(2005) TRAHISON DE L'EUROPE

Tout ce qui concerne l'UE
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(2005) TRAHISON DE L'EUROPE

Messagepar Pat » 11/02/2008 - 17:46

Les discussions sur le cadre des négociations de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne ont donc abouti in extremis à un accord, dans la soirée du 3 octobre à Luxembourg. La cérémonie officielle n'a pu avoir lieu qu'après minuit, cependant, puisque le ministre turc des Affaires étrangères avait décidé de ne quitter Istanbul qu'après l'acceptation formelle par son gouvernement du texte européen. Cette cérémonie a été immédiatement suivie de l'ouverture des négociations avec la Croatie, ce qui n'était pas prévu. Il se trouve que l'Autriche, qui jusqu'au bout avait résisté, seule contre tous, n'a capitulé qu'à la condition que la Croatie soit au moins aussi bien traitée que la Turquie.
Telle est l'hypocrisie des relations, c'est-à-dire des marchandages occultes, au sein de l'Union européenne. D'une Union européenne sous influence. Car c'est Washington qui est derrière tout cela. Les Etats-Unis tiennent absolument à ce que la Turquie entre dans l'Union européenne. Ils ont fait ce qu'il fallait;_ D'une part, et cela est officiel, Condoleezza Rice a téléphoné dimanche et lundi aux dirigeants turcs pour qu'ils acceptent les conditions européennes pour entamer les négociations, leur laissant entendre qu'ils obtiendraient davantage par la suite ... D'autre part, les Etats-Unis ne sont évidemment pas étrangers au revirement spectaculaire de Carla Del Ponte, procureur du TPI sur l'ex-Yougoslavie, qui le 30 septembre prononçait à Zagreb un nouveau réquisitoire contre le gouvernement croate qui ne veut pas lui livrer le général Ante Gotovina (peu avant, elle était allée jusqu'à accuser ouvertement le Vatican de cacher Gotovina dans des monastères croates ... ), et qui, trois jours plus tard, dans l'après-midi du 3 octobre, à Luxembourg, déclarait la bouche en cœur que Zagreb " coopérait pleinement " avec le TPI.

Le marchandage autrichien

Les Etats-Unis ont ainsi appuyé massivement leurs alliés britanniques, qui président en ce moment l'Union européenne et qui mettaient tout leur acharnement à obtenir l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie, contre la volonté largement majoritaire des Européens.
Villepin et Douste-Blazy avaient affirmé début août que les négociations ne pourraient pas s'ouvrir tant que la Turquie ne reconnaîtrait pas Chypre, et en tout cas tant qu'elle ne normaliserait pas ses relations commerciales avec Chypre. Puis ils se sont couchés. Le gouvernement de Chypre étant quasiment réduit au silence par son protecteur grec( qui croit instaurer une paix perpétuelle avec la Turquie en l'incluant dans l'Union européenne), il ne restait plus que l'Autriche face à 24 pays aux ordres de Londres et de Washington.
Mais l'Autriche campait sur une ultime ligne de défense extrêmement fragile, et pour tout dire indéfendable. Le projet de document fixant le cadre des négociations stipulait que si la Turquie devait échouer finalement à devenir membre de l'Union, on devrait s'assurer qu'elle soit « pleinement ancrée dans les structures européennes à travers le lien le plus fort possible ». L'Autriche exigeait que soit explicitement indiquée la possibilité d'un« partenariat privilégié ». Comme il n'existe pas davantage de définition de "lien fort" que de "partenariat privilégié", c'était un peu jouer sur les mots, et faire de ces mots un prétexte.
L'Autriche a fini par plier, mais en obtenant en retour que la Croatie, indiscutablement démocratique et indiscutablement européenne, entame également les négociations d'adhésion, bloquées depuis mars par Carla Del Ponte. Tels étaient ces dernières semaines les termes du marchandage. Théoriquement secrets, et vigoureusement démentis par le gouvernement autrichien, mais bien réels.
Deux leçons peuvent être tirées de ce salmigondis diplomatique.
La première est que « les euroturcomanes ont donc réussi in extremis leur mauvais coup contre l'Europe », comme dit Jean-Marie Le Pen dans un communiqué (qui fut la seule réaction d'un homme politique français en ce 3 octobre...). Ils ont pris une décision contraire aux sentiments légitimes des peuples européens, contraire aux intérêts de l'Europe, une décision qui, souligne le président du Front national, est entachée de nullité absolue sur le plan du droit international, puisqu'ils ouvrent des négociations avec un pays qui n'est pas européen, avec un gouvernement qui refuse de reconnaître un des Etats membres de l'Union, et qui refuse même explicitement d'appliquer à cet Etat l'accord d'union douanière qu'il vient de signer. Sans même parler du fait que la Turquie ultra-musulmane est coupable d'un génocide qu'elle refuse de reconnaître, et que c'est un pays où la liberté religieuse est quasiment inexistante pour les rares chrétiens qui y survivent. Rappelons tout de même que le Premier ministre Erdogan, si "laïque", est l'homme qui, peu avant d'arriver au pouvoir, citait dans ses discours le "poème" qui proclame : « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles sont nos casques, les mosquées sont nos casernes, et les croyants sont nos soldats. »
La décision de Luxembourg est à la fois une trahison et une forfaiture. Et cela ne sera pas sans conséquences.

