Le pactole des commissaires européens et autres...

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Pat
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Le pactole des commissaires européens et autres...

Messagepar Pat » 05/04/2009 - 2:25

Le pactole des commissaires européens
Selon les recherches de Open Europe, les commissaires européens qui vont quitter leurs fonctions cette année recevront chacun plus d'1 million d'euros en pensions et en indemnités de prétendue «transition» et «réinstallation».
On ne sait pas encore exactement combien de commissaires partiront, mais on estime le nombre à une vingtaine. Ces vingt-là recevront un total de 24,5 millions d'euros.
En octobre dernier, Peter Mandelson a quitté la Commission européenne avec 1 million de livres (1,068 million d'euros). Certains recevront plus encore. Margot Wallström, commissaire à la propagande, recevra 1,9 million d'euros si elle quitte la Commission.
Catherine Ashton, qui a remplacé Peter Mandelson, et qui aura été commissaire moins d'un an, bénéficiera d'une pension de 9.600 livres par an, plus trois ans de "transition", à hauteur de plus de 89.000 livres (95.000 euros) par an. En plus de cela, elle recevra une allocation de"réinstallation" de 18.700 livres (près de 20.000 euros).
Tout cela s'ajoute aux salaires et avantages auxquels les commissaires ont droit au cours de leur durée de service.
Les commissaires perçoivent un salaire de base d'au moins 235.000 euros par an. Le président de la Commission José Manuel Barroso reçoit un salaire annuel de 300.000 euros. Soit l'équivalent de ce que touche le président des Etats-Unis (400.000 dollars).
A cela s'ajoute une foule d'autres avantages, qui comprennent des indemnités de résidence (15 % du salaire), et des « indemnités de divertissement »...
Au total, les 27 commissaires européens ont coûté au contribuable 75 millions d'euros ces cinq dernières années (sans compter les allocations familiales et les « indemnités journalières »).
« Les contribuables de toute l'Europe, dont les pensions ont été englouties dans la récession, se demanderont à juste raison pourquoi ils doivent payer une telle énorme facture pour une poignée de fonctionnaires éloignés pour lesquels ils n'ont jamais voté, commente l'analyste d'Open Europe Sarah Gaskell. C'est le monde à l'envers quand un fonctionnaire de l'UE non élu gagne le même salaire que le président démocratiquement élu des États-Unis. »
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Chris84
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Re: Le pactole des commissaires européens

Messagepar Chris84 » 05/04/2009 - 9:37

Pianoforte a écrit : Les pires truands de la planète, juste derrière I$ra€£.


Les pires "ambitieux-psychopates-mondialistes" de la planète... :evil: :evil: :evil:
Depuis 1789, le monde est dirigé par des hommes et des femmes atteints par cette pathologie psychopatique qui se traduit par : le mensonge, la trahison, la tricherie.....Ils sont dépourvus de conscience et sont prêts à tout pour écraser ceux qui en ont une.Ils ne connaissent que le mal et n'ont aucune notion de ce qui est bien.
Ces psychopates ne sont pas uniquement dans les milieux politiques.Ils sont de partout...Dans tous les secteurs sociaux, dans toutes les classes, dans chaque entreprise, dans le privé, dans le public.Vous les rencontrerez de partout autour de vous et seront toujours à des postes élevés.
Cette pathologie "héréditaire" se transmet aussi suite à des traumatismes familiaux, professionnels, accidents de la vie....
Ils sont dépourvus de consciences !!!

Ce qu’A. Lobaczewski affirme sur les comportements pervers/pathologiques — les conflits en entreprise tout comme dans la sphère politique où l’on dénombre de plus en plus de conflits et de plus en plus de pervers caractériels — m'a immédiatement permis de mieux comprendre, par exemple, le fonctionnement de ces individus qui créent des conflits au sein de leur travail et qui, où qu’ils aillent, polluent l’atmosphère ».Je pense que tout le monde devrait lire Ponérologie Politique — la description du mal appliqué à des fins politiques — car ce livre nous donne les clés nécessaires à la compréhension de phénomènes qui souvent nous dépassent. Il décrit le mal de façon très parlante, sa véritable nature, la manière dont il se répand et détruit nos sociétés.


