L'Europe des contradictions politiques

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JCL31
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L'Europe des contradictions politiques

Messagepar JCL31 » 12/01/2012 - 21:51

Dans notre belle €urop€ c'est un fait il est interdit d'aimer sa nation.
Il faut être €uropéen, Européiste, Europhile, tout comme il faut, tout bien moulé.
Pourtant il y a quelques contradictions de quelques contradicteurs, que j’appellerai des,"contratdictateurs".

Ces "contratdictateurs" pourraient faire front à cette mécanique couteuse, oppressive voire totalitaire dans ses engagements auprès des peuples qui composent l'Occident.
Dernier vilain méchant, Viktor Orban le premier Ministre hongrois pris à parti par le grand intervenSioniste Cohn-bendit (Voir la vidéo >>>http://youtu.be/beVC30t-jZM).
Non! Orban n'est pas un "contratdictateur" il est considéré comme Europhobe par ceux là, ce qui n'est pas la même chose.
Les "contratdictateurs" se sont les Anglais par exemple, qui n'ont pas voulu de l'€uro et à qui les technocroutes n'ont rien imposé, mais il y a aussi la Suède et, le Danemark.
Tout ce joli monde crache dans la soupe de l'Europe des nations mais mange à la table des gargantuesques technoploucs de Bruxelles.

PRÉSIDENCE DANOISE DE L'UNION EUROPÉENNE : SUÉDOIS, DANOIS ET ANGLAIS EURO-SEPTIQUES MAIS BON MANGEURS.

Succédant à la Pologne, le Danemark, qui ne fait pas partie de l’« euro », a pris le 04/01/2012 la présidence tournante de l’« UE ».
Ce petit pays de 5,6 millions d’habitants, gouverné par le centre gauche, sera en première ligne face à la crise de l’« euro ».
Mais il risque d’être marginalisé comme les neuf autres pays membres, qui n’ont pas adopté la monnaie unique.
Suite au rejet du « traité de Maastricht » par « référendum » en 1992, Copenhague a signé en 1993 un « traité » allégé :cry: posant quatre réserves qui excluent sa participation dans des domaines clés tels que la Défense ou la « zone euro ».
Source : « Est-républicain ».

SUÉDOIS ET DANOIS ANTI-EURO

La Suède et le Danemark sont plus que jamais attachés à leur monnaie, la couronne. La Suède a affiché une « croissance » de 4,6 % sur un an au troisième trimestre (+0,2 % pour la « zone euro ») et a enregistré un bond de 41,8 % de son « excédent commercial » en octobre 2011 sur un an, alors que sa production industrielle progressait de 4,7 % sur la même période. Mais ces dernières semaines l’économie suédoise a connu un fort ralentissement et les prévisions pour 2012 sont moins réjouissantes, avec une croissance du « PIB » autour de +1,3 %. En novembre 2011, le « taux de chômage » en Suède était de 6,7 %.

Le Danemark subit les effets de la crise depuis plusieurs trimestres et navigue au bord de la récession. Le gouvernement a revu à la hausse le déficit de l’État en 2012 à 5,5 % du « PIB », soit 100,7 milliards de couronnes (13,5 milliards d’euros), contre les 96 milliards précédemment attendus. Dans ce contexte, Suédois et Danois se montrent plus attachés que jamais à leur couronne respective et rejettent l’« euro » à une écrasante majorité : selon de récents sondages, 87,6 % des Suédois et 71 % des Danois veulent conserver la couronne.

LE ROYAUME-UNI AUSSI

Selon un sondage effectué dans la foulée du retentissant veto du Premier ministre conservateur David Cameron lors du dernier sommet européen, 65 % des Britanniques estiment que l’« euro » est voué à disparaître et 19 % seulement parient sur sa survie. La question sur l’opportunité d’adopter un jour la monnaie unique n’a même pas été posée par les sondeurs ! Les bénéfices de l’isolement monétaire britannique semblent pourtant limités : le « déficit public » sera supérieur en 2011 à celui de la Grèce, sa dette rejoint celle de la France tandis que le chômage est au plus haut depuis 17 ans et l’« inflation » deux fois plus élevée que dans la « zone euro » ! Toutefois le Royaume-Uni dispose d’une « banque centrale autonome » qui, depuis trois ans, a injecté plus de 300 milliards d’euros dans l’économie sans hésiter, contrairement à la « BCE », à faire tourner la « planche à billets » pour racheter en masse des obligations d’État. Londres parvient ainsi à financer sa dette dans d’excellentes conditions.

PRÉSIDENCE DE L'UE : LES DANOIS VEULENT DÉFENDRE L'EURO MAIS SANS LE REJOINDRE.

Le Danemark,donc, préside l'« Union » jusqu'en juin 2013, et à fait voeux de participer aux côtés des Etats de la « zone euro » au nouveau traité de discipline budgétaire en négociation à Bruxelles.
Ecrit par anne bauer. Source : « Les Echos ».

