Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Pat » 10/08/2012 - 14:28

L’adoption du traité budgétaire européen est possible sans révision constitutionnelle

L’adoption en droit français du “Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance”, qui comprend une “règle d’or” limitant les déficits publics, peut se faire sans réformer de la Constitution, selon le Conseil constitutionnel.

L’adoption en droit français du “Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance” , qui comprend une “règle d’or” limitant sévèrement les déficits publics, peut se faire sans réformer de la Constitution, a décidé jeudi le Conseil constitutionnel.


Les “Sages” suivent ainsi l’avis de François Hollande, qui ne jugeait pas cette réforme indispensable, et lui ôtent une épine du pied, la gauche étant divisée sur ce dossier comme lors du “non” à la Constitution européenne de 2005. Le Conseil constitutionnel a également validé le projet de loi rectificatif pour le budget 2012, dont plusieurs points étaient contestés par l’opposition de droite.

Le “Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance” (TSCG) adopté fin juin oblige les Etats membres signataires à plafonner leur déficit structurel à 0,5% du PIB sous peine de sanctions et un Etat en déficit excessif devra fournir un plan de réformes structurelles soumis à approbation du Conseil européen.

Une révision constitutionnelle aurait nécessité un vote à la majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès, ce qui aurait impliqué l’appui d’une partie de l’opposition de droite, des députés de gauche ayant annoncé qu’ils ne voteraient pas un texte qui impose selon eux une austérité sans fin.

Le gouvernement s’était par avance engagé à inscrire la “règle d’or” budgétaire dans une loi organique et le traité européen sera ratifié par l’Assemblée et le Sénat. Le “paquet européen” devrait être soumis au Parlement durant la dernière semaine de septembre au cours d’une nouvelle session extraordinaire du Parlement.

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Messagepar Pat » 22/08/2012 - 13:23

Nouriel Roubini : “Retarder l’éclatement inéluctable de l’euro ne fait qu’aggraver la crise”

Les solutions pour sauver la zone euro de la crise ne cessent de faire l’objet de divers rapports, de tribunes d’économistes en tous genres. Aujourd’hui, c’est le célèbre économiste Nouriel Roubini, qui avait notamment prédit la crise financière dès 2005-2006, qui donne son avis sur la question. Un avis plutôt sombre et pessimiste. Cassandre, es-tu là ?

Il y a encore trois semaines, l’Institute for New Economic Thinking Council on the Euro Zone Crisis (ICEC), financé par le milliardaire américain George Soros, publiait un rapport dans lequel il proposait plusieurs solutions pour répondre à la crise de une zone euro menacée d’un “désastre aux proportions inimaginables“.

Dans une tribune publiée sur le journal site Project Syndicate, le “sage” Roubini rappelle dans un premier temps ce que devrait faire la zone euro pour éviter, ou plutôt retarder, la catastrophe, et une sortie de la Grèce. Jusque-là rien de nouveau. L’économiste revient en effet sur les dernières décisions, et les développements récents qui ont agité l’Union européenne ces derniers temps.

Du Mécanisme européen de stabilité, mis en place en réponse à la crise de la dette publique dans la zone euro et qui créé un fonds commun de créances entre les États signataires pour lever des fonds afin d’aider en urgence les États en difficulté économique, à la Banque centrale européenne, qui a annoncé début août qu’elle était “prête à intervenir sur le marché obligataire“.

Le président de la BCE Mario Draghi avait alors annoncé que l’institution pourrait racheter des obligations souveraines de certains pays, comme la Grèce et l’Espagne, sur le marché secondaire de la dette publique.

“Ainsi, l’Allemagne et le centre de la zone euro n’ont cessé d’externaliser le financement de ses membres en difficulté, donnant notamment plus d’importance à la BCE“, comme le rappelle Nouriel Roubini dans sa tribune qui assure que cette stratégie pourrait marcher si elle laisse le temps aux réformes économiques et à une politique d’austérité de restaurer les finances, la compétitivité, et par la suite la croissance.

Mais comme l’ont prédit nombre de spécialistes, cela ne se fera pas sans heurts. Les gouvernements comme les citoyens devront être particulièrement patients, aussi bien dans les pays périphériques, que dans les pays formant le noyau de la zone euro. Les manifestations d’Européens mécontents des mesures d’austérité ne devraient pas s’arrêter de sitôt en Espagne et en Grèce, et les Allemands devraient continuer de se plaindre de payer pour les autres.

Mais Roubini s’interroge donc : “Ce scénario [pour sauver la zone euro] est-il vraiment possible ? Considérons rapidement ce qu’il adviendrait : des divergences économiques, et une aggravation de la récession; une balkanisation irréversible des marchés financiers et du système bancaire; une dette insupportable pour le public et le privé […] une lassitude face à l’austérité en périphérie et au sauvetage dans les pays dans le noyau […], et de sérieuses difficultés pour arriver à une union fiscale, bancaire, économique et politique“.

Ainsi, si la zone euro décide en effet de poursuivre ce chemin, la situation sera particulièrement compliquée pour tout le monde. Et pour Roubini, il se peut même qu’une rupture de la zone euro ne puisse pas être évitée, même en appliquant les stratégies citées précédemment. Les économistes de la banque américaine Citi déclaraient d’ailleurs fin juillet qu’une rupture de la zone euro, avec notamment une sortie de la Grèce, avait désormais 90% de chances d’arriver. Et un article du journal britannique The Guardian affirmait en juillet dans un article que “la Grèce n’arriverait pas à tenir ses politiques d’austérité et qu’elle devrait quitter la zone euro tandis que la récession continue“.

Nouriel Roubini explique donc que s’il y a en effet rupture de la zone euro, ce qu’il pense lui aussi être inévitable, la stratégie choisie par l’Allemagne et la BCE de financer très largement les États périphériques entraînera “une destruction des bilans des banques centrales. Pire encore, des pertes massives dues à la matérialisation d’un risque de crédits mettrait en danger la viabilité des dettes des économies des pays du noyau, ce qui pourrait remettre en question la survie même de l’Union européenne“. C’est pourquoi Nouriel Roubini estime qu’un “divorce forcée dès aujourd’hui est préférable à une rupture difficile de dernière minute“.

Ce divorce, qui coûterait bien évidemment très cher à tout le monde, et pas seulement sur le plan financier, permettrait donc de sauver le marché unique et l’Union européenne, tandis qu’attendre, qui coûterait encore plus cher que décider d’une rupture dès aujourd’hui, pourrait aboutir à la destruction du marché unique, et à un retour de mesures protectionnistes.

Le problème : personne au sein de la zone euro ne semble vouloir accepter une sortie de la Grèce. Le futur nous dira si Nouriel Roubini avait en effet raison.

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Messagepar Pat » 05/09/2012 - 17:21

Survie de la zone euro : “l’absurde constructivisme technocratique”

Le cas est emblématique et a frappé les esprit: les ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay ont effectué leur rentrée sans illusions sachant ce site historique condamné à l’horizon 2014. En Europe l’indice PMI pointant la production manufacturière enregistre une baisse sensible pour le treizième mois consécutif, y compris chez nos voisins allemands… Une nouvelle pierre dans le jardin des thuriféraires d’une construction bruxelloise censée nous protéger de la crise et booster nos économies respectives…en échange de sacrifices et d’abandons de souverainetés consentis…La France a également été rétrogradée dans le dernier classement du très mondialiste Forum économique mondial (WEF) de Davos publié ce mercredi et mesurant la compétitivité de 144 pays.

Pour la première fois depuis trente ans que ce « palmarès » existe, nous quittons le top 20. Notre nation a perdu trois places et figure désormais en 21e position. L’Allemagne reste à la sixième place devant les Etats-Unis en recul, la Suisse est en première position, la Finlande et la Suède restent dans le top 5 ; l’Espagne pointe à la 36e place, le Portugal à la 49e, la Grèce à la 96e…

C’est dans ce contexte que le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et le président du Conseil européen, Mario Monti, tous deux anciens collègues de Goldman Sachs, « mouillent la chemise » pour convaincre la planète financière de la nécessité de maintenir à flot l’euroland…Mais il est vrai, et Bruno Gollnisch l’avait rappelé dans l’hémicycle du Parlement européen en février dernier, que M. Monti notamment, a été « adoubé par ces cercles un peu occultes et mondialistes que sont la commission trilatérale, le groupe de Bilderberg… »

« Le mois d’août pourrait bien n’avoir été qu’une brève accalmie pour une zone euro plus que jamais confrontée au problème de sa survie, et la rentrée s’annonce particulièrement chargée avec une succession de rendez-vous à hauts risques relevait le site du Nouvel Obs le 1er septembre. Les propos rassurants tenus au cœur de l’été (par Mario Draghi) ont permis de soulager les tensions sur les marchés, et notamment de permettre à l’Espagne et à l‘Italie de financer leur dette à des taux en forte baisse ces dernières semaines. »

La Grèce elle, « demande un délai supplémentaire de deux ans, jusqu’en 2016, pour remplir ses objectifs budgétaires. La décision dépendra des conclusions de la troïka des créanciers d’Athènes (UE, BCE et FMI), qui sera de retour dans la capitale grecque dès les premiers jours de septembre. »

Et cet article de noter que « Madrid, à qui ses partenaires ont déjà promis une aide pouvant atteindre 100 milliards d’euros pour son secteur bancaire (…) pourrait être contrainte dans les prochaines semaines à demander un sauvetage financier global car elle doit affronter dès octobre des échéances de dette de 26 milliards d’euros et venir en aide à ses régions, à commencer par la Catalogne qui a réclamé une aide de 5 milliards d’euros au gouvernement central.»

Jacques Sapir l’indiquait sur le site de Marianne au début de l’été, « L’Espagne devra trouver 280 milliards d’Euros d’ici à décembre 2012 », « L’Italie aura besoin de 600 à 750 milliards (sur une dette totale de 2000 milliards) si les achats de sa dette par ses propres banques ne reprennent pas. Certes, les pays de la zone Euro ont décidé que l’Espagne comme l’Italie pourraient directement emprunter auprès du Mécanisme Européen de Stabilité, le MES -voir notre article http://www.gollnisch.com/2012/02/20/mes ... de-plomb/- , que ce soit pour recapitaliser les banques ou pour racheter leur dette. Mais, le montant de ce dernier n’est que de 500 milliards d’Euros.»

« On peut donc faire l’addition : d’un côté 280 milliards plus 600 milliards, soit un total de 880 milliards, et de l’autre simplement 500 milliards. Même si l’on décide, ce qui se fera vraisemblablement, d’ajouter au MES le reliquat des sommes détenues par le Fonds Européen de Stabilité Financière (le FESF), soit environ 150 milliards d’Euros, on n‘atteint que 650 milliards. Nous sommes soit loin du compte. »

« L’accord de Bruxelles de la nuit du 28 au 29 juin permettra de tenir jusqu’à la fin octobre –voir notre article http://www.gollnisch.com/2012/06/29/eur ... erminale/- , voire au début du mois de novembre, mais pas au-delà, et ceci à supposer que nul autre pays de la zone Euro ne demande brutalement de l’aide entre temps. Nous arrivons ici à l’extrême fin des moyens disponibles. »

Aussi il apparaît plus que jamais comme un impératif que les peuples soient consultés sur l’adoption du « pacte budgétaire », le fameux « Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » - – http://www.gollnisch.com/2012/08/27/sou ... egle-dor/- décidé lors du sommet bruxellois du 28 juin évoqué plus haut. Bruno Gollnisch avait dénoncé « un sommet d’hypocrisie et de mensonges », « une prison budgétaire inacceptable » -http://www.gollnisch.com/2012/07/12/sur-le-conseil-europeen-des-28-et-29-juin-2012/.

Sur le site des Quatre vérités hebdo, Jean Rouxel estime lui aussi que ce traité européen devrait être « ratifié par référendum, et non par voie parlementaire, comme l’a décidé François Hollande ». Certes celui-ci comprend « un certain nombre d’articles relatifs à (…) la règle d’or » C’est-à-dire la lutte contre les déficits et contre la dette publique. »

« Mais je doute fort de l’efficacité des mesures indique-t-il. Le bon sens, le sens de l’intérêt général, devraient suffire à refuser les budgets déficitaires et à alléger la dette pour recouvrer notre indépendance. Ceux à qui cela ne suffit pas n’ont rien à faire à la tête de la France (…). »

« Aujourd’hui, on prétend faire une union budgétaire, y compris avec des peuples qui n’ont pas la même monnaie (…) Et, surtout, on ne voit pas pourquoi l’absurde constructivisme technocratique qui préside de­puis trop longtemps aux destinées européennes, et qui nous a conduits dans le mur, pourrait désormais nous sauver. » En effet.