Notre société perd de plus en plus son âme parce que les personnes qui la dirigent et qui donnent l’exemple sont sans âme — ils n’ont littéralement aucune conscience.


Lorsque les législateurs et les grands patrons du monde des affaires sont des psychopathes, leur façon de penser et de raisonner — leur « moralité » — devient la culture et la « moralité » communes des populations qu’ils gouvernent. Quand cela se produit, le mental de la population est infecté de la même façon qu’un agent pathogène infecte un corps physique. La seule manière de nous protéger contre cette pensée pathologique est de nous vacciner contre elle, et cela se fait en en apprenant le plus possible sur la nature de la psychopathie et sur son influence sur nous. Fondamentalement, cette « maladie » particulière prospère dans un environnement où son existence même est niée, et où ce déni est planifié et délibéré.


Henry : Tout d’abord, il faut souligner que les « fous » n’ont pas besoin de l’adhésion de larges populations, mais seulement d’une minorité puissante qui puisse à la fois « orienter » la population et la contrôler. Regardez les sondages aux États-Unis. Cela fait des années que la popularité de BUSH se maintient autour de 30% — et il s’agit de la population dans son ensemble. Mais parce que Bush est soutenu par une minorité très puissante — les gens qui détiennent les médias, l’industrie de l’armement et ses soutiens au sein de l’armée, les compagnies pétrolières, etc. — le mécontentement populaire ne compte pas. Et du moment que la politique de BUSH n’affecte pas négativement l’Américain moyen de façon trop flagrante, celui-ci ne se sent pas suffisamment menacé pour vouloir y changer quelque chose. Laura : Aux États-Unis — et ailleurs dans le monde — même le peuple le plus oppressé et le plus injustement traité est facilement contrôlé par la peur et la crainte de perdre le confort matériel auquel il a accès : divertissements, sports, jeux, etc. Même l’échec du système éducatif, médical et des garanties sociales, ne pousse pas les gens à réellement remettre la situation en question. Nous avons affaire — pour reprendre les termes d’Aldous HUXLEY — à une dictature scientifique : du pain et des jeux. En bref, la plupart des Américains sont conscients de leur oppression, et l’expriment dans les sondages, mais ceux qui sont au pouvoir ont réussi à les droguer avec une pléthore de distractions — la peur et le plaisir — suffisantes pour les garder sous contrôle.


Henry : Il y a la carotte et le bâton. Tant que les gens peuvent continuer à vivre dans l’illusion, ils le font. Quand l’illusion commence à se fissurer, alors le pouvoir actionne le bâton. Laura : Les gens ont peur de faire des vagues par crainte de perdre ce qu’ils ont, de perdre leur tranquillité, de devoir faire des efforts pour résister. Après tout, cela leur prend tout leur temps de maintenir l’illusion, ils doivent trimer quotidiennement pour éviter qu’on leur reprenne leur 4x4, et ils veulent avoir du temps pour le match de football du samedi


Les psychopathes sont capables de comploter le génocide d’un peuple, comme celui des Palestiniens ; les personnes de conscience n’en sont pas capables. Une personne peut être tuée dans le feu d’une dispute. Plusieurs milliers peuvent mourir en raison d’un froid calcul.


Les gens normaux peuvent commettre des actes de violence quand ils sont en état d’extrême bouleversement émotionnel, mais les psychopathes choisissent avec sang-froid leurs victimes dans un but de vengeance ou de punition, ou pour atteindre quelqu’objectif. C’est à dire que la violence psychopathique est instrumentale, un moyen d’arriver à ses fins — elle est prédatrice.


Silvia CATTORI : Comment peut-on discerner les psychopathes des gens sains ? Pouvez-vous nous faire le portrait du vrai psychopathe ? Pouvez-vous nous donner des exemples permettant de faire le lien avec quelque chose de plus général ? Quelles sont les facultés qui leur font défaut ?

