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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 31/01/2010 - 23:21
par criquette92
Il y a 8 ou 10 jours la BCE a pondu un article qui est passé inaperçu de nos médias.

C'est un texte qui met en garde les pays de l'UE qui serait tentés d'abandonner l'Euro.
Dans ce texte, la BCE prévoit des sanctions, et prédit toutes sortes de catastrophes aux pays qui
émettraient le souhait de sortir de l'UE.

Je vous retrouve la note et je la posterai ici. J'ai fait des recherches sur le site de la BCE mais c'est écrit en anglais.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 31/01/2010 - 23:53
par criquette92
voilà l'article du site "Le vrai débat"

L'événement est passé totalement inaperçu dans la presse française, et pourtant ce n'est pas rien. Le 19 janvier, la Banque centrale européenne (BCE) a publié, pour la première fois, une note d'analyse juridique sur les conséquences d'une rupture d'un Etat membre avec la monnaie unique.

Comme l'indique la BCE dans l'introduction de son document, "les développements récents ont, peut-être, accru le risque de sécession, et l'urgence de le considérer comme un scénario possible".


En effet, si nous en sommes là aujourd'hui, c'est bien parce que plusieurs pays de la zone euro vont très mal. Il s'agit de la Grèce bien sûr, confrontée à un déficit supérieur à 12% du PIB et une dette en explosion (déjà 117% du PIB), mais aussi du Portugal, récemment "mis sous surveillance" par les agences de notation internationales, de l'Irlande, de l'Espagne et même de l'Italie.



Ces pays sont l'illustration que l'euro n'a pas réussi, contrairement à ce qu'affirment les médias français, à protéger nos pays de la crise. Bien au contraire : c'est au sein de la zone euro que la récession est la plus forte du monde, c'est ici que les pays sont entrés en récession les premiers, et c'est ici que depuis 15 ans la croissance économique est la plus molle.

Les pays cités précédemment concentrent toutes les difficultés de la zone euro, en les amplifiant. Privés de leur arme monétaire face à la crise, et ne pouvant compter sur une BCE tenue d'agir selon une "moyenne européenne", ils se retrouvent presque totalement démunis, contraints d'observer sans réagir l'explosion du chômage, de leur dette et l'effondrement de leur économie.

C'est pour cette raison, parce que la crise a révélé les failles structurelles de la monnaie unique, que l'édifice européiste apparaît tel qu'il est en réalité : totalement vermoulu.

La note de la banque centrale de Francfort démontre que la dislocation de la zone euro n'est plus seulement virtuelle.

Mais elle montre aussi combien l'idéologie est en Europe plus forte que les faits : ce document est un violent condensé de menaces contre les pays qui seraient tentés de retrouver leur liberté monétaire, qui nous laisse penser que la "solidarité européenne" dont se targuent les idéologues de l'UE fonctionne tant qu'on accepte de rester dans les clous du projet européiste.
Si par malheur un ou plusieurs pays avaient la prétention de s'en écarter, ils devraient subir les foudres d'une superstructure bien décidée à défendre son pré-carré !



Ainsi, alors que rien dans les Traités européens ne le prévoient, la BCE précise que la sortie de la zone euro signifierait l'expulsion immédiate de l'Union européenne...
Elle affirme que "50 ans de construction européenne" ont créé "un nouvel ordre juridique" qui transcende "le concept largement obsolète de souveraineté" et imposent une "limitation permanente du droit des Etats". Oui, vous avez bien lu, la Banque européenne avoue explicitement que le concept de souveraineté, fondement de nos démocraties depuis deux siècles, est "largement obsolète" et que les Etats doivent sans cesse restreindre leur droit (donc leur liberté, au détriment bien évidemment de la démocratie et du libre choix des peuples).

Ce contexte posé, la BCE rappelle qu'"aucun Etat ne peut espérer un traitement spécial".
La flexibilité est bonne pour les autres, notamment les salariés, mais sûrement pas pour l'Europe qui restera, on peut lui faire confiance, droite dans ses bottes...

Ce document est donc intéressant à deux points de vue : il prouve d'abord que l'euro est bien menacé (ce qui représente bien un "risque", comme on l'entend partout en France, mais d'abord pour les eurocrates qui prospèrent sur ce système...), et il montre le vrai visage de l'Union européenne : une machine de plus en plus ouvertement en rupture avec la démocratie et de plus en plus menaçante avec toutes les tentatives de "dissidence".

Cette note n'a pas été publiée au hasard. Elle vise à faire pression sur la Grèce, et les autres pays tentés par la restauration de leur marges de manoeuvre monétaires.
Il s'agit d'effrayer ces pays en les stigmatisant, et en faisant planer de lourdes menaces sur leur avenir. L'objectif attendu est simple : ces pays devront se soumettre, conserver l'euro, couper à la hâche dans leurs dépenses, quitte à sacrifier l'emploi et le social.
La Grèce prévoit 22% de chômage cette année. Si on lui appliquait les méthodes de calcul américaines, ce taux avoisinnerait les 30%...Mais tant qu'elle reste dans l'euro, tout va bien !

Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 16:13

http://www.levraidebat.com/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 04/02/2010 - 18:40
par françares
La Grèce vient d'être placée sous quasi-tutelle de l'Europe ... L'Espagne et le Portugal risque la même peine ... :shock:
Elle tombe bien la crise, non ? :scratch:

Quand on sait que la Gréce avait osé évoquer son affranchissement du carcan monétaire ...

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 04/02/2010 - 21:53
par criquette92
françares a écrit :La Grèce vient d'être placée sous quasi-tutelle de l'Europe ... L'Espagne et le Portugal risque la même peine ... :shock:
Elle tombe bien la crise, non ? :scratch:

Quand on sait que la Gréce avait osé évoquer son affranchissement du carcan monétaire ...


Voilà ce qui arrive quand on s'endette au delà de ses possibilités, juste pour le prestige d'organiser des
Jeux Olympiques.... :shock:

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 02/03/2010 - 22:59
par Pat
LA RUINE PAR L'EUROPE
 
L'aide pratiquement promise à la Grèce par la France et l'Allemagne réunies est tout à fait extravagante car elle va encourager les autres pays en danger, comme l'Espagne et le Portugal,  à persévérer dans  leurs erreurs ainsi que les mauvais banquiers prêteurs abusifs à ces divers pays. Cette aide va être accordée par deux pays  eux-mêmes sur-endettés. La promesse ruineuse ne peut se comprendre qu'à la lumière du projet d'installer sur la planète un pouvoir mondialiste totalitaire ; dans cette perspective,  l'Europe et la monnaie unique ne sont qu'un échelon de ce pouvoir en cours de réalisation avancée.
 Les acteurs du plus haut niveau avouent clairement qu'en aidant la Grèce ils veulent « sauver » l'Europe et la monnaie unique. Nous allons montrer comment ces deux réalisations génèrent la ruine pour les peuples européens,   la principale raison de leur mise en place étant la cupidité des politiques de tous niveaux.
 
Pour commencer voici deux citations.
 
Giscard d'Estaing, le 12 novembre 1997 a déclaré au Herald Tribune : « Je ne vois pas à quoi l'euro va servir sinon à perturber gravement le monde des affaires. A chaque fois que je pose la question de savoir si c'est une bonne chose de réaliser la monnaie commune, j'entends toujours la même réponse : il faut le faire parce que nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d'être laissés de côté. Les responsables des gouvernements portugais, espagnol et italien m'ont tous fait cette réponse, sans m'apporter la moindre explication. Je n'ai jamais entendu sur ce problème que de mauvais arguments ». Or, c'est le même qui a poussé de toutes ses forces à la constitution européenne !
 Quant à Vaclav Klaus, ancien Premier ministre tchèque, il est toujours du coté de la vérité et  a écrit dans la revue de l’Aleps : « L’Europe a eu des changements irrévocables pendant que la majorité des européens, inconscients ou peu intéressés par l’enjeu, ne faisait pas suffisamment attention. La coopération intergouvernementale des différents pays, tendant à supprimer les barrières aux mouvements des hommes, biens, monnaie et idées, a été convertie, lentement mais sûrement, en la formation d’un Etat européen supranational visant à centraliser le pouvoir à Bruxelles, à l’élimination des états-nations européens et à la socialisation de l’Europe. Etant donné la douce négligence de la majorité des Européens, une minorité d’activistes pro-européens et une bureaucratie européenne possèdent les clefs du pouvoir »
 
Distinguons dans l'analyse  la ruine générée par l'Europe de celle venant par l'euro, bien que les chemins s'entrecroisent.
 
Malgré les apparences de liberté qu'elle se donne, l'Europe  repose sur l'étatisme et  l'interventionnisme, c'est-à-dire, en fait, le socialisme, terme qui rassemble tous les  ennemis de la liberté.  A ce titre, elle est dictatoriale ;  certes les eurocrates rappelleront qu'ils ont libéré quelques activités comme le transport aérien : les économistes savent que le transport aérien  ou d'autres n'avaient pas du tout besoin de l'eurocratie pour être libérés.
 Parallèlement et en même temps, l'Europe a inondé le continent d'un ouragan de réglementations  diverses  sous la forme de directives : légiférer à tout va est la marque du socialisme et génère la ruine. Il y a 27 commissaires  à la tête de l'Europe et chacun de ces commissaires, pour montrer qu'il existe, fabrique des directives à longueur d'année. Leur richesse incommensurable implique justement que pour la justifier ils montrent  de l'activité par cette inondation de directives.
 Il est facile de citer quelques récents  exemples : les ascenseurs, les ampoules, la coloration des vins, la pêche au thon rouge... .
 La fausse chimère de l'égalité a aussi joué un rôle majeur dans la destruction d'argent réalisée par l'Europe. L'argent enlevé par la force aux citoyens de tous les  pays est régulièrement transféré d'une façon tout à fait arbitraire vers d'autres pays. Ces pays receveurs n'en retirent, contrairement à leurs espoirs, aucun avantage réel puisqu'en fait cela les conforte dans un état d'assisté ; en outre, les avantages mineurs obtenus seront annulés largement par les aides accordées ailleurs. A coté de l'assistanat générateur de ruine  à l'intérieur des nations, l'Europe a « inventé » l'assistanat entre pays !
 Ajoutons encore les destructions d'argent par des fraudes, des mensonges et de  la corruption  généralisés ; peu de gens savent que la Cour des Comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE. Celle-ci vit donc sur des comptes pourris !
Tous ces actions d'essence  socialiste suscitent  en plus une insécurité juridique totale dans toute l'Europe avec la Cour de justice en embuscade dont l'effet  est que plus personne en Europe n'est certain du droit :  l'insécurité des  transactions  provoque l'effet de ruine.
 Il  est probable que, si des économistes non salariés des gouvernements voulaient chiffrer sincèrement la conséquence sur le PIB européen de toutes ces actions, ils arriveraient à deux ou trois pour cent de richesse détruite chaque année par la commission européenne. Un principe de l'économie est que la richesse détruite ne se retrouve jamais.
 
