Pour la cinquième fois, la Commission européenne échappe à la censure du très timide Parlement européen. Un scandale qui intervient après l'euphorie des milieux financiers et de la modification honteuse de la Constitution qui prive la France de sa souveraineté. D'un côté on abandonne le franc, de l'autre le contrôle de l'immigration au profit d'une bureaucratie impliquée dans l'affairisme et soupçonnée de corruption.
Les eurocrates de Bruxelles, qui prétendent gouverner les nations, sont discrédités et jamais les parlementaires européens n'ont manifesté une telle défiance. Certes, ils n'ont pas été jusqu'au bout, mais ceux qui prétendent régenter les autres se retrouvent contrôlés par un comité d'experts... Comme quoi on trouve toujours plus bureaucrate que soi.
La Commission européenne se trouve hiérarchiquement juste au dessous du Conseil européen, organe de décision représentant les nations, et qui donne des directives préparées par ladite Commission. Elle est la cheville ouvrière et décisionnaire de l'Europe mondialiste.
Elle est composée de vingt commissaires désignés par leurs gouvernements respectifs, des fromages souvent lots de consolation comme le prouve la présence, pour la France, de l'ancien et calamiteux Premier ministre socialiste, Edith Cresson qui, rejetée de Paris, aurait dû se faire oublier à Bruxelles. On a du mal à croire que l'apparition de son nom au cœur du scandale en compagnie de l'Espagnol Manuel Marin, est due à la seule méchanceté des médias allemands comme elle le prétend.
Ce que l'on reproche à Manuel Marin et ses semblables, et dont il ne devra pas rendre compte - sauf si le comité d'experts que Jacques Santer, le président discrédité de la Commission, a dû accepter pour sauver son organisme, en décidait autrement - c'est tout de même une fraude gigantesque à l'aide humanitaire... C'est dans ce domaine que les fraudes sont les plus évidentes, pas les seules, mais les plus choquantes, ont été trouvées. Les crédits sont tellement multipliés que le personnel en place, débordé, fait appel à des consultants extérieurs, à des sociétés écrans. On connaît le processus. On agit dans l'urgence et, au passage, on se sert un peu dans la caisse, toujours pour la bonne cause, on établit des contrats bidon, des aides exagérées avec fausses factures à l'appui. Pour cent fois moins, le moindre petit maire qui fait tailler son jardin par un employé municipal se retrouverait en prison. Les fraudeurs de l'eurocratie, eux, doivent se sentir comme certains jeunes délinquants en banlieue : intouchables. Sauf que Santer et la Commission sont discrédités et sous tutelle. La Commission de Bruxelles termine son mandat sur un constat d'échec et dans un climat délétère, son action eurocratique s'en trouve paralysée.
De ce scandale peut sortir un bien. A quinze jours de l'euphorie et en plein abandon de la souveraineté française, l'Europe est ramenée à ce qu'elle est : une construction sans âme et sans peuple, régie par des fonctionnaires vivant dans l'affairisme et risquant à chaque instant de devenir de super-Tapie en super-Carignon. Si ce n'est déjà fait...
National Hebdo du 28 janvier au 3 février 1999
du discrédit de la Commission européenne
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Re: du discrédit de la Commission européenne
La dictature des voleurs
Les attardés et les innocents qui pouvaient encore nourrir quelques illusions sur la façon dont serait gouvernée une éventuelle Europe fédérale et fédérée ont maintenant de quoi être fixés une fois pour toutes. Le répugnant scandale de la Commission européenne de Bruxelles, laissé totalement impuni par la prévisible dérobade d'une petite majorité du Parlement européen, a largement de quoi les édifier sur le mode de fonctionnement qu'adopterait cette grande "démocratie européenne" que nous proposent, avec des larmes d'alligator plein les yeux, tous les tartufes socio-libéraux de notre monde politique : la dictature absolue d'une poignée de technocrates irresponsables et véreux, sans même le contrôle effectif d'une assemblée élue, réduite au rôle de "parlement croupion" par des règlements qui seraient imbéciles s'ils n'étaient criminels - et ce avec préméditation, on va le voir.
