La Turquie dans l'Europe les preuves !
Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
C'sont pas les gauchos le problème, ce sont les EU et autres organisations !
Plutôt mourir que trahir...
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Tsinapah a écrit :C'sont pas les gauchos le problème, ce sont les EU et autres organisations !
Tout à fait d'accord !!!
Le technocrates européens feignent de prendre acte des sensibilités de population qui composent l'UE.
Mais dès que ça va pas dans le sens de la ligne qu'ils ont tracé dans le traité et dans les objectifs qu'ils ont secrètement fixés, ils adoptent une politique partisane à la défense de leur unique volonté, et écartent par des arrêtés décrets ou parades immorales tous actes qui pourraient leur être préjudiciable.
Le référendum sur le traité est une preuve, le référendum sur la Turquie en apporte la certitude.
Pour autant lutter contre cette parasitaire institution, ne peut pas se faire comme si nous manifestions dans les rues contre Royal, ou quiconque.
Elle ne peut être menée que par des instances politiques fortes, qui approuvent l'idée et vont dans le sens de la demande des peuples.
L'identité nationale, prend de plus en plus de place dans l'esprit des gens, parce qu'il ne se retrouvent pas dans cette Europe technocratique de liberté d'immigration, de droits sociaux incohérents, de décisions rocambolesques.
Le peuples aiment leur terre, ils ne veulent pas devenir un territoire sous rattachement États-ONUsien, ils veulent être entendus, garder leur indépendance nationale dans les décisions qui doivent être prises et qui incombent à leurs modes de vie, leur culture, leur politique, rattachés à une Europe de force économique équitable aux états, et non pas décisionnaires des problèmes internes, dont bien souvent elle est la cause et à l'origine.
C'est pour cela qu'il faut être unis pour garder nos valeurs, nos cultures, nos droits, nos avantages, et pour celà il n'y a pas d'autres partis que celui du Front National, qui puisse être le garant de la défense de nos demandes, car jusqu'a preuve du contraire, il les défends depuis tellement longtemps, et nous sommes, à l'échelle populaire si peu à les comprendre et encore moins à les entendre, car le Front est toujours attaqué sur son flanc gauche, par tous ceux qui défendent l'intérêt d'une politique commune l'UMPS, et dont l'argument est, et reste inchangé depuis 30 ans parce qu'il est efficace, le racisme.
Jamais un politicien externe au FN ne vient tacler un frontiste sur les idées de défense du droit citoyen, du droit du travail, de la valeur famille, des choix économiques qui mettent à jour les mauvais choix faits ou peut être la volonté de les faire, il brodera sur ces sujets pour mieux conduire le peuple au but défini sous couvert de démocratie, non, jamais il ne s'aventure trop longtemps, c'est toujours sur le même refrain, l'immigration, les mêmes réponses, la discrimination, l'anti droit de l'hommiste. on tourne en rond, et la majorité des gens tombent dans le panneau, parce qu'en fait le FN, n'a pas les outils nécessairement important en nombre et diffusions médiatique aux heures de grandes écoutes pour faire prendre conscience au gens des dangers qui les guettent.
La seule solution pour enrailler la mécanique bien huilée, celle qui n'apporte on le voit aucune garantie aux peuples, si les partis de défense nationales sont en phases, sera et reste les Européennes.
Il faudrait montrer aux peuplades européennes qui ont conscience justement qu'il ne peuvent pas avoir confiance, qu'elle ne doit pas être une Europe fédérale car elle est un danger finalement pour les états, pour leur défense, pour leur droits, et leurs identités.
Ce serait et sera formidable, si enfin, par le biais de revendications toutes simples et d'authenticités marquées, nous pouvions mettre à terre ce mastodonte inefficace, irresponsable, immoral, irrespectueux des attentes pour lesquelles ils coûtent cher à tous pour rien, ou bénéficie seulement à quelques uns, si enfin, c'était le coup de grâce par le biais des partis nationalistes porteurs des voies et colères des peuples.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
L'adhésion de la Turquie à l'UE interdite... par les traités européens
NOUVEAU camouflet infligé au chef de l'Etat par les parlementaires UMP : alors que le premier voulait supprimer l'obligation d'organiser une consultation populaire pour ratifier tout nouvel élargissement de l'Union européenne, la commission des lois à l'Assemblée nationale a décidé le 9 mai que le recours au référendum resterait obligatoire pour l'adhésion de pays représentant « au moins 5 % de la population européenne », soit la Russie, l'Ukraine ... et la Turquie. Et l'Elysée a dû se rallier à cette disposition.
Invitée quelques jours plus tôt du « Grand Jury » LCI-RTL, la ministre de l'Ecologie avait défendu le projet de révision constitutionnelle adopté le 23 avril par le Conseil des ministres avant sa présentation au Parlement, et manifesté son étonnement : pourquoi faudrait-il mobiliser tous les citoyens pour consacrer une évidence comme la vocation de la Suisse à adhérer à l'Union Européenne et ne pas adopter comme règle de conduite que le Parlement soit saisi des candidatures de pays situés en Europe (sous-entendu comme l'Ukraine) et que le recours au référendum soit réservé à celles de pays situés en-dehors de l'Europe (comme la Turquie) ?
Mais la vraie question, que personne ne semble envisager, est ailleurs : quelle que soit l'importance de sa population, comment un pays situé « hors d'Europe » qu'il s'agisse de la Turquie ou d'Israël peut-il être considéré comme un « Etat européen » au sens de tous les traités ? car, du traité de Rome en 1957 (en son art. 237) au projet initial de constitution de 2005 (repris dans le nouveau Traité Constitutionnel), en passant par le traité de Maastricht en 1992 (art. "0") et celui d'Amsterdam en 1997 (art. 49), c'est la qualité d'être un « Etat européen » qui est requise en cas de demande d'adhésion. C'est à la suite d'une longue opération de brouillage ("obfuscation" disent les Anglais de façon plus évocatrice) qu'un membre du gouvernement français en arrive à considérer normal que l'accession à l'Union soit ouverte à des « Etats non européens ».
Le truquage a commencé avec la séparation de l'exigence géographique de particularités de comportement, évidemment moins contraignantes et toujours susceptibles de justifier une période d'adaptation, dont doivent s'affubler les pays candidats (on parle de "principes », de "valeurs", d'''objectifs", etc.) De plus, ce sont ces comportements détaillés qui sont mis en avant ; ainsi l'art. 6 domine-t-il l'art. 49 du traité d'Amsterdam précité, tandis que l'art. 1- 2 du projet de constitution vient encore plus en avant de l'art. 1- 58. C'est la définition des « critères de Copenhague » par une simple décision du conseil européen de juin 1993 qui avait ouvert la voie car, invoqués à tort et à travers, ils occupaient toute la problématique de l'adhésion, la revendication essentielle d'un pays barré par sa géographie comme la Turquie étant l'égalité de traitement par rapport à ces seuls critères. Cette revendication de la Turquie, tacitement admise, faisait d'ailleurs suite à une bénévolence, tout aussi tacite, qui l'assimilait aux « pays associés d'Europe centrale et orientale » dont elle ne faisait pas partie. Sacrée géographie, on la gomme !
Autre catégorie de truqueurs, les Commissaires européens et leurs fonctionnaires qui mirent en place des dispositifs divers de "pré-adhésion, dont certains financiers avant même l'ouverture de négociations d'adhésion, qui poursuivirent celles-ci sans tenir compte de différents obstacles ni de l'avertissement fourni par deux référendums négatifs et qui, comble des combles, autorisèrent la Turquie à participer avec le même nombre de représentants que les pays membres à la discussion et aux votes relatifs au projet de Constitution.
Sans parler des "géographes" qui rivalisent de servilité en acceptant de mettre en cause l'évidence qui veut que depuis la plus haute antiquité, l'Asie mineure se trouve ... en Asie.
Reste que si la ministre reconnaît que la Turquie n'est pas en Europe mais accepte l'éventualité d'un référendum sur son adhésion, elle commet une bourde qui résulte de sa méconnaissance de la nature des actes internationaux que sont les traités régulièrement ratifiés qui ont valeur de loi.
La conséquence de ces traités devrait être la poursuite devant la Cour européenne de Justice des Etats qui ont enfreint leurs dispositions. Une des fonctions de cette Cour est en effet de veiller à ce que les Etats membres respectent les « obligations qui leur incombent en vertu des traités », dont celle de se conformer à leur texte. Comme tous les Etats qui ont entamé et qui poursuivent des négociations avec un Etat non européen sont en faute, il faudrait qu'une disposition soit introduite dans la législation européenne pour qu'une action citoyenne collective puisse être mise en place, telle que celle prévue par l'art. 1- 47 du projet de Constitution.
Il ne faut malheureusement pas compter sur le président français, malgré son opposition récemment réaffirmée (ou plutôt réaffichée) à l'entrée de la Turquie dans l'Union, pour oser se désolidariser de ses partenaires, exiger d'eux le respect des traités et interrompre quelque forme de négociation que ce soit avec un pays asiatique.
Un appel urgent au secours est adressé aux hommes politiques et aux juristes pour profiter de l'occasion et faire en sorte que l'on revienne à la règle fondamentale énoncée depuis le traité de Rome et toujours réaffirmée depuis : « l'Europe aux Européens », quelle que soit d'ailleurs leur religion.
Pierre AERTS. Rivarol du 23 mai 2008
NOUVEAU camouflet infligé au chef de l'Etat par les parlementaires UMP : alors que le premier voulait supprimer l'obligation d'organiser une consultation populaire pour ratifier tout nouvel élargissement de l'Union européenne, la commission des lois à l'Assemblée nationale a décidé le 9 mai que le recours au référendum resterait obligatoire pour l'adhésion de pays représentant « au moins 5 % de la population européenne », soit la Russie, l'Ukraine ... et la Turquie. Et l'Elysée a dû se rallier à cette disposition.
Invitée quelques jours plus tôt du « Grand Jury » LCI-RTL, la ministre de l'Ecologie avait défendu le projet de révision constitutionnelle adopté le 23 avril par le Conseil des ministres avant sa présentation au Parlement, et manifesté son étonnement : pourquoi faudrait-il mobiliser tous les citoyens pour consacrer une évidence comme la vocation de la Suisse à adhérer à l'Union Européenne et ne pas adopter comme règle de conduite que le Parlement soit saisi des candidatures de pays situés en Europe (sous-entendu comme l'Ukraine) et que le recours au référendum soit réservé à celles de pays situés en-dehors de l'Europe (comme la Turquie) ?
Mais la vraie question, que personne ne semble envisager, est ailleurs : quelle que soit l'importance de sa population, comment un pays situé « hors d'Europe » qu'il s'agisse de la Turquie ou d'Israël peut-il être considéré comme un « Etat européen » au sens de tous les traités ? car, du traité de Rome en 1957 (en son art. 237) au projet initial de constitution de 2005 (repris dans le nouveau Traité Constitutionnel), en passant par le traité de Maastricht en 1992 (art. "0") et celui d'Amsterdam en 1997 (art. 49), c'est la qualité d'être un « Etat européen » qui est requise en cas de demande d'adhésion. C'est à la suite d'une longue opération de brouillage ("obfuscation" disent les Anglais de façon plus évocatrice) qu'un membre du gouvernement français en arrive à considérer normal que l'accession à l'Union soit ouverte à des « Etats non européens ».
Le truquage a commencé avec la séparation de l'exigence géographique de particularités de comportement, évidemment moins contraignantes et toujours susceptibles de justifier une période d'adaptation, dont doivent s'affubler les pays candidats (on parle de "principes », de "valeurs", d'''objectifs", etc.) De plus, ce sont ces comportements détaillés qui sont mis en avant ; ainsi l'art. 6 domine-t-il l'art. 49 du traité d'Amsterdam précité, tandis que l'art. 1- 2 du projet de constitution vient encore plus en avant de l'art. 1- 58. C'est la définition des « critères de Copenhague » par une simple décision du conseil européen de juin 1993 qui avait ouvert la voie car, invoqués à tort et à travers, ils occupaient toute la problématique de l'adhésion, la revendication essentielle d'un pays barré par sa géographie comme la Turquie étant l'égalité de traitement par rapport à ces seuls critères. Cette revendication de la Turquie, tacitement admise, faisait d'ailleurs suite à une bénévolence, tout aussi tacite, qui l'assimilait aux « pays associés d'Europe centrale et orientale » dont elle ne faisait pas partie. Sacrée géographie, on la gomme !
Autre catégorie de truqueurs, les Commissaires européens et leurs fonctionnaires qui mirent en place des dispositifs divers de "pré-adhésion, dont certains financiers avant même l'ouverture de négociations d'adhésion, qui poursuivirent celles-ci sans tenir compte de différents obstacles ni de l'avertissement fourni par deux référendums négatifs et qui, comble des combles, autorisèrent la Turquie à participer avec le même nombre de représentants que les pays membres à la discussion et aux votes relatifs au projet de Constitution.
Sans parler des "géographes" qui rivalisent de servilité en acceptant de mettre en cause l'évidence qui veut que depuis la plus haute antiquité, l'Asie mineure se trouve ... en Asie.
Reste que si la ministre reconnaît que la Turquie n'est pas en Europe mais accepte l'éventualité d'un référendum sur son adhésion, elle commet une bourde qui résulte de sa méconnaissance de la nature des actes internationaux que sont les traités régulièrement ratifiés qui ont valeur de loi.
La conséquence de ces traités devrait être la poursuite devant la Cour européenne de Justice des Etats qui ont enfreint leurs dispositions. Une des fonctions de cette Cour est en effet de veiller à ce que les Etats membres respectent les « obligations qui leur incombent en vertu des traités », dont celle de se conformer à leur texte. Comme tous les Etats qui ont entamé et qui poursuivent des négociations avec un Etat non européen sont en faute, il faudrait qu'une disposition soit introduite dans la législation européenne pour qu'une action citoyenne collective puisse être mise en place, telle que celle prévue par l'art. 1- 47 du projet de Constitution.
Il ne faut malheureusement pas compter sur le président français, malgré son opposition récemment réaffirmée (ou plutôt réaffichée) à l'entrée de la Turquie dans l'Union, pour oser se désolidariser de ses partenaires, exiger d'eux le respect des traités et interrompre quelque forme de négociation que ce soit avec un pays asiatique.
Un appel urgent au secours est adressé aux hommes politiques et aux juristes pour profiter de l'occasion et faire en sorte que l'on revienne à la règle fondamentale énoncée depuis le traité de Rome et toujours réaffirmée depuis : « l'Europe aux Européens », quelle que soit d'ailleurs leur religion.
Pierre AERTS. Rivarol du 23 mai 2008
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Pour en finir avec le traité de Lisbonne... et l'Union pour la Méditerranée !
A PEINE le non franc et massif des Irlandais (53,5 %) au traité de Lisbonne était-il avéré que ce n'était qu'un cri à Bruxelles : comment la Verte Erin peut-elle être si ingrate, elle qui sans les subventions européennes ne serait toujours qu'une nation de pauvres hères ? Eh bien non, l'Irlande ne s'est pas montrée ingrate : elle a fait au contraire à l'Europe un inestimable cadeau en rejetant un texte funeste pour l'ensemble des Vingt-Sept. Et que d'autres peuples auraient également refusé si on avait osé leur donner la parole, comme les Français puis les Néerlandais avaient en mai-juin 2005 sonné le glas de la Constitution européenne (dont le traité dit "simplifié" n'est qu'un ersatz encore plus illisible avec ses 3 000 pages) en émettant eux aussi un non catégorique bien qu'on leur eût répété qu'il n'y aurait pas de « plan B ». Ce qu'on a dit également, et sans plus de succès, aux Irlandais. Dont l'on va maintenant passer le vote par pertes et profits - c'est le sens de la scandaleuse « déclaration commune » immédiatement publiée par Berlin et Paris pour préciser qu'il n'était pas question de suspendre la ratification du traité de Lisbonne, alors même que ce traité doit être ratifié à l'unanimité des Etats membres -, tout en s'acharnant à culpabiliser les ''déviants''. Quand les politiques et les technocrates, qui ont transformé le magnifique idéal de communauté de destins européenne en machine à nier les identités, à étouffer le génie national des peuples et à les ligoter dans un carcan de directives staliniennes et souvent absurdes, sont les premiers responsables, et coupables, du rejet croissant du monstre froid qu'est devenue Bruxelles, simple rouage du rouleau-compresseur mondialiste. Au demeurant, il est assez cocasse de reprocher aux Irlandais, célébrés pour leur héroïque résistance à l'hégémonisme britannique, leur résistance au totalitarisme eurocratique.
VICTIME collatérale de ce rejet : Nicolas Sarkozy qui, après s'être présenté l'automne dernier comme le deus ex machina du traité remanié (dont le véritable artisan avait été Angela Merkel), comptait faire à partir du 1 er juillet prochain de la présidence française de l'Union européenne l'apogée de son mandat, à partir duquel il voyait sa cote de popularité s'envoler et lui-même acquérir la plus flatteuse stature internationale. D'autant que la prise de cette présidence aurait été précédée le 12 juin par le sommet des 68 Etats donateurs de l'Afghanistan organisé à Paris sous son égide, fin juin par un triomphe de notre équipe de foot à l'Euro 2008, et suivie le 13 juillet par le Sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) imaginée tout exprès pour faire du Nabotléon de la Puzsta et de la Mallah confondues l'un des très grands de ce monde.
LAS ! Le Onze tricolore, pourtant incarnation de la "diversité" tant célébrée en haut lieu, n'a apporté que déception à notre Elyséen avec le nul très nul devant la Roumanie, le cuisant 4 à 1 infligé par les Bataves en ce décidément sinistre vendredi 13 puis, le 17 juin, leur élimination non moins humiliante (2 à 0) par les Italiens. Certes, piètre consolation, la réunion sur l'Afghanistan, dont la survie dépend à 90 % de l'aide étrangère, a été un succès : près de 20 milliards de dollars ont été promis dont 10,2 milliards de dollars sur deux ans par les Etats-Unis cependant que la France s'engageait à tripler son aide, qui atteindra 107 millions pour la période 2008-2010, comme si elle voulait se faire pardonner d'envoyer toujours plus de soldats renforcer l'armada américaine. D'ailleurs, pour Sarkozy, soutenir le régime du président Hamid Karzaï est « le devoir de tous les démocrates » car « la victoire finale de ce gouvernement sera celle d'un monde libre respectueux de la dignité des femmes et des hommes »,
Mais si le gouvernement Karzaï est (très relativement) respectueux des droits de l'homme, il est surtout l'un des plus pourris du Tiers-Monde - où la lutte pour la palme est pourtant rude. Selon Ramazan Bachardoust, député et ancien ministre afghan du Plan, la " corruption généralisée" a pris en effet de telles proportions dans son pays, y compris à la tête de l'Etat, que le rapport 2007 de la Commission indépendante contre la corruption pourtant créée il y a trois ans par Karzaï, a été classé top secret. Et pour cause puisqu'il établirait l'évaporation entre autres de 160 000 dollars au ministère des Transports et de 2 millions au ministère de l'Education, le propre frère du président étant quant à lui impliqué, ainsi que de nombreuses Excellences, dans un tentaculaire trafic de drogue. Conclusion de Ramazan Bachardoust : « L'argent qui arrive à Kaboul ne sert ni à la population ni au développement du pays. Grâce aux dollars de l'aide internationale, les membres du gouvernement mènent des vies de maharadjahs. Le ministre des Finances, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat roulent avec des voitures à 200 000 dollars ... Voilà à quoi sert l'argent des contribuables français, anglais ou américains : il faut qu'ils le sachent ! » (1).
Les voilà donc informés : alors que nos « caisses sont vides » de l'aveu même de l'Elyséen, qui n'en augmente pas moins frénétiquement ses propres dépenses, 107 nouveaux millions vont donc enrichir une bande de corrompus exotiques, le déploiement du contingent français en Afghanistan, à seule fin de satisfaire l'ego et l'américanomanie de notre président, étant encore plus onéreux.
ET combien coûteront le sommet de l'Union pour la Méditerranée (Union bizarrement étendue à la Mauritanie. Pourquoi pas à l'Iran ?)
puis la mise en place de cette structure, et pour quels résultats ? Tout aussi humiliant pour l'Elyséen que le non des Irlandais, le refus du Libyen Kadhafi de se commettre aux festivités du 13 juillet, malgré les prévenances dont Paris l'avait comblé lors de son interminable visite en décembre dernier, illustre le mirage de relations fiables et durables avec certains pays, certains dirigeants. Pour attirer les chefs d'Etat arabes renâclant à s'asseoir le 13 juillet à la même table qu'Israël (qui multiplie les implantations dans les Territoires au point que Condoleezza Rice s'en est dite « très préoccupée » et aggrave le blocus de Gaza), Sarkozy a dû se résoudre à inviter le Syrien Bachar el-Assad - qui, en assistant au défilé du 14-Juillet, aura peut-être une pensée pour nos malheureux paras du Drakkar, pulvérisés en 1983 dans un attentat à la bombe où Damas avait plus sûrement trempé que dans l'assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri. Certes, on peut saluer cette initiative, mais tout en se souvenant qu'il y a peu, notre président déclinait tout rapprochement avec ceux qui ont partie liée avec l'Iran - dont Assad - ce qui en dit long sur sa versatilité.
Avant Fillon sur France 2 le 12 juin, Sarkozy avait aussi, et en maintes occasions, clamé son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Or, c'est lui qui a profité de la révision constitutionnelle pour supprimer le référendum prévu par Chirac sur cette intégration, et, un amendement ayant été voté à l'Assemblée pour rétablir cette indispensable consultation, l'a fait supprimer le 11 juin par des sénateurs a sa dévotion : quelle catastrophe en effet si le Grand Turc, vexé, boudait le baptême de l'UPM ! Périsse donc l'Europe sous les coups de boutoir ottomans pourvu que le grand œuvre sarkozyen demeure dans toutes les mémoires ... Il en va du prestige de la France, ce qui est accessoire, et de la reconduction de son président, ce qui est primordial, mais compromis par le vote irlandais. Espérons en effet qu'en 2012, le pays réel saura se souvenir comment le prétendu « président du pouvoir d'achat », qui a en réalité paupérisé les Français, et de plus aggravé l'invasion sous prétexte d'« immigration choisie », l'aura en outre muselé sur l'Europe, livrant ses destinées à une clique d'élus tout acquis au mondialisme.
