Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!
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Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!
"De plus en plus chère, de moins en moins remboursée". il ne faut pas se leurrer. La fin de la Sécu est programmée. Elle vient de s'accélérer, avec la campagne de communication préparant l'opinion à sa disparition. Et non pas à sa transformation, par une meilleure gestion. La manière insidieuse dont l'opération s'enclenche passe sous silence ce qu'il se passera "après". A savoir, rien, sauf que les assurés continueront à payer pour un système qui n'existera plus.
La manière la plus astucieuse de mettre en condition les assurés est de leur faire penser que ce sont eux qui croient que la Sécu va disparaître. Mais les questions posées par un organisme de sondage en ce sens permettent au passage de prévoit le calendrier gouvernemental. Un sondage exclusif CFA Aujourd'hui en France révèle où l'on veut en venir. Le quotidien n'hésite pas à provoquer ouvertement :
« Et s'il n'y avait plus de Sécu? ». Il en profite pour préciser :« dans cinq ans », et demande « quelle serait votre réaction ? ». Les réponses sont celles qu' attendent les pouvoirs publics. 51 % des interrogés utiliseront « les services d'une Mutuelle, quitte à la payer cher ». 49 % ,continueront « à aller chez le médecin comme aujourd'hui, mais sans être remboursés », 21 % « diminueront leurs achats de médicaments », 21 % encore« éviteront d'aller chez le médecin ». C'est tellement énorme que cela passe comme une lettre à la poste, sans la moindre réaction.
Des pénalités pour les déviants
Cette batterie de questions biaisées était précédée d'une autre série, indiquant bien où l'on souhaite parvenir. Là aussi, c'est si gros que l'on a peine à y croire.« Certains» (bien mystérieux, ces certains, ne s' agirait -il pas de ministres ?) « estiment que l' assurance maladie ne devrait plus prendre en charge les personnes qui mettent en danger leur santé, notamment en fumant, en mangeant trop, en buvant ou en ayant des comportements à risques. Quelle est votre opinion ? » Le "panel" tombe tête baissée dans le piège, pourtant grossier, même s'il demande à 67 % que l'assurance maladie continue à rembourser tous les assurés. Une minorité importante de 31 % réclame des pénalités pour les déviants . Si on réfléchit un peu, pratiquement tout le monde tombe dans des « comportements à risques» ainsi définis. Pour les inspirateurs du sondage, il ne reste plus, pour élargir les 31 % d'approbateurs, qu'à multiplier les sous-catégories Il à risques ", afin de les taxer, avant de les dérembourser en totalité.
Qu'on puisse lancer une telle provocation, sans susciter de remous, à la veille d'une vague massive de déremboursements et de hausses visant les assurés, est symptomatique. Plus question de réforme véritable de la Sécu, on marche vers sa liquidation tout en passant absolument sous silence le problème des cotisations, il n'est, là, en revanche pas du tout évoqué leur suppression. Il faudra bien continuer à couvrir les Couvertures Médicales Universelles(CMU), les soins aux clandestins, les les besoins de l'État pour les hôpitaux, etc. Il ne reste plus au gouvernement (qu'il soit UMP ou PS) qu'à trouver la dénomination la plus trompeuse possible, du genre "Service Solidarité Fraternelle Générale" afin de justifier la mutation de la cotisation, supposant une contrepartie, en taxe contraignante, sans prestations pour les payeurs.
Pression sur les mutuelles
La stratégie du gouvernement Villepîn, en tout cas, va clairement dans ce sens. Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, ancien assureur, augmente la pression sur les mutuelles, pour qu'elles prennent toujours plus à leur charge. Le Tarif Forfaitaire de Responsabilité, le TFR, a provoqué une bronca chez les pharmaciens, dont 5 000 des 22 000 officines sont d'ores et déjà menacées de cessation de paiement. Ce dispositif dit d'économies sur les médicaments, accélère l 'arrivée du jour où plus un seul médicament ne sera remboursé par la Sécu. Bizarrement, personne ne s'intéresse aux chiffres du déficit de la Sécu, et en particulier aux données de base permettant de le calculer. Toutefois, des voix s'élèvent à propos du rançonnement de la Sécu par l'Etat, qui "oublie" de payer ses dettes à la protection sociale (des tableaux officiels eux-mêmes, il y en a au moins pour 1,286 milliard d'euros). Ce qui n' empêchera pas le budget de la Sécu d'être voté, et la marche vers l'abime de s'accélérer.
Alexandre MARTIN N H du 29 septembre au 5 octobre 2005.
La manière la plus astucieuse de mettre en condition les assurés est de leur faire penser que ce sont eux qui croient que la Sécu va disparaître. Mais les questions posées par un organisme de sondage en ce sens permettent au passage de prévoit le calendrier gouvernemental. Un sondage exclusif CFA Aujourd'hui en France révèle où l'on veut en venir. Le quotidien n'hésite pas à provoquer ouvertement :
« Et s'il n'y avait plus de Sécu? ». Il en profite pour préciser :« dans cinq ans », et demande « quelle serait votre réaction ? ». Les réponses sont celles qu' attendent les pouvoirs publics. 51 % des interrogés utiliseront « les services d'une Mutuelle, quitte à la payer cher ». 49 % ,continueront « à aller chez le médecin comme aujourd'hui, mais sans être remboursés », 21 % « diminueront leurs achats de médicaments », 21 % encore« éviteront d'aller chez le médecin ». C'est tellement énorme que cela passe comme une lettre à la poste, sans la moindre réaction.
Des pénalités pour les déviants
Cette batterie de questions biaisées était précédée d'une autre série, indiquant bien où l'on souhaite parvenir. Là aussi, c'est si gros que l'on a peine à y croire.« Certains» (bien mystérieux, ces certains, ne s' agirait -il pas de ministres ?) « estiment que l' assurance maladie ne devrait plus prendre en charge les personnes qui mettent en danger leur santé, notamment en fumant, en mangeant trop, en buvant ou en ayant des comportements à risques. Quelle est votre opinion ? » Le "panel" tombe tête baissée dans le piège, pourtant grossier, même s'il demande à 67 % que l'assurance maladie continue à rembourser tous les assurés. Une minorité importante de 31 % réclame des pénalités pour les déviants . Si on réfléchit un peu, pratiquement tout le monde tombe dans des « comportements à risques» ainsi définis. Pour les inspirateurs du sondage, il ne reste plus, pour élargir les 31 % d'approbateurs, qu'à multiplier les sous-catégories Il à risques ", afin de les taxer, avant de les dérembourser en totalité.
Qu'on puisse lancer une telle provocation, sans susciter de remous, à la veille d'une vague massive de déremboursements et de hausses visant les assurés, est symptomatique. Plus question de réforme véritable de la Sécu, on marche vers sa liquidation tout en passant absolument sous silence le problème des cotisations, il n'est, là, en revanche pas du tout évoqué leur suppression. Il faudra bien continuer à couvrir les Couvertures Médicales Universelles(CMU), les soins aux clandestins, les les besoins de l'État pour les hôpitaux, etc. Il ne reste plus au gouvernement (qu'il soit UMP ou PS) qu'à trouver la dénomination la plus trompeuse possible, du genre "Service Solidarité Fraternelle Générale" afin de justifier la mutation de la cotisation, supposant une contrepartie, en taxe contraignante, sans prestations pour les payeurs.
Pression sur les mutuelles
La stratégie du gouvernement Villepîn, en tout cas, va clairement dans ce sens. Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, ancien assureur, augmente la pression sur les mutuelles, pour qu'elles prennent toujours plus à leur charge. Le Tarif Forfaitaire de Responsabilité, le TFR, a provoqué une bronca chez les pharmaciens, dont 5 000 des 22 000 officines sont d'ores et déjà menacées de cessation de paiement. Ce dispositif dit d'économies sur les médicaments, accélère l 'arrivée du jour où plus un seul médicament ne sera remboursé par la Sécu. Bizarrement, personne ne s'intéresse aux chiffres du déficit de la Sécu, et en particulier aux données de base permettant de le calculer. Toutefois, des voix s'élèvent à propos du rançonnement de la Sécu par l'Etat, qui "oublie" de payer ses dettes à la protection sociale (des tableaux officiels eux-mêmes, il y en a au moins pour 1,286 milliard d'euros). Ce qui n' empêchera pas le budget de la Sécu d'être voté, et la marche vers l'abime de s'accélérer.
Alexandre MARTIN N H du 29 septembre au 5 octobre 2005.
Cleo a écrit :Moi j'ai arrêté ma mutuelle il y a quelques mois, je ne pouvais plus la payer
Et tu n'aurais pas droit à la mutuelle CMU??
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
Miroir a écrit :Cleo a écrit :Moi j'ai arrêté ma mutuelle il y a quelques mois, je ne pouvais plus la payer
Et tu n'aurais pas droit à la mutuelle CMU??
Pas pour le moment parce que pour la CMU il faut que je sois obligatoirement bénéficiaire du RMI. Or, je n'y suis plus depuis avril et ce jusqu'à octobre. Je ne suis bénéficiaire de rien du tout. C'est tout juste si j'ai le droit de respirer
- Occitan
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Cleo a écrit :Miroir a écrit :Cleo a écrit :Moi j'ai arrêté ma mutuelle il y a quelques mois, je ne pouvais plus la payer
Et tu n'aurais pas droit à la mutuelle CMU??
