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Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 08/10/2007 - 22:26
par Vivelavie
Maya a écrit :Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La justice a ouvert une enquête préliminaire sur des retraits suspects de 5,6 millions d’euros en liquide, dans les caisses de lUMM (la plus puissante fédération du Medef) par son président Denis Gautier-Sauvagnac.

Mystère... Mais des enquêteurs suggèrent qu’une partie de cette somme, qui pourrait en fait être deux ou trois fois plus élevée que le montant estimé, aurait pu alimenter les caisses des syndicats."


Et les syndicats qui y allaient tout doux!!!!

Tu m'étoooooooooonnes!!!!!! :houra:

Krasucki kiki, syndicats caca.......

Publié : 09/10/2007 - 0:19
par G-B
sur des retraits suspects de 5,6 millions d’euros en liquide


On parle de somme astronomique comme ça, alors que des milliers de Français sont dans la merde...

Publié : 10/10/2007 - 5:38
par Coligny
Est-ce bien les syndicats que finançait l'UIMM? Trés étrange affaire. Règlement de compte? L'UIMM est depuis longtemps une "pompe à fynance" pour certaines organisations de l'Etablisssement.

Publié : 14/10/2007 - 21:54
par Pat
Coligny a écrit :Est-ce bien les syndicats que finançait l'UIMM? Trés étrange affaire. Règlement de compte? L'UIMM est depuis longtemps une "pompe à fynance" pour certaines organisations de l'Etablisssement.


bien sûr et si Sarko met les pieds dans le plat c'est pour deux raisons
1) DGS est un chiraquien
2 )il a un monnaie d'échange pour les réformes à venir
sinon il aurait continué d'étouffer l'affaire comme avant.
quelques explications -----> http://www.forumpatriote.org/phpBB2/vie ... hp?t=16415

Publié : 17/10/2007 - 1:46
par Vivelavie
Image

=============== :fuck: CGT/FO :fuck:===============

Publié : 17/10/2007 - 2:19
par Vivelavie
Vivelavie a écrit :Image

=============== :fuck: CGT/FO :fuck:===============


Oups! J'allais oublier que pour qu'il y ait corrompus, il faut qu'il y ait corrupteurs . . .

:fuck: :fuck: :fuck: UIMM :fuck: :fuck: :fuck:

Et pour n'oublier personne [surtout ceux qui disent qu'ils ne savaient pas, (Non, non, rien du tout! :shock: )]

:fuck: :fuck: :fuck: :fuck: MEDEF :fuck: :fuck: :fuck: :fuck:

=============================================================

Une bonne petite distribution de "fucks" à ces empafés! 8)

Non au financement des syndicats par l’Etat

Publié : 23/10/2007 - 6:15
par Reconquista
Non au financement des syndicats par l’Etat

Les déviances constatées dans la gestion des syndicats, que ce soit du côté de l’UIMM ou du financement de la CGT par le comité d’entreprise d’EDF, vont peut-être permettre de réformer l’absurdité que constitue en France le fait que les syndicats soient la seule personne morale exemptée par la loi de tenir des comptes.
Mais faut-il pour autant leur assurer un financement public encadré comme celui des partis politiques ?

Plusieurs raisons fondamentales s’y opposent :

* la première est qu’il serait immoral que le budget public finance les syndicats car si tous les citoyens sont concernés par le bon fonctionnement des partis, les syndicats eux ne concernent qu’une partie de la population, et il n’y a aucune raison que les entreprises constituées par les professions libérales ou les entreprises individuelles qui n’ont pas de syndicats, soient amenées à contribuer
* la seconde est que ce n’est pas le financement public qui va ramener la transparence mais bien l’obligation de tenir des comptes et d’être contrôlé comme toutes les autres personnes morales
* enfin, la raison la plus grave est qu’un financement public institutionnalisé finirait de tuer ce qui reste de syndicalisme en France. On peut en effet affirmer que si le syndicalisme est tombé si bas (environ 2% des salariés syndiqués dans le secteur privé et moins de 20% dans le secteur public pour une moyenne nationale autour de 5% d’après les chercheurs tels que Dominique Labbé), c’est qu’il a été pourri par les financements publics et tout particulièrement par la mise à disposition des syndicats de personnel qui continue d’être payé par les administrations et donc ne lui coûte rien. Nous évaluions à 10.000 ces personnes dans « La dictature des syndicats » ; le chiffre serait plus proche de 40.000 d’après Dominique Andolfatto, un autre chercheur. Jean-Claude Mailly dirige ainsi FO et continue d’être payé et d’accumuler une retraite à la Sécurité Sociale où il n’a pratiquement jamais mis les pieds. Des emplois fictifs mais celui-là complètement légal.

