Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Des solutions pour garantir une aide à chaque Français lorsque une situation délicate intervient dans sa vie.
Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 17/07/2012 - 15:18

Jean-Richard Sulzer : « Il faut supprimer l’AME pour les clandestins »

Pour Jean-Richard Sulzer, responsable de la commission économique du Front national, professeur de gestion à Paris Dauphine, une requalification des heures supplémentaires à compter du 1/1/2012 prouverait que l’Etat n’a pas de parole.

CA : Que pensez-vous des choix budgétaires de la nouvelle équipe gouvernementale ?

JRS : Je pense que le gouvernement s’intéresse trop aux nouvelles recettes et pas assez aux économies.
Le discours consistant à dire que c’est aux entreprises de cotiser plus est un mensonge et un danger. Un mensonge car ce sont les classes moyennes qui vont essuyer une bonne partie des nouvelles levées d’impôt. Et un danger car, soit l’effort fiscal demandé aux entreprises est répercuté sur les consommateurs, ce qui pèsera sur leur pouvoir d’achat. Soit il ne peut pas l’être, et cela va inciter les chefs d’entreprises à se délocaliser.

CA : Le débat autour de la loi de finances rectificative bat son plein. Quels amendements le Front National déposera-t-il ?

JRS : Nous allons notamment déposer un amendement sur la suppression de l’aide médicale d’Etat (AME) pour les clandestins. Cette aide peut avoir son utilité pour les personnes en garde à vue ou les touristes qui font un malaise. En revanche, elle doit être supprimée pour les sans-papiers, notamment car elle crée un effet d’aspiration.

CA : Déposerez-vous d’autres amendements ?

JRS : Oui, nous trouvons notamment aberrant de supprimer la prise en charge des frais de scolarité d’enfants français dans un établissements scolaire français situé à l’étranger. Ces frais sont pris en charge en métropole et je ne vois pas pourquoi les expatriés n’y auraient pas droit.

De surcroît cette mesure a un coût budgétaire pour l’Etat dérisoire : 12,5 millions € pour 2012 et 31,9 millions € d’ici à 2014. Il y a des postes sur lesquels on peut économiser davantage et avec plus d’équité.
Sur un autre plan, nous allons demander le rétablissement de la TIPP flottante car, vous l’avez remarqué, on voit toujours les changements à la hausse mais rarement à la baisse.

CA : Quelle est la position du Front National quant à la « refiscalisation » des heures supplémentaires ?

JRS : Nous sommes radicalement contre a fortiori si, comme le suggère un amendement gourdin, la requalification s’effectue à partir du 1er janvier 2012.
Il n’est pas normal de taxer les gens rétroactivement. L’Etat n’a pas de parole et ceux qui ont construit leur budget en misant sur cette défiscalisation n’ont pas à être pris à contre-pied.

CA : Quelle est votre position quant à l’affectation d’un compte spécial pour la Grèce ?

JRS : Nous sommes contre car la création de ce compte. Elle équivaut à l’abandon par la Banque de France d’une partie des intérêts détenus sur la Grèce. Soit, 198,7 millions € en 2012 et 754 millions € d’ici à 2020.
Nous sommes contre ce compte d’affectation, d’abord par ce que c’est au contribuable grec et non pas au contribuable français de payer l’addition. Mais aussi, parce qu’ils existe d’autres moyens de financer Athènes, notamment via les prêts bilatéraux ou l’aide qui lui est dispensé à travers le FMI.

CA : Pourriez-vous voter certains des amendements de l’UMP ?

JRS : Pourquoi pas ? Nous voterons les amendements que nous jugeons utiles à la nation, qu’ils émanent de l’UMP ou d’autres.

CA : Que pensez-vous du durcissement de l’impôt sur le revenu des particuliers ?

JRS : Ce n’est pas un sujet traité par la loi de finances rectificative. Le principe de la création d’une tranche intermédiaire à 45% est parfois évoqué dans le cadre de la loi de finances 2013. A priori, nous n’y sommes pas favorable.

CA : Quelle est votre position sur le relèvement des droits de succession ?

JRS : Nous sommes contre l’abaissement du seuil d’exonération de 150 000 à 100 000 € pour les petites successions.