Pas pour le moment parce que pour la CMU il faut que je sois obligatoirement bénéficiaire du RMI. Or, je n'y suis plus depuis avril et ce jusqu'à octobre. Je ne suis bénéficiaire de rien du tout. C'est tout juste si j'ai le droit de respirer
Cléo, je parie que tu as travaillé pendant quelques temps, au smig, et que c'est à cause de çà qu'ils t'ont tout supprimé!
Pour que dans le cerveau d'un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu'il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles.
[Louis-Ferdinand Céline]
"Mais je sais bien qu'ils seront tous boutés hors de France, excepté ceux qui y périront."
[Jeanne d'Arc]
[Louis-Ferdinand Céline]
"Mais je sais bien qu'ils seront tous boutés hors de France, excepté ceux qui y périront."
[Jeanne d'Arc]
Occitan a écrit :Cleo a écrit :Miroir a écrit :Cleo a écrit :Moi j'ai arrêté ma mutuelle il y a quelques mois, je ne pouvais plus la payer
Et tu n'aurais pas droit à la mutuelle CMU??
Pas pour le moment parce que pour la CMU il faut que je sois obligatoirement bénéficiaire du RMI. Or, je n'y suis plus depuis avril et ce jusqu'à octobre. Je ne suis bénéficiaire de rien du tout. C'est tout juste si j'ai le droit de respirer
Cléo, je parie que tu as travaillé pendant quelques temps, au smig, et que c'est à cause de çà qu'ils t'ont tout supprimé!
C'est plus compliqué que ça. Je suis artisan commerçant. J'ai un RC et je fais les marchés. Le problème est que j'avais quelqu'un qui m'emmenait et maintenant je n'ai plus personne. Je viens de rater mon permis pour la seconde fois. Je n'ai pas assez regardé à gauche avant un rond-point. C'est tout. Et je ne peux pas bosser sans mon permis bien évidemment. Je continue de cotiser en plus. J'ai été salariée 3 mois au paquebot pour les présidentielles. Ayant touché 1600 euros en avril pour solde de tout compte, ils considèrent que je n'ai pas besoin de RMI avant octobre. Si je n'avais pas mon RC, ils me l'auraient redonné avant. Je suis allée au bout de mes économies et des aides de mes amis. J'espèrais avoir mon permis pour enfin m'en sortir. Je n'ai besoin que de cette aide pour faire la charnière. Pour repasser mon permis, il me faut 500 euros. Je ne les ai pas. Parce qu'il y a 10 heures de cours obligatoires auxquelles on ajoute le prix pour la (re)présentation à l'examen.
Mon problème pourrait être plus vite résolu si tout cela ne se passait pas comme ça en France. Le permis de conduire étant un "diplome" d'état, il n'est pas normal qu'il n'y ait que des auto-écoles privées. Ca devrait être possible de l'avoir en le passant autrement. Il devrait y avoir des centres publics, ne serait-ce que pour les gens comme moi qui en ont besoin pour bosser. S'ils ne m'accordaient ne serait-ce qu'un prêt pour me laisser le temps de me retourner! Les heures sont tellement chères qu'on ne peut pas en prendre tout le temps alors c'est plus long. Et pendant les 3 mois où j'étais au paquebot je n'avais pas le temps de prendre des heures.
Pays de merde!
Maya a écrit :Non car ils se basent sur les 12 derniers mois precedent ta demande .Part exemple tu as fait ta demande en juillet 2007 , ils vont calculer les ressources que tu as eu en juillet 2006 jusqu'en juin 2007.Et tu n'es pas obligé de percevoir le RMI pour avoir droit a la CMU
C'est ce qui m'a été répondu Maya
Ils prennent en compte le fait que j'ai toujours mon Registre du Commerce ces enfoirés. Même si je n'exerce pas et que je n'ai aucun revenu
Georges-Bernard a écrit :Et je ne peux pas bosser sans mon permis bien évidemment.
Tu fais comme euxtu roules sans permis
Ils ne se gênent pas donc nous non plus...
Ce que j'aimerais!
Ce matin j'ai bossé, on m'a emmenée. J'aurais mieux fait de rester couchée, j'ai perdu de l'argent. J'ai donné 20 euros au placier et j'ai rentré 14 euros. Perte sèche 6 euros plus la marchandise que j'ai finalement donnée puisque je ne rentre pas dans mes frais
Le marché était désert. Les gens se plaignent qu'ils n'ont pas de fric mais ils sont tout le temps partis. Ne me dites pas qu'ils ont tous une résidence secondaire. Alors au prix de l'essence, des hôtels, des campings et de tout le reste, ils ont quand même de l'argent je suis désolée.
C'est comme les hôteliers : se plaignent toujours. Seulement allez voir sur les plages : ils affichent tous COMPLET! Véridique.
Cleo a écrit :Maya a écrit :Non car ils se basent sur les 12 derniers mois precedent ta demande .Part exemple tu as fait ta demande en juillet 2007 , ils vont calculer les ressources que tu as eu en juillet 2006 jusqu'en juin 2007.Et tu n'es pas obligé de percevoir le RMI pour avoir droit a la CMU
C'est ce qui m'a été répondu Maya![]()
Ils prennent en compte le fait que j'ai toujours mon Registre du Commerce ces enfêtés. Même si je n'exerce pas et que je n'ai aucun revenu
De plus tu peux avoir la complémentaire CMU sans la CMU.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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supergaulois
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Déjà en 2005 : LA SÉCU DE PLUS EN PLUS CHÈRE MAIS DE MOINS EN MOINS REMBOURSÉE
Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a lancé le projet de financement de la Sécurité Sociale pour 2006. A la base du dispositif gouvernemental, trois mesures principales : un forfait de 18 € à la charge des assurés sociaux sur les "actes lourds", des prélèvements de plus de 3 milliards d'euros sur les entreprises et les mutuelles, des suppressions de remboursement de médicaments- Rien ne concerne la gestion de la Sécu proprement dite. Les sacrifices demandés - chaque année il y en a de nouveaux - font payer les Français de plus en plus, sans que la Sécu soit remise sur pied. Au total, une santé plus chère, pour un système qui se délite sans rémission.
"Ni transfert vers les complémentaires, ni déremboursement. " Promis, juré. Qui tenait de tels propos ? Le ministre Douste-Blazy, il y a peu. Aujourd'hui avec le même Chirac président, Xavier Bertrand transfère vers les complémentaires, tout en déremboursant, sans apporter la moindre garantie d'une amélioration réelle du déficit de la Sécu. En 2004, on nous demandait un "petit euro" (ce qui n'est pas le franc symbolique) par acte médical, et le choix du médecin traitant, sous peine d'une sanction financière. Maintenant, le gouvernement Villepin nous dit qu'en 2006,« c'est à l'industrie pharmaceutique et aux complémentaires de faire un effort ». Qu'en est-il en fait?
Mutuelles à la rescousse
Le forfait de 18 € sur les actes lourds ne veut pas dire grand-chose pour l'assuré de base. Sa signification devient plus claire quand il apprend la définition de l'acte en question : tout ce qui coûte plus de 91 €. Pas une seule opération, en particulier, n'échappe à la définition. Ne vous en faîtes pas, dit le pouvoir les mutuelles paieront.
A entendre leurs réactions, on comprend vite qu'elles répercuteront ces frais supplémentaires sur les assurés, d'une manière ou d'une autre. Le ministre le sait, mais il espère que l' impopularité retombera sur les mutuelles, et pas sur le gouvernement. En plus, voilà qu'on nous refait le coup du "petit euro", avec le forfait hospitalier passant de 14 à 15 € au 1er janvier. Il n'y a pas de raison de s 'arrêter en si bon chemin. Les dépenses sur lesquelles on peut le rajouter sont légion. Avec les 18 € Villepin s'essaie au « copaiement généralisé », entre le régime obligatoire et les complémentaires. Ce n'est qu'un (mauvais) début.
Le gouvernement promet 3 milliards de recettes en plus (au minimum) pour la Sécu, comment ? Les titulaires d'un Plan d'Épargne Logement - PEL - de plus de dix ans vont devoir payer des charges sociales sur les intérêts perçus, que le PEL ait été liquidé ou non, ce qui rapportera 900 millions d'euros. Vous ne voyez pas le rapport entre un PEL et la Sécu ? Vous manquez d'imagination. Pareil pour les entreprises qui vont payer plus pour leur cotisations accidents du travail : et hop, 415 millions d'euros ramassés. La cotisation retraite augmentera de 0,2 point au 1er janvier, ça fait 880 millions d'euros pour la baleine. Juste un petit point d'interrogation : il reste à savoir quelle sera la proportion entre les salariés et les employeurs. Un abattement sur l'embauche de salariés à temps partiel avant le 1er janvier 2001 disparaît, 100 millions d'euros par ici, 100 autres millions pour d'autres mesurettes par là, n'en jetez plus. Le clou reste le relèvement de la taxe sur les mutuelles et les assurances (150 millions) et les 300 millions supplémentaires prélevés sur les labos pharmaceutiques (coup de pouce sur la taxe chiffre d'affaires). Tout ceci est loin d'être indolore, l'économie accusera le coup.