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Messagepar Pat » 06/09/2012 - 11:29

Survie de l’euro ou hyperinflation et retour à l’étalon or ?

Il est temps pour les socialistes d’arrêter de croire au Père Noël ! Gerhard Schroeder a fait de l’Allemagne un pays plus compétitif que la France avec un écart qui n’est plus tenable. Si des mesures courageuses et drastiques ne sont pas prises immédiatement en France, l’Union monétaire va tout simplement éclater ! Il y aura alors retour aux monnaies nationales avec des très fortes dévaluations, l’hyperinflation et un possible retour à l’étalon or !
M.R.

Une situation catastrophique en Europe

La Catalogne, les régions de Murcie et de Valence demandent l’aide de Madrid (5 millards d’euros sans conditions pour la Catalogne) ; l’Espagne a déjà obtenu en juin un prêt de 100 milliards d’euros pour renflouer ses banques et doit rembourser en octobre 30 milliards d’euros de créances. Les revenus fiscaux du gouvernement portugais continuent de s’éroder tandis que le coût du service de la dette augmente, rendant encore plus difficile l’objectif de réduction du déficit. Le gouvernement irlandais souhaite renégocier son plan de sauvetage avec des conditions rétroactives similaires à celles de l’Espagne, ce que l’Allemagne refuse. Quant à l‘Italie, elle souhaite des interventions de la BCE pour plafonner ses taux obligataires et une licence bancaire au MES afin de pouvoir emprunter auprès de la BCE ! Et pour parachever le tout, une sortie de la Grèce est de plus en plus évoquée ; la dette de la Grèce au deuxième trimestre 2012 est passée à 303,5 milliards d’euros contre 280,3 milliards d’euros au premier.

La situation de la France n’est pas brillante et se rapproche de celle de l’Italie. Tout cela n’est pas sans nous rappeler le marasme économique qui suivit le krach de 1929 aux Etats-Unis ; il dura jusqu’à la deuxième guerre mondiale.

L’euro ne peut survivre qu’avec un peu d’inflation après des mesures structurelles drastiques dans chaque pays

L’Allemagne n’acceptera un assouplissement de la politique monétaire et une très légère inflation pour régler le problème des dettes souveraines que si les divers gouvernements européens dont la France apportent au préalable des changements économiques structurels et prennent le taureau de la compétitivité par les cornes !

Pour que l’euro survive, c’est au tour de la France de prendre des mesures courageuses (diminution du nombre de fonctionnaires, la France ayant un surplus de 2 millions de fonctionnaires par rapport à l’Allemagne, diminution des charges sociales des entreprises, introduction de la « TVA emploi », flexibilité du marché du travail, passage de l’âge de la retraite à 65 ans, politique sociale moins généreuse, arrêt immédiat de la folle immigration extra-européenne de 250 000 personnes par an dont le coût annuel est de plus de 70 milliards d’euros ! Ce n’est qu’après des efforts de reprise en main de l’économie réelle par tous les pays de la zone euro que l’Allemagne acceptera peut être finalement les rachats d’obligations de la dette des Etats par la BCE. « Une telle politique est pour moi proche d’un financement des Etats par la planche à billets » a pu déclarer Jens Weidmann, le jeune patron de la Buba..

La situation des Etats-Unis n’est pas plus brillante : l’étalon or comme solution ultime à la crise

En 1933, le taux d’endettement global des Etats-Unis (dette publique, dette des entreprises, dettes des particuliers) était de 299,8%. Il est aujourd’hui d’environ 380% ! Si rien ne change, les Etats-Unis vont eux aussi tout droit dans le mur ! Les Républicains veulent empêcher la FED de pratiquer « l’assouplissement quantitatif », c’est-à-dire le rachat des titres du Trésor américain et en ce sens ils rejoignent totalement le point de vue de la Buba allemande. Le Parti républicain va proposer dans sa convention à Tampa la création d’une commission pour étudier un retour à l’étalon-or !

Selon le cabinet Capital Economics, sur la base d’une masse monétaire de l’ordre de 2560 milliards de dollars, avec seulement 262 millions d’onces d’or en stock à la Fed, le prix du métal fin s’envolerait jusqu’à 10 000 dollars l’once contre 1670 dollars aujourd’hui.

Ce n’est pas pour rien que dans le monde entier toutes les banques centrales sont à l’achat et que plus aucune ne procède à des ventes d’or. George Soros et le banquier Paulson sont de nouveau acheteurs d’or afin de se protéger contre la dévaluation des devises, la hausse de l’inflation et le possible effondrement de l’euro. En période de récession, il faut être liquide, mais lorsque le pouvoir d’achat de la monnaie s’effrite, l’or brille à nouveau de tous ses feux.

La France, si aucune mesure n’est prise par le gouvernement socialiste, est sous la menace d’une dépression économique, d’un krach financier avec explosion de l’euro, alors que c’est elle qui a poussé à la création de l’euro pour arrimer l’Allemagne à l’Ouest après la réunification allemande et la chute du Mur de Berlin. Sans redressement de la compétitivité française, sans la restauration de l’équilibre de ses comptes la France contribuera à l’explosion de l’euro, à la dévaluation des monnaies nationales et à une gigantesque hyperinflation dans toute l’Europe, avec un possible retour à l’étalon or dans le monde entier, les Etats-UnIs inclus.

Marc Rousset 31/08/2012 http://www.polemia.com
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Messagepar Pat » 11/10/2012 - 11:40

Honneur aux soixante-dix !

Soixante-dix députés ont osé voter contre le TSCG.

Soixante-dix sur cinq cent soixante-huit votants, c’est peu.

Soixante-dix contre quatre cent soixante-dix-sept qui ont voté pour, c’est peu.

Mais soixante-dix qui, venant de tous les horizons politiques, ont osé se dresser contre les consignes d’état-major, contre l’intense pression médiatique, contre le conformisme, contre les petits calculs politiciens, contre la lâcheté servile, cela, en vérité, fait beaucoup.

JS

Ce Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, contient trois mensonges pour le prix d’un.

Quelle stabilité, quand on voit dans le rapport récent du FMI, posté sur ce carnet (1), que les mécanismes mis en oeuvre depuis 2010 n’ont fait qu’aggraver la crise? Quelle stabilité encore quand on voit la dépression que connaissent certains des pays en crise? Parler de stabilité est ici un mensonge flagrant.

Quelle coordination quand on sait qu’il n’y a de coordination qu’entre des agents libres, sinon c’est à une autorité hiérarchique que l’on a affaire, et qu’il n’y a dans ce traité qu’asservissement à des agences dites indépendantes ? Ce Traité organise en fait le dépérissement de la démocratie en Europe avec la fin de l’autorité suprême des Parlements nationaux en matière budgétaire. Or, il faut s’en souvenir, c’est par le consentement à l’impôt que commence la démocratie.

Quelle gouvernance enfin dans un Traité qui est en fait inapplicable et qui n’a pas d’autres fonctions que d’être violé à peine signé ? Est-ce ainsi que l’on croit créer un « bonne gouvernance » dans les mots dont on se gargarise à Bruxelles et ailleurs ?

On dit aussi, et c’est un argument avancé en sa faveur, que ce Traité institue une solidarité en Europe. Mais quelle solidarité, dans un traité qui condamne l’Europe à l’austérité et à la récession ? C’est la solidarité de la matraque et du bâton, de l’oppression et de la répression, comme l’expérimentent les manifestants qui, d’Athènes à Madrid en passant par Lisbonne, se sont levés contre la misère qui leur est imposée. User alors d’un tel argument revient à déconsidérer pleinement l’idée d’une possible solidarité européenne

Trouvera-t-on ces mots excessifs ? Que l’on regarde alors le rapport du Fond Monétaire International, le World Economic Outlook d’octobre 2012 (2) qui explique bien la marche à la misère entamée au nom d’une austérité qui n’a donc pour but que de sauver un fétiche : l’Euro. Que l’on regarde ce rapport, qui reste prudent dans ses projections, mais qui n’en établit pas moins que la majorité des pays ne pourra respecter les clauses de ce traité qui vient d’être ratifié. Que l’on regarde aussi la note commune à trois instituts (l’INSEE, l’IFO et l’ISTAT) sur la récession dans la zone Euro (3). Que l’on regarde enfin les rapports de l’UNICEF qui établissent la montée de la dénutrition et du manque de soin chez les enfants grecs (4). Je pense avoir, par ailleurs, montré dans de nombreux textes et notes, tous les effets pervers de ce traité (5).

De cela, les thuriféraires du TSCG, les sectateurs de l’Euro, n’en ont cure. Même l’appel des économistes hétérodoxes, avec lequel j’avais des désaccords suffisamment importants pour ne pouvoir le signer, a été scandaleusement censuré par Le Monde (6). Il était dit que pour faire passer cette amère pilule, on ne reculerait devant aucune bassesse, devant aucune ignominie.

Le TSCG nous a donné l’exemple éclatant du cynisme en politique, quand un candidat à l’élection présidentielle se prononce pour sa réécriture et s’empresse, une fois élu, de le faire voter. Ce n’est pas le codicille sur la croissance, malheureux engagement de 140 milliards d’euros étalé sur trois ans, une aumône, qui peut en changer la nature. Même ses amis politiques le reconnaissent aujourd’hui publiquement. Ce Traité ne fut pas renégocié, et d’ailleurs ce gouvernement n’a jamais cherché à s’en donner les moyens.

C’est ainsi que l’on détruit la démocratie. Le mensonge électoral nourrit la colère et produit le mépris pour une classe politique qui affiche sa solidarité profonde contre le peuple. Bientôt montera le vieux cri de l’antiparlementarisme : « tous pourris » ! On dira, c’est le populisme qui monte. Et l’on se trompera, car ce sera alors devenu la stricte vérité.

Oui, le fétichisme de l’Euro – car c’est bien de cela qu’il s’agit avec cette transformation dans l’imaginaire d’un instrument en une fin en soi – et la volonté de pouvoir de ses grands prêtres nous condamnent à un appauvrissement généralisé, à une montée du chômage sans limites et, à la fin des fins, comme en Grèce et en Espagne, à la destruction de nos sociétés.

Alors, si dire la vérité vaut que l’on soit taxé d’être excessif, je veux bien être excessif et je l’assume. Car, aujourd’hui, la raison et l’intelligence vomissent les tièdes.

Honneur donc à ces soixante-dix députés !

Ils ont eu le bon réflexe et ils ont raisonné de manière juste, en refusant d’accorder leurs suffrages à ce texte inique. Qu’importe leurs raisons circonstancielles ; qu’importe d’où ils viennent et à quel parti ils appartiennent ! Quand il s’agit de résister, on ne mégote pas sur ses alliés. (…)

Puissent les soixante-dix députés qui ont refusé de voter être rejoints par autant de sénateurs que possible. Puissent-ils voir leur nombre croître quand ce texte viendra en seconde lecture.

Les canons furent, par le passé, l’ultime raison des rois.

Les traités sont aujourd’hui l’ultime raison des élites oligarchiques.

Qu’ils se rappellent que l’ultime raison des peuples reste le pavé.

Jacques Sapir http://www.polemia.com/
RussEurope, le Carnet de Jacques Sapir
9 octobre 2012

Notes :

(1) http://russeurope.hypotheses.org/253
(2) IMF / FMI, « IMF Sees Heightened Risks Sapping Slower Global Recovery », Economic Outlook, 9 octobre 2012, URL : http://www.imf.org/external/pubs/ft/sur ... 00812a.htm
(3) Association des trois Instituts Économiques Européens, La zone Euro en récession, www.ifo.de , www.insee.fr , www.istat.it
(4) http://greece.greekreporter.com/2012/04 ... ting-data/
(5) Voir mon carnet http://russeurope.hypotheses.org/
(6) Jacques Sapir, « Sur le TSCG », RusseEurope. Le Carnet de Jacques Sapir sur la Russie et l’Europe (Hypotheses.org), 23 septembre 2012. [En ligne] http://russeurope.hypotheses.org/133.

Voir aussi :

« Faut-il sortir de l’euro ? » de Jacques Sapir, par Michel Leblay http://www.polemia.com/article.php?id=4888
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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar supergaulois » 12/10/2012 - 15:37

aujourd 'hui l 'ue vient d'obtenir le prix nobel de la paix, quand j 'ai entendu ça j'ai failli tomber de ma chaise, quelle mascarade :affraid:

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Miroir » 12/10/2012 - 21:31

FN-vite a écrit :Le nom des 477 racailles des beaux quartiers :

Merci camarade, il vaut mieux savoir qui est en face, ça peut servir.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar supergaulois » 13/10/2012 - 9:32

FN-vite a écrit :
supergaulois a écrit :aujourd 'hui l 'ue vient d'obtenir le prix nobel de la paix, quand j 'ai entendu ça j'ai failli tomber de ma chaise, quelle mascarade :affraid:


...après OBAMA dans les derniers décorés, je commence à comprendre les "valeurs" de ce genre de décoration. Pas très glorieux.


