Posté par jeromemoreno : le 1er août 2009
Selon des résultats définitifs, le Parti Communiste de Moldavie est largement arrivé en tête (40,5 %) lors des élections législatives anticipées du mercredi 29 juillet 2009. Selon un communiqué de l’OTAN, le général d’armée aérienne Stéphane Abrial a été nommé « Commandant suprême allié Transformation ». Depuis la création de l’Alliance atlantique le 4 avril 1949, il s’agit du premier officier non américain nommé à ce poste stratégique. Largement distancé dans tous les sondages, le Parti social-démocrate (SPD) a annoncé publiquement la future composition de son gouvernement en cas de victoire lors des élections fédérales du dimanche 27 septembre 2009. Ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier au sein du gouvernement de grande coalition, Frank-Walter Steinmeier (SPD) fut désigné le 7 septembre 2008 pour affronter l’actuelle chancelière conservatrice Angela Merkel lors des élections fédérales de l’automne 2009.
Moldavie : victoire du Parti Communiste lors des législatives anticipées
Pour mieux appréhender le tumultueux contexte (géo)politique de la Moldavie et de l’Europe orientale, on se reportera avec profit à cet article de Roland Machefer sur Nations Presse Info.=> http://www.nationspresse.info/?p=37381
Le Parti Communiste moldave était sorti vainqueur des élections législatives du 5 avril 2009. À l’instar de certains pays d’Europe orientale (Ukraine), caucasiens (Géorgie) ou d’Asie centrale (Kirghizistan), les résultats du scrutin législatif moldave furent très rapidement contestés par une opposition euro-atlantiste hétéroclite. Exigeant de nouvelles élections législatives anticipées, certains manifestants particulièrement virulents avaient pris d’assaut le Parlement et la Présidence à Chisinau.
Certains observateurs politiques, acquis au concept de l’extension indéfinie de l’UE et de l’OTAN vers l’Europe orientale et le Caucase, évoquaient avec jubilation une « Révolution des Lilas ». Cette expression faisait référence aux Révolutions de couleur : « Roses » en Géorgie en novembre 2003, « Orange » en Ukraine en novembre-décembre 2004 et « Tulipes » au Kirghizistan en mars 2005. Derrière ces manifestations soit-disant « spontanées », on retrouve l’influence politique des euro-atlantistes et surtout un substantiel financement de la Maison Blanche, de l’UE et de multiples officines mondialistes (Fondation Soros) ou des ONG occidentales, notamment allemandes.
La crise politique moldave s’était envenimée lorsque le Parlement composé de 101 députés se révéla incapable d’élire le Président de la République. Recueillant systématiquement 60 voix lors de chaque vote parlementaire, le candidat communiste Zinaida Grecianii fut privé du poste présidentiel à cause d’un seul suffrage (3/5 des voix soit 61 sur 101).
Selon des données officielles publiées par la Commission centrale de Chisinau, 58,8 % des 2.620.418 électeurs moldaves se sont rendus aux urnes mercredi 29 juillet. Huit partis politiques participaient à ce scrutin législatif anticipé. Faute d’avoir atteint le seuil minimal de 5 % indispensable pour une représentation parlementaire, trois partis plus ou moins centristes et euro-atlantistes furent automatiquement éliminés : le Parti populaire démocrate chrétien, le Parti social-démocrate et le Parti environnemental « Alliance verte ». Outre le Parti communiste, quatre autres formations politiques plus ou moins favorables à une future adhésion à l’UE et à l’OTAN seront représentées au sein du Parlement : le Parti libéral-démocrate (17,6%), le Parti libéral (16,5%), le Parti démocrate (12,8%) et l’alliance « Notre Moldavie » (8%). Signalons qu’à l’instar du Parti des Régions du dirigeant ukrainien Viktor Ianoukovytch, le Parti Communiste moldave se montre favorable à une future adhésion à l’UE tout en maintenant des liens privilégiés avec la Russie.
Lors d’une conférence de presse organisée à Chisinau à l’issue du scrutin législatif anticipé, le dirigeant communiste Vladimir Voronin a déclaré de manière péremptoire que « le gouvernement avait organisé un vote démocratique, civilisé et transparent ». Selon Voronin, il était prématuré d’établir des conclusions politiques sur les élections législatives anticipées car tous les instituts de sondage avaient pronostiqué pour sa formation un score moyen de 5 à 6 % supérieur au résultat définitif (40,5 %). Dans le même esprit, le communiste Vladimir Voronin ne souhaitait pas évoquer la question des négociations politiques pour la formation d’une future coalition gouvernementale avec certains partis représentés au Parlement.