CA : Que vous inspire la situation de PSA ?

JRS : C’est un désastre. Comme nous le proposions pour les banques, je pense qu’il ne faut pas hésiter à placer certaines entreprises sous le contrôle provisoire de l’Etat quand il s’agit d’une affaire d’intérêt national.
Cette nationalisation doit cependant être ponctuelle et les groupes retourner au privé dès que leur situation est en voie d’assainissement.

CA : La sortie de l’euro vous semble-t-elle toujours souhaitable ?

JRS : Je crains que l’Europe ne soit en train d’entrer en récession avec une politique déflationniste ayant débouché sur le Front populaire.
L’avenir de l’euro n’est pas assuré et sa fin fait désormais partie intégrante des hypothèses de travail retenues par les experts.

Propos recueillis par DL http://www.lecri.fr
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 21/07/2012 - 17:07

Sécurité sociale : la fraude en hausse

La fraude détectée par les caisses de Sécurité sociale a atteint 479,5 millions d’euros en 2011, soit 22 millions d’euros de plus qu’en 2010, selon le bilan 2011, mis en ligne sur le site du ministère de l’Économie.


La seule assurance maladie a identifié pour le régime général (salariés du privé) 120 millions d’euros de fraude en 2011, alors qu’en 2010 le montant s’élevait à 156,3 millions d’euros. Cette diminution s’explique par « la suspension du contrôle externe de la tarification à l’activité (T2A) dans les établissements de santé par le ministère pendant quatre mois », précise le rapport.

Grâce à la détection des resquilleurs, l’assurance maladie a réalisé 150 millions d’euros d’économies en 2011. La fraude aux indemnités journalières (IJ) s’élève à 6,4 millions d’euros, contre 5,4 millions en 2010, et les médecins sont à l’origine de 7 millions d’euros de « préjudice financier » (5,5 millions en 2010). Pour le régime social des indépendants, elle a atteint en 2011 12,21 millions d’euros.

Concernant la branche famille, le montant du préjudice financier dû aux fraudes détectées par les CAF (Caisses d’allocations familiales) s’établit à 101,5 millions d’euros. Enfin pour la branche vieillesse (retraites), il s’élève à 14 millions d’euros en 2011, contre 10 millions d’euros en 2010.

Ce bilan dresse aussi un constat sur le travail illégal : 136.000 contrôles ont eu lieu en 2010-2011 dans les secteurs prioritaires.

Dans son programme présidentiel Marine Le Pen avait particulièrement mis l’accent sur cette fraude : « La lutte contre la fraude doit permettre de diviser son coût global actuel par quatre en cinq ans, soit 15 milliards d’économies à obtenir par une action résolue, rigoureuse et mobilisant l’ensemble des services publics (caisses de Sécurité sociale, médecins, collectivités, services fiscaux), sous l’autorité d’un secrétariat d’État à la lutte contre la fraude. Les collectivités territoriales devront notamment contribuer à la lutte contre la fraude en communiquant toutes les informations nécessaires aux services de contrôle et en assumant toutes leurs obligations. Une lutte plus vigoureuse contre les « arrêts de confort » et autres abus sera conduite. Les fraudeurs récidivistes n’auront plus accès aux dispositifs d’aide. Plus simplement encore un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) s’émouvait il y a quelques années des 10 millions de Cartes Vitale en surnombre. Supprimer les cartes frauduleuses permettrait d’économiser les consommations de soins illégales qu’elles engendrent. De la même manière, l’utilisation des Cartes Vitale légales doit être contrôlée afin que ne l’utilisent que les ayant-droits et non des personnes (amis, famille lointaine) venant uniquement en France pour se faire soigner. » http://www.nationspresse.info/ via http://infonatio.unblog.fr/

Source
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 24/07/2012 - 21:19

AME : Des excès préjudiciables au système

Témoignages de professionnels de la Santé qui pointent les dérives de l’Aide médicale d’État.