Rivarol du 20 juin 2008
<galic@rivarol.com>.
(1) Du moins les aides européennes à la République d'Eire auront-elles été bien employées, elles, puisque les 4 millions d'Irlandais ont désormais le plus haut niveau de vie d'Europe derrière les Luxembourgeois.
A PEINE le non franc et massif des Irlandais (53,5 %) au traité de Lisbonne était-il avéré que ce n'était qu'un cri à Bruxelles : comment la Verte Erin peut-elle être si ingrate, elle qui sans les subventions européennes ne serait toujours qu'une nation de pauvres hères ? Eh bien non, l'Irlande ne s'est pas montrée ingrate : elle a fait au contraire à l'Europe un inestimable cadeau en rejetant un texte funeste pour l'ensemble des Vingt-Sept. Et que d'autres peuples auraient également refusé si on avait osé leur donner la parole, comme les Français puis les Néerlandais avaient en mai-juin 2005 sonné le glas de la Constitution européenne (dont le traité dit "simplifié" n'est qu'un ersatz encore plus illisible avec ses 3 000 pages) en émettant eux aussi un non catégorique bien qu'on leur eût répété qu'il n'y aurait pas de « plan B ». Ce qu'on a dit également, et sans plus de succès, aux Irlandais. Dont l'on va maintenant passer le vote par pertes et profits - c'est le sens de la scandaleuse « déclaration commune » immédiatement publiée par Berlin et Paris pour préciser qu'il n'était pas question de suspendre la ratification du traité de Lisbonne, alors même que ce traité doit être ratifié à l'unanimité des Etats membres -, tout en s'acharnant à culpabiliser les ''déviants''. Quand les politiques et les technocrates, qui ont transformé le magnifique idéal de communauté de destins européenne en machine à nier les identités, à étouffer le génie national des peuples et à les ligoter dans un carcan de directives staliniennes et souvent absurdes, sont les premiers responsables, et coupables, du rejet croissant du monstre froid qu'est devenue Bruxelles, simple rouage du rouleau-compresseur mondialiste. Au demeurant, il est assez cocasse de reprocher aux Irlandais, célébrés pour leur héroïque résistance à l'hégémonisme britannique, leur résistance au totalitarisme eurocratique.
VICTIME collatérale de ce rejet : Nicolas Sarkozy qui, après s'être présenté l'automne dernier comme le deus ex machina du traité remanié (dont le véritable artisan avait été Angela Merkel), comptait faire à partir du 1 er juillet prochain de la présidence française de l'Union européenne l'apogée de son mandat, à partir duquel il voyait sa cote de popularité s'envoler et lui-même acquérir la plus flatteuse stature internationale. D'autant que la prise de cette présidence aurait été précédée le 12 juin par le sommet des 68 Etats donateurs de l'Afghanistan organisé à Paris sous son égide, fin juin par un triomphe de notre équipe de foot à l'Euro 2008, et suivie le 13 juillet par le Sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) imaginée tout exprès pour faire du Nabotléon de la Puzsta et de la Mallah confondues l'un des très grands de ce monde.
LAS ! Le Onze tricolore, pourtant incarnation de la "diversité" tant célébrée en haut lieu, n'a apporté que déception à notre Elyséen avec le nul très nul devant la Roumanie, le cuisant 4 à 1 infligé par les Bataves en ce décidément sinistre vendredi 13 puis, le 17 juin, leur élimination non moins humiliante (2 à 0) par les Italiens. Certes, piètre consolation, la réunion sur l'Afghanistan, dont la survie dépend à 90 % de l'aide étrangère, a été un succès : près de 20 milliards de dollars ont été promis dont 10,2 milliards de dollars sur deux ans par les Etats-Unis cependant que la France s'engageait à tripler son aide, qui atteindra 107 millions pour la période 2008-2010, comme si elle voulait se faire pardonner d'envoyer toujours plus de soldats renforcer l'armada américaine. D'ailleurs, pour Sarkozy, soutenir le régime du président Hamid Karzaï est « le devoir de tous les démocrates » car « la victoire finale de ce gouvernement sera celle d'un monde libre respectueux de la dignité des femmes et des hommes »,
Mais si le gouvernement Karzaï est (très relativement) respectueux des droits de l'homme, il est surtout l'un des plus pourris du Tiers-Monde - où la lutte pour la palme est pourtant rude. Selon Ramazan Bachardoust, député et ancien ministre afghan du Plan, la " corruption généralisée" a pris en effet de telles proportions dans son pays, y compris à la tête de l'Etat, que le rapport 2007 de la Commission indépendante contre la corruption pourtant créée il y a trois ans par Karzaï, a été classé top secret. Et pour cause puisqu'il établirait l'évaporation entre autres de 160 000 dollars au ministère des Transports et de 2 millions au ministère de l'Education, le propre frère du président étant quant à lui impliqué, ainsi que de nombreuses Excellences, dans un tentaculaire trafic de drogue. Conclusion de Ramazan Bachardoust : « L'argent qui arrive à Kaboul ne sert ni à la population ni au développement du pays. Grâce aux dollars de l'aide internationale, les membres du gouvernement mènent des vies de maharadjahs. Le ministre des Finances, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat roulent avec des voitures à 200 000 dollars ... Voilà à quoi sert l'argent des contribuables français, anglais ou américains : il faut qu'ils le sachent ! » (1).
Les voilà donc informés : alors que nos « caisses sont vides » de l'aveu même de l'Elyséen, qui n'en augmente pas moins frénétiquement ses propres dépenses, 107 nouveaux millions vont donc enrichir une bande de corrompus exotiques, le déploiement du contingent français en Afghanistan, à seule fin de satisfaire l'ego et l'américanomanie de notre président, étant encore plus onéreux.
ET combien coûteront le sommet de l'Union pour la Méditerranée (Union bizarrement étendue à la Mauritanie. Pourquoi pas à l'Iran ?)
puis la mise en place de cette structure, et pour quels résultats ? Tout aussi humiliant pour l'Elyséen que le non des Irlandais, le refus du Libyen Kadhafi de se commettre aux festivités du 13 juillet, malgré les prévenances dont Paris l'avait comblé lors de son interminable visite en décembre dernier, illustre le mirage de relations fiables et durables avec certains pays, certains dirigeants. Pour attirer les chefs d'Etat arabes renâclant à s'asseoir le 13 juillet à la même table qu'Israël (qui multiplie les implantations dans les Territoires au point que Condoleezza Rice s'en est dite « très préoccupée » et aggrave le blocus de Gaza), Sarkozy a dû se résoudre à inviter le Syrien Bachar el-Assad - qui, en assistant au défilé du 14-Juillet, aura peut-être une pensée pour nos malheureux paras du Drakkar, pulvérisés en 1983 dans un attentat à la bombe où Damas avait plus sûrement trempé que dans l'assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri. Certes, on peut saluer cette initiative, mais tout en se souvenant qu'il y a peu, notre président déclinait tout rapprochement avec ceux qui ont partie liée avec l'Iran - dont Assad - ce qui en dit long sur sa versatilité.
Avant Fillon sur France 2 le 12 juin, Sarkozy avait aussi, et en maintes occasions, clamé son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Or, c'est lui qui a profité de la révision constitutionnelle pour supprimer le référendum prévu par Chirac sur cette intégration, et, un amendement ayant été voté à l'Assemblée pour rétablir cette indispensable consultation, l'a fait supprimer le 11 juin par des sénateurs a sa dévotion : quelle catastrophe en effet si le Grand Turc, vexé, boudait le baptême de l'UPM ! Périsse donc l'Europe sous les coups de boutoir ottomans pourvu que le grand œuvre sarkozyen demeure dans toutes les mémoires ... Il en va du prestige de la France, ce qui est accessoire, et de la reconduction de son président, ce qui est primordial, mais compromis par le vote irlandais. Espérons en effet qu'en 2012, le pays réel saura se souvenir comment le prétendu « président du pouvoir d'achat », qui a en réalité paupérisé les Français, et de plus aggravé l'invasion sous prétexte d'« immigration choisie », l'aura en outre muselé sur l'Europe, livrant ses destinées à une clique d'élus tout acquis au mondialisme.
Rivarol du 20 juin 2008
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(1) Du moins les aides européennes à la République d'Eire auront-elles été bien employées, elles, puisque les 4 millions d'Irlandais ont désormais le plus haut niveau de vie d'Europe derrière les Luxembourgeois.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Non à Istanbul, capitale européenne de la culture !
LA TURCOPHILIE des cercles officiels européens trouve une nouvelle illustration dans la façon dont l'ex-Constantinople a été désignée comme capitale européenne de la culture. Les autorités européennes justifient ce choix par le double souci de ménager les Etats-Unis, dont le président vient à nouveau de plaider la cause turque, soucieux d'asseoir leur emprise militaro-économique sur une région qu'ils considèrent comme vitale (pétrole, Israël), et de ménager les pays musulmans, d'autant plus sensibles sur les plans religieux et sociétal qu'ils peuvent s'appuyer sur d'importantes communautés immigrées. La sauvegarde de tout cela mérite bien par-ci par-là un petit accroc à la règle du « primum mihi » égoïste qui est celle des organismes politiques ordinaires.
DES EXPÉDIENTS ACROBATIQUES
Le Centre d'Information sur l'Europe, fondé en 1992 par le gouvernement français et la Commission européenne, a ouvert sur Internet le portail « Toute l'Europe », qui décrit comme suit les modalités de l'accès à une désignation comme Capitale européenne de la Culture : « Tout Etat membre de l'Union européenne AINSI QUE LA TURQUIE peut voir une de ses villes devenir Capitale européenne de la Culture (CEC). » Or, ceci n'est que partiellement exact parce que l'art. 4 de la décision 1 499 de 1999 accorde cette faculté à tous « les pays européens tiers », Il y a d'autant moins matière à gloser sur l'exception Turquie qu'un « pays européen, tiers » reste un « pays européen », ce que n'est pas la Turquie aux termes des traités européens (voir notre article du 23 mai).
La désignation d'Istanbul comme CEC présente une autre particularité : c'est en vertu de cet article 4 que le Conseil fait ce choix, à Bruxelles, le 23 octobre 2006. C'est-à-dire un jour seulement avant que la décision 1 622 du Parlement et du Conseil, prise à Strasbourg, n'énumère dans son annexe quels sont les Etats Membres qui étaient invités à accueillir les CEC entre 2007 et 2019. Cette énumération reprend celle qui avait été faite par la décision 649 du 10 avril 2005, leur particularité commune étant de jumeler de 2009 à 2019 un pays nouvellement admis au sein de l'Union avec un pays membre plus ancien.
Il est remarquable que ni l'annexe de 1999 ni celles de 2005 et 2006, n'aient mentionné l'éventualité de la désignation de la Norvège pour Stavanger consacrée comme CEC le 27 mai 2004, et de la Turquie pour Istanbul, promue à la même dignité le 23 octobre 2006. Ces listes, sauf celles de 1999, font pourtant mieux que de fixer les conditions de préséance et de jumelage pour la période débutant en 2009 ; elles indiquent aussi l'ordre des manifestations précédant les jumelages entre Etats membres. On devrait donc y trouver la Norvège pour 2008 sinon la Turquie pour 2010. Fait-on donc l'impasse sur le nom des pays tiers, remplacés par celle des villes, car cela pourrait susciter des réactions hostiles ?
En tout état de cause, la complaisance des membres du jury devant examiner le cas de la Turquie était acquise : à côté du Britannique lord Smith of Finsbury, désigné par la Commission (il avait déjà participé à la désignation de Liverpool comme CEC pour 2008), c'est un autre Britannique qui fut choisi par le Conseil, et pas le moindre puisque la présidence du jury en question lui fut d'emblée confiée avec la prérogative d'établir le rapport de celui-ci ; il s'agissait de sir Jeremy Iaacs, homme d'influence qui avait notamment produit des programmes de télévision avant de créer « Channel Four », sa propre chaîne.
Comme on connaît la prédilection des Anglo-Saxons pour la Turquie (les Britanniques n'ont quitté l'île de Chypre, où ils ont conservé des bases militaires, qu'en 1959, date de l'accord anglo-helléno-turc de Zürich), la seule alternative à Istanbul, à savoir la ville de Kiev, n'était pas crédible.
Certes les officiels européens, après les membres du jury, n'ont eu de cesse de proclamer que le choix d'Istanbul n'avait aucune incidence sur les perspectives d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, mais il ne faut pas chercher très loin pour voir démolie cette fiction par les Turcs eux-mêmes. Ainsi, à peine les propositions du jury avaient-elles été communiquées le 11 avril 2006, et bien avant la décision formelle du Conseil du 24 octobre, Nuri Kolakoglou, chef du Comité exécutif soutenant la candidature de la ville, déclarait que l'année 2010 coïnciderait avec la dernière phase des négociations pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Et le lendemain, c'est le Premier ministre R. T. Erdogan lui-même qui confirmait que « la promotion du riche héritage culturel d'Istanbul influerait positivement sur le processus des négociations d'adhésion ».
La liste des prochaines manifestations culturelles initiées par les CEC montre combien toutes les dispositions antérieures ont plié devant la nécessité de caser Istanbul en bonne place puisque si, pour les raisons exposées plus haut, ces manifestations doivent être conduites par deux villes européennes jumelées de 2009 à 2019, la ville turque d'Istanbul s'imposera et viendra se greffer aux villes d'Essen (Allemagne) et de Pecs (comme par hasard la plus "turque" des villes hongroises avec sa mosquée) pour former une triade tout à fait exceptionnelle. De plus, c'est certainement par un autre pur hasard que 2010 sera la dernière année où les villes de « pays européens tiers » auront pu présenter leur candidature vu que la décision 1 622/2006 a supprimé cette faculté en abrogeant l'art. 4 de la décision 1 419/1999.
En dehors de ces considérations de technique légistique, le caractère foncièrement anti-européen de la ville turque qui était la plus susceptible de séduire certains en jetant le voile sur la masse anatolienne et sur les - soubresauts qui l'affectent et qui la menacent plus encore - pourrait se révéler en jetant un coup d'œil sur les trois sites les plus appréciés des visiteurs :
- Sainte-Sophie, bâtie plus de 900 ans avant la conquête de Byzance, à une époque où les Seldjoukides nomadisaient encore entre Syr-Daria et la mer d'Aral, a été convertie en mosquée-musée comme une vingtaine d'anciennes églises devenues, elles, des mosquées opérationnelles.
- Le palais de Topkapi dont la pièce maîtresse est l'ancien sérail où les sultans détenaient eunuques et concubines, de préférence de souche européenne qui se trouvaient représenter ainsi le tout dernier avatar de l'esclavagisme musulman en territoire européen puisque ce n'est que le 5 mars 1924 que le quotidien français L'Intransigeant titrait : « Le Calife (n.b. : destitué par Kemal Ataturk) et 35 "princesses" seraient en partance pour l'Egypte ».Un film sur le même sujet « Le Dernier Harem » date, lui, de 1999 ; c'était hier et cela n'a dérangé personne.
- Deux superbes mosquées dominent la ville, vue de Galata ; l'une est la Suleymanie par référence à Soliman le Magnifique, l'autre celle du Sultan Mebmet, le Conquérant, et pas seulement de Constantinople puisqu'il poussa des incursions dans toutes les directions et jusqu'en Italie. Pas étonnant dès lors que des Stambouliotes aient conçu le projet de lui élever une statue de trente mètres de haut.
Vous avez dit "conquêtes" ? Une terminologie bien agressive de la part d'humbles postulants à l'adhésion européenne.
Le club stambouliote de Fenerbashe peut bien faire bonne figure dans les compétitions footballistiques européennes et les artistes turcs choisir Istanbul pour fournir un cadre prestigieux à des prestations dans le cadre de l'Eurovision, cela n'a pas beaucoup d'importance parce que de telles confrontations sportives ou artistiques pourraient se situer dans de nombreux autres endroits hors d'Europe, l'UER (Union européenne de radio-télévision) incluant d'autres pays africains ou asiatiques (Israël étant le plus notable). Que pèse la fraternisation induite par un match de football face au souvenir de pulsions racistes aussi violentes que celles qui se traduisirent il y a un peu plus de cinquante ans par un déchaînement de sauvagerie visant la population grecque de la ville ? Celle-ci était pourtant le seul vestige de la présence grecque à avoir échappé trente ans auparavant à une expulsion massive et meurtrière comme celle qui avait frappé la région de Smyrne. Avec les échanges de populations qui ont suivi le traité de Lausanne en 1923, on estime à près d'un million les "rapatriés" grecs - piètre compensation : la Crète ne compte plus de communauté musulmane notable alors que Rhodes (sous domination italienne) et Chypre (sous domination anglaise) ont conservé les leurs, avec les conséquences que l'on sait pour la seconde. Le parallèle entre l'éviction des Grecs en 1923 et celle des Français d'Algérie en 1962 s'impose : Arabes à l'Ouest et Turcs à l'Est, les musulmans n'ont pas pris de gants. Encore que les Grecs eussent été là depuis au moins la guerre de Troie.
Il est bien temps maintenant de se prévaloir des vestiges de l'hellénisme laissés dans l'ancienne Ionie pour afficher une fraternité fictive !
Pierre AERTS. Rivarol du 20 juin 2008
LA TURCOPHILIE des cercles officiels européens trouve une nouvelle illustration dans la façon dont l'ex-Constantinople a été désignée comme capitale européenne de la culture. Les autorités européennes justifient ce choix par le double souci de ménager les Etats-Unis, dont le président vient à nouveau de plaider la cause turque, soucieux d'asseoir leur emprise militaro-économique sur une région qu'ils considèrent comme vitale (pétrole, Israël), et de ménager les pays musulmans, d'autant plus sensibles sur les plans religieux et sociétal qu'ils peuvent s'appuyer sur d'importantes communautés immigrées. La sauvegarde de tout cela mérite bien par-ci par-là un petit accroc à la règle du « primum mihi » égoïste qui est celle des organismes politiques ordinaires.
DES EXPÉDIENTS ACROBATIQUES
Le Centre d'Information sur l'Europe, fondé en 1992 par le gouvernement français et la Commission européenne, a ouvert sur Internet le portail « Toute l'Europe », qui décrit comme suit les modalités de l'accès à une désignation comme Capitale européenne de la Culture : « Tout Etat membre de l'Union européenne AINSI QUE LA TURQUIE peut voir une de ses villes devenir Capitale européenne de la Culture (CEC). » Or, ceci n'est que partiellement exact parce que l'art. 4 de la décision 1 499 de 1999 accorde cette faculté à tous « les pays européens tiers », Il y a d'autant moins matière à gloser sur l'exception Turquie qu'un « pays européen, tiers » reste un « pays européen », ce que n'est pas la Turquie aux termes des traités européens (voir notre article du 23 mai).
La désignation d'Istanbul comme CEC présente une autre particularité : c'est en vertu de cet article 4 que le Conseil fait ce choix, à Bruxelles, le 23 octobre 2006. C'est-à-dire un jour seulement avant que la décision 1 622 du Parlement et du Conseil, prise à Strasbourg, n'énumère dans son annexe quels sont les Etats Membres qui étaient invités à accueillir les CEC entre 2007 et 2019. Cette énumération reprend celle qui avait été faite par la décision 649 du 10 avril 2005, leur particularité commune étant de jumeler de 2009 à 2019 un pays nouvellement admis au sein de l'Union avec un pays membre plus ancien.
Il est remarquable que ni l'annexe de 1999 ni celles de 2005 et 2006, n'aient mentionné l'éventualité de la désignation de la Norvège pour Stavanger consacrée comme CEC le 27 mai 2004, et de la Turquie pour Istanbul, promue à la même dignité le 23 octobre 2006. Ces listes, sauf celles de 1999, font pourtant mieux que de fixer les conditions de préséance et de jumelage pour la période débutant en 2009 ; elles indiquent aussi l'ordre des manifestations précédant les jumelages entre Etats membres. On devrait donc y trouver la Norvège pour 2008 sinon la Turquie pour 2010. Fait-on donc l'impasse sur le nom des pays tiers, remplacés par celle des villes, car cela pourrait susciter des réactions hostiles ?
En tout état de cause, la complaisance des membres du jury devant examiner le cas de la Turquie était acquise : à côté du Britannique lord Smith of Finsbury, désigné par la Commission (il avait déjà participé à la désignation de Liverpool comme CEC pour 2008), c'est un autre Britannique qui fut choisi par le Conseil, et pas le moindre puisque la présidence du jury en question lui fut d'emblée confiée avec la prérogative d'établir le rapport de celui-ci ; il s'agissait de sir Jeremy Iaacs, homme d'influence qui avait notamment produit des programmes de télévision avant de créer « Channel Four », sa propre chaîne.
Comme on connaît la prédilection des Anglo-Saxons pour la Turquie (les Britanniques n'ont quitté l'île de Chypre, où ils ont conservé des bases militaires, qu'en 1959, date de l'accord anglo-helléno-turc de Zürich), la seule alternative à Istanbul, à savoir la ville de Kiev, n'était pas crédible.
Certes les officiels européens, après les membres du jury, n'ont eu de cesse de proclamer que le choix d'Istanbul n'avait aucune incidence sur les perspectives d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, mais il ne faut pas chercher très loin pour voir démolie cette fiction par les Turcs eux-mêmes. Ainsi, à peine les propositions du jury avaient-elles été communiquées le 11 avril 2006, et bien avant la décision formelle du Conseil du 24 octobre, Nuri Kolakoglou, chef du Comité exécutif soutenant la candidature de la ville, déclarait que l'année 2010 coïnciderait avec la dernière phase des négociations pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Et le lendemain, c'est le Premier ministre R. T. Erdogan lui-même qui confirmait que « la promotion du riche héritage culturel d'Istanbul influerait positivement sur le processus des négociations d'adhésion ».