:edit:
Le prochain détenteur de cette légion de déshonneur pourrait être DSK, pour sa tentative de réconciliation en quelques coups de bite mutilée entre les vieux et les jeunes, les riches et les pauvres et surtout entre les noires et les juifs... avec une minute de silence pour le cul de Nafissatou Diallo :shock:



si on va dans l'absurde le suivant pourrait être bhl :feu:

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Santangelo » 13/10/2012 - 10:21

Pour avoir si activement contribue a apporter la democratie en abattant d'horribles regimes totalitaires ?
Ca se tient, j'en serai pas surpris...

Mais il y a la Syrie et l'Iran, avant les lauriers.
Lorsqu'on hait les tyrans, il faut aimer les rois. (Victor Hugo)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
Ha, ha, ha. (Bernard Kouchner)

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Pat » 13/10/2012 - 13:04

Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde

Difficile de traduire plus brutalement le mot de « compétitivité » dont, depuis des mois, se gargarisent ministres, responsables de l’opposition, chefs d’entreprises et grands médias (lire dans Le Monde diplomatique d’octobre, en vente en kiosques, l’article de Gilles Ardinat, « La compétitivité, un mythe en vogue »). A la fin d’un entretien réalisé à Washington et publié jeudi 4 octobre par Le Figaro, Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), se voit poser la question suivante : « Le FMI tente de faire baisser les prix à l’échelle de la zone euro pour compenser le fait qu’il [l’euro] ne puisse dévaluer. Est-ce réalisable ? »

En langage plus direct, le journaliste du Figaro, Pierre-Yves Dugua, suggère ceci : dès lors que la parité de l’euro ne dépend plus guère d’une décision des gouvernants européens (comme c’était le cas quand la monnaie d’un pays en situation de déficit commercial pouvait être dévaluée, et une autre, d’un pays en situation d’excédent commercial, réévaluée), la « compétitivité » européenne ne peut plus être rétablie par le biais du taux de change. Par conséquent, les Etats en quête de « compétitivité » doivent provoquer la baisse des prix de leurs exportations par un biais non monétaire. Et, par exemple, le faire en comprimant les coûts de leur production (salaires, profits, marges des distributeurs, etc.). « Est-ce réalisable ? », demandait donc assez justement le journaliste du Figaro.

La réponse de Mme Lagarde constitue une véritable leçon de libéralisme pur et dur. Oui, explique en substance la directrice générale du FMI, mais il faut baisser les salaires ; c’est d’ailleurs ce que font déjà les Grecs, les Espagnols et les Portugais.

Citons Mme Lagarde : « On l’espère, bien sûr [qu’il est réalisable de faire baisser les prix européens pour retrouver de la compétitivité]. Un des signes avant-coureurs du succès de cette approche est la reprise des exportations. En faisant baisser les prix des facteurs de production, en particulier le prix du facteur travail, on espère rendre le pays plus compétitif et plus intéressant pour les investisseurs étrangers. On le voit déjà un peu au Portugal, en Espagne, et on commence à le voir un peu en Grèce (1) »

Résumons : comme l’euro est une monnaie qu’on ne dévalue pas, la relance des exportations doit passer avant tout par la baisse des prix. Celle-ci découlera principalement de la baisse des salaires, pas de celle des profits, laquelle serait sans doute moins « intéressante pour les investisseurs étrangers ». Et l’exemple de cette stratégie que recommande le FMI est déjà donné par les pays d’Europe du Sud. Ceux-là même dont une partie de la population plonge dans la précarité, voire la misère, du fait des politiques d’austérité recommandées par Mme Lagarde.

Il y a peu, justement, le New York Times évoquait la situation de la Grèce. Et le quotidien américain insistait, presque surpris, sur le caractère intraitable du FMI, toujours demandeur de nouvelles baisses des salaires (et des pensions de retraite) à un gouvernement de droite, certes bien disposé à l’égard de l’institution financière et de la « troïka » (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI), mais un peu las de tailler à la hache dans les salaires, les emplois et les budgets sociaux d’un peuple déjà très éprouvé.

« De nombreux Grecs parlent à présent de désordres civils quand le froid va s’installer et que beaucoup de gens ne pourront plus payer leur chauffage, indiquait le New York Times. Les prix de l’énergie, y compris de l’essence, ont augmenté, or les Grecs ne peuvent plus tirer sur leur épargne pour absorber ce genre de dépenses. Par ailleurs, on s’interroge sur la disposition de la police à maintenir l’ordre dès lors qu’elle aussi doit subir des baisses de salaires. La semaine dernière, des policiers qui manifestaient devant le bureau du premier ministre ont dû être repoussés par des brigades anti-émeutes (2) »

Jusqu’à quelle extrémité Mme Lagarde et le FMI comptent-ils aller dans le sens d’une baisse supplémentaire du « facteur travail » en Europe ? Interpellée en novembre 2007 par ceux qui se plaignaient du niveau élevé du prix de l’essence, Mme Lagarde, nommée quelques mois plus tôt ministre de l’économie et des finances par M. Nicolas Sarkozy, avait répondu qu’ils feraient mieux de recourir à un vélo plutôt que de continuer à utiliser — comme elle — une voiture. Cette fois encore, les conseilleurs du FMI ne sont pas les payeurs : pendant que les Grecs, soucieux de faire baisser le prix de leur « facteur travail », deviendront eux aussi cyclistes (ou entameront un régime alimentaire), Mme la Directrice générale continuera, elle, à gagner 551 700 dollars par an (427 000 euros) — soit 11 % de plus que son prédécesseur. Nets d’impôts, bien entendu.

A ce prix, les avis du FMI sont-ils encore « compétitifs » ?

Notes :

(1) « Christine Lagarde : “Je ne crois pas à l’éclatement de la zone euro” », Le Figaro, 4 octobre 2012. C’est nous qui soulignons.

(2) « I.M.F.’s Call for More Cuts Irks Greece », The New York Times, 24 septembre 2012. »

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Messagepar Pat » 04/11/2012 - 18:17

Allemagne : Les banques préparent leurs “testaments”

Le gendarme financier allemand BaFin a demandé vendredi aux banques du pays, dont la Deutsche Bank, jugées systémiques de préparer leurs “testaments”, soit les documents détaillant la façon dont elles souhaiteraient être réorganisées ou démantelées en cas de crise menaçant leur survie.

Le premier institut de crédit d’Allemagne, Deutsche Bank, devra remettre en priorité son “testament” d’ici la fin de l’année. Deutsche Bank est en effet la seule banque allemande à faire encore partie d’une liste de 28 banques systémiques de rang mondial actualisée jeudi par le Conseil de stabilité financière (FSB). Cet organe a été mandaté par les pays du G20 pour renforcer la législation bancaire au niveau international.

De par leur taille et la diversité de leurs activités, plus d’une quinzaine de banques allemandes représentent une menace pour l’ensemble de l’économie du pays voire au-delà en cas de faillite, selon le BaFin.

Commerzbank, la deuxième banque du pays, a été sortie de la liste du FSB car elle a considérablement réduit sa taille depuis la crise financière. Le BaFin prévoit que le groupe remettra son “testament” dans le courant de l’année prochaine.

Les autres instituts de crédit que le BaFin juge systémiques, comme les banques publiques régionales (“Landesbanken”), auront jusqu’à fin 2013 pour formuler leurs volontés.

“En tant qu’élément d’une gestion des risques étendue, un plan d’assainissement sert à être en mesure de maîtriser des situations futures de crise et ainsi à renforcer la résistance d’un institut de crédit“, justifie le BaFin dans un communiqué.

“La problématique du “too big to fail” (trop grand pour être mis en faillite) peut être ainsi approchée plus efficacement“, ajoute l’autorité allemande, qui entend jouer un rôle pionnier en Europe en la matière, alors que les États-Unis ont déjà tracé la voie.

L’objectif est notamment d’éviter autant que possible le recours à des aides publiques. Lors de la crise financière de 2008-2009, le gouvernement allemand avait ainsi dû sauver Hypo Real Estate (HRE) et Commerzbank en leur injectant des milliards d’euros, au grand dam du contribuable.

Il avait dû nationaliser HRE et détient toujours 25% plus une action du capital de Commerzbank.

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Messagepar Pat » 13/11/2012 - 13:28

« L'Europe ne sera sauvée que par une remise en cause du dogme libre-échangiste »

Jean-Luc Gréau n'est pas vraiment un agité altermondialiste. Cadre au CNPF, puis au MEDEF pendant trente-cinq ans, c'est un économiste iconoclaste qui nourrit sa réflexion aux meilleures sources : Smith, Schumpeter et Keynes. À la différence de bon nombre de ses pairs, il a vu venir la crise, comme il la voit aujourd'hui se poursuivre. Un économiste avisé. L'espèce est rare.

Le Choc du mois : Quelles sont selon vous les nouveautés radicales qui caractérisent la globalisation économique mise en place dans les années 1980-1990, et dont vous dites qu'elles ont changé la nature même du libéralisme économique ?
Jean-Luc Gréau : Nous percevons maintenant avec netteté les deux orientations cruciales qui ont ouvert la voie à la transformation économique et financière de ces trente dernières années. Une première orientation est donnée par la subordination de l'entreprise aux volontés expresses de ces actionnaires puissants que sont les fonds de placement. La personne morale « entreprise » a été instrumentalisée et abaissée au rang de machine à faire du profit (money maker). Le phénomène est manifeste pour les sociétés cotées qui ne sont pas protégées par un capital familial ou par des actionnaires de référence, mais il affecte aussi beaucoup de sociétés non cotées, contrôlées par des fonds dits de « private equity » qui ont les mêmes exigences que les actionnaires boursiers.
Une deuxième orientation est représentée par le libre-échange mondial qui concerne surtout l'Europe, espace le plus ouvert au monde, et à un moindre degré, les États-Unis. Cette ouverture des marchés des pays riches revêt une importance cruciale du fait que, contrairement au double postulat de suprématie technique et managériale des Occidentaux d'une part, et de spécialisation internationale du travail d'autre part, les pays émergents ont démontré leur capacité à rattraper nos économies et à s'emparer de parts de marché croissantes, y compris dans les secteurs à fort contenu technologique. Sait-on que les États-Unis subissent, depuis 2003, un déficit croissant de leurs échanges dans ces secteurs ?
La grande transformation s'est produite quand ces deux orientations ont conjugué leurs effets pour entraîner les économies développées dans une spirale de déflation rampante des salaires qui a été longtemps masquée par l'endettement des particuliers. C'est cela que signifie au premier chef la crise des marchés du crédit déclenchée en 2007 : l'incapacité pour de nombreux ménages occidentaux de rembourser une dette disproportionnée.

Estimez-vous que nous allons vers une sortie de crise comme le prétendent les chefs d’État du G20 ?
Non, la crise du crédit privé n'est pas résorbée, en dépit de ce qu'affirme la communication tendancieuse de la corporation bancaire: elle couve discrètement dans les comptes de nombreux organismes. Aujourd'hui, nous devons faire face de surcroît à une montée des périls sur la dette publique de la plupart des pays occidentaux, pour ne pas dire tous. L'affaissement des recettes fiscales, le subventionne-ment des banques en faillite et les mesures de relance ont sapé les fondements de l'équilibre des comptes publics. Pour conjurer les nouveaux périls, il faudrait que se manifeste une providentielle reprise économique forte et durable redonnant aux Etats les moyens de faire face à leurs obligations financières. Mais les orientations qui ont conduit au séisme sont toujours à l'œuvre et l'on peut craindre au contraire leur renforcement.