Henry : La culture populaire voit les psychopathes comme des personnages tels Hannibal LECTER, héros du « Silence des agneaux », c’est à dire des tueurs en série. Cependant, bien qu’un certain nombre de psychopathes soient des criminels et aient eu affaire à la justice et que certains soient en fait des tueurs en série, un grand nombre d’entre eux n’ont jamais d’ennui avec la justice. Ce sont les plus intelligents, et aussi les plus dangereux parce qu’ils ont trouvé des moyens d’utiliser le système à leur avantage.Un grand nombre de traits caractérisent les psychopathes : l’un des plus évidents est l’absence totale de conscience. Tout sens de remords ou d’empathie envers les autres est absent chez eux. Ils peuvent être extrêmement charmants et sont experts pour charmer et hypnotiser leur proie par la parole. Ils sont également irresponsables. Rien n’est jamais leur faute ; quelqu’un d’autre ou le monde en général est toujours à blâmer pour tous leurs « problèmes » ou leurs erreurs.


Ce n’est que plus tard, une fois que nous ne sommes plus en leur présence, fascinés par eux, que la clarté de pensée réapparaît, et nous restons là à nous demander comment nous avons pu être incapables de réagir ou de nous opposer à leurs actes.


Silvia CATTORI : Pour nous protéger du mal, il semble alors que chacun d’entre nous doive se demander s'il est en présence d’une de ces personnes perverses qui mentent et n’agissent que pour leur intérêt personnel. Mais les gens n’arrivent pas à croire que ces pervers/pathologiques sont des gens qui se nourrissent du mal, qui se nourrissent des conflits. Votre livre décrit cela de façon experte : les conflits sont leur nourriture ; ils adorent ces situations, ils ont besoin de cela pour exister. Une personne normale ne peut imaginer qu’au sein de la société, il y a un certain nombre de gens qui ne peuvent rien faire d’autre que de se nourrir du mal. Pensez-vous que les gens normaux sentent que quelque chose ne va pas mais qu’ils n’arrivent pas du tout à comprendre qu’ils sont des victimes et qu’ils souffrent à cause des mensonges et des manipulations des individus pervers/pathologiques ?

Henry : Oui. Mais il faut un fort caractère pour se battre pour ce qu’on sait être juste face à une opposition sociale omniprésente. Nous avons aussi tendance à accorder aux autres le bénéfice du doute parce que nous projetons nos propres modes de pensée et de comportement sur eux. Si nous ne sommes pas conscients qu’il y a des gens qui sont soit génétiquement incapables d’éprouver de l’empathie et des sentiments envers les autres, soit dont la conscience a été réprimée et détruite à cause de ce qu’ils ont vécu (et ils ne peuvent être guéris), et si nous ne savons pas comment ils fonctionnent et manipulent, nous resterons des victimes.En tant que personne qui a fait partie d’organisations et d’associations militant pour un changement social, vous avez probablement vu la même dynamique à l’oeuvre. Le travail bénéfique et sincère de beaucoup de gens peut être détruit par les actions d’une seule personne. Cela ne donne pas beaucoup de chances au rétablissementt de la justice sur cette planète ! Ce n’est que quand ceux qui sont psychologiquement normaux parviendront à comprendre que nous avons un prédateur naturel, un groupe de gens qui nous voit comme une espèce « para-spécifique » qu’ils seront disposés à s’informer sur cette race semblable aux humains. Laura : S’il existe un travail qui mérite des efforts et une dévotion à plein temps pour aider l’humanité dans cette période sombre que nous vivons actuellement, c’est bien l’étude de la psychopathie et la propagation de cette information sur une très grande échelle. Pour celui qui veut réellement faire quelque chose, diffusons aux gens l’information sur les agents pathogènes sociaux, apprenons d’abord comment les identifier, et ensuite nous pourrons décider de la marche à suivre. Silvia CATTORI : Les gens normaux, ceux qui ont une conscience, cherchent à trouver un compromis entre les deux. Diriez-vous qu’être gentil envers eux est une erreur parce que les individus pervers/pathologiques n’ont absolument aucune conscience, sont sans scrupule-s, et n’hésitent pas à s’emparer des postes au pouvoir, même s’ils sont incompétents ? Henry : Nous en avons parlé plus tôt quand nous avons décrit la société comme un tribunal où tout le monde chercherait la vérité quelque part entre les deux . Tant qu’il y aura une quelconque idée de compromis, les gens de conscience seront toujours les perdants. On doit retirer à ces déviants psychologiques toute position de pouvoir qui leur permet de dominer les personnes de conscience, point. Les gens doivent se rendre compte que ce genre d’individus existe, et ils doivent apprendre à les détecter eux et leurs manipulations. La partie difficile est qu’on doit aussi lutter contre ces tendances en nous à la compassion et à la gentillesse pour éviter de devenir des proies.