La liste des prochaines manifestations culturelles initiées par les CEC montre combien toutes les dispositions antérieures ont plié devant la nécessité de caser Istanbul en bonne place puisque si, pour les raisons exposées plus haut, ces manifestations doivent être conduites par deux villes européennes jumelées de 2009 à 2019, la ville turque d'Istanbul s'imposera et viendra se greffer aux villes d'Essen (Allemagne) et de Pecs (comme par hasard la plus "turque" des villes hongroises avec sa mosquée) pour former une triade tout à fait exceptionnelle. De plus, c'est certainement par un autre pur hasard que 2010 sera la dernière année où les villes de « pays européens tiers » auront pu présenter leur candidature vu que la décision 1 622/2006 a supprimé cette faculté en abrogeant l'art. 4 de la décision 1 419/1999.
En dehors de ces considérations de technique légistique, le caractère foncièrement anti-européen de la ville turque qui était la plus susceptible de séduire certains en jetant le voile sur la masse anatolienne et sur les - soubresauts qui l'affectent et qui la menacent plus encore - pourrait se révéler en jetant un coup d'œil sur les trois sites les plus appréciés des visiteurs :
- Sainte-Sophie, bâtie plus de 900 ans avant la conquête de Byzance, à une époque où les Seldjoukides nomadisaient encore entre Syr-Daria et la mer d'Aral, a été convertie en mosquée-musée comme une vingtaine d'anciennes églises devenues, elles, des mosquées opérationnelles.
- Le palais de Topkapi dont la pièce maîtresse est l'ancien sérail où les sultans détenaient eunuques et concubines, de préférence de souche européenne qui se trouvaient représenter ainsi le tout dernier avatar de l'esclavagisme musulman en territoire européen puisque ce n'est que le 5 mars 1924 que le quotidien français L'Intransigeant titrait : « Le Calife (n.b. : destitué par Kemal Ataturk) et 35 "princesses" seraient en partance pour l'Egypte ».Un film sur le même sujet « Le Dernier Harem » date, lui, de 1999 ; c'était hier et cela n'a dérangé personne.
- Deux superbes mosquées dominent la ville, vue de Galata ; l'une est la Suleymanie par référence à Soliman le Magnifique, l'autre celle du Sultan Mebmet, le Conquérant, et pas seulement de Constantinople puisqu'il poussa des incursions dans toutes les directions et jusqu'en Italie. Pas étonnant dès lors que des Stambouliotes aient conçu le projet de lui élever une statue de trente mètres de haut.
Vous avez dit "conquêtes" ? Une terminologie bien agressive de la part d'humbles postulants à l'adhésion européenne.
Le club stambouliote de Fenerbashe peut bien faire bonne figure dans les compétitions footballistiques européennes et les artistes turcs choisir Istanbul pour fournir un cadre prestigieux à des prestations dans le cadre de l'Eurovision, cela n'a pas beaucoup d'importance parce que de telles confrontations sportives ou artistiques pourraient se situer dans de nombreux autres endroits hors d'Europe, l'UER (Union européenne de radio-télévision) incluant d'autres pays africains ou asiatiques (Israël étant le plus notable). Que pèse la fraternisation induite par un match de football face au souvenir de pulsions racistes aussi violentes que celles qui se traduisirent il y a un peu plus de cinquante ans par un déchaînement de sauvagerie visant la population grecque de la ville ? Celle-ci était pourtant le seul vestige de la présence grecque à avoir échappé trente ans auparavant à une expulsion massive et meurtrière comme celle qui avait frappé la région de Smyrne. Avec les échanges de populations qui ont suivi le traité de Lausanne en 1923, on estime à près d'un million les "rapatriés" grecs - piètre compensation : la Crète ne compte plus de communauté musulmane notable alors que Rhodes (sous domination italienne) et Chypre (sous domination anglaise) ont conservé les leurs, avec les conséquences que l'on sait pour la seconde. Le parallèle entre l'éviction des Grecs en 1923 et celle des Français d'Algérie en 1962 s'impose : Arabes à l'Ouest et Turcs à l'Est, les musulmans n'ont pas pris de gants. Encore que les Grecs eussent été là depuis au moins la guerre de Troie.
Il est bien temps maintenant de se prévaloir des vestiges de l'hellénisme laissés dans l'ancienne Ionie pour afficher une fraternité fictive !
Pierre AERTS. Rivarol du 20 juin 2008
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Référendum sur la Turquie : L'échéance du 8 juillet
Il fallait s'y attendre après la décision de la Commission des Lois du Sénat de supprimer l'amendement voté par les députés pour rétablir l'obligation du référendum lors de l'élargissement de l'Union européenne à des pays dont la population est supérieure à 5 % de celle de l'Union. Le 23 juin, les Pères conscrits ont voté presque à l'unanimité (297 VOlX contre 7) dans le sens voulu par la Commission. A la grande satisfaction de l'Elysée qui, tout à la préparation du sommet du 13 juillet sur l'Union pour la Méditerranée, tient avant tout a satisfaire la Turquie.
Mais avant cela le texte reviendra à l'Assemblée le 8 juillet. Les députés, UMP en tête, tiendront-ils bon ou céderont-ils aux instances de la présidence, du Premier ministre Fillon et du secrétaire général de l'UMP Devedjian, tous fervents partisans de l'entrée dans l'Europe de l'ex-Empire ottoman ? Et ne parlons pas du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet qui, une heure avant le début du match Allemagne-Turquie dans l'Euro 2008, clamait sur France 2 son espoir de voir triompher les Turcs. Le devoir de réserve et la solidarité européenne, l'ex-socialiste Jouyet ne connaît visiblement pas.
Espérons donc que, dans la pression à laquelle ils sont soumis pour ce vote d'une importance historique, les députés écouteront plutôt Valéry Giscard d'Estaing qui, invité de France Inter le 23 juin, a flétri le vote sénatorial, une « très mauvaise chose ». Et l'ancien président d'ajouter : « Si on voulait démolir la confiance de l'opinion publique dans l'Europe, on n'agirait pas autrement. »
VILLEPIN PORTE-DRAPEAU UMP AUX EUROPÉENNES ?
Ces dernières semaines, tout le microcosme était convaincu que, sur ordre élyséen, Rama Yadé conduirait aux élections européennes de juin 2009 la liste UMP dans la région capitale, très colorée comme on sait.
Mais la donne aurait changé, et l'avis présidentiel aussi soucieux de se rabibocher avec Dominique de Villepin, Sarkozy lui aurait offert la dite tête de liste, que l'ancien Premier ministre aurait très envie d'accepter. Peu soucieux d'affronter le scrutin majoritaire, il tenterait volontiers l'aventure des européennes où, grâce à la proportionnelle, son élection serait assurée.
Avantages de l'affaire, selon Sarkozy : d'une part Villepin serait beaucoup moins encombrant au Parlement européen qu'à Paris, et sa présence comme porte-drapeau de l'UMP ferait y revenir beaucoup de gaullistes que l'américano-manie et le sionisme effervescents du successeur de Chirac ont défrisés, et qui se souviennent avec nostalgie du fameux discours de Villepin à l'ONU contre l'intervention états-unienne en Irak.
Si la chose se concrétise, reste à savoir ce qu'en pensera Rama Yadé : ne risque-t-elle pas de crier au sexisme et plus encore au racisme? Seule solution, la placer en numéro deux.
KOUCHNER ET LE POIDS DES MOTS
Le sénateur Bernard Seillier a interrogé oralement M. Kouchner, le 29 mai, sur le sort des chrétiens d'Irak (passés d'environ 1 300 000 en 1980 à 400 000 aujourd'hui). Dans sa réponse, le ministre dit des Affaires étrangères a cette phrase : « Un religieux (sic) de haut rang y a récemment été enlevé, torturé et tué ».
On reconnaît bien là les effets de manche de l'ancien soixante-huitard qui, pour commencer, semble ignorer le mot même d'évêque (c'est l'évêque chaldéen de Mossoul, Mgr Rahho, qui est mort début mars), et, pour finir, donne dans l'hyperbole pathétique. Car Mgr Rahho n'a pas été torturé, et il n'a probablement pas été tué par ses ravisseurs. Son corps a été retrouvé indemne de coups ou blessures, mais cet homme âgé était très malade et, privé d'un traitement médical lourd, n'a pas survécu à sa détention. Tout cela n'enlève évidemment rien à l'ignominie des islamistes, mais on aimerait que M. Kouchner apprenne enfin la précision, le sens des mots et de la mesure. Dans le guêpier du Moyen-Orient, c'est le minimum qu'on puisse attendre d'un ministre.
Rivarol du 4 juillet 2008
Il fallait s'y attendre après la décision de la Commission des Lois du Sénat de supprimer l'amendement voté par les députés pour rétablir l'obligation du référendum lors de l'élargissement de l'Union européenne à des pays dont la population est supérieure à 5 % de celle de l'Union. Le 23 juin, les Pères conscrits ont voté presque à l'unanimité (297 VOlX contre 7) dans le sens voulu par la Commission. A la grande satisfaction de l'Elysée qui, tout à la préparation du sommet du 13 juillet sur l'Union pour la Méditerranée, tient avant tout a satisfaire la Turquie.
Mais avant cela le texte reviendra à l'Assemblée le 8 juillet. Les députés, UMP en tête, tiendront-ils bon ou céderont-ils aux instances de la présidence, du Premier ministre Fillon et du secrétaire général de l'UMP Devedjian, tous fervents partisans de l'entrée dans l'Europe de l'ex-Empire ottoman ? Et ne parlons pas du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet qui, une heure avant le début du match Allemagne-Turquie dans l'Euro 2008, clamait sur France 2 son espoir de voir triompher les Turcs. Le devoir de réserve et la solidarité européenne, l'ex-socialiste Jouyet ne connaît visiblement pas.
Espérons donc que, dans la pression à laquelle ils sont soumis pour ce vote d'une importance historique, les députés écouteront plutôt Valéry Giscard d'Estaing qui, invité de France Inter le 23 juin, a flétri le vote sénatorial, une « très mauvaise chose ». Et l'ancien président d'ajouter : « Si on voulait démolir la confiance de l'opinion publique dans l'Europe, on n'agirait pas autrement. »
VILLEPIN PORTE-DRAPEAU UMP AUX EUROPÉENNES ?
Ces dernières semaines, tout le microcosme était convaincu que, sur ordre élyséen, Rama Yadé conduirait aux élections européennes de juin 2009 la liste UMP dans la région capitale, très colorée comme on sait.
Mais la donne aurait changé, et l'avis présidentiel aussi soucieux de se rabibocher avec Dominique de Villepin, Sarkozy lui aurait offert la dite tête de liste, que l'ancien Premier ministre aurait très envie d'accepter. Peu soucieux d'affronter le scrutin majoritaire, il tenterait volontiers l'aventure des européennes où, grâce à la proportionnelle, son élection serait assurée.
Avantages de l'affaire, selon Sarkozy : d'une part Villepin serait beaucoup moins encombrant au Parlement européen qu'à Paris, et sa présence comme porte-drapeau de l'UMP ferait y revenir beaucoup de gaullistes que l'américano-manie et le sionisme effervescents du successeur de Chirac ont défrisés, et qui se souviennent avec nostalgie du fameux discours de Villepin à l'ONU contre l'intervention états-unienne en Irak.
Si la chose se concrétise, reste à savoir ce qu'en pensera Rama Yadé : ne risque-t-elle pas de crier au sexisme et plus encore au racisme? Seule solution, la placer en numéro deux.
KOUCHNER ET LE POIDS DES MOTS
Le sénateur Bernard Seillier a interrogé oralement M. Kouchner, le 29 mai, sur le sort des chrétiens d'Irak (passés d'environ 1 300 000 en 1980 à 400 000 aujourd'hui). Dans sa réponse, le ministre dit des Affaires étrangères a cette phrase : « Un religieux (sic) de haut rang y a récemment été enlevé, torturé et tué ».
On reconnaît bien là les effets de manche de l'ancien soixante-huitard qui, pour commencer, semble ignorer le mot même d'évêque (c'est l'évêque chaldéen de Mossoul, Mgr Rahho, qui est mort début mars), et, pour finir, donne dans l'hyperbole pathétique. Car Mgr Rahho n'a pas été torturé, et il n'a probablement pas été tué par ses ravisseurs. Son corps a été retrouvé indemne de coups ou blessures, mais cet homme âgé était très malade et, privé d'un traitement médical lourd, n'a pas survécu à sa détention. Tout cela n'enlève évidemment rien à l'ignominie des islamistes, mais on aimerait que M. Kouchner apprenne enfin la précision, le sens des mots et de la mesure. Dans le guêpier du Moyen-Orient, c'est le minimum qu'on puisse attendre d'un ministre.
Rivarol du 4 juillet 2008
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Jean-Marie le Pen « Intégrer la Turquie est une folie »
☟ FDA : Jacques Chirac a déclaré que « La Turquie est européenne par son histoire, sa géographie, ses ambitions ». Qu'en pensez-vous ?
☝ Jean-Marie Le Pen : La formule est au deux tiers affligeante et vraie pour un tiers. La Turquie n'est que pour un dixième de son territoire en Europe géographique, mais elle fait partie du continent asiatique et elle en fait tellement partie que ça s'appelait l'Asie mineure.
Historiquement elle n'a jamais fait partie de l'Europe si ce n'est dans un esprit de conquête. Il a fallu les batailles de Vienne et de Lépante pour faire reculer les ambitions ottomanes. Ce sont d'ailleurs les seules ambitions européennes qu'on puisse lui reconnaître.
Cela étant, j'ai une grande estime et une grande sympathie pour le peuple turc, un peuple courageux, travailleur, accueillant qui a été de plus notre allié pendant la guerre froide contre l'Union soviétique. Mais, de toute évidence, accepter l'adhésion de la Turquie est une folie.
☟ justement, pourquoi refuser l'entrée d'un pays allié dans l'Union européenne ?
☝ JMLP : Tout simplement parce que si on admet la Turquie dans l'Union européenne, il n'y a pas de raison de ne pas admettre le Maroc, le Sénégal qui fut français avant Nice, l'Afrique du Sud ou le Vietnam. D'ailleurs, si l'on se réfère aux propos de M. Raffarin, affirmant que l'Europe a une définition ni géographique ni historique, ni culturelle mais philosophique, on constate qu'il suffit de se convertir au dogme des droits de l'homme, de l'antiracisme, c'est-à-dire aux valeurs maçonniques, pour se définir comme Européen.
☟ Certains milieux politiques européens affirment qu'il peut exister des « democrates-musulmans » comme il existe des chrétiens-démocrates en Allemagne, Partagez-vous cette analyse ?
☝ JMLP : Je note avec amusement que Recep Tayyip Erdogan, actuel leader de l' AKP a reçu l'étiquette d'islamiste modéré alors qu'il est le successeur de Necmettin Erbakan, ancien dirigeant du Reffah dissous, qui était, lui, qualifié de musulman extrémiste. Ce qui, d'ailleurs, est excessif. J'ai rencontré Erbakan qui pensait que son pays a plus vocation à devenir le point d'attraction du monde turcophone que d'entrer dans l'Europe. Au-delà de la dialectique, intégrer la Turquie dans l'Union européenne poserait le problème de l'arrivée massive de millions de Kurdes et nous mettrait en contact immédiat avec ce Moyen-Orient qui est en bouillonnement. Cela ne fera qu'allonger de manière interminable les frontières de l'Europe alors que nous ne sommes même pas capables d'assurer la sécurité des alentours de Toulon !
☟ Dès 1983, les députés européens du Front National dénonçaient l'accord commercial passé entre Bruxelles et Ankara comme étant la porte ouverte à une future candidature de la Turquie. Aujourd'hui vous persistez dans ce refus de la candidature turque. N'avez-vous pas peur d'être encore taxé d'islamophobe ?
☝ JMLP : Ça n'a strictement rien à voir.
Je trouve tout à fait légitime l'aspiration des musulmans turcs à l'exercice de la liberté religieuse réclamée à l'époque par Erbakan. Je ne suis pas un islamophobe, je suis contre la politique d'immigration qui ne se limite pas aux étrangers de confession musulmane. L'immigration en France, et c'est un phénomène ignoré, n'est pas exclusivement musulmane ni nord-africaine, elle est planétaire. Mais il est certain que par la différence culturelle fondamentale qui existe entre l'islam et la chrétienté, même si un certain nombre de ministres francs-maçons répudient cette appellation, l'Europe est pratiquement exclusivement de civilisation chrétienne. En acceptant la Turquie, on laisse entrer en Europe en corps constitué un État musulman qui compte actuellement 68 millions d'habitants et qui en comptera 100 millions dans moins de vingt ans.
☟ La Turquie reste un allié de l'Otan. Si elle ne peut faire partie de l'Union européenne, quel type de partenariat pourrait-on envisager avec Ankara ?
☝ JMLP : Vous savez, moi je suis un eurosceptique, par conséquent je ne définis pas de politique de l'Europe à l'égard du reste du monde, je ne crois pas à la souveraineté de l'Europe de Bruxelles, qui est un protectorat américain puisque sa diplomatie et sa défense relèvent presque des États-Unis, mais aux relations bilatérales entre États indépendants.
Derrière toute cette agitation, les gens ne se rendent pas compte que cette boulimie apparente de l'Europe est un des éléments du processus de mondialisation. Par ce biais, on va faciliter l'établissement d'un gouvernement universel qui légitimera la liquidation des derniers pans de souveraineté.
✍ Éric Domard FDA janvier 2003
☟ FDA : Jacques Chirac a déclaré que « La Turquie est européenne par son histoire, sa géographie, ses ambitions ». Qu'en pensez-vous ?
☝ Jean-Marie Le Pen : La formule est au deux tiers affligeante et vraie pour un tiers. La Turquie n'est que pour un dixième de son territoire en Europe géographique, mais elle fait partie du continent asiatique et elle en fait tellement partie que ça s'appelait l'Asie mineure.
Historiquement elle n'a jamais fait partie de l'Europe si ce n'est dans un esprit de conquête. Il a fallu les batailles de Vienne et de Lépante pour faire reculer les ambitions ottomanes. Ce sont d'ailleurs les seules ambitions européennes qu'on puisse lui reconnaître.
Cela étant, j'ai une grande estime et une grande sympathie pour le peuple turc, un peuple courageux, travailleur, accueillant qui a été de plus notre allié pendant la guerre froide contre l'Union soviétique. Mais, de toute évidence, accepter l'adhésion de la Turquie est une folie.
☟ justement, pourquoi refuser l'entrée d'un pays allié dans l'Union européenne ?
☝ JMLP : Tout simplement parce que si on admet la Turquie dans l'Union européenne, il n'y a pas de raison de ne pas admettre le Maroc, le Sénégal qui fut français avant Nice, l'Afrique du Sud ou le Vietnam. D'ailleurs, si l'on se réfère aux propos de M. Raffarin, affirmant que l'Europe a une définition ni géographique ni historique, ni culturelle mais philosophique, on constate qu'il suffit de se convertir au dogme des droits de l'homme, de l'antiracisme, c'est-à-dire aux valeurs maçonniques, pour se définir comme Européen.
☟ Certains milieux politiques européens affirment qu'il peut exister des « democrates-musulmans » comme il existe des chrétiens-démocrates en Allemagne, Partagez-vous cette analyse ?
☝ JMLP : Je note avec amusement que Recep Tayyip Erdogan, actuel leader de l' AKP a reçu l'étiquette d'islamiste modéré alors qu'il est le successeur de Necmettin Erbakan, ancien dirigeant du Reffah dissous, qui était, lui, qualifié de musulman extrémiste. Ce qui, d'ailleurs, est excessif. J'ai rencontré Erbakan qui pensait que son pays a plus vocation à devenir le point d'attraction du monde turcophone que d'entrer dans l'Europe. Au-delà de la dialectique, intégrer la Turquie dans l'Union européenne poserait le problème de l'arrivée massive de millions de Kurdes et nous mettrait en contact immédiat avec ce Moyen-Orient qui est en bouillonnement. Cela ne fera qu'allonger de manière interminable les frontières de l'Europe alors que nous ne sommes même pas capables d'assurer la sécurité des alentours de Toulon !
☟ Dès 1983, les députés européens du Front National dénonçaient l'accord commercial passé entre Bruxelles et Ankara comme étant la porte ouverte à une future candidature de la Turquie. Aujourd'hui vous persistez dans ce refus de la candidature turque. N'avez-vous pas peur d'être encore taxé d'islamophobe ?
☝ JMLP : Ça n'a strictement rien à voir.
Je trouve tout à fait légitime l'aspiration des musulmans turcs à l'exercice de la liberté religieuse réclamée à l'époque par Erbakan. Je ne suis pas un islamophobe, je suis contre la politique d'immigration qui ne se limite pas aux étrangers de confession musulmane. L'immigration en France, et c'est un phénomène ignoré, n'est pas exclusivement musulmane ni nord-africaine, elle est planétaire. Mais il est certain que par la différence culturelle fondamentale qui existe entre l'islam et la chrétienté, même si un certain nombre de ministres francs-maçons répudient cette appellation, l'Europe est pratiquement exclusivement de civilisation chrétienne. En acceptant la Turquie, on laisse entrer en Europe en corps constitué un État musulman qui compte actuellement 68 millions d'habitants et qui en comptera 100 millions dans moins de vingt ans.
☟ La Turquie reste un allié de l'Otan. Si elle ne peut faire partie de l'Union européenne, quel type de partenariat pourrait-on envisager avec Ankara ?
☝ JMLP : Vous savez, moi je suis un eurosceptique, par conséquent je ne définis pas de politique de l'Europe à l'égard du reste du monde, je ne crois pas à la souveraineté de l'Europe de Bruxelles, qui est un protectorat américain puisque sa diplomatie et sa défense relèvent presque des États-Unis, mais aux relations bilatérales entre États indépendants.
Derrière toute cette agitation, les gens ne se rendent pas compte que cette boulimie apparente de l'Europe est un des éléments du processus de mondialisation. Par ce biais, on va faciliter l'établissement d'un gouvernement universel qui légitimera la liquidation des derniers pans de souveraineté.
✍ Éric Domard FDA janvier 2003
Re:
Pat a écrit :(...)
Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant![/color]
http://fr.altermedia.info/
Tu m'étonnes.
C'est vraiment honteux. T'es une ****** Sarko.