Comment alors devraient se financer les syndicats ? Eh bien comme ils se financent en Suède, en Belgique et en Italie, en fournissant à leurs adhérents des services comme ils l’ont fait lors de leur création. En Suède, pour obtenir une bonne assurance au meilleur prix, il faut être syndiqué ; en Belgique, c’est le syndicat qui s’assure des retraites ; aux débuts du syndicalisme, les syndicats fournissaient du travail (la Bourse du Travail), des logements, etc. C’est le service qu’apporte le syndicat dans les grands services publics : pour être affecté dans la bonne région, avoir un avancement ou retrouver un conjoint, il vaut mieux être syndiqué, même si ces « services » sont parfois à la limite de la légalité.

Ce qui amène à se demander si une triple organisation sociale au sein de l’entreprise avec le comité d’entreprise qui touche au moins 0,5% des salaires, les délégués du personnel et les délégués syndicaux se justifie encore.
De même que la loi qui rend les biens d’un syndicat insaisissables et les rend de facto irresponsables.

Bernard Zimmern

Publié : 23/10/2007 - 7:33
par Candide
La semaine passée, dans une administration, un type m'a tendu un tract d'un syndicat. J'ai lu le truc et j'ai dis type en montrant le nom du syndicat: celui ci aussi il est financé en douce par les grands patrons !.

J'ai ajouté: ils se foutent bien de nos poires tous ces pourris. Ils partent avec nos cotisations faire des croisières et bien se goinfrer. Dire qu'on a pensé longtemps qu'ils nous défendaient !

Le type avait la mine consternée. :houra:

Publié : 23/10/2007 - 15:42
par Casual1985
deja que personne ne croit en eux mais alors la... ce serait la fin!

Publié : 23/10/2007 - 17:31
par Pat
Si un jour tout ressort sur le financement occulte des syndicats vous resterez sur le cul.
Par exemple vous connaissez tous les bourses du travail connaissez-vous le loyer ?
Non normal il n'y en a pas, à Angers locaux modernes avec parking souterrain.
Formations syndicales payez par la sécu; Je suis bien placé, j'en ai suivi.
Et oui j'ai eu des responsabilités syndicales importantes leurs magouilles je les connait de l'intérieur.

l'affaire Gautier-Sauvagnac (suite)

Publié : 23/10/2007 - 20:37
par Pat
La caisse noire, en espèces et sans comptabilité connue, du président de l'UIMM, la plus importante fédération du grand patronat, le MEDEF, se transforme, au fil des confidences des enquêteurs, en bombe à retardement. Par un effet qui ne doit rien au hasard, cette affaire est sortie au moment où, à l'Élysée, on veut changer toutes les règles de la représentativité des syndicats. Ce qui comprend aussi leurs sources de financement.

En 1884, lors du vote de la loi légalisant les syndicats professionnels en France, Jules Ferry et Waldeck- Rousseau avaient jugé nécessaire d'éviter tout contrôle des pouvoirs publics sur les trésoreries des syndicats. Les responsables d'organisations jusqu'alors clandestines ne voulaient pas en entendre parler, arguant de pressions exercées par des gouvernements étrangers sur leurs syndicalistes par ce moyen. L'exemple le plus célèbre venait d'Angleterre, où les juges de la reine Victoria étaient parvenus à casser une grève très gênante (menaçant une exposition universelle à Londres) par la découverte, tombant à pic, de malversations dans la trésorerie du syndicat en cause. Donc, depuis 123 ans, le fisc ne met pas son nez dans les comptes syndicaux. Et tout le monde s'en félicite, les syndicats ouvriers et patronaux, et l'Etat, pour des raisons complexes, pas toujours du domaine public. Seulement, les scandales se sont mllitipliés. On n'évoquera qu'en passant le comité d'entreprise Renault, mis au pillage par des syndicalistes CGT (bien qu'en principe, l'argent d'un CE ne soit pas syndical), et les dérives vers le PC. Et maintenant, l'affaire Denis Gautier-Sauvagnac, à l'UIMM.