Passons maintenant à l'euro.
 
Les inconvénients de la monnaie unique qui rassemble des pays avec des économies tout à fait différentes autour d'un taux de change unique sont connus ;  cependant la source principale de la ruine n'est pas là. Elle se trouve dans l'encouragement des vices économiques qui est intrinsèque à la fixité de la monnaie. Sans l'euro, les 35 heures et la retraite à 60 ans n'auraient pas pu passer. Et il en est de même pour d'autres vices dans d'autres  pays. La Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark, pour leur part,  sont extérieurs à l'euro et n'en souffrent guère.
 
Voyons le rôle de la cupidité des politiques.
 
La richesse incomparable et scandaleuse des eurocrates est connue malgré les précautions prises pour la masquer. Cela va jusqu'aux parachutes dorés sur tranche qui leur sont accordés et aux  mirifiques retraites. L'effet de ruine venant de cette richesse va s'accentuer d'une façon démentielle. Avec les trois présidents qui se battent pour le pouvoir à l'intérieur de l'Europe,  les dépenses en vue de l'enrichissement des uns et des autres vont s'accroître d'une façon absolument démentielle !
 Cette cupidité est rarement évoquée ou même jamais par les économistes officiels car en fait ils sont souvent eux-mêmes salariés du pouvoir mondialiste  qui se met en place ; si quelqu'un approche du problème, les médias parleront de « populisme », terme qui devrait être un compliment alors que dans la langue de bois officielle c'est un terme méprisant. Pour bien l'expliquer  il faut mettre en lumière une règle absolue. Quand les organismes publics  grandissent et à mesure qu'ils grandissent les vrais contrôles n'existent plus et les titulaires vivent à l'abri dans une sorte de bulle financière, juridique et psychologique dont ils ne cherchent surtout pas à sortir.
 C'est tout à fait visible  dans tous les organismes supra nationaux qui finissent par ne tourner pratiquement que pour le bien-être de leurs dirigeants et de leur personnel de base. En témoigne la  bataille homérique pour se partager entre les nations les  grandes fonctions internationales où les politiques de chacun des pays trouvent le moyen de s'échapper en quelque sorte par le haut.
 Il est de ce fait légitime de dire que la survie ruineuse de l'Europe et de l'euro invoquée  pour justifier l'aide à la Grèce s'explique en dernière analyse par la cupidité des politiques du plus haut niveau.
 
Michel de Poncins

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 03/03/2010 - 2:38
par criquette92
Mais qu'est-ce qu'on attend pour abandonner l'euro et sortir de l'UE ?

L'UE a récemment publié un texte dans lequel il met en garde chaque pays de l'UE qui voudrait sortir de ce marché de dupes. :shock:
Je l'ai posté sur un autre fil.

Il est vrai que si la France prenait la décision de recouvrer son entière souveraineté monétaire, économique, politique, ce serait le grand désordre
dans les premiers temps.
Mais se rendre libre se paye. Et la liberté n'a pas de prix.
Sans la France, l'UE n'a plus de raison d'être. Car l'Allemagne suivra.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 03/03/2010 - 15:31
par supergaulois
si tu veux sortir de l'ue, c'est que tu aimes ton pays parce que tu veux que ton pays soit grand et fort, c'est donc la tactique du patriotisme, tu reves ma chere criquette :mrgreen:

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 03/03/2010 - 18:19
par Pat
Euro-mondialisme : L’UE des 27 comptait 23 millions de chômeurs en janvier 2010

Selon l’Office statistique de l’UE (EUROSTAT), les taux de chômage de l’UE des 27 et de l’eurozone des 16 s’établirent respectivement à 9,5 % et 9,9 % en janvier 2010. Après correction des variations saisonnières, ces taux restent inchangés par rapport à décembre 2009. Séduits naguère par le fallacieux mirage euro-atlantiste, les trois Pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) subissent actuellement une situation économique et sociale catastrophiques. L’euro-mondialisme apatride, libre-échangiste et ultralibéral exacerba la crise systémique mondiale et fut responsable de la hausse globale du chômage au sein de l’Union européenne.

Europe : 22.980.000 chômeurs dans l’UE des 27 (dont 15.680.000 dans l’eurozone des 16)

Selon un communiqué officiel de l’Office statistique de l’Union européenne (EUROSTAT) diffusé le 1er mars 2010, l’UE des 27 recensait officiellement 22.980.000 chômeurs en janvier 2010, soit 9,5 % de la population active. L’eurozone des 16 comptabilisait 15.680.000 demandeurs d’emploi en janvier 2010, ce qui représentait un taux de 9,9 %.

Les taux de chômage les plus faibles furent enregistrés aux Pays-Bas (4,2 %) et en Autriche (5,3 %) tandis que l’Espagne (18,8 %) et la Lettonie (22,9 %) affichent les taux les plus élevés. Le chômage progressa dans la totalité des pays de l’UE des 27. Les hausses les plus modérées concernèrent l’Allemagne (de 7,2 % à 7,5 %), le Luxembourg (de 5,4 % à 5,9 %) et la Belgique (de 7,5 % à 8 %).

En revanche, les trois Pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) subirent une hausse catastrophique de leurs taux de chômage. Après l’obtention de leurs indépendances respectives à l’égard de l’ex URSS (11 mars 1990, 20 août 1991 et 8 novembre 1991), la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie allèrent de Charybde en Scylla en passant du totalitarisme soviétique à un autre plus pernicieux. Désireuses d’échapper à la sphère russe, les trois nations baltes (comme d’autres en Europe centrale) furent littéralement séduites par le mirage euro-atlantiste en adhérant conjointement à l’OTAN (29 mars 2004) et à l’Union européenne (1er mai 2004). Alors qu’ils n’ont pas encore intégré l’eurozone, ces trois pays subirent de plein fouet les conséquences les plus nocives de la crise systémique mondiale. En raison d’une situation économique et sociale particulièrement dégradées, le premier ministre letton et son cabinet gouvernemental furent acculés à une brusque démission le 20 février 2009.

Entre janvier 2009 et 2010, le taux de chômage masculin progressa annuellement de 8,2 % à 9,9 % dans l’eurozone et de 7,8 % à 9,7 % dans l’UE des 27. Durant la même période, le taux de chômage féminin augmenta annuellement de 9 % à 10 % dans l’eurozone et de 8,1 % à 9,3 % dans l’UE des 27. Le chômage des hommes est quasiment équivalent à celui des femmes dans l’eurozone. En revanche, il est désormais supérieur de 0,4 % à celui des femmes dans l’UE des 27. En janvier 2010, le chômage des jeunes (moins de 25 ans) s’éleva à 20,2 % dans l’eurozone et à 20,9 % dans l’UE des 27.

Le taux de chômage aux USA s’établit en janvier 2010 à 9,7 % de la population active (14.800.000 demandeurs d’emploi) tandis que celui du Japon atteignit 5,1 % en décembre 2009 (plus de trois millions de chômeurs).

L’Union européenne avait cyniquement promis la prospérité économique, industrielle, commerciale et technologique tandis que l’eurozone devait favoriser la stabilité monétaire pour ses membres. L’euro-mondialisme apatride, libre-échangiste et ultralibéral exacerba les conséquences les plus nocives de la crise systémique globale dans l’UE des 27 et dans l’eurozone. La technocratie européiste détruisit méthodiquement l’agriculture, la pêche et le tissu industriel des différentes nations du continent européen. La désindustrialisation renforce le chômage structurel tandis que la récession économique accélère le processus déjà engagé et inéluctable des délocalisations d’entreprises vers les pays émergents.
http://www.nationspresse.info/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 03/03/2010 - 18:21
par Pat
L’Europe de Maastricht et Lisbonne à bout de souffle

Par Laurent Pinsolle

Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue.


L’euro, une catastrophe économique

Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies européennes. Car l’euro est extrêmement surévalué, d’encore 25% aujourd’hui, puisque les économistes estiment qu’il devrait coter entre 1,05 et 1,1 dollars. La baisse récente est insuffisante.

La meilleure preuve est la comparaison des performances économiques de la zone euro et des Etats-Unis, depuis deux ans. Alors que les Etats-Unis sortent de la récession vivement, avec une croissance du PIB de plus de 5% en rythme annuel au 4ème trimestre, la zone euro atteint péniblement… 0,4% le même trimestre ; le tout, sachant que la récession a été plus violente de notre côté de l’Atlantique, où le PIB a baissé globalement de 4% en 2009, contre 2,5% aux Etats-Unis.

Il y a un immense paradoxe économique à ce que la récession soit moins violente outre-Atlantique, alors que la crise financière y a été beaucoup plus dure, que le désendettement des ménages est plus violent et que des millions d’étasuniens ont été privé de logement et d’emploi. Comme le souligne Paul Krugman, la raison est simple : la sous-évaluation du dollar a donné une bouffée d’oxygène aux industriels, alors que l’Europe traîne la surévaluation de l’euro comme un boulet attaché au cou de ses industriels.

Pire, les crises irlandaises, espagnoles ou grecques, montrent que la bonne croissance de ces pays pendant les années 2000 ne reposait que sur une bulle, qu’ils paient bien cher aujourd’hui, puisque le PIB de l’Irlande a baissé de 10% en deux ans, que le chômage atteint 20% en Espagne et que la Grèce est aujourd’hui soumise à un plan d’austérité draconien. Bref, au final, personne n’a vraiment profité de l’euro et chaque jour qui passe le démontre, de manière de plus en plus claire.

Des institutions européennes ubuesques

Mais l’échec économique européen est complété par un échec institutionnel patent. Là encore, on nous avait vendu le Traité Constitutionnel Européen, puis le traité de Lisbonne, comme des moyens, pour l’Europe, de fonctionner de manière plus efficace. Las, même Daniel Cohn-Bendit finit par dénoncer le fonctionnement de l’Union Européenne, avec des accents gaulliens, comme le note malicieusement Slovar.