Les nations d'Europe ne sont pas mortes

La deuxième leçon est celle que fournit l'Autriche. Plus de 80 % des Autrichiens (et tous les partis politiques à l'exception des Verts) sont opposés à l'adhésion de la Turquie. Parce qu'ils se souviennent que leur capitale a été deux fois assiégée par les Turcs, en 1529 et en 1683. Ils se souviennent d'avoir été l'empire austro-hongrois, qui a toujours été en première ligne dans la défense de l'Europe contre les Ottomans, du temps notamment où la Croatie faisait partie de cet empire et se battait héroïquement pour les libertés de l'Europe chrétienne (quand la Bosnie voisine était sous le joug d'Istanbul, et c'était encore le cas il y a cent ans : ce n'est pas de l'histoire ancienne). Il était inconcevable pour l'Autriche qu'on ouvre les portes à la Turquie tout en barrant la route à ses anciennes provinces croates.
Les eurocrates peuvent constater que les nations d'Europe ne sont pas mortes, et que leur histoire continue d'influer sur le cours des choses. En prenant une décision si manifestement contraire aux sentiments des peuples d'Europe, ils aggravent la crise qu'il déplorent. Ce n'est certes pas leur diktat du 3 octobre qui fera oublier l'échec des référendums sur la Constitution européenne. Ils constateront rapidement que leur idéologie ne peut tenir face aux réalités historiques et nationales. Clin d'œil du destin : c'est l'Autriche qui présidera l'Union européenne au prochain semestre.
Yves.Daoudal : National Hebdo octobre 2005.
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Messagepar Pat » 30/03/2008 - 17:45

Retour sur l'accord avec la Turquie

LUXEMBOURG, ANNEXE DE WASHINGTON

On en sait aujourd'hui davantage sur le rôle des Etats-Unis dans l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Ce fut une action tous azimuts, et déterminante. Et reconnue par le gouvernement turc, qui ne cache ni sa satisfaction ni sa gratitude.« Les Etats-Unis ont donné à la Turquie un fort soutien dans ce processus. Nous sommes extrêmement contents », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que le ministre, Abdullah Gül, avait téléphoné à Condoleezza Rice pour lui exprimer sa « gratitude pour les efforts et les initiatives qu'elle, personnellement, et l'administration américaine dans son ensemble ont fait ».
Le porte-parole du secrétariat d'Etat américain, qui avait souligné l'implication personnelle de Condoleezza Rice immédiatement après l'accord, a lui-même détaillé les opérations. En réalité, Condoleezza Rire a d'abord fait pression sur l'Autriche. Avec quels moyens, il ne le dit pas, mais le résultat est là: les Autrichiens ont fini par capituler. On peut supposer que c'est à ce moment-là que les Américains ont fait savoir aux Autrichiens que Carla Del Ponte, sous leurs ordres, allait opérer un revirement à 180 degrés sur la Croatie, permettant l'ouverture des négociations d'adhésion de ce pays. Puisque tel était le marchandage avec l'Autriche. Mais cela, le secrétariat d'Etat ne peut pas le dire, puisque le Tribunal spécial international sur l'ex-Yougoslavie est une institution "indépendante" ...