Syndicats subventionnés

La mise au jour de ce dossier, après des années où il fut sciemment ignoré, et la publicité qui lui est donnée, n'est pas fortuite. En haut lieu, on souhaite une « réforme». Il s'agit d'en finir avec le financement non contrôlé dés syndicats. '
D'après ce que l'on sait du projet élyséen, les syndicats n'y perdront rien. Jusqu'alors, ils avaient bien du mal à récupérer les cotisations d'adhérents de moins en moins nombreux. Chez les salariés, les secrétaires de comités d'entreprise et les délégués du personnel sont en fait indemnisés par l'employeur (heures de délégation, etc) qui sont à la disposition de tout le personnel, sans obligation d'adhésion à une organisation. Et la politisation de plusieurs confédérations détournent aussi les salariés de les rejoindre. Même chez les patrons, la syndicalisation est très faible. Alors, les syndicats se rabattent sur les "mandats", les fonctions remplies par les permanents et leurs responsables dans des centaines d'institutions, à commencer par la Sécurité Sociale, les caisses de retraite, etc. Directement ou indirectement, c'est toujours le contribuable qui paie.

Trésoreries contrôlées

Les syndicats auront des trésoreries contrôlées, et en échan. ge, des subventions augmentées . Avec une autre contrepartie: des organisations seront privilégiées, (notoirement la CGT et la CFDT), tandis que les syndicats qui présentent mal dépériront progressivement. De la sorte, la main mise du pouvoir sur l'éventuelle contestation sociale s'instaurera, et les dirigeants syndicaux risquent de devenir des fonctionnaires d'un nouveau genre.
L'affaire " DGS " tombe par conséquent à pic, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, et groupie de Sarkozy, a appelé à supprimer les archaïsmes de la loi de 1884.
Les syndicats dont les fmances seront sous la coupe des pouvoirs publics jouerontils alors leur rôle de contre pouvoir? Ne risquent-ils pas, par crainte de se faire mal voir et de perdre leurs prébendes, de suivre les directives que l'Etat leur imposera? Les gouvernements ne disposeront d'aucune sonnette d'alarme, rôle tenu, plus ou moins bien, certes, par les syndicats à diverses époques. La France est un pays où les grands troubles sociaux (1936, 1968, et tant d'autres) ressemblent à des lames de fond. Les prévoir permet de les empêcher. Cela a été souvent le cas par le passé. L'asservissement au pouvoir par les subventions des syndicats ne sera pas la panacée. Et privilégier les confédérations proches des communistes et des socialistes pourra réserver des surprises.
Quant au cas de Denis Gautier-Sauvagnac, Laurence Parisot commence à s' apercevoir que l'aggravation des ennuis de l'intéressé ne joue pas en faveur des intérêts du MEDEF, dont l'UIMM est le principal pourvoyeur de fonds. Du côté de l'Elysée, on est confronté au risque d'un déballage qui peut révéler de mauvaises surprises ... Pour le moment, la justice prend son temps avec" DGS ". Relation de cause à effet?
Alexandre MARTIN : National Hebdo

Publié : 26/10/2007 - 23:21
par Pat
Chronique syndicale octobre 2007

— A propos des subventions de l'UIMM —

L'indignation manifestée par certains commentateurs à l'annonce de l'affaire Gautier-Sauvagnac a de quoi surprendre : tout le monde savait, parmi les spécialistes des questions sociales, que l'Union des industries et métiers de la métallurgie (ex-Union des industries métallurgiques et minières) assurait des financements sur lesquels il était généralement convenu de fermer les yeux.