Plus globalement, l’organisation de l’Europe est encore plus compliquée qu’avant, puisqu’il y a désormais trois présidents : le président de la Commission Européenne, le président de la présidence tournante (l’Espagne en ce moment) et le nouveau poste de président de l’Europe, le belge Van Rompuy. Cette architecture compliquée est l’occasion de conflits dérisoires sur le lieu des sommets, José-Luis Zapatero le voulant en Espagne, alors que la présidence européenne préfère Bruxelles.

Sans doute lassé par cette organisation, Barack Obama a donc renoncé au sommet prévu au printemps, dans un geste assez humiliant pour l’Europe. Bref, l’Union Européenne, telle qu’elle est conçue aujourd’hui, handicape les pays européens, tant économiquement que diplomatiquement. Loin d’être le moyen de renforcer l’Europe, les évènements actuels montrent qu’elle nous affaiblit, comme le souligne justement Jean-Pierre Chevènement dans une interview à la Tribune.

Le seul point positif de la situation, est le fait que cela devrait théoriquement favoriser une prise de conscience des limites de la construction européenne, telle qu’elle est conçue aujourd’hui. Comme le souligne Edgar, cela pourrait provoquer un débat nécessaire sur la vocation ou non de cette Union à évoluer vers un modèle fédéral, ce qui permettrait enfin de trancher par la négative, étant donnés les résultats actuels. Comme quoi, cette crise pourrait avoir des conséquences positives.

2010 sera peut-être le début de la fin, pour cette Union Européenne d’inspiration fédéraliste et néolibérale. Son échec patent, sur tous les fronts, pourrait bien encourager les peuples à soutenir les partisans d’une autre Europe, plus respectueuse des peuples.

L’Observatoire de l’Europe via http://fortune.fdesouche.com/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 15/11/2011 - 11:02
par Miroir
Comment l'Euro a transformé l'Espagne et l'Italie en pays du tiers-monde

Alors que les pays européens en difficulté de la zone euro présentent des niveaux d'endettement ou de déficits similaires à ceux du Japon ou de la Grande-Bretagne, pourquoi sont-ils attaqués par les marchés ? Paul Krugman l'un des éditorialistes vedette du New York Times se posait la question en juin dernier. Depuis, il a trouvé la réponse.

En juillet dernier, l'économiste Paul Krugman s'interrogeait sur son blog sur qui pouvait sembler au premier abord un non-sens économique : pourquoi les taux d'intérêt des dettes italienne et japonaise divergent-t-ils autant, alors même que les deux pays ont un endettement et une démographie comparables ? Le déficit public est même moins important en Italie, notait Krugman. Et pourtant les obligations japonaises à dix ans étaient alors soumises à un taux d'intérêt de 1,09%, contre 5,76% pour les obligations italiennes.

A l'époque, l'économiste admettait ne pas avoir "la réponse complète". Il l'a manifestement trouvée aujourd'hui. Dans un éditorial également publié par le New York Times, Paul Krugman prédit la fin prochaine de l'euro et en tire quelques conclusions. Pour lui, il ne faut y voir ni la preuve de l'échec de l'État providence ni celle de la nécessité de s'imposer des restrictions budgétaires.

Si l'Italie ou l'Espagne rencontrent aujourd'hui de telles difficultés économiques - dont les sommets atteints par le taux d'intérêt de leur dette sont le symbole - c'est qu'en adoptant l'euro, les deux pays ont abdiqué tout pouvoir en matière de politique monétaire. Or, pour Krugman, c'est précisément ce critère qui détermine le taux d'intérêt appliqué aux obligations d'un pays.

"Dans les faits, l'Espagne et l'Italie se sont réduites au rang de pays du tiers monde, qui doivent emprunter dans une monnaie qui n'est pas la leur. Plus précisément, parce que les pays européens ne peuvent pas imprimer leur propre monnaie, même en cas d'urgence, ils rencontrent des difficultés de financement que les nations qui ont conservé leur propre devise ne connaissent - avec les résultats que nous voyons maintenant", écrit-il. En d'autres termes, si aujourd’hui l'intérêt de la dette japonaise s’élève à 1% seulement, contre 7% pour l'Italie, c'est parce que le Japon dispose de sa propre monnaie et des moyens de l'utiliser à sa guise pour soutenir son économie.

Si cette théorie a le mérite de venir contredire l’orthodoxie économique, qui préconise actuellement une rigueur à toute épreuve, elle n'est pas nouvelle, fait remarquer Cullen Roche pour le blog Pragmatic Capitalism. En 1992, Wynne Godley, tenant de la Modern Money Theory, prédisait ainsi : "Si un gouvernement n'a pas sa propre banque centrale pouvant lui signer directement des chèques, il ne peut financer ses dépenses qu'en empruntant sur les marchés, de la même manière que les entreprises, ce qui est sinon impossible, ou du moins très cher, particulièrement dans des conditions d'urgence extrême. Les contraintes budgétaires qui s'appliquent sur chaque gouvernement pourraient alors pousser l'Europe dans une spirale désinflationniste, puis dans une véritable crise".

Source: http://www.atlantico.fr/decryptage/comm ... 23682.html.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 15/01/2012 - 18:48
par coq

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 01/02/2012 - 21:49
par supergaulois
oui effectivement, le bateau en Italie résume bien l'europe, on coule :evil:

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 01/02/2012 - 22:34
par La Gauloise
signe premonitoire :saoul:

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 01/02/2012 - 22:56
par Tireur_isolé
*
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Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 02/02/2012 - 11:25
par JCL31
Autre fait ou coincidence étrange....

Image

La déesse de la Concorde (Concordia en latin) était l'objet d'une foi religieuse et d'un culte des Romains, car selon leurs croyances, à travers son autorité et son influence, « les petites choses devenaient de grandes choses », comme dit Salluste (Concordia parvae res crescunt discordia vero dilibuntur »).

Un magnifique temple fut érigé en l'honneur de la Concorde à Rome, qui, ayant été détruit par un incendie fut reconstruit pour le Sénat et le Peuple Romain. Tibère ajouta quelques embellissements superbes à cet édifice, et le consacra au DIVIN AVGVSTE. D'autres temples de la concorde existaient à Rome. La fête de cette dininité était célébrée le 16 janvier, date à laquelle son principal temple lui avait été consacré.

La monnaie concorde était représentée sous la forme d'une cigogne, mais sur d'autres, elle etait symbolisée sous la forme d'une colombe ou par une corne d'abondance.

Faut il voir au travers de tout ces symboles, les noms donnés à chaque niveau du bateau, la date du vendredi 13 et le naufrage 3 jours avant sa célébration, le temple et son sénat, les sigles de la colombe et la corne d'abondance, les signes de la chute de l'occident et de l'€urop€, comme le fut l'empire Romain ? :scratch: :etude:

A suivre .....

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 27/02/2012 - 14:27
par Miroir
FN-vite a écrit :Il reste encore de vrais journaliste en Irlande, que nos lopettes d'agents journaleux de France prennent exemple :




Ceci dit, quand on ne lache pas le morceau, l'oligarchie n'a vraiment aucun argument à opposer aux contradicteurs ou ne serait-ce qu'au peuple légitimement interrogatif sur la disparition de son argent.

Euh... question suivante... qu'est devenu le journaliste?

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 28/02/2012 - 14:19
par JCL31
Réticences de l'Allemagne sur le MES : un sommet de la zone euro annulé

Le sommet des dirigeants de la seule zone euro prévu le 2 mars a été annulé (1).
Le président du Conseil de l'UE, Herman van Rompuy, avait prévu de réunir les dirigeants des 17 pays de la zone euro afin de lancer les discussions sur la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES). Mais le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a prévenu qu'une décision ne serait pas nécessairement prise à cette réunion.
Du coup, les réticences de l'Allemagne sèment le doute.

(1) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/02/28/97002-20120228FILWWW00328-ue-le-sommet-de-la-zone-euro-annule.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 03/03/2012 - 12:02
par Pat
Fin de crise : inflation monétaire de la B.C.E. ou dévaluation du franc et hyper-inflation ! par Marc ROUSSET

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, lors du dernier marathon européen à Bruxelles ont simplement gagné du temps et mis en place une deuxième digue qui, comme celle du 21 juillet 2011, va encore plus rapidement céder !

La réduction de la dette grecque ne concerne que celle détenue par les banques, soit 50 % de leurs créances. Cela ramènera la dette grecque en 2012 à 120 % du P.I.B., niveau que l’Italie se voit aujourd’hui reprochée par tous ses partenaires de l’euro – au lieu de 180 % actuellement, ce qui est significatif, mais tout à fait insuffisant pour assurer la viabilité et le rebondissement de la Grèce. Le tourisme, le fret industriel des armateurs grecs et les rares produits industriels ne représentent en effet que 7 % du P.I.B. grec. La corruption généralisée et la fraude fiscale constituent deux tares grecques très difficiles à éradiquer. Il est donc peu probable que les revenus de l’État grec, avec une croissance négative, puissent dépasser les dépenses publiques afin d’envisager un excédent et un début de remboursement. Le remplacement d’un fonctionnaire sur dix, les réductions de retraites, les impositions forfaitaires des professions libérales, l’augmentations de T.V.A. de 13 % à 23 % dans les restaurants constituent des effets d’annonces plus que des mesures permettant le redressement effectif. L’agence de notation Fitch n’a pas arrangé la quadrature du cercle grec en estimant que la décote de 50 % demandée aux banques constituait un « événement de crédit », autrement dit un défaut de paiement susceptible d’entraîner l’activation des contrats d’assurance C.D.S. contre le risque de défaillance des pays (credit default swap). En fait, depuis l’été, la troïka F.M.I., U.E., B.C.E., considère que, malgré tous les efforts apparents, « la situation de la Grèce a empiré ». Quant au produit maximum escompté des cessions d’entreprises par l’État grec, il a été réduit de soixante-six milliards d’euros à quarante-quatre milliards. Espérer dans ces conditions que la Grèce va se redresser et rembourser ses dettes relève du tragico-comique !

L’Italie s’est imposée comme le maillon faible de la Zone euro pour les semaines à venir. L’économie italienne pèse 2,5 fois plus que celles de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande réunies. Sa dette supérieure à celle de la France atteint 1900 milliards d’euros, soit 121,4 % de son P.I.B. Rome, après le dernier accord de Bruxelles, paie un prix de plus en plus élevé pour se refinancer (4,93 % pour des titres de dettes à trois ans au lieu de 4,68 % et 6 % au lieu de 5,86 % pour des obligations à dix ans). Les engagements de Silvio Berlusconi (réforme progressive des retraites sur quinze ans, nouvelles règles du marché du travail, réforme fiscale, avantages exorbitants de la « caste » politicienne, réforme constitutionnelle pour diminuer le nombre de députés et sénateurs de 945 à 700…) sont des promesses florentines que le ministre de l’Économie Giulio Tremonti a refusé de signer !