Cette fois-ci encore, les médecins ne lui ont rien trouvé. Depuis un an et demi, Abukaria (prénom fictif), jeune Comorienne de 33 ans, entrée en France en touriste, séjourne illégalement sur le territoire français. « C’est pour me faire soigner, confie-t-elle. L’hiver dernier, j’ai eu des fourmis dans les mains. Parfois, ça me reprend. J’ai vu des généralistes, des spécialistes, fait des radios, des scanners, mais personne n’y comprend rien… » Grâce à l’Aide médicale d’État (AME), Abukaria, tout comme 220.000 clandestins en 2011, n’a payé cette année qu’un droit de timbre de 30 euros.

Au Centre médical Europe, près de la gare Saint-Lazare, des « AME », on en croise à tous les étages. Et chez les médecins débordés, on sent poindre une certaine exaspération. « Beaucoup sont charmants, mais d’autres sont très exigeants !, soupire une généraliste. Il est normal que la France soigne les plus misérables, sauf que certains abusent vraiment ». Il y a cette femme qui vient faire un bilan complet tous les deux mois. Cette autre qui a exigé la sclérose de ses varicosités, ainsi que six paires de bas de contention, « pour sa sœur en Algérie ». Ces Africaines qui savent mieux que la dermatologue quelle crème guérira leur eczéma : le Diprosone, un dermocorticoïde qui a la particularité d’éclaircir la peau… Il y a aussi cette patiente victime d’un malaise, dont on prévient le mari, qui constate, ahuri… que ce n’est pas sa femme. « Ah oui, explique la patiente, j’ai perdu ma carte, alors j’ai pris celle d’une amie… »

« On a failli en venir aux mains ! »

La plupart des médecins déplorent le manque de contrôle. Pour obtenir l’AME, « c’est superfacile ! », témoigne Abukaria. Il suffit de justifier d’une résidence ininterrompue de trois mois en France, et d’un revenu inférieur à 634 euros par mois. Pour « prouver » qu’elle n’avait aucune ressource, Abukaria a simplement montré que le forfait de son portable n’était qu’à 5 euros… « La semaine dernière, j’ai reçu un homme qui voulait se faire arracher quatre dents, toutes saines, raconte un dentiste. En fouillant dans son dossier, j’ai vu qu’il était adressé par un service d’orthodontie, où il avait entamé un traitement esthétique pour aligner ses dents, facturé 4.000 euros ! Rendez-vous compte que ce type bénéficie de l’AME et s’offre un service que n’ont pas les moyens de se payer la plupart des assurés sociaux ! J’ai réussi à le faire payer pour les extractions, mais on a failli en venir aux mains ! »

Comment admettre qu’« un assuré social lambda qui paye ses cotisations sociales, mais qui n’a pas de mutuelle, ait une moins bonne couverture qu’un étranger en situation irrégulière ? », s’interrogent plusieurs praticiens du Centre Europe, qui voient défiler de nombreuses familles modestes.

« Cela fonctionne comme un supermarché, témoigne le dentiste. À partir du moment où c’est gratuit, les gens veulent tout ce à quoi ils ont droit, même s’ils n’en ont pas besoin ». Comment tenir bon lorsque le patient, parfois accompagné d’un interprète ou d’un « cousin » costaud, s’énerve et exige « vingt boîtes de Doliprane et dix flacons de bain de bouche », puisque « c’est gratuit » ? « Parfois on craque, avoue un médecin. De toute façon, si on ne cède pas, ils iront voir ailleurs… » Comme les bénéficiaires de l’AME n’ont pas de médecin traitant à déclarer, « cela entraîne un nomadisme et la multiplication d’examens redondants », poursuit-il.

Prêts à se faire opérer pour être régularisés

Car le système est pervers. « Plus ils ont d’ordonnances et de certificats, plus ils ont de chances d’être régularisés, explique un généraliste. C’est pour cela qu’ils veulent absolument qu’on leur trouve une maladie grave ! Certains sont même prêts à se faire opérer quatre ou cinq fois… Il y a quelque temps, ils s’étaient passé le mot de manger avant les prises de sang, pour qu’on leur trouve du diabète ! » Urologue et député UMP, Bernard Debré confirme : « Lundi, deux Turcs sont venus me voir, tous deux disant souffrir de brûlures urinaires, raconte-t-il. Mais leurs examens ne montraient rien ! J’ai donc refusé de leur prescrire les antibiotiques et les analyses complémentaires demandés. En cas d’arrestation, cela leur aurait permis de dire “Regardez, je suis très malade, j’ai vu cinquante médecins, je suis même allé jusqu’au Pr Debré pour me soigner !” ».

