VACLAV KLAUS

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Pat
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VACLAV KLAUS

Messagepar Pat » 15/01/2009 - 18:31

Il n'est pas exagéré de dire que le président de la République tchèque, eurosceptique et adepte de l’économie de marché, porte à lui seul l'espoir de centaines de millions d'Européens.
Pour le comprendre, il est nécessaire de bien enregistrer le lien fondamental entre l'euro-scepticisme et l’économie de marché. L'Europe avait été fondée avec des apparences libérales à la fois dans le discours et dans quelques gestes sur certains marchés. Mais, depuis lors, par une pente tout à fait naturelle elle s'est transformée en une bureaucratie tentaculaire fonctionnant, telle une dictature, sans aucun contrôle et répandant sur toute l'Europe des réglementations et des impôts : ce sont les stigmates habituels du socialisme le plus vulgaire et la conséquence est l'affaiblissement économique du continent. La bureaucratie européenne comme toute bureaucratie publique travaille principalement pour le bien-être des eurocrates c'est-à-dire des fonctionnaires de la bureaucratie.
Mais si certaines nations sortent de l'Europe, ce qui serait extrêmement salutaire pour elles, il est fondamental que, loin de renoncer à l'économie de marché, elle rompent avec le socialisme pour ce qui les concerne et adhèrent clairement au libre échange : tout autre politique serait suicidaire.
La présidence tchèque de l’Union européenne s’exerce après la présidence française qui est déjà partie en fumée. Mais, surtout, elle prend place après le « non » de l'Irlande se produisant après ceux de la France et de la Hollande. Les 3 millions d’Irlandais ont signifié à l'Europe clairement un « non » à la dictature.
Sur le plan politique, les eurocrates qui sont évidemment anti-démocrates ont bien montré leur mépris de la démocratie en indiquant franchement qu’ils s'arrangeraient du vote négatif de 1 % de la population du continent, quitte à faire revoter ces Irlandais obtus jusqu'au moment où ils voteraient « oui ». Cela donne d’ailleurs aux Irlandais une idée du sort qui les attend si la nouvelle constitution finissait par passer !
De même, se manifeste le mépris pour ce peuple irlandais. On a fait remarquer que c’est la classe ouvrière et l'Irlande rurale qui ont massivement voté non ; il était sous-entendu ainsi que ces rebelles étaient inférieurs aux gens prétendument éduqués qui auraient voté oui.
Également, l’esprit totalitaire apparaît clairement dans le fait qu'aucun des autres Etats n’a osé consulter les citoyens par référendum sachant bien ou pressentant qu’en majorité leurs citoyens sont hostiles à la constitution bricolée sous forme d’un traité illisible approuvés par les seuls parlements. Simultanément, il apparaît, dans cette circonstance, que dans toute l'Europe les peuples ne se considèrent pas comme vraiment représentés par leurs pseudo élites ; les élections dans la plupart des pays prétendument démocratiques sont trafiquées de diverses façons et il n’est pas étonnant qu’un fossé existe et se creuse tous les jours.
Sur le plan économique, les prédateurs publics européens manifestent depuis des lustres qu'ils ont la résolution de s'occuper de tout dans tous les détails avec le plus parfait mépris pour le marché. Le jour même où le « non » était prononcé en Irlande, ils se sont occupés de la pêche au thon rouge en brutalisant les pêcheurs de tout le continent par des instructions autoritaires, alors que manifestement les problèmes de la pêche devaient être résolus par le jeu du marché libre. Rappelons aussi les fromages, le foie gras et tutti quanti. Quant à la fessée, elle est aussi une grande préoccupation des dictateurs européens puisqu’ils sont en train de l’interdire.
Ces années-ci, par la volonté des eurocrates, se réalise une formidable opération de mise aux normes de tous les ascenseurs dans un continent de 500 millions d'habitants ; c'est pratiquement une agression contre le logement, alors que là, encore, c’est le jeu du marché qui devrait nous protéger au mieux des accidents éventuels dans les ascenseurs.
La constitution, présentée faussement comme un simple traité, prévoit de nouveaux et nombreux transferts de compétences vers Bruxelles, avec en plus la Cour de justice européenne agissant en embuscade et sans aucun contrôle dans le sens d’une extension indéfinie de l’Europe.
Les interventions abusives vont encore plus loin et justifient l’inquiétude des Irlandais. Ils craignent à juste titre que l’on envoie leurs « boys » se faire tuer dans des guerres dont ils n’ont rien à faire et aussi de voir la vie de leurs petits à naître gravement menacée !
Ce comportement tyranniquement socialiste est inévitable et logique, comme rappelé plus haut, dès lors qu’une machinerie bureaucratique de cette ampleur est lancée ; certains rêvent d’une renégociation en vue d’une formule allégée du type « Europe des patries » : ce serait se lancer dans des délais inimaginables pour voir au finish le beau projet s’enliser dans les sables.