L’Espagne, elle, malgré sa courageuse réforme des retraites et l’acceptation du principe de la « règle d’or », paraît tout aussi empêtrée que l’Italie pendant de longues années avec son taux de chômage démentiel de l’ordre de 20 % et les effets à retardement de la crise immobilière.

Quant au F.E.S.F. (Fonds européen de stabilisation financière) qui disposait de 440 milliards d’euros au départ, après avoir été mis à contribution pour aider le Portugal et l’Irlande, il ne dispose plus aujourd’hui que de 250 milliards d’euros. L’idée de l’accord de Bruxelles est d’utiliser un double effet de levier pour faire passer ces 250 milliards à 1 000 milliards en assurant partiellement les dettes souveraines émises par les pays en difficulté et en créant une nouvelle entité adossée au F.E.S.F. et au F.M.I. à laquelle participeront la Chine et les pays émergents ! L’Europe ruinée par trente ans de socialisme laxiste en est réduite à mendier auprès des pays émergents… Le directeur du F.E.S.F., Klaus Regling, s’est empressé de se rendre dès le jeudi 27 octobre en Chine ! Or il n’y a pas plus réalistes, rapaces, et hypocrites que les Chinois ! Ce n’est pas d’argent chinois « sale et volé » dont on a besoin, mais d’un protectionnisme efficace pour défendre nos industries, nos emplois, nos ouvriers comme l’a fait remarquer, à juste titre, Nicolas Dupont-Aignan. Que la Chine pour nous aider commence par moins copier, à ouvrir ses marchés et à laisser s’apprécier sa monnaie ! Le court termisme du président Nicolas Sarkozy est ahurissant et désolant (« La Chine a de l’argent et bien moi je le prends »); le Président Sarkozy court après l’argent des Chinois sans vision économique aucune comme il court après le vote des électeurs sans aucune vision historique. Quant à François Hollande, au lieu de jouer le fier à bras offusqué sur ce problème de l’argent chinois, il devrait plutôt réaliser que si nous sommes dans ce pétrin épouvantable, c’est uniquement à cause de gens comme lui, François Mitterrand et Martine Aubry ! Les analystes de Goldman Sachs estiment enfin « qu’il n’est pas garanti que le F.E.S.F. inspire suffisamment confiance aux investisseurs ». Le comble, c’est que le président de la Commission européenne Barroso avait déclaré auparavant qu’il fallait non pas 1000 milliards, mais 2200 milliards pour les besoins de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne ! Cet accord de Bruxelles n’est donc pas crédible !

La recapitalisation des banques a été estimée à 106,4 milliards d’euros. Il faut savoir qu’en septembre 2011, le F.M.I. estimait ces besoins à 200 milliards d’euros. La Commission européenne en décembre 2010 estimait l’effort à 460 milliards d’euros pour que le secteur bancaire européen respecte les nouvelles règles de Bâle 3. Alors que font les banques européennes, banques françaises incluses, comme le remarquait tout récemment un professeur de finance à H.E.C. ? Elles réduisent tout simplement leur bilan en procédant à des cessions d’actifs et en réduisant les crédits (le fameux « credit crunch »). L’Europe se dirige tout droit, dans ces conditions, vers la récession et la dépression en 2012. De plus, si les opérations de recapitalisation ne peuvent, ce qui est plus que probable, être entièrement absorbées par les marchés (Grèce : 30 milliards d’euros, Espagne : 26,2 milliards, Italie : 14,8 milliards), les banques devront se tourner vers les États déjà surendettés et en denier ressort vers le problématique F.E.S.F. ! La France pourrait y perdre son triple AAA.

Or, en ce qui concerne la France, quel est le problème de fond ? C’est bien évidemment de chercher à colmater le trou financier, mais c’est aussi et surtout le moment de se dire pourquoi ? Comment se fait-il que la balance du commerce extérieur français est en déficit depuis 1999 et atteindra 75 milliards d’euros en 2011 ? Comment se fait-il que ce pays paupérisé « décroche » inexorablement avec une industrie mutilée, un enseignement déclassé ? La réponse est simple : la politique laxiste socialiste irresponsable de l’U.M.P.S. pendant trente ans avec l’hypocrite Mitterrand et le socialiste de fait Chirac qui aurait mieux fait de s’inspirer des mesures courageuses « Hartz IV » du socialiste allemand Gerhard Schroeder ! Céline écrivait avec bon sens qu’on ne « meurt pas de ses dettes, mais de ne plus pouvoir en faire ». C’est exactement ce qu’il est en train d’arriver à la France et aux dirigeants européens. Les banques sont en partie responsables avec l’escroquerie anglo-saxonne du « subprime » et leurs activités spéculatives, mais elles sont aussi, surtout en France, des boucs émissaires. La seule véritable solution, c’est de réduire la dépense publique d’une façon drastique ! Il n’est pas sérieux que le gouvernement français, nonobstant l’échéance électorale, pour réduire un endettement de 1700 milliards d’euros, sur les quelque 1050 milliards d’euros de dépenses publiques qui plombent la France, ne trouve qu’un milliard d’économie à réaliser ! Quid du Conseil économique et social à supprimer ? Quid de tous ces fonctionnaires inutiles des services centraux dans les dix tours Montparnasse de la dernière pétition en cours de l’Éducation Nationale ? La France doit réduire les dépenses de l’État et des collectivités comme l’ont fait la Suède et le Canada ! Les salaires des fonctionnaires français représentent plus de 13 % du P.I.B. français, contre 7 % du P.I.B. en Allemagne, ce qui signifie que nous avons deux millions de fonctionnaires en trop ! Ces deux millions de fonctionnaires en surplus coûtent 120 milliards d’euros par an à la France ! Le député U.M.P. Hervé Mariton a donc entièrement raison d’envisager « ne plus remplacer deux fonctionnaires sur trois » sans attribuer pour autant les économies réalisées, comme c’est le cas aujourd’hui à concurrence de 70 %, aux fonctionnaires en activité. Des réformes administratives territoriales doivent être envisagées d’une façon urgente ! Quant à l’immigration extra-européenne chiffrée par Yves-Marie Laulan, elle coûte 70 milliards d’euros ! Il convient donc de passer d’urgence à l’immigration zéro et à une politique de retour ! La protection sociale affiche un déficit de 36 milliards d’euros ! Des privatisations et une réduction du périmètre de la protection sociale sont indispensables (bénéficiaires du R.S.A., de la C.M.U., de l’A.M.E.) pour les étrangers clandestins ! La retraite à 65 ans, la fin officielle des 35 h., la mise en place d’un système protectionniste et de préférence communautaire paraissent tout aussi indispensables si l’on songe aux trois millions d’emplois industriels perdus en France depuis trente ans ! Voilà ce que devraient nous dire, les dirigeants de l’U.M.P.S., le Président Sarkozy et François Hollande qui lui tient des propos aggravants, suicidaires et encore plus totalement irresponsables ! Ce milliard d’euros d’économies de bouts de chandelles pour les dépenses publiques françaises qui, avec un budget défense de 1,5 % du P.I.B. réduit à une peau de chagrin, représentent 56,2 % du P.I.B. en France (46,6 % du P.I.B. en Allemagne, soit une différence énorme de pratiquement 10 % du P.I.B.) paraît tout simplement ridicule ! En France, le dilemme à moyen terme est donc le suivant : de nouveau du sérieux gaullien pour les dépenses publiques et sociales ou la ruine !

Dans l’immédiat, la B.C.E. va continuer à jouer les pompiers de la Zone euro en rachetant des obligations publiques. Comme nous venons de le voir ci-dessus, le plan concocté à Bruxelles n’ayant aucune chance de succès, le seul qui fonctionnerait mais avec une inflation garantie à la clé serait le plan français. Il s’agirait en fait de transformer le F.E.S.F. en banque pour emprunter auprès de la B.C.E. comme les États-Unis, la Grande-Bretagne (quantitative easing) auprès de leur banque centrale de façon illimitée. Mais l’Allemagne a été vaccinée contre l’inflation en 1924. Il n’est pas impossible qu’elle accepte un jour cette possibilité, par peur du chaos pour ses propres intérêts et suite aux pressions de la France et des Anglo-Saxons lorsque la Zone euro sera dans les semaines qui viennent, sur le point d’exploser !

Il est cependant très probable que l’Allemagne, suite à une révolte de ses électeurs, de ses hommes politiques et de ses juristes de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe dise non au recours à l’inflation monétaire de la B.C.E. ! Il ne restera plus alors à la France qu’une seule porte de sortie : la monnaie commune en lieu et place de la monnaie unique avec pour corollaire la dévaluation subséquente du franc français de façon à rétablir la compétitivité par rapport à l’Allemagne, mais aussi avec la ruine des retraités et des détenteurs d’actifs financiers, bref, l’hyper-inflation !

Marc Rousset http://www.europemaxima.com/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 04/03/2012 - 16:25
par Pat
Les raisons de la crise économique : les éclairages de l'école autrichienne

A la suite de la banque fédérale de réserve américaine, la Banque centrale européenne s’est lancée dans la création monétaire. Le président de la BCE, Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs, a ouvert les vannes du crédit aux banques au taux de 1% ; à charge pour elles de financer les entreprises et les Etats en réalisant au passage une marge confortable. C’est une nouvelle fuite en avant que l’article qui suit éclaire. Son auteur, Henry de Lesquen, expose les erreurs des deux théories économiques dominantes (keynésianisme et monétarisme). Pour le président du Club de l’Horloge, ce sont les théories de l’école autrichienne qui expliquent le mieux la crise actuelle : la crise n’est autre que la conséquence d’une correction brutale de l’excès de monnaie et de crédit. Et celle-ci est d’autant plus forte que la mondialisation a débridé l’exubérance de la finance. Or les « remèdes » mis en œuvre consistent à soigner le mal par le mal, l’excès de liquidités et de dettes par un surcroît de facilités faites aux banques. C’est prendre le risque de faire durer la crise dix ans. Une analyse sans concession qui mérite d’être méditée.