Le rôle clé de Condoleezza Rice

L'affaire étant conclue avec l'Autriche, Condoleezza Rire a ensuite téléphoné aux dirigeants turcs, pour qu'ils acceptent sans rechigner les conditions de l'Union européenne, et surtout pour connaître leur position sur le nouveau conflit qui venait de se faire jour avec Chypre. Le gouvernement chypriote avait en effet introduit une ultime difficulté dans le débat, en exigeant que les Turcs ne mettent pas leur veto à d'éventuels projets d'adhésion de membres de l'Union européenne à d'autres institutions internationales. En clair, qu'ils acceptent la candidature de Chypre à l'OTAN.
Condoleezza Rice a alors téléphoné aux dirigeants chypriotes, avec un argument qui permettait de faire taire les deux parties tout en donnant raison aux Turcs: les décisions concernant l'adhésion à l'OTAN doivent être laissées aux membre de l'OTAN.
Le porte-parole du secrétaire d'Etat a laissé entendre que Condoleezza Rice a également téléphoné à des dirigeants d'autres pays de l'Union européenne, sans donner de précisions. Mais il est évident qu'elle était en relation avec les Britanniques, qui sont les fidèles serviteurs de l'Amérique et qui avaient fait de l'aboutissement de ce processus le principal objectif de leur présidence de l'Union européenne.
C'est ainsi que le prétendu accord européen de Luxembourg est en réalité une victoire des Etats-Unis. Et ce n'est qu'une étape. Rappelons seulement que George W. Bush avait déclaré, le 27 juin 2004, en allant au sommet de l'OTAN à Ankara : « Je rappellerai au peuple turc qu'il mérite que l'Europe lui donne une date pour son entrée au sein de l'UE.» Propos qui avait déclenché la colère de Jacques Chirac : « Il est allé trop loin, et surtout sur un terrain qui n'est pas le sien. » On vient de constater que, vu de Washington, ce terrain est bien le sien. Et que, cette fois, Chirac ne dit rien. Le défaut des coups de colère, c'est qu'ils sont sans lendemain ...
Yves Daoudal : National Hebdo du 20 au 26 octobre 2005
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Messagepar Pat » 31/03/2008 - 0:47