C'est long mais très intéressant à lire :

viewtopic.php?f=15&t=23395
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"

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Re: Le pactole des commissaires européens et autres...

Messagepar Pat » 11/06/2009 - 23:52

L’ENRICHISSEMENT DES EUROCRATES

Lorsque l'on parle de l'enrichissement des eurocrates l'on pense en général aux membres de la commission européenne et aux députés européens. Ce n'est qu'une petite partie du problème malgré le faste de ces personnages. Derrière eux les fonctionnaires européens depuis le sommet jusqu'à la base c'est-à-dire les secrétaires et les chauffeurs connaissent un enrichissement personnel indu absolument massif. Les hauts fonctionnaires européens sont particulièrement gâtés. Les pensions crèvent littéralement les plafonds. Une retraite à taux plein c'est-à-dire 70 % du dernier salaire atteint selon les profils entre 12 500 et 14 000 € par mois.
Pour l'hebdomadaire « Les Quatre Vérités où nous lisons ces informations un simple juge au tribunal européen de première instance bénéficie au bout de 14 ans et dix mois de carrière d'une retraite de 12 285 € par mois.
Un autre exemple est celui d'un contrôleur adjoint de la protection des données qui a pris son service au 1er janvier de cette année 2009. À l'automne au bout seulement de 10 mois de service il aura déjà acquis 636 € de retraite par mois c'est-à-dire l'équivalent de la pension moyenne servie aux agriculteurs français. En fin de mandat au bout de cinq ans il aura droit à près de 4000 € de retraite par mois pension qu'il pourra cumuler avec celle qui percevra d'autres régimes.
Le problème est d'autant plus grave que comme chez les fonctionnaires français il n'y a pas de caisses de retraite et que ce sont simplement des engagements qui s'accumulent comme une dette hors bilan dont personne ne parle.
M.P. http://www.libeco.net/magazine.htm
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Re: Le pactole des commissaires européens et autres...

Messagepar Pat » 28/06/2009 - 17:32

Le train de vie délirant des technocrates européens
Salaires mirobolants, parachutes dorés, retraites de nababs, etc. Il fait bon vivre aux crochets du contribuable !
Dans le cadre de la campagne européenne, les candidats, à cours d'idées originales, sont de plus en plus nombreux à réclamer l'institution d'un impôt européen. Henri Weber, ténor du Parti socialiste, s'est exprimé sans ambiguïté : « L'Europe a besoin de ressources propres car son budget est trop faible ». Au Modem, Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, est exactement sur la même longueur d'onde : « Le budget devrait être le moyen pour l'Union européenne d'afficher ces ambitions et de préparer l'avenir. il faut donc l'augmenter, si possible par une ressource autonome ». Enfin, moins surprenant, Patrick Le Hyaric, du Parti communiste, prêche religieusement l'augmentation du « budget européen afin qu'il puisse participer à la progression des niveaux sociaux de pays en retard ». Un tel appétit de ressources fraîches, pièces sonnantes et trébuchantes directement prélevées dans la poche du contribuable, mérite que l'on s'interroge sérieusement sur le train de vie de la bureaucratie européenne, dont le budget 2009 atteint la bagatelle de 135 milliards d'euros. Que font les technocrates de Bruxelles de tout cet argent, sur quel pied vivent-ils ?
Certes, la frénésie des subventions engloutit une belle partie de ce pactole. Mais, pour autant, les bureaucrates, entre deux discours pour nous convaincre que la Turquie est un pays européen, n'oublient pas de se servir à pleines mains... Traitements de base, allocations, primes, indemnités, retraite, etc., tout est hors norme, un peu comme si les sommets de l'Europe donnaient le vertige et la folie des grandeurs.