La tactique du grignotage
Et bonjour au "plan médicament" . Avec le tarif forfaitaire de responsabilité - TFR - (remplacement d'un médicament par son générique), le gouvernement passe à la suppression du remboursement de nouveaux médicaments, 156 au total, qualifiés de « peu efficaces », par une commission non indépendante de l'Etat. Afin de culpabiliser l'assuré social, on parle de« médicament de confort ». Or, tous les médicaments sont de fait de "confort". L'évolution logique sera la fin du remboursement de la totalité des médicaments d'ici peu d'années. Mais comme aller trop vite susciterait des réactions peut être dangereuses, Xavier Bertrand a un peu reculé sur les 62 veinotoniques, qui ne seront plus remboursés qu'à 15 %.
La tactique du grignotage des prestations Sécu, permanente, accompagnée de diversions sur les labos, les complémentaires, les médecins, ne doit pas leurrer. Comme une corde rongée, les mesurettes finiront par faire casser l'ensemble du système. Une grande crise est inéluctable.
Alexandre MARTIN : National Hebdo novembre 2005
Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a lancé le projet de financement de la Sécurité Sociale pour 2006. A la base du dispositif gouvernemental, trois mesures principales : un forfait de 18 € à la charge des assurés sociaux sur les "actes lourds", des prélèvements de plus de 3 milliards d'euros sur les entreprises et les mutuelles, des suppressions de remboursement de médicaments- Rien ne concerne la gestion de la Sécu proprement dite. Les sacrifices demandés - chaque année il y en a de nouveaux - font payer les Français de plus en plus, sans que la Sécu soit remise sur pied. Au total, une santé plus chère, pour un système qui se délite sans rémission.
"Ni transfert vers les complémentaires, ni déremboursement. " Promis, juré. Qui tenait de tels propos ? Le ministre Douste-Blazy, il y a peu. Aujourd'hui avec le même Chirac président, Xavier Bertrand transfère vers les complémentaires, tout en déremboursant, sans apporter la moindre garantie d'une amélioration réelle du déficit de la Sécu. En 2004, on nous demandait un "petit euro" (ce qui n'est pas le franc symbolique) par acte médical, et le choix du médecin traitant, sous peine d'une sanction financière. Maintenant, le gouvernement Villepin nous dit qu'en 2006,« c'est à l'industrie pharmaceutique et aux complémentaires de faire un effort ». Qu'en est-il en fait?
Mutuelles à la rescousse
Le forfait de 18 € sur les actes lourds ne veut pas dire grand-chose pour l'assuré de base. Sa signification devient plus claire quand il apprend la définition de l'acte en question : tout ce qui coûte plus de 91 €. Pas une seule opération, en particulier, n'échappe à la définition. Ne vous en faîtes pas, dit le pouvoir les mutuelles paieront.
A entendre leurs réactions, on comprend vite qu'elles répercuteront ces frais supplémentaires sur les assurés, d'une manière ou d'une autre. Le ministre le sait, mais il espère que l' impopularité retombera sur les mutuelles, et pas sur le gouvernement. En plus, voilà qu'on nous refait le coup du "petit euro", avec le forfait hospitalier passant de 14 à 15 € au 1er janvier. Il n'y a pas de raison de s 'arrêter en si bon chemin. Les dépenses sur lesquelles on peut le rajouter sont légion. Avec les 18 € Villepin s'essaie au « copaiement généralisé », entre le régime obligatoire et les complémentaires. Ce n'est qu'un (mauvais) début.
Le gouvernement promet 3 milliards de recettes en plus (au minimum) pour la Sécu, comment ? Les titulaires d'un Plan d'Épargne Logement - PEL - de plus de dix ans vont devoir payer des charges sociales sur les intérêts perçus, que le PEL ait été liquidé ou non, ce qui rapportera 900 millions d'euros. Vous ne voyez pas le rapport entre un PEL et la Sécu ? Vous manquez d'imagination. Pareil pour les entreprises qui vont payer plus pour leur cotisations accidents du travail : et hop, 415 millions d'euros ramassés. La cotisation retraite augmentera de 0,2 point au 1er janvier, ça fait 880 millions d'euros pour la baleine. Juste un petit point d'interrogation : il reste à savoir quelle sera la proportion entre les salariés et les employeurs. Un abattement sur l'embauche de salariés à temps partiel avant le 1er janvier 2001 disparaît, 100 millions d'euros par ici, 100 autres millions pour d'autres mesurettes par là, n'en jetez plus. Le clou reste le relèvement de la taxe sur les mutuelles et les assurances (150 millions) et les 300 millions supplémentaires prélevés sur les labos pharmaceutiques (coup de pouce sur la taxe chiffre d'affaires). Tout ceci est loin d'être indolore, l'économie accusera le coup.
La tactique du grignotage
Et bonjour au "plan médicament" . Avec le tarif forfaitaire de responsabilité - TFR - (remplacement d'un médicament par son générique), le gouvernement passe à la suppression du remboursement de nouveaux médicaments, 156 au total, qualifiés de « peu efficaces », par une commission non indépendante de l'Etat. Afin de culpabiliser l'assuré social, on parle de« médicament de confort ». Or, tous les médicaments sont de fait de "confort". L'évolution logique sera la fin du remboursement de la totalité des médicaments d'ici peu d'années. Mais comme aller trop vite susciterait des réactions peut être dangereuses, Xavier Bertrand a un peu reculé sur les 62 veinotoniques, qui ne seront plus remboursés qu'à 15 %.
La tactique du grignotage des prestations Sécu, permanente, accompagnée de diversions sur les labos, les complémentaires, les médecins, ne doit pas leurrer. Comme une corde rongée, les mesurettes finiront par faire casser l'ensemble du système. Une grande crise est inéluctable.
Alexandre MARTIN : National Hebdo novembre 2005
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SECURITE SOCIALE
La presse dit souvent que la sécurité sociale est un navire qui vogue sans capitaine et sans boussole sur une mer agitée. N'étant pas gérée, elle est en perpétuel déficit et le gouvernement, dans l'affolement général, cherche tous les moyens de l'équilibrer et sans évidemment pouvoir y arriver jamais faute de la gérer. Nous avons connu, récemment la taxation de1 € sur certaines visites de médecins ainsi que la suppression du remboursement de certains aspects de la médecine comme l'ophtalmologie.
Madame Bachelot, ministre de la santé, a montré le bout de l'oreille en indiquant qu'elle demanderait davantage aux complémentaires santé. Cette horreur qui se prépare veut dire qu'à côté de la sécurité sociale l'on bâtirait un autre édifice ruineux qui sont les complémentaires santés supposées pallier les insuffisances de la première.
http://www.libeco.net/magazine.htm
La presse dit souvent que la sécurité sociale est un navire qui vogue sans capitaine et sans boussole sur une mer agitée. N'étant pas gérée, elle est en perpétuel déficit et le gouvernement, dans l'affolement général, cherche tous les moyens de l'équilibrer et sans évidemment pouvoir y arriver jamais faute de la gérer. Nous avons connu, récemment la taxation de1 € sur certaines visites de médecins ainsi que la suppression du remboursement de certains aspects de la médecine comme l'ophtalmologie.
Madame Bachelot, ministre de la santé, a montré le bout de l'oreille en indiquant qu'elle demanderait davantage aux complémentaires santé. Cette horreur qui se prépare veut dire qu'à côté de la sécurité sociale l'on bâtirait un autre édifice ruineux qui sont les complémentaires santés supposées pallier les insuffisances de la première.
http://www.libeco.net/magazine.htm
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Pour y avoir travaillé et entendu les bruits de couloir je vous le confirme, d'ici 10 ans voir moins, plus de secu
On gardera juste l'AME pour les clandos !
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"Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien dire" Einstein, cité par Marine Le Pen in "A Contre Flots"
Casse toi pov' con !
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Le volet "social" d'Amsterdam
Les eurosocialistes contre le social
Les mesures spectaculaires prises en Allemagne au lendemain de la victoire de la coalition rouge-verte ont provoqué un électrochoc chez les socialistes au pouvoir en France. Jospin a eu peur d'en faire moins.
Donc, après avoir donné de la voix, le gouvernement Jospin est désormais en phase avec les principaux pays européens. tous gouvernés à gauche.
En phase pour quoi faire? Qu'est-ce que l'Europe sociale de ces gens-là?
Politique d'austérité
Avec les traités de Maastricht et d'Amsterdam, la mise en place de la monnaie unique, les pays européens, au premier rang desquels la France, se sont engagés dans des politiques d'austérité sans précédent pour respecter les critères de Maastricht. Il s'agissait notamment de ramener les déficits publics à moins de 3 % du PlE.
Le déficit de l'Etat a été comblé par une explosion de la delle publique (+ 50 % en 5 ans) qui atteint 5000 milliards, 8200 F par Français. Le déficit de la sécurité sociale a été l'objet de plusieurs plans, le dernier en date étant le plan Juppé, mis en oeuvre et aggravé aujourd'hui par Martine Aubry. On sait ce qu'il en est : création de nouveaux impôts (le RDS, au taux de 0,5 % sur tous les revenus), augmentation à 7,5 % de la CSG, mise sous tutelle de la médecine, rationnement des soins, fermeture d'hôpitaux, réduction tous azimuts des remboursements ... Les Français sont de plus en plus ponctionnés et de moins en moins protégés, au nom d'une politique purement comptable.