OTAN : le général d’armée Abrial, nouveau Commandant suprême allié Transformation
Selon un communiqué officiel de l’OTAN publié mercredi 29 juillet 2009, le général d’armée français Stéphane Abrial a été nommé Commandant suprême allié Transformation. Actuellement chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Stéphane Abrial est le premier officier non américain à être nommé à ce commandement allié de l’OTAN basé à Norfolk (Virginie). Depuis la création de l’Alliance atlantique le 4 avril 1949, seuls des généraux d’armée américains (4 étoiles) avaient assuré ce commandement stratégique. Successeur du général américain James Mattis, le général Abrial prendra officiellement ses fonctions le 12 septembre 2009.
Responsable de la formation des forces de l’OTAN, le Commandement allié Transformation constitue l’un des deux principaux commandements avec « le Commandement allié Opérations », basé à Mons en Belgique.
Piètre marionnette des stratèges atlanto-mondialistes, Sarkozy avait insisté avec acharnement afin que la France réintègre pleinement les structures militaires de commandement de l’OTAN. En 1966, le général de Gaulle avait décidé que la France se retire du commandement militaire intégré de l’OTAN tout en restant membre de l’Alliance atlantique. Prise en pleine « Guerre froide », cette décision de De Gaulle provoqua l’évacuation et la fermeture des bases américaines installées sur le territoire français.
Lors de sa réintégration complète au sein du poste de commandement de l’OTAN officialisée lors du Sommet de Strasbourg les 3 et 4 avril 2009, la France a reçu quelques carottes en échange de son effacement diplomatique et de sa servilité à l’égard des américano-mondialistes. Outre la nomination peu médiatisée du général d’armée Stéphane Abrial à un prestigieux poste de Commandement, la France s’est vu attribuer un second Commandement régional de l’Alliance atlantique. Au cours de la semaine passée, le général Philippe Stoltz fut nommé à la tête du commandement régional de l’OTAN basé à Lisbonne au Portugal.
Placé sous la direction du Commandement allié Opérations, le Commandement de Lisbonne fait partie des trois Commandements régionaux de l’OTAN avec ceux de Naples (Italie du Sud, Campanie) et Brunssum aux Pays-Bas (province de Limbourg).
Lorsque l’on s’attarde sur sa carrière militaire à l’armée de l’air, le général Stéphane Abrial offre un profil adéquat pour les stratèges atlanto-mondialistes. Né en 1954 à Condom-en-Armagnac (Gers), Stéphane Abrial sortit en 1973 de l’École de l’Air. Dès l’année suivante, il intègra l’US Air-Force Academy en tant qu’élève officier. Cet attrait géostratégique pour les États-Unis est tenace puisque en 1991 le général Abrial effectua un passage à l’Air War College sur la base aérienne américaine de Maxwell à Montgomery (capitale de l’Alabama, Sud).
Si sa carrière militaire se déroule principalement en France (Dijon, Orange), on relève un passage à la base aérienne grecque de Tanagra. Surtout le général Abrial resta durant 3 ans de 1981 à 1984 en Bavière (Neuburg an der Donau) en tant que pilote puis commandant d’escadrille. Ses promotions les plus prestigieuses intervinrent en 1996 et 2006 lorsque il devint respectivement officier de l’état-major international de l’OTAN à Bruxelles puis chef d’état major de l’armée de l’air française.
Ses nombreuses décorations sont emblématiques de son parcours international, parfaitement compatible avec les objectifs des atlanto-mondialistes. Outre les classiques décorations françaises (Grand Officier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre du Mérite, Médaille d’Outre-Mer, Croix de guerre des TOE avec une étoile), on relève diverses distinctions étrangères, européennes (Allemagne, « Verdienstkreuz der Bundeswehr », argent) et du Moyen-Orient (Commandeur de l’Ordre du Roi saoudien Abdelaziz, médailles saoudienne et koweitienne de la libération du Koweit).
Allemagne : début de campagne fédérale pour le SPD
En organisant sciemment le 1er juillet 2005 une « motion de confiance » au Bundestag vouée à l’échec, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (27 octobre 1998-22 novembre 2005) désirait provoquer des élections fédérales anticipées. Organisées le 18 septembre 2005, ces élections fédérales destinées à renouveler le Bundestag (Chambre basse, 614 députés) débouchèrent sur une absence de majorité parlementaire.
Avec 16.631.049 suffrages (35,2 %), la coalition libérale-conservatrice (CDU et son allié bavarois CSU) arriva légèrement en tête et décrocha 226 sièges au Bundestag (CDU : 180, CSU 46). Avec 16.194.665 voix et 34,2 %, les Sociaux-Démocrates (SPD) arrivèrent en seconde position et obtinrent 222 sièges au Bundestag.
Crédités de 4.648.144 suffrages (9,8 %), les centristes du FDP arrivèrent en troisième position et décrochèrent 61 sièges au Bundestag. Équivalent du MoDem, le FDP intégra d’abord une coalition de gauche (1969-1982 avec le crypto communiste Willy Brandt 1969-1974 puis le social-démocrate Helmut Schmitt 1974-1982) puis la coalition conservatrice de Helmut Kohl (1982-1998). Depuis la victoire du SPD de Gerhard Schröder à l’automne 1998, le FDP siège dans l’opposition parlementaire.