Des traitements de chefs d'Etat
Deux règlements européens du 25 juillet 1967 et du 18 décembre 2008 présentent, au dixième de centime d'euro près, les rémunérations des technocrates de Bruxelles. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, perçoit un salaire de 24 422,80 euros, auquel s'ajoutent au moins trois indemnités substantielles : l'indemnité de résidence (+ 3663,42 euros), l'indemnité de représentation (+ 1418,07 euros) et l'allocation de foyer (+ 652,73 euros). En tout, sa rémunération s'élève donc à 30 157,02 euros par mois. Autant dire que cet ancien maoïste s'est vite laissé séduire par les attraits du capital... Son salaire est supérieur à celui des chefs d'Etal. Par exemple, Nicolas Sarkozy, perçoit 24 000 euros mensuels pour ses fonctions à l'Elysée et Barack Obama, Président des Etats-Unis, 33 300 dollars (23 500 euros).
Mais, au sein de la bureaucratie européenne, M. Barroso n'est pas le seul à bénéficier d'une telle sinécure. Tout d'abord, les vingt-six autres commissaires jouissent à peu près du même traitement. Notre Jacques Barrot national, dont la direction de l'UMP a tenté de se débarrasser tant bien que mal en le nommant à la Commission « Justice, liberté, sécurité », émarge à 27 000 euros par mois. Pas mal pour un placard, doré !
Enfin, comme l'Administration européenne est plutôt bonne mère, elle a consenti à peu près le même régime aux magistrats, juges, avocats généraux, greffiers des juridictions européennes (Cour de Justice, Tribunal de première instance, Tribunal de la fonction publique et Cour des comptes).
Certes, l'ardoise est plus salée, mais mieux valait se mettre les juges dans la poche... Ainsi, les vingt-sept magistrats de la Cour des comptes européenne censés « contrôler si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites a moindre coût et pour l'objectif auquel elles sont destinées » touchent, au minimum, 22 500 euro par mois.

Des retraites de nababs
Mais, le pire, dans cette affaire, reste que la rémunération des technocrates est loin d'être l'avantage le plus extravagant qui leur soit servi. Comme si cela ne suffisait pas, une fois les mandats bruxellois achevés, c'est le jackpot... Tout d'abord, ils bénéficient d'un parachute doré. C'est-à-dire que lorsque leur fonction s'achève, ils reçoivent, en guise de remerciement, un chèque dont le montant oscille, selon les profils, entre 300 000 et 500 000 euros. Par exemple Waltraud Hakenberg, greffier au Tribunal de la fonction publique, est encore en poste pour peu ans. En 2011, si son mandat n'est pas renouvelé, il partira avec une «petite» enveloppe de 302 630 euros en guise de lot de consolation. Ensuite, quand sonne l'heure de la retraite, les festivités reprennent de plus belle. Le régime spécial de retraite des technocrates de Bruxelles est encore meilleur que celui réservé à nos parlementaires, c'est dire ! Le calcul de la pension est tellement avantageux qu'il suffit de seulement seize années aux intéressés pour atteindre le taux plein (70 % du dernier salaire hors primes) ce qui représente, pour la grande majorité des profils, entre 12 500 et 14 000 euros par mois. Après un seul mandat, (cinq ou six ans les pensions s'élèvent déjà, en moyenne, à près de 5000 euros par mois. Et il suffit à la plupart des technocrates de moins de deux ans de service pour obtenir une retraite de 1500 euros mensuelle. L'équivalent de ce que perçoit, en moyenne, un salarié français après une carrière complète (40 ans).
Enfin, cerise sur le gâteau, les technocrates ne cotisent pas pour cette super retraite, même pas un centime d'euro ! Tout est à la charge du contribuable... Un comble, quand on sait que ces chantres de la vertu budgétaire ne manquent pas une occasion de jouer les « gendarmes de Bruxelles » vis-à-vis des Etats-nations qui n'appliquent pas à la lettre la rigueur budgétaire imposée par le Traité de Maastricht.
Dans ce contexte, la proposition des « Weber», «Sarnez» et consort pour l'établissement d'un impôt européen apparaît comme une sacrée provocation. Ce, d'autant plus que les postes qu'il briguent au Parlement ne sont pas moins rémunérateurs et que, dès le lendemain des élections une revalorisation des indemnités est programmée. Coupée des réalités, l'Eurocratie ne connaît ni la gêne, ni la crise.
Pierre Brionne monde & vie 6 juin 2009
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Re: Le pactole des commissaires européens et autres...

Messagepar Pat » 16/07/2009 - 20:10

Les hauts fonctionnaires ont un paradis : l'Union européenne

La haute fonction publique européenne, issue de tous les Etats de l'Union, a vite pris goût à une spécialité bruxelloise : le fromage.