Polémia

Pourquoi sommes-nous plongés dans une crise économique mondiale depuis 2008 ? Et pourquoi cette « crise de 2008 » est-elle si grave qu’on la compare à la crise de 1929 ? La réponse à cette double question relève d’abord de la science économique, ensuite de l’analyse politique. La première nous permet de comprendre pourquoi certaines décisions des Etats ont eu de telles conséquences, la seconde pourquoi de telles décisions ont été prises.

Keynésianisme et monétarisme, deux frères ennemis dans l’erreur

Il est vain de chercher à comprendre les faits sans s’appuyer sur une théorie. Encore faut-il que celle-ci soit correcte ! La pensée économique se partage aujourd’hui entre trois écoles principales. Les deux premières, le keynésianisme, qui doit son nom à John Maynard Keynes (1883-1946), et le monétarisme de Milton Friedman (1912-2006), sont des frères jumeaux, apparemment antagonistes, mais d’accord sur l’essentiel. Elles ne s’intéressent qu’aux quantités globales que traite la macroéconomie. Pour elles, la croissance de l’endettement total des agents économiques, publics et privés, ne peut être un véritable problème que pour un pays particulier, si celui-ci doit trop d’argent au reste de la planète et risque de se trouver en cessation de paiement, comme la Grèce en 2011. Mais il ne faut pas s’en soucier autrement, car un emprunt est un contrat synallagmatique et que toute dette d’un agent constitue la créance d’un autre. Ces deux théories – keynésienne et monétariste – n’expliquent pas les crises économiques en général ni celle-ci en particulier.

La crise ? Une correction brutale de l’excès de monnaie et de crédit

Or, depuis que le capitalisme s’est formé, on assiste à une succession, sans cesse recommencée, de phases d’expansion euphorique suivies d’une crise brutale. C’est le Français Clément Juglar (1819-1905) qui a le premier décrit ce cycle économique et qui en a donné d’emblée le principe : la phase d’expansion excessive résulte d’un excès de création de monnaie et de crédit par les banques, qui ne peut continuer indéfiniment et qui doit s’achever par une correction brutale. La « bulle » doit éclater. Le Suédois Knut Wicksell (1859-1926) a perfectionné cette interprétation en montrant que le taux d’intérêt du marché tombait pendant l’expansion au-dessous du « taux d’intérêt naturel », en raison de l’abus de crédit auquel procédaient les banques. C’est aujourd’hui l’école autrichienne, illustrée au XXe siècle par Ludwig von Mises (1881-1973) et Friedrich-August von Hayek (1899-1992), qui a poursuivi cet enseignement. Elle s’est penchée sur les distorsions des structures de l’économie qui résultaient de la modification des prix relatifs induite par la baisse des taux d’intérêt, laquelle favorise l’allongement des détours de production, donc un excès d’investissement. En France, le regretté Maurice Allais (1911-2010), prix Nobel de sciences économiques, esprit indépendant, a défendu une opinion voisine.

La clé du cycle économique réside par conséquent dans la capacité des banques commerciales, qui exercent par nature une activité privée, de créer de la monnaie publique, puisque « les crédits font les dépôts » et que ces dépôts sont de la monnaie, laquelle a cours légal en vertu de la loi. L’origine du mal est là, dans le fait que les banques ont des réserves fractionnaires, en ce sens que le montant total des comptes courants n’est couvert que très partiellement par de la monnaie émise par la banque centrale.

Pour guérir ce mal et mettre fin au cycle économique, il n’y a dans son principe que deux solutions : soit, selon la proposition d’Allais, obliger les banques de dépôt à se couvrir par des réserves à 100 %, ce qui revient à leur interdire de créer de la monnaie ; soit, selon la proposition de Hayek, supprimer le cours légal de la monnaie créée par les banques commerciales et les laisser courir le risque de la faillite, sans intervention de l’Etat. En pratique, dans le contexte politique que nous connaissons, seule la première solution, celle d’Allais, est envisageable.

L’offre de monnaie peut être maîtrisée par la banque centrale

Cependant, dans le cadre institutionnel que nous connaissons, l’offre de monnaie peut quand même être maîtrisée par la banque centrale, si elle en a la volonté, car elle refinance les banques commerciales et a donc le pouvoir de les empêcher d’entraîner le pays vers la crise pour assouvir leur avidité sans limite. C’est ce qu’elle a su faire souvent, en France et dans le monde, en bravant l’impopularité, puisqu’il faut de la lucidité et du courage pour arrêter un jeu fatal où tout le monde en apparence est gagnant. Quand les dirigeants des banques centrales sont conscients de leurs responsabilités et qu’ils s’appuient sur un corpus théorique réaliste, ils prennent les mesures nécessaires pour arrêter les frais au plus tôt, sans attendre que l’économie soit au bord du gouffre. C’est ce qu’a fait en 1979 Paul Volcker, président du Federal Reserve System (banque centrale américaine), pour diminuer l’inflation, en déclenchant une sévère récession.

Dans son livre de 1912, Théorie de la monnaie et du crédit, Mises écrit :

« Si notre doctrine des crises doit être appliquée à l'histoire la plus récente [Mises écrit cela en 1912], il faut alors observer que les banques ne sont jamais allées aussi loin qu'elles le pouvaient dans le développement du crédit et dans l'expansion de l'émission des instruments fiduciaires. Elles ont toujours battu en retraite longtemps avant d'avoir atteint cette limite, soit à cause d'une inquiétude croissante de leur part et de la part de ceux qui n'avaient pas oublié les crises précédentes, soit parce qu'elles ont dû se conformer aux réglementations fixant un plafond à la circulation des instruments fiduciaires. [N'est-ce pas justement la différence avec la crise actuelle et celle de 1929 ?] Et c'est ainsi que les crises éclatent avant qu'elles aient besoin d'éclater. C'est seulement dans ce sens que l'on peut interpréter l'affirmation qui est vraie en apparence, après tout, que la restriction des emprunts est la cause des crises économiques, ou du moins la raison immédiate de leur déclenchement ; c'est-à-dire que, si les banques avaient continué à réduire le taux d'intérêt des emprunts, elles auraient continué à différer l'effondrement du marché. Si l'on met l'accent sur le mot différer, on peut alors accepter l'argument sans trop de difficulté. Sans aucun doute, les banques seraient en mesure de différer l'effondrement ; mais, cependant, comme nous l'avons montré, le moment doit finalement venir où il n'est plus possible d'accroître davantage la circulation des instruments fiduciaires. C'est alors que se produit la catastrophe, et ses conséquences sont d'autant plus graves, et la réaction contre la tendance exubérante du marché est d'autant plus forte, que la période durant laquelle le taux d'intérêt des emprunts a été inférieur au taux d'intérêt naturel a été plus longue, et que l'emploi de détours de production qui ne sont pas justifiés par l'état présent du marché des capitaux aura été plus important. » (*)

La force de la crise actuelle est la conséquence de l’exubérance des banques…

Cette analyse est la clé pour comprendre la crise actuelle. La crise de 2008 est d'une ampleur exceptionnelle parce que les banques sont allées au contraire, cette fois-ci, « aussi loin qu'elles le pouvaient » dans le développement du crédit.

Elle n'ont pas été retenues d'aller jusqu'au bout parce que la plupart des économistes se référaient à des théories erronées, issues de la pensée de Keynes ou de Friedman, et que les autorités monétaires, en particulier aux Etats-Unis, avec les funestes Alan Greenspan et Benjamin Bernanke, successeurs de Paul Volcker, n’ont pas eu la sagesse de ce dernier, mais ont au contraire constamment nourri la folie et la cupidité des banquiers. Greenspan pendant de longues années, puis Bernanke, ont fait « la politique de Wall Street », c'est-à-dire la politique d'argent facile qui permettait aux banques et établissements financiers de gagner le maximum d'argent. La crise de 2008 est grave parce que, quand une crise s'est amorcée, en 1997, en 2000, en 2004…, à chaque fois, Greenspan a accru les facilités monétaires pour relancer l'économie, au lieu de se résigner, comme il aurait fallu, à une courte récession. L’endettement total (dette privée plus dette publique) est ainsi passé aux Etats-Unis de 260% du PIB en 2000 à 370% en 2008. Dans la zone euro, le comportement de Jean-Claude Trichet a été aussi irresponsable, puisque l’endettement total est passé de 270% du PIB en 2000 à 370% en 2008. Nous payons aujourd'hui les conséquences de ce laxisme incroyable et de cette fuite en avant permanente.

…rendue durablement possible par la mondialisation

Mais cela n'a été possible, et c'est là que la mondialisation a été déterminante, que parce que l'inflation a été contenue par la concurrence internationale. Sans la relative sagesse des indices de prix, les autorités monétaires auraient dû réagir en restreignant le crédit. La mondialisation a fait que ce laxisme n'a pas produit l'inflation des prix des biens de consommation, mais l'inflation des prix des actifs, immeubles et actions. Et quand la crise est apparue, on a tenté de la régler par un surcroît de laxisme et on a demandé aux contribuables de payer le rachat des « actifs toxiques » des banques et autres établissements financiers, ce qui illustrait mieux que jamais la formule : « Privatiser les profits, étatiser les pertes ».

La gravité de la crise de 2008 est le symptôme d'un système et d'une politique économique qui ont été voulus et imposés par les membres les plus éminents de la superclasse mondiale, et d'abord par les banquiers. La crise n’est pas une calamité naturelle. Elle a été produite par les mauvaises décisions des Etats et plus précisément de ces organes de l’Etat que sont les banques centrales, qui ont permis et favorisé la folie financière des banques commerciales.

On peut avoir confiance dans l'avenir de l'économie mondiale à long terme, compte tenu du potentiel de croissance qui résulte des innovations techniques et du décollage des pays du tiers-monde. Mais on doit être très inquiet pour les dix prochaines années. Les « remèdes » mis en œuvre par la puissance publique sont inspirés à peu près partout par des théories fausses et néfastes et ne peuvent obtenir de résultats qu'à court terme. Ils consistent à soigner le mal par le mal, l’excès de liquidités et de dettes par un surcroît de facilités faites aux banques commerciales. La France aurait tout intérêt, dans ces conditions, à s’affranchir au plus vite de la tutelle des autorités européennes, à recouvrer une monnaie nationale et à mener pour son compte la politique de rigueur monétaire et budgétaire qui est la seule réponse sensée à la crise.

