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LA FRANCHISE FAIT GRINCER DES DENTS

Publié : 17/08/2007 - 21:50
par Pat
Sécu :

Si Sarkozy oublie ses promesses de candidat aux aspects positifs, il tient, en revanche, celles à effets négatifs. Par exemple, la franchise sur les médicaments et autres prestations Sécu.
Les assurés sociaux vont ainsi devoir payer 50 centimes de plus par « boîte de médicaments ». D'où une épreuve de force attendue pour ceux qui vont jouer le rôle de« percepteurs ».
Les pharmaciens ne veulent pas en entendre parler, mais la Sécu préfère que les officines se chargent de la corvée. D'autant que presque toutes les mutuelles refusent d'envisager le remboursement des franchises Sarko.

National Hebdo

Publié : 19/08/2007 - 8:45
par Danisiam
Roselyne Bachelot est quasiment prête à tout pour présenter sous un jour positif la franchise médicale, réforme toujours aussi impopulaire, mais essentielle, selon la ministre de la Santé, pour équilibrer les comptes de la sécurité sociale.

Elle souligne que la mise en place de franchises médicales annoncée par le chef de l'Etat «représentera au pis 4 euros par mois», dans un entretien publié dans le quotidien «Sud Ouest».

Objectifs importants

«Ces franchises servent à financer les trois priorités du président de la République: le plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et les soins palliatifs. (...) Quelle est la personne qui ne peut pas payer 4 euros par mois sur des objectifs aussi importants?», demande Roselyne Bachelot, avec un certain culot.

Nicolas Sarkozy avait annoncé fin juillet qu'à partir de 2008, les assurés sociaux devront s'acquitter, dans la limite de 50 euros par an, d'une franchise de 50 centimes par boîte de médicament, de 50 centimes par acte paramédical, et de deux euros par transport en ambulance.

Réformes de fond

Cette annonce avait provoqué un concert de protestations, notamment de la part des grandes confédérations syndicales. Et ce n’est pas fini. La ministre de la Santé détaille «quatre grandes réformes de fond» concernant l'assurance maladie, «qui aboutiront en 2008-2009».

Il s’agit de revoir le «financement», de réfléchir sur «le bouclier social» où «le reste à charge» pour les bénéficiaires des prestations serait fonction des revenus, sur la transformation des agences régionales de l'hospitalisation en agences régionales de santé, et enfin sur la responsabilisation du malade à travers le dossier médical personnel partagé.