La seule question qui se pose est de savoir pourquoi l'on a aujourd'hui décidé de les ouvrir et d'étaler devant l'opinion publique des pratiques que Denis Gautier-Sauvagnac n'a fait que continuer puisqu'elles avaient été initiées bien avant lui. On peut même dire, à sa décharge, qu'il en avait diminué l'ampleur et s'était montré plus sélectif…

Devenue publique, l'affaire devrait connaître des développements dont on peut penser que, s'ils ne sont pas circonscrits dans certaines limites, ils embarrasseront des milieux plus nombreux et plus variés qu'on ne croit, voire inattendus. Sans doute s'apercevra-t-on aussi que certaines de ces subventions, voire la plupart, ont joué un rôle positif dans notre vie sociale, notamment en comblant les carences de l'Etat pour résister aux adversaires de notre société.

Si elle s'y trouve obligée, la défense de Denis Gautier-Sauvagnac risque donc d'être riche en révélations qui ne seront pas plaisantes pour tout le monde.

— L'embarras des syndicats —

Dans leur majorité et avec des nuances, les organisations syndicales se montrent hostiles aux réformes sociales voulues par le président de la République et son gouvernement. Elles menacent, appellent à la manifestation, à la grève. Dans le même temps, elles participent aux conférences et négociations sociales réunies sur ces réformes, qu'elles semblent ainsi cautionner. Cette contradiction, qui traduit leur embarras, a été clairement évoquée par Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien « Les Echos » (4 octobre).

D'une part, il explique : « Ce qui va se passer dans les prochaines semaines va être important. Le 13 octobre, ce sera la première mobilisation de rue depuis les élections… ». Mais il semble douter de l'ampleur de celle-ci puisqu'il ajoute : « Il faut se rappeler qu'au début du mouvement contre le CPE, nous n'étions que quelques milliers. »

D'autre part, à la question : « Vous semblez pessimiste sur l'issue des négociations en cours. Pourquoi continuer d'y participer ? » il répond : « Au stade actuel, pratiquer la politique de la chaise vide reviendrait à faire un cadeau au gouvernement comme au patronat. »

Dans ces conditions, comment les salariés pourraient-ils se mobiliser massivement à l'appel des syndicats contre des réformes dont les modalités font l'objet de discussions auxquelles collaborent ces mêmes syndicats ?

— Le financement des organisations syndicales —

En joignant à ses projets de réformes sociales le problème de la représentativité et du financement des organisations sociales, le président de la République a fait preuve d'habileté, sinon d'audace. Certains croient d'ailleurs reconnaître là la main de son conseiller pour les affaires sociales, Raymond Soubie, aussi discret que bon connaisseur de celles-ci…

Les cotisations des adhérents devraient assurer l'activité normale des syndicats, comme c'est le cas dans les autres pays européens. Or en France, elles ne représentent que moins de 50% de leur budget, 15% même seulement pour certains d'entre eux. Ils doivent donc recevoir des subsides sur lesquels, à la différence des entreprises, des administrations ou des associations normales, ils n'ont pas à rendre de comptes. D'où des pratiques illicites pour les autres, telles que les abus de biens sociaux, les prêts illégaux de main-d'œuvre, les subventions occultes. Dans le secteur public, on voit même l'Etat aider financièrement, d'une façon tout à fait légale, des organisations dont l'objectif principal consiste à s'opposer aux initiatives de ce même Etat !

Aujourd'hui, il semble que la situation se présente de la façon suivante : ou bien les syndicats s'accommodent des réformes mises en œuvre par les pouvoirs publics, ou bien on institue un contrôle de leur représentativité réelle ainsi que de leurs ressources. Si cette situation ne varie pas, si la puissance publique reste ferme, l'issue ne fait pas de doute, les réformes verront le jour, tant les dirigeants des organisations syndicales ont conscience que c'est la survie de celles-ci qui est en jeu.