Mais, avant de tirer les conclusions qui s'imposent rappelons clairement les faits, sur lesquels une partie de la presse a brillé par son exquise discrétion. Dès le mois de juillet 1998, les auditeurs chargés d'examiner le fonctionnement de la Commission - laquelle est rappelons-le, la plus haute instance exécutive, le "gouvernement" en fait de l'actuelle Union européenne - s'alarmaient de la totale et curieuse inertie de l'unité anti-fraude, laissant des dossiers dormir depuis plusieurs années alors même que détournements et corruption étaient apparus dans le programme d'aide humanitaire, dont plusieurs milliards s'étaient envolés entre 1993 et 1995.
Au mois de septembre, c'était le commissariat à l'Education et à la Recherche, dirigé avec son brio et son élégance habituels par Mme Edith Cresson, qui était mis sur la sellette. C'est là qu'on s'aperçut, notamment que Mme Cresson, toujours soucieuse de la qualité de son sourire, avait cru bon de confier à son dentiste personnel la responsabilité d'un programme de recherche... sur le sida - avec un copieux budget, évidemment. En novembre, les auditeurs estimèrent dans leur rapport que, pour la seule année 1997, 30 milliards de francs s'étaient évaporés, frauduleusement ou par incompétence et négligence, du budget de la Commission. Rappelons que celui-ci, financé par les contribuables des pays membres, est de 650 milliards par an, et il semble qu'on doive plus que doubler la somme avancée par les auditeurs pour approcher du total dévoré par ce qu'on appelle pudiquement les "irrégularités".
En décembre, un auditeur néerlandais, M. Paul van Buitenen, écœuré par ce qu'il constatait faisait parvenir au Parlement européen, à Strasbourg, un dossier sur les "irrégularités" en question. Six des membres de la Commission étaient nommément mis en cause, les plus directement visés étant Mme Cresson et l'Espagnol Manuel Matin, vice-président et responsable de l'aide au Tiers Monde. La réaction de la Commission fut de serrer les coudes et de suspendre M. van Buitenen. Malheur à celui par qui le scandale arrive ...
Mais, avant d'aller plus loin, qui sont, au fait, ces vaches sacrées, les membres de la Commission européenne, les vingt "ministres", en fait, de l'Union européenne actuelle ? Simple : des politiciens déchus ou faillis, casés là par les divers gouvernements, parfois au prix de négociations évoquant plus les souks de Marrakech que le Congrès de Vienne, et dont les idéaux européens sont à la hauteur de la feuille de paie - c'est-à-dire très élevés :
On voit là, outre Mme Cresson, dont il n' est pas nécessaire de rappeler le passé, M. Neil Kinnock, qui mena glorieusement le parti travailliste britannique à cinq défaites électorales consécutives, Sir Leon Brittan, le cerveau du gang, discrètement chassé par Mrs Thatcher, et, enfin, la perle des perles, le président lui-même, le porcinet Jacques Santer, Luxembourgeois par son passeport mais dont la vocation d'apatride semble confirmer le nom. Il est vrai que lorsqu'on doit, comme lui, son poste aux partis socialistes français, grec et espagnol combinant leurs efforts, on ne peut se montrer trop particulariste ni sourcilleux. Sauf lorsqu'un Hollandais vient jouer les voleurs de voler en rond.
Il se hâta donc de mettre à pied M. van Buitenen. Mais, entre-temps, le Parlement de Strasbourg avait été bien obligé de se réveiller. De demander des comptes. Et même de demander la tête des commissaires mis en cause. Mais là apparut soudain un écueil, dont on découvrit qu'il avait été mis en place de toute éternité par l'illustre "Père de l'Europe", machiavélique et prévoyant dans son rôle de destructeur des nations, M. Jean Monnet lui-même. Le Parlement européen n'avait pas pouvoir de destituer, à quelque majorité que ce fût, un ou plusieurs des commissaires pris individuellement. Il ne pouvait que censurer l'ensemble de la Commission, obligeant celle-ci à démissionner globalement - ou ne rien faire. M. Monnet avait conçu cette règle en forme de piège pour neutraliser, en fait, toute action d'élus nationaux contre les technocrates supranationaux. Et il faut dire que, cette fois, son système lui a valu un triomphe posthume.
Mme Cresson et M. Marin ayant énergiquement refusé - ils ne sont pas fous - de démissionner à titre de compromis, le Parlement européen, mis au pied du mur, s'est dérobé devant l'obstacle, et par 293 voix contre 232, s'est refusé à censurer la Commission et à la contraindre à se démettre. Détail important : M. Chirac et M. Jospin, unis comme contre le Front ont tous deux appelé leurs représentants au Parlement de Strasbourg à voter contre la censure. C'est-à-dire pour la Commission, c'est-à-dire pour la corruption. C'est-à-dire aussi contre les nations, et contre la France. Là, on sait au moins où l'on en est.
