Le réveil européen : dispositif de subsidiarités ou génie so

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Pat
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Le réveil européen : dispositif de subsidiarités ou génie so

Messagepar Pat » 09/02/2010 - 19:29

Sur le site d’europemaxima, M. Georges Feltin-Tracol a publié, le 6 juillet dernier, une contribution importante sur « Patries, État et post-modernité dans le nouvel ordre de la Terre ».. Profus de multiples idées, son propos a le grand mérite d’aller de l’avant, tout en ayant le souci de rendre fécondes les fondations héritées des âges ancestraux. Il lie ainsi dans une dynamique productive les arkhés et le dessein d’une autre forme européenne. En cela sa démarche est éminemment moderne, et donc ni passéiste ni postmoderne, bien qu’il préfère sans doute s’en défendre.

La lucidité et l’appétit d’une régénération européenne amènent Georges Feltin-Tracol à juger que des formes politiques actuelles, telles que l’État-nation, n’ont plus de sève et sont en voie de décomposition. On ne renaît pas, en effet, de ruines herméneutiques immédiates, et il faut savoir discerner puis cultiver les nouvelles pousses de l’histoire si l’on veut une métamorphose supérieure de l’actuelle lie européenne.

Comme toutes les thèses qui exposent des points de vue audacieux, celle de Georges Feltin-Tracol revêt un caractère problématique qui donne à réfléchir, ainsi qu’à en questionner divers aspects. L’auteur perçoit bien, par exemple, que la liberté politique et historique d’un peuple jaillit de son identité créatrice. Il n’y a de République réelle que celle d’une communauté populaire qui fait croître son propre au travers des formes, entre autres politiques, qu’elle se donne. Quelle est la légitimité d’un régime qui ne servirait pas l’expression du génie commun ? Et ce génie, tous doivent l’assumer, quels que soient les métiers, les hiérarchies sociales et les positions politiques.

Une telle propriété commune d’une forme commune est-elle cependant compatible avec le principe de subsidiarité ? Certes, on peut penser que ce principe a pour motif de limiter la sphère de compétences d’un pouvoir suprême et partant, de sauvegarder celles de collectivités politiques, à la fois plus restreintes et subordonnées, lesquelles restent mieux qualifiées pour délibérer et décider sur des sujets qui leur sont proches. Ce qui est « subsidiaire » se définit par rapport à ce qui est éminent et central. Or, c’est bien dans cette différence entre centralité et subsidiarité, transcendance et immanence, que se joue la conscience historique d’un peuple libre.

Hétéronomie des subsidiarités versus autonomie du génie populaire

Le principe de subsidiarité provient de la philosophie politique de l’aristotélico-thomisme. Il est donc hérité de la théologie politique catholique et de son ordre hiérarchique. Pour celle-ci, l’exercice de compétences subsidiaires vient toujours en second lieu appuyer l’ordre général défini par le sommet théologico-politique. En régime théocratique, prévaut le pouvoir apostolique et clérical qui édicte ce qui doit être pour le bien commun. La pratique sociale des fidèles sujets jouit d’une liberté qui se borne à entretenir ce qui leur est approprié d’avance, c’est-à-dire leur espace familier, quotidien, bref les lieux de leurs ouvrages domestiques et régionaux. Il n’est pas question pour ces sujets de débattre collectivement de leur être-ensemble et des principes qui le régissent. Le summum politique ne leur appartient pas, et ils doivent lui obéir.

Une telle structure d’obéissance et de commandement fonctionne sur un principe d’hétéronomie morale et politique : la communauté populaire accepte de se soumettre à un pouvoir transcendant, et d’en suivre les lois. Elle ne possède pas les clefs de sa propre compréhension générale, ignorant qu’elle peut s’en doter par l’exercice de sa raison instruite de connaissances. Elle oublie de s’affirmer comme totalité libre et immanence créatrice, d’autant plus qu’elle a la foi, non pas dans sa puissance historique et civique, mais dans les illusions surnaturelles qu’on lui prêche, qu’elle est fascinée par la pompe du pouvoir théologique et qu’elle croît à l’exemplarité morale des pontifes et des clercs mis en spectacle. Il faut aussi remarquer que la domination historique de l’Église catholique a crû soit sur des peuples éreintés par la chute de l’empire romain, soit sur des forces barbares mais assagies qui conquéraient le pouvoir politique mais restaient incapables d’en penser et formuler les critères de légitimité. L’autorité hétéronome de l’Église catholique ne fit que profiter de la faiblesse morale des uns et intellectuelle des autres.