L'ADHÉSION DE LA TURQUIE A L'EUROPE: UNE NÉGOCIATION CONTRE LES PEUPLES

Bien que la Turquie refuse toujours de reconnaître sa responsabilité dans le génocide des Arméniens, qu'elle ne reconnaît toujours pas la République de Chypre et occupe même le nord de l'île (c'est-à-dire une partie de l'Union européenne), les chefs d'Etat de l'Union européenne dont Chirac, Tony Blair et la Commission de Bruxelles, s'apprêtent à ouvrir les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Europe, le 3 octobre 2005. Le train infernal poursuit sa route comme si de rien n'était et comme si le 29 mai français n'avait jamais existé.
Comme il était prévisible, la Grande-Bretagne, qui préside l'Union depuis le 1er juillet 2005, a fait de l'adhésion de la Turquie dans l'Europe sa grande priorité avec le démantèlement de la politique agricole. Les réserves grandissantes formulées ces derniers mois par la France, la Grèce, Chypre et l'Autriche n'ont pas contrarié le moins du monde le processus d'adhésion.
La Turquie pose un réel problème. Même Richard Coudenhove-Kalergi. dans son livre fondateur de la construction européenne le reconnaissait lui-même: les limites historiques de l'Europe sont « la Méditerranée, la mer Egée, la mer de Marmara et la mer Noire, le Bosphore et les Dardanelles » ; que la civilisation européenne « a ses racines dans l'Antiquité et le christianisme [ .. .] » et que « le peu qui subsiste de la Turquie d'Europe appartient politiquement à l'Asie ».
N'étant pas européenne, elle pose des questions géopolitiques, stratégiques, géographiques et civilisationnelles et son adhésion à l'Europe signifierait que l'armée turque se retirerait de la vie politique et économique alors qu'elle est le seul barrage à l'islamisme. Car la Turquie est fondamentalement un pays déchiré entre, d'une part, un Ouest prospère et une élite occidentalisée adhérant plus ou moins à Pidéologie officielle laïque héritée du Kémalisme, et d'autre part, un Est-anatolien islamo-asiatique majoritaire, tourné vers le Moyen-Orient.
Au moment où en France l'islam se heurte frontalement aux lois républicaines et au principe de laïcité et où des cellules terroristes islamiques sont démantelées dans nos banlieues, l'Europe s'apprête à négocier avec le gouvernement turc islamiste.
Cette négociation qui débouchera demain sur l'adhésion doit être mise en perspective avec une politique d'immigration irresponsable et le financement public de l'installation de l'islam sur notre sol. La libanisation de la France et même du continent européen est en cours. Le communautarisme fait des ravages, chacun se repliant sur son plus petit commun dénominateur et défendant ses intérêts propres au détriment de l'intérêt général.
Les Français doivent ouvrir les yeux sur l'avenir difficile que les apprentis-sorciers UMP-UDF-PSPC leur préparent. Les élections de 2007 se joueront sur cette question cruciale.
Yves Daoudal National Hebdo du 29 septembre au 5 octobre 2005
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Messagepar Pat » 01/04/2008 - 15:05

LA MASCARADE DE L'EUROMED
Dimanche soir et lundi se tenait à Barcelone« le premier sommet euroméditerranéen de l'histoire ». Un événement considérable, destiné à relancer l'ambitieux« processus de Barcelone », initié il y a dix ans. Mais de sommet il n'y eut point, puisqu'il n'y avait aucun des chefs d'Etat ou de gouvernement des pays arabes (à l'exception de Mahmoud Abbas, président de, l'''Autorité palestinienne", qui n'est pas un Etat à part entière). Et il n'y a pas eu de déclaration finale, alors qu'on la négociait depuis six mois ...
Le seul véritable résultat de ce "sommet" a été la promotion de M. Erdogan, le Premier ministre turc, seul dirigeant en titre d'un pays musulman, qui juste avant la réunion de Barcelone parrainait à Palma de Majorque, avec Zapatero, le lancement du projet d'« Alliance des civilisations »sous l'égide de l'ONU ...