Quelles sont les véritables raisons de nos déficits publics? Excédent de dépenses ou manque de recettes? Manque de recettes bien sûr, dû au chômage. Et ce n'est pas la politique du Franc fort arrimé au Deutsche Mark, initiée par Bérégovoy et maintenue en vue de la monnaie unique, qui a arrangé les choses. Notre économie en a été asphyxiée. Notre croissance tuée dans l'oeuf maastrichien. Sans compter le mondialisme, la concurrence débridée et décidée à Bruxelles qui signifient notre perte.
Après les désastreux effets sociaux de la préparation de l'euro, voilà aujourd'hui que se profile le traité d'Amsterdam. Déjà, depuis plusieurs années, les différences de protection sociale, de législation du travail, de fiscalité, sont fustigées par la Commission comme autant d'entraves à la libre circulation des biens et des personnes. Le problème deviendra encore plus prégnant avec la naissance effective de la monnaie unique, en janvier 1999. Elle rendra la concurrence plus exacerbée, supprimera les problèmes de change et de couverture des risques de change. L'euro facilitera les délocalisations, la recherche de nouveaux fournisseurs ou de nouveaux sous-traitants meilleur marché. Ce seront avant tout la présence ou l'absence de contraintes législatives el réglementaires, ainsi que les coûts sociaux de production qui pèseront dans les décisions.
La France, championne des taxes
Ne nous leurrons pas: la France n'est pas bien placée dans cette compétition-là. 25 ans d'augmentation continue des prélèvements obligatoires font aujourd'hui de notre pays le champion européen de la taxe : plus de 45 % de la richesse produite chaque année sert au paiement d'impôts et cotisations divers. Ce qui signifie pour notre pays encore plus de chômage dans les années à venir, à moins que la situation ne devienne si dramatique que nous acceptions l'harmonisation par le bas désirée par Bruxelles.
Car le Traité d'Amsterdam donne désormais des pouvoirs à l'Europe dans des domaines longtemps épargnés: droit syndical, organisation et financement de la protection sociale, droits sociaux en général, politique de l' emploi ... La réglementation européenne interviendra sous forme de directives et on laissera sans doute, hypocritement, les Etats qui le souhaitent, conserver des normes plus sévères ou plus protectrices. Ils le paieront immédiatement par une hémorragie de capitaux et d'emplois.
L'Europe sociale organisée par Maastricht et Amsterdam c'est cela: une compétition accrue entre travailleurs européens, une érosion des droits, une privatisation, au nom de la concurrence, de l'efficacité et de la libre circulation des capitaux, de la protection sociale, une déréglementation totale du marché du travail.
C'est le règne du profit dans une société qui a oublié depuis longtemps, hormis dans les discours pompeux de ses dirigeants, qu'« il n'est de richesse que d'hommes ».
En ajoutant à cela l'immigration sauvage dans toute l'Europe, la préférence étrangère symptomatique, et l'abandon des politiques familiales, la conséquence inéluctable de ]a politique eurosocialiste est claire: la régression sociale généralisée. Le Pen vite !
Carl Lang Vice président duFN Député européen
• Français d' abord! : novembre 1998
Les eurosocialistes contre le social
Les mesures spectaculaires prises en Allemagne au lendemain de la victoire de la coalition rouge-verte ont provoqué un électrochoc chez les socialistes au pouvoir en France. Jospin a eu peur d'en faire moins.
Donc, après avoir donné de la voix, le gouvernement Jospin est désormais en phase avec les principaux pays européens. tous gouvernés à gauche.
En phase pour quoi faire? Qu'est-ce que l'Europe sociale de ces gens-là?
Politique d'austérité
Avec les traités de Maastricht et d'Amsterdam, la mise en place de la monnaie unique, les pays européens, au premier rang desquels la France, se sont engagés dans des politiques d'austérité sans précédent pour respecter les critères de Maastricht. Il s'agissait notamment de ramener les déficits publics à moins de 3 % du PlE.
Le déficit de l'Etat a été comblé par une explosion de la delle publique (+ 50 % en 5 ans) qui atteint 5000 milliards, 8200 F par Français. Le déficit de la sécurité sociale a été l'objet de plusieurs plans, le dernier en date étant le plan Juppé, mis en oeuvre et aggravé aujourd'hui par Martine Aubry. On sait ce qu'il en est : création de nouveaux impôts (le RDS, au taux de 0,5 % sur tous les revenus), augmentation à 7,5 % de la CSG, mise sous tutelle de la médecine, rationnement des soins, fermeture d'hôpitaux, réduction tous azimuts des remboursements ... Les Français sont de plus en plus ponctionnés et de moins en moins protégés, au nom d'une politique purement comptable.
Quelles sont les véritables raisons de nos déficits publics? Excédent de dépenses ou manque de recettes? Manque de recettes bien sûr, dû au chômage. Et ce n'est pas la politique du Franc fort arrimé au Deutsche Mark, initiée par Bérégovoy et maintenue en vue de la monnaie unique, qui a arrangé les choses. Notre économie en a été asphyxiée. Notre croissance tuée dans l'oeuf maastrichien. Sans compter le mondialisme, la concurrence débridée et décidée à Bruxelles qui signifient notre perte.
Après les désastreux effets sociaux de la préparation de l'euro, voilà aujourd'hui que se profile le traité d'Amsterdam. Déjà, depuis plusieurs années, les différences de protection sociale, de législation du travail, de fiscalité, sont fustigées par la Commission comme autant d'entraves à la libre circulation des biens et des personnes. Le problème deviendra encore plus prégnant avec la naissance effective de la monnaie unique, en janvier 1999. Elle rendra la concurrence plus exacerbée, supprimera les problèmes de change et de couverture des risques de change. L'euro facilitera les délocalisations, la recherche de nouveaux fournisseurs ou de nouveaux sous-traitants meilleur marché. Ce seront avant tout la présence ou l'absence de contraintes législatives el réglementaires, ainsi que les coûts sociaux de production qui pèseront dans les décisions.
La France, championne des taxes
Ne nous leurrons pas: la France n'est pas bien placée dans cette compétition-là. 25 ans d'augmentation continue des prélèvements obligatoires font aujourd'hui de notre pays le champion européen de la taxe : plus de 45 % de la richesse produite chaque année sert au paiement d'impôts et cotisations divers. Ce qui signifie pour notre pays encore plus de chômage dans les années à venir, à moins que la situation ne devienne si dramatique que nous acceptions l'harmonisation par le bas désirée par Bruxelles.
Car le Traité d'Amsterdam donne désormais des pouvoirs à l'Europe dans des domaines longtemps épargnés: droit syndical, organisation et financement de la protection sociale, droits sociaux en général, politique de l' emploi ... La réglementation européenne interviendra sous forme de directives et on laissera sans doute, hypocritement, les Etats qui le souhaitent, conserver des normes plus sévères ou plus protectrices. Ils le paieront immédiatement par une hémorragie de capitaux et d'emplois.
L'Europe sociale organisée par Maastricht et Amsterdam c'est cela: une compétition accrue entre travailleurs européens, une érosion des droits, une privatisation, au nom de la concurrence, de l'efficacité et de la libre circulation des capitaux, de la protection sociale, une déréglementation totale du marché du travail.
C'est le règne du profit dans une société qui a oublié depuis longtemps, hormis dans les discours pompeux de ses dirigeants, qu'« il n'est de richesse que d'hommes ».
En ajoutant à cela l'immigration sauvage dans toute l'Europe, la préférence étrangère symptomatique, et l'abandon des politiques familiales, la conséquence inéluctable de ]a politique eurosocialiste est claire: la régression sociale généralisée. Le Pen vite !
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la technocratie ou le piège des mots : la réforme de l'assurance maladie
[b[/b]
En matière d'assurance maladie, la France n 'a plus le choix. Sans réforme, le déficit passerait de 70 milliards de francs aujourd'hui à 190 milliards en 2010 et à 429 milliards en 2020. Pour y faire face, il faudrait alors, soit doubler le taux de CSG, soit diminuer de 21 % les taux de remboursement, qui passeraient alors en moyenne de 76 à 55 %.
On serait donc en droit d'attendre dès aujourd 'hui de vraies réformes de bon sens, en matière économique et démographique. Hélas, engoncés dans une vision technocratique du monde, les pouvoirs publics ne prévoient que la diminution des dépenses et la socialisation de la médecine. Pour s'en rendre compte, il faut dépiéger le vocabulaire.
1) On nous dit : "Une grande accessibilité de l'offre médicale stimule artificiellement la consommation de soins." Késaco?
En clair, l'idée est que plus il y a de médecins, plus il y a d'actes et de consultations, et plus le système est coûteux. On cherche donc à diminuer les dépenses en revenant sur un des grands principes de la médecine libérale en France, la liberté d'installation des praticiens, en vertu de laquelle un praticien ayant obtenu son diplôme pouvait jusqu'à aujourd'hui exercer "en ville". On va donc limiter encore le numerus clausus existant dans le cadre des études médicales et peut-être réduire drastiquement l'ouverture de nouveaux cabinets.
2) On nous dit : "Il faut recomposer l'offre hospitalière pour l'adapter aux besoins de la population."