Henry de Lesquen 1/03/2012 http://www.polemia.com

(*) The Theory of Money and Credit, Liberty Press, Liberty Classics, Indianapolis, Etats-Unis d'Amérique, 1981 (page 404). Traduit de l’anglais par nos soins. L'original est en allemand.

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 20/05/2012 - 9:39
par Pat
Euros : le premier domino tombe

Selon notre blogueur associé Laurent Pinsolle, les nouvelles élections législatives grecques seront «l’acte de décès de la monnaie unique en cas de victoire de Syriza». Mais sortie de la Grèce ne signifie pas forcément mort de l’euro pour tout le monde.

Les événements à venir semblent déjà écrits. Le nouveau vote devrait donner le pouvoir à Syriza, le parti de la gauche radicale, équivalent du Front de gauche. Si ce parti, qui avait créé la surprise le 6 mai en arrachant la seconde place au Pasok, arrive en première position, alors une grosse majorité du parlement sera alors hostile aux plans européens, ouvrant la voie à une majorité alternative, et non à une mise entre parenthèses de la démocratie, comme l’évoque Georges Ugeux.
Des négociations très tendues commenceront alors avec le FMI, la Commission et la BCE puisque le Syriza refuse de baisser les salaires des fonctionnaires et propose même d’en recruter cent mille de plus !

Il est totalement illusoire d’imaginer que les négociations pourront aboutir. Du coup, la troïka devrait refuser de verser les nouvelles tranches d’aide au pays, mettant la Grèce en défaut.

Le premier domino tombe

La sortie de la Grèce de l’euro ne signifie pas forcément que la monnaie unique sera démontée rapidement.

Mais il est illusoire de croire que cette sortie règlera tous les problèmes.

C’est la pente suivie par la péninsule ibérique, qui vient de replonger dans une violente récession. On peut imaginer que les élections législatives de 2015 en Espagne ne produiront pas une majorité très favorable à l’austérité, surtout que la Grèce aura démontré entre temps les bienfaits d’un retour aux monnaies nationales. Ce serait alors la fin de l’euro, encore que la France pourrait toujours faire le choix suicidaire de conserver la même monnaie que l’Allemagne…

Lire l’intégralité de l’article http://www.marianne2.fr/Euros-le-premie ... 18495.html

http://fortune.fdesouche.com

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 04/06/2012 - 15:24
par Pat
« Faut-il sortir de l'euro ? » de Jacques Sapir

Au fil des jours, la question posée par certains politiques et de nombreux économistes devient de plus en plus cruciale : « Faut-il sortir de l’Europe ? ». Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et à l'Université de Moscou, auteur de nombreux ouvrages qui font école, en a fait le titre de son dernier livre paru en janvier dernier aux éditions du Seuil.
Les experts s’accordent pour reconnaître que la monnaie unique se révèle aujourd’hui un piège dangereux, néanmoins très peu disent avec conviction ce qu’il en sera pour les pays concernés si la zone euro, dont on dévoile les défauts structurels, devait disparaître.
Michel Leblay, économiste connu de nos lecteurs par ses articles mis en ligne sur le site de Polémia, vient de lui remettre une synthèse fort documentée du livre de Jacques Sapir. C’est un véritable cours d’économie et d’histoire financière européennes. Nous la soumettons à leur appréciation. Ils trouveront le texte dans son intégralité en version PDF, en cliquant en fin d'article.

Polémia

Dans son essai, Faut-il sortir de l’euro ? , Jacques Sapir, comme a son habitude, présente une argumentation économique, intelligible et étayée, assortie de données statistiques, approfondissant les causes, exposant les solutions. L’un des éléments clés de la démonstration est la mise en exergue du rôle central occupé par l’Allemagne dans la mise en place de la monnaie unique et des règles définissant son fonctionnement dont elle a été le principal bénéficiaire. Il expose tout l’intérêt, notamment pour la France, d’une sortie de l’euro en termes de compétitivité retrouvée et de restauration d’une base industrielle substantielle. Abandonner l’euro, dans sa forme actuelle, la monnaie unique, ne signifie pas, pour autant, un renoncement à un étalon monétaire européen. L’auteur préconise, comme d’autres, l’adoption d’une monnaie commune dans laquelle seraient libellés les échanges extérieurs des Etats membres de la zone monétaire de l’euro ainsi redéfini.

A propos de la distinction entre la monnaie unique et la monnaie commune, il faut préciser que la première se substitue aux monnaies nationales, devenant le seul étalon monétaire pour tous les pays de la zone l’ayant adopté. Au contraire, la monnaie commune ne remplace pas les monnaies nationales qui demeurent pour toutes les transactions internes aux Etats. Par contre, ces monnaies nationales ne sont convertibles, selon une parité préalablement fixée, que dans la monnaie commune, unité de compte dans laquelle sont réalisés tous les échanges internationaux. Seule cette monnaie commune est cotée sur le marché libre des changes.

Dans une première étape, l’économiste, après un panorama historique et théorique, établit un ensemble de constats qui tendent à démontrer l’échec de la voie choisie. La présentation de cette analyse a été ainsi ordonnée :

les fondements de l’euro
un bilan négatif
des réponses inadéquates

Jacques Sapir examine, ensuite, les conséquences de la situation présente et les options possibles. Cette partie est agencée de la manière suivante :

la défaillance des décideurs politiques
le coût d’un sauvetage des pays en risque de défaut
les options pour la sauvegarde de l’euro
les bénéfices pour la France d’une monnaie dévaluée
en l’absence d’alternative, sortir de l’euro

L’essai s’achève sur quatre remarques :

la résolution de la crise est d’essence politique
l’abandon de l’euro n’est pas la fin de l’Europe
une nouvelle monnaie de réserve à définir
la coordination monétaire plutôt que la coopération

Si elle survient dans un contexte économique et financier dégradé après la crise dite des « subprimes » intervenue aux Etats-Unis en 2007 – 2008 et la perte par ceux-ci de leur note AAA, la crise qui affecte la zone euro a, d’abord, un caractère spécifique avec la conjonction de trois phénomènes :
« l’étranglement de certaines économies d’Europe par le montant des dettes tant publiques que privées » dû au seul financement possible par les marchés financiers (les avances des banques centrales ou la détention obligatoire par les banques commerciales d’un montant de dettes publiques en proportion de leurs actifs étant exclues) et à un taux de change unique qui altère fortement la compétitivité ;
une croissance des pays de la zone inférieure à celle des pays développés du fait des taux d’intérêt élevés imposés par la BCE et de la surévaluation de la monnaie qui en résulte ;
l’absence d’unification des politiques budgétaires et économiques et des réglementations bancaires ; cette unification supposant un Etat fédéral et « les puissants mécanismes de transferts associés », prohibés par les traités. Les conditions d’un fédéralisme n’étant en aucune manière réunies, Jacques Sapir souligne que les dirigeants des différents pays ont ainsi cédé à « l’idéologie européiste et au mythe des Etats-Unis d’Europe ».

Les fondements de l’euro

Esprit tourné vers l’analyse économique approfondie, l’auteur met en évidence deux théories censées justifier la création d’une monnaie unique. Il retrace aussi l’historique de cette construction monétaire avant de préciser les conditions de sa mise en place.

Les références théoriques

Elles touchent à deux arguments. L’un justifiant, par la nécessité, la création d’une monnaie unique, l’autre postulant, par principe, que cette création engendrerait « une unification rapide des mécanismes économiques » des pays attachés à cette monnaie.

La nécessité a pour fondement un article de Robert Mundell, publié en 1961, selon lequel « une économie, en régime de libre échange et de libéralisation des capitaux, ne pouvait plus avoir de politique monétaire indépendante si l’on était en présence d’une mobilité parfaite – ou quasi parfaite – des capitaux ». L’essayiste observe que, dans le contexte de l’époque, la position de Mundell ne relevait que d’un « préjugé normatif libéral » visant à rapprocher l’économie du cadre théorique de « l’équilibre général » défini par Léon Walras .

Le principe est celui de « l’essentialisme monétaire », selon la dénomination de Jacques Sapir. Suivant cette théorie, recourant aux sciences sociales, la monnaie serait l’institution centrale des économies capitalistes. Par son existence même, cet instrument d’échange commun créerait les conditions d’un fonctionnement cohérent de l’économie. L’euro devait donc engendrer une homogénéité économique entre les pays l’ayant adopté.

L’historique

La volonté d’ordonner l’espace monétaire propre aux pays membres de la Communauté économique européenne, devenue l’Union européenne, le 1er novembre 1993, date du début des années soixante-dix à la suite du rapport « Werner ». Ce fut d’abord le « Serpent monétaire européen », instauré par l’accord de Bâle du 10 avril 1972, qui limita, dans un premier temps à plus ou moins 1,5 % les marges de fluctuations entre les monnaies des pays signataires, ces marges furent portées à plus ou moins 2,5 % en mars 1973. L’accord faisait suite aux bouleversements intervenus sur le marché des changes après la décision du Président des Etats-Unis, le 15 août 1971, de suspendre la convertibilité-or du dollar. La chute des cours de la livre sterling, de la lire, du franc français par rapport au Deutsche Mark obligea la Grande Bretagne et l’Italie à quitter définitivement le dispositif et la France, temporairement, à deux reprises. Cette situation amena le président de la Commission européenne, Roy Jenkins, à faire, le 27 octobre 1977, une première proposition de création d’une monnaie unique, assortie d’un budget communautaire représentant une contribution de 10 % du produit intérieur brut de chacun des pays. Finalement, il est décidé de créer, le 13 mars 1979, le Système monétaire européen fondé sur une valeur de référence, l’ECU , avec une marge de fluctuation de plus ou moins 2,25 % des monnaies participantes par rapport à cette valeur de référence. Le système, dans son existence, sera marqué par plusieurs ajustements de parité dont trois dévaluations françaises.

Jacques Sapir remarque que « cet échec fut largement perçu comme le produit d’une spéculation que l’on ne pouvait empêcher et traduisant l’inanité de demi-mesures ». La monnaie unique paraissait alors comme le seul moyen de s’affranchir de la spéculation. En fait, cette monnaie instaurée, la spéculation, aux premiers signes d’incertitude allait se porter des taux de change aux taux d’intérêt. L’auteur considère qu’au travers de ces expériences c’est la notion même d’une liberté de mouvement des capitaux qui est en cause, idée régulièrement reprise dans l’essai.