Pas la moindre déclaration finale

Les dirigeants des 25 pays de l'Union européenne étaient donc quasiment tous là, à Barcelone, autour du roi d'Espagne qui ouvrit solennellement les travaux. Mais, en dehors des Turcs et des Palestiniens, leurs invités avaient autre chose à faire. Le roi du Maroc allait au Japon, Sharon s'occupait de son nouveau parti, Moubarak de ses élections, le président tunisien et le roi de Jordanie étaient aux abonnés absents, et le président algérien Bouteflika, malade, prenait le risque insensé de se faire soigner à Paris, dans un hôpital militaire de l'Etat colonialiste tortionnaire qui a fait tant de mal à son pays ... Quant aux Syriens et aux Libanais, ils étaient au coin, punis à cause de l'affaire Hariri.
La conséquence logique est que, naturellement, il n'y a pas eu davantage de décision qu'il n'y a eu de sommet. Malgré les efforts désespérés des diplomaties européennes, il a été impossible de rédiger la déclaration de Barcelone, qui devait être le plus important des trois textes prévus. Il n'y a eu qu'une "déclaration des présidents" , à savoir de Blair et Zapatero, incolore et sans saveur ...
De ce fait, les deux autres textes, qui ne pouvaient avoir de valeur qu'en lien avec une déclaration finale engageant tous les Etats, ne sont que de vagues déclarations d'intention : l'un sur un« programme de travail »de cinq ans incluant la question de la régulation de l'immigration autour de la Méditerranée (problème crucial s'il en est, évacué dans les marges), l'autre sur un« code de conduite antiterroriste ». Ce dernier texte a pu être adopté parce que les pays arabes ont accepté qu'en soient retirées toute mention - d'un droit à la résistance et toute référence aux frontières israéliennes de 1967, questions qui devaient être abordées dans la déclaration finale, laquelle n'a pu être adoptée précisément à cause du refus d'Israël d'aborder ces questions-là ...
Comme le souligne Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, l'échec est inéluctable quand, au lieu de« se focaliser sur un sujet crucial, comme l'immigration, sur lequel la discussion est à la fois nécessaire et possible », on se donne« des objectifs aussi disparates qu'irréalistes »et que« pour être certain de faire capoter l'ensemble on y ajoute le conflit israélo-palestinien ». « Non seulement un tel procédé est pitoyable, ajoute Jean-Marie Le Pen, mais il donne une image déplorable de l'Europe. Tout Français ne peut qu'être meurtri de voir son pays participer à de telles simagrées, alors que la France devrait mener sa propre politique, dans ce contexte euroméditerranéen qui fait partie de son histoire. »"
Le processus de Barcelone avait trois objectifs : l'établissement d'un« espace commun de paix et de stabilité » fondé sur la démocratie etc., la création d'un partenariat économique allant vers l'instauration d'une zone de libre échange en 2010, et le développement d'un dialogue entre les cultures. C'était en 1995. Depuis lors, la résolution du conflit israélo-palestinien n'a pas avancé d'un pouce, la situation dans la région a été aggravée par la guerre en Irak, la démocratie n'y a progressé nulle part, le terrorisme s'est développé comme on sait, le partenariat économique, sauf exceptions ponctuelles, n'a pas avancé d'un poil et a été en outre paralysé par l'extension de l'Union européenne vers l'est, l'échéance de 2010 est apparue de plus en plus irréalisable, et les pressions migratoires, illustrées par les assauts sur Ceuta et Melilla, n'ont cessé de s'accroître.
Bref, c'est un échec patent, un de plus, de l'Union européenne. Certes, les pays arabes ont leur part de responsabilité, dénoncée à mots couverts par la Commission européenne :« Le lent rythme des réformes peut expliquer pourquoi les performances économiques ont été plutôt insatisfaisantes. »Autre euphémisme :« On ne peut pas dire que du processus de Barcelone aient résulté des avancées démocratiques significatives. »
En fait, la plupart des dirigeants de ces pays rejettent, poliment, comme l'Egypte ou la Tunisie, ou brutalement, comme l'Algérie, les injonctions européennes à démocratiser leur vie politique et à respecter les droits de l'homme. Et comme l'aide sonnante et trébuchante au "partenariat" est conditionnée par cette évolution, ils y voient un chantage et une humiliation.

L'islam occulté

Les dirigeants européens font semblant de ne pas voir le rôle de l'islam dans cette situation. Comme si c'était un hasard, ou une ... fatalité, que tous ces pays soient musulmans.
Leur mot d'ordre est d'éviter à tout prix le "choc des civilisations". Comme s'il n'était pas assez ... frappant. C'est pourquoi, juste avant le sommet, a eu lieu à Palma de Majorque la session inaugurale du groupe de l'ONU sur« l'Alliance des civilisations ». Un groupe coprésidé par l'ancien directeur de l'Unesco Federico Mayor, et un ... théologien turc. Parrainé par le Premier ministre espagnol Zapatero (à l'origine de l'initiative) et le Premier ministre turc Erdogan, qui se sont fendus l'un et l'autre de belles déclarations consensuelles, avant de se retrouver à Barcelone pour une nouvelle fraternisation, en compagnie notamment de Jacques Chirac, qui a plaidé pour le respect de l'autre, la raison et la tolérance, etc. Et voici que Erdogan se retrouvait ensuite seul dirigeant musulman au sommet Euromed, toujours aussi choyé, et délicieusement consensuel.
La« rivalité d'autrefois »entre empires turc et chrétien« s'est transformée en association positive », a déclaré Zapatero. A cela près que les pays de l'ancien empire turc sont de plus en plus musulmans, et que les pays de l'ancien empire chrétien ont perdu toute référence, hormis leurs incantations démocratiques, leur permettant de s'opposer à l'islam.
Une association positive ? Tant qu'on n'ouvre pas le Coran, on peut toujours rêver ...
Yves Daoudal : National Hebdo du 1 au 7 décembre 2005.
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Messagepar Pat » 14/04/2008 - 18:58