Là encore, en clair, cela signifie que pour dépenser moins, il faut revoir la carte sanitaire, en diminuant le nombre d'établissements ou en réduisant le coût des services. On va donc encore une fois supprimer certains services maternité ou chirurgie, voire certains hôpitaux de "campagne" pour "réorganiser les soins au niveau départemental ou régional". Le terme "réorganisation" masque une bien cruelle réalité. Celui de la révision à la baisse des moyens du système de soin public: les seuls résultats tangibles de cette politique seront d'allonger les trajets pour se soigner, et d'engorger encore un peu plus certains services, comme par exemple les urgences.
3) On nous dit : "La recomposition passe par le décloisonnement entre l'activité libérale et celle des hôpitaux publics."
Comment peut-on "décloisonner" ? En appliquant les règles du service public au privé, ou en appliquant les règles du privé au secteur public? S'agit-il de libéraliser le secteur public ou de nationaliser le secteur privé? Il est à craindre que cette solution ne soit retenue. Que les termes de "recomposition" et "décloisonnement" sont doux, lorsqu'il s'agit de transformer de façon plus ou moins directe les praticiens de ville (secteur libéral) en fonctionnaires ...
4) On nous dit : "Il faut ajuster les conditions de prise en charge."
En d'autres termes, on considère que pour l'instant, les Français sont remboursés à un niveau élevé, entre 65 et 80 % (assurances complémentaires et mutuelles comprises). On commence donc à nous habituer à l'idée que la Sécu doit rembourser moins : la liste des médicaments remboursables va donc à nouveau être revue à la baisse, et les taux de remboursement des médicaments remboursables vont encore baisser. Voilà donc, là encore, le piège du mot "ajuster".
5) On nous dit : "Il faut assurer le retour à l'équilibre financier d'ici à la fin de la législature."
Mais sans croissance économique et démographique, il est impossible d'assurer l'équilibre financier des organismes de protection sociale, puisque leurs recettes sont assises sur la masse salariale, c'est-à-dire l'emploi, lequel dépend à son tour du niveau d'activité et de la population active. Sans réforme d'ampleur, c'est-à-dire sans diminution de la pression fiscale, sans protection commerciale et sans politique familiale digne de ce nom, il est illusoire de croire que les comptes sociaux peuvent trouver un équilibre financier durable.
Français d'Abord ! : février 2004 -
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En matière d'assurance maladie, la France n 'a plus le choix. Sans réforme, le déficit passerait de 70 milliards de francs aujourd'hui à 190 milliards en 2010 et à 429 milliards en 2020. Pour y faire face, il faudrait alors, soit doubler le taux de CSG, soit diminuer de 21 % les taux de remboursement, qui passeraient alors en moyenne de 76 à 55 %.
On serait donc en droit d'attendre dès aujourd 'hui de vraies réformes de bon sens, en matière économique et démographique. Hélas, engoncés dans une vision technocratique du monde, les pouvoirs publics ne prévoient que la diminution des dépenses et la socialisation de la médecine. Pour s'en rendre compte, il faut dépiéger le vocabulaire.
1) On nous dit : "Une grande accessibilité de l'offre médicale stimule artificiellement la consommation de soins." Késaco?
En clair, l'idée est que plus il y a de médecins, plus il y a d'actes et de consultations, et plus le système est coûteux. On cherche donc à diminuer les dépenses en revenant sur un des grands principes de la médecine libérale en France, la liberté d'installation des praticiens, en vertu de laquelle un praticien ayant obtenu son diplôme pouvait jusqu'à aujourd'hui exercer "en ville". On va donc limiter encore le numerus clausus existant dans le cadre des études médicales et peut-être réduire drastiquement l'ouverture de nouveaux cabinets.
2) On nous dit : "Il faut recomposer l'offre hospitalière pour l'adapter aux besoins de la population."
Là encore, en clair, cela signifie que pour dépenser moins, il faut revoir la carte sanitaire, en diminuant le nombre d'établissements ou en réduisant le coût des services. On va donc encore une fois supprimer certains services maternité ou chirurgie, voire certains hôpitaux de "campagne" pour "réorganiser les soins au niveau départemental ou régional". Le terme "réorganisation" masque une bien cruelle réalité. Celui de la révision à la baisse des moyens du système de soin public: les seuls résultats tangibles de cette politique seront d'allonger les trajets pour se soigner, et d'engorger encore un peu plus certains services, comme par exemple les urgences.
3) On nous dit : "La recomposition passe par le décloisonnement entre l'activité libérale et celle des hôpitaux publics."
Comment peut-on "décloisonner" ? En appliquant les règles du service public au privé, ou en appliquant les règles du privé au secteur public? S'agit-il de libéraliser le secteur public ou de nationaliser le secteur privé? Il est à craindre que cette solution ne soit retenue. Que les termes de "recomposition" et "décloisonnement" sont doux, lorsqu'il s'agit de transformer de façon plus ou moins directe les praticiens de ville (secteur libéral) en fonctionnaires ...
4) On nous dit : "Il faut ajuster les conditions de prise en charge."
En d'autres termes, on considère que pour l'instant, les Français sont remboursés à un niveau élevé, entre 65 et 80 % (assurances complémentaires et mutuelles comprises). On commence donc à nous habituer à l'idée que la Sécu doit rembourser moins : la liste des médicaments remboursables va donc à nouveau être revue à la baisse, et les taux de remboursement des médicaments remboursables vont encore baisser. Voilà donc, là encore, le piège du mot "ajuster".
5) On nous dit : "Il faut assurer le retour à l'équilibre financier d'ici à la fin de la législature."
Mais sans croissance économique et démographique, il est impossible d'assurer l'équilibre financier des organismes de protection sociale, puisque leurs recettes sont assises sur la masse salariale, c'est-à-dire l'emploi, lequel dépend à son tour du niveau d'activité et de la population active. Sans réforme d'ampleur, c'est-à-dire sans diminution de la pression fiscale, sans protection commerciale et sans politique familiale digne de ce nom, il est illusoire de croire que les comptes sociaux peuvent trouver un équilibre financier durable.
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Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!
LES MALADES « LONGUE DURÉE » SACRIFIÉS !
À en croire les responsables de la Sécu, d'ici huit ans, les dépenses de soins augmenteront de 50% par rapport à celle d'aujourd'hui pour atteindre 210 milliards d'euros Quelles causes provoqueront cette hausse fantastique ? Les fraudeurs, les CMU, les remboursements de médicaments ? Pas du tout, vous n'y êtes pas : les ALD. Ces saboteurs des plans de redressement sont, en clair, les Affections Longue Durée, tels les diabétiques, les hypertendus, les cancéreux, les malades d'Alzeimer, etc. Le constat est simple, ils coûtent « trop cher ».
À I' heure actuelle, les assurés atteints d'une ALD sont 7,4 millions, dont les frais médicaux et pharmaceutiques sont remboursés à 100 %. Avec un bémol : « pour la partie spécifique de leur traitement ». Ce qui signifie que, dans le cas où vous suivez un traitement résultant de votre maladie (exemple: soin des pieds pour un diabétique), vous n'êtes pas remboursé. Malgré cette restriction pas du tout annexe, les ALD coûteraient à la Sécu 73 % des soins de ville, 60 % du total des dépenses de la Sécu. Et 70 % en 2015, car les ALD devraient s'élever à 12 millions de malades cette année-là.
Conclusion de la CNAM (et donc du gouvernement) : il faut remédier à cela d'urgence. Comment? En augmentant drastiquement la CSG, ou en réduisant de 20 % les remboursements, ou en transférant les nouvelles dépenses aux mutuelles complémentaires. Perspectives inquiétantes pour les intéressés. Il est à noter que la dépense par malade ALD progresse au même rythme que les malades qui ne sont pas ALD. Oui, mais un patient ALD coûte sept fois plus cher, nous dit la Sécu, qui explique la hausse des cas suivis par le vieillissement de la population, en particulier. L'explosion du nombre des ALD serait par conséquent inéluctable.
Des cas aggravés
Un raisonnement simpliste ! A croire que notre Sécu ne suit pas l'actualité médicale.
Les recherches sur les maladies chroniques battent leur plein dans de nombreux pays, dont la France, et telle ou telle pathologie réputée incurable aujourd'hui, pourrait bien être soignée avec des chances notables de succès dans moins d'une décennie. La prévention est susceptible également de progrès, et un suivi meilleur s'avère aussi possible. Frapper les assurés ALD aura pour première conséquence d'accroître la gravité des cas. Car les assurés ponctionnés, aux moyens réduits, commenceront par rogner sur les contrôles réguliers, très onéreux, au quotidien comme sur le long terme. Dans l'esprit des malades, comme il ne s'agit pas de soins directs de leur affection, ils les espaceront le plus possible. La Sécu fera des économies à court terme, mais récoltera des dépenses nettement alourdies à moyen terme. Si l'on se réfère au diabète, les glycémies quotidiennes (contrôle du taux de sucre) nécessitant des lancettes, des bandelettes réactives, des piles, etc .., peuvent être « économisées », mais le malade perd de vue l'évolution de son affection, et les « accidents » du fait de l'absence de gestion mènent à des hospitalisations, des amputations, et ainsi de suite, ruineuses, pour la Sécu.
Au demeurant, les critères d'attribution de la « qualité » d'ALD - trente maladies sont ainsi répertoriées - sont loin d'être clairs, et ils sont souvent appliqués de manière restrictive. Les praticiens savent bien qu'un suivi amélioré des ALD, bien loin de relever les dépenses, les diminuerait de façon sensible. Et que des investissements dans la recherche appropriée aiderait à la diminution des cas, bien mieux que les saignées financières. La Sécu, aiguillonnée par le gouvernement, veut prendre la voie opposée. Ses réflexions d'ordre comptable apparaissent vraiment à très courte vue. Au détriment de la santé des Français. De tous, car personne n'est à l'abri, tôt ou tard, d'une ALD.