Le manque de confiance en soi, la conscience coupable et la crise de l’intelligence favorisent toujours les entreprises d’une puissance publique hétéronome. En revanche, sitôt qu’une communauté consciente de ses possibilités naît, prospère et jouit de ses propres forces productives, elle se met à combattre l’hétéronomie politique, morale et juridique qui la subjuguait jusqu’alors. Elle affirme bientôt l’autonomie de sa vie publique et de ses décisions historiques. Les républiques « bourgeoises » du nord de l’Italie ne firent pas autre chose au Trecento, et c’est pourquoi elles donnèrent naissance à l’Humanisme et à sa réinterprétation de l’héritage antique. Peut-on vraiment penser que les patriotes italiques se satisfissent de leurs droits subsidiaires par rapport à la férule du Vatican ? Jaillissant de l’immanence productive d’un peuple, l’identité civique s’affronte nécessairement à tout ordre fixe de subsidiarités.

L’idéologie du subsidiaire, une stratégie du confinement politique

L’analogie avec ces temps médiévaux et renaissants permet de mieux comprendre les enjeux de la subsidiarité dans l’Europe contemporaine. Remplacez le dieu unique et créateur par le Marché, le péché originel par l’Holocauste, le fils de l’Homme par l’Humanité souffrante, la Croix par Auschwitz, la sainte messe par les cérémonies mémorielles, l’adoration de Marie par l’idolâtrie médiatico-féministe (iconolâtrie spectaculaire d’Ingrid Bettencourt, par exemple), le Pauvre innocent ou martyr par l’immigré et le clandestin, les légions de Satan par celles du terroriste ou du patriote armé, le clergé apostolique par la médiacratie, les ordres mendiants et prêcheurs par les associations militantes du secours humanitaire, enfin la théocratie universelle par la technocratie globalitaire ; et vous vous rendrez compte que la domination idéologique actuelle hérite des structures culpabilisantes et pénitentielles de la mentalité chrétienne et qu’elle en reproduit les tropismes moraux au travers du conditionnement spectaculaire. (soulignement de l'éditeur)

Notre actualité n’a donc rien de moderne, rien de civil et de civique, rien de lumineux et de productif. L’œuvre herculéenne de bâtir la civilisation ainsi que le feu prométhéen de la connaissance sont en train de déserter l’Europe, et notamment la France. Nous vivons des temps néo-médiévaux avec leurs crédulités, leurs dogmes, leur Inquisition et leurs chapelles. Le langage de la raison cultivée quitte progressivement ce continent en voie d’arriération et de tiers-mondisation. Les individus désunis ne savent plus très bien ce qui leur est réellement utile, et les sociétés politiques pas davantage. L’incohérence du jugement et la schize des sentiments dominent une pauvre conversation civile. Quant aux élites auto-proclamées, elles gardent assez de ruse pour intoxiquer de boniments les populations petites-bourgeoises, mais elles restent autant frappées d’idiotie, quand elles ne savent que réitérer leurs besognes technocratiques, leurs engrenages financiers et leur bavardage humanologique.