Il y a trois ans, c’était un député malien qui lui avait demandé de l’aide. « Sa première épouse avait déjà fait une FIV ici, en payant, se souvient le Pr Debré. Il voulait une autre FIV pour sa seconde épouse, en situation irrégulière, donc à l’AME. J’ai refusé. Il fallait du courage, car à l’époque, c’était théoriquement possible ! » En 2011, après l’instauration du forfait annuel de 30 euros, le gouvernement a également restreint le panier de soins : en sont désormais exclues la procréation médicalement assistée et les cures thermales…

Durées d’hospitalisation plus longues

« Des mesures qui visaient à ralentir la progression des dépenses liées à l’AME », rappelle l’ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Car depuis son entrée en vigueur, il y a douze ans, le coût du dispositif a explosé : 588 millions d’euros en 2011, contre 75 millions dans le budget 2000 ! Pour expliquer cette courbe exponentielle, le rapport parlementaire de Claude Goasguen (UMP) et Christophe Sirugue (PS), publié en 2011, « exclut la fraude caractérisée ». « Les causes sont plutôt dues à la croissance du nombre de bénéficiaires, avancent les deux députés, et aux modalités de la tarification hospitalière ».

La seule facture hospitalière pèse pour trois quarts des dépenses. En contrepartie de cette « mission d’intérêt général », les hôpitaux ont tendance à surfacturer les soins accordés aux sans-papiers. « Il est pour le moins surprenant qu’une séance de dialyse coûte 349 euros en général mais 990 euros à l’APH de Paris pour les patients AME et 1.815 euros à Marseille ! », souligne le député UMP Dominique Tian. Comme le note le rapport, « l’hôpital, aujourd’hui, n’est parfois pas incité à une sortie rapide du patient d’un service coûteux en raison du caractère journalier de la facturation. Cela peut conduire à des durées d’hospitalisation des bénéficiaires de l’AME sensiblement plus longues que la moyenne »…

En tout cas, même si personne n’a su mettre de nom sur ses mystérieux picotis, Abukaria est « satisfaite de (sa) prise en charge médicale ». Et bien décidée à rester en France. « Si les médecins ici ne trouvent pas ce que j’ai, lâche-t-elle, vous pensez bien qu’aux Comores ils ne trouveront pas plus ! »

Le Figaro http://fortune.fdesouche.com
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 19/11/2012 - 20:09

Faillite du système de santé

Trou de la Sécurité Sociale : Le scandale des dépassement d’honoraires
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... -QPe6KhC8E

Hôpital : diagnostic de faillite
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... k1ZY-zQZ8o

http://fortune.fdesouche.com/
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Trou de la Sécu : les familles paieront !