Et c'est sans doute ceux que tu as nicker qui t'en voudrons le plus.
Ne t'étonne pas de te prendre une dragée.
(Ce site ne serait être tenu comme responsable de mes propos.....propositions)
Il est très difficile pour des musulmans modérés, paisibles, de se lever, au sein de la communauté islamique, et de dire: "Ca ne fait pas partie de l'islam". Ce n'est que par duperie délibérée qu'ils font cela dans l'intention d'induire en erreur les Occidentaux, en accord avec la doctrine islamique de la "Taqqiya", le "mensonge pieux", ou bien ils font cela simplement parce qu'ils ne sont pas conscients de ce que l'islam enseigne réellement.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Pourquoi Washington appuie Ankara
Pour G. Bush, il y a les islamistes fanatiques que l'armée américaine poursuit sans relâche dans les montagnes afghanes (sans que cette campagne menée depuis maintenant plus d'un an n'ait eu un quelconque impact sur une baisse des actions terroristes, comme l'ont démontré les attentats de Bali et du Kenya), et les islamistes modérés qui servent les intérêts stratégiques état-onusiens. Avant de devenir de dangereux ennemis «de la liberté», les talibans avaient été ces alliés loués et soutenus par Washington pour endiguer l'expansionnisme soviétique. Le scénario se répétera-t-il avec l'AKP de Recep Tayip Erdoggan ?
Reçu à la Maison-Blanche par Bush, le patron des néo-fondamentalistes turcs (qui a par le passé envoyé ses deux filles étudier aux Etats-Unis pour qu'elles puissent porter le voile interdit dans les universités turques) a obtenu plus qu'un soutien, la confirmation que Washington allait user de tout son poids pour infléchir la position européenne. Ce que le président américain s'est empressé de faire, enjoignant Jacques Chirac et le Premier ministre danois à se montrer plus conciliants. Une campagne d'ingérence menée en parallèle par son secrétaire d'Etat, Colin Powell auprès de son homologue allemand Joschka Fischer, pressé de « dégager une date fixe pour le début des négociations pour aboutir au succès que nous voulons tous ». Habituée à dicter ses choix stratégiques (par le truchement de l'Otan), à une Union européenne politiquement inexistante, Washington fait de ce droit d'ingérence un acquis incontestable, un moyen de contrôle de la politique étrangère européenne (placée sous tutelle américaine depuis la nomination à la tête de la PESC - Politique Étrangère et de Sécurité Commune -, de Javier Solana, ancien porte-parole de l'Otan).
En créant de toutes pièces l'ingérable fédération bosniaque musulmane au cœur des Balkans, en appuyant militairement la création d'un Kosovo musulman indépendant, Washington affaiblit et divise une Europe déjà minée par le multiculturalisme. Son soutien à la candidature turque lui permet d'asséner un coup quasi fatal, devant permettre à « l'Amérique de préserver sa puissance » (G. Bush). En effet, quelle pourrait être la marge de manœuvre et la capacité d'action dans un contexte de conflits civilisationnels d'une Union européenne dont la première puissance démographique et militaire serait un état musulman ?
✍ E.D
Ils ont dit ...
☠ Valéry Giscard d'Estaing : « Je n'ai pas dit que l'entrée de la Turquie dans l'Union entraînerait la mort de celle-ci. Ce que je dis, c'est qu'il faut faire d'abord l'Europe européenne et, après, on verra ... »
✑ Edmund Stoiber, dirigeant de l'opposition libérale allemande : « L'admission de la Turquie dans l'Union européenne serait la fin de l'Union politique de l'Europe. La Turquie ne partage pas la communauté de valeurs de l'Europe ».
☠ Philippe de Villiers, député européen : « La proposition franco-allemande est une faute grave, car fixer la date d'ouverture de la négociation, c'est déjà accepter l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Le tandem franco-allemand préfère s'obstiner dans la voie du contresens historique et géographique ».
☹ Jack Straw, ministre britannique des Affaires étrangères : « Nous voulons en Grande-Bretagne être les champions de la cause de la Turquie, nous voulons accueillir la Turquie dans la famille des démocraties européennes. Travailler en partenariat avec une démocratie séculaire musulmane est un objectif qui mérite d'être poursuivi dans toutes les circonstances, et tout particulièrement maintenant ».
☹ Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères : « Une grande affaire se joue aujourd'hui en Turquie : montrer qu'entre la culture musulmane, la démocratie et la modernité, il y a une voie possible. Notre conviction, c'est que la Turquie a toute sa place en Europe ».
☹ Christian Blanc, député UDF : « Je suis contre l'intégration de la Turquie car j'estime que nous devons avoir des frontières qui soient bien définies et qui n'ont pas à intégrer des pays comme la Turquie, le Caucase ou le Maghreb ».
☼ Ce qu'en pense le Front National
Le Front National s'élève avec vigueur contre les inadmissibles pressions américaines en faveur de l'admission de la Turquie en Europe. Il est stupéfiant que le président Bush en personne téléphone aux dirigeants européens pour leur intimer l'ordre d'accepter la Turquie, comme si l'Europe était totalement placée sous la suzeraineté de Washington. Si le gouvernement des Etats-Unis veut faire adhérer la Turquie à l'Union qu'il forme avec le Canada et le Mexique, c'est son affaire. Mais pour ce qui est de l'Europe, il est temps que nos dirigeants refusant cette vassalité d'un genre nouveau déclarent fermement à M. Bush « it is none of your business ».
✍ FDA janvier 2003
Pour G. Bush, il y a les islamistes fanatiques que l'armée américaine poursuit sans relâche dans les montagnes afghanes (sans que cette campagne menée depuis maintenant plus d'un an n'ait eu un quelconque impact sur une baisse des actions terroristes, comme l'ont démontré les attentats de Bali et du Kenya), et les islamistes modérés qui servent les intérêts stratégiques état-onusiens. Avant de devenir de dangereux ennemis «de la liberté», les talibans avaient été ces alliés loués et soutenus par Washington pour endiguer l'expansionnisme soviétique. Le scénario se répétera-t-il avec l'AKP de Recep Tayip Erdoggan ?
Reçu à la Maison-Blanche par Bush, le patron des néo-fondamentalistes turcs (qui a par le passé envoyé ses deux filles étudier aux Etats-Unis pour qu'elles puissent porter le voile interdit dans les universités turques) a obtenu plus qu'un soutien, la confirmation que Washington allait user de tout son poids pour infléchir la position européenne. Ce que le président américain s'est empressé de faire, enjoignant Jacques Chirac et le Premier ministre danois à se montrer plus conciliants. Une campagne d'ingérence menée en parallèle par son secrétaire d'Etat, Colin Powell auprès de son homologue allemand Joschka Fischer, pressé de « dégager une date fixe pour le début des négociations pour aboutir au succès que nous voulons tous ». Habituée à dicter ses choix stratégiques (par le truchement de l'Otan), à une Union européenne politiquement inexistante, Washington fait de ce droit d'ingérence un acquis incontestable, un moyen de contrôle de la politique étrangère européenne (placée sous tutelle américaine depuis la nomination à la tête de la PESC - Politique Étrangère et de Sécurité Commune -, de Javier Solana, ancien porte-parole de l'Otan).
En créant de toutes pièces l'ingérable fédération bosniaque musulmane au cœur des Balkans, en appuyant militairement la création d'un Kosovo musulman indépendant, Washington affaiblit et divise une Europe déjà minée par le multiculturalisme. Son soutien à la candidature turque lui permet d'asséner un coup quasi fatal, devant permettre à « l'Amérique de préserver sa puissance » (G. Bush). En effet, quelle pourrait être la marge de manœuvre et la capacité d'action dans un contexte de conflits civilisationnels d'une Union européenne dont la première puissance démographique et militaire serait un état musulman ?
✍ E.D
Ils ont dit ...
☠ Valéry Giscard d'Estaing : « Je n'ai pas dit que l'entrée de la Turquie dans l'Union entraînerait la mort de celle-ci. Ce que je dis, c'est qu'il faut faire d'abord l'Europe européenne et, après, on verra ... »
✑ Edmund Stoiber, dirigeant de l'opposition libérale allemande : « L'admission de la Turquie dans l'Union européenne serait la fin de l'Union politique de l'Europe. La Turquie ne partage pas la communauté de valeurs de l'Europe ».
☠ Philippe de Villiers, député européen : « La proposition franco-allemande est une faute grave, car fixer la date d'ouverture de la négociation, c'est déjà accepter l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Le tandem franco-allemand préfère s'obstiner dans la voie du contresens historique et géographique ».
☹ Jack Straw, ministre britannique des Affaires étrangères : « Nous voulons en Grande-Bretagne être les champions de la cause de la Turquie, nous voulons accueillir la Turquie dans la famille des démocraties européennes. Travailler en partenariat avec une démocratie séculaire musulmane est un objectif qui mérite d'être poursuivi dans toutes les circonstances, et tout particulièrement maintenant ».
☹ Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères : « Une grande affaire se joue aujourd'hui en Turquie : montrer qu'entre la culture musulmane, la démocratie et la modernité, il y a une voie possible. Notre conviction, c'est que la Turquie a toute sa place en Europe ».
☹ Christian Blanc, député UDF : « Je suis contre l'intégration de la Turquie car j'estime que nous devons avoir des frontières qui soient bien définies et qui n'ont pas à intégrer des pays comme la Turquie, le Caucase ou le Maghreb ».
☼ Ce qu'en pense le Front National
Le Front National s'élève avec vigueur contre les inadmissibles pressions américaines en faveur de l'admission de la Turquie en Europe. Il est stupéfiant que le président Bush en personne téléphone aux dirigeants européens pour leur intimer l'ordre d'accepter la Turquie, comme si l'Europe était totalement placée sous la suzeraineté de Washington. Si le gouvernement des Etats-Unis veut faire adhérer la Turquie à l'Union qu'il forme avec le Canada et le Mexique, c'est son affaire. Mais pour ce qui est de l'Europe, il est temps que nos dirigeants refusant cette vassalité d'un genre nouveau déclarent fermement à M. Bush « it is none of your business ».
✍ FDA janvier 2003
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Adhésion de la Turquie : l'Europe contre ses peuples
❏ LA VOLONTÉ de la majorité des gouvernements européens d'accélérer l'adhésion de la Turquie à l'Union est illégale dans la mesure où elle est contraire non seulement aux traités internationaux régissant la matière européenne mais aussi aux termes des actes législatifs produits par les autorités européennes elles-mêmes comme le montrent les "décisions" relatives à la désignation des Capitales européennes de la Culture et en particulier celle d'Istanbul. Mais elle est surtout profondément antidémocratique puisque toutes les enquêtes d'opinion montrent l'hostilité des Européens à accueillir Ankara ; le nombre des contre étant passé de 52 % en 2005 à 55 % en 2008, le nombre des pour chutant de 35% à 29%.
L'hebdo Valeurs actuelles, qui s'est penché sur les résultats de deux sondages Ifop réalisés, le premier en 2004 (5 000 personnes consultées dans les cinq plus importants pays membres de l'Europe occidentale), le second en 2008 (7000 personnes dans les mêmes pays plus la Belgique et les Pays-Bas), pouvait titrer dans son édition du 4 septembre « Turquie, le "non" des Européens ». Les sources font apparaître non seulement le caractère majoritaire dans les sept pays de l'opposition à l'adhésion de la Turquie mais surtout le retournement de l'opinion alors que, le temps passant, elle était mieux informée. Dans les trois pays favorables à cette adhésion en 2004, on constate ainsi que 51 % des sondés - sont devenus opposés en Espagne (soit un bond de 29 %), 57 % des Britanniques (+ 15 %) et 56 % des Italiens (+ 23 %) ; de plus, le rejet atteint des sommets dans les pays déjà réfractaires en 2004. Le non l'emporte en France à 80 % (+ 12 %) et à 76 % en Allemagne (+ 13 %). En Belgique et aux Pays-Bas, les taux de rejet sont de 68 et 67 % respectivement. Le Luxembourg, exclu de l'enquête vu sa petite taille, enregistrerait selon l'Eurobaromètre 2008 un taux de rejet de 75 % proche du maximum.
L'évolution aussi générale que rapide des opinions se trouve partiellement expliquée par les comportements agressifs de la Turquie et de ses amis, dont l'actualité confirme la permanence. Ainsi le Premier ministre Erdogan a-t-il indigné les Allemands en présentant la tentative d'intégration des immigrés turcs comme un « crime contre l'humanité » ; ainsi le soutien apporté par la Turquie à la Géorgie fait-il songer à un atavisme antirusse du genre territorial déjà présent lors de la guerre de Crimée; ainsi les Etats-Unis ont-ils délibérément plongé dans une forme renouvelée d'affrontement avec la Russie déterminée par des préoccupations moyen-orientales dans lesquelles son alliée la Turquie prétend jouer un rôle majeur mais qui sont largement étrangères aux intérêts européens. Les erreurs commises par les Américains dans la gestion de leur imperium mondial affaiblissent d'ailleurs considérablement la portée de leurs interventions à l'égard de leurs vassaux. Déjà, l'intervention du président Bush le 26 juin 2004, à l'époque cruciale de l'ouverture des négociations d'adhésion, auprès des autorités européennes réunies à Dromoland Castle, suivie par sa visite à Ankara le lendemain, avait été des plus malvenues. L'existence d'un foyer de tension autour de l'Iran, conjuguée à la situation critique en Irak et en Afghanistan, persuade les peuples européens de ne pas se laisser entraîner dans des alliances militaires illimitées.
La période serait donc favorable à un alignement des politiques européennes à l'égard de la Turquie sur les souhaits exprimés par les seuls peuples européens. Cela mettrait fin à une époque où les autorités chargées d'appliquer les textes de loi les plus clairs se rendaient coupables au moins d'imposture. En particulier le président français (et actuel président de l'Union Européenne), qui s'est fait élire grâce à l'apport des voix des opposants à la Turquie mais dont les représentants aux négociations d'adhésion (qui se poursuivent) autorisaient Libération à titrer le 9 mai 2008 : « A Ankara, Jouyet rassure sur le processus d'adhésion » - à propos duquel le Conseil européen des 11 et 12 décembre prochain pourrait décider de l'ouverture de deux nouveaux chapitres de négociations.
Imposture ou forfaiture ? De toute façon s'y ajoute le mépris du peuple.
✍ Pierre AERTS. Rivarol du 7 novembre 2008
❏ LA VOLONTÉ de la majorité des gouvernements européens d'accélérer l'adhésion de la Turquie à l'Union est illégale dans la mesure où elle est contraire non seulement aux traités internationaux régissant la matière européenne mais aussi aux termes des actes législatifs produits par les autorités européennes elles-mêmes comme le montrent les "décisions" relatives à la désignation des Capitales européennes de la Culture et en particulier celle d'Istanbul. Mais elle est surtout profondément antidémocratique puisque toutes les enquêtes d'opinion montrent l'hostilité des Européens à accueillir Ankara ; le nombre des contre étant passé de 52 % en 2005 à 55 % en 2008, le nombre des pour chutant de 35% à 29%.
L'hebdo Valeurs actuelles, qui s'est penché sur les résultats de deux sondages Ifop réalisés, le premier en 2004 (5 000 personnes consultées dans les cinq plus importants pays membres de l'Europe occidentale), le second en 2008 (7000 personnes dans les mêmes pays plus la Belgique et les Pays-Bas), pouvait titrer dans son édition du 4 septembre « Turquie, le "non" des Européens ». Les sources font apparaître non seulement le caractère majoritaire dans les sept pays de l'opposition à l'adhésion de la Turquie mais surtout le retournement de l'opinion alors que, le temps passant, elle était mieux informée. Dans les trois pays favorables à cette adhésion en 2004, on constate ainsi que 51 % des sondés - sont devenus opposés en Espagne (soit un bond de 29 %), 57 % des Britanniques (+ 15 %) et 56 % des Italiens (+ 23 %) ; de plus, le rejet atteint des sommets dans les pays déjà réfractaires en 2004. Le non l'emporte en France à 80 % (+ 12 %) et à 76 % en Allemagne (+ 13 %). En Belgique et aux Pays-Bas, les taux de rejet sont de 68 et 67 % respectivement. Le Luxembourg, exclu de l'enquête vu sa petite taille, enregistrerait selon l'Eurobaromètre 2008 un taux de rejet de 75 % proche du maximum.
L'évolution aussi générale que rapide des opinions se trouve partiellement expliquée par les comportements agressifs de la Turquie et de ses amis, dont l'actualité confirme la permanence. Ainsi le Premier ministre Erdogan a-t-il indigné les Allemands en présentant la tentative d'intégration des immigrés turcs comme un « crime contre l'humanité » ; ainsi le soutien apporté par la Turquie à la Géorgie fait-il songer à un atavisme antirusse du genre territorial déjà présent lors de la guerre de Crimée; ainsi les Etats-Unis ont-ils délibérément plongé dans une forme renouvelée d'affrontement avec la Russie déterminée par des préoccupations moyen-orientales dans lesquelles son alliée la Turquie prétend jouer un rôle majeur mais qui sont largement étrangères aux intérêts européens. Les erreurs commises par les Américains dans la gestion de leur imperium mondial affaiblissent d'ailleurs considérablement la portée de leurs interventions à l'égard de leurs vassaux. Déjà, l'intervention du président Bush le 26 juin 2004, à l'époque cruciale de l'ouverture des négociations d'adhésion, auprès des autorités européennes réunies à Dromoland Castle, suivie par sa visite à Ankara le lendemain, avait été des plus malvenues. L'existence d'un foyer de tension autour de l'Iran, conjuguée à la situation critique en Irak et en Afghanistan, persuade les peuples européens de ne pas se laisser entraîner dans des alliances militaires illimitées.
La période serait donc favorable à un alignement des politiques européennes à l'égard de la Turquie sur les souhaits exprimés par les seuls peuples européens. Cela mettrait fin à une époque où les autorités chargées d'appliquer les textes de loi les plus clairs se rendaient coupables au moins d'imposture. En particulier le président français (et actuel président de l'Union Européenne), qui s'est fait élire grâce à l'apport des voix des opposants à la Turquie mais dont les représentants aux négociations d'adhésion (qui se poursuivent) autorisaient Libération à titrer le 9 mai 2008 : « A Ankara, Jouyet rassure sur le processus d'adhésion » - à propos duquel le Conseil européen des 11 et 12 décembre prochain pourrait décider de l'ouverture de deux nouveaux chapitres de négociations.
Imposture ou forfaiture ? De toute façon s'y ajoute le mépris du peuple.
✍ Pierre AERTS. Rivarol du 7 novembre 2008
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Jean-Marie le Pen : « Il faut avoir le courage de dire Non à l'adhésion turque. »
Le 29 septembre 2004, le Président du Front National revenait lors d'une conférence de presse sur le dangereux processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne et les risques pour l'Europe de l'absorption d'une nation en voie de réislamisation. Extraits choisis.
Sur la voie de l'adhésion, la Turquie a bénéficié d'une incroyable légèreté ou même d'une complicité coupable des dirigeants européens depuis 1963, date du fameux traité d'Ankara. Permettez-moi de faire un bref résumé des principales étapes de cette marche turque.
Il est stipulé dans l'accord d'Ankara du 12 septembre 1963 en son article 28 : « Lorsque le fonctionnement de l'accord aura permis d'envisager l'acceptation intégrale de la part de la Turquie des obligations découlant du traité instituant la Communauté, les Parties contractantes examineront la possibilité d'une adhésion de la Turquie à la Communauté. » En attendant, il était prévu la mise en place progressive d'une union douanière et la libre circulation des travailleurs. Forte de cet engagement initial, la Turquie allait, avec l'appui de la Commission européenne et de certains États membres, franchir les différentes étapes qui devaient la conduire au paradis d'Allah, c'est-à-dire à l'adhésion à l'Union européenne : le 14 avril 1987, la Turquie déposait officiellement sa candidature et, la même année, signait un accord d'association avec la CEE. En 1995, c'était un accord d'union douanière, dernière étape avant l'adhésion, qui signifiait la libre circulation des marchandises, y compris agricoles, une politique commerciale et un tarif douanier communs. Lors du Conseil européen de Luxembourg en décembre 1997, les choses se précisent : « Le Conseil confirme l'éligibilité de la Turquie à l'adhésion à l'Union européenne. Elle sera jugée sur la base des mêmes critères que les autres candidats. » Mais le Conseil, sur pression du Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, considère que les conditions politiques et économiques ne sont pas réunies.
✑ Conditions non réunies
Les conditions ne sont pas réunies en décembre 1997, mais elles le sont en décembre 1999 au Conseil européen d'Helsinki. Qu'est-ce qui a changé entre-temps ? Rien ou presque. Le Conseil reconnaît officiellement que « la Turquie est un pays candidat, qui a vocation à rejoindre l'Union... » On ne parle plus de conditions politiques ou économiques à remplir mais d'un partenariat pour l'adhésion, sorte de feuille de route qui sera, chaque année, soumise au contrôle de la Commission européenne et à l'approbation du Conseil européen. Ce qui est extrêmement grave en l'espèce, c'est la décision irresponsable prise à Helsinki en 1999 par les chefs d'État et de gouvernement, MM. Chirac et Jospin en tête, de reconnaître à la Turquie le statut de candidat officiel, sans aucun débat ni au Conseil ni préalablement au Parlement français. Pourquoi une décision, aux conséquences aussi graves, a-t-elle été prise en cinq minutes, dans le plus grand secret, lors d'un sommet européen, en maintenant à l'écart la représentation nationale ? Cette diplomatie du secret a trouvé son apogée le 23 septembre à Bruxelles où, dans le salon feutré d'un grand hôtel, le commissaire Verheugen a convaincu Erdogan de renoncer à son projet de «criminaliser» l'adultère.
Mais aujourd'hui, que faire ? Certains esprits «supérieurs» avancent l'idée d'un « partenariat privilégié » avec la Turquie, mais comme le fait remarquer justement M. Juncker, déjà cité, l'union douanière de 1995 donne déjà pratiquement tout à la Turquie, à l'exception des institutions communautaires.