Combien gagne le président de la Commission européenne, jose Manuel Barroso ? La bagatelle de 29 504 euros par mois, hors suppléments familiaux. Quant aux 26 autres commissaires européens, ils sont à peu près aussi bien traités : le traitement le plus bas s'élève à 23 503 euros mensuels, observe une étude de l'association Sauvegarde Retraites, parue à la veille des élections européennes.
En regard, rappelons que le traitement du président de la République française, n'excédait pas 19 331 euros nets mensuels au début de l'année 2008, c'est-à-dire après la très substantielle augmentation que s'était consentie Nicolas Sarkozy au début de son quinquennat. Les autres chefs d'Etat européens sont eux aussi moins bien traités que Barroso : fin 2008, Angela Markel gagnait un peu plus de 23 000 euros par mois, et le Premier ministre britannique Gordon Brown, environ 22 500 euros.
Le sort des commissaires européens est d'autant plus enviable qu'à ces émoluments confortables s'ajoutent des parachutes dorés qui ne laissent rien à envier à ceux des dirigeants des grands groupes : le jour où il quittera ses fonctions, à l'automne prochain, Barroso pourra empocher une indemnité de 464 033 euros. Là non plus, ses chers collègues ne sont pas beaucoup moins bien lotis, puisque la voilure du plus modeste de leur parachute n'atteint pas moins de 306 612 euros. En ont-ils vraiment besoin, sachant que, comme le souligne l'étude de Sauvegarde Retraites, « un passage à la Commission européenne n'a pas d'équivalent pour booster une carrière » ?

Des magistrats européens mieux payés que Sarkozy
Les commissaires européens, remarquent encore les rédacteurs du document, « ne sont pas élus et, bien que leur fonction soit éminemment politique, ils ne font qu'exercer des emplois de fonction publique. » Mais précisément, c'est toute la haute fonction publique européenne qui est aujourd'hui privilégiée, juges, avocats généraux, greffiers, contrôleurs ou médiateurs... soit 129 fonctionnaires au total, ne sont pas moins bien traités, « alors même que les fonctions qu'ils occupent sont beaucoup moins importantes. » En moyenne, leurs émoluments s'élèvent à 21 260 euros par mois : 16 327 pour le greffier du Tribunal de la fonction publique, mais 23 405 euros pour le président de la Cour des comptes et 26 651 pour celui de la Cour de justice... qui sont donc sensiblement mieux payés que notre président bling-bling.
Ces rémunérations sont constituées d'un salaire de base et d'une indemnité de résidence ou de représentation : ainsi les 23 405,18 euros perçus par le président de la Cour des comptes européenne comprennent-ils un salaire de base d'un montant de 20 352,33 euros et une indemnité de résidence de 3052,85 euros.
De surcroît, elles sont complétées par des compléments familiaux (allocation dite de foyer attribuée aux fonctionnaires mariés ou vivant maritalement, allocation pour enfant à charge, allocation scolaire), auprès desquels les «allocs» que perçoivent les familles françaises lambda passeraient presque pour des pourliches : un magistrat à la Cour des comptes européenne, père de trois enfants à charge, perçoit à ce titre 11 354 euros supplémentaires, qui s'ajoutent à son salaire de 21 980 euros, soit un total de 24 334 euros, 11 354 euros : voilà des «allocs» qui représentent plus du double du smic en France !
Pour la bonne bouche, le haut fonctionnaire nouvellement nommé bénéficie, lors de son arrivée à l'Eldorado bruxellois, d'une prime d'installation égale à deux mois de son salaire de base.
Comme les commissaires, ces hauts fonctionnaires ont droit à leur parachute doré composé d'une indemnité de déménagement et d'une indemnité de transition, d'un montant total variant entre 300 000 et 500 000. Il faut croire que le président de la Cour de justice, Vassilos Skouris, a un mobilier particulièrement important, puisque son indemnité de déménagement s'élèvera lorsqu'il quittera ses fonctions à 24 422,80 euros. Le moins bien traité, Waltraud Hakenberg, greffier au tribunal de la fonction publique, ne recevra quant à lui «que» 15 927,91 euros. Le gros du parachute reste toutefois constitué par l'indemnité de transition : 483 571,44 euros pour Vassilos Skouris, et 286 702,38 euros pour Hakenberg. Au total, le premier touchera donc 483 571,44 euros et le second 302 630, 29 euros - ce qui représente tout de même le prix d'une maison d'assez belle taille dans une province française.
C'est d'autant plus abusif que presque tous ces fonctionnaires européens appartiennent aussi à la fonction publique de leur pays d'origine, qu'ils réintégreront sans problème à l'issue de leur mandat bruxellois. Pour sauter en parachute, encore faut-il quitter l'avion ! On ne peut donc même pas parler de parachutes dorés, mais de simples primes de départ.

Une retraite en or qui ne leur coûte pas un sou
Le meilleur reste pourtant à venir, avec le régime de retraite sans équivalent dont bénéficie la haute eurocratie : du jamais vu, affirme Sauvegarde Retraites ! En effet, explique encore Sauvegarde Retraites, « les hauts fonctionnaires européens ne sont pas affiliés au régime de retraite «classique» des fonctionnaires européens (qui déjà s'apparente à nos régimes spéciaux nationaux !). Ils bénéficient d'un régime très spécial qui leur est réservé et qui, par sa générosité exceptionnelle, ne trouve aucun équivalent dans les sphères publiques européennes ».
Le calcul de leurs retraites, garanties à 100 %, « est tellement avantageux qu'il suffit de seulement 16 années aux intéressés pour atteindre le taux plein (70 % du dernier salaire) ce qui représente, pour la grande majorité des profils, entre 12 500 et 14 000 euros par mois. »
Exemples à l'appui : ainsi Virpi Tiili et Josef Azizi, juges au tribunal de première instance depuis 1995, ont acquis une retraite qui, après 14 ans et 10 mois validés, s'élève déjà à 12 285 euros mensuels, soit 66,75 % de leur traitement.
« Après un seul mandat - cinq ou six ans - les pensions s'élèvent déjà, en moyenne, à près de 5000 euros par mois » : ainsi Rosario Silva de Lapuerta, juge à la Cour de justice, percevra 5375 euros par mois après six années d'activité.
« Et il suffit à la plupart des intéressés de 1,5 à 2 ans de service pour obtenir une retraite d'un peu plus de 1500 euros mensuels », ajoute Sauvegarde Retraites. « C'est la somme à laquelle a déjà droit Michel Cretin, magistrat à la Cour des comptes européenne depuis janvier 2008 : soit l'équivalent, en moyenne, de la retraite d'un salarié français du secteur privé au bout d'une carrière complète (40,25 ans). » Autre exemple, les droits à la retraite de Giovanni Buttarelli, contrôleur adjoint de la protection des données, qui a pris ses fonctions le 1er janvier 2009, s'élèveront dès l'automne 2009 à 636 euros par mois : l'équivalent de la pension moyenne accordée aux agriculteurs français après avoir travaillé pendant toute leur carrière... et, bien sûr, cotisé.
Si vous voulez faire rire un fonctionnaire européen, allez donc lui demander ce qu'il pense des avantages comparés de la répartition et de la capitalisation... Pas concerné. Car pour cette retraite en or massif, ces braves gens, eux, ne cotisent... rien. Pas un centime d'euro ! Alors que les autres fonctionnaires européens cotisent au taux de 10,90 %, leur super-régime, gratuit, est entièrement pris en charge par le budget européen - c'est-à-dire par l'ensemble des contribuables européens. A quelle hauteur ?
La somme des rémunérations des 129 hauts fonctionnaires concernés s'élève à 32,9 millions d'euros par an, hors avantages familiaux, dont 30 millions d'euros pour les salaires de base, indique Sauvegarde Retraites. S'ils cotisaient au même taux que les autres fonctionnaires européens, nos eurocrates verseraient 3,27 millions d'euros à leur régime de retraite - ce qui, au regard des pensions versées, ne les étranglerait pas. « Une somme qu'ils se gardent cependant bien d'acquitter alors même que, pour le commun des mortels, cette pratique est qualifiée de fraude, délit passible de sanctions pénales dans tous les pays membres de l'Union européenne », remarque encore l'association. On conçoit que la bureaucratie bruxelloise ne goûte guère les fromages français ; les fromages de Bruxelles sont infiniment plus attractifs.
Pierre-Jean Rivière Le Choc du Mois juin 2009
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