Alexandre MARTIN National Hebdo du 16 au 22 août 2007
À en croire les responsables de la Sécu, d'ici huit ans, les dépenses de soins augmenteront de 50% par rapport à celle d'aujourd'hui pour atteindre 210 milliards d'euros Quelles causes provoqueront cette hausse fantastique ? Les fraudeurs, les CMU, les remboursements de médicaments ? Pas du tout, vous n'y êtes pas : les ALD. Ces saboteurs des plans de redressement sont, en clair, les Affections Longue Durée, tels les diabétiques, les hypertendus, les cancéreux, les malades d'Alzeimer, etc. Le constat est simple, ils coûtent « trop cher ».
À I' heure actuelle, les assurés atteints d'une ALD sont 7,4 millions, dont les frais médicaux et pharmaceutiques sont remboursés à 100 %. Avec un bémol : « pour la partie spécifique de leur traitement ». Ce qui signifie que, dans le cas où vous suivez un traitement résultant de votre maladie (exemple: soin des pieds pour un diabétique), vous n'êtes pas remboursé. Malgré cette restriction pas du tout annexe, les ALD coûteraient à la Sécu 73 % des soins de ville, 60 % du total des dépenses de la Sécu. Et 70 % en 2015, car les ALD devraient s'élever à 12 millions de malades cette année-là.
Conclusion de la CNAM (et donc du gouvernement) : il faut remédier à cela d'urgence. Comment? En augmentant drastiquement la CSG, ou en réduisant de 20 % les remboursements, ou en transférant les nouvelles dépenses aux mutuelles complémentaires. Perspectives inquiétantes pour les intéressés. Il est à noter que la dépense par malade ALD progresse au même rythme que les malades qui ne sont pas ALD. Oui, mais un patient ALD coûte sept fois plus cher, nous dit la Sécu, qui explique la hausse des cas suivis par le vieillissement de la population, en particulier. L'explosion du nombre des ALD serait par conséquent inéluctable.
Des cas aggravés
Un raisonnement simpliste ! A croire que notre Sécu ne suit pas l'actualité médicale.
Les recherches sur les maladies chroniques battent leur plein dans de nombreux pays, dont la France, et telle ou telle pathologie réputée incurable aujourd'hui, pourrait bien être soignée avec des chances notables de succès dans moins d'une décennie. La prévention est susceptible également de progrès, et un suivi meilleur s'avère aussi possible. Frapper les assurés ALD aura pour première conséquence d'accroître la gravité des cas. Car les assurés ponctionnés, aux moyens réduits, commenceront par rogner sur les contrôles réguliers, très onéreux, au quotidien comme sur le long terme. Dans l'esprit des malades, comme il ne s'agit pas de soins directs de leur affection, ils les espaceront le plus possible. La Sécu fera des économies à court terme, mais récoltera des dépenses nettement alourdies à moyen terme. Si l'on se réfère au diabète, les glycémies quotidiennes (contrôle du taux de sucre) nécessitant des lancettes, des bandelettes réactives, des piles, etc .., peuvent être « économisées », mais le malade perd de vue l'évolution de son affection, et les « accidents » du fait de l'absence de gestion mènent à des hospitalisations, des amputations, et ainsi de suite, ruineuses, pour la Sécu.
Au demeurant, les critères d'attribution de la « qualité » d'ALD - trente maladies sont ainsi répertoriées - sont loin d'être clairs, et ils sont souvent appliqués de manière restrictive. Les praticiens savent bien qu'un suivi amélioré des ALD, bien loin de relever les dépenses, les diminuerait de façon sensible. Et que des investissements dans la recherche appropriée aiderait à la diminution des cas, bien mieux que les saignées financières. La Sécu, aiguillonnée par le gouvernement, veut prendre la voie opposée. Ses réflexions d'ordre comptable apparaissent vraiment à très courte vue. Au détriment de la santé des Français. De tous, car personne n'est à l'abri, tôt ou tard, d'une ALD.
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Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!
LA SÉCU TRANSFORMÉE EN IMPÔT DE SOLIDARITÉ !
C'est la dernière trouvaille du gouvernement Fillon
Très volontariste, le gouvernement Fillon a fixé à l'horizon 2008 un objectif ambitieux : réduire à un tiers, soit 8 milliards d'euros, le déficit de 24 milliards de la Sécu. Irréaliste, impossible de juguler les dépenses ?
Le remède envisagé depuis longtemps par les ministères successifs est simple, son seul obstacle est politique. Il consiste à supprimer progressivement la totalité des remboursements effectués auprès des cotisants, les transformant ainsi en assujettis à l'impôt de solidarité santé envers les assistés.
Vision d'horreur sans fondement ? Toute l'évolution du système en peu d'années mène à cela, et dans les cénacles d'initiés, on en parle crûment. Mais il faut avancer par paliers, pour éviter le dérapage du mécontentement populaire.
A peine les franchises, plus le reste du « plan de redressement » version 2007, mis sur orbite qu'un constat nous est présenté : tout cela est insuffisant. Il faut plus d'«économies». Et le prévoyant gouvernement Fillon a ses recettes déjà mijotées. Cependant, avant de les annoncer, puis de les imposer, il lui faut entamer la préparation psychologique rendant les victimes consentantes. Un premier ballon d'essai a été lâché début août. Il s'agit des «frais financiers». Les autorités étaient jusqu'ici peu bavardes à ce sujet. Les voici prolixes. Car elles ont un bouc émissaire très crédible : la hausse des taux d'intérêt. On ne peut que les subir, évidemment, et l'on n'y est rien pour rien à Paris. Allez y donc voir entre Bruxelles, Francfort, Wall Street, la finance internationale, les taux de croissance, et ainsi de suite. Le fatalisme nous étreint. A pleurer et à payer. La note des frais ainsi mise en pleine lumière fait frémir. En 2006, on les chiffrait à 271 millions d'euros. En 2007, ils vont passer à 700 millions. Sérieuse enflure. Et en 2008, on s'attend à 1 milliard et 200 millions d'euros, au moins. Pas une bagatelle. Comment allons-nous payer ? Eh bien, le Sénat y a déjà pensé. Il existe une Caisse d'amortissement de la dette sociale, la CADES. Elle s'en chargera, par simple transfert de la Sécu, il suffit de quelques signatures autorisées.
Évidemment, la CADES ne dispose pas de machines à imprimer les euros. Il suffira d'augmenter le taux de la CRDS, la pompe d'alimentation de la dette sociale, et le tour sera joué. Une «contribution» qui contribue est dans son rôle. Depuis onze années, la CADES apure les dettes de la Sécu, avec l'argent rapporté par la CRDS. Le gouvernement, au travers d'une déclaration du ministre du Budget Eric Woerth, fait la fine bouche. Il n'est « pas favorable à une augmentation de la CRDS, ni d'ailleurs à celle de la CSG...» Ne doutons pas qu'il se laissera faire une douce violence, en ayant l'air de la déplorer, et que le démenti d'Eric Woerth ne sert qu'à élargir les limites de l'extension de prélèvement envisagé à la CSG.
Comme un oisillon hypnotisé par un serpent, la Sécu et l'Etat ont attendu la hausse des taux sans bouger. Personne, à la Caisse des dépôts ou ailleurs, n'a anticipé ce qui était inévitable, la vie financière se déroulant entre hausses et baisses cycliques. Pourtant, à bien des moments, des excédents se sont présentés, dont une partie aurait dû servir à des mesures de compensation du rebond de frais à venir. Ou les gestionnaires ont été parfaitement incompétents, ou bien - et cette hypothèse semble la bonne - on leur a ordonné de ne pas bouger, et les fonds momentanément disponibles ont été utilisés, on pourrait dire détournés, à des fins multiples et urgentes, mais sans lien réel avec le déficit de la Sécu. Les contribuables assurés sociaux paieront, un point c'est tout.
Alexandre MARTIN National Hebdo du 23 au 29 août 2007
C'est la dernière trouvaille du gouvernement Fillon
Très volontariste, le gouvernement Fillon a fixé à l'horizon 2008 un objectif ambitieux : réduire à un tiers, soit 8 milliards d'euros, le déficit de 24 milliards de la Sécu. Irréaliste, impossible de juguler les dépenses ?
Le remède envisagé depuis longtemps par les ministères successifs est simple, son seul obstacle est politique. Il consiste à supprimer progressivement la totalité des remboursements effectués auprès des cotisants, les transformant ainsi en assujettis à l'impôt de solidarité santé envers les assistés.
Vision d'horreur sans fondement ? Toute l'évolution du système en peu d'années mène à cela, et dans les cénacles d'initiés, on en parle crûment. Mais il faut avancer par paliers, pour éviter le dérapage du mécontentement populaire.