Pour la Turquie, la prochaine étape ne peut être que l'adhésion, sauf aux dirigeants européens à renier leur parole. La signature de Couve de Murville en 1963 au nom de la France devrait engager la parole de Jacques Chirac aujourd'hui, proclame Ankara. Cela tombe bien : il est à fond pour l'adhésion de la Turquie. Pour une fois, il n'aura pas à se déjuger !
Le sommet de Copenhague de décembre 2002 ne faisant que fixer une date butoir : décembre 2004, pour l'ouverture des négociations d'adhésion si la Turquie remplissait les critères de Copenhague après un rapport et une recommandation de la Commission. Si tel était le cas, ajoutait le Conseil européen, les négociations devraient débuter « dans les plus brefs délais ».
Ce rappel historique n'était pas inutile pour montrer la nasse dans laquelle les dirigeants européens se sont enfermés.
✑ Critères absurdes
Le Conseil européen de Copenhague de 1993 avait fixé un certain nombre de critères pour l'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale à l'Union européenne. Il n'était pas alors question de la Turquie. Il précisait dans ses conclusions : « L'adhésion requiert de la part du pays candidat qu'il ait des institutions stables, garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l'homme, le respect des minorités et leur protection, l'existence d'une économie de marché viable ainsi que la capacité de faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l'intérieur de l'Union. » Tel devait être ensuite le credo de la Commission en matière d'adhésion et sa jurisprudence constante. Pour la Commission, ces conditions sont nécessaires et suffisantes. Si tel était le cas, Israël, l'Australie ou l'Inde, pays démocratiques, au sens des critères de Copenhague, auraient vocation, s'ils le souhaitaient, à adhérer à l'Union européenne. Nous voyons bien que c'est absurde. Il faut respecter une condition supplémentaire d'ordre géographique qui est définie à l'article 49 du Traité de l'Union européenne : « Tout État européen qui respecte les principes énoncés à l'article 6 § 1 ( liberté, démocratie, respect des droits de l'homme... ) peut demander à devenir membre de l'Union »: Au-delà du non-respect des minorités, de l'absence de liberté religieuse, de tortures systématiques, de la toute-puissance de l'armée, de l'occupation de Chypre, de la non-reconnaissance du génocide arménien, la Turquie est-elle un État européen au sens de l'article 49 ? Évidemment, non.
Si les chefs d'État et de gouvernement en jugeaient autrement le 17 décembre, cela signifierait que l'Europe aurait des frontières communes avec l'Irak, la Syrie et l'Iran. Nous serions alors directement au cœur de la poudrière du Moyen-Orient, ( ... ) Après avoir modifié, sa législation à marche forcée, réformé en apparence ses institutions judiciaires et administratives, le gouvernement turc pensait en avoir assez fait pour satisfaire aux critères de Copenhague. La révision du Code pénal turc qui devait n'être qu'une formalité a pris l'allure d'un psychodrame à cause de la velléité des autorités turques de «criminaliser» l'adultère. « Tant qu'un élément aussi crucial que la réforme du Code pénal n'est pas adoptée, les négociations (d'adhésion de la Turquie) ne pourront pas commencer », a souligné le porte-parole du commissaire Verheugen.
Le gouvernement Erdogan conscient du danger avait, dans un premier temps, retiré l'article controversé puis décidé d'en reporter l'examen surpression des députés islamistes. Voyant qu'il avait commis un pas de clerc, une erreur d'appréciation tant il pensait qu'il avait déjà son billet pour l'Europe dans la poche et le soutien efficace du commissaire Verheugen, il a opéré un repli stratégique en convoquant le Parlement turc en session extraordinaire pour adopter un nouveau Code pénal.
Comment faire confiance à Erdogan qui manipule la Commission, trompe les opinions publiques y compris la sienne et déclare « que personne ne tente de faire pression sur la Turquie en utilisant l'Union européenne comme prétexte ». Il applique à la lettre et avec cynisme le principe énoncé jadis par Charles Pasqua : « Les promesses n'engagent que ceux à qui elles s'adressent. »
Comment voulez-vous que la Commission vérifie sur place si les droits de l'homme sont respectés, la liberté religieuse garantie, les juges indépendants, l'administration neutre et non corrompue, les militaires dans les casernes, alors qu'elle n'a pas été capable pendant quatre ans de s'apercevoir que la Grèce trafiquait et truquait les comptes de ses finances publiques pour que son déficit budgétaire n'atteigne pas 3 % de son PlB ?
Bien évidemment, c'est une illusion de le croire. Il ne suffit pas de voter des réformes, de modifier sa législation, encore faut-il appliquer les dites réformes et les mettre en œuvre. Cela n'existe pas en Turquie aujourd'hui et n'existera pas davantage demain dans une société archaïque et islamisée.
✑ Le courage de dire Non
Il faut avoir le courage de dire Non à l'adhésion de la Turquie dans notre intérêt et dans le leur ; cela ne signifie évidemment pas que nous renoncions à des accords de coopération dans les domaines les plus divers. La Turquie doit être pour l'Europe et la France un partenaire commercial de premier plan. Nous n'en sommes aujourd'hui qu'aux fiançailles ; la promesse de mariage faite par la CEE puis par l'Union européenne a été à la fois déraisonnable et prise sans l'assentiment des peuples.
La décision définitive revient aux chefs d'État et de gouvernement qui doivent décider, à l'unanimité, d'ouvrir des négociations d'adhésion. Se trouvera-t-il un seul pays pour s'y opposer ? Nous verrons bien le 17 décembre. Que les chefs d'État et de gouvernement comprennent bien que 450 millions d'Européens, majoritairement hostiles à l'entrée de la Turquie dans l'Europe, les observent avec attention et tireront toutes les conséquences politiques de cette décision capitale pour l'avenir de l'Europe.
✍ FDA novembre 2004
Le 29 septembre 2004, le Président du Front National revenait lors d'une conférence de presse sur le dangereux processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne et les risques pour l'Europe de l'absorption d'une nation en voie de réislamisation. Extraits choisis.
Sur la voie de l'adhésion, la Turquie a bénéficié d'une incroyable légèreté ou même d'une complicité coupable des dirigeants européens depuis 1963, date du fameux traité d'Ankara. Permettez-moi de faire un bref résumé des principales étapes de cette marche turque.
Il est stipulé dans l'accord d'Ankara du 12 septembre 1963 en son article 28 : « Lorsque le fonctionnement de l'accord aura permis d'envisager l'acceptation intégrale de la part de la Turquie des obligations découlant du traité instituant la Communauté, les Parties contractantes examineront la possibilité d'une adhésion de la Turquie à la Communauté. » En attendant, il était prévu la mise en place progressive d'une union douanière et la libre circulation des travailleurs. Forte de cet engagement initial, la Turquie allait, avec l'appui de la Commission européenne et de certains États membres, franchir les différentes étapes qui devaient la conduire au paradis d'Allah, c'est-à-dire à l'adhésion à l'Union européenne : le 14 avril 1987, la Turquie déposait officiellement sa candidature et, la même année, signait un accord d'association avec la CEE. En 1995, c'était un accord d'union douanière, dernière étape avant l'adhésion, qui signifiait la libre circulation des marchandises, y compris agricoles, une politique commerciale et un tarif douanier communs. Lors du Conseil européen de Luxembourg en décembre 1997, les choses se précisent : « Le Conseil confirme l'éligibilité de la Turquie à l'adhésion à l'Union européenne. Elle sera jugée sur la base des mêmes critères que les autres candidats. » Mais le Conseil, sur pression du Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, considère que les conditions politiques et économiques ne sont pas réunies.
✑ Conditions non réunies
Les conditions ne sont pas réunies en décembre 1997, mais elles le sont en décembre 1999 au Conseil européen d'Helsinki. Qu'est-ce qui a changé entre-temps ? Rien ou presque. Le Conseil reconnaît officiellement que « la Turquie est un pays candidat, qui a vocation à rejoindre l'Union... » On ne parle plus de conditions politiques ou économiques à remplir mais d'un partenariat pour l'adhésion, sorte de feuille de route qui sera, chaque année, soumise au contrôle de la Commission européenne et à l'approbation du Conseil européen. Ce qui est extrêmement grave en l'espèce, c'est la décision irresponsable prise à Helsinki en 1999 par les chefs d'État et de gouvernement, MM. Chirac et Jospin en tête, de reconnaître à la Turquie le statut de candidat officiel, sans aucun débat ni au Conseil ni préalablement au Parlement français. Pourquoi une décision, aux conséquences aussi graves, a-t-elle été prise en cinq minutes, dans le plus grand secret, lors d'un sommet européen, en maintenant à l'écart la représentation nationale ? Cette diplomatie du secret a trouvé son apogée le 23 septembre à Bruxelles où, dans le salon feutré d'un grand hôtel, le commissaire Verheugen a convaincu Erdogan de renoncer à son projet de «criminaliser» l'adultère.
Mais aujourd'hui, que faire ? Certains esprits «supérieurs» avancent l'idée d'un « partenariat privilégié » avec la Turquie, mais comme le fait remarquer justement M. Juncker, déjà cité, l'union douanière de 1995 donne déjà pratiquement tout à la Turquie, à l'exception des institutions communautaires.
Pour la Turquie, la prochaine étape ne peut être que l'adhésion, sauf aux dirigeants européens à renier leur parole. La signature de Couve de Murville en 1963 au nom de la France devrait engager la parole de Jacques Chirac aujourd'hui, proclame Ankara. Cela tombe bien : il est à fond pour l'adhésion de la Turquie. Pour une fois, il n'aura pas à se déjuger !
Le sommet de Copenhague de décembre 2002 ne faisant que fixer une date butoir : décembre 2004, pour l'ouverture des négociations d'adhésion si la Turquie remplissait les critères de Copenhague après un rapport et une recommandation de la Commission. Si tel était le cas, ajoutait le Conseil européen, les négociations devraient débuter « dans les plus brefs délais ».
Ce rappel historique n'était pas inutile pour montrer la nasse dans laquelle les dirigeants européens se sont enfermés.
✑ Critères absurdes
Le Conseil européen de Copenhague de 1993 avait fixé un certain nombre de critères pour l'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale à l'Union européenne. Il n'était pas alors question de la Turquie. Il précisait dans ses conclusions : « L'adhésion requiert de la part du pays candidat qu'il ait des institutions stables, garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l'homme, le respect des minorités et leur protection, l'existence d'une économie de marché viable ainsi que la capacité de faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l'intérieur de l'Union. » Tel devait être ensuite le credo de la Commission en matière d'adhésion et sa jurisprudence constante. Pour la Commission, ces conditions sont nécessaires et suffisantes. Si tel était le cas, Israël, l'Australie ou l'Inde, pays démocratiques, au sens des critères de Copenhague, auraient vocation, s'ils le souhaitaient, à adhérer à l'Union européenne. Nous voyons bien que c'est absurde. Il faut respecter une condition supplémentaire d'ordre géographique qui est définie à l'article 49 du Traité de l'Union européenne : « Tout État européen qui respecte les principes énoncés à l'article 6 § 1 ( liberté, démocratie, respect des droits de l'homme... ) peut demander à devenir membre de l'Union »: Au-delà du non-respect des minorités, de l'absence de liberté religieuse, de tortures systématiques, de la toute-puissance de l'armée, de l'occupation de Chypre, de la non-reconnaissance du génocide arménien, la Turquie est-elle un État européen au sens de l'article 49 ? Évidemment, non.
Si les chefs d'État et de gouvernement en jugeaient autrement le 17 décembre, cela signifierait que l'Europe aurait des frontières communes avec l'Irak, la Syrie et l'Iran. Nous serions alors directement au cœur de la poudrière du Moyen-Orient, ( ... ) Après avoir modifié, sa législation à marche forcée, réformé en apparence ses institutions judiciaires et administratives, le gouvernement turc pensait en avoir assez fait pour satisfaire aux critères de Copenhague. La révision du Code pénal turc qui devait n'être qu'une formalité a pris l'allure d'un psychodrame à cause de la velléité des autorités turques de «criminaliser» l'adultère. « Tant qu'un élément aussi crucial que la réforme du Code pénal n'est pas adoptée, les négociations (d'adhésion de la Turquie) ne pourront pas commencer », a souligné le porte-parole du commissaire Verheugen.
Le gouvernement Erdogan conscient du danger avait, dans un premier temps, retiré l'article controversé puis décidé d'en reporter l'examen surpression des députés islamistes. Voyant qu'il avait commis un pas de clerc, une erreur d'appréciation tant il pensait qu'il avait déjà son billet pour l'Europe dans la poche et le soutien efficace du commissaire Verheugen, il a opéré un repli stratégique en convoquant le Parlement turc en session extraordinaire pour adopter un nouveau Code pénal.
Comment faire confiance à Erdogan qui manipule la Commission, trompe les opinions publiques y compris la sienne et déclare « que personne ne tente de faire pression sur la Turquie en utilisant l'Union européenne comme prétexte ». Il applique à la lettre et avec cynisme le principe énoncé jadis par Charles Pasqua : « Les promesses n'engagent que ceux à qui elles s'adressent. »
Comment voulez-vous que la Commission vérifie sur place si les droits de l'homme sont respectés, la liberté religieuse garantie, les juges indépendants, l'administration neutre et non corrompue, les militaires dans les casernes, alors qu'elle n'a pas été capable pendant quatre ans de s'apercevoir que la Grèce trafiquait et truquait les comptes de ses finances publiques pour que son déficit budgétaire n'atteigne pas 3 % de son PlB ?
Bien évidemment, c'est une illusion de le croire. Il ne suffit pas de voter des réformes, de modifier sa législation, encore faut-il appliquer les dites réformes et les mettre en œuvre. Cela n'existe pas en Turquie aujourd'hui et n'existera pas davantage demain dans une société archaïque et islamisée.
✑ Le courage de dire Non
Il faut avoir le courage de dire Non à l'adhésion de la Turquie dans notre intérêt et dans le leur ; cela ne signifie évidemment pas que nous renoncions à des accords de coopération dans les domaines les plus divers. La Turquie doit être pour l'Europe et la France un partenaire commercial de premier plan. Nous n'en sommes aujourd'hui qu'aux fiançailles ; la promesse de mariage faite par la CEE puis par l'Union européenne a été à la fois déraisonnable et prise sans l'assentiment des peuples.
La décision définitive revient aux chefs d'État et de gouvernement qui doivent décider, à l'unanimité, d'ouvrir des négociations d'adhésion. Se trouvera-t-il un seul pays pour s'y opposer ? Nous verrons bien le 17 décembre. Que les chefs d'État et de gouvernement comprennent bien que 450 millions d'Européens, majoritairement hostiles à l'entrée de la Turquie dans l'Europe, les observent avec attention et tireront toutes les conséquences politiques de cette décision capitale pour l'avenir de l'Europe.
✍ FDA novembre 2004
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne va nous coûter plus de 6 milliards d’euro, sans compter les taxes et les impôts nouveaux
Posté par Maya le 27 février 2009
Alors que l’on parle beaucoup des conséquences inéluctables et inquiétantes d’une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne, grand pays d’Asie mineure de près de 100 millions d’âmes à 99 % musulmanes, outre un afflux d’immigrés sans précédent, un choc économique, civilisationnel et géopolitique incalculable, un Conseil et un Parlement européens où la représentation turque serait majoritaire, un choc démographique en direction du continent européen sans égal, et des frontières jouxtant dès lors celles d’Irak, de Syrie, d’Iran, d’Asie centrale et de la zone caucasienne, la question du coût global de cette adhésion mérite d’être dores et déjà posée puisque la Turquie reçoit actuellement des crédits de « préadhésion » visant à financer ses réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite.
Selon Le Monde du 7 février 2005, la Commission et les Etats les plus contributeurs au budget européen ont évalué ce coût en se basant sur l’hypothèse des dispositions adoptées pour les nouveaux membres de 2004 et les prochains adhérents de 2006 qui sont désormais appliquées à la Turquie. Ainsi, en plus d’une décennie, Ankara a touché 2,1 milliards d’euros, notamment de 1996 à 2006, et doit percevoir 1,6 milliard d’ici 2009.
Avec un revenu moyen par habitant de l’ordre de près de 30 % de la moyenne communautaire actuelle, la Turquie bénéficie pleinement de cette politique de solidarité, financée par les fonds structurels européens. Selon les études réalisées par la Commission européenne, structure technocratique européiste très est favorable à cette adhésion, une fois entrée dans l’Union européenne, la Turquie absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du « chèque » britannique, il est aisément envisageable que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d’euros.
A cela, s’ajoute le fait indiscutable que l’adhésion turque aurait aussi un coût fiscal particulièrement important, puisque l’entrée d’Ankara dans le concert des nations de l’UE serait immédiatement suivi d’une sorte de Plan Marshall européen destiné à aider ce pays à se mettre au niveau économique des autres membres de l’UE, et cela au détriment des pays les moins avancés économiquement de l’Union comme la Roumanie ou la Bulgarie.
Et cela ne pourrait se faire qu’au préjudice des contribuables français et européens, sommés de financer les milliards d’euros qui se déverseraient sur ce grand pays d’Asie mineure, en plus du détournement de nombreuses aides financières européennes réorientées vers l’agriculture turque ou tout autre secteur indigent.
Et, seules, des augmentations de taxes et d’impôts pour les contribuables français et européens seraient en mesure de combler un tant soit peu ce gouffre sans fond.
http://nationpresse.info/
Posté par Maya le 27 février 2009
Alors que l’on parle beaucoup des conséquences inéluctables et inquiétantes d’une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne, grand pays d’Asie mineure de près de 100 millions d’âmes à 99 % musulmanes, outre un afflux d’immigrés sans précédent, un choc économique, civilisationnel et géopolitique incalculable, un Conseil et un Parlement européens où la représentation turque serait majoritaire, un choc démographique en direction du continent européen sans égal, et des frontières jouxtant dès lors celles d’Irak, de Syrie, d’Iran, d’Asie centrale et de la zone caucasienne, la question du coût global de cette adhésion mérite d’être dores et déjà posée puisque la Turquie reçoit actuellement des crédits de « préadhésion » visant à financer ses réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite.
Selon Le Monde du 7 février 2005, la Commission et les Etats les plus contributeurs au budget européen ont évalué ce coût en se basant sur l’hypothèse des dispositions adoptées pour les nouveaux membres de 2004 et les prochains adhérents de 2006 qui sont désormais appliquées à la Turquie. Ainsi, en plus d’une décennie, Ankara a touché 2,1 milliards d’euros, notamment de 1996 à 2006, et doit percevoir 1,6 milliard d’ici 2009.
Avec un revenu moyen par habitant de l’ordre de près de 30 % de la moyenne communautaire actuelle, la Turquie bénéficie pleinement de cette politique de solidarité, financée par les fonds structurels européens. Selon les études réalisées par la Commission européenne, structure technocratique européiste très est favorable à cette adhésion, une fois entrée dans l’Union européenne, la Turquie absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du « chèque » britannique, il est aisément envisageable que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d’euros.
A cela, s’ajoute le fait indiscutable que l’adhésion turque aurait aussi un coût fiscal particulièrement important, puisque l’entrée d’Ankara dans le concert des nations de l’UE serait immédiatement suivi d’une sorte de Plan Marshall européen destiné à aider ce pays à se mettre au niveau économique des autres membres de l’UE, et cela au détriment des pays les moins avancés économiquement de l’Union comme la Roumanie ou la Bulgarie.
Et cela ne pourrait se faire qu’au préjudice des contribuables français et européens, sommés de financer les milliards d’euros qui se déverseraient sur ce grand pays d’Asie mineure, en plus du détournement de nombreuses aides financières européennes réorientées vers l’agriculture turque ou tout autre secteur indigent.
Et, seules, des augmentations de taxes et d’impôts pour les contribuables français et européens seraient en mesure de combler un tant soit peu ce gouffre sans fond.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Pour la France et le peuple français

Jean-Marie le Pen dénonce la malhonnêteté de Jacques Chirac
La veille de la manifestation frontiste à Strasbourg, jean-Marie Le Pen tenait le 14 décembre une conférence de presse pour faire le point sur les manœuvres initiées par les euro-mondialistes pour faire entrer la Turquie dans l'Europe. Un lobby proturc qui a donc obtenu, contre la volonté des peuples européens, l'ouverture des négociations d'adhésion avec Ankara. Avec la complicité active de Jacques Chirac.
« L'UE n'est qu'un pseudopode des États-Unis », a de prime abord constaté Jean-Marie Le Pen. Une Amérique « qui considère que la Turquie, comme elle l'a été pendant la Guerre froide, est une pièce maîtresse de sa géostratégie » et qui « pèse de tout son poids sur ses satellites européens pour imposer son entrée dans l'Union ( ... ). Même le religieux monsieur Bush raille ceux qui voudraient faire de l'Europe un club chrétien ! ».
« Si les politiciens européistes sont sensibles à cette insistante et ferme pression du Grand Frère, les Français savent, eux, que le report de l'adhésion aux calendes turques est un subterfuge et ils voteront Non à la Constitution, sachant que s'ils votaient Oui, l'adhésion leur serait imposée dans quelques années. »
« Face à l'ultimatum posé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, les 25 pays de l'Union européenne ont trois solutions », a observé le Président du Front National : « se coucher, négocier ou finasser ». Se coucher c'est accepter d'ouvrir les négociations d'adhésion en fixant une date avec l'illusion de ne pas les conclure un jour, comme l'a écrit la Commission européenne dans sa recommandation, pour rassurer les pleutres ou les naïfs.
Négocier, c'est dire franchement mais fermement à la Turquie qu'une adhésion n'est pas raisonnable ni pour elle ni pour nous, et qu'elle déstabiliserait à la fois la vieille Europe et la jeune Turquie.