Il est « amusant », si l’on peut dire, dans cette affaire, de noter l’une des raisons du chagrin des eurocrates à voir les Irlandais voter non ; en effet, ces derniers ont largement profité des fonds européens ayant reçu sur plusieurs années 40 milliards d’euros et sont taxés d’ingratitude ; ce faisant, les eurocrates soulignent bien le caractère étatiste de l’entreprise. C’est de l’assistanat entre les nations, pratique semblable à l’assistanat à l’intérieur d’un pays et qui comporte les mêmes défauts. On commence par ruiner toutes les populations sur la base des impôts nécessaires pour gaver d’argent l'immense machinerie. Ensuite, l'argent est distribué d'une façon tout à fait arbitraire aux uns et aux autres avec beaucoup de corruption et de l’injustice de tous les côtés, ainsi que l’effet de ruine habituel à toute opération d’assistanat. Dans un des pays balkaniques, la moitié des subventions reçues a disparu dans les poches des mafias locales.
La prospérité relative de l'Irlande ne vient pas du tout des subventions européennes mais simplement du culte de la liberté économique dans ce pays.
La seule déception que l'on a devant le « non » des Irlandais est qu’ils n’aillent pas au bout du raisonnement. Ils ont conquis leur indépendance d'une façon extrêmement rude pendant une guerre de 700 ans contre les Anglais et l'on pouvait croire qu'ils auraient pris goût complètement à cette indépendance. Cela devrait les conduire à sortir sans tarder de l'Europe et, une fois sortis à négocier, comme peut le faire la Suisse. Bien entendu il ne saurait être question d’abandonner le libre-échange, lequel n’a nul besoin de la bureaucratie européenne pour s’installer et prospérer.
Lors de l'arrivée de la Tchéquie à la présidence européenne et compte tenu de la forte personnalité de Vaclav Klaus, il est violemment critiqué et même méprisé avec l’insolence habituelle des violonistes de la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T.). Voici un petit et gracieux échantillon relevé dans le journal officiel de la Sarkozy en majesté, à savoir le Figaro.
Monsieur Vaclav Klaus est le « trouble-fête », ce qui veut bien dire que l’un des objectifs des eurocrates est de faire la fête sur le dos des contribuables. Nous citons encore :
« Eurosceptique, le président de la République tchèque, a aussi réussi l'exploit de se mettre à dos une bonne partie des dirigeants européens par ses provocations » : quand on dit la vérité, on est traité de provocateur.
Nous continuons les citations : « A 67 ans, cet économiste bancaire natif de Prague qui fut ministre des finances et premier ministre de 1982 à 1997 avant de se muer en nationaliste acharné, n’est jamais à court de croisade. Pourfendeur des technocrates de Bruxelles, ennemi juré de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un écologiste, il rejette en bloc la monnaie unique, l’État-providence, la législation antitabac, le mandat d'arrêt européen, la loi anti discrimination jugée inutile et contre-productive... ». On reconnaîtra dans ces invectives le penchant naturel du journal le Figaro pour l’étatisme le plus vulgaire.
Le quotidien ironise sur l’européanisme que Klaus considère comme un virus : il ignore que la grande majorité des peuples européens considère qu'effectivement l'Europe est un virus. Pour le président tchèque le réchauffement global est un dogme trompeur, ce qu’évidemment le Figaro ne peut pas supporter malgré la neige qui s'étend sur toute l'Europe et sur l'Amérique du Nord. On ajoute du mépris en le traitant de Machiavel ou de provincial et il s’est fait injurier par Cohn Bendit, l’ancien soixante huitard devenu richissime par la politique.
Le seul vrai problème pour les Européens est que malheureusement la propagande dictatoriale détient tous les leviers du pouvoir et en particulier du pouvoir médiatique de sorte que sauf un réveil brutal de ces Européens contre Bruxelles il est à craindre que la marée noire totalitaire ne cesse de s'étendre.
Sur ce plan, les Tchèques sont très informés puisqu'ils ont supporté des dizaines d'années de dictature venant de l’ancienne URSS. Il est certain que l'Europe telle qu'elle glisse actuellement sur une pente irréversible et ceci pour le seul intérêt personnel des eurocrates se comporte tout à fait comme le pouvoir soviétique le fit pendant de longues années, même si les méthodes sont apparemment plus douces.
Si un pays sortait du carcan européen, il devrait confirmer et étendre la liberté des échanges ce qui serait une réponse à la crise. Vaclav Klaus ne peut rien tout seul. Le tour de piste de la Tchéquie pourrait être un premier mouvement.
Michel de Poncins http://www.libeco.net/magazine.htm
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