Jean Bourdier. National Hebdo du 21 au 27 janvier 1999
Les attardés et les innocents qui pouvaient encore nourrir quelques illusions sur la façon dont serait gouvernée une éventuelle Europe fédérale et fédérée ont maintenant de quoi être fixés une fois pour toutes. Le répugnant scandale de la Commission européenne de Bruxelles, laissé totalement impuni par la prévisible dérobade d'une petite majorité du Parlement européen, a largement de quoi les édifier sur le mode de fonctionnement qu'adopterait cette grande "démocratie européenne" que nous proposent, avec des larmes d'alligator plein les yeux, tous les tartufes socio-libéraux de notre monde politique : la dictature absolue d'une poignée de technocrates irresponsables et véreux, sans même le contrôle effectif d'une assemblée élue, réduite au rôle de "parlement croupion" par des règlements qui seraient imbéciles s'ils n'étaient criminels - et ce avec préméditation, on va le voir.
Mais, avant de tirer les conclusions qui s'imposent rappelons clairement les faits, sur lesquels une partie de la presse a brillé par son exquise discrétion. Dès le mois de juillet 1998, les auditeurs chargés d'examiner le fonctionnement de la Commission - laquelle est rappelons-le, la plus haute instance exécutive, le "gouvernement" en fait de l'actuelle Union européenne - s'alarmaient de la totale et curieuse inertie de l'unité anti-fraude, laissant des dossiers dormir depuis plusieurs années alors même que détournements et corruption étaient apparus dans le programme d'aide humanitaire, dont plusieurs milliards s'étaient envolés entre 1993 et 1995.
Au mois de septembre, c'était le commissariat à l'Education et à la Recherche, dirigé avec son brio et son élégance habituels par Mme Edith Cresson, qui était mis sur la sellette. C'est là qu'on s'aperçut, notamment que Mme Cresson, toujours soucieuse de la qualité de son sourire, avait cru bon de confier à son dentiste personnel la responsabilité d'un programme de recherche... sur le sida - avec un copieux budget, évidemment. En novembre, les auditeurs estimèrent dans leur rapport que, pour la seule année 1997, 30 milliards de francs s'étaient évaporés, frauduleusement ou par incompétence et négligence, du budget de la Commission. Rappelons que celui-ci, financé par les contribuables des pays membres, est de 650 milliards par an, et il semble qu'on doive plus que doubler la somme avancée par les auditeurs pour approcher du total dévoré par ce qu'on appelle pudiquement les "irrégularités".
En décembre, un auditeur néerlandais, M. Paul van Buitenen, écœuré par ce qu'il constatait faisait parvenir au Parlement européen, à Strasbourg, un dossier sur les "irrégularités" en question. Six des membres de la Commission étaient nommément mis en cause, les plus directement visés étant Mme Cresson et l'Espagnol Manuel Matin, vice-président et responsable de l'aide au Tiers Monde. La réaction de la Commission fut de serrer les coudes et de suspendre M. van Buitenen. Malheur à celui par qui le scandale arrive ...
Mais, avant d'aller plus loin, qui sont, au fait, ces vaches sacrées, les membres de la Commission européenne, les vingt "ministres", en fait, de l'Union européenne actuelle ? Simple : des politiciens déchus ou faillis, casés là par les divers gouvernements, parfois au prix de négociations évoquant plus les souks de Marrakech que le Congrès de Vienne, et dont les idéaux européens sont à la hauteur de la feuille de paie - c'est-à-dire très élevés :
On voit là, outre Mme Cresson, dont il n' est pas nécessaire de rappeler le passé, M. Neil Kinnock, qui mena glorieusement le parti travailliste britannique à cinq défaites électorales consécutives, Sir Leon Brittan, le cerveau du gang, discrètement chassé par Mrs Thatcher, et, enfin, la perle des perles, le président lui-même, le porcinet Jacques Santer, Luxembourgeois par son passeport mais dont la vocation d'apatride semble confirmer le nom. Il est vrai que lorsqu'on doit, comme lui, son poste aux partis socialistes français, grec et espagnol combinant leurs efforts, on ne peut se montrer trop particulariste ni sourcilleux. Sauf lorsqu'un Hollandais vient jouer les voleurs de voler en rond.