Comme la paresse de l’esprit caractérise aujourd’hui dominants et dominés, comme on aime à se draper dans les grâces du Salut, qu’il provienne pour les uns de l’ouverture à « l’Autre » ou pour quelques autres de la « quête du sacré », on fuit l’effort de la pensée et on finit dans l’agitation. Loin d’affronter les rapports de puissance historiques, les belles âmes débitent leurs solutions qui sont davantage faites pour exprimer leurs traumas métaphysiques ou politiques que pour transformer la situation vitupérée. Pourtant, l’originalité de l’Europe conquérante a toujours levé sur la mise en question du monde et les expériences qu’elle suscitait. Dans ces basses heures, où règne l’illusion de tout comprendre sans effort, le « retour du religieux » jouit de l’acclamation des pouvoirs. Il est si facile de gouverner des esprits simplifiés. Il n’est dès lors pas étonnant que de multiples connivences politiques, médiatiques et cléricales organisent la propagande du Croissant sur nos terres où fleurirent tant de questions et d’inventions. Le simplisme des objurgations et mœurs mahométanes satisfait autant les oligarques, assoiffés de soumission collective, que les hallucinés du salut humanologique, enfin que les fanatiques de l’anti-modernité. Tous ont le même but : liquider l’esprit d’aventure européen pour que règne un ordre immuable, celui du monothéisme en ses avatars, Crucifié, Prophète, ou Homme du rendement et de l’indistinction. Ainsi habitée par le calcul et le ressentiment, la population européenne consent toujours davantage à la férule des pasteurs qu’au risque des défricheurs. L’âge du pastorat technique peut fort bien se combiner dans l’Europe épuisée avec une nouvelle forme de despotisme asiatique.

Dès lors, l’édifice des subsidiarités doit être compris dans son contexte moral et politique. L’Europe actuelle n’est en rien un empire et ne saurait le devenir. L’eurocratie consiste dans une domination parasitaire qui, loin de réveiller des peuples rompus, achève de les corrompre. La pseudo-construction de l’Europe traduit en réalité la décomposition même du génie européen. L’impuissance sécuritaire règne sans partage de bas en haut de l’édifice. C’est pourquoi appliquer à ce dernier le principe de subsidiarité en renforce seulement la hiérarchie morbide : à la tête technocratique, les décisions d’ordre général ; aux membre agonisants, les décisions relevant d’enjeux de proximité, c’est-à-dire les moins politiques. Il faut bien comprendre le principe de subsidiarité comme une injonction morale et politique de confinement : occupez-vous de votre village, de votre zone (et aussi de votre sexe, de votre peau et de vos émotions), et laissez la « gouvernance » des experts décider de votre destin commun, et encore plus en amont, des critères de votre bien futur ! Il va sans dire que ces critères déterminent subrepticement la définition et le jeu des compétences subsidiaires. On peut ainsi évacuer dans le domaine subsidiaire des questions gênantes d’ordre général, telle la formation de l’homme européen, par exemple. Entre le subsidiaire et l’auxiliaire souffle un air de familiarité ; et ces deux notions exhalent une odeur de domesticité.

L’Europe des subsidiarités : une zone fragmentaire de l’espace atlantique

En revanche, quand un peuple est transi d’un génie expressif, tous ses citoyens font effort pour participer à la forme matérielle et spirituelle qu’il se donne. Affirmant son autonomie démiurgique, sa puissance métamorphique, leur volonté générale rejette autant l’hétéronomie de l’État que les rets insidieux des appareils multi et supranationaux. Toute politique identitaire repose sur une reconquête de soi, laquelle culmine dans l’autonomie de la conscience populaire et, si elle en a les moyens, dans la souveraineté politique. Une conscience si vigoureuse refusera nécessairement d’entrer dans un système de subsidiarités, à moins d’y être poussée par un calcul de survie politique. Face à une énorme force barbare, une cité, un pays, peuvent se subordonner à un empire qui leur assure au moins leurs libertés de mœurs et de culture. Mais la rançon en est que leur expression politico-historique est désormais une fonction subsidiaire du centre impérial. Quant à celui-ci, il repose nécessairement sur un peuple, lequel par ses vertus, et aussi la bonne Fortune, a su affirmer son indépendance puis s’agréger ensuite ses vaincus, ses alliés et ses protégés. Impérieux parce qu’impérial, ce peuple entend juger de tout ce qui le concerne et ses intérêts propres n’ont rien de subsidiaire. Tandis que le groupe subordonné voit sa puissance d’être bornée par la subsidiarité, le souffle de toute république souveraine éploie les multiples possibilités du monde qu’elle façonne