Comment interprétez-vous la crise suscitée par l'explosion de la dette publique grecque ?
La faillite virtuelle de la Grèce, qui devrait précéder de peu celle d'autres pays européens, nous enseigne deux choses. La première est que le choix d'une monnaie unique impliquait le choix corrélatif d'une union douanière. Or, nous avons fait, immédiatement après Maastricht, le choix inverse de l'expérience, en forme d'aventure, du libre-échange mondial et de la localisation opportuniste d'activités et d'emplois dans les sites les moins chers. Ce choix a fragilisé par étapes les économies les moins compétitives, de la périphérie européenne, mais aussi des économies dignes de considération comme la française et l'italienne. Il a en outre conduit l'Allemagne, puissance centrale, à réduire ses coûts du travail, pour se maintenir à flot grâce à un courant d'exportation croissant, mais au prix d'une consommation chronique-ment en berne, qui pèse sur les exportations des partenaires européens vers le marché allemand. L'Europe, s'il n'est pas trop tard, ne sera sauvée que par une remise en cause du dogme libre-échangiste.
La deuxième est probablement que la monnaie unique a joué, à l'inverse de ce qu'imaginaient ses concepteurs, un rôle d'inhibiteur des faiblesses et des déséquilibres. Avant la crise, tous les pays de la zone euro bénéficiaient de conditions d'emprunt favorables. Les écarts de taux entre l'Allemagne et les pays aujourd'hui directement menacés étaient tout à fait négligeables. C'était là la grande réussite apparente de l'euro. Mais ce faisant, et avec l'apport complémentaire des fonds dits de cohésion structurels, les pays membres de la zone euro n'ont, en dehors de l'Allemagne et des Pays-Bas, pas pensé leur modèle économique. Des déficits extérieurs structurels sont apparus partout où l'on n'avait pas les moyens de relever le double défi du libre-échange et de la monnaie forte. Ces déficits structurels n'ont aucune chance de se résorber, sauf dans deux hypothèses : la sortie de l'euro par les pays concernés ou l'entrée en violente dépression de la demande interne. On conviendra que chacune de ces hypothèses renferme la probabilité de la fin de l'Europe, telle que nous l'avons vu vivre depuis les commencements du projet.

Le dollar pourra-t-il rester selon vous l'étalon monétaire universel dans les années qui viennent ?
Il existe un malentendu ancien et majeur au sujet du rôle international du dollar. La devise américaine a cessé de constituer, une fois pour toutes, un étalon pour les autres monnaies, à partir de son flottement décidé au printemps 1973. Depuis lors, il fluctue, comme la plupart des autres monnaies importantes, en suivant de fortes variations dans le temps. Or, une monnaie étalon joue par définition le rôle d'un môle d'amarrage pour les autres monnaies. Au surplus, le rôle du dollar en tant que monnaie étalon ne figure plus dans aucun texte en vigueur. Il demeure prédominant en tant que moyen international de facturation et de règlement des transactions commerciales et financières. Cette prédominance découle de la puissance intrinsèque de l'économie américaine, mais aussi de la facilité d'acheter des biens internationaux comme les matières premières avec une seule monnaie. De surcroît, les partenaires asiatiques des États-Unis s'en sont toujours accommodés dans la mesure où ils étaient d'un côté importateurs de matières premières, et, d'un autre côté, exportateurs vers les États-Unis. L’entrée en scène de l'euro n'a pas modifié cet état de choses, sinon à la marge. Les Airbus sont toujours facturés en dollars, comme les Boeing.
On peut penser cependant que la situation pourrait évoluer du fait du déclin relatif de l'emprise économique et financière des États-Unis. La puissance américaine a trouvé un interlocuteur en la personne de la nouvelle puissance chinoise. C'est entre ces deux pays qu'a commencé, semble-t-il, le régime de partage de la domination, ce qui crée une situation dangereuse pour les autres parties du commerce mondial, mais aussi à terme, pour les États-Unis eux-mêmes, qui ne peuvent escompter autre chose qu'une poursuite de leur déclin relatif. La Chine deviendra maîtresse du jeu, sauf si les Occidentaux font obstacle à son impérialisme économique ou si ce pays devait connaître à son tour une crise due à la surchauffe qui se manifeste depuis quelques mois.

D'après vous, la crise économique que doit affronter le monde depuis trois ans a-t-elle ébranlé la solidité des dogmes libre-échangistes ?
Hélas, à l'instant présent, les dogmes, les tabous et les interdits qui définissent l'expérience néo-libérale restent en place. On se réjouit officiellement de ce que le libre-échange ait survécu malgré la gravité de la crise dont il constitue pourtant une cause majeure. On exhorte maintenant les pays sinistrés ou en difficulté à de nouveaux sacrifices sans prendre en considération le risque de retour en force de la crise de la demande et de rechute consécutive de l'ensemble des marchés financiers. L'aveuglement persiste et s'aggrave, en dehors de petits cercles de personnes placées en prise directe avec les entreprises ou les territoires sinistrés. Une chape de plomb s'est à nouveau refermée sur les consciences sincèrement ouvertes au débat. Mais le déni de réalité ne pourra se prolonger longtemps. Patience !
Propos recueillis par Pierre-Paul Bartoli LECHOCDUMOIS mai 2010
À lire : Jean-Luc Gréau, La Trahison des économistes, « Le Débat », Gallimard, 250 p., 15,50 €
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Messagepar Pat » 15/11/2012 - 15:43

La folie des grandeurs des “euro-mandarins”

On défilait hier dans l’Europe entière contre l’austérité, à l’appel de syndicats bien souvent complices de l’idéologie l’euromondialiste . Celle là même qui broie littéralement actuellement la Grèce. Un peuple grec qui certes, n’est pas totalement pour rien dans ses malheurs en donnant les clés de sa destinée aux politiciens qu‘ils ont jusqu’alors constamment réélu. Mais ce constat s’applique aussi à notre pays et à bien d’autres au sein de l’Union européenne… Une austérité que les nababs de l’hyper-classe bruxelloise réservent aux autres, mais certainement pas à eux!

Les projets architecturaux pharaoniques, - souvent propres aux États totalitaires soit dit en passant… – des institutions européennes en sont une nouvelle illustration, dans une course au gigantisme budgétivore particulièrement indécent.

Du passé faisons table rase : pour l’édification du futur siège du Conseil européen et Centre de presse international, nos grands architectes ne vont pas hésiter à massacrer Le Résidence Palace, un joyau de l’Art déco. Tout en prenant bien soin de conserver la piscine existante pour leur propre confort. D’ores et déjà le devis initial a été dépassé de 40%. Pourquoi se gêner, ce sont les contribuables européens qui payent !

Un constat clairement exposé dans l’article paru à ce sujet sur le site mailonline le 5 novembre et dans le Irish Daily Mail. Son auteur relève justement que « Les euro-mandarins veulent non seulement de l’argent pour leurs augmentations de salaire, leurs retraites mirobolantes, financée par le contribuable pour l’éducation d’élite de leurs enfants, mais aussi pour leurs nouveaux projets (architecturaux) impériaux. »

« Une frénésie de construction » qui est comparée ici avec le gout du faste d’un « Louis XIV à Versailles », lequel à sa décharge, était tout de même d’une toute autre envergure, sur le plan esthétique comme politique, que les velléités architecturales et les ambitions des petits marquis qui président actuellement au fonctionnement des institutions de l’UE.

Cet article cite pour décrire cette frénésie, « un ancien mandarin européen de premier plan, Derk-Jan Eppink. M. Eppink, un Néerlandais , est maintenant un membre du Parlement européen, mais avant cela, il a travaillé pendant sept ans comme haut fonctionnaire à la Commission européenne.»

M. Eppink évoque cette fièvre ultra-dépensière dans une vidéo qu’il a posté sur YouTube (http://www.buildingsagency.be/realisati ... fm?key=146). Ainsi il rapporte que 240 millions d’euros ont été dépensés afin que président de l’UE Herman Van Rompuy dispose « d’ un nouveau bureau pour accueillir les réunions du Conseil européen ». Un bâtiment boursouflé de « vanité », en forme d’œuf, vitré, actuellement en cours de construction « juste à côté du siège du conseil déjà vaste et moderne.»

Mais ce n’est pas tous. M Eppink relève que « la construction la plus grotesque est en cours à Francfort. Il s’agit de la construction de la Banque centrale européenne, la BCE.. (Son coût) a été estimé à 800 Millions d’euros ». Un budget lui aussi allégrement dépassé puisqu’il est maintenant de 1,2 Milliard d’euros ( !!!) et il reste encore deux ans de travaux. »

Une BCE qui préche « l’austérité en Grèce, en Espagne, au Portugal , en Italie, en Irlande » et qui, pour elle-même jette l’argent par les fenêtres (…). Le siège de la BCE reflète le pompeux, le goût prestige et du pouvoir, comme l’aime les dirigeants européens », poursuit le parlementaire néerlandais.

Et d’évoquer encore le projet de construction d’un « immeuble de prestige, la Maison de l’histoire européenne » pour un budget prévu d’environ 60 millions d’euros. Mais il ya un problème. Sous la fondation coule une rivière souterraine. Maintenant, les fondations doivent être renforcées, sinon, le bâtiment s’effondrerait ». Selon un architecte, cette opération « doublerait le coût de construction qui s’élèverait finalement à plus de 120 Millions d’euros » !

Une entité bruxelloise constate M. Eppink, comme avant lui Bruno Gollnisch qui l’a dénoncé des ses premiers pas de parlementaire européen, totalement dominée par « l’hubris ». Cette démesure dans laquelle les Grecs anciens voyaient un des plus grands dangers pour l’individu comme pour la société.

Oui, mille fois oui, il est vraiment temps de mettre au rencart cette Europe là, insulte vivante non seulement aux Européens frappés par la crise, mais au vrai génie de notre civilisation.

http://www.gollnisch.com
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Messagepar Pat » 15/11/2012 - 22:07

La zone euro entre officiellement en récession

La zone euro est officiellement rentrée en récession au troisième trimestre 2012. C’est la deuxième fois en trois ans. Le PIB a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, après un repli de 0,2 % au trimestre précédent.

La zone euro est officiellement entrée en récession au troisième trimestre 2012, pour la deuxième fois en trois ans, selon une première estimation jeudi de l’office européen de statistiques Eurostat.

Le Produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,1 % au 3e trimestre, après s’être déjà replié de 0,2 % au trimestre précédent. Une période de récession est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs.

Après la crise financière de 2008, la zone euro était tombée en récession et avait renoué avec la croissance au troisième trimestre 2009. Sur un an, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,6 % au troisième trimestre 2012, contre -0,4 % au trimestre précédent.

Ralentissement de la croissance allemande

Cet indicateur a été publié après les chiffres de croissance de plusieurs pays de la zone euro : en Allemagne, le PIB a progressé de seulement 0,2 %, marquant un nouveau ralentissement de la croissance de la première économie européenne.

Deuxième économie de la zone euro, la France a surpris positivement en voyant sa croissance légèrement rebondir, de 0,2 %, au troisième trimestre. En revanche l’Italie et l’Espagne sont restées en récession, avec un recul du PIB de respectivement 0,2 % et 0,3 %.

A l’échelle de l’Union européenne, le PIB a progressé de 0,1 %, après une baisse de 0,2 % au trimestre précédent, ce qui veut dire que les 27 pays européens pris dans leur ensemble ne sont pas entrés en récession. L’Europe n’en reste pas moins sévèrement à la traîne face aux Etats-Unis et au Japon, qui ont respectivement enregistré des PIB en hausse de 2,3 % et de 0,2 % au troisième trimestre.

Source http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/ ... 60382.html

http://fnvilleurbanne.over-blog.com/
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Messagepar Pat » 16/11/2012 - 16:22

Un rapport accablant sur l’absence d’austérité à Bruxelles

La Cour des comptes européenne, gardienne des intérêts financiers des citoyens de l’Union, a publié son rapport 2011 la semaine dernière. Elle y explique que les paiements sont «affectés par un niveau significatif d’erreur». Pour la 18e fois consécutive, les auditeurs ont d’ailleurs refusé de le signer.

La nouvelle n’a guère ému les médias. C’est le nouveau think tank Open Europe Berlin qui le signale, un institut au conseil duquel nous trouvons le Suisse Charles Blankart et le prince Michael du Liechtenstein.

La conclusion de la Cour des comptes mérite le détour : 3,9% d’erreur sur un budget de 127 milliards d’euros. Cela représente 5,95 milliards de francs suisses. Non seulement le montant est effrayant, mais le taux d’erreur est en augmentation par rapport à 2010 (3,7%). La Commission s’est pourtant félicitée que l’erreur n’atteignait que 5 milliards d’euros et renvoie la responsabilité aux parlements nationaux. Dans le jargon de Bruxelles, on parle d’absence d’«erreur matérielle» lorsque le taux est inférieur à 2%.
Les auditeurs expliquent que «les systèmes de contrôle et de surveillance examinés sont partiellement efficaces pour garantir la légalité et la régularité des paiements sous-jacents aux comptes. Les groupes de politiques Agriculture : soutien du marché et aides directes, Développement rural, environnement, pêche et santé, Politique régionale, énergie et vtransports, Emploi et affaires sociales, ainsi que Recherche et autres politiques internes sont affectés par un niveau significatif d’erreur.» [page 17]

La réaction anglaise ne s’est pas fait attendre. Le gouvernement a averti que l’audit «réduisait sérieusement la crédibilité de la gestion financière de l’UE». Il est vrai que cette cour européenne indépendante a montré que les contrôles sur plus de 86% du budget étaient «partiellement effectifs». Son président, Vitor Caldeira, s’est plaint d’avoir découvert de trop nombreux cas où «l’argent n’atteignait pas son objectif, ou l’atteignait de façon sub-optimale».