Finasser, c'est la solution de Jacques Chirac, c'est-à-dire repousser la date du début des négociations à l'automne 2005 pour lui permettre de gagner son référendum sur la Constitution européenne au printemps 2005. Cette dernière solution est la pire et la plus hypocrite, car elle n'évite ni l'adhésion, ni la colère des Turcs, ni le déshonneur ( ... ). « La stratégie Chirac, c'est de dire que le peuple français sera consulté par référendum dans 10 ou 15 ans avant la signature de l'acte d'adhésion. »
« Or, c'est parfaitement malhonnête, s'est indigné Jean-Marie Le Pen, car cela ne s'est jamais produit pour aucun autre pays candidat et l'on imagine mal dans dix ans les Turcs, ayant poursuivi leurs réformes pour se mettre au diapason de l'acquis communautaire être soudain privés d'adhésion pour quelque raison que ce soit ! »
« En ce qui nous concerne, a encore précisé le Président du Front National, nous avions dit notre opposition claire à l'entrée dans les organismes européens de pays qui n'étaient européens ni par la géographie, ni par l'histoire, ni par la culture ( ... ). Dès 1986, je rappelais dans un discours que ni le Maroc ni la Turquie, qui étaient postulants à l'entrée dans la CEE ; ne le pouvaient puisqu'ils n'étaient européens ni par la géographie, ni par l'histoire, ni par la culture, mais qu'en revanche toutes les coopérations étaient souhaitables dans le cadre euro-méditerranéen. »
« Une adhésion de la Turquie, en voie de réislamisation, contrairement à ce que MM. Chirac ou Rocard nous disent ( ... ) ne démocratiserait pas la Turquie mais serait un formidable accélérateur pour une islamisation rapide de l'Europe qui perdrait peu à peu sa culture, ses racines, sa religion, son histoire. C'est contre tout cela que nous luttons au nom et pour le peuple français, et pour la France de nos enfants et petits enfants », a affirmé Jean-Marie Le Pen.
FDA janvier 2005

Jean-Marie le Pen dénonce la malhonnêteté de Jacques Chirac
La veille de la manifestation frontiste à Strasbourg, jean-Marie Le Pen tenait le 14 décembre une conférence de presse pour faire le point sur les manœuvres initiées par les euro-mondialistes pour faire entrer la Turquie dans l'Europe. Un lobby proturc qui a donc obtenu, contre la volonté des peuples européens, l'ouverture des négociations d'adhésion avec Ankara. Avec la complicité active de Jacques Chirac.
« L'UE n'est qu'un pseudopode des États-Unis », a de prime abord constaté Jean-Marie Le Pen. Une Amérique « qui considère que la Turquie, comme elle l'a été pendant la Guerre froide, est une pièce maîtresse de sa géostratégie » et qui « pèse de tout son poids sur ses satellites européens pour imposer son entrée dans l'Union ( ... ). Même le religieux monsieur Bush raille ceux qui voudraient faire de l'Europe un club chrétien ! ».
« Si les politiciens européistes sont sensibles à cette insistante et ferme pression du Grand Frère, les Français savent, eux, que le report de l'adhésion aux calendes turques est un subterfuge et ils voteront Non à la Constitution, sachant que s'ils votaient Oui, l'adhésion leur serait imposée dans quelques années. »
« Face à l'ultimatum posé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, les 25 pays de l'Union européenne ont trois solutions », a observé le Président du Front National : « se coucher, négocier ou finasser ». Se coucher c'est accepter d'ouvrir les négociations d'adhésion en fixant une date avec l'illusion de ne pas les conclure un jour, comme l'a écrit la Commission européenne dans sa recommandation, pour rassurer les pleutres ou les naïfs.
Négocier, c'est dire franchement mais fermement à la Turquie qu'une adhésion n'est pas raisonnable ni pour elle ni pour nous, et qu'elle déstabiliserait à la fois la vieille Europe et la jeune Turquie.
Finasser, c'est la solution de Jacques Chirac, c'est-à-dire repousser la date du début des négociations à l'automne 2005 pour lui permettre de gagner son référendum sur la Constitution européenne au printemps 2005. Cette dernière solution est la pire et la plus hypocrite, car elle n'évite ni l'adhésion, ni la colère des Turcs, ni le déshonneur ( ... ). « La stratégie Chirac, c'est de dire que le peuple français sera consulté par référendum dans 10 ou 15 ans avant la signature de l'acte d'adhésion. »
« Or, c'est parfaitement malhonnête, s'est indigné Jean-Marie Le Pen, car cela ne s'est jamais produit pour aucun autre pays candidat et l'on imagine mal dans dix ans les Turcs, ayant poursuivi leurs réformes pour se mettre au diapason de l'acquis communautaire être soudain privés d'adhésion pour quelque raison que ce soit ! »
« En ce qui nous concerne, a encore précisé le Président du Front National, nous avions dit notre opposition claire à l'entrée dans les organismes européens de pays qui n'étaient européens ni par la géographie, ni par l'histoire, ni par la culture ( ... ). Dès 1986, je rappelais dans un discours que ni le Maroc ni la Turquie, qui étaient postulants à l'entrée dans la CEE ; ne le pouvaient puisqu'ils n'étaient européens ni par la géographie, ni par l'histoire, ni par la culture, mais qu'en revanche toutes les coopérations étaient souhaitables dans le cadre euro-méditerranéen. »
« Une adhésion de la Turquie, en voie de réislamisation, contrairement à ce que MM. Chirac ou Rocard nous disent ( ... ) ne démocratiserait pas la Turquie mais serait un formidable accélérateur pour une islamisation rapide de l'Europe qui perdrait peu à peu sa culture, ses racines, sa religion, son histoire. C'est contre tout cela que nous luttons au nom et pour le peuple français, et pour la France de nos enfants et petits enfants », a affirmé Jean-Marie Le Pen.
FDA janvier 2005
Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Qu'est-ce-que cela cache ???? C'est à ne plus rien comprendre...
A deux mois des européennes...
Obama et Sarkozy s'opposent sur l'entrée de la Turquie dans l'UE
Barack Obama et le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy se sont opposés dimanche sur l'opportunité de faire entrer la Turquie dans l'UE, mettant une note de discorde dans une tournée européenne jusqu'ici très consensuelle du président américain.
http://actu.orange.fr/Article/mmd--fran ... -l-UE.html
A deux mois des européennes...
Obama et Sarkozy s'opposent sur l'entrée de la Turquie dans l'UE
Barack Obama et le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy se sont opposés dimanche sur l'opportunité de faire entrer la Turquie dans l'UE, mettant une note de discorde dans une tournée européenne jusqu'ici très consensuelle du président américain.
http://actu.orange.fr/Article/mmd--fran ... -l-UE.html
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
LA TURQUIE DE NOUVEAU
La venue de Barack Hussein Obama en Europe fut décidément le l’occasion de bien étranges évènements. D’abord l’extraordinaire et apparente ferveur populaire. Peut-être faut-il voir, dans ce phénomène inexplicable, un reflet de l’anti-bushisme primaire qui s’était emparé d’une partie de l’opinion ; par contre-coup voici le successeur couronné d’espoirs d’autant plus insensés que personne ne sait ce qu’il va faire réellement. Le gauchisme naturel à beaucoup d’européens a du jouer dans les applaudissements.
Plus grave est de nouveau devant nous la perspective renouvelée d’une entrée de la Turquie dans l’Europe avec l’appui américain.
Les médias appuient lourdement sur la prétendue opposition de Sarkozy à ce projet. Ce n’est hélas qu’une simple posture de plus du président français. S’il voulait vraiment barrer la route aux Turcs, il aurait obligé très vite l’Europe à arrêter de subventionner ce pays sous le vain prétexte de le mettre à niveau ; il aurait mis fin également sans tarder à la pousuite inutile et ruineuse des pourparlers à ce sujet.
De l’avis même du Figaro, qui est le journal quasi officiel du Sarkozysme, Sarkozy a maintenu son refus en même temps qu'il en assouplissait les modalités : c’est bien montrer qu’il s’agit d’une habile posture.
Il a rencontré le premier ministre turc deux fois lors de l'assemblée générale des Nations unies à New York et l'a assuré que la France ne s'opposerait pas à la négociation en cours tant qu'elle ne toucherait pas aux chapitres décisifs : cette expression de chapitres décisifs n’a évidemment aucune signification pratique utile.
Jacques Chirac, fervent partisan de l'entrée de la Turquie, avait inscrit dans la constitution pour rassurer les adversaires qu'il était indispensable de recourir au référendum pour ratifier toute nouvelle adhésion à l'union européenne. Sur la demande insistante d'Ankara un compromis a été trouvé par Sarkozy : « Le principe du référendum est maintenu, sauf si plus de 3/5 des parlementaires des deux assemblées ratifient une adhésion lors d'un vote préalable ». En plus, le retour de la France dans l'OTAN fait tomber le pays dans les filets américains et c'est pour cela que le président joue les matamores selon son habitude, en marquant son hostilité tout en sachant très bien qu’il capitulera au dernier moment.
Pour bien situer l'essentiel de cette sinistre affaire, rappelons que le non des Français à la constitution européenne était inspiré en partie par le non à la Turquie. Il est utile également de rassembler les principaux arguments.
Le premier argument est un argument géographique : la Turquie n'est pas un pays européen sauf par un droit de conquête lors de l'écroulement de l'empire byzantin.
Ensuite, le pays est un pays islamiste alors que l'Europe est un continent de tradition chrétienne et il n'y a pas de possibilité de cohabitation pacifique entre le christianisme et l'islam, religion conquérante ainsi que le Pape l’a remarqué dans le discours de Ratisbonne. À cet égard, les distinctions entre diverses catégories d'islam ne sont pas pertinentes, la tendance inévitable étant d'aller vers les plus violentes. L'Institut catholique de Paris, qui de façon tout à fait inacceptable a accepté d'ouvrir une formation pour les imams, vient de s'apercevoir très vite des risques de dérapage vers la violence.
L'Europe est dans un désordre économique complet et est rongée par les fraudes ; elle démontre tous les jours l’incapacité de se gérer correctement à 27 pays. L'adjonction d'un pays supplémentaire ne fera qu'augmenter le fouillis.
La dangereuse et meurtrière conception de l'égalité exercera ses ravages sur une échelle bien plus grande : quel rapport y a-t-il entre le paysan anatolien, l'ouvrier danois et l'ingénieur français ? Vouloir égaliser les conditions est déjà une chimère dangereuse à l'intérieur de l'Europe telle qu'elle est et la chimère ne fera que se gonfler davantage comme une baudruche.
L'introduction éventuelle de la Turquie dans l'Europe aggraverait l'immigration incontrôlée dont l'Europe est la victime et ce serait pour un double malheur : celui des populations accueillantes et celui des populations arrivantes.
Le principal argument des européistes convaincus de l’adhésion est l’intérêt éventuel de l'élargissement des marchés. Bien entendu nous sommes favorables à l'élargissement des marchés, mais il n’est nul besoin pour cela d'une « bourreaucratie » comme l'Europe et de son extension ; si c’était le cas, il faudrait que l'organisation européenne recouvre la planète entière ! La Suisse, située hors de la CEE, commerce avec le monde entier.
Demandons-nous maintenant pourquoi Obama, chaussant les bottes de ses prédécesseurs, pousse à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Il y a plusieurs explications.
D'abord, il est un phénomène historique indéniable : celui de l'aide apportée par la Turquie aux Etats-Unis lors de la guerre froide. Mais la guerre froide est terminée et l'on ne voit pas que cet argument ait de la valeur à présent.
Il doit s'ajouter un argument politico-historique plus important : en introduisant l'islam par la force à l'intérieur de l'Europe les États-Unis pensent nuire à la puissance des nations européennes et modérer les appétits commerciaux de ces nations. Pourtant le danger à long terme pour les États-Unis n’est pas mince, car ce pays compte aujourd'hui au moins 15 millions de musulmans, ce que l'existence de l'océan atlantique n’a pas empêché. Il faut croire que le drame du 11 septembre n'a pas été suffisant pour réveiller les Américains.
Nous voyons, ces jours-ci, Monsieur Serge Dassault, l'avionneur connu et propriétaire du Figaro, s'engager résolument dans le financement des mosquées ; il a au moins un motif qui n’est nullement une excuse : celui de vouloir augmenter le nombre de ses milliards puisque les pays musulmans sont parmi ses bons clients. C'est Lénine qui disait que les capitalistes se précipiteraient pour vendre la corde avec laquelle ils seraient pendus. L'islam aujourd'hui est comparable à maints égards au communisme de l’époque.
N’oublions pas la leçon de Lépante, bataille gagnée avec le secours du rosaire ! Pour tous, Européens et Turcs, il vaudrait mieux que les Européens se réveillent et que, fort pacifiquement, l’on se contente de commercer avec la Turquie sans courir derrière une nouvelle et dangereuse chimère.
Michel de Poncins http://www.libeco.net/magazine.htm
La venue de Barack Hussein Obama en Europe fut décidément le l’occasion de bien étranges évènements. D’abord l’extraordinaire et apparente ferveur populaire. Peut-être faut-il voir, dans ce phénomène inexplicable, un reflet de l’anti-bushisme primaire qui s’était emparé d’une partie de l’opinion ; par contre-coup voici le successeur couronné d’espoirs d’autant plus insensés que personne ne sait ce qu’il va faire réellement. Le gauchisme naturel à beaucoup d’européens a du jouer dans les applaudissements.
Plus grave est de nouveau devant nous la perspective renouvelée d’une entrée de la Turquie dans l’Europe avec l’appui américain.
Les médias appuient lourdement sur la prétendue opposition de Sarkozy à ce projet. Ce n’est hélas qu’une simple posture de plus du président français. S’il voulait vraiment barrer la route aux Turcs, il aurait obligé très vite l’Europe à arrêter de subventionner ce pays sous le vain prétexte de le mettre à niveau ; il aurait mis fin également sans tarder à la pousuite inutile et ruineuse des pourparlers à ce sujet.
De l’avis même du Figaro, qui est le journal quasi officiel du Sarkozysme, Sarkozy a maintenu son refus en même temps qu'il en assouplissait les modalités : c’est bien montrer qu’il s’agit d’une habile posture.
Il a rencontré le premier ministre turc deux fois lors de l'assemblée générale des Nations unies à New York et l'a assuré que la France ne s'opposerait pas à la négociation en cours tant qu'elle ne toucherait pas aux chapitres décisifs : cette expression de chapitres décisifs n’a évidemment aucune signification pratique utile.
Jacques Chirac, fervent partisan de l'entrée de la Turquie, avait inscrit dans la constitution pour rassurer les adversaires qu'il était indispensable de recourir au référendum pour ratifier toute nouvelle adhésion à l'union européenne. Sur la demande insistante d'Ankara un compromis a été trouvé par Sarkozy : « Le principe du référendum est maintenu, sauf si plus de 3/5 des parlementaires des deux assemblées ratifient une adhésion lors d'un vote préalable ». En plus, le retour de la France dans l'OTAN fait tomber le pays dans les filets américains et c'est pour cela que le président joue les matamores selon son habitude, en marquant son hostilité tout en sachant très bien qu’il capitulera au dernier moment.
Pour bien situer l'essentiel de cette sinistre affaire, rappelons que le non des Français à la constitution européenne était inspiré en partie par le non à la Turquie. Il est utile également de rassembler les principaux arguments.
Le premier argument est un argument géographique : la Turquie n'est pas un pays européen sauf par un droit de conquête lors de l'écroulement de l'empire byzantin.
Ensuite, le pays est un pays islamiste alors que l'Europe est un continent de tradition chrétienne et il n'y a pas de possibilité de cohabitation pacifique entre le christianisme et l'islam, religion conquérante ainsi que le Pape l’a remarqué dans le discours de Ratisbonne. À cet égard, les distinctions entre diverses catégories d'islam ne sont pas pertinentes, la tendance inévitable étant d'aller vers les plus violentes. L'Institut catholique de Paris, qui de façon tout à fait inacceptable a accepté d'ouvrir une formation pour les imams, vient de s'apercevoir très vite des risques de dérapage vers la violence.
L'Europe est dans un désordre économique complet et est rongée par les fraudes ; elle démontre tous les jours l’incapacité de se gérer correctement à 27 pays. L'adjonction d'un pays supplémentaire ne fera qu'augmenter le fouillis.
La dangereuse et meurtrière conception de l'égalité exercera ses ravages sur une échelle bien plus grande : quel rapport y a-t-il entre le paysan anatolien, l'ouvrier danois et l'ingénieur français ? Vouloir égaliser les conditions est déjà une chimère dangereuse à l'intérieur de l'Europe telle qu'elle est et la chimère ne fera que se gonfler davantage comme une baudruche.
L'introduction éventuelle de la Turquie dans l'Europe aggraverait l'immigration incontrôlée dont l'Europe est la victime et ce serait pour un double malheur : celui des populations accueillantes et celui des populations arrivantes.
Le principal argument des européistes convaincus de l’adhésion est l’intérêt éventuel de l'élargissement des marchés. Bien entendu nous sommes favorables à l'élargissement des marchés, mais il n’est nul besoin pour cela d'une « bourreaucratie » comme l'Europe et de son extension ; si c’était le cas, il faudrait que l'organisation européenne recouvre la planète entière ! La Suisse, située hors de la CEE, commerce avec le monde entier.
Demandons-nous maintenant pourquoi Obama, chaussant les bottes de ses prédécesseurs, pousse à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Il y a plusieurs explications.
D'abord, il est un phénomène historique indéniable : celui de l'aide apportée par la Turquie aux Etats-Unis lors de la guerre froide. Mais la guerre froide est terminée et l'on ne voit pas que cet argument ait de la valeur à présent.
Il doit s'ajouter un argument politico-historique plus important : en introduisant l'islam par la force à l'intérieur de l'Europe les États-Unis pensent nuire à la puissance des nations européennes et modérer les appétits commerciaux de ces nations. Pourtant le danger à long terme pour les États-Unis n’est pas mince, car ce pays compte aujourd'hui au moins 15 millions de musulmans, ce que l'existence de l'océan atlantique n’a pas empêché. Il faut croire que le drame du 11 septembre n'a pas été suffisant pour réveiller les Américains.
Nous voyons, ces jours-ci, Monsieur Serge Dassault, l'avionneur connu et propriétaire du Figaro, s'engager résolument dans le financement des mosquées ; il a au moins un motif qui n’est nullement une excuse : celui de vouloir augmenter le nombre de ses milliards puisque les pays musulmans sont parmi ses bons clients. C'est Lénine qui disait que les capitalistes se précipiteraient pour vendre la corde avec laquelle ils seraient pendus. L'islam aujourd'hui est comparable à maints égards au communisme de l’époque.
N’oublions pas la leçon de Lépante, bataille gagnée avec le secours du rosaire ! Pour tous, Européens et Turcs, il vaudrait mieux que les Européens se réveillent et que, fort pacifiquement, l’on se contente de commercer avec la Turquie sans courir derrière une nouvelle et dangereuse chimère.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
EN MARS 2007, la Turquie avait réagi avec aigreur au fait qu'elle n'avait pas été invitée à Berlin pour célébrer le cinquantiéme anniversaire du Traité de Rome; elle regrettait par la même occasion que la chope de bière bien innocente, offerte en cadeau d'adieu par Angela Merkel à Jacques Chirac, représentàt la victoire de Bonaparte aux Pyramides sur les troupes ottomanes d'Egypte (en 1799). Outrecuidant et passéiste ? Cela n'empéche pas la Turquie de préparer une célébration monumentale de la victoire de Mehmet le Conquérant sur l'empereur Constantin.
L'outrecuidançe est par ailleurs présente quand la Turquie revendique le droit d'être mise sur le même pied que les Etats qui ont signé le Traité en 1957. En effet, ce n'est qu'en 1963 que ses liens avec la Communauté furent formalisés, et encore cela ne se fit-il que sous la forme d'un Traité d'Association qui, selon les termes mêmes de l'art. 238 du traité de Rome, ne concerne que des Etats "tiers" alors que l'art. 237, lui, s'adresse aux « Etats européens », seuls à pouvoir s'intégrer à la Communauté.
par Pierre AERTS Écrits de Paris
L'outrecuidançe est par ailleurs présente quand la Turquie revendique le droit d'être mise sur le même pied que les Etats qui ont signé le Traité en 1957. En effet, ce n'est qu'en 1963 que ses liens avec la Communauté furent formalisés, et encore cela ne se fit-il que sous la forme d'un Traité d'Association qui, selon les termes mêmes de l'art. 238 du traité de Rome, ne concerne que des Etats "tiers" alors que l'art. 237, lui, s'adresse aux « Etats européens », seuls à pouvoir s'intégrer à la Communauté.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Comment la France prépare l'adhésion de la Turquie
La Turquie membre de l'UE en 2023 ? En annonçant ce week-end qu'il soutenait l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le Président américain Barack Obama a mis l'Elysée et l'Ump dans un certain embarras, à deux mois des élections européennes. Au point que Philippe de Villiers a proposé un face à face télévisé à Nicolas Sarkozy pour débattre de la question turque. Le leader du "non" accuse en effet le Président de la République de "contradictions totales entre les discours et les actes depuis deux ans."
Certes Nicolas Sarkozy et le parti présidentiel ont répété avec une belle constance leur opposition à cette adhésion. Le problème est que sur ce sujet comme sur bien d'autres, la rhétorique du Président et de son parti s'effondre devant leurs actes : la France de Nicolas Sarkozy a accepté depuis 2007 l'ouverture de 8 nouveaux chapitres de négociation dont les deux derniers sous présidence française, l'UMP vote au Parlement les crédits de préadhésion à la Turquie (plus de 560 millions annuels, soit 96 millions par la France), le Président et sa majorité ont supprimé en juillet 2008 le verrou référendaire pour tout nouvel élargissement, ils soutiennent le plus ardent avocat de l'adhésion turque, M. Barroso, pour un nouveau mandat de Président de la Commission et l'UMP siège au sein du Parti populaire européen aux côtés de l'AKP, le parti du Premier ministre turc Erdogan. Ce n'est plus du grand écart, c'est de la schizophrénie. Puisque Le Figaro annonce aujourd'hui que le débat est réouvert, le moment est venu d'aller au-delà des mots.