A peine les franchises, plus le reste du « plan de redressement » version 2007, mis sur orbite qu'un constat nous est présenté : tout cela est insuffisant. Il faut plus d'«économies». Et le prévoyant gouvernement Fillon a ses recettes déjà mijotées. Cependant, avant de les annoncer, puis de les imposer, il lui faut entamer la préparation psychologique rendant les victimes consentantes. Un premier ballon d'essai a été lâché début août. Il s'agit des «frais financiers». Les autorités étaient jusqu'ici peu bavardes à ce sujet. Les voici prolixes. Car elles ont un bouc émissaire très crédible : la hausse des taux d'intérêt. On ne peut que les subir, évidemment, et l'on n'y est rien pour rien à Paris. Allez y donc voir entre Bruxelles, Francfort, Wall Street, la finance internationale, les taux de croissance, et ainsi de suite. Le fatalisme nous étreint. A pleurer et à payer. La note des frais ainsi mise en pleine lumière fait frémir. En 2006, on les chiffrait à 271 millions d'euros. En 2007, ils vont passer à 700 millions. Sérieuse enflure. Et en 2008, on s'attend à 1 milliard et 200 millions d'euros, au moins. Pas une bagatelle. Comment allons-nous payer ? Eh bien, le Sénat y a déjà pensé. Il existe une Caisse d'amortissement de la dette sociale, la CADES. Elle s'en chargera, par simple transfert de la Sécu, il suffit de quelques signatures autorisées.
Évidemment, la CADES ne dispose pas de machines à imprimer les euros. Il suffira d'augmenter le taux de la CRDS, la pompe d'alimentation de la dette sociale, et le tour sera joué. Une «contribution» qui contribue est dans son rôle. Depuis onze années, la CADES apure les dettes de la Sécu, avec l'argent rapporté par la CRDS. Le gouvernement, au travers d'une déclaration du ministre du Budget Eric Woerth, fait la fine bouche. Il n'est « pas favorable à une augmentation de la CRDS, ni d'ailleurs à celle de la CSG...» Ne doutons pas qu'il se laissera faire une douce violence, en ayant l'air de la déplorer, et que le démenti d'Eric Woerth ne sert qu'à élargir les limites de l'extension de prélèvement envisagé à la CSG.
Comme un oisillon hypnotisé par un serpent, la Sécu et l'Etat ont attendu la hausse des taux sans bouger. Personne, à la Caisse des dépôts ou ailleurs, n'a anticipé ce qui était inévitable, la vie financière se déroulant entre hausses et baisses cycliques. Pourtant, à bien des moments, des excédents se sont présentés, dont une partie aurait dû servir à des mesures de compensation du rebond de frais à venir. Ou les gestionnaires ont été parfaitement incompétents, ou bien - et cette hypothèse semble la bonne - on leur a ordonné de ne pas bouger, et les fonds momentanément disponibles ont été utilisés, on pourrait dire détournés, à des fins multiples et urgentes, mais sans lien réel avec le déficit de la Sécu. Les contribuables assurés sociaux paieront, un point c'est tout.
Alexandre MARTIN National Hebdo du 23 au 29 août 2007
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Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!
Quand le Pouvoir aggrave le déficit pour la Sécu !
9,5 MILLIARDS d'euros, tel a été l'an dernier le montant du déficit du régime général (salariés) de la Sécurité sociale. Soit un milliard de plus qu'en 2006 selon la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS) dans un document publié le 22 avril. « Cette dégradation des comptes cache des évolutions contrastées selon les branches, a fait savoir la CCSS. Les branches maladie et famille sont en amélioration par rapport à 2006, tandis que les déficits des branches AT-MP (accidents du travail-maladies professionnelles) et surtout vieillesse se creusent », celle-ci enregistrant un déficit de 4,6 milliards d'euros (contre 1,9 milliard en 2006) en raison notamment du dispositif de retraite anticipée qui « continue d'être attractif, avec un coût à 2,1 milliards d'euros contre 1,8 en 2006 ».
L'EMPLOI "SENIOR" : LA TOTALE INCOHÉRENCE DU GOUVERNEMENT
On conçoit dans ces conditions que le gouvernement se mobilise pour maintenir les seniors en activité le plus longtemps possible - comme dans la plupart des autres pays d'Europe où l'on travaille jusqu'à ,67 ans. Mais il s'agit d'un vœu pieux : à supposer que les sexagénaires veuillent conserver ou obtenir un emploi, qui peut dans la conjoncture présente leur garantir la possibilité de l'exercer dans un Etat pratiquant systématiquement la préférence étrangère et cela, du reste, à tous les âges de la vie ? Pour obliger les entreprises à garder leurs salariés âgés ou à en engager, le ministre du Travail Xavier Bertrand songerait à un « quota d'embauches » sur le modèle de celui adopté en faveur des handicapés ... et qui s'est révélé un échec, les sociétés préférant payer une amende que recruter des personnes pour lesquelles elles devraient modifier leurs installations.
Mais, surtout, là où il pourrait agir directement, le gouvernement se garde bien de suivre ses propres directives. Le même 22 avril où l'on apprenait le déficit record de la branche vieillesse, dans une Lettre ouverte au président de la République, l'association PNT 65 ( <www.pnt65.fr> ) s'étonnait ainsi que, pour la seconde fois en six mois, « le ministre du Budget au Sénat en novembre dernier et le ministre du Travail hier à l'Assemblée Nationale, soient venus s'opposer à la liberté de pouvoir "travailler plus pour gagner plus" pour les navigants de l'aéronautique civile française, Hôtesses, Stewards et Pilotes de ligne ».
« Malgré la mise en demeure de la France par la Commission Européenne en décembre dernier pour non transposition de plusieurs règlements dont le 2000-78 qui interdit toute discrimination en matière d'emploi entre autres du fait de l'âge, accuse l'association, les Hôtesses et Stewards français sont toujours les seuls au monde à être licenciés à 55 ans. Les Pilotes de ligne français sont, quant à eux, licenciés à 60 ans alors que, dans la quasi-totalité des pays du monde et la totalité des pays européens à l'exception de l'Italie et de la Hongrie, nos collègues Pilotes du Transport Aérien Public peuvent aller jusqu'à 65 ans ». Et, plus fort encore, « voler sur notre territoire ainsi qu'au départ de nos aéroports » !
« Vous soutenez à juste titre qu'il faut développer la croissance, conclut PNT 65. Il y a une pénurie de pilotes dans le monde et Air France, qui licencie les siens à 60 ans, va devoir "clouer des avions au sol" par manque d'effectifs et donc ralentir sa croissance en France voire délocaliser des pans entiers de son activité. Comble de l'absurdité, cette compagnie cherche à présent des pilotes à l'extérieur de l'Union Européenne. Alors que "les caisses sont vides", que vont penser les salariés français lorsqu'ils vont découvrir qu'ils payent de leur poche tous ces navigants qui sont licenciés et qui vont, dans l'attente de percevoir leur retraite de base, toucher les indemnités des ASSEDIC ? »
Bonne question, sur laquelle devrait se pencher la Cour des Comptes.
Jacques LANGLOIS. Rivarol du 2 mai 2008
9,5 MILLIARDS d'euros, tel a été l'an dernier le montant du déficit du régime général (salariés) de la Sécurité sociale. Soit un milliard de plus qu'en 2006 selon la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS) dans un document publié le 22 avril. « Cette dégradation des comptes cache des évolutions contrastées selon les branches, a fait savoir la CCSS. Les branches maladie et famille sont en amélioration par rapport à 2006, tandis que les déficits des branches AT-MP (accidents du travail-maladies professionnelles) et surtout vieillesse se creusent », celle-ci enregistrant un déficit de 4,6 milliards d'euros (contre 1,9 milliard en 2006) en raison notamment du dispositif de retraite anticipée qui « continue d'être attractif, avec un coût à 2,1 milliards d'euros contre 1,8 en 2006 ».
L'EMPLOI "SENIOR" : LA TOTALE INCOHÉRENCE DU GOUVERNEMENT
On conçoit dans ces conditions que le gouvernement se mobilise pour maintenir les seniors en activité le plus longtemps possible - comme dans la plupart des autres pays d'Europe où l'on travaille jusqu'à ,67 ans. Mais il s'agit d'un vœu pieux : à supposer que les sexagénaires veuillent conserver ou obtenir un emploi, qui peut dans la conjoncture présente leur garantir la possibilité de l'exercer dans un Etat pratiquant systématiquement la préférence étrangère et cela, du reste, à tous les âges de la vie ? Pour obliger les entreprises à garder leurs salariés âgés ou à en engager, le ministre du Travail Xavier Bertrand songerait à un « quota d'embauches » sur le modèle de celui adopté en faveur des handicapés ... et qui s'est révélé un échec, les sociétés préférant payer une amende que recruter des personnes pour lesquelles elles devraient modifier leurs installations.
Mais, surtout, là où il pourrait agir directement, le gouvernement se garde bien de suivre ses propres directives. Le même 22 avril où l'on apprenait le déficit record de la branche vieillesse, dans une Lettre ouverte au président de la République, l'association PNT 65 ( <www.pnt65.fr> ) s'étonnait ainsi que, pour la seconde fois en six mois, « le ministre du Budget au Sénat en novembre dernier et le ministre du Travail hier à l'Assemblée Nationale, soient venus s'opposer à la liberté de pouvoir "travailler plus pour gagner plus" pour les navigants de l'aéronautique civile française, Hôtesses, Stewards et Pilotes de ligne ».