C’est dans ce contexte qu’il faut entrer dans ce rapport accablant.

La Cour des comptes cite par exemple deux cas de données incorrectes, en Lombardie et en Galicie. Des parcelles consacrées à des pâturages permanents étaient «totalement ou partiellement couvertes de forêt dense ou présentaient d’autres causes d’inéligibilité».

Le taux d’erreur est «significatif» dans la politique agricole (2,9%), le poste le plus important du budget de l’UE. La Commission rétorque que le taux d’erreur «reste dans la marge normale de variation statistique et ne témoigne pas d’une détérioration». Le lecteur jugera. Les auditeurs évoquent par exemple une demande d’aide pour animaux inexistants. Un agriculteur a reçu une prime spéciale de 150 ovins alors que le bénéficiaire n’en possédait aucun.

A chaque critique, la Commission réagit et commente. Elle explique être «consciente des problèmes» et tente d’y remédier avec les Etats membres. Parfois, elle procède à la récupération des paiements indûment versés.

Le développement rural, l’environnement, la pêche et la santé comprend pour sa part 57% d’opérations affectées d’une erreur. Le taux d’erreur s’élève ici à 7,7%. La Commission «prend acte» et admet une détérioration. Les auditeurs mentionnent dix cas où les agriculteurs n’ont pas respecté les engagements agro-environnementaux. Il arrive aussi que le bénéficiaire d’aides européennes, pour un montant de 5 millions d’euros, soit l’organisme payeur lui-même. En Italie, un projet de construction d’un bâtiment pour la transformation de fruits «possédait essentiellement les caractéristiques d’une résidence privée et non d’un bâtiment agricole».

L’offre de marchés publics est assez souvent une source d’erreur. Dans un projet de traitement et d’élimination des boues d’épuration, une seule offre a été remise. Le bénéficiaire l’a jugée inacceptable en raison de son prix élevé, équivalent à plus du double du budget estimé. Des négociations se sont déroulées. Finalement, le marché a été attribué avec une baisse de 1% seulement par rapport au prix proposé.

Enfin, au chapitre «emploi et affaires sociales», 40% des paiements ont été affectés par une erreur. Les auditeurs donnent l’exemple d’une surdéclaration des dépenses de personnel. Un financement a été décerné à une association de soutien aux PME, alors qu’aucun élément n’a pu être présenté pour attester qu’ils avaient consacré du temps au projet.

L’affaire mériterait de faire davantage de bruit. La Commission européenne et le Parlement plaident l’austérité, mais demande[nt ?] pour ses [leurs ?] propres dépenses une augmentation de 11% de 2014 à 2020.

En fait, la discussion sur le budget est en panne et la période laissant espérer une réforme du budget à long terme va bientôt se terminer. Un document de travail d’Open Europe Berlin cherchant à réformer le processus présente une alternative permettant une réduction d’un tiers des dépenses. Mais le statu quo est probable. Le budget (environ 1% de la richesse de l’UE) ne cherche pas un optimum économique mais un équilibre entre des intérêts particuliers de chaque gouvernement. De plus, chaque Etat membre peut apposer son veto.

Le Temps http://fortune.fdesouche.com via http://infonatio.unblog.fr
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Messagepar Pat » 19/11/2012 - 10:41

Union européenne : Il manque 8,9 milliards pour finaliser le budget

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... QBuyWrjGkA
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Messagepar Pat » 22/11/2012 - 11:54

Crise de l’euro : encore un sommet européen sous de mauvais auspices

FPI - Les vingt-sept pays de l’Union européenne se rencontrent aujourd’hui à Bruxelles pour discuter des budgets à l’horizon 2014-2020. Sur fond de pessimisme dans une ambiance minée par la crise dans la zone euro.

Planifié sur deux jours, ce nouveau sommet risque fort d’aggraver les désaccords qui divisent déjà les pays de l’Union. En effet, les discussions s’annoncent particulièrement ardues car chaque pays fera valoir ses priorités, ses budgets intouchables et ses coupes jugées indispensables.

En plus du chiffre global du budget, trois grands sujets retiendront particulièrement l’attention des participants :

Ø la politique agricole commune, défendue par la France, mais aussi par nombre d’États d’Europe centrale et orientale, comme par exemple la Pologne ;

Ø la politique de cohésion, c’est-à-dire les aides aux régions en retard de développement par rapport à la moyenne européenne. Ce sont surtout les pays d’Europe centrale et orientale qui y sont les plus attachés puisqu’ils en sont les principaux bénéficiaires. Une position soutenue aussi par l’Espagne et l’Italie.

Ø la question des rabais accordés à certains sur leurs contributions. On pense au fameux chèque britannique, mais cela concerne aussi l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et l’Autriche. Et beaucoup de pays voudraient les supprimer.

Chacun des Vingt-Sept dispose d’un droit de veto en matière budgétaire et les positions actuelles des uns et des autres semblent difficilement conciliables.

D’ailleurs, la chancelière allemande a déjà fait savoir qu’un nouveau sommet en janvier 2013 était envisageable.

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Pat » 27/11/2012 - 22:05

Dès le début, l'UE a été une institution de corruption et de transfert

On raconte aux populations, qu’elles doivent par « solidarité européenne » contribuer de plus en plus de milliards «pour sauver la Grèce». Nous devrions donc ou augmenter les impôts ou réduire les prestations sociales, afin de générer les moyens nécessaires pour aider la Grèce.

Non seulement les raisons mais aussi les conséquences sont des jugements fallacieux :

1. Les prétendues aides à la Grèce ne vont pas à la population ou à l’économie grecques, mais sont tout de suite détournées vers les banques vautours internationales, qui exigent de haut taux d’intérêt pour leurs prêts accordés à la Grèce. En réalité, l’on n’aide pas la Grèce, mais on alimente les banques internationales, pour qu’elles ne doivent surtout pas faire d’amortissements sur l’argent perdu avec leurs emprunts d’Etat grecs.

2. Lors de la première tranche du premier soi-disant plan de sauvetage, l’Allemagne a payé 10,8 milliards d’euros à la Grèce. Dans la même semaine, les capitalistes grecs ont sorti du pays la même somme en capitaux fugitifs. Le paiement n’a donc rien apporté, sauf de frapper les contribuables allemands de manière insensée. Et l’évasion fiscale en Grèce continue. Plus nous payons des aides financières, plus les capitaux fugitifs augmentent.

3. Dès le début, l’UE a été une institution de corruption et de transfert. Elle a depuis longtemps octroyé le plus de subventions à la Grèce – un tiers de cet argent venait de l’Allemagne. De 2004 à 2008, 24,4% de tous les transferts de l’UE sont allés à la Grèce. 20 années de subventions n’ont apparemment pas amélioré le pouvoir économique de la Grèce, mais l’a plutôt habituée au goutte-à-goutte durable.

Pourquoi l’Allemagne a-t-elle accepté un tel gaspillage de ses propres ressources? Pourquoi aucun gouvernement n’a protesté contre cette saignée insensée? Et pourquoi continue-t-on à réinjecter de l’argent?

4. Les Etats membres subventionnés ne se sont pas contentés des subventions annuelles payées par les Etats solides – en particulier par l’Allemagne –, mais ils se sont par surcroit endettés encore plus que les Etats donateurs. Pendant qu’en 2010 la zone Euro toute entière était endettée en moyenne avec 85% de leur pouvoir économique (PIB) (l’Allemagne avec 2% de moins), la Grèce en est arrivée à 143%. En 2010, le niveau de la dette grecque s’élevait à 329 milliards d’euros, entre temps ce sont plus de 360 milliards.

Entre-temps la Grèce a sans cesse promis qu’elle allait s’améliorer et se raffermir – exactement comme maintenant.

5. La Grèce a été introduite dans l’UE par la haute finance américaine (la bande à Goldman-Sachs) d’une manière frauduleuse et n’a pas le droit de se désendetter par une faillite d’Etat, parce que sinon les crédits de la haute finance seraient perdus. C’est pourquoi, dans la discussion d’assainissement, il n’est jamais question de «participation privée», mais seulement, que les autres citoyens européens doivent se porter garant et assumer les dettes. Pour solde, la Grèce est un passage d’essai pour l’union de dettes et de responsabilité voulue par la haute finance, c’est-à-dire la responsabilité totale de tous les pays de la zone Euro – notamment de l’Allemagne – pour tous les crédits de la haute finance dans les pays européens. Ou exprimé différemment: Avec l’aide de la Grèce et des autres pays surendettés, on installe pour toute l’Europe un esclavage de la dette et une obligation de payer tribut au profit de l’impérialisme financier américain.

6. La Commission européenne, qui aspire depuis longtemps à davantage de centralisme et de pouvoir et à moins de droits nationaux, tire à la même ficelle. Le Pacte budgétaire et le MES étaient une percée décisive pour l’abolition des Etats nationaux en Europe, déjà initiée dans le Traité de Lisbonne, et d’une l’instauration d’un gouvernement central régnant sur des provinces européens – comme l’a exprimé ouvertement le porte-parole de l’UE Juncker.

Avec la poursuite de distributions d’argent à la Grèce, on améliore rien, on ne fait que prolonger la situation. On n’aiderait pas la Grèce, uniquement les banques créancières grecques. Si le MES ne peut être stoppé, nous serons, en revanche, face à la menace de devoir endosser la responsabilité totale pour les dettes grecques et celles de tous les autres pays européens.

Dans la crise actuelle de l’euro, il ne s’agit pas de l’Europe, mais de savoir qui doit payer pour l’imprudence des dettes: les banques créancières, les Etats qui se sont endettés, ou tous ensemble, inclus les pays solides. Le MES exige la troisième variante. Mais cela ne représente nullement une solution, uniquement un ralentissement qui ne conduira pas seulement à la faillite de certains pays, mais à un effondrement total du système de l’euro ou à l’évaporation inflationniste des valeurs en euros.

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Messagepar Pat » 29/11/2012 - 17:47

Goldman Sachs finalise sa prise de contrôle économique sur l’Europe

A la surprise générale, le chancelier de l’Échiquier britannique, Georges Osborne, a annoncé lundi 26 novembre la nomination de Mark Carney, 47 ans, actuel gouverneur de la Banque centrale du Canada, au poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre. Le nouveau patron de la Bank of England (BoE) doit succéder à l’actuel gouverneur Mervyn King en juin 2013.

Mark Carney a fait des études à Harvard et Oxford, puis travaille treize ans pour la compagnie Goldman Sachs International à Londres. Il s’impliquera notamment dans l’économie post-apartheid de l’Afrique du Sud ainsi que dans les opérations de Goldman Sachs liées à la crise financière russe de 1998 , en conseillant la Russie de parier contre la capacité du pays à rembourser sa dette.

La nomination de Carney survient à peine six mois après sa participation à la conférence du Groupe Bilderberg de 2012 à Chantilly, en Virginie, une réunion annuelle de plus d’une centaine de personnes les plus puissantes de la planète, qui usent régulièrement de leur position afin d’imposer certains choix … ou nominer certains hommes.

La présence de Carney à la réunion du Bilderberg de cette année lui a sans aucun doute permis de gagner les faveurs des membres du groupe pour le poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre, tout comme pour d’autres sommités, comme Herman Van Rompuy, qui a été choisi comme président de l’Union européenne, quelques jours après avoir assisté à un dîner avec le Groupe Bilderberg.

L’ascension de Mark Carney à la tête de la Banque d’Angleterre représente également la dernière pièce du puzzle pour le contrôle de Goldman Sachs sur pratiquement toutes les grandes économies à travers le continent européen.
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L’an dernier, c’est l’ancien commissaire européen Mario Monti qui avait été choisi pour remplacer Silvio Berlusconi, le premier ministre italien. Monti était connu pour être un conseiller international de Goldman Sachs, président européen de la Commission Trilatérale et également un membre éminent du Groupe Bilderberg.

« Il s’agit des mêmes criminels qui nous ont mené vers cette catastrophe financière. C’est comme demander à des pyromanes d’éteindre le feu », a commenté Alessandro Sallusti, rédacteur d’Il Giornale.

