est terminée. Il ne faut surtout pas oublier que le million de "bénéficiaires" se double d'un autre million de "personnes rattachées", soit au total plus de deux millions d'individus (chiffre précis non publié). Parmi ces deux millions, 700 000 sont des enfants. Au total, plus de 3 % de la population vit sous ce système.
Le prix du RMI
Combien coûte le RMI à la nation ? Là aussi, on obtient une réponse simple, 24,5 milliards de francs en 1997. Mais si l'on y regarde de plus près, ce montant, partout publié, est tronqué, et de beaucoup. Il ne représente que la part de "l'Etat", à savoir la charge au plan national. Seulement, le RMI est également financé par les départements (crédits d'insertion, couverture maladie). Et comme la part signalée de l'Etat ne comporte pas tous les éléments recouverts, on constate que la dépense se situe très au-dessus des allocations dispensées. A titre d'exemple, en 1994, il était annoncé un "budget RMI" de 13 milliards, la dépense réelle et complète s'élevant de fait à 32 milliards, dont 26,2 pour l'Etat, six pour les départements. Les 24,5 milliards de 1997 se traduisent par conséquent à plus de 50 milliards. En 1999, la participation officielle de l'Etat devrait se situer 26,4 milliards, complétés par 4,5 milliards des départements.
Que perçoit le Rmiste "moyen" ? En théorie, 2 429 francs par mois pour une personne isolée, 5 102 francs pour un couple avec enfant. En pratique, la moyenne oscille, pour un isolé, entre 1 950 et 1 980 francs. Certains Rmistes touchent moins de 500 francs par mois, d'autres plus de 3 500 francs. Le RMI est à géométrie variable en fonction de l'existence ou non d'autres allocations, il n'atteint, sauf exception, pas le fameux "seuil de pauvreté", estimé par l'INSEE, entre 3 500 et 3 700 francs par mois. La définition du RMI comme "droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence" (art 1er de la loi) semble par conséquent sujette à caution, surtout lorsque l'on observe le "profil des bénéficiaires".
Qui sont les Rmistes
En dix années, 3 400 000 personnes sont devenues Rmistes, 2 300 000 en sont "sorties", ce que soulignent médias et gouvernement. Tout en omettant de fournir le détail des modes de sortie. A l'origine, le RMI était prévu en système d'assistanat temporaire. 70 000 des allocataires le perçoivent depuis son lancement, en 1989, plus de 90 000 depuis au moins huit ans, plus de la moitié depuis au moins trois ans. Pour Rocard, "le RMl était fait pour servir temporairement de filet social aux gens sans ressources", et il s'agissait du "dernier recours pour les victimes du chômage".
Les Rmistes, au départ, étaient des "fins de droit" des allocations chômage, pas encore assez âgés pour être mis en retraite ou préretraite, pas assez handicapés ou malades pour relever d'une pension de Sécurité sociale. Progressivement, une mutation s'est opérée : en 1997, la moitié des Rmistes est âgée de moins de 35 ans, dont plus de 270 000 de 25 à 29 ans, et même 35 000 de moins de 25 ans, en dépit de la limite d'âge fixée à 25 ans. La tendance au rajeunissement des Rmistes s'explique par le fait que de nombreux étudiants ayant terminé leurs études et ne trouvant pas d'emplois prennent tout naturellement le chemin du RMI. L'Association d'insertion des jeunes diplômés a constaté que 23 % de ses inscrits sont Rmistes en 1998 contre 18 % en 1996. A leur sujet on parle de "salaire de substitution". Le RMI, suppléance des Assedic, se mue en antichambre de ces mêmes Assedic. 25 % des nouveaux Rmistes ont le bac, ou beaucoup plus.
La répartition des Rmistes recoupe d'une part les zones de chômage, d'autre part les concentrations d'immigrés 2e et 3e génération. En Ile-de-France, la Seine-Saint-Denis en recense le plus grand nombre. Par ailleurs, le Dom/Tom enregistrent une bien plus forte proportion de Rmistes que la France métropolitaine (en moyenne 3,5 fois plus) et la Corse est aussi très affectée par le phénomène.