Comment la France prépare l'adhésion de la Turquie
I - L'engagement ferme du candidat Sarkozy contre l'adhésion turque
"Je demande la suspension de toutes les négociations avec la Turquie pour une raison très simple : La Turquie n’applique pas le protocole d’Ankara, la Turquie n’accepte pas que des avions venant de Chypre se posent sur ses aéroports, ou que des bateaux venant de chypre rentrent dans ses ports, Chypre est un des 25 état de l’union européenne. Comment peut on discuter de l’adhésion éventuelle d’un pays qui ne reconnaît pas l’Europe des 25 et qui décide unilatéralement que l’Europe ce n’est pas 25 pays mais 24. Ce n’est pas négociable et ce n’est pas acceptable" (Emission, "A vous de juger, France 2, 30 novembre 2006)
"La Turquie est un pays d'Asie mineure (...) « A s'élargir sans limite, on prend le risque de détruire l'union politique européenne, je ne l'accepterai pas." (Congrès de l'UMP, 14 janvier 2007)
II - Elu, le Président Sarkozy ouvre les portes de l'Union européenne à la Turquie
1) Huit chapitres de négociation ont été ouverts avec l'accord de Nicolas Sarkozy
Dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts en trois ans, depuis le début des négociations d'adhésion en octobre 2005, dont deux sous la présidence de Jacques Chirac et huit sous celle de Nicolas Sarkozy.
- 26 juin 2007 : chapitre 18 (Statistiques) et chapitre 32 (Contrôle financier)
- 17 décembre 2007 : chapitre 21 (réseaux transeuropéens) et chapitre 28 (consommateurs et santé)
- 17 juin 2008 : chapitre 6 (droit des sociétés) et chapitre 7 (droit de la propriété intellectuelle).
Sous présidence française de l'Union européenne par Nicolas Sarkozy :
- 19 décembre 2008 : chapitre 4 (libre circulation des capitaux) et chapitre 10 (société de l’information)
2) La consultation obligatoire des Français par référendum a été supprimée le 21 juillet 2008
Depuis mars 2005, l'article 88-5 de la Constitution dispose : « Tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la République. »
Le 21 juillet 2008, Nicolas Sarkozy faisait adopter par le Parlement une révision de cet article permettant de faire sauter ce "verrou référendaire", en ajoutant l'option suivante :
"Toutefois, par le vote d'une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l'adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l'article 89." (celle du Congrès du Parlement)
Il en résulte que pour tout élargissement, la consultation des Français peut être écartée, au profit du Parlement, si ce même Parlement - c'est à dire le pouvoir politique du moment auquel obéit une majorité - le décide.
3) Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les déclarations se multiplient pour laisser la porte ouverte à l'adhésion de la Turquie
- Nicolas Sarkozy, Président de la République, s'adressant pour la première fois aux Ambassadeurs de France en août 2007 :
"La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations: soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion" (28 août 2007, Conférence des ambassadeurs)
- Bernard Kouchner, nommé Ministre des affaires étrangères par Nicolas Sarkozy :
"La Turquie est en Europe (...) Les opposants à l'adhésion avancent de faux prétextes. En réalité, ils veulent maintenir une Europe conçue comme un club chrétien, réservé aux pays de tradition chrétienne. De même qu'on a souhaité l'adhésion de pays de l'Est parce qu'ils sortaient du communisme, il convient de tendre la main à la Turquie, le seul pays musulman à avoir su organiser la séparation entre la religion et l'Etat (...) Jusqu'à nouvel ordre, le parti islamiste modéré, vainqueur des dernières élections turques, est comparable aux partis démocrates-chrétiens ancrés dans une série de démocraties européennes. L'adhésion devrait cependant être assortie de conditions claires, notamment sur le respect des droits de l'homme (et singulièrement de la femme) et de la minorité kurde." (Le Soir, 11 décembre 2002)
- Jean-Pierre Jouyet, nommé secrétaire d'Etat aux affaires européennes par Nicolas Sarkozy:
La France « n’a pas l’intention de briser le processus de négociation actuellement en cours » (juin 2008)
- Bruno Le Maire, nommé secrétaire d'Etat aux affaires européennes par Nicolas Sarkozy (succédant à M. Jouyet) :
"Je ne suis pas favorable, actuellement, à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. (...) Aujourd’hui les conditions ne sont pas réunies." (RTL, 15 décembre 2008)
- José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne soutenu pour un nouveau mandat par Nicolas Sarkozy et l'UMP :
« Aujourd’hui, la Turquie est une part intégrante de notre agenda pour l’élargissement. Notre objectif communément partagé est que la Turquie devienne un membre à part entière de l’UE. Beaucoup de gens dans les Etats membres comme en Turquie, veulent s’attarder sur ce qui ne fonctionne pas dans nos relations, sur les obstacles à court terme et les difficultés que nous pouvons rencontrer. Dans l’UE ils peuvent dire que la Turquie n’est pas prête pour l’adhésion ; tandis que beaucoup de gens en Turquie disent qu’au final l’UE ne voudra pas de l’entrée de la Turquie. A tous ceux là, je déclare que notre présent et notre futur sont intimement liés. » (devant le Parlement Turc à Ankara, avril 2008)
III - Le Parti de Nicolas Sarkozy n'a cessé de donner des gages à l'adhésion turque
1) Le 21 juillet 2008, les députés et sénateurs UMP ont voté "pour" la suppression du référendum obligatoire (article 88-5) de soumettre au référendum toute nouvelle adhésion d'un Etat à l'Union européenne (voir I. 2)
2) La majorité UMP vote chaque année, dans le projet de loi de finances, les crédits dits "de préadhésion" à la Turquie. Elle aura touché à ce titre :
- 2,13 milliards de 1996 à 2006
- 2,256 milliards de 2007 à 2010, soit 564 millions par an
Des crédits qui ne vont cesser d'augmenter : "S'agissant de la Turquie, compte tenu de la taille et de la capacité d'absorption du pays, l'aide augmentera progressivement sur la période 2007-2013". (Communication de la Commission européenne sur l'Instrument de Préadhésion du 8 novembre 2006)
Pour la France, qui contribue à hauteur de 17% au budget européen (2ème contributeur net), cela représente 96 millions d'euros par an versés à la Turquie via le budget européen. (voir "Ce que nous coûte l'Europe ")
4) Au sein du Parti Populaire Européen (parti européen regroupant un grand nombre de partis de centre-droit membres ou candidat à l'Union européenne), l'UMP de Nicolas Sarkozy siège depuis le 28 janvier 2005 aux côtés de l'AKP, le "Parti de la justice et du développement" au pouvoir issu de la mouvance islamiste dirigé par l'actuel premier ministre Erdogan et qui est membre observateur du PPE.
5) Le 11 mars 2004, l'UMP au Parlement européen votait le rapport Brok déclarant, en son paragraphe 64 que si Chypre est réunifiée, l'Union européenne serait prête à immédiatement "accepter le turc en tant que langue officielle".
6) Le 27 septembre 2006, le Parlement européen adoptait le rapport Eurlings déclarant : "Les négociations visent à faire de la Turquie un membre de l'UE et que la concrétisation de cet objectif dépendra des efforts des deux parties. (...) La capacité d'absorption de la Turquie par l'UE tout en maintenant le rythme de l'intégration est une considération importante dans l'intérêt général tant de l'UE que de la Turquie"
Ce rapport a été adopté par 429 voix, avec celles du PS français et l'abstention des eurodéputés UMP.
Le même jour, la quasi totalité de l'UMP et le PS [1] ont en revanche voté contre l'amendement de Philippe de Villiers déposé au nom du groupe Indépendance et Démocratie
"- 1 demande au Conseil et au gouvernement turc, étant donné l'opposition à l'adhésion de la Turquie d'une grande majorité des peuples de l'Union européenne, régulièrement confirmée par les sondages d'opinion Eurobaromètre, et les réserves croissantes du peuple turc à cet égard, de s'en tenir à l'objectif d'une coopération privilégiée "
Les déclarations tonitruantes du Président de la République et de l'UMP contre l'entrée de la Turquie n'y changeront rien : toutes leurs décisions à Paris, Bruxelles et Strasbourg depuis deux ans déroulent tranquillement le tapis rouge de l'adhésion turque à l'Union européenne.
Christophe Beaudouin
[1] Résultat du vote par appel nominal
Pour :
MPF : de Villiers, Louis
UDF : Beaupuy, Bourlanges, Cavada, de Sarnez, Fourtou, Laperrouze, Lehideux, Morillon
UMP : Bachelot, Descamps, de Veyrac
FN : Gollnisch, Lang, JM Le Pen, Marine Le Pen, Le Rachinel, Martinez, Schenardi
Contre :
PC : Henin, Wurtz
UMP : Audy, Daul, Fontaine, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Guellec, Lamassoure, Mathieu, Saïfi, Sudre, Toubon, Vlasto
PS : Arif, Bono, Bourzai, Carlotti, Castex, Cottigny, Désir, Douay, Ferreira, Fruteau, Guy-Quint, Hamon, Patrie, Peillon, Poignant, Reyndaud, Rocard, Roure, Savary, Trautmann, Vaugrenard, Vergnaud, Weber.
Verts: Aubert, Bennahmias, Flautre, Isler Béguin, Lipietz, Onesta
Lundi 06 Avril 2009
http://www.observatoiredeleurope.com/
La Turquie membre de l'UE en 2023 ? En annonçant ce week-end qu'il soutenait l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le Président américain Barack Obama a mis l'Elysée et l'Ump dans un certain embarras, à deux mois des élections européennes. Au point que Philippe de Villiers a proposé un face à face télévisé à Nicolas Sarkozy pour débattre de la question turque. Le leader du "non" accuse en effet le Président de la République de "contradictions totales entre les discours et les actes depuis deux ans."
Certes Nicolas Sarkozy et le parti présidentiel ont répété avec une belle constance leur opposition à cette adhésion. Le problème est que sur ce sujet comme sur bien d'autres, la rhétorique du Président et de son parti s'effondre devant leurs actes : la France de Nicolas Sarkozy a accepté depuis 2007 l'ouverture de 8 nouveaux chapitres de négociation dont les deux derniers sous présidence française, l'UMP vote au Parlement les crédits de préadhésion à la Turquie (plus de 560 millions annuels, soit 96 millions par la France), le Président et sa majorité ont supprimé en juillet 2008 le verrou référendaire pour tout nouvel élargissement, ils soutiennent le plus ardent avocat de l'adhésion turque, M. Barroso, pour un nouveau mandat de Président de la Commission et l'UMP siège au sein du Parti populaire européen aux côtés de l'AKP, le parti du Premier ministre turc Erdogan. Ce n'est plus du grand écart, c'est de la schizophrénie. Puisque Le Figaro annonce aujourd'hui que le débat est réouvert, le moment est venu d'aller au-delà des mots.
Comment la France prépare l'adhésion de la Turquie
I - L'engagement ferme du candidat Sarkozy contre l'adhésion turque
"Je demande la suspension de toutes les négociations avec la Turquie pour une raison très simple : La Turquie n’applique pas le protocole d’Ankara, la Turquie n’accepte pas que des avions venant de Chypre se posent sur ses aéroports, ou que des bateaux venant de chypre rentrent dans ses ports, Chypre est un des 25 état de l’union européenne. Comment peut on discuter de l’adhésion éventuelle d’un pays qui ne reconnaît pas l’Europe des 25 et qui décide unilatéralement que l’Europe ce n’est pas 25 pays mais 24. Ce n’est pas négociable et ce n’est pas acceptable" (Emission, "A vous de juger, France 2, 30 novembre 2006)
"La Turquie est un pays d'Asie mineure (...) « A s'élargir sans limite, on prend le risque de détruire l'union politique européenne, je ne l'accepterai pas." (Congrès de l'UMP, 14 janvier 2007)
II - Elu, le Président Sarkozy ouvre les portes de l'Union européenne à la Turquie
1) Huit chapitres de négociation ont été ouverts avec l'accord de Nicolas Sarkozy
Dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts en trois ans, depuis le début des négociations d'adhésion en octobre 2005, dont deux sous la présidence de Jacques Chirac et huit sous celle de Nicolas Sarkozy.
- 26 juin 2007 : chapitre 18 (Statistiques) et chapitre 32 (Contrôle financier)
- 17 décembre 2007 : chapitre 21 (réseaux transeuropéens) et chapitre 28 (consommateurs et santé)
- 17 juin 2008 : chapitre 6 (droit des sociétés) et chapitre 7 (droit de la propriété intellectuelle).
Sous présidence française de l'Union européenne par Nicolas Sarkozy :
- 19 décembre 2008 : chapitre 4 (libre circulation des capitaux) et chapitre 10 (société de l’information)
2) La consultation obligatoire des Français par référendum a été supprimée le 21 juillet 2008
Depuis mars 2005, l'article 88-5 de la Constitution dispose : « Tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la République. »
Le 21 juillet 2008, Nicolas Sarkozy faisait adopter par le Parlement une révision de cet article permettant de faire sauter ce "verrou référendaire", en ajoutant l'option suivante :
"Toutefois, par le vote d'une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l'adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l'article 89." (celle du Congrès du Parlement)
Il en résulte que pour tout élargissement, la consultation des Français peut être écartée, au profit du Parlement, si ce même Parlement - c'est à dire le pouvoir politique du moment auquel obéit une majorité - le décide.
3) Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les déclarations se multiplient pour laisser la porte ouverte à l'adhésion de la Turquie
- Nicolas Sarkozy, Président de la République, s'adressant pour la première fois aux Ambassadeurs de France en août 2007 :
"La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations: soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion" (28 août 2007, Conférence des ambassadeurs)
- Bernard Kouchner, nommé Ministre des affaires étrangères par Nicolas Sarkozy :
"La Turquie est en Europe (...) Les opposants à l'adhésion avancent de faux prétextes. En réalité, ils veulent maintenir une Europe conçue comme un club chrétien, réservé aux pays de tradition chrétienne. De même qu'on a souhaité l'adhésion de pays de l'Est parce qu'ils sortaient du communisme, il convient de tendre la main à la Turquie, le seul pays musulman à avoir su organiser la séparation entre la religion et l'Etat (...) Jusqu'à nouvel ordre, le parti islamiste modéré, vainqueur des dernières élections turques, est comparable aux partis démocrates-chrétiens ancrés dans une série de démocraties européennes. L'adhésion devrait cependant être assortie de conditions claires, notamment sur le respect des droits de l'homme (et singulièrement de la femme) et de la minorité kurde." (Le Soir, 11 décembre 2002)
- Jean-Pierre Jouyet, nommé secrétaire d'Etat aux affaires européennes par Nicolas Sarkozy:
La France « n’a pas l’intention de briser le processus de négociation actuellement en cours » (juin 2008)
- Bruno Le Maire, nommé secrétaire d'Etat aux affaires européennes par Nicolas Sarkozy (succédant à M. Jouyet) :
"Je ne suis pas favorable, actuellement, à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. (...) Aujourd’hui les conditions ne sont pas réunies." (RTL, 15 décembre 2008)
- José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne soutenu pour un nouveau mandat par Nicolas Sarkozy et l'UMP :
« Aujourd’hui, la Turquie est une part intégrante de notre agenda pour l’élargissement. Notre objectif communément partagé est que la Turquie devienne un membre à part entière de l’UE. Beaucoup de gens dans les Etats membres comme en Turquie, veulent s’attarder sur ce qui ne fonctionne pas dans nos relations, sur les obstacles à court terme et les difficultés que nous pouvons rencontrer. Dans l’UE ils peuvent dire que la Turquie n’est pas prête pour l’adhésion ; tandis que beaucoup de gens en Turquie disent qu’au final l’UE ne voudra pas de l’entrée de la Turquie. A tous ceux là, je déclare que notre présent et notre futur sont intimement liés. » (devant le Parlement Turc à Ankara, avril 2008)
III - Le Parti de Nicolas Sarkozy n'a cessé de donner des gages à l'adhésion turque
1) Le 21 juillet 2008, les députés et sénateurs UMP ont voté "pour" la suppression du référendum obligatoire (article 88-5) de soumettre au référendum toute nouvelle adhésion d'un Etat à l'Union européenne (voir I. 2)
2) La majorité UMP vote chaque année, dans le projet de loi de finances, les crédits dits "de préadhésion" à la Turquie. Elle aura touché à ce titre :
- 2,13 milliards de 1996 à 2006
- 2,256 milliards de 2007 à 2010, soit 564 millions par an
Des crédits qui ne vont cesser d'augmenter : "S'agissant de la Turquie, compte tenu de la taille et de la capacité d'absorption du pays, l'aide augmentera progressivement sur la période 2007-2013". (Communication de la Commission européenne sur l'Instrument de Préadhésion du 8 novembre 2006)
Pour la France, qui contribue à hauteur de 17% au budget européen (2ème contributeur net), cela représente 96 millions d'euros par an versés à la Turquie via le budget européen. (voir "Ce que nous coûte l'Europe ")
4) Au sein du Parti Populaire Européen (parti européen regroupant un grand nombre de partis de centre-droit membres ou candidat à l'Union européenne), l'UMP de Nicolas Sarkozy siège depuis le 28 janvier 2005 aux côtés de l'AKP, le "Parti de la justice et du développement" au pouvoir issu de la mouvance islamiste dirigé par l'actuel premier ministre Erdogan et qui est membre observateur du PPE.
5) Le 11 mars 2004, l'UMP au Parlement européen votait le rapport Brok déclarant, en son paragraphe 64 que si Chypre est réunifiée, l'Union européenne serait prête à immédiatement "accepter le turc en tant que langue officielle".
6) Le 27 septembre 2006, le Parlement européen adoptait le rapport Eurlings déclarant : "Les négociations visent à faire de la Turquie un membre de l'UE et que la concrétisation de cet objectif dépendra des efforts des deux parties. (...) La capacité d'absorption de la Turquie par l'UE tout en maintenant le rythme de l'intégration est une considération importante dans l'intérêt général tant de l'UE que de la Turquie"
Ce rapport a été adopté par 429 voix, avec celles du PS français et l'abstention des eurodéputés UMP.
Le même jour, la quasi totalité de l'UMP et le PS [1] ont en revanche voté contre l'amendement de Philippe de Villiers déposé au nom du groupe Indépendance et Démocratie
"- 1 demande au Conseil et au gouvernement turc, étant donné l'opposition à l'adhésion de la Turquie d'une grande majorité des peuples de l'Union européenne, régulièrement confirmée par les sondages d'opinion Eurobaromètre, et les réserves croissantes du peuple turc à cet égard, de s'en tenir à l'objectif d'une coopération privilégiée "
Les déclarations tonitruantes du Président de la République et de l'UMP contre l'entrée de la Turquie n'y changeront rien : toutes leurs décisions à Paris, Bruxelles et Strasbourg depuis deux ans déroulent tranquillement le tapis rouge de l'adhésion turque à l'Union européenne.
Christophe Beaudouin
[1] Résultat du vote par appel nominal
Pour :
MPF : de Villiers, Louis
UDF : Beaupuy, Bourlanges, Cavada, de Sarnez, Fourtou, Laperrouze, Lehideux, Morillon
UMP : Bachelot, Descamps, de Veyrac
FN : Gollnisch, Lang, JM Le Pen, Marine Le Pen, Le Rachinel, Martinez, Schenardi
Contre :
PC : Henin, Wurtz
UMP : Audy, Daul, Fontaine, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Guellec, Lamassoure, Mathieu, Saïfi, Sudre, Toubon, Vlasto
PS : Arif, Bono, Bourzai, Carlotti, Castex, Cottigny, Désir, Douay, Ferreira, Fruteau, Guy-Quint, Hamon, Patrie, Peillon, Poignant, Reyndaud, Rocard, Roure, Savary, Trautmann, Vaugrenard, Vergnaud, Weber.
Verts: Aubert, Bennahmias, Flautre, Isler Béguin, Lipietz, Onesta
Lundi 06 Avril 2009
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Ce que coûte la préadhésion de la Turquie à l'Union européenne
La Turquie, pays candidat à l’Union européenne, reçoit du budget européen des crédits de «préadhésion» visant à financer les réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite. Elle a touché 2,1 milliards d’euros de 1996 à 2006 et aura perçu 2,256 milliards de 2007 à 2010, soit 564 millions par an. Ces crédits ne vont d'ailleurs pas cesser d'augmenter : "S'agissant de la Turquie, compte tenu de la taille et de la capacité d'absorption du pays, l'aide augmentera progressivement sur la période 2007-2013". (Communication de la Commission européenne sur l'Instrument de Préadhésion du 8 novembre 2006). Pour la France, qui contribue à hauteur de 17% au budget européen (2ème contributeur net), cela représente 96 millions d'euros par an versés à la Turquie via le budget européen (voir "Ce que nous coûte l'Europe "). Voilà pour la "préadhésion". S'agissant maintenant de l'adhésion, eelon les études réalisées par la Commission européenne, qui y est favorable puisque c'est son mandat, la Turquie une fois entrée dans l’Union européenne, absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du "chèque" britannique, on estime que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d'euros. Depuis juin 2007, huit chapitres de négociation ont été ouverts, ce qui porte à dix (sur trente-cinq) le nombre de sujets actuellement en discussion entre l'Union européenne et la Turquie en vue de son adhésion.
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La Turquie, pays candidat à l’Union européenne, reçoit du budget européen des crédits de «préadhésion» visant à financer les réformes internes nécessaires à son adhésion proprement dite. Elle a touché 2,1 milliards d’euros de 1996 à 2006 et aura perçu 2,256 milliards de 2007 à 2010, soit 564 millions par an. Ces crédits ne vont d'ailleurs pas cesser d'augmenter : "S'agissant de la Turquie, compte tenu de la taille et de la capacité d'absorption du pays, l'aide augmentera progressivement sur la période 2007-2013". (Communication de la Commission européenne sur l'Instrument de Préadhésion du 8 novembre 2006). Pour la France, qui contribue à hauteur de 17% au budget européen (2ème contributeur net), cela représente 96 millions d'euros par an versés à la Turquie via le budget européen (voir "Ce que nous coûte l'Europe "). Voilà pour la "préadhésion". S'agissant maintenant de l'adhésion, eelon les études réalisées par la Commission européenne, qui y est favorable puisque c'est son mandat, la Turquie une fois entrée dans l’Union européenne, absorberait l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’Union, soit plus de 30 milliards. Compte tenu de la part de la France dans le budget communautaire et dans le financement du "chèque" britannique, on estime que notre pays supporterait environ 20 % du coût net de ces dépenses d’élargissement, soit 6 milliards d'euros. Depuis juin 2007, huit chapitres de négociation ont été ouverts, ce qui porte à dix (sur trente-cinq) le nombre de sujets actuellement en discussion entre l'Union européenne et la Turquie en vue de son adhésion.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Adhésion de la Turquie à l’UE : les oukazes d’Ankara…
17/05/2009 – 08h00 : STOCKHOLM (NOVOpress) –
Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue conjointement jeudi avec le Commissaire européen à l’élargissement Olli Rehn, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a affirmé que l’adhésion de son pays à l’Union européenne est une « priorité stratégique » de la Turquie. « Il ne s’agit pas pour nous d’une question de politique étrangère ordinaire ni d’une affaire simplement technique mais d’une priorité stratégique », laquelle s’inscrit dans un « long processus de modernisation de la Turquie », a affirmé M. Davutoglu, ajoutant que le seul objectif des négociations avec l’UE est que la Turquie en devienne « un membre à part entière ». « Ce n’est pas une question de choix, mais de principe », a-t-il martelé, exigeant à cet égard « un signal positif » de la Commission européenne.