De même, lorsque le Premier ministre grec George Papandreou a osé suggérer la possibilité pour le peuple grec de s’exprimer lors d’un référendum, il fût remplacé quelques jours après par Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE. Il a notamment été gouverneur de la Banque de Grèce qu’il occupera jusqu’à ce qu’il prépare son pays au passage à l’euro en 2001. C’est sous son mandat qu’a commencé le trucage des comptes publics de la Grèce, au moyen d’instruments financiers proposés par la banque d’affaires Goldman Sachs, qui a conduit à la crise de la dette publique. Aujourd’hui, c’est lui-même qui est à la tête du gouvernement grec pour mettre en place une politique d’austérité supposée résoudre cette crise.

Papademos et Monti ont été nommés en tant que dirigeants non élus pour la raison précise qu’ils « ne sont pas directement responsables aux yeux du public », souligne le Time Magazine, illustrant une fois de plus le caractère autoritaire et antidémocratique de l’Union Européenne dans son ensemble.

Peu de temps après, Mario Draghi – ancien vice-président de Goldman Sachs International – a été nommé en tant que président de la Banque Centrale Européenne.

Le géant bancaire international, connu pour sa corruption et ses délits d’initiés, a désormais une influence énorme sur presque toutes les grandes économies occidentales.

Source : Le journal du Siècle http://www.contre-info.com
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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Pat » 30/11/2012 - 13:44

Sapir : “Europe, fin de partie ?”

Le processus dit de « construction européenne » vient de subir, avec l’impasse sur la programmation budgétaire pour les années 2014-2020, et accessoirement pour le budget de 2013, de l’UE un triple échec : économique, politique et symbolique. La question symbolique est certainement la plus importante.

Cette impasse, qui au mieux durera jusqu’au début de 2013, vient après le blocage sur la question de l’aide à accorder à la Grèce du début de la semaine, et des négociations extrêmement dures quant à la part respective des États au sein du groupe aéronautique EADS mais aussi une réduction importante des ambitions de l’Europe spatiale.

Il est hautement symbolique que ces événements soient tous survenus dans une période d’environ huit jours. Ils témoignent de l’épuisement définitif de l’Union européenne à incarner « l’idée européenne ».

Un échec économique

La question du budget de l’UE est économiquement importante. Non pas tant pour les sommes en jeu. La contribution au budget de l’UE a été plafonnée à 1,26% du PIB des différents pays. Ainsi, pour 2013 ce sont 138 milliards d’euros qui sont prévus. Mais c’est la faiblesse de cette somme qui pose problème. Alors que la zone Euro, qui est une subdivision de l’UE, est en récession, et que ceci durera certainement en 2013 et en 2014, la logique aurait voulu que l’on se mette d’accord pour un budget de relance, soit en favorisant la demande, soit en favorisant des politiques de l’offre et de la compétitivité dans certains pays, et très probablement en faisant les deux.

Or, c’est exactement le contraire qui s’est produit. On voit bien que chaque pays tire à hue et à soi, étant soumis aux règles de l’austérité budgétaire, par ailleurs institutionnalisées par le dernier traité de l’UE, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes ! Les égoïsmes se révèlent de toute part et trouvent, dans des réunions comme celle qui s’est tenue dans la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles le champ clôt parfait pour leurs affrontements.

Dans la situation actuelle, on voit bien que la récession ne pourra être combattue efficacement que par la conjonction de politiques de relance de la demande et de l’offre. Ces politiques ont été quantifiées. Elles impliqueraient, rien que pour le rattrapage de compétitivité, que l’on dépense pour les quatre pays d’Europe du Sud (Espagne, Grèce, Italie et Portugal), environ 257 milliards d’euros par an comme on l’a établi dans une précédente note1.

Si l’on veut être cohérent, il faut en réalité ajouter au moins 100 milliards à cette somme pour financer des grands projets permettant d’harmoniser la compétitivité des autres pays. Cette dépense supplémentaire de 357 milliards, pour un budget d’environ 138 milliards est importante. Elle impliquerait que le budget passe de 1,26% à 4,5%.

En réalité, le problème est bien plus compliqué. Les 138 milliards prévus pour le budget 2013 donnent lieu à des retours, plus ou moins importants, pour tous les pays de l’UE. Sur les 357 milliards qu’il faudrait dépenser en plus, 257 milliards sont des transferts nets à destination des quatre pays du Sud déjà évoqués. Ils devraient donc être fournis par les autres États, et dans les faits ils ne pourraient l’être que par l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande et les Pays-Bas.

Ceci revient à dire que l’Allemagne devrait à elle seule contribuer à hauteur de 85%-90% de cette somme, ce qui représenterait entre 8,5% et 9% de son PIB par an en transferts nets. Sur une période de dix ans cela aboutit à 3570 milliards d’euros de budget total. Quand on parle, les sanglots dans la voix et les larmes dans les yeux, du « fédéralisme européen », c’est de cela dont on parle en réalité, car sans transferts importants point de fédéralisme.

Au regard de cela, notons que les dirigeants européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une somme de 978 milliards d’euros sur 7 ans (2014-2020) alors que sur la même période c’est 2499 milliards en plus qu’ils auraient dû financer. On mesure l’immensité de la tâche, et son impossibilité dans les circonstances actuelles. À cet égard, l’échec, probablement temporaire car une solution de compromis ne satisfaisant personne et ne réglant rien sera trouvée d’ici fin janvier 2013, prend toute sa signification.

Si les 27 pays de l’Union Européenne ont tant de mal à s’accorder sur une somme, en réalité modeste, on ne voit pas comment ils pourraient décider d’un commun accord de sommes qui sont 2,5 fois plus importantes. La réalité de l’UE est bien l’absence totale de solidarité en son sein, même et y compris quand cette solidarité serait de l’intérêt de tous. Ce que révèle cette situation c’est qu’il n’y a pas de « chose publique» (res publica) dans l’Union Européenne.

Ceci se manifeste aussi dans la manière dont le cas de la Grèce a été (mal) traité. Il est absolument évident que le fardeau de la dette engendre la dette. La seule solution au cas de la Grèce est un défaut (une « restructuration ») portant sur la moitié des dettes détenues par des organismes publics, tout comme un défaut équivalent a été imposé aux créditeurs privés2.

Mais les pays de la zone Euro sont incapables de faire face à cette réalité. Ils vont donc redonner de l’argent pour que les paiements de la dette soient étalés. Ceci ne règlera rien, et la majorité des experts le savent. Cependant, outre le fait de prendre une mesure qui n’est qu’un palliatif, les mêmes pays n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la somme qu’il faudra prêter à court terme à la Grèce. C’est ce que l’on a vu au début de la semaine du 19 novembre. Ils préfèrent faire porter l’apparence de la responsabilité sur le FMI.

L’auteur de ces lignes a écrit par le passé des choses extrêmement critiques et dures à l’égard de cette organisation3. Mais il est clair que les statuts du FMI ne lui permettent pas de prêter à un pays qui est clairement insolvable. De ce point de vue, le FMI est parfaitement dans son rôle quand il rappelle aux pays de la zone Euro qu’il faut une solution à long terme pour la Grèce et que celle-ci ne peut provenir que d’un défaut partiel. Ici encore, les solutions rationnelles sont écartées au profit de celles qui servent les intérêts immédiats de tel ou tel. Cette inconséquence est le produit d’une incohérence de fond : on veut éviter le défaut mais l’on se refuse à en payer le prix.

Il n’est donc pas étonnant que les pays européens n’aient pu se mettre d’accord que ce soit sur la programmation des budgets à l’horizon 2020, ou sur un plan réaliste de sauvetage de la Grèce. Ce double échec est révélateur de l’épuisement de l’idée européenne. On vivra donc d’expédients, et l’on vivra de plus en plus mal jusqu’au moment où il faudra affronter la réalité.

Un échec politique

Le problème posé est ensuite politique, et il a été mis en lumière à l’occasion de l’échec du Conseil Européen de la nuit du 22 au 23 novembre. On glose beaucoup sur une « alliance » entre la chancelière allemande, Mme Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron, alliance qui aurait abouti à l’isolement de la France. Mais cette « alliance » est en réalité purement conjoncturelle. La Grande-Bretagne poursuit son vieil objectif de réduire l’UE à un espace de libre-échange et à un cadre réglementaire le plus léger possible.

L’Allemagne, pour sa part, et elle est rejointe sur ce point par des pays comme la Finlande, les Pays-Bas et l’Autriche, s’oppose absolument à ce que les transferts prennent plus d’importance. On sait l’opposition absolue des dirigeants allemands, tous partis confondus, à des transferts massifs, en particulier au sein de la zone Euro. Le refus de l’Union de Transfert est un point cardinal de la politique allemande et cela s’explique tant par l’impact que ces transferts auraient sur l’économie allemande4 que par la démographie de ce pays qui est en train de se dépeupler.

Cela n’implique pas qu’elle partage les vues de la Grande-Bretagne quant à la philosophie de l’UE. Les dirigeants allemands comprennent que cette dernière doit être autre chose qu’une simple zone de libre-échange. Mais leurs intérêts se rejoignent avec les Britanniques pour s’opposer à l’engagement de sommes supplémentaires, dans la mesure où ils comprennent parfaitement qu’ils seraient, par nécessité, les principaux contributeurs. C’est sur cette alliance que s’est cassée la position française.

Il faut ici dissiper une illusion très répandue dans les élites politiques françaises. Nos dirigeants pensent que l’on pourra, moyennant des concessions sur certains points, amener les dirigeants allemands à accepter une contribution plus importante, du fait de leur (relatif) assouplissement sur la question de la crise de la dette dans la zone Euro.

Rappelons que lors des premières réunions de crise, au début de l’année 2010, la position allemande était une opposition totale au sauvetage de la Grèce. En fait nos dirigeants commettent non pas une mais deux erreurs quant à la position allemande. La première est de confondre la crise de la dette et la crise de compétitivité. Ces deux crises sont distinctes, même si la seconde réalimente en permanence la première. L’attitude allemande a été de faire des concessions sur la crise de la dette pour éviter une tempête financière qui emporte avec elle la zone Euro, mais de refuser toute concession sur la crise de liquidité.

La distinction entre ces deux crises est très claire chez les dirigeants allemands. Ils considèrent que la crise de la dette est un problème collectif, mais que la crise de compétitivité n’est que du ressort des États ! Il s’en déduit que l’on ne peut inférer de leur changement d’attitude sur la crise de la dette un quelconque changement sur la crise structurelle, celle de compétitivité. La seconde erreur consiste à ne pas comprendre que le choix pour l’Allemagne ne se réduit pas au sauvetage à tout prix de la zone Euro.

L’Allemagne souhaite par dessus tout le statu-quo (qui lui permet de réaliser ses énormes excédents commerciaux au détriment des autres pays de la zone Euro). Pour maintenir ce statu-quo elle a déjà accepté de contribuer, et elle a déjà accepté une mutualisation des dettes – quoi qu’on en dise – sous la forme du rachat par la Banque Centrale Européenne des dettes des pays en difficulté sur le marché secondaire.

Elle est en effet co-responsable du bilan de la BCE à hauteur de sa contribution initiale pour cette institution. Mais elle n’est pas prête à aller au-delà d’une contribution annuelle d’environ 2% de son PIB (soit environ 50 milliards d’Euros). Si l’on met l’Allemagne au défi de payer les sommes évoquées plus haut, soit 8% à 9% de son PIB afin de rendre viable la zone Euro, elle préfèrera la fin de la zone Euro. Là ou nos dirigeant voient le début d’un processus, qui pourrait être étendu, il y a en réalité un engagement strictement limité de l’Allemagne.

La crise actuelle n’est donc pas uniquement économique, encore que cette dimension soit à elle seule bien suffisante pour nous conduire à la catastrophe. Elle est aussi politique. L’idée d’une alliance France-Allemagne, le Merkozy, qui était défendue par le précédent gouvernement était fondée sur l’illusion, entretenue par ignorance ou à dessein, que la crise de la zone Euro était uniquement une crise de la dette. Si tel avait bien été le cas, il est probable que l’on aurait pu trouver un terrain d’entente stable entre nos deux pays.

Mais la crise de l’Euro est avant tout une crise issue de l’hétérogénéité des économies, hétérogénéité qui s’accroît naturellement dans un système de monnaie unique et avec une politique monétaire uniforme en l’absence de flux de transferts massifs, et qui débouche sur une crise majeure de compétitivité, qui elle-même engendre une montée des déficits. Arrivées à ce point, les positions respectives de la France et de l’Allemagne divergent spontanément, ce dont le nouveau gouvernement a pris acte. Mais, alors qu’il tentait de rallier à lui les pays en difficultés, il n’a fait que provoquer l’alliance, certes temporaire, mais redoutable, de l’Allemagne avec la Grande-Bretagne.