Or, une communauté politique si vertueuse n’existe pas dans l’Europe contemporaine. Usées par leurs expériences historiques, les populations y ont abdiqué les ambitions créatrices de la puissance. Craignant que la guerre n’en soit l’issue, elles sont persuadées que l’impuissance assure la paix. Comment d’ailleurs les convaincre du contraire quand elles voient Américains, Russes, Caucasiens, Israéliens, communautés islamistes… recourir à la guerre pour transformer des situations politiques ? La seule stratégie qui leur convient est de contaminer tous les autres pays du virus de l’impuissance. Et il faut reconnaître que l’eurocratie diplomatique se consacre à cette tâche avec constance, et non sans un certain succès (au profit néanmoins du prédateur américain qui ensuite dépècera la proie endormie).

Ce goût pour l’impuissance est au fond préservé par cette sorte d’empire que sont les États-Unis. La grande fatigue européenne s’appuie sur son tuteur américain pour s’alanguir dans ses songes d’irénisme. Il faut simplement que celui-ci ne manifeste pas trop visiblement son entreprise d’hégémonie mondiale, et il trouvera dans les Européens les meilleurs auxiliaires de l’arasement globalitaire. Ce sont l’inquiétude et le ressentiment contre l’affirmation de soi qui nourrissent l’anti-américanisme en Europe, nullement un esprit de croissance historique. La popularité en Europe des candidats démocrates, lors des élections présidentielles aux États-Unis, tient à ce que les opinions européennes croient qu’ils leur ressemblent et que leur rhétorique de sentiments sociaux les délivrera des angoisses de l’histoire qui se fait.

Faire et subir l’Histoire : aucune humanité, fût-elle religieuse, morale ou économique, n’échappe à cette condition constitutive de la vie commune, surtout depuis que l’Occident a imprimé le jeu de ses concepts sur la planète entière. A ne pas vouloir la faire, les Européens la subiront. D’ailleurs, ils la subissent déjà : englobés dans le système américano-atlantique, ils n’ont que des intérêts subsidiaires à faire valoir auprès de son centre. Ils n’ont aussi que des compétences subsidiaires à apporter à ce même centre (La French Touch en matière d’information ou d’intervention humanitaire, par exemple). L’édifice européen de subsidiarités fédérées, auquel rêvent certains, n’arrache aucunement l’Europe à son statut d’auxiliaire du dispositif globalitaire. L’Europe des subsidiarités, ce sont des fragments d’Européens, fatigués et habilement subordonnés. Un simulacre d’Empire est déjà là, fort de ses hiérarchies technocratiques, et il ne sert à rien de rêver à lui en substituer immédiatement un autre, quand les conditions spirituelles et politiques de sa naissance n’existent point. L’empilement et l’empêtrement des subsidiarités européennes concrétisent en vérité des subdivisions de l’espace atlantique dont le centre est à Washington. Comme cette Europe n’émane point d’une forme de vie forte, comme elle n’est animée d’aucun génie, elle reste destinée à composer une zone, fragmentée et fragmentaire, du pandémonium global. La chimère de subsidiarités proprement européennes renforce la toile des réseaux globalitaires. A trop poursuivre des figures phantasmatiques, l’esprit s’écrase contre la pesanteur des dominations réelles. Afin de s’en affranchir, il faut que germe un nouvel espace-temps de sens et de puissance qui transforme une communauté humaine.