L'éclatement de la société française, la destruction des familles, joue un rôle éclatant dans le RMI. 60 % des Rmistes (on écrit également : érémistes, signe inquiétant de l'enracinement de la situation d'assistanat) sont des "personnes isolées". 0n dénombre 212 000 femmes avec une "personne à charge'" presque toujours un enfant.
Vers une extension du RMI
Au sein (Voynet) et autour du gouvernement actuel, s'exercent des pressions en faveur de l'extension du RMI. Par un abaissement de l'âge limite de 25 à 18 ans, pour commencer : le but serait d'en faire une sorte d'assurance-échec scolaire, un camouflage des ratés de l'Education nationale. Par l'octroi du RMI aux détenus, et aux étrangers clandestins "déclarés", ou en cours de régularisation.
Le RMI à tous les âges de la vie, l'assistanat permanent en conception d'existence, constituent la trame de ces "revendications", soutenues par des personnalités du PS (telle Pierre Moscovici), voire certains "libéraux". A dire vrai, on trouve trace dans le programme socialiste pour les législatives du printemps 1997 de la promesse d'abaissement à 18 ans de la limite d'âge permettant l'octroi du RMI. Une grande offensive en ce sens de l'extrême gauche se prépare en ce moment. Le chômage de masse est accepté comme une donnée permanente, l'assistanat indéfini devient l'ersatz de l'emploi.
Cette fraude qu'on ne veut pas voir
Le mot fraude rend les officiels sourds : « Elle est marginale, il y a trop de contrôles ». Avec mauvaise grâce, on consent à admettre qu'elle toucherait 0,6 % des allocations, pas de quoi s'émouvoir. Voire. En 1992, la Cour des comptes s'était intéressée à l'évaluation nationale du RMl, effectuée sous la responsabilité de la Délégation interministérielle au RMI. En 1994, les magistrats émettaient des critiques publiques, concernant les "indus" et les "erreurs", le mot "fraude" paraissant tabou, en dépit d'un taux d"'irrégularités" d'au moins 3 %. Les croisements informatiques entre fichiers, disait-on en haut lieu à cette époque, rendaient pour ainsi dire impossibles les escroqueries.
Il n'empêche : chaque année, 30 000 suspensions de RMl sont prononcées pour refus d'emploi ou de démarche d'insertion en dehors de cet aspect des choses, des Cours des Comptes régionales font ressortir des "taux de fraude" dix fois supérieurs au taux national avoué (par exemple, 6 % dans les Bouches-du-Rhône). Les habitués des tribunaux ne comptent plus les poursuites pour "détournement de RMI".
La proportion d'étrangers percevant le RMI est devenue un véritable secret d'Etat. Quant aux SDF, leur proportion varie de 2 % à 10 %, selon les sources officielles, ce qui est troublant.
RMI ou emploi
En 1988, seul le Front national, rompant le consensuel unanimisme en faveur de l'instauration du RMI, s'y était opposé. Les craintes émises par le FN se sont vérifiées. Le RMI remplace l'emploi, permet de truquer les statistiques du chômage, encourage la perpétuation de l'assistanat. Personne ne conteste la nécessité d'une aide sociale. Quand elle sert à masquer l'incapacité permanente de l'Etablissement à protéger le travail des Française (es), elle équivaut à une drogue.
Environ 20 % des ex-Rmistes se font réinscrire au bout de la période leur permettant de le faire. Que des diplômés et des salariés intermittents y soient enregistrés est profondément anormal. Le "RMI jeunes" constituerait une catastrophe psychologique et sociale pour la France. Sous la pression d'une immigration insensée, et de la mondialisation forcée de son économie, notre pays s'enfonce dans l'assistanat comme mode de vie.

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