En fait, dans le cadre de la zone Euro, l’Allemagne peut toujours se trouver des alliés et une stratégie de secours, du moins à court terme. C’est la France qui se trouve, en fin compte, comme l’on dit chez les pilotes de chasse « out of power, out of altitude and out of idea » (ce que l’on peut librement traduire par « à bout de puissance, à bout d’altitude, à bout d’idées »). François Hollande doit comprendre que, dans la situation actuelle, la seule chance qui reste pour notre pays est de renverser la table, de mettre l’Allemagne devant le choix de procéder soit à une dissolution ordonnée de la zone Euro, dans laquelle elle perdra incontestablement certains de ses avantages, et un éclatement désordonné dans lequel elle a bien plus à perdre.

Un échec symbolique

Les échecs tant économiques que politiques de la semaine passée sont, bien entendu, révélateurs d’un échec symbolique majeur. Aujourd’hui, qui croit encore en l’Union Européenne ?

L’analyse des derniers sondages publiés en juin et novembre sur ce point donne un résultat clair. La perte de confiance dans la capacité de l’UE à apporter quoi que ce soit de positif aux populations est massive. Jamais l’Euroscepticisme ne s’est aussi bien porté, non seulement en Grande-Bretagne, mais aussi en France et même en Allemagne.

Dans l’Eurobaromètre, sondage réalisé de manière régulière dans tous les pays de l’UE5, la côte de confiance dans l’Union Européenne est tombée à 31%. En fait, 28% de sondés ont une opinion « très négative » de l’UE et 39% ne se prononcent pas. Le plus impressionnant est l’évolution dans le temps des résultats. Les mauvaises opinions sont passées de 15% à 28% de l’automne 2009 au printemps 2012, alors que les bonnes opinions sont passées quant à elles de 48% à 31% dans la même période. Mais il y a pire : 51% des personnes interrogées ne se sentent pas plus proches des autres pays avec la crise.

Graphique 1
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Autrement dit, la politique de l’UE a conduit à une montée des méfiances réciproques, ce qu’elle devait normalement combattre. Et l’on voit bien que la perte de confiance dans l’UE et dans ses institutions tend à se généraliser. Quel bilan peut-elle présenter ?

C’est donc la crédibilité générale de l’UE qui est en cause, et l’on voit bien ici que les stratégies discursives utilisées par les européistes seront de moins en moins efficaces. Ces stratégies reposent sur une délégitimation des opinions négatives, qui sont associées à des catégories dites « peu éduquées » et par cela incapables de comprendre ce qu’apporte l’UE et sur une explication de ces résultats par les simples difficultés matérielles engendrées par la crise. Sur le premier point, il y aurait beaucoup à dire.

On voit immédiatement la parenté entre cet argument et les arguments du XIXe siècle en faveur du vote censitaire. Les personnes aux revenus modestes, qui en général ne font pas d’études supérieures, sont considérées comme intrinsèquement inaptes à juger d’un projet qui est présenté comme « complexe ». Cet argument n’est en réalité qu’une rationalisation du cours anti-démocratique pris par la construction européenne depuis 2005. Le second argument contient une parcelle de vérité. Il est clair que l’impact de la crise a modifié les préférences des individus.

Mais cet argument se retourne contre ses auteurs : pourquoi l’UE a-t-elle été incapable de protéger les personnes des effets de la crise ? En fait, cette dernière agit comme un révélateur qui met en évidence les carences et les défauts de l’UE. Il reste un troisième argument, qui est utilisé de temps en temps : l’Union Européenne nous aurait évité le retour des conflits intereuropéens des siècles précédents. Mais ceci est faux, techniquement et historiquement. Techniquement, l’UE a été incapable d’empêcher les conflits des Balkans, et leur mode de résolution doit bien plus à l’OTAN qu’à l’UE. Historiquement, les deux événements majeurs que sont la réconciliation franco-allemande et la chute du mur de Berlin ne sont nullement le produit de l’Union Européenne.

En fait, et on le voit bien aujourd’hui, l’UE par sa politique actuelle nourrit le retour des haines recuites, que ce soit entre pays (Grèce et Allemagne, mais aussi Portugal ou Espagne et Allemagne) ou à l’intérieur de ceux-ci (Espagne, avec le Pays Basque et la Catalogne, et Belgique).

Cet échec symbolique est certainement le plus grave à court terme, car il touche aux représentations des peuples. Si l’échec économique et politique montre que l’UE est à bout de souffle, l’échec symbolique, illustré dans les derniers sondages, ouvre la voie à des radicalisations des opinions publiques à relativement court terme.

Tirer les leçons de l’épuisement d’un projet européen

Il convient aujourd’hui de se livrer à un bilan sans concession du projet que l’UE porta et qui a aujourd’hui manifestement échoué. Cela ne signifie pas que tout projet européen soit condamné à l’échec. Mais encore faut-il sortir de l’identification de l’Europe avec l’Union Européenne.

On voit bien que certains pays hors du cadre de l’UE ont un intérêt à l’existence d’une Europe forte et prospère. Le cas de la Russie et de la Chine saute aux yeux. La Russie, de plus, est elle aussi un pays européen, même si elle n’est pas uniquement européenne. Il est donc possible de penser un projet européen intégrant toute l’Europe, y compris les pays qui aujourd’hui ne sont pas membres de l’UE et n’aspirent pas à le devenir. Mais à la condition de faire des nations européennes, ces « vieilles nations » qui restent aujourd’hui le cadre privilégié de la démocratie, la base de ce projet.

Ce projet devra être construit autour d’initiatives industrielles, scientifiques et culturelles dont le noyau initial pourra être variable, mais qui exigent pour exister que soient remises en cause un certain nombre de normes et de règlements de l’UE. Plus que tout, il faudra procéder à une dissolution de l’Euro. Cette dissolution, si elle est concertée par tous les pays membres de la zone Euro sera en elle-même un acte européen, et pourra donner immédiatement lieu à des mécanismes de concertation et de coordination qui feront en sorte que les parités de change des monnaies nationales retrouvées ne fluctuent pas de manière erratique mais en fonction des paramètres fondamentaux des économies.

Cette voie demande du courage, car les dirigeants actuels dans de nombreux pays sont les héritiers directs des « pères fondateurs » de l’Union Européenne. Mais tout héritage doit à un moment être soldé. À se refuser à le faire c’est à l’entrée des pays européens dans une nouvelle phase historique de convulsions violentes, tant internes qu’externes, que l’on se prépare. S’il est vrai que l’idée européenne est porteuse de paix, la poursuite dans sa forme actuelle de l’Union Européenne ne peut-être que source de conflits de plus en plus violents.

Notes

Jacques Sapir, “Le coût du fédéralisme dans la zone Euro”, billet publié sur le carnet Russeurope le 10/11/2012, URL: http://russeurope.hypotheses.org/453 [↩]
Jacques Sapir, “Grèce: seule l’annulation de la dette peut apporter un début de solution”, billet publié sur le carnet Russeurope le 20/11/2012, URL: http://russeurope.hypotheses.org/522 [↩]
Jacques Sapir, Le Krach Russe, La découverte, Paris, 1998. Idem, Les Économistes contre la Démocratie, Albin Michel, Paris, 2002. Idem, “Le FMI et la Russie: conditionnalité sous influences”, in Critique Internationale, n°6, Hiver 2000, pp. 12-19. [↩]
Patrick Artus, La solidarité avec les autres pays de la zone euro est-elle incompatible avec la stratégie fondamentale de l’Allemagne : rester compétitive au niveau mondial ? La réponse est oui, Flash Économie, NATIXIS, n° 508, 17 juillet 2012. [↩]
Eurobaromètre Standard 77, L’OPINION PUBLIQUE DANS L’UNION EUROPÉENNE, Commission européenne, Direction générale Communication, juillet 2012, URL : http://ec.europa.eu/public_opinion/arch ... 77/eb77_... [↩]

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Pat » 11/12/2012 - 11:01

BUDGET EUROPEEN OU LA RUINE ANNONCEE

Les chamailleries sur le projet de budget européen remplissent abondamment les journaux. Chacun des pays veut tirer la couverture à lui tout en accusant bruyamment les autres de faire de même. La Grande-Bretagne et la France se signalent particulièrement à cet égard. La première réclame le maintien du chèque obtenu de haute lutte il y a longtemps par la baronne Thatcher. La deuxième veut la poursuite de la politique agricole commune ou PAC, laquelle est un instrument précieux pour les gouvernements successifs puisqu'elle asservit le monde rural à leur bon plaisir.
Le budget qu'il est si difficile de mettre sur pied a une particularité : c'est un budget pluriannuel allant de 2014 à 2020. On comprend que la mafia des Eurocrates qui est au centre du projet y trouve son intérêt. Refusant les économies absolument nécessaires, tout en les saluant distraitement, ils rêvent d'une autorisation de dépenser sur plusieurs années. De ce fait les eurosceptiques en Grande-Bretagne deviennent de plus en plus nombreux. David Cameron osera-t-il sauter le pas et sortir de la CEE ? Cela serait un coup de tonnerre et un bienfait pour tous les Européens étant donné que l'édifice de la CEE est carrément nocif comme nous allons le voir.
Les faits sont brutaux. L'Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates. La fortune des Commissaires européens est célèbre dans le monde entier. Un seul exemple : quand un Commissaire quitte ses fonctions il touche son traitement pendant trois ans pour lui donner le temps de se recaser. Ils sont « combinards » et se recasent tous très vite et le masquent de diverses façons. Les chômeurs qui le sont à cause de l'Europe et ne reçoivent rien pour se recaser apprécieront. Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des dirigeants s'étend selon l'usage jusqu'aux échelons les plus bas.
Cette richesse des eurocrates est un des moteurs de l'accroissement de la dictature européenne ; c'est un principe absolu que plus les unités publiques s'agrandissent, plus la richesse des acteurs s'accroît et moins il existe de contrôles !
LA DICTATURE
Sur le plan économique la CEE court vers la ruine qui s'inscrit dans les chiffres officiellement publiés. Le chômage atteint des niveaux insupportables dans la plupart des pays. La croissance est désespérément plate. Par ondes successives cette situation délétère se propage dans le monde entier et jusqu'en Chine.
La raison principale de ces faits est que la CEE est une dictature à 27 têtes. Les 27 Commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle. Par ailleurs, le parlement théoriquement chargé d'un certain contrôle est lui-même élu d'une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées, leur convergence étant laissée au « jugement » du président de séance ! Les gouvernements exercent en principe une surveillance, par l'intermédiaire de fonctionnaires non élus, mais ce n'est qu'une gentille parodie de contrôle.
POURQUOI ET COMMENT LA RUINE
Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres réglementations déversées par la CEE ; un Commissaire ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s'occupe de tous les détails de la vie d'un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu'au choix des ampoules. Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d'industries et de consommations.
La Cour de justice aggrave l'effet du déluge : de son fait personne n'est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. La fraude généralisée s'ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.
L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres, de l'argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites. A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les Eurocrates il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.
Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne c'est-à-dire d'accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les Eurocrates prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c'est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l'accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.
La construction européenne s'est faite en partie contre la volonté affirmée des peuples. Le projet insensé de budget pluriannuel est un effort pour consolider, malgré les disputes, un édifice branlant. Ira-t-il jusqu'au bout ? Le proche avenir nous le dira.
MICHEL de PONCINS http://libeco.net
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Messagepar Pat » 24/12/2012 - 11:46

Les États européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

Les aides d’État accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’État portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’État pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente.

Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.

Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s’agit “d’une tendance à la baisse sur le long terme“, a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l’UE dans les années 1980.

Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.

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Messagepar Pat » 11/01/2013 - 20:18

L’Europe face à une vague de pauvreté généralisée

Un Européen sur quatre est menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale. Ce taux est en augmentation depuis l’année dernière. La crise, l’austérité mais aussi la flexibilisation du marché du travail figurent parmi les cause principales de l’aggravation de la situation.

La pauvreté augmente en Europe. Près du quart de la population de l’Union européenne était menacée d’exclusion sociale en 2011. Ce sont les derniers chiffres de l’agence européenne de statistiques, Eurostat, datés de ce mois de décembre. Le taux de pauvreté a augmenté d’un point par rapport à 2010 et 120 millions d’Européens sont menacés aujourd’hui.