Le petit royaume du Danemark veut une Europe « responsable, dynamique, verte et sûre ». Telle est l'antienne déclinée par tous ses nouveaux ministres de centre gauche, tout juste élus depuis cent jours, alors que le pays prend jusqu'en juin la présidence de l'« Union européenne ». A quarante-cinq ans, le Premier ministre social-démocrate, Helle Thorning-Schmidt, à la tête du plus jeune gouvernement d'Europe (42 ans de moyenne d'âge), veut donner des gages de la sincérité de son engagement européen, sans toutefois prendre le risque de braquer les Danois, dont plus de 60 % se prononcent dans les sondages contre l'« adhésion » à la monnaie unique.

Seul pays avec la Grande-Bretagne à bénéficier d'une exemption qui le dispense à jamais d'adopter l'euro, le Danemark veut pourtant participer aux côtés des Etats de la zone euro au nouveau traité de discipline budgétaire actuellement en négociation à Bruxelles. Mme Thorning-Schmidt avoue ne pas avoir compris le refus britannique de rejoindre cette initiative, et souligne qu'une Europe « responsable » doit régler la crise de la dette, qui est aussi avant tout une « crise de discipline ».

« Nous exportons 70 % de notre production nationale, il est vital pour nous de participer à la défense de la + zone euro + », renchérit le ministre des Affaires européennes danois, Nicolai Wammen. Comme l'adhésion au nouveau traité ne remet pas en question la couronne danoise, liée par un taux de change fixe à l'« euro » avec une marge de fluctuation réduite à 2,25 %, le Danemark veut donc bien ajouter à son droit une nouvelle « règle d'or ». D'autant plus qu'il appartient aux bons élèves de l'Europe avec un déficit contenu sous les 3 % et un endettement public de moins de 45 %.
Toutefois, avant de s'engager, le ministre de l'Economie, Margrethe Vestager souligne qu'il faut encore préciser les règles de calcul du déficit structurel et se demande si, juridiquement, une adoption via une « loi budgétaire » suffira, car, pour le Danemark, un changement de « Constitution » est un processus très lourd qui réclame un « référendum » et la tenue d'élections.
Ainsi, la « Constitution » n'ayant pas changé depuis soixante ans, elle envoie à ce qui lisent entre les lignes un message clair, ils ne se plieront pas une fois de plus aux règles qu'ils sont près à édicter aux autres.

LE FORMATAGE PAR PLUS D'EFFICACITÉ ENERGÉTIQUE

Helle Thorne-Schmidt convient toutefois que l'Europe ne peut passer son temps à s'occuper de ses règles de discipline budgétaire et qu'il est temps de parler de croissance, de cette Europe « dynamique et verte » qu'elle appelle de ses voeux. Pour son gouvernement, cela doit passer par une relance du marché unique, un refus absolu de toute forme de protectionnisme, une accélération des négociations en cours sur des accords de libre-échange avec le Canada, l'Inde, le Japon, et surtout par une relance de la politique verte pour réaffirmer la suprématie européenne dans les énergies propres. Son gouvernement insiste ainsi sur l'adoption d'une directive sur l'« efficacité énergétique » bien plus contraignante que les textes actuels.

Ecologiques et libéraux, les socialistes danois ne semblent guère séduits par la taxe sur les « transactions financières (TFF) », dont ils redoutent les effets sur l'emploi. Pour la ministre de l'Economie, les priorités fiscales passent d'abord par l'achèvement d'une très vieille querelle sur la « fiscalité de l'épargne », afin d'obliger les Etats membres à communiquer entre eux les informations sur les comptes étrangers qu'ils détiennent. Rien ne dit que le Danemark y parviendra au cours des six prochains mois.
D'ailleurs, afficher une volonté politique ne veut pas obligatoirement dire qu'ils aient une réelle envie de le faire.
Ces discours de politiciens n'engagent souvent que ceux qui les croient.

CONCLUSION

Ces "contradictateurs", par leurs actions laissent supposer qu'ils défendent en premier lieu leur identité, hors, par leur volontaire hypocrisie ils ne contribuent qu'à la mise en place d'une €urop€ asservie à des règles dictées par le mondialisme.
Ils usent de la démocratie pour une communauté que l'on peut qualifier de mafieuse, celle qui détient des capitaux, la finance, et les économies des états, celles qui détruit, lentement mais surement et sans le montrer les nations, en faisant preuve de crédibilité et de dialogues, trop sournois pour être compris massivement par les €urpéens.
Les Anglais sont très forts dans ce domaine, et ils ont pour ça un porte parole, Nigel Farage, réputé pour ses critiques et les vérités souvent fondées sur cette Europe.
Ils comptent d'ailleurs beaucoup d'adeptes de ces paroles ce qui conforte les Anglo-Saxons dans leur position, d'atermoyer, tout en leur permettant, sans rien vouloir changer, de profiter de tous les avantages.
Si ces pays se posant en donneur de leçons mais conservent leur monnaies c'est qu'ils y trouvent un avantage.
Contrairement à nos économistes et experts de tous poils qui défendent l'€uro et le système, ils peuvent ainsi dévaluer leur monnaie au grès des tempêtes pour nager dans la crise, donnant raison à Marine sur les avantages d'un retour au Franc indexé sur l'€uro.
Pourquoi la France, à près tout, n'aurait elle pas le droit elle aussi à préserver son autonomie monétaire ?
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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Erasme
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Re: L'Europe des contradictions politiques

Messagepar Erasme » 12/01/2012 - 23:27

Excellente analyse
Tout à fait d'accord
"Cogito ergo sum"


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