« Malgré la mise en demeure de la France par la Commission Européenne en décembre dernier pour non transposition de plusieurs règlements dont le 2000-78 qui interdit toute discrimination en matière d'emploi entre autres du fait de l'âge, accuse l'association, les Hôtesses et Stewards français sont toujours les seuls au monde à être licenciés à 55 ans. Les Pilotes de ligne français sont, quant à eux, licenciés à 60 ans alors que, dans la quasi-totalité des pays du monde et la totalité des pays européens à l'exception de l'Italie et de la Hongrie, nos collègues Pilotes du Transport Aérien Public peuvent aller jusqu'à 65 ans ». Et, plus fort encore, « voler sur notre territoire ainsi qu'au départ de nos aéroports » !
« Vous soutenez à juste titre qu'il faut développer la croissance, conclut PNT 65. Il y a une pénurie de pilotes dans le monde et Air France, qui licencie les siens à 60 ans, va devoir "clouer des avions au sol" par manque d'effectifs et donc ralentir sa croissance en France voire délocaliser des pans entiers de son activité. Comble de l'absurdité, cette compagnie cherche à présent des pilotes à l'extérieur de l'Union Européenne. Alors que "les caisses sont vides", que vont penser les salariés français lorsqu'ils vont découvrir qu'ils payent de leur poche tous ces navigants qui sont licenciés et qui vont, dans l'attente de percevoir leur retraite de base, toucher les indemnités des ASSEDIC ? »
Bonne question, sur laquelle devrait se pencher la Cour des Comptes.
Jacques LANGLOIS. Rivarol du 2 mai 2008
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Re: Comment on nous prépare à la liquidation de la Sécu!
Déficit de la Sécurité sociale : Et si on parlait des responsables
Estimé à 3,3 milliards d'euros pour 2002, 4,6 milliards prévus en 2003, le déficit de la Sécurité sociale ne cesse de se creuser sous le poids croissant d'une immigration incontrôlée et d'une politique de protection sociale construite sur le principe de l'égalitarisme.
Vingt-sixième plan élaboré par le ministère de la Santé depuis 1980, le texte présenté par Jean-François Mattei entend à l'instar de ses prédécesseurs s'attaquer à la maîtrise des dépenses de santé en sanctionnant d'abord les patients et donc les contribuables qui financent par leurs impôts la Sécurité sociale. Trop souvent malades les Français et « accros » aux médicaments ? C'est semble-t-il l'opinion du ministre de la Santé qui annonce en conséquence un plan de « déremboursement » des médicaments au Service médical rendu (SMR) insuffisant (qui concerne 835 des 4 490 actuellement remboursés) et une baisse de remboursement des médicaments disposant d'une version générique (copie moins onéreuse du médicament).
Ces mesures censées « assurer une économie estimée à plusieurs millions d'euros » relève pourtant d'une pure hypocrisie gouvernementale. Les médicaments visés font en effet partie de ceux les plus utilisés par les Français dans le traitement de maladies bénignes (grippe, maux de gorge, fièvre, maux de tête... ). En supprimant le remboursement de ces médicaments de base, le gouvernement réalise certes une économie importante mais il se place en contradiction avec sa rhétorique incitant les patients à privilégier dans certains cas (notamment les angines) ces mêmes médicaments en lieu en place des traitements antibiotiques jugés trop onéreux !
Une escroquerie de plus qui masque mal les véritables raisons de ce déficit continu des comptes de la Sécurité sociale. Cette focalisation ministérielle sur le coût des médicaments et la nécessité d'y remédier en engageant un plan de « déremboursement » ne tient pas la route si l'on analyse en détail les chiffres en question. La branche maladie tant décriée par Jean-François Mattei représente 120 milliards du budget colossal de la Sécurité sociale (300 milliards). Au sein de cette branche, les dépenses en médicaments absorbent 15 milliards d'euros et les médicaments à service rendu médical estimé insuffisant 11 % et à peine 1,3 % des dépenses maladie. Ramené à la loi de financement de la Sécurité sociale, le chiffre devient insignifiant (0,4 % des dépenses) levant le voile sur la duperie gouvernementale.
Car c'est bien de forfaiture que le gouvernement se rend coupable en tentant de faire croire aux Français qu'ils sont les premiers responsables du déficit de la Sécurité sociale (quand les impôts et autres charges ne cessent de s'alourdir !). Il faut une fois de plus briser le tabou, pointer du doigt l'irresponsable législation sociale égalitariste qui agit comme un aimant auprès des populations indigentes du tiers monde. Une politique qui, en refusant la prétendue discrimination (c'est-à-dire comme le réclame le Front National l'application de la préférence nationale et l'instauration de caisses séparées entre Français et étrangers), permet à des dizaines de milliers d'allogènes ne travaillant pas de bénéficier des mêmes prestations sociales que les Français.
Quand on sait que l'immigration coûte quelque 300 milliards de francs par an on peut aisément imaginer le poids - toujours plus important qu'elle prend dans le gouffre abyssal de la Sécurité sociale.
À cette politique de redistribution systématique, faut-il encore ajouter l'hérésie socialiste que constitue la Couverture Maladie universelle (que la droite raffarinesque s'est bien gardée d'abroger) qui permet aux clandestins de bénéficier des mêmes droits que n'importe quel assuré. Ce qui, pour des millions d'Africains frappés par là pandémie du Sida, est une aubaine et l'occasion de se faire soigner gratuitement ou plus exactement aux frais du contribuable français bientôt condamné à payer de sa poche le moindre anti-douleur que la Sécurité sociale ne lui remboursera plus.
✍ Éric Domard Français d'Abord novembre 2002
Estimé à 3,3 milliards d'euros pour 2002, 4,6 milliards prévus en 2003, le déficit de la Sécurité sociale ne cesse de se creuser sous le poids croissant d'une immigration incontrôlée et d'une politique de protection sociale construite sur le principe de l'égalitarisme.
Vingt-sixième plan élaboré par le ministère de la Santé depuis 1980, le texte présenté par Jean-François Mattei entend à l'instar de ses prédécesseurs s'attaquer à la maîtrise des dépenses de santé en sanctionnant d'abord les patients et donc les contribuables qui financent par leurs impôts la Sécurité sociale. Trop souvent malades les Français et « accros » aux médicaments ? C'est semble-t-il l'opinion du ministre de la Santé qui annonce en conséquence un plan de « déremboursement » des médicaments au Service médical rendu (SMR) insuffisant (qui concerne 835 des 4 490 actuellement remboursés) et une baisse de remboursement des médicaments disposant d'une version générique (copie moins onéreuse du médicament).
Ces mesures censées « assurer une économie estimée à plusieurs millions d'euros » relève pourtant d'une pure hypocrisie gouvernementale. Les médicaments visés font en effet partie de ceux les plus utilisés par les Français dans le traitement de maladies bénignes (grippe, maux de gorge, fièvre, maux de tête... ). En supprimant le remboursement de ces médicaments de base, le gouvernement réalise certes une économie importante mais il se place en contradiction avec sa rhétorique incitant les patients à privilégier dans certains cas (notamment les angines) ces mêmes médicaments en lieu en place des traitements antibiotiques jugés trop onéreux !
Une escroquerie de plus qui masque mal les véritables raisons de ce déficit continu des comptes de la Sécurité sociale. Cette focalisation ministérielle sur le coût des médicaments et la nécessité d'y remédier en engageant un plan de « déremboursement » ne tient pas la route si l'on analyse en détail les chiffres en question. La branche maladie tant décriée par Jean-François Mattei représente 120 milliards du budget colossal de la Sécurité sociale (300 milliards). Au sein de cette branche, les dépenses en médicaments absorbent 15 milliards d'euros et les médicaments à service rendu médical estimé insuffisant 11 % et à peine 1,3 % des dépenses maladie. Ramené à la loi de financement de la Sécurité sociale, le chiffre devient insignifiant (0,4 % des dépenses) levant le voile sur la duperie gouvernementale.
Car c'est bien de forfaiture que le gouvernement se rend coupable en tentant de faire croire aux Français qu'ils sont les premiers responsables du déficit de la Sécurité sociale (quand les impôts et autres charges ne cessent de s'alourdir !). Il faut une fois de plus briser le tabou, pointer du doigt l'irresponsable législation sociale égalitariste qui agit comme un aimant auprès des populations indigentes du tiers monde. Une politique qui, en refusant la prétendue discrimination (c'est-à-dire comme le réclame le Front National l'application de la préférence nationale et l'instauration de caisses séparées entre Français et étrangers), permet à des dizaines de milliers d'allogènes ne travaillant pas de bénéficier des mêmes prestations sociales que les Français.
Quand on sait que l'immigration coûte quelque 300 milliards de francs par an on peut aisément imaginer le poids - toujours plus important qu'elle prend dans le gouffre abyssal de la Sécurité sociale.
À cette politique de redistribution systématique, faut-il encore ajouter l'hérésie socialiste que constitue la Couverture Maladie universelle (que la droite raffarinesque s'est bien gardée d'abroger) qui permet aux clandestins de bénéficier des mêmes droits que n'importe quel assuré. Ce qui, pour des millions d'Africains frappés par là pandémie du Sida, est une aubaine et l'occasion de se faire soigner gratuitement ou plus exactement aux frais du contribuable français bientôt condamné à payer de sa poche le moindre anti-douleur que la Sécurité sociale ne lui remboursera plus.
✍ Éric Domard Français d'Abord novembre 2002
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