La création de l’euro et le rôle de l’Allemagne

Selon l’auteur, loin d’être pour l’Allemagne réunifiée le « sacrifice » présenté, l’union monétaire répondait, en réalité, dans les conditions de sa mise en œuvre, à ses intérêts bien compris. L’effondrement démographique de la première puissance économique du continent supposait pour le paiement des retraites futures l’accumulation et la capitalisation d’une richesse patrimoniale. Il en découlait deux exigences :
« l’accès sans restrictions, qu’elles soient tarifaires (principe du Marché unique) ou monétaires (impossibilité de dévaluer) aux principaux marchés de ses voisins (la France, l’Italie, l’Espagne) » ;
« une soumission accrue à la logique des marchés financiers » afin de placer de la manière la plus judicieuse les revenus tirés de la position commerciale. De ce point de vue, Jacques Sapir observe qu’il découle « de la prise de conscience de la crise démographique » en Allemagne une importance croissante du secteur financier. A l’examen des statistiques économiques, il apparaît que le secteur industriel est en rétraction depuis une vingtaine d’années.

En contrepartie d’une ouverture totale de leurs marchés, les partenaires de l’Allemagne bénéficiaient, au travers de l’euro, de taux d’intérêt très bas leur permettant par un endettement à « bon compte » d’acheter ses produits.

Cependant, le système comportait de fortes contraintes :
les Etats ne pouvaient emprunter qu’auprès des seuls marchés financiers, la première puissance économique de l’Union y voyait le moyen de les obliger à des politiques économiques rigoureuses ;
le principe d’une mutualisation de la dette était exclu, jugé « anticonstitutionnel » par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe ;
l’absence d’une solidarité fiscale et budgétaire.

Or, concernant ce dernier point, Jacques Sapir souligne que « pour fonctionner, la monnaie unique suppose que l’on puisse transférer des ressources vers les régions qui seraient indûment pénalisées lors d’un choc asymétrique ou qui s’appauvriraient car la productivité y serait plus faible que dans d’autres régions ». Un monopole monétaire dans une économie hétérogène implique « un volet important de redistribution » selon la situation des territoires, faute de quoi, comme c’est le cas entre les pays de la zone euro, les écarts de productivité et de coût salarial réel sont accrus.…

Michel Leblay 20/05/2012 http://www.polemia.com/
Jacques Sapir, Faut-il sortir de l’euro ?, éditeur Seuil, 12/01/2012, 204 pages

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 29/06/2012 - 12:39
par Pat
Euro : phase finale, phase terminale…

Dans son éditorial sur RTL ce matin, Eric Zemmour évoquait le drame sanglant vécue actuellement par les Syriens. Il notait qu’auparavant l’Etat français aurait pris fait et cause pour la défense des minorités chrétiennes vivant en Syrie (protégées par le régime laïque en place) plutôt que de se mettre à la remorque des Etats-Unis, de ses alliés islamistes sunnites Turcs, Saoudiens ou Qataris… au nom de la défense des droits de l’homme. Hypocrisie écœurante, prétexte commode derrière lequel s’abrite ce gouvernement, comme le précédent, afin de légitimer ses renoncements de souveraineté, l’enterrement d’une politique étrangère française vraiment indépendante ; une évolution qui s’est matérialisée par le retour de notre pays au sein du commandement intégré de l’Otan.

Une France couchée, ballottée par l’Histoire car devenue largement incapable d’en être l’acteur, qui refuse de prendre en main son destin en le confiant à d’autres. Une illustration de cette situation nous est aussi offerte par la manière dont l’UMPS s’échine à sauver une Europe bruxelloise qui détruit nos nations européennes.

Pourtant, Le Figaro se félicite aujourd’hui qu’à l’issue du sommet européen qui s’est tenue hier dans la capitale belge, «les membres de la zone euro ont décidé de créer un mécanisme qui permettra de recapitaliser les banques directement via son fonds de secours, sous certaines conditions. Les conditions de rachat de dette souveraines par les fonds de sauvetage sur les marchés vont en outre être assouplies. Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité -MES, mécanisme totalitaire ahurissant adopté par un traité signé en catimini le 11 juillet 2011, voir à ce sujet nos articles du 11 octobre et 20 février derniers, NDLR- pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques», a déclaré Herman Van Rompuy.

« Des décisions qui répondent aux souhaits de l’Espagne et de l’Italie » qui « s’étaient alliés pour demander à leurs partenaires européens des solutions pour lutter contre l’envolée de leur taux d’intérêt. Ils avaient ainsi mis leur veto au pacte de croissance d’un montant de 120 milliards d’euros pour faire pression sur leurs homologues européens. Ayant obtenu gain de cause, les deux pays ont donné leur feu vert à l’adoption du pacte de croissance».

Sur le site de Marianne, l’eurosceptique Laurent Pinsolle, porte-parole du petit parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République, approuve qu’ Angela Merkel ait indiqué juste avant le début de ce sommet qu’il n’y aurait « pas de mutualisation de la dette de la zone euro de son vivant. »

Malgré la « « campagne ouverte en faveur des euro-obligations » (eurobonds) menée par la France ou the Economist », « jamais l’Allemagne n’acceptera la collectivisation des dettes, une idée sortie du cerveau malade des eurocrates depuis deux ans. » Et quand bien même l’intransigeance allemande sur ce point « risque de hâter la fin de l’euro de la sorte, provoquant alors une cascade de dévaluations compétitives des autres monnaies européennes face au deutsche mark . »

Expliquant que l’Allemagne a les reins suffisamment solides pour faire face à cette éventualité, M. Pinsolle ajoute que « sur le fond, les Allemands ont bien raison de tuer cette idée délirante », d’autant qu’«une telle proposition est incroyablement déresponsabilisante, tant pour les pays les plus endettés et les créanciers de ces pays, qui se voient offrir le parapluie de ceux qui ont fait des efforts. »

Bref, « François Hollande a tout de suite levé le drapeau blanc. Les euro-obligations sont logiquement inacceptables du point de vue allemand. Et de toutes les façons, elles n’auraient sans doute même pas réussi à sauver la monnaie unique. »

Si l’euro est à terme condamné comme le répétait encore ce matin Marine Le Pen interrogé par M Apathie, à quoi bon continuer de déverser des milliards dans le tonneau des danaïdes mis en place par les « Bruxellois » pour éviter la contagion de la crise grecque aux autres maillons faibles de l’euroland ?

Michel de Poncins notait le 18 juin que comme avec la Grèce, « où l’aide versée assassine en quelque sorte le peuple grec par une médecine inopérante et pour des fautes dont il n’est pas responsable » (du moins pas uniquement) », « la même erreur est en train de se produire pour les malheureux espagnols. Sous le faux prétexte de les sauver, cette prétendue communauté internationale va les écraser. »

« Nous avions prévu que l’incendie allait se propager ailleurs, ce qui se produit avec l’Espagne qui va recevoir 100 milliards ; le Portugal recevra 78 milliards et l’Irlande 85 milliards. L’Italie est menacée. Des milliards qui ont été « littéralement volés aux autres européens et même ailleurs par le truchement du FMI ».

Or, « Qui peut prévoir si les 100 milliards seront suffisants ? Les marchés doutent sur ce point et ont raison (…) ils ont assez de jugeote pour savoir qu’une fuite en avant ne s’arrête pas si facilement. »

M. de Poncins souligne que c’est bien l’incapacité de nos dirigeants à admettre qu’ils persévèrent dans une voie sans issue, à s’extraire du carcan de idéologie euromondialiste, qui précipite la chute de la construction européenne sous sa forme actuelle

Car « derrière l’euro, se profile l’objectif fondamental de sauver (leur) Europe . Selon la doctrine officielle, l’édifice européen, qui n’en finit pas de se bâtir, serait l’horizon indépassable d’un continent de 500 millions d’habitants. C’est de la pure propagande et maints signes, s’exprimant parfois dans les urnes, montrent que les peuples sont très réticents.

Et de noter comme Bruno Gollnisch avant lui que « le plus grave arrive : l’aventure européenne est un échelon de plus dans la mise en place d’un pouvoir mondialiste totalitaire aboutissant à la destruction des nations. A un peu plus de deux siècles de distance, c’est le rêve révolutionnaire en voie de réalisation »

Un « rêve » (cauchemar) dont la réalisation n’est pas inéluctable pour peu que nos peuples se réveillent. C’est là la raison d’être du Front National dont la mission historique consiste bien à rendre visible et intelligible le bon cap à suivre dans la tempête. Quitte à avoir raison avant tout le monde ce qui n’est jamais la situation la plus confortable.

http://www.gollnisch.com/ via http://infonatio.unblog.fr/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 08/08/2012 - 12:37
par Pat
Un ministre de l’économie brésilien pour un démontage de l’euro

Plus un ! De plus en plus d’économistes prennent position pour un démontage de la monnaie unique européenne. C’est au tour de l’ancien ministre des finances du Brésil, Luiz Carlos Bresser-Pereira, plusieurs fois en poste dans les années 1980 et 1990 dans un entretien au Monde.

L’euro vu d’Amérique du Sud

Comme Jacques Sapir, l’ancien ministre attribue aux déséquilibres des balances des paiements la cause de la crise de la zone euro. Il dénonce « la doctrine libérale voulant que le secteur privé soit toujours équilibré par le marché ». Pour lui, « cela a abouti à une crise de taux de change interne à la zone euro, avec un euro surévalué pour les pays aujourd’hui en difficulté ». Il souligne la responsabilité de la baisse du coût du travail en Allemagne et de la bulle financière ailleurs.

Pour lui, « l’euro est devenu une monnaie étrangère pour un grand nombre de nations de l’Union monétaire. Il n’y a rien de pire que d’être endetté dans une monnaie étrangère. Dans le cas inverse, votre souveraineté peut être préservée, principalement en dévaluant votre monnaie ». Selon l’ancien ministre, « la croissance ne résoudrait pas les problèmes de taux de change affectant certains pays » et « l’austérité est une façon très injuste de résoudre la crise ».

Il conclut que « la voie la plus sage est de mettre fin à l’euro de façon bien planifiée », comme dans la tribune cosignée fin décembre. Pour lui, « l’euro était trop ambitieux », « une monnaie commune ne peut exister que dans un Etat fédéral (…) si vous persistez à maintenir en vie l’euro, la probabilité de le voir s’effondrer de façon incontrôlée grossit de jour en jour (…) Croire que l’extinction de l’euro marquerait la fin de l’Union Européenne est absurde. Elle marchait très bien avant ».