Messagepar Pat » 05/03/2013 - 18:02

Le gouvernement a trouvé au moins un expédient pour remédier au déficit de la Sécurité sociale : rogner les allocations familiales.
À l'évidence, le gouvernement socialiste ne trouve d'attraits qu'aux futures unions homosexuelles ; au moment même où il fait voter par sa majorité à l'Assemblée nationale la loi sur le pseudo « mariage » inverti, il envisage en effet de prendre, pour tenter de ralentir le creusement du trou de la Sécurité sociale, des mesures qui frapperont les familles.
Ces mesures consisteraient à fiscaliser les allocations familiales, à les octroyer sous conditions de ressources ou encore à remettre en question le quotient familial. Quelle que soit la manière choisie, les familles sont dans le collimateur de Bercy.
Premières visées : les classes moyennes. En effet, les familles les moins aisées ne seront pas touchées par l'intégration des allocations familiales dans les revenus imposables - puisqu'elles ne paient pas l'impôt sur le revenu (avec cette intégration, certaines familles deviendront cependant imposables). Et la mise sous conditions de ressources ne les concernerait pas davantage.
Cette opération se drape dans les nippes défraîchies de la justice sociale : il n'y aurait pas de raison que les ménages plus riches bénéficient de cette aide. Or c'est là que le bât blesse : les allocations familiales n'ont théoriquement pas de caractère redistributif mais répondent à une autre logique : les familles nombreuses élèvent des enfants qui seront les actifs de demain, feront fonctionner l'économie et - puisque nous sommes dans un régime de retraites par répartition - subviendront par leurs cotisations aux pensions non seulement de leurs parents, mais aussi de ceux qui n'auront pas eu d'enfants. Il en irait d'ailleurs de même dans un système de retraites par capitalisation, puisque ce sont les actifs qui créent la richesse.
À salaire égal, la famille nombreuse s'appauvrit
Or élever des enfants a un coût, par rapport auquel, remarque l'économiste Henri Sterdyniak dans Le Figaro du 21 février, le montant des allocations familiales est « déjà ridicule ». A salaire égal, la famille nombreuse s'appauvrit par rapport au couple qui a peu ou pas d'enfants, alors qu'elle rend service à la société.
On peut objecter à cela que l'on ne fait pas des enfants pour toucher les allocations familiales (ce serait un fort mauvais calcul). Certes, mais si l'on regarde les pays qui n'ont pas de vraie politique familiale, comme l'Italie ou l'Espagne où les familles nombreuses étaient naguère... nombreuses, on s'aperçoit que leur taux de natalité est très inférieur au taux français.
Ne crions pas trop vite cocorico, cependant : l'on souligne peu que le bon taux de natalité français est aussi dû à l'immigration. Logiquement, les allocations familiales devraient favoriser la natalité française... Il est vrai que Mohamed Merah, le tueur djihadiste de Toulouse, était paraît-il un Français comme un autre... Notons toutefois que si les mesures gouvernementales touchent les classes moyennes, ce sont essentiellement des familles françaises « de souche » qui seront frappées.
Le vice de l’État-providence
Le projet de fiscaliser les allocations familiales, ou de les soumettre à conditions de ressources, ou de baisser le quotient familial, présenté à tort comme une « niche fiscale », souligne par ailleurs le vice d'un système dans lequel l’État-Providence - c'est ainsi qu'il se présente - reprend d'une main ce qu'il affecte de donner de l'autre et qu'il a déjà pioché dans la poche des contribuables - à commencer par les familles elles-mêmes, qui paient de la TVA sur les achats réalisés pour leurs enfants, des impôts locaux sur des espaces d'habitation nécessairement plus vastes, etc. L’État-Providence profite ainsi lui-même d'une Providence beaucoup plus généreuse avec lui qu'il ne l'est avec les citoyens : l'administration fiscale.
Politiquement, il est évidemment plus confortable de fiscaliser les allocations que d'en diminuer le montant : la perte est moins immédiatement évaluable, donc moins douloureuse. Quand on tond les moutons, mieux vaut qu'ils ignorent combien de laine on leur prend.
Jean-Pierre Nomen monde&vie 26 février 2013
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 11/03/2013 - 19:05

SAINT-DENIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Il s’agit d’une arnaque à la Sécurité sociale de Seine-Saint-Denis, mise en place par le gérant d’une société d’ambulances. Cet homme d’origine marocaine employait de faux brancardiers et facturait des courses fictives.
Pendant plus de deux ans, l’escroc et son frère, à la tête de quatre sociétés différentes, se faisaient rembourser grâce à des bons de transport tamponnés par les Hôpitaux du département.
Le système était bien rodé : le gérant indélicat recrutait des brancardiers disposant d’un agrément.et les licenciait très rapidement… tout en conservant leur numéro d’agrément. Il faisait alors appel à des travailleurs clandestins qui utilisaient lesdits numéros, mais n’effectuaient pas la course.
L’Urssaf estime de son coté avoir été arnaquée de 513.139 € du fait du “travail” dissimulé non déclaré.
Les services de lutte contre la fraude aux prestations sociales ont diligenté une enquête et découvert qu’une partie de l’argent détourné était déjà bien au chaud dans des banques marocaines.
http://fr.novopress.info via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 09/07/2013 - 18:56