Disparité entre les Etats

L’indigence ne touche pas tous les Etats européens de la même manière. Les plus fortes proportions de population menacée se trouvent en Bulgarie avec 49%, puis en Roumanie et Lettonie avec 40%. La Grèce, violemment frappée par la crise arrive ensuite avec 31%. Les plus préservés sont la République tchèque, la Suède et les Pays-Bas. La France reste au milieu du classement avec 19,3% de sa population qui risque l’exclusion. Un chiffre stable par rapport à l’année précédente.
« Pour 8 à 9% de la population, il y a un risque de privation matérielle sévère. Et 10% restent exclus du travail. C’est à dire qu’ils travaillent moins de 20% de leur temps. C’est une situation nouvelle, due à la crise et qui frappe dûrement les populations européennes. La crise crée des situations de pauvreté et notamment de chômage. Pratiquement 25 millions de chômeurs sont dans l’Union européenne. Et dans des pays très frappés par la crise comme la Grèce ou l’Espagne, le chômage atteint parfois les 40% et frappe tout spécialement les jeunes », explique Jean Dominique Giuliani, président de la fondation Robert-Schuman.

Quand austérité rime avec pauvreté

Et pour ces pays du sud de l’Europe, la situation devient extrêmement difficile. Beaucoup de familles ont du mal à joindre les deux bouts et les populations se plaignent de l’austérité tant prônée par l’Europe et la troïka (FMI, Commission et Banque centrale européennes)

Fortement touché par la crise de la dette, le Portugal, par exemple, a enchaîné les plans d’austérité : réduction des salaires de la fonction publique, des retraites, augmentation des impôts directs et indirects. Et dans le même temps, le gouvernement a réduit ses dépenses sociales avec la diminution des indemnités de chômage, ou du revenu minimum qui tourne aujourd’hui autour des 600 euros.
« La classe moyenne est très touchée et ces réductions de revenus frappent plus particulièrement les populations les plus vulnérables comme les familles monoparentales et les retraités. Mais il y a aussi une augmentation de la pauvreté auprès des travailleurs. On le voit beaucoup à travers les réseaux de solidarité comme les églises qui nous disent qu’il y a un nombre croissant de personnes et de familles qui cherchent des aides alimentaires ou scolaires… », témoigne Paula Bernardo, secrétaire générale adjointe du syndicat Union général pour les travailleurs.

Grâce à sa politique d’austérité, le déficit portugais s’est réduit et atteint aujourd’hui 5,6% du produit intérieur brut (PIB) contre 6,7% l’année dernière. Mais l’objectif fixé par les bailleurs de fonds était de 5% en 2012, puis 4% l’année suivante. L’effort des Portugais semble encore loin d’être terminé.

Les limites de la flexibilité

L’austérité n’est pas le seul facteur de pauvreté. En témoigne la hausse radicale de la paupérisation en Allemagne. Ce pays souffre moins de la crise que l’Espagne, la Grèce ou le Portugal. Son taux de chômage reste nettement inférieur à celui de la France. Et pourtant, le taux de pauvreté allemand est supérieur. En ascension depuis 2005, il culmine aujourd’hui à près de 20%.

Les lois Hartz, mises en place en 2005 pour lutter contre le chômage, ont fortement flexibilisé le marché du travail. Mais elles ont aussi paupérisé les chômeurs et les travailleurs fragiles. « Il n’y a pas de Smic en Allemagne. Le pays a fait de gros efforts de modération salariale. Entre le mileu des années 90 à 2005, la croissance des salaires allemands a été inférieure d’1% par rapport à celle de la France et s’est en plus accompagnée d’une augmentation des inégalités salariales. Depuis 2005, la situation s’est dégradée avec la baisse des indemnités chômage. Donc, même si le chômage a beaucoup baissé en Allemagne, le taux de pauvreté des chômeurs, lui, a beaucoup augmenté », analyse Guillaume Allègre, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques.
67% des chômeurs allemands sont pauvres contre 37% en France. Aujourd’hui, l’Allemagne perçoit les limites de son modèle récent, fondé sur le développement d’une économie à bas salaires et aux emplois à faible coût, appelés là-bas mini-jobs. Plus de 7 millions d’Allemands disposent d’un mini-job, payé 400 euros par mois. Certains en cumulent plusieurs, d’autres les utilisent pour arrondir leurs fins de mois en complément d’un autre emploi principal. Mais jeunes, femmes et retraités restent les principaux bénéficiaires de ces contrats. « Le problème c’est aussi que la population allemande est vieillissante et qu’elle aura de plus en plus besoin d’aides sociales. Si le pays continue sur cette voie, bientôt on ne parlera plus du succès du modèle allemand mais de son échec », ajoute Guillaume Allègre.

Les questions sociales devraient donc rester au coeur des préoccupations de l’Union européenne. Pourtant, les Etats membres divergent toujours sur le maintien de l’enveloppe consacrée à l’aide alimentaire européenne dans le budget 2014-2020.

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Messagepar Pat » 13/03/2013 - 9:28

Entretien avec Jacques Sapir : Économie politique

Jacques Sapir, économiste et directeur d’études à l’EHESS, nous explique pourquoi l’euro n’est pas tenable économiquement, et pourquoi il serait souhaitable de pratiquer des relances de l’économie via des dépenses d’investissement de l’État.

Il évoque ensuite la situation économique de la Russie, et explique comment elle a réussi à opérer un puissant retour en force au niveau économique et politique depuis la fin des années 1990.

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... dXjocM9-eY

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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Messagepar Pat » 15/03/2013 - 17:41

Philippe Villin : “Sortir de l’euro, non ! Le faire exploser, oui !”

Entretien avec Philippe Villin, ancien inspecteur des finances et ex-directeur du Figaro devenu banquier d’affaires, à propos du résultat du scrutin italien qui signe l’échec de la politique de Mario Monti et un refus de l’euro.

NB: La Rédaction de Fortune tient à préciser qu’elle ne partage pas les vues ultra-libérales du banquier d’affaires Philippe Villin, “l’éminence gay des grands patrons” selon Le Monde et par ailleurs partisan du mariage “pour tous”.

Pour retrouver une compétitivité face à une Allemagne toute-puissante et s’engager sur la voie de la croissance, dit Philippe Villin, les pays de l’Europe du Sud, y compris la France, doivent initier de profondes réformes structurelles et surtout sortir du carcan de l’euro en le faisant exploser. Démonstration.


Comme interprétez-vous le résultat des élections italiennes ?

Il montre un rejet de Mario Monti et de sa politique déflationniste. Les élites européennes le considéraient pourtant comme porteur de la quintessence du bonheur en Europe et leur sauveur face à l’échec pourtant patent de l’euro… Je l’ai toujours considéré au contraire comme un technocrate, aux ordres de madame Merkel et de monsieur Trichet. Je suis donc ravi que les Italiens l’aient désavoué : sa politique et son incapacité à rendre l’Italie compétitive rapidement ne pouvaient conduire qu’à sa ruine [...] Mario Monti a plongé son pays dans la récession- déflation entraînant une explosion du chômage.

En Diafoirus de la médecine allemande, il avait prodigué à son pays le même traitement diabolique que celui appliqué à la Grèce, au Portugal, à l’Espagne et maintenant à la France, c’est-à-dire une augmentation massive des impôts et une tentative de baisser les salaires. Il aurait dû faire des réformes structurelles, n’augmenter les impôts qu’à la marge et surtout dévaluer.

Mais il eût fallu bien sûr pour cela que l’euro explose. En effet, l’euro est devenu intolérable pour les Italiens comme pour les Français tandis qu’il fait “crever la gueule ouverte” la Grèce et le Portugal et mourir à petit feu l’Espagne. Car il est à la fois trop fort vis-à-vis du reste du monde et, à l’intérieur de la zone euro, le taux de change unique qu’il impose rend impossible toute dévaluation vis-à-vis de la zone rhénane, la zone la plus productive d’Europe.

L’Italie aurait ainsi besoin d’une dévaluation externe d’au moins 30 % par rapport au dollar et encore bien supérieure par rapport à l’Allemagne.

Comment jugez-vous la classe politique française face à l’euro ?

Qu’elle soit de droite ou de gauche, je regrette son aveuglement : nous avons affaire à des représentants de la pensée unique, sortis pour la plupart de l’Ena et nourris à un “delorisme” médiocre. Que ce soit le gouvernement de François Fillon pendant cinq ans ou celui de Jean-Marc Ayrault depuis bientôt un an, tous deux appliquent la même politique, avec simplement un peu plus de professeurs et un peu plus de médiocrité pour le second.

Parce qu’il n’y a pas de réformes structurelles, ni de chasse aux dépenses publiques inutiles, et que le credo européen — l’euro doit exister même s’il nous tue — est inlassablement répété. La croissance française est cassée. Car elle ne peut re poser que sur une compétitivité re trouvée par une monnaie nationale correspondant à notre niveau de productivité et une bien meilleure gestion du secteur public.

Que préconisez-vous ?

Il ne s’agit pas de sortir de l’euro mais de le faire exploser ! Ainsi notre capacité à exporter hors de l’Europe serait retrouvée. Car, le “nouveau nouveau franc” vaudrait probablement 105 à 115 cents le dollar. Une dévaluation externe modérée mais efficace. L’impact serait immédiat, à la différence de la dévaluation interne par la baisse des salaires qu’on tente de nous imposer.

Mais l’effet principal incroyablement efficace serait vis-à-vis de l’Allemagne. Car le mark vaudrait probablement 160 à 170 cents le dollar. Nos produits se revendraient là-bas tout de suite et nous importerions moins d’outre-Rhin.

Imaginons que l’éclatement de l’euro se fasse plutôt par une sortie de l’Allemagne…

Ce serait une solution bancale. On aurait un euro trop faible pour la France. Il vaudrait probablement 90 cents face au dollar, ce qui est trop bas pour nous et trop haut pour l’Europe du Sud.

D’où viendra l’élément déclencheur de l’explosion de l’euro ?

Faudra-t-il un jour qu’un dirigeant d’Europe du Sud soit assassiné par un chômeur ou un entrepreneur ruiné pour que les autres se rendent compte qu’ils conduisent l’Europe vers l’abîme ? Faudra-t-il que le taux de chômage des jeunes en Espagne atteigne 80 % pour que la population comprenne que monsieur Rajoy l’emmène à sa perte ?

Je pense en fait que le craquement viendra de la France : le gouvernement Ayrault est en situation d’échec dans tous les domaines. Le président de la République perd peu à peu la confiance de la quasi-totalité de la population. D’ici quelques mois, le pouvoir ne sera soutenu que par la fonction publique, qui sait que le gouvernement sert ses intérêts, comme nous l’avons constaté avec la suppression scandaleuse du jour de carence.

Que craignez-vous ?

La pire des solutions serait de remplacer Ayrault par un clone français de Monti : Pascal Lamy, par exemple, dont certains susurrent au président de la République qu’il serait le seul capable de faire les réformes dont la France a besoin. Or, à l’OMC, il a d’abord servi les intérêts des concurrents de l’Europe.

L’idée d’un Lamy, sorte de père la rigueur bien pensant, protégeant l’euro, est cauchemardesque. Monsieur Hollande, choisissez Pascal Lamy, vous mettrez la France en feu ! C’est simple, si l’on continue avec l’euro, l’économie française poursuivra son effondrement. Je prends le triste pari qu’avant la fin du quinquennat, nous aurons plus de cinq millions de demandeurs d’emploi.

Comment rétablir la croissance ?

L’idée largement répandue que la reprise économique est au coin de la rue n’est que pure illusion. Dans les pays où elle est appliquée, la médecine Trichet-Merkel entraîne ce que j’appelle la “merkelite”, c’est-à-dire une baisse continue du PIB, sans redressement du commerce extérieur, faute de dévaluation. Il est donc impossible de faire disparaître les déficits malgré des impôts sans cesse augmentés, puisque le PIB diminue…

C’est pourquoi, pour faire repartir l’économie européenne, il n’y a pas d’autre solution que de faire exploser l’euro. Chaque économie européenne retrouverait une monnaie qui correspond à ses capacités productives.

La disparition de l’euro sera-t-elle suffisante pour ramener la croissance ?

Non. Le nouveau gouvernement devra engager des réformes structurelles importantes en réduisant fortement à terme les dépenses publiques. Il devra aussi reprendre du pouvoir d’achat à la fonction publique nationale et territoriale trop bien payée compte tenu de la sécurité de l’emploi dont elle bénéficie. Il faudra aussi réformer le marché du travail.

Lire la suite de l’entretien sur Valeurs Actuelleshttp://www.valeursactuelles.com/%E2%80%9Csortir-l%E2%80%99euro-non-faire-exploser-oui-%E2%80%9D20130305.html

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