Le sceau du grand espace, condition de la puissance historique

Pendant qu’une forme historique se dessine, elle est mue par la médiation d’une visée et de sa durée créatrice. Le grand espace géographique devient politique seulement s’il est habité par un dessein (disegno). Le dessein dessine historiquement la figure politique et juridique du grand espace. La spatialité reste une matière inerte tant qu’elle n’est pas assignée à une dynamique de Temps créateurs. La géopolitique procède d’une illusion positiviste : ce ne sont pas des espaces naturels qui sont aux prises, mais des formes de sens qui se spatialisent et s’espacent les unes les autres. Quand le sens commun est usé, son espace est bientôt disloqué, puis occupé par la puissance d’un sens jusqu’alors étranger. Le démembrement de l’URSS couvait dans l’usure bureaucratique du mythe prolétarien. Lorsque la France se parsème de signes islamiques, elle montre le dépérissement des mots et images qui la symbolisaient et nourrissaient sa dynamique historique : République, droits de l’homme et du citoyen, Nation, laïcité de la Raison, instruction publique, culture, idéal du Progrès etc. Et ce ne sont pas des symboles encore plus usés et moins vivifiants, comme ceux de la papauté hétéronome et sénescente, qui la régénéreront. L’esprit guelfe hante encore l’Europe décomposée.

Lorsqu’un pays n’a plus la puissance de se lire autrement, de se réinterpréter et de se réinventer, il patine lamentablement dans la sentine de ses formes usées. L’Histoire lui repasse alors ses vieilles croyances sous forme de farce sociale et de pitreries médiatiques. Aucune direction nouvelle ne se fait cependant jour, et l’apathie générale persiste derrière l’agitation du moment. Hébété, le peuple se voit gavé de signaux contradictoires. Il devient une masse médusée qui ne sait pas prendre parti et assumer une orientation.

En revanche, la passion d’un monde à bâtir gouverne la formation du grand espace politique. Cette passion, un chef et ses braves, un prophète et ses fidèles, une cité et ses familles, un peuple et ses assemblées, un ordre et ses moines, un roi et ses légistes, une classe sociale et son avant-garde, un parti et ses militants, une fratrie et ses conjurés, la portent et l’impriment au cœur de la vie humaine. Alexandre, Rome, Mahomet, les grands papes, Frédéric II, Philippe le Bel, Luther, les Jacobins, la gentry anglo-saxonne, Bismarck et ses fonctionnaires, les bolcheviks, les entrepreneurs américains, ont composé ou rénové les figurations spatiales de la Terre. Au risque et péril de fracasser leur rêve contre la tournure des événements. Aujourd’hui, peut-être, les dirigeants de l’organisation chinoise, ailleurs les prêcheurs islamistes, préparent-ils des reconfigurations du processus historico-mondial. Dans tous les cas, ils ne vaincront que depuis la souveraineté de leur forme de vie et la conduite sagace de son expansion.

Si un grand espace européen doit avoir lieu, il se déploiera, lui aussi, depuis une communauté souveraine. Celle-ci jouira de la souveraineté parce qu’infusée d’un sens propre, source à son tour d’une autonomie de jugement et de décision. Et c’est seulement une fois que cette avant-garde aura su convaincre et gagner à sa cause les énergies populaires en Europe, en les réveillant par là même, qu’un ordre raisonnable des subsidiarités pourrait être institué. Bien en aval de la constitution souveraine d’un soi historique, le thème de la subsidiarité apparaît purement adventice, à l’heure où la question cruciale est de former un égrégore régénérateur de la civilisation européenne.

A l’encontre du dispositif cancéreux des technicités, fonctionnalités et subsidiarités, il faut faire confiance au jeu agonistique de l’immanence vive. Le réveil européen triomphera par la révolution anarcho-identitaire ou ne sera pas. La communauté la mieux formée, et donc la plus consciente et la plus cohérente, émergera des temps paniqués qui auront dû engloutir les appareils globalitaires. Il lui échoira d’imprimer de sa marque le berceau européen. Avant que d’y reprendre l’œuvre herculéenne, Persée l’aura inspirée pour décapiter la Gorgone technocratique. Il n’y a d’espace géohistorique que polarisé autour d’un foyer de puissance. L’unique sceau d’un monde ouvre le grand espace et féconde la souveraineté de ceux qui en sont animés.

Philippe FORGET
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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Miroir
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Re: Le réveil européen : dispositif de subsidiarités ou génie so

Messagepar Miroir » 09/02/2010 - 19:59

Dur à lire, il faut s'accrocher, mais ça en vaut la peine!
Merci camarade Pat.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci


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