La Sécu propose de baisser les remboursements, pas de mettre fin au monopole
L'assurance maladie recommande (1) au gouvernement 2,48 milliards d'euros d'économies pour le budget 2014 de la Sécurité sociale, avec notamment de nouvelles baisses de prix de certains médicaments.
Selon la dernière prévision de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) datant de début juin, le déficit de la Sécu pourrait à nouveau se creuser en 2013 à 14,3 milliards contre 11,4 escomptés l'an passé.
Mais malgré cela, l'Etat ne semble pas vouloir remettre en cause le monopole (2) de la Sécurité sociale que-le-monde-nous-envie.

http://www.lesalonbeige.blogs.com/ via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

1) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/0 ... nomies.php

2) http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... lande.html
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25476
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!

Messagepar Pat » 14/07/2013 - 11:47

"Et ça continue, encore et encore ..." (1)

C'est mardi 9 juillet que l'assurance maladie a fait ses propositions au gouvernement, ce afin de réaliser des économies en 2014 à hauteur d'environ 2,5 milliards d'euros dans les dépenses de santé. Il est facile de comprendre en raison de la baisse de la masse salariale, que les recettes dans les caisses de la sécurité sociale ne peuvent que diminuer. Si on prend en compte la prévision de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), le déficit de la Sécu se situera à 14,3 milliards en 2013 alors qu'il n'était que de 11,4 milliards l'année dernière. Quant au déficit de la branche maladie il devrait atteindre 7,9 milliards contre 5,1 en 2012.
Si ce voit préconisé fort justement la chasse au gaspillage, force est de constater que celle-ci n'est qu'écran de fumée dont l'objectif n'est que de masquer la diminution du remboursement des médicaments. Le fait n'est au demeurant pas nouveau.
C'est ainsi que l'insee a consacré une étude concernant l'évolution des prix des médicaments entre 2000 et 2010. Elle distingue le prix « brut », qui est le prix de marché et le prix « net » qui est celui effectivement payé par le consommateur après la prise en charge de la sécurité sociale. Entre 2000 et 2010, le prix « brut » de l’ensemble des médicaments remboursables et non remboursables a baissé de 1,8 % par an. Durant la même période, le prix « net » de ces médicaments a augmenté de 0,6 % par an. Ce distinguo s’explique par le déremboursement mais aussi par la forte progression du prix des médicaments non remboursables.
On a, et bien à tort, l'idée qu'une révolution est nécessairement ponctuelle et soudaine. Un autre type de révolution, dans la quiétude cette fois ci, donc plus insidieuse, passe par la succession de réformes minimes, qui permettent de parvenir au même résultat qu'une révolution brutale. A titre d'exemple, si l'augmentation du prix du tabac visait à en diminuer la consommation, il eut été facile de faire passer le prix du paquet de cigarettes de 1 à 5 euros brutalement. A contrario, en pratiquant des hausses successives à hauteur de 50 centimes par étapes, on est parvenu à révolutionner le prix du paquet, sans déclencher une prise de conscience.
A titre d'exemple, le 20 mai 2003, le taux de remboursement de 617 médicaments courants est passé de 65 à 35 %, selon un arrêté du ministère de la Santé (JO du 21.4.03). De même, déjà en octobre 1999, un décret prévoyait de ne plus rembourser les médicaments au SMR (service médical rendu) modéré ou faible qu'à 35 % . De façon similaire, Le taux de remboursement des 1.219 médicaments à vignette bleue est passé de 35% à 30% le 2 mai 2011.
Les différents gouvernements successifs se gardent bien d'aller embarrasser les grandes multinationales que sont les laboratoires et les mesures prises se doivent de les satisfaire. On sait très bien au demeurant qu'il existe sur le marché des médicaments factices qui n'apportent rien de plus que leurs prédécesseurs. Ces laboratoires ne veulent pas accepter que leurs produits rentrent dans le domaine public une fois leur brevet expiré. D'où l'élaboration de médicaments similaires mais qui sont payés par les Français au prix fort.

Alain Rebours http://www.voxnr.com

Notes :

(1) ... C'est que le début, d'accord, d'accord" Francis Cabrel.
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.


Revenir vers « Le social »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité