Page 1 sur 4

Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 24/02/2009 - 16:37
par Pat
Va-t-on vers une « révision déchirante » ou s'agit-il de simples gesticulations préélectorales ? Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent - celle de Chevènement le 13 décembre sur France Inter - pour dénoncer les méfaits de l'euro et au sommet socialiste de Lisbonne, une semaine plus tôt, Ségolène Royal - qui milita pourtant pour l'adoption des traités de Maastricht et d'Amsterdam puis, en 2005, pour le oui au référendum sur le projet de constitution européenne - avait attaqué bille en tête la Banque centrale européenne qu'elle avait accusée de ruiner la France.
Pendant vingt ans en effet, dans un contexte de mondialisation, les pays comme la Chine ou l'Inde ont eu des taux de croissance de 10 % ou 8 % ainsi que de nombreux pays émergents. Pendant ce temps, la France s'est empêtrée dans la construction européenne, ce qui a eu comme conséquence des taux de croissance ridicules, des taux d'endettement et de chômage très importants. Comment en est-on arrivé là, après tous les discours dithyrambiques sur l'Europe ?
Pour nos soi-disant élites, l'Europe est une idéologie (sens de l'Histoire, postnationalisme, universalisme) et pour elle, par fatalité ou fanatisme, la construction européenne ne peut donc être que le bien, l'économie devenant bizarrement secondaire.
Ce serait à la rigueur compréhensible si nos gouvernants avaient pour objectif la "décroissance" afin d'améliorer l'état de la Planète bleue. Mais ils nous font au contraire miroiter de mirifiques taux de croissance, évidemment jamais atteints car, au lieu de chercher réellement à obtenir un taux de croissance élevé, avec pour corollaire un faible taux de chômage, ils ont agi pendant des lustres dans le seul but de respecter les critères de Maastricht, de défendre un franc fort dans le but de la parité franc-mark. A une époque de compétition exacerbée entre les puissances économiques, cela nous a fait perdre un temps considérable et descendre dans la hiérarchie mondiale qui est devenue celle des P,I.B. La justification était : « Il faut que cela saigne aujourd'hui pour aller mieux demain », les décideurs bien sûr ne faisant pas partie des chômeurs. Plus techniquement, cela s'appelle la désinflation compétitive. Edmond Alphandéry, ex-ministre de l'Economie, avait même écrit un livre sur le « soleil de l'euro » !
Toutes ces années de restriction n'ont abouti qu'à la mise en place d'un euro très, trop fort qui, sauf pour l'achat des produits pétroliers, handicape maintenant lourdement l'économie française (0 % de croissance au troisième trimestre 2006).
On peut donc dire que notre pays a sacrifié en partie son économie sur l'autel de la construction européenne.
Pourquoi l'Europe est-elle devenue un handicap aussi important ?
La France a toujours été, comme l'Allemagne, un pays contributeur plus que bénéficiaire. Cela a consisté dans les faits à ce qu'elle paye pour que les entreprises aillent s'installer dans des pays considérés comme prioritaires pour Bruxelles (Irlande, Espagne, Portugal, Grèce, maintenant les pays de l'Est) au détriment des pays considérés comme riches (Allemagne, France ... ) L'Europe a donc grandement contribué à désindustrialiser la France et n'a pas su la protéger face à la mondialisation puisque la commission de Bruxelles a accepté le libre-échange, ce que critiquait vertement le Prix Nobel d'Economie Maurice Allais. La concurrence fiscale ainsi que les coûts salariaux entre pays européens favorisent l'Est de notre continent au détriment de l'Ouest et l'intégration européenne n'a fait qu'accélérer ce phénomène. On s'aperçoit aussi qu'il n'y a pas de solidarité économique entre les pays européens importants. La Grande-Bretagne a gardé sa monnaie qu'elle gère au mieux de ses intérêts, ce que nul ne saurait lui reprocher. Quant à l'Allemagne, le géant économique de l'Europe, premier exportateur mondial, elle manque singulièrement de coopération. Elle a engagé une politique de désinflation compétitive paf les coûts au détriment de l'économie de la France et de l'Italie. En ce domaine, Berlin mène une politique ! cynique et l'existence d'une devise unique fait que la France et l'Italie ne peuvent plus réagir. n'ayant plus de politique monétaire.
Le bilan de la construction européenne est donc négatif. Pourtant le contexte économique mondial n'avait jamais été aussi favorable (5-6 % de croissance mondiale) depuis des années. L'idée européenne sert encore à certains hommes politiques comme le général Morillon au quel le slogan « Plus d'Europe » a permis de se faire élire eurodéputé avec tous les avantages qui vont avec. Cela permet aussi François Bayrou de se démarquer des autres candidats en jouant cette partition si préjudiciable économiquement et dont les milieux économiques longtemps les plus favorables à l'idée européenne commencent à douter. L'exemple le plus caractéristique fut Silvio Berlusconi, farouche européiste qui, à de nombreuses reprises, a regretté l'existence de l'euro pour l'Italie que la monnaie unique a plongée dans le marasme économique.
Mais cette repentance, nos élites n'accepteront jamais de la formuler.
Patrice G

Re: Bilan économique de la construction européenne

Publié : 03/03/2009 - 8:29
par Candide
http://fr.news.yahoo.com/64/20090302/tw ... b1c83.html
La Grèce, l'Espagne ou l'Italie pourraient-elles être tentées de quitter la zone euro pour retrouver davantage de marges de manoeuvre, notamment en dévaluant leur monnaie ?


Si la crise financière liée à la finance apatride est la solution pour sortir du carcan mortel du mondialisme et de la prison Européenne, pourquoi pas...

La construction monétaire européenne n'a pas envisagé de clause de sortie.


Nous n'aurions pas le droit de sortir de la dictature instaurée par le Politburo Européen ? :evil:

Re: Bilan économique de la construction européenne

Publié : 03/03/2009 - 9:05
par Candide
Milton Friedman, le père du monétarisme, avait dit que la zone euro ne pourrait pas résister à sa première récession.

Affaire à suivre.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 03/03/2009 - 9:44
par Chris84
Gardons nos bijoux même en plaqué-or, car, bientôt, ils auront plus de valeur que la monnaie d'occupation... :lol: :lol: :lol:

Re: Bilan économique de la construction européenne

Publié : 03/03/2009 - 15:09
par Pat
Candide a écrit :http://fr.news.yahoo.com/64/20090302/twl-quitter-la-monnaie-unique-un-scnario-acb1c83.html
La Grèce, l'Espagne ou l'Italie pourraient-elles être tentées de quitter la zone euro pour retrouver davantage de marges de manoeuvre, notamment en dévaluant leur monnaie ?


Si la crise financière liée à la finance apatride est la solution pour sortir du carcan mortel du mondialisme et de la prison Européenne, pourquoi pas...

La construction monétaire européenne n'a pas envisagé de clause de sortie.


Nous n'aurions pas le droit de sortir de la dictature instaurée par le Politburo Européen ? :evil:

Seul le Front national aura le courage d'appliquer cette solution salutaire.
les autres sont tenus financièrement et surtout idéologiquement.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 11/03/2009 - 17:09
par Pat
LE COÛT DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE
La construction européenne a vraiment pris un nouveau tournant en 1974 lorsque Giscard est arrivé au pouvoir, l'occupant de l'Elysée étant un européiste convaincu. L'Europe s'est révélé être une idéologie ayant ses fanatiques et ses gardiens de la foi. Il est donc temps après 25 ans de marches forcées vers le grand soir européen (qui s'est substitué à l'autre) de faire un bilan.
Il faut pour cela comparer la situation économique et sociale avec celle des pays au développement semblable au nôtre, comme les Etats-Unis, le Japon, et la Grande Bretagne, qui n'ont pas eu à s'imposer de façon masochiste tout un carcan technico-juridique.
Les 300 pages du traité de Maastricht que les Français ont voté (parfois dans l'allégresse) sont autant de difficultés économiques supplémentaires que notre pays s'est imposées.
Les pays comme les Etats Unis, le Japon, la Grande Bretagne et la France avaient avant 1974 un taux de chômage comparable, c'est-à-dire très faible ou inexistant. Maintenant la France a un chômage qui est le double ou le triple de ces trois pays, et même plus en tenant compte du traitement social du chômage. On ne peut accuser comme cela a été fait, le prix du pétrole ou l'effondrement inéluctable du capitalisme comme le prédisaient les théoriciens marxistes. Les théologiens libéraux, eux, nous expliquent le chômage par une insuffisance de politique libérale, le vrai libéralisme dans toute sa pureté tendant, comme ils ne le disent pas, vers la loi de la jungle.
Au delà de ces querelles dogmatiques, dans les dernières années, la politique du franc fort suivie pour rester accroché au marc (dont la seule finalité était l'obsession européiste) nous a fait diminuer notre compétitivité et cela nous a fait perdre des points de croissance, ce qui a considérablement aggravé un chômage déjà bien élevé (il faut se rappeler les 20 000 chômeurs supplémentaires tous les mois sous le gouvernement Juppé).
Pendant la seconde guerre mondiale, des généraux allemands ou soviétiques acceptaient de sacrifier sans état d'âme des divisions entières. De la même façon des millions de Français ont été sacrifiés économiquement par des décideurs (qui par définition appartiennent aux nantis) sur l'autel de l'idéologie post nationale et libérale. Une étude faite par le professeur d'économie Jean-Pierre Vesperini a calculé que la mise en place de l'EURO (un des éléments de la construction européenne a coûté à la France un million de chômeurs supplémentaires entre 1992 et 1998 (estimation économétrique).
Certains futurs chômeurs ont dit oui à Maastricht, convaincus que s'ils disaient "non" l'Allemagne allait de nouveau attaquer la France !
On doit parler de l'immigration qui dans le contexte d'euro-mondialisation a eu un rôle très important sur le plan des coûts salariaux, l'immigration étant le moyen d'installer le tiers-monde en France et dans les pays européens sans les coûts de transport. Elle a comme rôle de créer une pression énorme à la baisse sur les salaires et de servir ainsi les multinationales et les puissances financières. Elle sert aussi l'idéologie post-nationale dans le but de destruction des vieilles nations européennes au prix d'un chômage supplémentaire pour les autochtones.
La France en acceptant de se soumettre politiquement et économiquement aux décisions de Bruxelles a adopté la politique mondialiste libre-échangiste poursuivie par la Commission. La communauté économique européenne faite au départ pour favoriser les échanges entre pays européens n'a donc servi qu'à accélérer la mondialisation ! La France est le pays qui a payé le plus cher cette construction européenne. Les dirigeants politiques (qui n'ont en général pas à subir les effets du chômage et peuvent même en profiter financièrement) l'ont accepté en considérant que la France qui était le moteur de l'Europe devait en payer le prix.
Alors que les pays capitalistes en pointe (Japon, USA) ont toujours pratiqué un certain protectionnisme, la France aux ordres de Bruxelles, ayant perdu sa souveraineté économique, n'a pu que subir les effets effrayants de la mondialisation comme l'a montré Maurice Allais dans ses nombreux articles dans le Figaro.
On peut conclure à l'heure du bilan que le coût de la construction européenne (perte de la souveraineté économique, poursuite d'une politique mondialiste libre-échangiste, franc fort, et mise en place de l'Euro) a été aux plans économique, social et humain très dommageable pour notre pays.
par Patrice G 2000

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 17/03/2009 - 17:20
par Albator
Dans un magasin, d'une ville proche de chez moi, j'ai vu sur la vitrine une affiche disant " Francs français, ici nous acceptons le paiement en francs".

Cela m'a donné du baume au cœur.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 17/03/2009 - 17:31
par JCL31
L'Europe, ses critères, ses commissions, imbroglio d'un système trop complexe pour marcher..... .

Les critères de Maastricht et le pacte de stabilité n'ont pas réussi à rapprocher les économies des pays membres de la zone euro. Les disparités Nord-Sud perdurent et deviennent une véritable bombe à retardement.

Tout a commencé avec la crise financière.
Celle-ci s'est rapidement transformée en crise économique.
Elle pourrait maintenant se muer en crise de l'euro.
Dix ans après l'adoption de la monnaie commune européenne, force est de constater que les critères de Maastricht et le pacte de stabilité, qui devaient permettre aux Etats concernés d'harmoniser leurs politiques économiques, se sont soldés par un échec total.

En réalité, les écarts de compétitivité entre, d'une part, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche et, d'autre part, la France, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la Grèce n'ont cessé de se creuser et vont encore s'aggraver sous l'effet de la crise économique et financière.

Les pays économiquement plus faibles vont devoir financer la relance de leur économie par un nouvel accroissement de leur dette et devront verser encore plus d'intérêts.
La Grèce, par exemple, devra payer deux fois plus que l'Allemagne pour rembourser ses emprunts d'Etat.
Il n'y a pratiquement aucun espoir d'échapper à ce cercle vicieux.
Autrefois, la dévaluation de la monnaie était l'arme la plus efficace dans ce genre de situation. Cela est aujourd'hui impossible.
Désespéré, le gouvernement italien a tenté de négocier avec l'Allemagne pour lancer un emprunt d'Etat conjoint et s'est naturellement fait envoyer sur les roses.
Car les Allemands n'ont pas l'intention de payer pour les Italiens.

"Ces tensions, peu relayées par la presse mais qui sont bien réelles,ne retomberont que si la disparité des économies du Nord et du Sud s'estompe. A défaut, il ne restera d'autre alternative que de sortir de la zone euro"

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 23/04/2009 - 18:39
par Pat
Vers la fin de l'Union européenne ?

LE VOTE de défiance émis le 24 mars par les députés tchèques contre le Premier ministre libéral Marek Topolanek, dont le gouvernement devait assurer jusqu'au 30 juin la présidence tournante de l'Union européenne, est-il le symbole de l'ouragan menaçant celle-ci ? Alors que 2009 est l'année des élections pour le Parlement européen, avec son cortège de députés inutiles puisque les décisions réelles sont prise par une Commission de nommés et de cooptés, il est maintenant probable que tout l'édifice va soit s'écrouler, soit se réformer aux forceps, et voici pourquoi.
L'Europe va affronter la plus grave crise financière de son histoire. Les banques européennes auront à faire face dans les mois qui viennent à une déferlante de pertes totalement inédite, qui sidère par avance les observateurs économiques. Le problème des banques d'Europe occidentale va survenir à cause du volume massif de prêts consentis dans les années 2002-2007 en Europe de l'Est. Ce nouveau Titanic financier n'est pas la conséquence des politiques monétaires irresponsables de la réserve fédérale sous Greenspan, de 2002 à 2006, période durant laquelle les actifs de Wall Street ont été tenus hors d'eau (comme la corde tient le pendu) par la titrisation des actifs douteux. Ici, nous avons clairement affaire à une reproduction de la technique Madoff, selon la désormais fameuse pyramide de Ponzi, où les entrants rémunèrent les plus anciens - système exactement repris tel quel. rappelons-le, par notre vénérée Sécurité Sociale.

LE CONTRAIRE DE CE QU'IL FAUDRAIT FAIRE
La dangerosité de ces emprunts est-européens est devenue si visible à l'œil nu, depuis que la récession économique est avérée, qu'elle oblige les banques occidentales à refuser le renouvellement ou le refinancement des crédits à l'Est, laissant des milliers d'emprunteurs publics et privés sans possibilité de rembourser leurs dettes. La dimension de cette crise obligera dans un premier temps les États européens à nationaliser en urgence leurs banques ; de nombreux observateurs sérieux, comme par exemple l'économiste William Engdahl qui, depuis plus de trente ans, s'est fort peu trompé, le prédisent. Mais elle aura aussi des conséquences plus vastes, nous allons le découvrir.
Lorsque la Société d'évaluation des crédits Moody a annoncé qu'elle pourrait rétrograder nombre de banques occidentales trop exposées en Europe de l'Est, l'euro est descendu à son taux le plus bas depuis 2 mois et demi par rapport au dollar. Cet avertissement public de Moody - il est dans les tuyaux obligera de facto les banques occidentales qui possèdent des filiales en Europe de l'Est à resserrer les conditions de prêts à l'Est, juste au moment où le contraire serait précisément nécessaire pour éviter la cessation de paiement. Les banques occidentales vont donc être prises entre le marteau et l'enclume.

UN STALINGRAD MONETAIRE EN AUTRICHE
Les montants des prêts à risques concerneraient des banques italiennes, autrichiennes, suisses, suédoises et, pense-t-on, allemandes. Mais remarquons une fois de plus ceci : comme disait l'avisé Horace, Naturam expelles furca, tamen usque recurret (Chassez le naturel à coups de fourche, il reviendra toujours). La voracité de certains, qu'il est inutile de nommer, conduit aujourd'hui à des catastrophes en chaîne : quand les pays de l'ex-Union Soviétique et du pacte de Varsovie ont déclaré leur indépendance au début des années 1990, les banques d'Europe occidentale se sont précipitées pour acheter à bas prix les principales banques des principaux pays de l'Est nouvellement indépendants. Dans des pays comme la Hongrie, les banques suisses et autrichiennes proposèrent alors aux particuliers comme aux entreprises des prêts avec des taux d'intérêts bas, mais ... exprimés en francs suisses ! Le problème pour l'emprunteur : que sa devise soit dévaluée, le forçant à rembourser jusqu'au double de ses mensualités, exprimées dans une monnaie stable. C'est exactement ce qui s'est passé ces derniers 18 mois. Dans le cas du zloty polonais par exemple, son cours a chuté de 50 % en quelques mois. Le volume de l'emprunt qui ne pourra être honoré en Pologne - les mensualités sont multipliées par deux à cause du change - n'est pas connu, mais il pourrait être abyssal.
Les banques autrichiennes auraient à elles seules prêté à l'Est 230 milliards d'euros, soit , l'équivalent aberrant de 70 % du PNB de l'Autriche ! La plus grande banque viennoise, propriété de l'italienne «Uncredito» associée à l'allemande «HypoVereinbank» va donc faire face à ce que la presse de Vienne appelle un « Stalingrad monétaire ». D'après des estimations publiées dans la presse financière viennoise, si seulement 10 % des prêts autrichiens venaient à se trouver en difficulté de remboursement dans les prochains mois, cela mènerait à l'effondrement du système financier national. Autant dire qu'au pays de François-Joseph, l'implosion est programmée.

LA DETTE DE L'EST : 1,7 TRILLION DE DOLLARS !
Le bureau londonien de la banque américaine d'investissements Morgan Stanley a, lui, rendu un rapport d'estimation du total des prêts consentis par les banques européennes aux pays de l'Est qui donne des sueurs froides. D'après ce rapport, l'Europe de l'Est a emprunté à l'étranger un total de plus de 1,7 trillion de dollars (vous ne rêvez pas, c'est bien ce chiffre) venant essentiellement de banques ouest-européennes. Une majorité de ces emprunts ont été faits à court terme. En 2009, les pays de l'Est doivent rembourser ou renouveler quelque 400 milliards de dollars, soit 33 % du total de leur PNB... Etant donné que la récession est là, voire la dépression, les chances d'un remboursement sans difficultés diminuent comme peau de chagrin.
Même la fière Russie qui, il y a un an, possédait (grâce notamment à son gaz) 600 milliards de dollars de réserves de devises, se trouve en situation difficile. Les grandes compagnies russes doivent rembourser ou renouveler pour 500 milliards de dollars cette année. Depuis le mois d'août, les enfants de Poutine ont subi une saignée de plus d'un tiers de leurs réserves de devises pour défendre le rouble.
La Hongrie, les Balkans, les pays Baltiques et l'Ukraine souffrent tous des maux que nous venons de décrire. Voilà donc la nature de la prochaine déferlante de la crise financière : les Européens possèdent les trois quarts du portefeuille d'emprunts des marchés émergents de I'Est. Ils sont cinq fois plus exposés à cette future crise que les banques américaines ou japonaises.

EN ATTENDANT LE TSUNAMI
Les gouvernements européens savent (mais taisent) que le tsunami arrive, et c'est la panique. Certains d'entre eux font pression sur leurs banques pour qu'elles se retirent et cessent toutes relations avec leurs filiales de l'Europe de l'Est. Athènes a ordonné à ses banques de sortir des Balkans. Les sommes nécessaires à colmater les premières brèches étant bien au-delà des limites du FMI, ce dernier, après avoir déjà soutenu la Hongrie, la Lettonie, la Biélorussie, l'Islande, et le Pakistan - et prochainement la Turquie -, épuise rapidement ses forces, à savoir 155 milliards d'euros de réserve. Cela le contraint du reste à vendre ses réserves d'or pour renflouer son cash. La baisse des cours de l'or a commencé ...
Les récents 16 milliards de dollars de sauvetage du FMI pour l'Ukraine sont partis en fumée. Le pays - moins 12 % de son PNB après l'effondrement des prix de l'acier - court au dépôt de bilan, laissant Unicredit, Raffeisen et ING sur le flanc. Le gouverneur de la banque centrale de Lettonie a déclaré son économie « cliniquement morte » !
Le plus alarmant, c'est peut-être que les institutions européennes ne disposent d'aucun cadre pour traiter la question, et d'ailleurs comment pourraient-elles répondre à un tel désastre ? Le jour où le directoire de l'UE décidera de ne pas sauver l'un des pays-membres, qui se déclarera en cessation de paiement puisque dans l'incapacité d'honorer ses dettes, ce sera l'élément déclencheur d'une crise massive dont la contagion s'étendra dans toute l'Union Européenne. Or ce jour paraît, au regard de ce qui vient d'être exposé, dorénavant proche.
Nous pensons que les conséquences en seront multiples, avec entres autres effets la mort clinique de l'hydre bruxelloise, du moins sous sa forme nord-coréenne actuelle.
Grégoire DUHAMEL. Rivarol du 27 mars 2009

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 23/04/2009 - 22:16
par JCL31
Pour les politiques pro-européen tel que nous les connaissons, et, tenant langue de bois sur les évènements économiques de crise futur, l'appel unanime de ces libéraux capitalistes qui pavoisent dans un G20 qui n'accouche de rien, défendent bec et ongle que le protectionnisme sous entendant patriotisme économique n'est pas la solution.

Hors, comme l'indique le post précedent de notre ami patriote Pat, les pays de l'est malgré des aides, vites absorbées par le système mafieux et perversif économique, faites par le FMI n'ont pas l'effet escompté et les 5000 milliards d'€ promis pas des pays en récession ne sont que des effets d'annonces, car chaque pays, de la Obamaniac, en passant par le Royaume unis, le royaume de "Sir Cozy", le pinocchio Italien Berlusconi, etc.... ne me semble pas en mesure, même avec des étaies, de maintenir longtemps le sytème Européen tel qu'il est.

Prenons le cas de la Létonie.

Le président de la Banque centrale de Lettonie,Ilmars Rimsevics, pays très lourdement touché par la crise, a appelé ses compatriotes à acheter les produits lettons et à faire "confiance" à la monnaie locale, le lat, dans un entretien publié fin mars.
Celui-ci indiquait, "Les habitants doivent être plus patriotiques envers les produits lettons et la monnaie locale, malgré les circonstances", au quotidien Latvijas Avize.

La Lettonie, membre de l'Union européenne depuis 2004, avait affiché pendant quelques années une croissance à deux chiffres, dopée par une forte demande intérieure.

Victime l'an dernier de l'inflation et frappée par la crise économique mondiale, la Lettonie a sombré dans une de plus forte récession.
Son PIB a chuté de 10,5% au quatrième trimestre de 2008 par rapport au même trimestre de l'année précédente.

A la fin de 2008, la Lettonie a demandé et obtenu une aide financière de 7,5 milliards d'euros de la part du FMI, de l'UE et d'autres prêteurs dont, la Suède.

Cependant, pour bénéficier de ce prêt, le pays balte s'est engagé à lancer une politique d'austérité afin de maîtriser son déficit budgétaire. Les ministres des Finances de l'UE [b]ont alors sommé Riga de maintenir en 2009 le déficit sous le seuil de 5,3% du PIB.[/b]

Dans son entretien, M. Rimsevics a défendu cet emprunt, ainsi qu'une hausse des impôts, introduite en janvier, les deux décisions étant impopulaires auprès des Lettons.
"Se plaindre" dit il "est une perte d'énergie. Au lieu de cela, nous devrions la dépenser en nous unissant et en décidant comment nous pouvons faire mieux dans l'avenir", a-t-il déclaré.

Augmentation des impots, plus, un emprunt national !
L'incapacité de réagir devant les difficultés en augmentant des impôts pour rembourser un emprunt ne rendra pas à la Létonie de la croissance, c'est une solution facile, un bouée crevée qui n'évitera pas la noyade.
Bien au contraire, il faudrait m'expliquer comment il est possible de rembourser, quand la recession entraine des milliers de pertes d'emploi, quand les ouvriers endettés ont contracté des crédits parce que les libéraux leur avaient fait croire que le mondialisme économique ouvrirait les portes de la prospérité économique, que les filiales des banques occidentales elles mêmes fragilisées ferment le robinet, que la monnaie déprecie autant etc ...

L'Europe, ce doux rève politicien prend du plomb dans l'aile, elle pourrait, éventuellement, se sauver si cela ne concernait que la Létonie, mais ce n'est pas le cas.
Je ne vois donc pas, même si la commission adoptait d'appliquer l'Euro dans ces pays pour sauver à court terme quelque chose de perdu à long terme, en sachant que l'Euro aura pour revers une augmentation du cout de la vie sans en assurer le pouvoir d'achat, comment l'Europe va t'elle se sauver du guêpier tendu par l'économie américaine qui defendra bec et ongles son Dollars et les accords de Bretton Woods pour, et aussi, se sauver à court terme de quelque chose de perdu à long terme car il faut être clair, il faudrait prendre une feuille blanche, se poser les vrais questions et recommencer une nouvelle économie basé sur plus de partage social.

Je ne vois pas autre chose que le protectionnisme pour remettre en ordre l'économie, basée sur une répartition équitable, aux citoyens de souche, pour assurer la pérénité du travail, soutenir l'intérêt général, et valoriser la Nation dans un espace mondial.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 25/04/2009 - 16:20
par Pat
« Inviable, l'euro peut mortel »
Les différences durables et profondes des pays de l'Union européenne font que l'euro est un non-sens économique : mais c'est une priorité idéologique pour ceux qui veulent briser les nations. Il faut s'en dégager. Telles sont les conclusions de l'étude du professeur Milloz pour le «pré-gouvernement» du FN.
Je passerai rapidement sur certains aspects du dossier de l'euro qui toucheront directement la vie quotidienne des Français et de leurs entreprises. Ces aspects seront, me semble-t-il, au cœur de l'effort de propagande que développera l'appareil traditionnel du Front, au titre de la guerre déclarée à la monnaie unique par notre Président. Il s'agit par exemple de la disparition des opérations de change au sein de l'Union, de la disparition du franc, des risques d'augmentation des prix, des complications pour le consommateur, du coût du changement de monnaie pour les entreprises etc. Sans évidemment que les questions sur lesquelles j'insisterai soient exclues de cet effort de propagande, je m'attacherai plutôt ici à aborder le sujet sous un angle plus général, c'est-à-dire à montrer l'irréalisme économique de la monnaie unique et, hic jacet lepus, le dessein politique que cache cet irréalisme délibéré.
D'abord le plan économique. L'euro présente un vice essentiel : il est une monnaie unique plaquée sur une zone économique de onze Etats distincts et hétérogènes.
Certes ces onze Etats prétendent à une certaine homogénéité en ce qu'ils disent avoir satisfait aux critères financiers de Maastricht. Mais d'abord personne ne doute que la plupart n'y sont parvenus qu'au prix de contorsions statistiques inavouables. Ensuite et surtout, on ne saurait apprécier l'homogénéité d'une zone monétaire à la seule lumière de ces critères financiers. Il y a bien d'autres paramètres à prendre en compte : le niveau des salaires, de la protection sociale, la structure de la fiscalité, la situation démographique, l'expérience historique, le degré de spécialisation des productions, le niveau d'unité culturelle et linguistique etc ...

Diminution des salaires
Cette énumération le montre en pratique l'hétérogénéité est la règle lorsqu'une zone économique réunit plusieurs Etats distincts. Or, si ces Etats entretiennent entre eux d'importants courants d'échanges, il est fatal que surviennent sinon des crises, du moins des difficultés durables provoquées par cette hétérogénéité. Comment se surmontent ces dernières ? Généralement par la flexibilité du change. Qu'elle soit érigée en règle ou qu'elle soit admise et pratiquée comme une exception au principe de fixité, cette flexibilité fournit un remède aux déséquilibres et permet les ajustements nécessaires. Mais si, par l'institution d'une monnaie unique, on renonce à l'ajustement par le taux de change, il faudra bien, les faits étant têtus, trouver d'autres issues. On les trouvera soit dans la diminution des salaires ou de la protection sociale (pour que soient rétablies des conditions de concurrence plus favorables) soit dans une augmentation du chômage (ce qui poursuit le même objectif, par un moyen à peine différent) soit dans des transferts de capitaux d'un Etat à l'autre (le premier aidant le second à franchir une passe difficile) soit dans la mobilité de la main-d'œuvre (cette dernière se déplaçant d'une zone déprimée vers une zone plus active), soit enfin dam une combinaison de ces solutions.
On a de multiples exemples de ce genre de situation. Le cas des Etats-Unis est classique : une crise survient-elle en Californie qui provoque du chômage ? L'on voit la main-d'œuvre et, plus généralement, la population se déplace, vers la région de Chicago par exemple, où les offres d'emploi sont nombreuses. L'exemple de la réunification de l'Allemagne est encore plus parlant : on a vu une monnaie unique imposée à deux zones qui, sur le plan économique, étaient totalement hétérogènes. Dès lors, très logiquement, plusieurs des solutions envisagées ci-dessus sont venues essayer de concourir à rétablir la situation de l'ex-RDA : chômage, transferts de main-d'œuvre dans le sens Est-Ouest, transferts massifs de capitaux d'Ouest en Est.
Mais nous devons relever que les exemples choisis ne mettaient pas en cause des Etats étrangers l'un à l'autre. Les ajustements en question sont intervenus au sein d'une nation, c'est-à-dire dans un cadre caractérisé par un fort sentiment de solidarité et surtout d'appartenance commune, appuyé sur l'unité linguistique.
Tout autre est la situation chez les onze Etats de l'euro. Croit-on qu'en cas de crise de vente du vin de Porto, les Portugais iront volontiers en Finlande au motif que l'industrie du bois y offrira des emplois ? Croit-on que l'Allemagne acceptera facilement de renouveler des transferts massifs de capitaux. cette fois-ci en faveur de l'Irlande par exemple, si celle-ci vient à se trouver en difficultés ? On connaît déjà les réticences des pays qui s'estiment créanciers de l'Union : elles seront aggravées par la rigidité propre à une monnaie unique. L'Allemagne d'ailleurs a déjà refusé tout récemment par la voix de l'un de ses ministres. ce que celui-ci a appelé « l'Europe des transferts ». Il est à craindre que les solutions les plus douloureuses s'imposent : augmentation du chômage ; diminution des salaires et de la protection sociale. Et cette issue est d'autant plus probable qu'il n'est pas besoin d'être expert pour prévoir que la politique monétaire de la Banque centrale européenne sera d'inspiration restrictive.
Il est clair, en un mot, que l'hétérogénéité de la zone est source de conflits majeurs et de dislocations potentielles. Comment les prévenir ? Pour les européistes, pour Bruxelles, la solution coule de source. L'hétérogénéité, les diversités nationales font obstacle ? Qu'à cela ne tienne, il faut supprimer cette hétérogénéité, il faut supprimer ces diversités, il faut faire de la zone monétaire une zone homogène.
Ainsi, la monnaie unique tombe le masque : le fond de l'affaire est politique, il réside dans la volonté désormais justifiée par les nécessités de l'euro, de créer un Etat européen unifié, un Etat dominé par la technocratie de la Commission et de la Banque centrale.
Les manœuvres ne manquent pas qui tendent dans ce sens. En voici quelques-unes.
La gestion d'une monnaie unique ne peut se concevoir, c'est bien évident, sans une discipline budgétaire commune. A établir cette discipline se consacrera donc ce que le traité d'Amsterdam appelle « la surveillance multilatérale ». Elle permet d'imposer aux Etats membres de « respecter leurs obligations résultat du traité », c'est-à-dire d'avoir une politique budgétaire restrictive dans l'esprit de Maastricht. Dans cette perspective, le Conseil statuant à la majorité qualifiée peut infliger aux Etats récalcitrants soit l'obligation de dépôts sans intérêt, soit une amende. De son côté, la Commission peut demander à la Cour de justice d'infliger le paiement d'une somme forfaitaire ou d'une astreinte. Qui nierait qu'il s'agit là des premiers pas vers un budget unique ?
Ces premiers pas, d'ailleurs, ne dispensent pas de gonfler le budget communautaire. D'ores et déjà les européistes se plaignent du niveau insuffisant de celui-ci qui devrait, selon eux, être quadruplé : pour Jacques Delors, il devrait passer de 1,2 % du PlB communautaire à 5 %.
Le futur Etat européen, purement technocratique, doit échapper aux Etats nationaux : c'est pourquoi, les pouvoirs de la Banque centrale, gestionnaire de l'Euro, ne sont en pratique balancés par aucun contrepoids politique ou autre en matière de politique monétaire. Et même dans le domaine des taux de change, là où le Traité concédait au conseil des ministres le droit de formuler des orientations, un Conseil ultérieur (décembre 1997) a, en violation semble-t-il du traité, restreint ce droit à des « circonstances exceptionnelles ».
Mais la fusion politique des Etats ne sera jamais suffisante si l'on n'obtient pas la fusion des peuples. La tâche est plus rude mais c'est une raison pour l'entreprendre le plus tôt possible. Le nœud du problème est dans la mobilité des personnes. Les européistes déplorent que 3 % seulement des Européens résident dans un Etat autre que celui où ils sont nés : il faut donc promouvoir la mobilité géographique, c'est-à-dire, primo, abolir tous les contrôles de personnes aux frontières internes y compris pour les ressortissants des pays du tiers et, secundo et surtout, préparer des mesures tendant à faire de la circulation des personnes et de l'expatriation à l'intérieur de l'Union une « réalité quotidienne ». L'exemple américain est à nouveau appelé à la rescousse.
J'écourterai ici la liste des projets européistes tendant à saper à la base la réalité des nations pour conclure en montrant qu'ils sont l'aboutissement de l'entreprise qui fut lancée immédiatement après la guerre et qui atteint aujourd'hui sa phase finale. Elle n'a été ralentie qu'entre 1958 et 1969 et même carrément stoppée en 1966 lorsque fut imposé le compromis de Luxembourg, aujourd'hui tombé en désuétude.
Quand on jette un regard en arrière, on est frappé par l'implacable continuité de la course : la CECA, l'EURATOM, le traité de Rome, l'Acte unique, le traité dé Maastricht, le traité d'Amsterdam. Jamais, depuis la C.E.D. un saut brutal qui susciterait le rejet. Toujours un simple petit pas de plus. Jamais l'aveu du but ultime. Toujours, le masque des commentaires minoratifs.

Se dégager de l'euro
Quelle politique dès lors pour notre mouvement arrivé au pouvoir ? C'est cette question qui touche surtout l'économie et les affaires étrangères qu'il conviendra de traiter par priorité. Pour le moment, il convient de se contenter d'idées générales.
En première approximation et en me plaçant dans une situation pas trop différente de la situation présente, je dirai qu'i! y a nécessité vitale pour la France de se dégager de l'euro, ce qui signifie dénonciation du traité de Maastricht au moins en ce qui concerne la monnaie unique. Faut-il le dénoncer pour le reste ? C'est une question à étudier, la réponse affirmative étant hautement probable.
Reste une importante question : quid du traité de Rome ? Celui-ci, je tiens à le rappeler car c'est un fait trop souvent perdu de vue, est à la source de l'évolution actuelle. C'est lui qui, grâce à la Cour de justice a donné aux européistes leur force jusqu'ici irrésistible. Faut-il dénoncer le mythe séducteur qu'il représente les avantages qu'il a procuré l'Europe plaident pour une réponse négative du principe. Probablement, il faudra pourtant le priver de ce qu'il contient de venin supranational en y incorporant, en bonne et due forme, le compromis de Luxembourg : ce serait certainement la première des modifications à réclamer.
Dans les circonstances actuelles, où l'Euro démarre avec la bénédiction des marchés et des forces politiques dominantes ; ces propositions peuvent paraître irréalistes. Pourtant. j'ai confiance dans le triomphe assuré des faits sur l'utopie destructrice. En deux phrases et quelques mots, le général De Gaulle avait fait le tour du sujet d'une façon si définitive qu'il n'y a rien à y ajouter et je n'y ajouterai rien, Voici cette citation que vous connaissez sans doute : « Les nations européennes sont des œufs durs. On ne fait pas d'omelette avec des œufs durs. »
Pierre MILLOZ National Hebdo du 28 mai au 3 juin 1998

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 26/05/2009 - 17:35
par Pat
Jean-Richard Sulzer : “l’Euro va imploser sous l’effet des distorsions économiques entre certains Etats membres”
Posté par Francis K. : le 26 mai 2009

Communiqué du Professeur Jean-Richard SULZER, responsable de la Commission économique du Front National
C’est avec plaisir que j’ai lu d’un seul trait l’excellent ouvrage de mon estimé collègue Christian SAINT-ETIENNE, professeur comme moi à l’Université Paris Dauphine.
Certes, nos opinions politiques différent : le Professeur SAINT-ETIENNE a en effet rédigé le programme économique présidentiel de François BAYROU, avant de rejoindre les rangs de Nicolas SARKOZY et de devenir le bras droit de Jean TIBERI à la Mairie du 5ème arrondissement de Paris.
Mais, pour le reste, nos diagnostics concordent : l’Euro va imploser sous l’effet des distorsions économiques entre certains Etats membres. Et la meilleure solution serait de recréer des monnaies nationales qui flotteraient entre elles au sein d’un serpent monétaire européen ressuscité.
J’avais exactement formulé le même diagnostic, dans les actes du colloque F.N. de 2006. De larges extraits en sont d’ailleurs reproduits sur le site « Nations Presse Info ».
Comme quoi, tous les partis politiques ne sont pas toujours en désaccord sur tout.

Jean-Richard SULZER
Agrégé des Facultés
Professeur à l’Université Paris Dauphine

http://nationpresse.info/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 01/06/2009 - 20:36
par Pat
Le grand bluff de l'Euro

Image

Il ne faut pas s'y tromper, le passage à l'euro est la première marche qui conduit à la fin de la souveraineté française.
Depuis le 1er janvier dernier, le franc, créé sous le roi Jean Le Bon, en 1360 a cessé d'être côté sur les marchés de la planète. Il s'agit là d'une révolution dont nous n'avons pas fini de mesurer les effets. En perdant notre souveraineté monétaire - le droit régalien de « battre monnaie» et avec elle notre souveraineté économique, laquelle est indissociable de la souveraineté politique. Le destin des Français se décidera désormais ailleurs qu'en France.
Comme l'explique par ailleurs P... D..., l'euro n'est qu'un grand bluff.
En fait, la création de l'euro revient à intégrer les monnaies des onze pays européens dans la zone mark et s'accompagne donc de l'adoption de la politique économique allemande. La preuve, c'est que l'Allemagne, qui tient absolument à ce que la valeur de l'euro ne s'éloigne pas de celle du mark, a exigé que les Etats membres signent un « pacte de stabilité », calqué sur la politique économique allemande, draconien : déficit public inférieur à 3 %, inflation à 1,5 % maximum, dette publique inférieure à 60 du PlB (produit intérieur brut), taux d'intérêt à long terme n'excédant pas de plus de 2 % la moyenne des taux des pays de l'Euroland. D'ailleurs il est prévu un système de surveillance et en cas de dérapage on infligera des sanctions aux pays fautifs, soit une amende de 0,5 % du PIB.
La Banque centrale européenne, chargée de gérer tout le système, a son siège à Francfort. Les directeurs de cet établissement sont nommés par les Etats membres. C'est à terme, plus de technocratie, de contrôles, de surveillance et de règlements. Les seuls emplois résultant de l'euro seront des fonctionnaires européens payés à prix d'or.
La politique économique de l'euro est basée sur la réduction des déficits budgétaires et sur une inflation proche de zéro.
C'est avec une politique inverse que Reagan aux Etats-Unis a fait diminuer le chômage.
La Banque centrale européenne en luttant contre l'inflation enfonce des portes ouvertes et fait même courir des risques graves aux pays membres. La déflation, c'est-à-dire, une baisse des prix généralisée, diminuerait la croissance, provoquerait de nouvelles pertes d'emploi et risquerait de créer une vraie panique parmi les consommateurs.
Hypothèse d'école : que se passerait-il en cas de crise économique dans un des pays de l'Euroland ? Pour y faire face, le pays en question ne pourra ni dévaluer, ni créer un déficit budgétaire, ni laisser filer l'inflation. Résultat, la récession qui frappera ce pays se traduira par de nouveaux milliers de chômeurs supplémentaires.

Problème de fiscalité
Autre exemple de régression sociale : les prix qui étaient différents suivant le pays, mais compensés par le taux de change, seront tous affichés en euro. Ainsi Renault qui vendait ses voitures 30 % moins chères au Portugal parce que la main-d'œuvre y était moins chère devra, concurrence oblige, s'aligner dans les autres pays. Certes cela va engendrer une baisse des prix dans certains pays. Mais pour y parvenir, il faudra compresser les coûts de production et donc les salaires.
Problème supplémentaire, si la monnaie est unique, ce n'est pas le cas de la fiscalité : TVA ou impôt sur les sociétés.
Dans la mesure où les entreprises sont libres de s'installer où elles le désirent on peut parier que bon nombre d'entre elles choisiront de se délocaliser dans des pays où le taux des prélèvements obligatoires est le plus faible. Ce n'est pas le cas de la France. Loin s'en faut.
Le seul avantage véritablement réel de l'euro, c'est qu'il supprime les commissions de change dans les onze pays de l'Euroland. Cet avantage ne concerne que les entreprises qui exportent à l'intérieur de l'Euroland et les touristes. Il n'intéresse donc pas les Français - ils sont les plus nombreux qui ne voyagent pas hors de nos frontières. En revanche, toute la population est concernée par les inconvénients.
Sans parler du coût prohibitif du passage à la monnaie unique. Rien que pour le secteur bancaire français - reconfiguration des systèmes informatiques, mise en place d'une double comptabilité franc-euro - il est évalué à 20 milliards de francs. Sans compter la formation du personnel. La société Sodexho (restauration collective) évalue ces frais supplémentaires à 1,5 % de son chiffre d'affaires, la firme Peugeot à 0,1 %. etc.
Ce sera également la fin des « dévaluations compétitives » dont l'Italie et l'Espagne étaient les champions et qui posaient tant de problèmes à nos agriculteurs, lesquels à cause d'un franc plus fort ne pouvaient pas suivre. Un autre problème va se poser aujourd'hui : la délocalisation de certaines entreprises an profit des pays du Sud risque de réduire à néant cet avantage monétaire.
Reste l'inconnu du facteur humain. D'autres tentatives d'union monétaire, comme l'Union latine, ont échoué dans le passé. La commission européenne a évalué à quarante ans le temps que l'euro passe dans les mœurs.
Une évaluation optimiste, quand on sait que près de quarante ans après l'instauration du nouveau franc, certains Français et pas forcément les plus anciens continuent de parler encore en anciens francs.
Jean ROBERTO National Hebdo du 7 au 13 janvier 1999

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 22/06/2009 - 15:27
par Pat
Et vive l'U.E. quand même ?

Le 4 mai, la Commission européenne a annoncé s'attendre à une perte de 8,5 millions d'emplois en 2009 et 2010 dans l'Union européenne ! Mais pour les spéculateurs, la manne d'or continue de tomber du ciel tous les jours : en Europe, en trois semaines du 15 septembre au 6 octobre, capitalistes et aigrefins ont dores et déjà empoché plus de 1 500 milliards d'euros de la Banque Centrale européenne.

En France, le gouvernement a déjà versé plus de 420 milliards d'euros aux banques.
Mais d'où sortent ces sommes exorbitantes ? Du pillage et de la destruction des conditions d'existence de l'ouvrier, du paysan, du petit employeur, du chercheur, du viticulteur, de l'instituteur... de tous les producteurs de la richesse réelle, vivante. On va payer la pourriture bancaire avec l'argent public, l'argent introuvable pour l'école, les hôpitaux, les salariés !

La banque Centrale européenne ordonne de tailler à la hache dans les secteurs publics, dans les hôpitaux et les écoles.

Au nom du respect du Traité de Maastricht et de « la concurrence libre et non faussée », elle organise la désertification, la destruction des emplois et l'appauvrissement de la population.

Félix Le Chat militant E§R FLASH 4 juin 2009

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 08/08/2009 - 21:18
par Pat
Un économiste renommé prédit « La fin de l’Euro »
Posté le 24 mai 2009,   Auteur : Benouville 
Plus qu’un essai économique anti-conformiste. Une bombe.  Edifiant de par l’identité de l’auteur qui prête difficilement le flanc aux procès en « europhobie » : Christian Saint-Etienne (son site) http://christiansaint-etienne.com/, fédéraliste européen,  est  professeur titulaire de la chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers, professeur à l’université Paris-Dauphine et membre du Conseil d’analyse économique (CAE).
Il a été économiste au Fonds monétaire international et à l’OCDE.  Médiatique, il est connu pour ses livres de vulgarisation économique ayant obtenus de nombreux prix, mais aussi pour avoir été un des principaux conseillers de François Bayrou pour la rédaction de son projet en 2007 !
La lecture de cet ouvrage est édifiante. Saint-Etienne reprend à son compte toutes les critiques souverainistes anti-Maastricht, validant les analyses du FN et du MPF exposées depuis 15 ans sous les sarcasmes, les procès en archaïsme et nationalisme délirant.
Il consacre un sous-chapitre à Maastricht, titré  « Une erreur fondatrice » :
 » Il aurait ensuite fallu prendre conscience lors de la négociation du traité de Maastricht en décembre 1991, alors que l’Europe ne comptait que douze membres ayant les mêmes niveaux de vie et des systèmes de protection sociales proches, que l’intégration des politiques devait comporter un volet d’harmonisation du contrat social. En d’autres termes, c’est une contradiction mortelle que de laisser s’instaurer une concurrence fiscale et sociale au sein d’une Union monétaire » page 67

Sur le mythe de l’Europe puissance :
 » Que le directeur de l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne écrive dans une revue intellectuelle prestigieuse que « l’Union a pour fondement le rejet de la politique de puissance » montre à quel point les responsables de l’Union européenne se trompent sur le monde. Cet aveu explique magistralement pourquoi l’Europe est impuissante dans le monde. Deux exemples l’attestent. La parité entre l’euro et le dollar est décidée par la Chine et les Etats-Unis en fonction de leurs intérêts stratégiques fondamentaux. Israel détruit régulièrement tous les équipements civils construits à grands frais dans la bande de Gaza par l’UE sans que cette dernière réagisse autrement qu’en planifiant la nouvelle vague d’investissements qui serviont de cibles d’entrainement à l’armée du puissant Israel. « page 76
L’économiste peste contre l’adoption discrète de la directive Bolkestein, dénonçant l’adoption du principe du pays d’origine permettant un dumping salarial généralisé, auxquels sont déjà confrontés les chauffeurs routiers français troqués contre des Polonais et Roumains facturant selon leur propres droit fiscal national.
A grand renforts de chiffres et de tableaux comparatifs entre pays de la zone euro (handicapés) et hors zone euro (ayant une croissance supérieure), l’économiste démontre qu’en raison des énormes disparités de profils des Etats-membres en terme de déficit, de secteurs clés, de taux de chomage, de fiscalité, de taux de prélèvements, sans parler de l’ incompétence de la BCE (ajustant ses taux avec 2 trains de retard) et de son absence de contrôle politique, mener une seule politique monétaire est une folie. Folie dont il estime avoir couté plusieurs points de croissance à une France dont l’export est sabré par l’ impératif allemand de l’euro fort. Pour Saint-Etienne, la question n’est pas de savoir si l’Euro va survivre mais quand et comment sa fin se précipitera : « cet éclatement sera, au mieux, ordonné, au pire, dévastateur » page 121
Ses critiques sont à rapprocher de celles de Milton Friedman, le célèbre  prix nobel d’économie monétariste décédé récemment, qui avait parié sur un éclatement de la zone euro pour les mêmes raisons…sans être écouté par les idéologues européistes.
L’ économiste propose une voie de sortie raisonnable et techniquement sûre, un retour au Système monétaire européen qui avait démontré son efficacité dans les années 80, basé sur un Ecu référent, empêchant aux Etats de recourrir à des dévaluations compétitives exagérées  et de limiter la fluctuation des taux de change au sein d’un serpent monétaire faisant office de garde fou, comme il le prouva dans le passé.
Christian Saint-Etienne, La fin de l’Euro, Bourin éditeur, avril 2009. 16 euros…
http://www.fdesouche.com

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 09/08/2009 - 7:28
par Candide
la question n’est pas de savoir si l’Euro va survivre mais quand et comment sa fin se précipitera


L'euro et l'UE n'auront apporté que des désillusions. La seule question est de savoir comment ça va finir et comment la France d'en bas va payer l'addition.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 09/08/2009 - 11:20
par Chris84
Candide a écrit :
la question n’est pas de savoir si l’Euro va survivre mais quand et comment sa fin se précipitera


L'euro et l'UE n'auront apporté que des désillusions. La seule question est de savoir comment ça va finir et comment la France d'en bas va payer l'addition.



Sa fin ou plutôt sa continuité comme certains analystes politiques l'ont déjà dénoncée : l'améro, qui comme son nom l'indique, réunira les monnaies européennes et américaines.
Les mondialistes ont encore de beaux jours devant eux !!! :evil:

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 23/09/2009 - 18:11
par Pat
2000 milliards créés à partir de rien

En une décennie d’existence, la Banque Centrale Européenne a créé 2000 milliards d’euros. Cette somme colossale dépasse l’entendement. Un millier d’euros représente déjà une somme conséquente. Un million d’euros, c’est la richesse. Un milliard d’euros, c’est le pouvoir, la gloire et l’accès à l’élite. Alors que peuvent bien représenter deux mille milliards d’euros ?

Pour parler clair, cette injection correspond à un doublement de la masse monétaire : la Banque Centrale Européenne http://www.ecb.int/ecb/html/index.fr.html a créé autant d’euros en dix ans qu’il en existait à sa naissance en 1999. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Quoi qu’il en soit, cette information est trop importante pour être reléguée au rang de « détail technique ». Il est donc essentiel d’identifier qui bénéficie et qui pâtit de cette création monétaire. L’Essai sur la nature du commerce en général de l’économiste http://socserv.mcmaster.ca/econ/ugcm/3l ... index.html Richard Cantillon fournit quelques clés de compréhension.
Nous vivons dans une ère nouvelle : celle du papier-monnaie. Pendant presque toute l’histoire de l’humanité, de l’époque des Pharaons à la Première Guerre Mondiale, la monnaie était un métal rare : or ou argent. Ces métaux s’étaient imposés spontanément comme les plus aptes à faire fonction de monnaie d’échange, sous tous les cieux et à toutes les époques.
Tous ceux qui ont connu cette ère désormais révolue ont aujourd’hui disparu. Notre génération ne connaît que les billets de banque. Nous les connaissons, mais nous les comprenons à peine. Nous sommes mal équipés pour appréhender un phénomène aussi récent à l’échelle de notre civilisation.
Image

D’où viennent ces billets de banque ? Combien y en a-t-il ? C’est la Banque Centrale qui les contrôle. Alors que le commun des mortels doit travailler dur pour percevoir un salaire, mettre un billet dans sa poche, ou avoirde l’argent sur son compte, la Banque Centrale Européenne (BCE) peut de son coté créer l’argent, ex-nihilo. Et elle ne s’en prive pas…

Quand la BCE crée de l’argent, elle ne le distribue pas de manière uniforme. Elle l’injecte en un point précis du réseau économique. L’économiste Richard Cantillon démontre par une série d’arguments irréfutables que celui ou ceux qui se trouvent les plus proches du point où la monnaie est injectée sont gagnants. C’est d’ailleurs fort intuitif : il vaut mieux être proche de la source de richesse qu’en être éloigné.

Une fois créé, cet argent frais circule de proche en proche à travers l’ensemble du réseau économique, et se retrouve au final dans nos poches. Mais – et c’est la leçon-clé de l’Essai sur la nature du commerce – , les derniers à mettre la main sur l’argent nouvellement créé sont perdants. Cantillon décrit en ces termes les avantages de ceux qui sont proches de la source :

Ils consommeront plus de viande, plus de vin ou de bière qu’ils ne le faisaient, s’accoutumeront à porter de plus beaux habits, à avoir des maisons mieux décorées, à posséder d’autres biens plus recherchés. Ils donneront de l’emploi à des artisans qui n’avaient pas auparavant tant d’ouvrage, et qui pour cette raison augmenteront également leurs dépenses. L’augmentation des dépenses de viande, vin, tissus… diminue nécessairement la part des autres habitants de l’État qui ne participent pas de ces richesses.

Les derniers à toucher l’argent seront perdants car le prix ce qu’ils consomment augmente avant que leurs revenus n’augmentent. Ils doivent donc se serrer la ceinture.

Application pratique : qui sont aujourd’hui les gagnants et les perdants ?

Ceux qui sont proches de la Banque Centrale Européenne : les gouvernements et les grosses banques d’affaires. Les élites politiques et financières sont les premières à toucher l’argent nouvellement créé. Ce sont les gagnants.

Les derniers à toucher l’argent créé sont les Français moyens, les électeurs de base, les salariés de PME. Soit la vaste majorité des citoyens. Ceux que les élites appellent « le bon peuple ». Ce sont les perdants.

Cet état de fait a été résumé dans son style à l’emporte-pièce par Henry Ford, le fondateur des usines automobiles :

Si les gens comprenaient le système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.

http://www.fdesouche.com

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 23/09/2009 - 18:16
par Pat
beppe74 a écrit :What is the position of Front national on the Euro?Do you plant to get the french franc back?

Quelle est la position du Front national sur l'euro ? Avez-vous des plans pour obtenir le retour du franc français ?


Le Front est contre l'euro !
Quant au retour du Franc, je pense que dans un premier tant, l'euro pourrait être conservé pour les transactions internationales.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 21/10/2009 - 23:02
par Pat
L'euro au bord du précipice

Dans un essai iconoclaste, et bien documenté, l'économiste Christain Saint-Etienne annonce la fin de la monnaie unique européenne... si l'Union européenne ne connaît pas de profondes modifications. Mais cette disparition n'est-elle pas, à tout prendre, la meilleure solution ?

Le titre du nouveau livre de Christian Saint-Etienne a au moins le mérite d'être clair : « La fin de l'euro ». Sans circonvolutions, l'économiste, y affirme que cette monnaie unique ne peut plus tenir. Et que si rien ne change rapidement, la solution passera par un retour aux monnaies nationales et à un système monétaire européen (pour les échanges) portant le nom d'Ecu.

Selon lui, le système actuel souffre en effet de trop nombreuses distorsions internes, au premier rang desquelles figure la concurrence fiscale interne, qui va à l'encontre du principe de solidarité inscrit dans les différents textes de la construction de l'Union européenne. Tableaux à l'appui, Saint-Etienne souligne par ailleurs les disparités flagrantes entre les pays membres de la zone euro, surtout en matière de dette publique et de déficits, et démontre l'inanité de vouloir faire de la Banque centrale l'instrument d'une seule politique monétaire.

Face à ces distorsions, il prône, sur son blog, un fédéralisme fiscal qu'autoriserait l'édification d'« un véritable gouvernement économique de la zone euro au service d'une politique stratégique autonome, qui coordonne le policy mix (1) et instaure les bases d'un fédéralisme fiscal en contrepartie de la mise en place de règles fiscales et sociales minimales. Ces dernières constitueraient le socle du Contrat social européen qui favoriserait la mobilité des travailleurs au sein de la zone euro. »

A cette fin, « on pourrait mettre en œuvre une base fiscale commune pour l'Impôt sur les sociétés (IS) au sein de l'Union européenne et un taux minimal au sein de la zone euro. » Quant au fonctionnement de ce fédéralisme fiscal, « Seul le budget de la zone euro servirait pour amortir les chocs dits symétriques, c'est-à-dire affectant l'ensemble de la zone ou un nombre significatif de pays. »

Le « couple » franco-allemand renforcé

« L'ensemble de ces politiques, poursuit Saint-Etienne, constituerait le fondement d'une politique stratégique autonome de la zone euro ». Cette politique passe par l'affirmation d'une Europe puissance, qui devra revenir sur les « erreurs de naissance » de l'Union européenne - à commencer par le Traité de Maastricht. Et l'économiste de s'insurger contre les propos du directeur de l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne : « Qu'[il] écrive dans une revue intellectuelle prestigieuse que "l'Union a pour fondemeut le rejet de la politique de puissance" montre à quel point les responsables de l'Union européenne se trompent sur le monde. Cet aveu explique magistralement pourquoi l'Europe est impuissante dans le monde. » Saint-Etienne s'en étonne. Mais les acteurs de cette Europe-là souhaitent-ils qu'il en aille autrement ? Ils ont sciemment désiré et édifié une Europe vassale des Etats-Unis, une Europe sortie de l'histoire, renonçant à son destin comme les nations qui la composent y ont elles-mêmes renoncé.

Si les questions que pose Christian Saint-Etienne sont pertinentes, ses solutions nous paraissent, en revanche, irrecevables. Ce libéral avéré ne souhaite pas en finir avec l'Union européenne, mais appelle de ses vœux un espace politique continental fédéré autour du « couple franco-allemand », avec plusieurs niveaux d'intégration. Il s'agit donc de poursuivre dans l'utopie supranationale, plus vite et plus loin. Ce caractère utopique apparaît pourtant clairement dans son livre, par exemple lorsqu'il se demande si l'Allemagne n'encourage pas les distorsions au sein de la zone euro pour mieux contrôler cette dernière. L'un au moins des piliers du «couple» franco-allemand ne semble donc pas faire si bon marché que cela de ses intérêts nationaux. Saint-Etienne ne s'y trompe d'ailleurs pas lorsqu'il souligne que certains pourraient rester attachés à la concurrence fiscale interne, car elle protège la souveraineté des Etats membres.

En somme, le système actuel, à bout souffle, débouche sur une alternative : soit s'engager dans la voie du fédéralisme et de l'intégration pour créer artificiellement un Etat supranational européen ; soit renoncer à l'euro et imaginer une solidarité européenne fondée sur les réalités nationales.

Arnaud Naudin monde & vie 27 juin 2009
1. Policy mix : articulation entre la politique monétaire et la politique budgétaire .
Christian Saint-Etienne, La Fin de l'Euro, Bourin éditeur, 16 €

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 24/12/2009 - 19:46
par Eniotnar
Je sais que c'est important, mais je n'y entrave que couic à la langue de Tonton :

http://info.kopp-verlag.de/news/deutsch ... tellt.html

En gros, l'info vient d'un Allemand (extrait d'un site d'infos économiques)

"Bref, vivant en Allemagne, je me renseigne aussi sur des sites allemands et je viens de tomber sur une info qui pourrait vous intéresser: L'allemagne vient de commander 14 machines à imprimer des euros. En gros, l'hyperinflation va arriver...". On dirait que l'Euro va se diviser en deux: Euro du Nord et Euro du Sud... "

Ruhlamat sécurise sa plus grande commande. La société basée à Marksuhl produira 14 machines sur lesquelles seront imprimé les billets de banque. Pour des raisons de sécurité, les clients ne sont pas nommés". Lire en allemand ThueRinger Allgemeine ou Kopp verlag."

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 29/12/2009 - 11:54
par supergaulois
Candide a écrit :
la question n’est pas de savoir si l’Euro va survivre mais quand et comment sa fin se précipitera


L'euro et l'UE n'auront apporté que des désillusions. La seule question est de savoir comment ça va finir et comment la France d'en bas va payer l'addition.



l 'addition est assez simple, c'est la disparition pure et simple de la France, voila ce qui nous attend :evil:

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 05/01/2010 - 23:10
par Eniotnar
Eniotnar a écrit :Je sais que c'est important, mais je n'y entrave que couic à la langue de Tonton :

http://info.kopp-verlag.de/news/deutsch ... tellt.html

En gros, l'info vient d'un Allemand (extrait d'un site d'infos économiques)

"Bref, vivant en Allemagne, je me renseigne aussi sur des sites allemands et je viens de tomber sur une info qui pourrait vous intéresser: L'allemagne vient de commander 14 machines à imprimer des euros. En gros, l'hyperinflation va arriver...". On dirait que l'Euro va se diviser en deux: Euro du Nord et Euro du Sud... "

Ruhlamat sécurise sa plus grande commande. La société basée à Marksuhl produira 14 machines sur lesquelles seront imprimé les billets de banque. Pour des raisons de sécurité, les clients ne sont pas nommés". Lire en allemand ThueRinger Allgemeine ou Kopp verlag."


Voir le post de Menthalo daté du 29 décembre 2009 puisque vous ne réagissez pas à mon info :
http://www.forum-gold.fr/viewtopic.php?f=14&p=40552

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 13/01/2010 - 1:35
par criquette92
"L'allemagne vient de commander 14 machines à imprimer des euros. En gros, l'hyperinflation va arriver...". On dirait que l'Euro va se diviser en deux: Euro du Nord et Euro du Sud... "


c'est une bombe, ça !

peut-on en savoir plus ?

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 31/01/2010 - 19:33
par Pat
L’Euro : implosion ou sursaut ?

Par Jean-Claude Werrebrouck

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?
Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.
Le couple monnaie unique / grand Etat suppose donc d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.


En lançant l’idée de monnaie unique, les entrepreneurs politiques européens sont passés de la haute couture au prêt à porter.
Les monnaies nationales étaient, jadis, le reflet du vécu d’un peuple et d’une culture. L’histoire de ces monnaies, avec leurs hauts et leurs bas, avec les variations de leurs qualités : niveau de convertibilité, espace de circulation, taux de l’intérêt, taux de change, inflation, etc., était aussi l’histoire de leur peuple utilisateur. Le DM [Deutsche Mark] correspondait bien à l’histoire tumultueuse allemande. Le Franc correspondait bien à l’histoire toute aussi tumultueuse de la France, etc. Bref, la monnaie nationale était le vêtement haute couture d’un peuple ou d’une nation.

Haute couture et prêt à porter

Le passage à l’Euro devait changer la donne, puisqu’il s’agira de construire un vêtement acceptable par des peuples et nations fort dissemblables : désormais, le « grand mince » se devra de porter le même vêtement que le « petit un peu rond ». La haute couture disparaît.
C’est cette question fondamentale du vêtement commun qui va envahir la littérature économique, sous la rubrique thématique de « zone monétaire optimale ». Et il est vrai que les différences entre le « grand mince » et le « petit un peu rond », s’énoncent en termes de régimes démographiques, de niveaux de développement, de fiscalité, de dépenses publiques, de structures industrielles, de poids des échanges extérieurs, d’inflation, de gains de productivité, de dépenses de recherche, de systèmes politiques, de caractéristiques culturelles, etc. Et, évidemment, la liste des spécificités n’est pas limitative….Encore plus de différences que celles séparant le « grand mince » du « petit un peu rond ».
Et puisque les entrepreneurs politiques ne disposaient pas d’une zone monétaire optimale lors de l’ouverture du chantier, le pari était que cette optimalité devait plus ou moins s’autoconstruire, autoconstruction résultant des bienfaits évidents de la monnaie unique. Avec le premier d’entre eux : une accélération de la croissance économique de la zone.

Mais comment courir plus vite, avec un vêtement qui comprime le corps et les membres du « grand mince », et fait trébucher le « petit un peu rond » ?
La suite est davantage connue : croissance durablement plus faible que partout dans le monde et, surtout, maintien, mais davantage encore, aggravation, de la plupart des hétérogénéités.
Plus récemment, sous l’impulsion de la crise, le spread de taux http://fr.wikipedia.org/wiki/Spread sur la dette souveraine, qui avait quasiment disparu, est devenu fort problématique. Près de 3%, disions-nous dans un article du printemps dernier, plus de 3% aujourd’hui http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt ... CE20100127.
Parce qu’il existe naturellement des « grands minces » et des « petits un peu ronds », il existe naturellement des taux d’intérêts – assez bons indices rassemblant toutes les disparités – qui sont, eux mêmes, différents.
La monnaie unique introduit la fin du taux sur mesure, pour introduire le prêt à porter : désormais existera un taux moyen, celui fixé par la BCE.
Le « petit un peu rond » , déjà peu adapté à la course, se rattrapait – au moins partiellement – par la légèreté de sa monnaie, qu’il dévaluait en permanence, ce qui permettait le maintien relatif de son industrie. La faiblesse des gains de productivité était compensée par une monnaie fondante. Il restait pourtant moins performant que le « grand mince », car la monnaie fondante était naturellement associée à un taux d’intérêt plus élevé.
Le « grand mince », bénéficiant de son adaptation à la course, pouvait maintenir un taux de change élevé associé à un taux d’intérêt bas. La gêne procurée par les dévaluations de ses partenaires, restant dans les limites du supportable.
Avec un taux d’intérêt désormais unique – donc, taux moyen qui est une baisse pour le « petit un peu rond », et une hausse pour le « grand mince » – et un taux de change qui n’est plus individuellement manipulable, les choses vont changer.

Et tous devinrent passagers clandestins

Taux de l’intérêt plus faible, et taux de change bloqué, voila ce qui attend le « petit un peu rond », qui sera désormais victime croissante de sa sous-productivité. La balance commerciale va rapidement se dégrader, sous la poussée de l’une et de l’autre cause : le crédit peu cher gonfle l’endettement et la consommation de produits importés, eux-mêmes peu onéreux. Quant à l’investissement, ses flux sans doute croissants, se porteront plus volontiers sur l’immobilier à débouchés internes, que l’industrie, à débouchés externes limités par la sous–productivité et le taux de change devenu inadapté.
Bref, le « petit un peu rond » s’offre une véritable monnaie de réserve à l’américaine : il peut dépenser sans compter, c’est-à-dire, sans la menace de la dévaluation de jadis…
Ce qui attend le « grand mince » est fort différent. Son taux de l’intérêt est plus élevé, ce qui ne facilitera ni la consommation, ni l’investissement : il risque de courir moins vite. Sauf qu’il reste très compétitif, par ses gains de productivité. Il peut, par conséquent, bénéficier pleinement de la croissance du marché mondial, impulsée par celle des émergents. Les profits normalement diminués de la rente de l’intérêt sur les marchés nationaux, seront moins pénalisés à l’exportation : la croissance des exportations est plus rapide que la croissance domestique. A l’interne, moins de crédits à la consommation et moins de spéculation immobilière. Le prix du logement évolue peu.
Le vrai gain du « grand mince » – que la nature n’avait pourtant pas mal doté – est surtout la garantie qu’il a maintenant, de ne plus être gêné par les « petits un peu ronds », qui avaient la mauvaise habitude de compenser leurs inefficacités par des dévaluations peu coopératives.
Le nouveau vêtement monétaire est inadapté pour tous les partenaires… qui, pourtant, ne vont pas s’en trouver plus mal en temps de non-crise : si le vêtement n’est pas adapté au corps, les corps vont s’adapter au vêtement. Le « petit un peu rond » se désindustrialise, s’endette, se trouve livré à la spéculation immobilière, mais encore une fois, il vit le rêve de la monnaie de réserve à l’américaine.
Le « grand mince » ne se désindustrialise pas, développe son hyper-compétitivité – d’autant plus vite que « les petits un peu ronds » ne peuvent plus opposer la barrière de la dévaluation – et connaît un environnement immobilier non spéculatif.
Tout ceci revient à dire que la monnaie unique – le vêtement unique – ne rapproche pas les acteurs, mais les éloigne, dans des postures creusant les différences.
Depuis 10 années, les spécialistes scrutateurs des signes de convergences économiques, constatent et répètent que de nouveaux efforts doivent être consentis, pour aboutir à ce qui ferait de la zone euro une « zone monétaire optimale ».
Convergence impossible, puisqu’aussi bien le « grand mince » que le « petit un peu rond » se sont faits passagers clandestins de la zone. Le « petit un peu rond » aime le navire, en ce qu’il voit dans l’Euro une drogue bien douce. Le « grand mince » aime le navire qui confirme chaque jour une hyper-compétitivité qui n’est plus menacée par les risques monétaires : les exportations dans la zone sont garanties.
Les deux sont sur le même navire, ne se disent rien – les économistes parlent de stratégies non coopératives – en ce qu’ils sont tous passagers clandestins.

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.
Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé par l’élargissement des spreads de taux.


Le taux moyen était celui fixé administrativement par la BCE. Les taux d’intérêt sur les dettes souveraines sont, eux, fixés par le marché.
Là où il y avait bulle spéculative, notamment immobilière, les choses seront plus graves que là où les bulles étaient relativement inexistantes : la crise sera plus grave chez le « petit un peu rond », relativement moins grave chez le « grand mince ». Le premier verra son déficit public augmenter beaucoup plus rapidement que le second. D’où les écarts, qui mesurent l’inégalité des soutenabilités de la dette.
La suite de l’histoire qui s’écrit présentement, ne peut toutefois être comprise sans la compréhension préalable des mécanismes qui ont engendré l’Euro.

Passagers clandestins ou entrepreneurs politiques ?

On ne rappellera pas ici que les groupes, exigeant la libération complète des échanges et du mouvement des capitaux, se sont partout manifestés très tôt, vis-à-vis des entrepreneurs politiques nationaux.
A peine de marginalisation, sinon de non-reconduction au pouvoir, les entrepreneurs politiques français furent amenés – dès la fin de la période de reconstruction – à libéraliser et à entrer dans la mondialisation.
Il est même possible de dater l’entrée officielle de la France dans cette dernière, puisque c’est le 15 mars 1983 qu’est décidé le maintien du Franc dans le « serpent » http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8 ... op%C3%A9en et le renoncement par le groupe au pouvoir, à toute autonomisation du pays vis-à-vis des forces du marché. Nous avons également vu, que ce renoncement était aussi un renoncement monétaire http://fortune.fdesouche.com/9990-la-cr ... -pour-2010.
Lorsque tout fut libéralisé (début des années 80), les entrepreneurs politiques français ont pris conscience des risques potentiels liés au retour de la Grande Allemagne.
Jusque-là, les déficits budgétaires, qui représentaient le coût de l’achat des voix sur le marché politique, s’évaporaient facilement par l’inflation, ce que nous appelions la répudiation douce de la dette dans l’article [La crise : scénario pour 2010] http://fortune.fdesouche.com/9990-la-cr ... -pour-2010.
Libéraliser était un moyen d’acheter des voix, mais les conséquences de la libéralisation et d’une Allemagne réunifiée et surpuissante sur le marché des changes et le taux de l’intérêt, voient le coût de cet achat augmenter dangereusement. La répudiation douce (inflation), se trouve combattue par des taux d’intérêts « durs », que l’on ne peut plus maîtriser comme par le passé, en raison de la perte de contrôle monétaire. La dépréciation traditionnelle du taux de change, difficile à évaluer en termes de gains et de pertes de voix sur les marchés politiques, est compensée par des taux d’intérêt qui accroissent considérablement le coût de la dette souveraine.
Le DM, en devenant la monnaie phare de l’Europe, va gêner la pérennisation du modèle keynésien inflationiste http://fr.wikipedia.org/wiki/Keyn%C3%A9sianisme de cette variante du « petit un peu rond » qu’est la France. Plus clairement encore, l’achat de voix par déficit budgétaire devient une opération qui n’est plus sans contrepartie.

L’Euro est donc une construction politique, ou un navire pour passagers clandestins. L’Euro, en offrant un taux de l’intérêt autrement plus faible, permet de pérenniser les déficits budgétaires, à coût réduit pour les entrepreneurs politiques.
Sans doute, les voix achetées sur les marché politique ne sont-elles pas semblables, les entrepreneurs dits de « droite » achetant plutôt avec une monnaie appelée « mesures fiscales », et ceux dits de « gauche » avec une monnaie appelée « avantages sociaux » ; elles correspondent néanmoins à un déficit budgétaire.
Cette donnée fondamentale explique qu’il y a eu, historiquement, cartellisation des grandes entreprises politiques françaises vantant d’une même voix les mérites de l’Euro. Cartellisation d’un côté, et barrières à l’entrée très élevées sur le marché politique, devaient assurer le succès de la construction.


Bien évidemment, les entrepreneurs politiques allemands n’ont pu accepter l’Euro, que sur des bases ne mettant pas en cause le consensus politique du moment. D’où les fameux critères de Maastricht qui, théoriquement, annulent les avantages de l’Euro pour les entreprises politiques françaises.
Les marchés politiques étant de court terme, la dépréciation du futur y est forte. Les « petits un peu ronds », et leurs entrepreneurs politiques, ont bien perçu les avantages immédiats… tout en se disant que les inconvénients des critères de convergence pourraient être un jour renégociés, voire oubliés. Et, effectivement, l’histoire devait montrer que les fameux critères deviendront vite un objectif éloigné, avec des contrevenants qui seront rapidement majoritaires à l’intérieur de la zone.
Sans doute ce « grand mince » qu’est l’Allemagne, connaîtra-il l’inconvénient d’un taux de l’intérêt sur l’Euro plus élevé – parce que pollué par les « petits un peu ronds » – que le taux sur lequel rayonnait le DM ; mais offrir une monnaie de réserve à l’américaine, à des clients importateurs avides, n’est pas dénué d’avantages.

Les entrepreneurs politiques peuvent-ils quitter le navire ?


Il est inutile de revenir sur l’élargissement des spreads, qui résulte des coups de boutoir de la crise. Globalement, les « petits un peu ronds » sont très malmenés et, plus encore, les variantes les plus consommatrices des bienfaits de la monnaie de réserve à l’américaine, ceux qu’on appelle parfois les pays du « Club Med ».
Les spreads lourds qui frappent ces « petits un peu ronds », signifient la relative disparition de la rente monétaire : la monnaie de réserve n’est plus ce qu’elle était, et les taux qui s’élèvent sont le fantôme de la monnaie nationale qui, bien que disparue, rôde encore.
Plus clairement : la valeur électorale de l’Euro diminue. Et il devient de plus en plus difficile d’acheter des voix avec des déficits accrus.
Les entrepreneurs politiques au pouvoir en Grèce, présentent des plans d’assainissement qui ne jouissent d’aucune crédibilité : passer d’un déficit public de 12,7% du PIB en 2009 à 3% en 2012, compte tenu des effets récessifs de la diminution de la dépense publique, de la hausse de la fiscalité, de la sous-compétitivité industrielle, de la faiblesse de la croissance des économies partenaires et, surtout, de l’envolée extrême du coût de la dette, est rigoureusement impossible.
Sans changement des règles du jeu, la Grèce, mais aussi sans doute nombre de « petits un peu ronds », sont définitivement plongés dans la trappe à dettes.
Cela signifie par conséquent, que l’actuel bon fonctionnement du marché de la dette souveraine grecque, repose sur l’hypothèse de l’aléa moral. Par exemple, l’apport potentiel de garanties par les autres pays de la zone, ou l’hypothèse de centralisation de la gestion de la dette, au niveau de l’ensemble de la zone, voire l’intervention du FMI.
C’est qu’il sera très difficile aux entrepreneurs politiques de prendre la décision de quitter le navire, même si la valeur électorale de l’Euro est en très forte baisse. Tout d’abord pour les entrepreneurs politiques grecs, qui ne peuvent répudier activement la dette, par exemple en donnant un ordre impossible à la banque centrale grecque, d’acheter des titres publics en Euros. Ou en donnant un ordre impossible aux autres banques, de se substituer à la banque centrale.
Il y aurait là une rupture de contrat avec l’ensemble de la zone, et des risques majeurs d’essaimage. Cette forme de répudiation serait aussi une imposture puisque le pays en question fabriquerait une monnaie, l’Euro, qui n’est plus la sienne.
Une autre possibilité, serait le « sauve-qui-peut » des entrepreneurs politiques grecs, renouant avec la Drachme. Là aussi, situation très difficile, car comment rembourser les dettes antérieures libellées en Euros ? Que deviennent les actifs internationaux incorporant de la dette souveraine grecque ? Par exemple, que devient l’assurance-vie d’un épargnant français, dont le fonds obligataire support est lourdement chargé en dette grecque ? Là aussi, risque majeur d’essaimage, à tout le moins gigantesque et hautement dangereux.
Comme quoi, l’association du libéralisme financier et du constructivisme politique http://fr.wikipedia.org/wiki/Constructi ... litique%29, est potentiellement un mélange détonnant.

Quitter le navire, pour les entrepreneurs politiques grecs, n’est donc a priori pensable que sous la pression d’une crise sociale, devenue incontrôlable par les entreprises politiques traditionnelles. Perspective peu réjouissante. Un raisonnement semblable peut évidemment s’appliquer aux autres « petits un peu ronds ».
C’est dire que les marchés politiques ne vont pas facilement se retourner contre l’Euro, et la cartellisation, même fissurée, risque de tenir. Et ce, d’autant que l’extrême jeunesse de l’Euro, ferait que ce seraient les mêmes entrepreneurs qui, au cours de leur carrière, auraient d’abord vendu sur les marchés politiques les vertus de la monnaie unique, pour – 15 années plus tard – en exposer les insurmontables inconvénients.
Les entrepreneurs politiques peuvent-ils se décrédibiliser à ce point ? Vendre de l’équilibre budgétaire – au moins en tant que promesse – est peut-être aujourd’hui électoralement plus rentable.

Cela signifie-t-il pour autant que, si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, ils vont, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il n’y a plus de « grands minces » ni de « petits un peu ronds ». Il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Cet Etat serait donc monétairement armé, selon la grande tradition des Etats. Peut-être même « Etat non édenté » pour reprendre une expression de l’article précité.

Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier. L’idée de haute couture peut enfin renaître.

Cela signifie que les passagers clandestins prennent conscience qu’en temps de crise majeure, la clandestinité, désormais électoralement démonétisée, est moins avantageuse que les stratégies coopératives : le navire Euro ne peut plus être peuplé de passagers clandestins.
La stratégie coopérative est plutôt celle du modèle keynésien inflationniste, permettant d’extirper l’Europe du double étau des taux de change trop élevés, et des montagnes de dettes publiques produites par la gestion de la crise. Cela renvoie à un problème classique de théorie des jeux http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_jeux. Question dont la difficulté est lisible, dans le très laborieux fonctionnement quotidien de l’Eurogroupe aujourd’hui.
C’est que le modèle keynésien inflationniste, au niveau d’un grand Etat, suppose désormais une politique économique supranationale, avec en particulier des ressources budgétaires importantes, donc une fiscalité dénationalisée. Or, l’arme fiscale et les dépenses correspondantes sont la combinaison productive qui assure l’existence des entreprises politiques nationales.
Le couple monnaie unique / grand Etat suppose donc d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens.
Faire évoluer le navire peuplé de passagers clandestins, vers un navire peuplé de passagers en accord sur la direction et la gestion du gouvernail, dépend de la capacité à faire naître des entreprises politiques nouvelles, marginalisant les vieilles entreprises politiques nationales. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.
L’ambition du présent texte était dépourvue de connotations prédictives plus ou moins prétentieuses. Il s’agissait simplement de repérer le jeu complexe des forces qui dessinent le paysage de l’Euro et ses trajectoires possibles.

La crise des années 2010 http://www.lacrisedesannees2010.com
http://fortune.fdesouche.com