L'UE veut intégrer la Turquie de force

Le procureur de la Cour de cassation turque a déposé devant la Cour constitutionnelle une demande visant à interdire le parti au pouvoir. Il accuse l'AKP d'être "devenu un foyer d'activités allant à l'encontre de la laïcité". En plus, figure une demande d'interdiction d'activités politiques concernant 71 personnes, dont le 1er ministre Erdogan et le président Abdullah Gül. Lundi, la cour a admis la recevabilité du recours.
L’interdiction de l’AKP pourrait compromettre les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. Et cela inquiète les européistes.

Nicolas Sarkozy a confié aussitôt à Pierre Lellouche une mission concernant les relations franco-turques. Ce dernier est parti pour Ankara pour une raison inconnue. Rappelons que Pierre Lellouche est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn a estimé qu'une interdiction du parti islamiste porterait atteinte à cette démocratie 'européenne'.

Le président de la commission parlementaire Turquie/Union européenne a déploré ce procès : "C'est mauvais pour l'image de la Turquie à l'étranger. Je suis sûr que les gens en Europe qui sont opposés à l'adhésion de la Turquie vont être très contents". Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le commissaire européen à l'Elargissement Olli Rehn seront en Turquie du 10 au 12 avril. Selon le porte-parole de Barroso, cette visite doit être l'occasion d'apporter "un message d'appui au renforcement progressif des liens entre l'Union européenne (UE) et la Turquie".

Avant même le résultat des négociations, sans demander l'avis des peuples, les européistes militent activement pour l'intégration de la Turquie dans l'UE. Pire, ils comptent même étouffer toute opposition interne.

En effet, un projet de rapport proposant des modifications au règlement du Parlement européen veut contrôler les droits des eurodéputés à poser des questions. Le règlement serait amendé d’une part sur la quantité de questions posées par eurodéputé, d’autre part sur leur qualité ! Le Président pourra refuser les questions qui outrageraient les "valeurs fondamentales de l'Union européenne".
Michel Janva
http://www.europaegentes.com/
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Messagepar Pat » 22/04/2008 - 15:31

UE: le Maroc vers un “statut avancé”

Par Altermédia
Le premier ministre français est en visite officielle au Maroc.
Répondant au roi Mohamed VI qui souhaitait que son pays soit plus qu’un simple membre associé de l’UE, François Fillon a rappelé l’importance accordée par la France à cette demande.

La diplomatie française affirme placer le dossier parmi les priorités de sa présidence de l’UE qui débute en juillet.

«Le Maroc doit progresser vers ce statut avancé auquel il a droit», a notamment déclaré François Fillon.

D’un statut de membre associé à un “statut avancé”, on s’achemine sans le dire expressément vers un statut de membre de fait.

Après la Turquie et Israël, on connaît donc le troisième membre non européen de l’Union “européenne”.
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Messagepar Pat » 09/05/2008 - 9:51