Chronique économique, syndicale et sociale
Morvan Duhamel
© Polémia http://www.polemia.com/
08/10/07

Publié : 30/10/2007 - 12:03
par Pat
Caisse noire de l'UIMM:un coup politique
Le dossier couvait au ministère des Finances depuis 2000. Dès cette date, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent, la BNP avait prévenu les services du ministère afin de se couvrir en cas de problème. Pas moins de trois ou quatre rapports seront envoyés. Mais aucun ministre, qu'il soit socialiste ou UMP ne lancera les enquêteurs de Tracfin pour en savoir plus. En réalité, chacun savait: la caisse si peu noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) servait à " fluidifier " (c'est plus facile avec du " liquide " !) les conflits sociaux en France. On arrosait donc localement tel ou tel dirigeant syndical de manière à ce qu'il se montre plus " souple " lors de grèves ou lors de négociations salariales. Des exemples précis montrent que plusieurs années de salaire (au moins jusqu'à trois années) étaient offertes pour obtenir des accords favorables au patronat. Cette caisse était alimentée par des contributions volontaires des entreprises. Plusieurs centaines de millions d'euros ont été ainsi accumulés et distribués aux syndicalistes " méritants ". Une autre partie a sans nul doute également servi à casser des conflits en accordant des avances de trésorerie à la direction d'entreprises bloquées dans la meilleure tradition du Comité des Forges dont l'UIMM, premier contributeur du Medef, est la continuation. On aura sans doute des révélations encore plus explosives lorsque les comptes des 93 sections départementales auront été examinés.
Tout se passait donc très bien dans une semi-opacité parfaitement connue des intéressés. On le vérifie avec la montée au créneau de multiples dirigeants pour défendre Denis Gautier-Savagnac. Dans un bel ensemble, plusieurs de ces prédécesseurs (Marcel Dewavrin ou François Ceyrac par exemple) ont revendiqué cette façon de faire, attestant que les retraits en liquide au sein de l'UIMM étaient des pratiques courantes et classiques. Elle servait à acheter les syndicalistes, à faciliter les accords de branche, ou à faire du lobbying auprès des Assemblées. En langage vulgaire, on appelle cela " arroser ". Et combien de candidats aux élections législatives se sont rendus dans certains bureaux de l'ex-CNPF pour recevoir des " enveloppes " à l'occasion des élections? Comme l'a dit Yvan Gattaz, ancien patron du CNPF à France Inter: " Il faut appeler un chat un chat. Il était de tradition depuis 1884 qu'il y eût une caisse qui alimentait les syndicats. " Sinon comment comprendre que les adhésions ne représentent qu'un tiers du budget de la CGT qui a cinq fois plus de permanents que les syndicats allemands qui comptent 9 millions d'adhérents ?

Feu vert de l'Elysée

Pourquoi l'affaire explose-t-elle aujourd'hui ? Pour une raison circonstancielle que nul n'ose encore évoquer: l'Elysée serait à l'origine de l'opération, souhaitant, sinon "casser" les syndicats, du moins les mettre dans l'obligation, en échange de la non-révélation de leur corruption, de signer les accords à venir des réformes des retraites, des régimes spéciaux, etc. L'opération conviendrait parfaitement à Laurence Parisot, président atypique du Medef, qui souhaitait réformer en profondeur le "parti des patrons" et se séparer de Denis GautierSavagnac, lequel avait osé être candidat contre elle.
"DGS", qui ne la porte pas dans son cœur, était en effet, jusqu'à ces jours derniers, le négociateur du patronat, un poste majeur, voire le plus important, au sein du Medef. Laurence Parisot est donc en train de scier la branche sur laquelle elle est assise. Pas seulement de remettre en cause le futur soutien de nombreux patrons, ou celui de l'UIMM (qui, jusqu'à elle, a toujours imposé son candidat à la tête du patronat) mais aussi tout le système de fonctionnement du Medef (elle exige désormais la certification des comptes de tous les syndicats patronaux par branches) qui risque de sortir totalement exangue de cette opération avant tout politique.
National Hebdo

Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 29/07/2008 - 23:32
par Pat
La CGT, le PS et le Medef sont accusés d’avoir bénéficié d’un financement occulte de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) par un protagoniste de l’affaire.