Il se hâta donc de mettre à pied M. van Buitenen. Mais, entre-temps, le Parlement de Strasbourg avait été bien obligé de se réveiller. De demander des comptes. Et même de demander la tête des commissaires mis en cause. Mais là apparut soudain un écueil, dont on découvrit qu'il avait été mis en place de toute éternité par l'illustre "Père de l'Europe", machiavélique et prévoyant dans son rôle de destructeur des nations, M. Jean Monnet lui-même. Le Parlement européen n'avait pas pouvoir de destituer, à quelque majorité que ce fût, un ou plusieurs des commissaires pris individuellement. Il ne pouvait que censurer l'ensemble de la Commission, obligeant celle-ci à démissionner globalement - ou ne rien faire. M. Monnet avait conçu cette règle en forme de piège pour neutraliser, en fait, toute action d'élus nationaux contre les technocrates supranationaux. Et il faut dire que, cette fois, son système lui a valu un triomphe posthume.
Mme Cresson et M. Marin ayant énergiquement refusé - ils ne sont pas fous - de démissionner à titre de compromis, le Parlement européen, mis au pied du mur, s'est dérobé devant l'obstacle, et par 293 voix contre 232, s'est refusé à censurer la Commission et à la contraindre à se démettre. Détail important : M. Chirac et M. Jospin, unis comme contre le Front ont tous deux appelé leurs représentants au Parlement de Strasbourg à voter contre la censure. C'est-à-dire pour la Commission, c'est-à-dire pour la corruption. C'est-à-dire aussi contre les nations, et contre la France. Là, on sait au moins où l'on en est.
Jean Bourdier. National Hebdo du 21 au 27 janvier 1999
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Re: du discrédit de la Commission européenne
La commission de Bruxelles comme Al Capone
On connaît Al Capone. Des années durant, il a tué, racketté, trafiqué en toute impunité. Et au final, il est tombé pour de modestes affaires de fiscalité.
Il risque d'en être de même un jour pour la Commission européenne de Bruxelles. Depuis des années, elle fait tout dans le pire et aucune sanction politique ne tombe.
De la vache à l'homme
Par exemple, de 1989 à 1992, cette Commission européenne a pu laisser allègrement la Grande-Bretagne empoisonner des millions de bovins. 146 000 bovins britanniques ont été abattus sans que Bruxelles bronche. Des farines contaminées continuent d'ailleurs de circuler librement en Europe, empoisonnant toujours des vaches portugaises par exemple. Et la Commission européenne ne dit toujours rien.
Plusieurs dizaines de cas de Creutzfeld-Jacob se sont déclarés condamnant de jeunes Européens à la mort. Parce que la maladie de la vache folle s'est peut-être transmise à l'homme. En tous cas, sciemment, le risque a été pris de contaminer des millions d'êtres humains. Cela la Commission européenne l'a fait Ce risque sanitaire, elle l'a pris. Appelons alors une vache une vache, la Commission européenne a eu sur ce point plus qu'une attitude négligente, plus qu'une attitude irresponsable, une attitude criminelle.
Or le Parlement européen n'a pas sanctionné. La motion de censure du 20 février 1997 sur la vache folle n'est pas passée.
Négociation secrète
De même, en 1992, la Commission européenne, dépassant ses pouvoirs, n'a pas hésité à signer secrètement avec les Etats-Unis l'accord de Blair House. Accord qui sacrifiait les intérêts agricoles de l'Europe et de nos paysans. Là non plus, il n'y a pas eu de sanction. Et pourtant, la Commission de Bruxelles a imposé à nos paysans la jachère des terres; la restriction de nos exportations et l'obligation d'importer de l'étranger des produits agricoles même quand nous en produisons plus que nous ne pouvons en consommer.
Pire encore. Dans l'affaire des bananes de l'Amérique centrale, la Commission de Bruxelles, de sa propre initiative, a fait un cadeau de 12 milliards de francs de droits de douane annuels, au seul bénéfice de trois multinationales américaines, Chiquita, Dole et Del Monte ...