Les euro-sceptiques monétaires

Ce qui est intéressant dans cette opinion, c’est qu’il s’agit d’une personne qui admire la construction européenne. Malgré tout, il reste même favorable à une monnaie unique européenne, mais pour lui, le temps n’est pas venu. Il est trop tôt. Pour lui, « une devise commune doit rester le but de la construction européenne ». Même si je ne suis pas d’accord avec lui sur ce point, il est intéressant de noter que cette opinion n’émane pas d’un anti-européen farouche…

Cette opinion rejoint celle de Paul Krugman, qui consacre tout un chapitre sur la question européenne dans son nouveau livre, qui devrait sortir en septembre en version française. Le « prix Nobel d’économie » 2008 émet un jugement extrêmement sévère sur l’unification monétaire européenne, soulignant que c’est bien cette unification qui a directement provoqué la crise que nous traversons depuis 2010, et non pas les dettes souveraines, comme le répètent les perroquets austéritaires.

Malgré tout, il faut être honnête, Paul Krugman n’en est pas à appeler à un démontage de la monnaie unique européenne. Mais ce livre constitue une charge extrêmement solide et structurée contre l’UEM qui peut être une étape vers une position plus forte. En ce sens, ses positions rappellent celles de Joseph Stiglitz ou Patrick Artus, qui fournissent énormément d’arguments aux opposants de la monnaie unique européenne, sans pour autant oser franchir le Rubicon.

Merci donc à Luiz Carlos Bresser-Pereira qui s’ajoute à la longue liste des économistes sérieux qui disent qu’il faut démonter cette monnaie unique européenne qui ne fonctionne pas. Et merci au Monde d’avoir ouvert ses pages à un avis qui va pourtant contre sa ligne éditoriale.
Laurent Pinsolle http://www.agoravox.fr

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 09/08/2012 - 12:33
par Pat
L’Europe décline à cause de la culpabilité permanente de ses élites, biberonnées aux valeurs de mai 68

Honteuse de son passé colonial, de ses deux totalitarismes nés sur son continent et de son abondance de biens de consommation, l’Europe peine à imposer ses vues face aux pays émergents.

Le cas de l’appel d’offre pour un centre d’appel du Stif, qui faillit être confié à une société non européenne par souci de suivre les règles de la CEE, montre à quel point la plongée de l’Europe et le recul probable de son niveau de vie ne découlent pas de ses peuples mais bien de l’esprit de résignation de ses élites.

Celles-ci semblent inhibées de toutes actions fortes et déterminées pour défendre les intérêts de leurs populations. Ainsi se refuse-t-on, par exemple, la construction de leaders européens pour contrer les conglomérats chinois ou américains (règle antitrust intra-Cee), la préférence communautaire (à la manière des USA ou de la Chine) ou encore une taxe à l’entrée pour compenser la différence des salaires avec les pays « émergents » n’appliquant aucun droit social.

Les USA, la Chine et le Brésil se battent, édictent des règles pour se protéger, quand, seule, dans une posture idéologique probablement téléguidée par quelques lobbies, l’Europe devient année après année le dindon de la farce libérale. Quiconque a travaillé avec des Chinois ou en Chine sait que ce pays ne joue pas le jeu … ou plutôt le joue à son avantage.

La question qui se pose est alors la suivante : pourquoi, depuis tant d’années nos élites abdiquent-elles et refusent-elles le combat ?

Une des explications pourrait bien venir de ce que la plupart de ceux qui tiennent les manettes à ce jour sont issues des années 1970. Ces élites portent en elles un terrible sentiment de culpabilité : honte d’une puissance occidentale gavée de biens de consommation, honte d’une influence utilisée souvent par le passé à mauvais escient, coupables d’être « riches », d’avoir colonisé, d‘avoir laissé en son sein naître et grandir les deux monstres rouge et noir du XXème siècle.

La misère à venir serait donc notre rédemption pour avoir accepté des siècles durant de dominer le monde et de l’asservir. Il faut dire qu’on nous a bien répété en cours d’histoire combien l’Occidental a été un sacré salaud et est désormais « coupable de tout pour tous », comme l’écrirait Dostoïevski.

Voilà pourquoi nos élites refuseraient le combat contre les autres blocs, acceptant que notre territoire devienne un vaste hypermarché rempli de chômeurs et d’assistés grâce à un argent emprunté à ceux même qui nous pillent nos industries. C’est donc là une coupable incapacité à dire « non ». Le recul de la laïcité illustre bien cette esprit de démission, ou plus politiquement correct « d’apaisement ». L’envahissement des écrans par la culture de la violence venue d’outre atlantique en est un autre symptôme tandis que la création européenne (cinéma, théatre, littérature..) mériterait qu’on se batte davantage pour qu’elle puisse lutter à armes égales.

Lire la suite de l’article sur Atlanticohttp://www.atlantico.fr/decryptage/europe-decline-cause-culpabilite-permanente-elites-biberonnees-aux-valeurs-mai-68-jean-sebastien-hongre-440184.html?page=0,0

http://www.fdesouche.com/

Re: Bilan économique de l'UE. Vers la fin de l'Euro ?

Publié : 09/08/2012 - 19:10
par Pat
Liesi : les bonnes nouvelles pour l’aristocratie financière… et les moins bonnes pour nous !

Les marchés financiers européens ont de bonnes raisons de s’envoler dans des volumes absolument creux ! Voyons quelques bonnes nouvelles…

Santander a annoncé l’effondrement de son bénéfice. La banque espagnole Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation, a sacrifié son bénéfice net au deuxième trimestre, qui s’effondre de 92,8 % sur un an à 100 millions d’euros, en réalisant d’importantes provisions sous pression des autorités.

Selon un rapport du ministère des finances allemand que Reuters a pu consulter, il reste au Fonds européen de stabilité financière (FESF) 236,7 milliards d’euros sur les 440 milliards qu’il peut prêter. « D’après ce document, destiné à une commission budgétaire parlementaire, le fonds de sauvetage temporaire de la zone euro a déboursé au total 100,7 milliards d’euros de prêts sur les 188,3 milliards prévus pour la Grèce, le Portugal et l’Irlande. Il reste donc 87,6 milliards d’euros pour ces trois pays. La Grèce a déjà perçu 73,9 milliards d’euros du FESF, le Portugal 14,8 milliards et l’Irlande 12 milliards. Athènes doit encore recevoir 70,7 milliards d’ici 2014, le Portugal 11,2 milliards à même échéance, tandis que l’Irlande recevra 5,7 milliards d’euros d’ici 2013. Le FESF bénéficie d’engagements de garantie de 780 milliards d’euros qui lui assurent une capacité de prêt de 440 milliards. Il emprunte des fonds sur les marchés grâce aux garanties des Etats de la zone euro, pour ensuite les prêter aux Etats qui ne peuvent plus se financer sur les marchés obligataires ».

En Angleterre, les JO éclipsent le monde réel. Le Royaume-Uni s’est enfoncé davantage dans la récession avec un nouveau recul de son PIB au deuxième trimestre à – 0,7%, selon une première estimation publiée par l’Office des statistiques nationales. Il s’agit du troisième trimestre de recul du PIB britannique.

En France, le ministre de l’emploi, Michel Sapin, a reconnu que le taux de chômage atteindrait vraisemblablement 10 % en France d’ici à la fin de l’année. Il est très optimiste.

Les dirigeants politiques se sont accordés sur des mesures d’austérité d’un montant de 11,5 mds d’€, qui étaient exigées par les créanciers internationaux d’Athènes.

La bonne nouvelle, La BCE va devenir une FED pour l’Europe… fédérale
Des bonnes nouvelles annoncées par le ministre des affaires étrangères espagnol, José Manuel Garcia-Margallo. Il a en effet affirmé que les pays de l’UE s’acheminent vers une Europe fédérale comme alternative à la crise économique qui secoue la zone euro. Garcia-Margallo a assuré être convaincu que “l’Union économique et monétaire est dans un moment de refondation”. Il a indiqué que les 17 pays de la zone euro traversent un moment difficile et a souligné que “le péché originel de la zone euro est d’avoir une monnaie commune, mais de ne pas avoir une banque centrale qui agisse comme prêteur en dernier ressort”. Il a également regretté l’absence d’un “gouvernement économique qui ait été capable de réduire les différences des pays qui forment la zone euro”. S’il y a une union bancaire et budgétaire, a-t-il estimé, c’en sera fini des “déséquilibres macroéconomiques qui rendent la cohabitation plus difficile”, avant d’insister sur l’importance d’une “intégration politique”. Luis de Guindos, ministre de l’économie espagnol, et Wolfgang Schäuble, ministre des finances allemand, ont réclamé une application rapide des décisions annoncées lors du dernier sommet européen, tout particulièrement sur la question de l’union bancaire.

Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a dit souhaiter qu’un projet de loi sur la réforme bancaire, qui vise à isoler les activités spéculatives des banques, puisse être rédigé d’ici fin 2012. “Je souhaite que nous puissions aboutir à la rédaction d’un projet de loi à la fois ambitieux et consensuel d’ici à la fin de l’année”, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse. Le ministre de l’Economie avait lancé mi-juillet les premiers débats sur cette réforme en réunissant le Conseil de régulation financière et du risque systémique. Le Conseil était chargé de mener des consultations sur la réforme bancaire “au cours des prochains mois”, “notamment auprès des représentants des banques et de la Place de Paris”, avait précisé le ministère. Ce conseil, présidé par le ministre de l’Economie, compte notamment le président de l’Autorité des marchés financiers et le gouverneur de la Banque de France. La réforme bancaire tiendra compte des conclusions du groupe de travail Liikanen mis en place par la Commission européenne, attendues à l’automne, avait indiqué le ministère. Ce groupe de travail, présidé par le gouverneur de la Banque centrale de Finlande, Erkki Liikanen, doit examiner l’ensemble des projets de réforme de la structure des banques afin de déterminer s’ils peuvent renforcer leur stabilité et leur efficacité.

Que du bonheur…
Jamais un été n’a apporté autant de mauvaises nouvelles pour les plus grands pays de la planète.

Jamais on a eu une situation au Moyen-Orient aussi explosive, avec tous les ingrédients nécessaires au déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale.

Les données macro-économiques, la géopolitique, les récoltes détruites et plus de 37 millions de gens pratiquement condamnés à mort dans les huit prochains mois s’il n’y a pas de superbes récoltes dans l’hémisphère sud, le niveau de vie qui plonge en Occident, etc.

A part cela, on a toutes les raisons de voir la vie en rose. C’est ça, le changement.

http://www.contre-info.com