le désastre européen en quelques chiffres

''L'Union s'impose comme une puissance économique de premier rang, où la croissance et les investissements créeront une nouvelle dynamique au service de l'emploi ", se félicitait Chirac à l'heure de l'élargissement aux dix nouveaux pays. En cinquante-trois ans d'existence, le magma fédéraliste a plutôt été source de désastres politiques et économiques.
./ Traité sur le charbon et l'acier (1951)
- Le secteur des mines qui employait encore 1,86 million de salariés en Europe n'en compte plus que 87 000 aujourd'hui, soit 95 % de mineurs en moins!
- La sidérurgie qui comptait 774 000 emplois en Europe a perdu les deux tiers de ses effectifs.
./ Marché commun (1958)
156 000 chômeurs en France en 1958, 2,7 millions aujourd'hui.
L'industrie a perdu 1,7 million d'emplois en France ces 25 dernières années.
./ Politique agricole commune (1962)
2,75 millions de paysans en 1970, 915000 aujourd'hui. 1,6 million d'exploitations en 1970,660000 aujourd'hui.
./ Europe de la pêche (1983)
11450 bateaux de pêche en 1986, 5 628 au jourd 'hui
./ Acte unique (1986)
3 874 textes réglementaires et législatifs adoptés en 1986, 4 797 en 2003, soit une hausse de 24 %. Le droit européen, c'est 90 000 pages de textes!
./ Accords de Schengen (1990)
1990: 25 000 demandes d'asile, 2003 : 90 000.
3,6 millions d'étrangers en France en 1990, 5 millions en 2002. Selon l'Insee, en 2030, 24 % de la population sera étrangère, soit près de 16 millions de personnes.
Trafic et usage de stupéfiants: "20 600 interpellations en France en 1990, 80 500 en 2000.
./ Traité de Maastricht (1992)
Entre 1992 et 2001, 25 % des cliniques privées et 11 % des établissements publics de santé ont disparu. Le secteur public perd 2 000 médecins et internes entre 1998 et 2001. Les dépenses de recherche sont passées de 2,5 % du PIS à moins de 2 %. Les seules dépenses publiques de recherche de 0,95 % à 0,81 % du PIB.
./ Accords de Marakech (1994)
Démantèlement de l'accord multi-fibres qui permettait d'imposer des quotas d'importations textiles.
En 1994,1600 entreprises employaient 130 000 personnes. En 2003, 25 % des entreprises ont disparu et le secteur n'emploie plus que 110 000 personnes (une perte de 15 % en huit ans).
En trente ans, le secteur textile-habillement a perdu 800 000 emplois.
./ Passage à l'euro (2003)
En décembre 2001, le taux de chômage dans l'Union européenne était de 7,5 % (8,1 % dans les pays ayant adopté l'euro) .
En décembre 2003, le taux de chômage dans l'Union était de 8 % (8,8 % dans les pays de la zone euro).
Les trois pays qui ont gardé leur souveraineté monétaire (Angleterre, Danemark, Suède) ont un taux de chômage moyen de 5,5 % .
L'euro a augmenté face au dollar, monnaie du commerce international, de 15 % en 2002 et de 25 % en 2003, pénalisant les exportations. Dans le même temps, la banque centrale européenne a longtemps attendu pour baisser ses taux d'intérêt, renforçant l'euro et pénalisant les investissements.
La France a enregistré, en 2003, 1 375 plans sociaux, soit une hausse de 26 % par rapport à 2002, 48 000 faillites d'eutreprise (+11,7 % par rapport à 2002), plus de 200 000 licenciements économiques et a perdu 155 000 emplois dans l'industrie en 2002 et 2003.

Ils ont osé le dire ...
"L'Europe qu'il ne faut pas avoir peur d'appeler fédérale" Alain Juppé (Université d'Été de l'UMP, septembre 2003) .
"On doit quitter une culture de souveraineté pour aller vers une culture d'influence dans cette Europe élargie" Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères ( déclaration au Monde le 29/10/2003).
"Il n'y a pas d'antagonisme entre l'Europe et la Nation. L'Europe c'est une nouvelle nation, une forme inédite et jamais conçue de souveraineté commune des nations" Jean-Pierre Raffarin à l'Assemblée nationale (25/11/2003).
"Il faut avoir le courage de faire de la politique dans le cadre mondial en renonçant à la souveraineté populaire nationale" Alain Lipietz, député européen des Verts.
"La croissance équilibrée doit permettre l'immigration régulière afin de garantir l'absorption dans notre société d'une nouvelle réalité de citoyens" Romano Prodi, président de la Commission européenne.
Français d'Abord ! juin 2004 -
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