Mais l'Europe est ainsi faite. C'est un système où l'empoisonnement des bovins laisse de marbre, où un cadeau de 12 milliards de francs laisse indifférent, mais la fraude tranquille d'un bon socialiste traditionnel, les bonnes habitudes kleptomanes du socialisme des années 80 suscitent des réactions et cette fois la menace de sanctions.
C'est la confirmation que, qui n'est pas sanctionné pour le plus, est sanctionné pour le moins. Mais mieux vaut tard que jamais.
Il est vrai que l'on est toujours à "jamais" puisque le 14 janvier 1999, si l'on a trouvé enfin plus de 200 députés pour censurer, il en manquait encore une centaine pour obtenir la moitié des 626 députés.
La Commission de Bruxelles a encore de beaux jours devant elle. A moins que le 13 juin, du côté de l'électorat Front national, la liste Le Pen commence par cartonner, pour ensuite faire un carton sur vos corruptions ...
Après tout, Al Capone a été condamné simplement pour fraude fiscale, lui qui avait échappé à toute sanction pour crime, agressions, hold-up et grand banditisme.
National Hebdo du 21 au 27 janvier 1999
On connaît Al Capone. Des années durant, il a tué, racketté, trafiqué en toute impunité. Et au final, il est tombé pour de modestes affaires de fiscalité.
Il risque d'en être de même un jour pour la Commission européenne de Bruxelles. Depuis des années, elle fait tout dans le pire et aucune sanction politique ne tombe.
De la vache à l'homme
Par exemple, de 1989 à 1992, cette Commission européenne a pu laisser allègrement la Grande-Bretagne empoisonner des millions de bovins. 146 000 bovins britanniques ont été abattus sans que Bruxelles bronche. Des farines contaminées continuent d'ailleurs de circuler librement en Europe, empoisonnant toujours des vaches portugaises par exemple. Et la Commission européenne ne dit toujours rien.
Plusieurs dizaines de cas de Creutzfeld-Jacob se sont déclarés condamnant de jeunes Européens à la mort. Parce que la maladie de la vache folle s'est peut-être transmise à l'homme. En tous cas, sciemment, le risque a été pris de contaminer des millions d'êtres humains. Cela la Commission européenne l'a fait Ce risque sanitaire, elle l'a pris. Appelons alors une vache une vache, la Commission européenne a eu sur ce point plus qu'une attitude négligente, plus qu'une attitude irresponsable, une attitude criminelle.
Or le Parlement européen n'a pas sanctionné. La motion de censure du 20 février 1997 sur la vache folle n'est pas passée.
Négociation secrète
De même, en 1992, la Commission européenne, dépassant ses pouvoirs, n'a pas hésité à signer secrètement avec les Etats-Unis l'accord de Blair House. Accord qui sacrifiait les intérêts agricoles de l'Europe et de nos paysans. Là non plus, il n'y a pas eu de sanction. Et pourtant, la Commission de Bruxelles a imposé à nos paysans la jachère des terres; la restriction de nos exportations et l'obligation d'importer de l'étranger des produits agricoles même quand nous en produisons plus que nous ne pouvons en consommer.
Pire encore. Dans l'affaire des bananes de l'Amérique centrale, la Commission de Bruxelles, de sa propre initiative, a fait un cadeau de 12 milliards de francs de droits de douane annuels, au seul bénéfice de trois multinationales américaines, Chiquita, Dole et Del Monte ...
Mais l'Europe est ainsi faite. C'est un système où l'empoisonnement des bovins laisse de marbre, où un cadeau de 12 milliards de francs laisse indifférent, mais la fraude tranquille d'un bon socialiste traditionnel, les bonnes habitudes kleptomanes du socialisme des années 80 suscitent des réactions et cette fois la menace de sanctions.
C'est la confirmation que, qui n'est pas sanctionné pour le plus, est sanctionné pour le moins. Mais mieux vaut tard que jamais.
Il est vrai que l'on est toujours à "jamais" puisque le 14 janvier 1999, si l'on a trouvé enfin plus de 200 députés pour censurer, il en manquait encore une centaine pour obtenir la moitié des 626 députés.
La Commission de Bruxelles a encore de beaux jours devant elle. A moins que le 13 juin, du côté de l'électorat Front national, la liste Le Pen commence par cartonner, pour ensuite faire un carton sur vos corruptions ...
Après tout, Al Capone a été condamné simplement pour fraude fiscale, lui qui avait échappé à toute sanction pour crime, agressions, hold-up et grand banditisme.
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