Sont cités également “les partis politiques hormis le parti communiste et l’extrême droite”. Sans surprise quand on connait le personnage, le nom de François Mitterrand est également avancé au nombre des bénéficiaires des largesses illégales du patronat.
http://fr.altermedia.info/

Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 18/08/2008 - 0:37
par Pat
LES BILLETS DE L’UIMM.

Nous sommes presque les seuls dans la presse à avoir présumé que les flots de billets distribués avec tant de largesses par cette organisation syndicale avaient arrosé non seulement les syndicats mais aussi les politiciens.
Le mur du silence commence à se briser. Un ancien dirigeant s'est mis à table et a précisé que les politiques avaient reçu de l'argent. Il va même jusqu'à citer un seul nom celui de Mitterrand ; cette simple citation en dit beaucoup sur les politiciens encore vivants que l’on n’ose pas citer. Sans la nommer expressément il dirige aussi le regard vers la CGT.
Au même moment, le silence de plomb retombe sur le scandale de la vente des frégates à Taiwan : gloire au secret défense qui est plus solide que ne le fut le mur de Berlin.
Roland Dumas qui à l’époque était ministre des affaires étrangères proteste contre le silence. Veut-il par là signifier sans d’ailleurs pas beaucoup de danger qu’il ne comptait pas parmi les chéquards ? En tous cas il dit qu’il les connaît.
http://www.libeco.net/magazine.htm

Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 28/08/2008 - 23:11
par Pat
IUMM: le projet nauséabond d’amnistie remonte à la surface
François Chérèque affirme, dans un livre d’entretiens à paraître prochainement, que Nicolas Sarkozy aurait envisagé une loi d’amnistie pour les bénéficiaires des financements occultes du pa­tronat de la métallurgie (UIMM). Selon le patron de la CFDT, Sarkozy lui aurait dit : « Bien entendu, il faudra en passer par une loi d’amnistie, comme ça a été le cas pour les hommes politiques avant la loi sur le financement public des partis.»

Le conseiller social de l’Élysée, Raymond Soubie, qui assistait à l’en­tretien, nie en bloc mais «déplore» que Chérèque «rapporte des conversations privées».
http://fr.altermedia.info/

Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 07/10/2008 - 19:56
par Pat
Rien de plus artificiel - et de plus réjouissant - que l'indignation manifestée par la CGT depuis l'audition par le juge Le Loire de Jacques Gagliardi qui, haut responsable de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de 1979 à 1995, a expliqué que cette organisation patronale « donnait des sommes en liquide à des syndicats) et notamment à la CGT». Patron de cette branche à la centrale communiste, le camarade Martinez a ainsi clamé qu'« on ne lui remboursait même pas les tickets de métro quand il venait négocier » ... en Peugeot 604 !
Selon Gagliardi, personnage d'ailleurs assez trouble qui, sans doute en cheville avec Michel Debré, avait fondé en 1958 le groupuscule « Patrie et Progrés » militant pour une Algérie française "socialiste", les syndicats n'auraient pas été les seuls bnéficiaires de ces largesses destinées à « fluidifier le dialogue social ». Le parti socialiste et François Mitterrand auraient également été arrosés par l'UIMM.