Arrivée en quatrième position avec 4.118.194 voix (8,7 %), la Gauche (Die Linke) obtint 54 sièges au Bundestag. Équivalente en tout point au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, la Gauche fut constituée le 16 juin 2007 après la fusion de l’ex Parti Communiste (PDS, issu du SED est-allemand) et du WASG (formé en 2005 par des militants du SPD et des syndicalistes de gauche déçus par la politique de Schröder jugée trop libérale). Sa figure de proue est le sarrois Oskar Lafontaire (maire de Sarrebrück de 1974 à 1985, ministre-président du Land de Sarre de 1985 à 1998, président du Bundesrat-chambre haute- de 1992 à 1993). Opposée aux politiques libérales de gauche comme de droite, la Gauche est un parti « hors système », du moins hors des coalitions gouvernementales.
Arrivés en cinquième position avec 3.838.326 suffrages (8,1 %), les Verts obtinrent 51 députés au Bundestag. Avec la forte présence de l’écolo-gauchiste Joshka Fischer comme ministre des Affaires étrangères et Vice-Chancelier (1998-2005), les Verts participèrent durant 7 ans aux différents gouvernements de Gerhard Schröder.
En raison de leurs scores très proches et d’un nombre quasi identique de députés, les deux groupes parlementaires SPD et CDU-CSU décidèrent de former à égalité un gouvernement de grande coalition. Sur 16 ministres, 8 furent issus du SPD (désignés par leur parti le 13 octobre 2005) et 8 furent issus du CDU et CSU (désignés par leurs partis le 17 octobre 2005).
Pompeusement dénommé « Ensemble pour l’Allemagne. Avec courage et humanité », l’accord de coalition fut solennellement signé par les 3 formations le 12 novembre 2005 puis accepté lors des Congrès extraordinaires du SPD, CDU, CSU entre les 12 et 14 novembre.
Présidente de la CDU, Angela Merkel fut désignée le 17 novembre 2005 Chancelière fédérale lors d’un vote au Bundestag (397 pour, 217 contre).
Le 22 novembre 2005, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier devint ministre des Affaires étrangères. Contrairement à une habitude bien établie, il n’occupa pas la fonction de vice-chancelier qui revint à son collègue social-démocrate Franz Müntefering, également ministre du travail et des Affaires sociales. Lors de la démission de Müntefering pour raisons personnelles, Steinmeier devint vice-chancelier à partir du 21 novembre 2007.
Dirigé par la Chancelière Angela Merkel depuis le 22 novembre 2005, le gouvernement fédéral de grande coalition comprend 16 ministres (8 SPD, 6 CDU, 2 CSU)
Dirigé par la Chancelière Angela Merkel depuis le 22 novembre 2005, le gouvernement fédéral de grande coalition comprend 16 ministres (8 SPD, 6 CDU, 2 CSU)
Lors d’une séance extraordinaire du SPD organisée le 7 septembre 2008, Frank-Walter Steinmeier fut solennellement désigné pour affronter la chancelière conservatrice Angela Merkel lors des prochaines élections fédérales prévues le 27 septembre 2009.
Depuis sa désignation officielle, les sociaux-démocrates du SPD sont systématiquement devancés par la CDU-CSU lors de chaque sondage. De plus, un léger « scandale » assez ridicule éclaboussa la ministre SPD de la Santé Ursula Schmidt, après que sa luxueuse limousine fut mystérieusement volée en Espagne.
Désirant se sortir de cette mauvaise passe politique, jeudi 30 juillet 2009 Frank-Walter Steinmeier dévoila publiquement à Potsdam (Brandeburg, Est) la composition de son futur gouvernement en cas de victoire lors des élections fédérales de l’automne 2009. Son « gouvernement fantôme » comprendrait 18 ministres au lieu de 16 comme dans l’actuel cabinet de grande coalition. Selon la mode du politiquement correct, l’accent est mis sur la parité (10 hommes et 8 femmes) et des nouveaux visages qui continueront inéluctablement les mêmes politiques délétères.
Âgée de 57 ans et présidente depuis 2005 de la Commission de la Défense au sein du Bundestag, Ulrike Merten (SPD) serait la première femme allemande nommée ministre de la Défense. Ce futur gouvernement social-démocrate prévoit d’intégrer des ministres issus du secteur socio-professionel ou banquier comme le jeune Harald Christ (37 ans) pressenti au ministère des petites et moyennes entreprises (PME). Rappelons que le dynamique secteur des PME constitue le moteur de la croissance ainsi qu’une véritable colonne vertébrale pour l’économie allemande, première de la zone euro et quatrième au niveau mondial (derrière les USA, la Chine et le Japon). Le futur gouvernement donne également dans le jeunisme avec la nomination programmée de Manuella Schwesig (35 ans) comme ministre des Affaires familiales.
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