Rivarol du 1er août au 4 septembre 2008

Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 19/10/2008 - 18:18
par Pat
L'ARGENT SYNDICAL, VU PAR LA CGT
Un titre sensationnel, Les caisses noires du patronat, un sous-titre alléchant, L'argent sale de l'UIMM et du MEDEF, une bonne mise en place dans toutes les librairies, le livre de Gérard Filoche, inspecteur du travail, a eu droit à un coup de chapeau appuyé des médias. A croire que personne parmi ceux qui l'ont mis en valeur ne s'est donné la peine de le lire. Car tout relève de la compilation d'articles de presse, l'organe le plus souvent cité est l'Humanité, le point de vue représente celui de Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT. Il s'agit donc d'accabler le seul patronat, pas irréprochable il est vrai. Mais rien, sauf un déni absolument non argumenté, sur le fait que les syndicats de salariés ne profitaient pas des dispositions de la loi syndicale de 1884, complétées par les textes sur l'organisation du syndicalisme en France, édictés en 1968 et 1982. Rarement un ouvrage polémique de circonstance aura été aussi inobjectif.
Soyons bon prince : les deux ou trois pages (lui sont consacrées à l'hypocrisie de la présidente du MEDEF?, Laurence Parisot, valent le détour, bien que là aussi, comme pour tout le reste, il n'y a que revue de presse. En fait, ce que l'on constate de vraiment choquant dans tout le livre, ce sont les détournements de fonds pour enrichissement personnel, qui concernent quelques responsables de l'UIMM, l'Union des Industries Métallurgiques et Mécaniques. mais qui sont très loin de constituer le gros des énormes sommes en jeu, des centaines de millions d'euros. si l'on remonte dans le passé.
Ce qui scandalise Gérard Filoche, c'est que le patronat ait eu un fonds de grève, en quelque sorte, servant à indemniser les entreprises victimes de grèves, Il trouve que c'est l'abomination de la désolation, Contrairement à il ce qu'il affirme, il y a là, que cela plaise ou non, quelque chose de parfaitement légal. Le texte de base de l884 s'applique aux syndicats. qu'ils soient patronaux ou de « travailleurs ». Longtemps, il a existé de tels fonds à la CGT ou ailleurs. Vers le début des années 1980, ils ont totalement disparu, compte tenu de la gestion, ou de l'absence de vraie gestion, des caisses syndicales de salariés. A ce moment-là, se trouve posé le problème de la fin des grèves, qui parfois durent des semaines, Dans la quasi totalité des cas, surtout dans la métallurgie, les salariés sont payés intégralement ou quasi de la période non travaillée par l'employeur. C'est à cela en particulier que servait l'argent de l'UIMM, ce qu'omet soigneusement de dire Gérard Filoche. Et l'on peut reprocher leur lâcheté aux dirigeants du MEDEF-UIMM,qui n'ont pas osé dire la vérité sur ce point. De plus, il manque une étude sur un thème passionnant, le financement du RPR ou l'UMP par le MEDEF.
Quant à la corruption pure et simple de syndicats de salariés par le patronat, pas la peine de lire Gérard Filoche; il n'y a rien sur le phénomène, très réel.
A.M National Hebdo du 19 au 25 juin 2008
Gérard Filoche ; Les caisses noires du patronat, 191 pages, Edition Jean-Claude Gawsewith, 14,90€. A vrai dire, un achat inutile!

Re: Le Medef financerait-il les syndicats ?

Publié : 14/10/2013 - 17:53
par Pat
Certains des retraits en liquide inexpliqués de la caisse noire de l’UIMM ont bien servi à financer des syndicats. Denis Gautier-Sauvagnac, l’ancien patron de l’organisation, l’a confirmé à la justice ce 14 octobre.

Denis Gautier-Sauvagnac va-t-il enfin parler ? A l’ouverture de cette deuxième semaine de procès des caisses noires de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), son ex-patron a commencé à dévoiler des informations, ce 14 octobre.

Le prédécesseur de Frédéric Saint-Geours à la tête de la plus puissante fédération du Medef a confirmé devant le tribunal correctionnel de Paris que les syndicats étaient bien les bénéficiaires des enveloppes d’argent liquide.

Le nom des bénéficiaires reste un mystère
La justice s’intéresse à des retraits en liquide entre 2000 et 2007, de plus de 16 millions de la caisse de l’UIMM, dotée de centaines de milliers d’euros grâce aux cotisations des entreprises adhérentes et censée servir à leur apporter “un appui moral et matériel” en cas de conflit du travail.

Le juge d’instruction chargé de l’enquête présume que des enveloppes ont été distribuées à certains syndicats. Denis Gauthier-Sauvagnac a bien évoqué une “tradition de l’UIMM depuis des décennies d’apporter son concours financier à des organismes qui participent à notre vie sociale“. Mais il refuse toujours de dévoiler les noms des bénéficiaires de ces dons.

BFM

http://fortune.fdesouche.com/328151-la- ... ore-328151

......................
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/