Le ministre turc a également rencontré son homologue suédois Carl Bildt. Contrairement à Paris et à Berlin qui, récemment encore, ont manifesté leur « opposition » à l’adhésion d’Ankara à l’UE, la Suède – qui prendra la « présidence tournante » de l’Union européenne le 1er juillet – y est pleinement favorable. Une « opposition » française d’ailleurs tout en nuances puisque c’est le « président tournant » Nicolas Sarkozy qui a ouvert en décembre deux nouveaux chapitres du processus d’adhésion (médias et banques), et le même Sarkozy qui cette fois en tant que président de la République française a à l’occasion de la révision constitutionnelle de juillet dernier rendu possible l’adhésion de la Turquie sans référendum préalable…
Sur la question de Chypre, « un processus sérieux de négociations est en cours » affirme M. Bildt, selon qui il existe « une réelle chance d’aboutir à un règlement complet ». Quant à l’improbable reconnaissance par Ankara du génocide des Arméniens par les Jeunes Turcs en 1915, « nous soutenons totalement l’activité diplomatique de la Turquie visant à normaliser ses relations avec l’Arménie et à ouvrir ses frontières avec ce pays », a déclaré M. Rehn…
http://fr.novopress.info/
17/05/2009 – 08h00 : STOCKHOLM (NOVOpress) –
Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue conjointement jeudi avec le Commissaire européen à l’élargissement Olli Rehn, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a affirmé que l’adhésion de son pays à l’Union européenne est une « priorité stratégique » de la Turquie. « Il ne s’agit pas pour nous d’une question de politique étrangère ordinaire ni d’une affaire simplement technique mais d’une priorité stratégique », laquelle s’inscrit dans un « long processus de modernisation de la Turquie », a affirmé M. Davutoglu, ajoutant que le seul objectif des négociations avec l’UE est que la Turquie en devienne « un membre à part entière ». « Ce n’est pas une question de choix, mais de principe », a-t-il martelé, exigeant à cet égard « un signal positif » de la Commission européenne.
Le ministre turc a également rencontré son homologue suédois Carl Bildt. Contrairement à Paris et à Berlin qui, récemment encore, ont manifesté leur « opposition » à l’adhésion d’Ankara à l’UE, la Suède – qui prendra la « présidence tournante » de l’Union européenne le 1er juillet – y est pleinement favorable. Une « opposition » française d’ailleurs tout en nuances puisque c’est le « président tournant » Nicolas Sarkozy qui a ouvert en décembre deux nouveaux chapitres du processus d’adhésion (médias et banques), et le même Sarkozy qui cette fois en tant que président de la République française a à l’occasion de la révision constitutionnelle de juillet dernier rendu possible l’adhésion de la Turquie sans référendum préalable…
Sur la question de Chypre, « un processus sérieux de négociations est en cours » affirme M. Bildt, selon qui il existe « une réelle chance d’aboutir à un règlement complet ». Quant à l’improbable reconnaissance par Ankara du génocide des Arméniens par les Jeunes Turcs en 1915, « nous soutenons totalement l’activité diplomatique de la Turquie visant à normaliser ses relations avec l’Arménie et à ouvrir ses frontières avec ce pays », a déclaré M. Rehn…
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Avant-première - Minute n°2412 du 3 juin 2009. Collusion entre l’UMP et le plus influent des lobbies pro-Turc en Europe : l’affaire Barnier
Sarkozy aurait voulu le cacher jusqu’au 7 juin
Michel Barnier appartient au lobby pro-turc !
Ses adversaires comme les journalistes l’ont remarqué : lorsqu’on lui parle de la Turquie, Michel Barnier devient nerveux. La tête de liste de l’UMP en Ile-de-France, et coordinateur national de la campagne UMP, aurait-il des états d’âme ? Au contraire. Il a des convictions. La Turquie en Europe, il est pour ! Comme le groupe d’influence très discret et très puissant dont il est l’un des dirigeants : Friends of Europe. Révélations.
Friends of Europe – Les Amis de l’Europe – est un des think tank les plus influents à Bruxelles. En apparence, un laboratoire d’idées visant à fournir des concepts novateurs aux responsables politiques du monde entier. En réalité, un lobby. Un des plus discrets et des plus puissants qui existent en Europe. C’est devant sa docte assemblée que, le 8 septembre 2006, le candidat Nicolas Sarkozy est venu exposer sa vision de l’Europe et la place qu’il entendait y offrir à la Turquie. Plus qu’un discours d’information, ce fut une intronisation, où chaque mot fut pesé, pour rassurer l’opinion publique française, très majoritairement hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et pour rassurer, aussi, ces Amis de l’Europe, tout aussi majoritairement – unanimement même – favorables à l’adhésion de la Turquie à l’UE. Un vrai tour de force orchestré, comme du papier à musique à deux portées, celle pour les journalistes français et celle pour les initiés composant l’auditoire, par celui qui occupait alors le poste de conseiller politique de Nicolas Sarkozy en même temps qu’il était – il l’est toujours – l’un des principaux dirigeants de cette organisation : Michel Barnier.
Le croissant à la place d’une étoile européenne
Officiellement, Friends of Europe, dont les membres se réunissent dans la somptueuse bibliothèque Solvay située dans le parc Léopold à Bruxelles, à côté du Parlement européen et près des autres institutions européennes, encourage « l’émergence de nouvelles idées sur le futur de l’Europe et cherche à élargir le débat européen en fournissant une approche moins technocratique des questions. Les deux principaux thèmes de réflexion en sont la réforme du processus de prises de décisions et les moyens d’améliorer l’information et la communication autour de l’Union Européenne ».
Sur ce dernier point il semble y avoir un petit souci : afin d’améliorer l’information et la communication, encore faut-il informer et communiquer, donc se faire comprendre du plus grand nombre. Sur beaucoup de sites internet ayant vocation à diffuser des informations à des personnes de pays différents, il suffit de cliquer sur une petite icône pour choisir la langue dans laquelle vous souhaitez lire le contenu du site. Ainsi les sites de l’Union européenne proposent-ils généralement toutes les langues des pays de l’Union, et grand nombre de sites au moins le français, l’anglais et l’allemand, voire l’italien et l’espagnol. Pas celui des Amis de l’Europe, qui, comme sa revue phare, « Europe’s world » est exclusivement en anglais. Textes, compte rendus de colloques, vidéos, interventions : pas la moindre petite pointe d’une autre langue que celle de Shakespeare…
Ce qu’on y lit, en anglais donc, est pourtant de première importance. On y parle de la Turquie plus souvent qu’à son tour. Toujours en bien. Et toujours comme d’un pays appelé à rejoindre l’Union européenne. Et depuis longtemps. Témoin cette une d’un rapport établi en septembre 2006 où, sous couvert d’envisager les différentes hypothèses possibles, s’affiche en illustration un savant mixage entre le drapeau européen et le drapeau turc, l’une des étoiles étant remplacée par un croissant…
Témoin aussi cet article signé de Sinan Ülgen, diplomate turc affecté de 1992 à 1996 à la délégation permanente de la Turquie à l’Union Européenne et actuel directeur du Centre d’études économiques et de politique étrangère (EDAM) d’Istanbul, paru dans le dernier numéro de « Europe’s world », où on lit ceci : « L’adhésion de la Turquie ne déboucherait pas, contrairement à ce qu’avancent les fédéralistes européens, sur un affaiblissement de l’Europe. A l’opposé, elle permettrait à l’Europe de devenir une puissance plus influente et plus capable ».
L’appui des hommes de l’Otan en Europe
On l’a compris : depuis son lancement en 2005, le périodique « Europe’s world » accorde une « attention particulière » aux pays candidats à l’entrée dans l’UE. Son lectorat, explique-t-il, est composé « de responsables politiques, de membres des gouvernements européens ou extra-européens, d’entrepreneurs, d’universitaires, de responsables d’ONG ou des grandes figures du monde des médias ». Giles Merritt, par ailleurs secrétaire général des Amis de l’Europe, en est l’éditeur et le rédacteur en chef.
Le 19 janvier 2009, les Amis de l’Europe, en partenariat avec « Europe’s world » et avec Security and Defence Agenda (SDA, autre think tank dont Giles Merritt est le directeur, et dont les deux dirigeants principaux sont Jaap de Hoop Scheffer et Javier Solana, soit… l’actuel secrétaire général de l’Otan et son prédécesseur !), ont eu le plaisir de recevoir le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son ministre des Affaires étrangères, Ali Babacan, pour un dîner débat au titre sans ambiguïté : « Turkey’s European Future », soit « l’avenir européen de la Turquie » !
Giles Merritt a animé le débat qui a eu lieu après l’intervention de Recep Tayyip Erdogan, ou plutôt a fait la liaison entre les différents monologues qui ont suivi l’intervention du premier ministre turc. Parce qu’il n’y a pas eu de débat, tout le monde était d’accord ! Olli Rehn, commissaire européen à l’élargissement, a été rassuré par le discours d’Erdogan et l’a dit : « Après plusieurs années troublées dans les relations avec la Turquie et dans la politique intérieure turque, nous avons maintenant la chance de recréer un nouvel élan pour permettre à la Turquie d’accéder à l’Union européenne. »
Elmar Brok, membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen où il siège dans le groupe PPE (celui-là même qui accueille les élus de l’UMP et attend donc l’arrivée de Michel Barnier), et membre du conseil d’administration des Amis de l’Europe, a souligné une « évidence » qui l’est peut-être pour Barnier, mais pas forcément pour tous les Français, raison pour laquelle il a pris soin de ne pas leur en faire part : il est « évident », a dit Elmar Brok, « que la Turquie est stratégiquement importante » pour l’Europe et qu’il faut « convaincre les politiques que la Turquie est dans notre camp ». Sans la Turquie, pas de salut pour l’Europe ? C’est à peu de choses près ce qu’a lancé Giles Merritt, en affirmant : « Tout le monde ici aimerait voir plus souvent Monsieur Erdogan à Bruxelles » !
Un « praesidium » de VIP tous pro-Turcs !
« Tout le monde ici » ? Allons donc voir le trombinoscope de ce laboratoire d’idées. Le président tout d’abord : Etienne Davignon. Etienne Davignon est vice-président de Suez-Tractebel, directeur de la SN Brussels Airlines et président du palais des Beaux-Arts de Bruxelles ainsi que de la Compagnie maritime belge. Il a été membre de la Commission européenne de 1977 à 1985 ; il en a même été le vice-président. Il est ministre d’Etat (titre honorifique mais ô combien convoité) du royaume de Belgique. Il est aussi, et surtout, le très respecté président du Bilderberg Group, ce groupe d’influence mondialiste qui rassemble chaque année dans le plus grand secret l’élite de la politique, de la finance, de l’économie et des médias mondiaux. Cette année justement, lors de la réunion annuelle du groupe qui s’est tenue du 14 au 17 mai en Grèce sous très haute protection, on comptait un nombre inhabituel d’invités turcs, comme Ali Babacan, le ministre des Affaires étrangères, Mustafa Vehbi Koç, p-dg de la holding industrielle Koç, ou Suzan Sabanci Dinçer, p-dg d’Akbank,signe, sinon qu’elle est imminente, au moins que l’adhésion de la Turquie à l’UE est vraiment au centre de toutes les attentions.
Sous le président, le praesidium ! Ensemble, ils définissent l’orientation des Amis de l’Europe. Sur le sujet de la Turquie, ils n’ont visiblement pas trop de mal à s’orienter, et les discussions n’ont pas souvent dû être franchement houleuses vu la relative homogénéité des visions des membres du think tank sur le sujet. Parmi les membres du praesidium, on trouve en effet Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères, qui déclarait pas plus tard que le 25 mai dernier dans un entretien au « Figaro » : « L’UE a besoin de la Turquie pour peser dans le monde […] Dans les décennies à venir, nous aurons besoin du dynamisme économique et démographique de la Turquie. » Et « démographique »… (1) Michel Barnier, manifestement, ne peut pas contrôler toute la communication de son lobby. Du coup, Nicolas Sarkozy, qui devait se rendre en Suède ce 2 juin, a différé sa visite. Il n’ira que le 2 juillet. Une fois les élections européennes passées… et au deuxième jour de la présidence suédoise de l’Union européenne, qui débute le 1er juillet pour s’achever le 31 décembre. Six mois pour accélérer, voire, ce n’est pas impossible, pour parachever l’adhésion de la Turquie à l’UE ?
Dans le praesidium des Amis de l’Europe se trouve également Pat Cox, ex-président du Parlement européen et le premier d’entre eux à avoir eu l’honneur de prendre la parole… devant la Grande Assemblée nationale de la Turquie ! C’était le 2 mars 2004, et il s’était alors réjoui d’être là « pour prendre acte des relations de mûrissement entre l’Union européenne et la Turquie ». « Le Parlement européen, avait il ajouté dans son discours prononcé à Ankara, reconnaît que les valeurs de l’Union européenne sont essentiellement fondées sur la culture judéo-chrétienne et humaniste de l’Europe, mais que personne ne détient le monopole sur les valeurs universelles de la démocratie, de l’état de droit, des droits de l’homme et des minorités et de la liberté de conscience et de religion, valeurs qui peuvent très bien être acceptées et défendues par un pays dont la majorité de la population est musulmane. Le Parlement européen estime qu’il n’existe aucune objection de principe à l’adhésion de la Turquie à l’UE »…
Font également partie du praesidium Giuliano Amato, le Rocard italien qui se faisait l’apôtre, dans une lettre envoyée à George Bush fin 2004, d’une « Europe forte dans une alliance forte, dans l’intérêt à long terme des Etats Unis » ; Jean-Pierre Jouyet, que Nicolas Sarkozy avait extrait du Parti socialiste pour en faire son secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes et qui […]
(1) Note de Novopress. Sur Europe, turquie et démographie on peut consulter : “Démographie de la candidature de la Turquie à l’Union Européenne. Mieux que Soliman le Magnifique“.
(la suite dès demain en achetant MINUTE)
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Sarkozy aurait voulu le cacher jusqu’au 7 juin
Michel Barnier appartient au lobby pro-turc !
Ses adversaires comme les journalistes l’ont remarqué : lorsqu’on lui parle de la Turquie, Michel Barnier devient nerveux. La tête de liste de l’UMP en Ile-de-France, et coordinateur national de la campagne UMP, aurait-il des états d’âme ? Au contraire. Il a des convictions. La Turquie en Europe, il est pour ! Comme le groupe d’influence très discret et très puissant dont il est l’un des dirigeants : Friends of Europe. Révélations.
Friends of Europe – Les Amis de l’Europe – est un des think tank les plus influents à Bruxelles. En apparence, un laboratoire d’idées visant à fournir des concepts novateurs aux responsables politiques du monde entier. En réalité, un lobby. Un des plus discrets et des plus puissants qui existent en Europe. C’est devant sa docte assemblée que, le 8 septembre 2006, le candidat Nicolas Sarkozy est venu exposer sa vision de l’Europe et la place qu’il entendait y offrir à la Turquie. Plus qu’un discours d’information, ce fut une intronisation, où chaque mot fut pesé, pour rassurer l’opinion publique française, très majoritairement hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et pour rassurer, aussi, ces Amis de l’Europe, tout aussi majoritairement – unanimement même – favorables à l’adhésion de la Turquie à l’UE. Un vrai tour de force orchestré, comme du papier à musique à deux portées, celle pour les journalistes français et celle pour les initiés composant l’auditoire, par celui qui occupait alors le poste de conseiller politique de Nicolas Sarkozy en même temps qu’il était – il l’est toujours – l’un des principaux dirigeants de cette organisation : Michel Barnier.
Le croissant à la place d’une étoile européenne
Officiellement, Friends of Europe, dont les membres se réunissent dans la somptueuse bibliothèque Solvay située dans le parc Léopold à Bruxelles, à côté du Parlement européen et près des autres institutions européennes, encourage « l’émergence de nouvelles idées sur le futur de l’Europe et cherche à élargir le débat européen en fournissant une approche moins technocratique des questions. Les deux principaux thèmes de réflexion en sont la réforme du processus de prises de décisions et les moyens d’améliorer l’information et la communication autour de l’Union Européenne ».
Sur ce dernier point il semble y avoir un petit souci : afin d’améliorer l’information et la communication, encore faut-il informer et communiquer, donc se faire comprendre du plus grand nombre. Sur beaucoup de sites internet ayant vocation à diffuser des informations à des personnes de pays différents, il suffit de cliquer sur une petite icône pour choisir la langue dans laquelle vous souhaitez lire le contenu du site. Ainsi les sites de l’Union européenne proposent-ils généralement toutes les langues des pays de l’Union, et grand nombre de sites au moins le français, l’anglais et l’allemand, voire l’italien et l’espagnol. Pas celui des Amis de l’Europe, qui, comme sa revue phare, « Europe’s world » est exclusivement en anglais. Textes, compte rendus de colloques, vidéos, interventions : pas la moindre petite pointe d’une autre langue que celle de Shakespeare…
Ce qu’on y lit, en anglais donc, est pourtant de première importance. On y parle de la Turquie plus souvent qu’à son tour. Toujours en bien. Et toujours comme d’un pays appelé à rejoindre l’Union européenne. Et depuis longtemps. Témoin cette une d’un rapport établi en septembre 2006 où, sous couvert d’envisager les différentes hypothèses possibles, s’affiche en illustration un savant mixage entre le drapeau européen et le drapeau turc, l’une des étoiles étant remplacée par un croissant…
Témoin aussi cet article signé de Sinan Ülgen, diplomate turc affecté de 1992 à 1996 à la délégation permanente de la Turquie à l’Union Européenne et actuel directeur du Centre d’études économiques et de politique étrangère (EDAM) d’Istanbul, paru dans le dernier numéro de « Europe’s world », où on lit ceci : « L’adhésion de la Turquie ne déboucherait pas, contrairement à ce qu’avancent les fédéralistes européens, sur un affaiblissement de l’Europe. A l’opposé, elle permettrait à l’Europe de devenir une puissance plus influente et plus capable ».
L’appui des hommes de l’Otan en Europe
On l’a compris : depuis son lancement en 2005, le périodique « Europe’s world » accorde une « attention particulière » aux pays candidats à l’entrée dans l’UE. Son lectorat, explique-t-il, est composé « de responsables politiques, de membres des gouvernements européens ou extra-européens, d’entrepreneurs, d’universitaires, de responsables d’ONG ou des grandes figures du monde des médias ». Giles Merritt, par ailleurs secrétaire général des Amis de l’Europe, en est l’éditeur et le rédacteur en chef.
Le 19 janvier 2009, les Amis de l’Europe, en partenariat avec « Europe’s world » et avec Security and Defence Agenda (SDA, autre think tank dont Giles Merritt est le directeur, et dont les deux dirigeants principaux sont Jaap de Hoop Scheffer et Javier Solana, soit… l’actuel secrétaire général de l’Otan et son prédécesseur !), ont eu le plaisir de recevoir le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son ministre des Affaires étrangères, Ali Babacan, pour un dîner débat au titre sans ambiguïté : « Turkey’s European Future », soit « l’avenir européen de la Turquie » !
Giles Merritt a animé le débat qui a eu lieu après l’intervention de Recep Tayyip Erdogan, ou plutôt a fait la liaison entre les différents monologues qui ont suivi l’intervention du premier ministre turc. Parce qu’il n’y a pas eu de débat, tout le monde était d’accord ! Olli Rehn, commissaire européen à l’élargissement, a été rassuré par le discours d’Erdogan et l’a dit : « Après plusieurs années troublées dans les relations avec la Turquie et dans la politique intérieure turque, nous avons maintenant la chance de recréer un nouvel élan pour permettre à la Turquie d’accéder à l’Union européenne. »
Elmar Brok, membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen où il siège dans le groupe PPE (celui-là même qui accueille les élus de l’UMP et attend donc l’arrivée de Michel Barnier), et membre du conseil d’administration des Amis de l’Europe, a souligné une « évidence » qui l’est peut-être pour Barnier, mais pas forcément pour tous les Français, raison pour laquelle il a pris soin de ne pas leur en faire part : il est « évident », a dit Elmar Brok, « que la Turquie est stratégiquement importante » pour l’Europe et qu’il faut « convaincre les politiques que la Turquie est dans notre camp ». Sans la Turquie, pas de salut pour l’Europe ? C’est à peu de choses près ce qu’a lancé Giles Merritt, en affirmant : « Tout le monde ici aimerait voir plus souvent Monsieur Erdogan à Bruxelles » !
Un « praesidium » de VIP tous pro-Turcs !
« Tout le monde ici » ? Allons donc voir le trombinoscope de ce laboratoire d’idées. Le président tout d’abord : Etienne Davignon. Etienne Davignon est vice-président de Suez-Tractebel, directeur de la SN Brussels Airlines et président du palais des Beaux-Arts de Bruxelles ainsi que de la Compagnie maritime belge. Il a été membre de la Commission européenne de 1977 à 1985 ; il en a même été le vice-président. Il est ministre d’Etat (titre honorifique mais ô combien convoité) du royaume de Belgique. Il est aussi, et surtout, le très respecté président du Bilderberg Group, ce groupe d’influence mondialiste qui rassemble chaque année dans le plus grand secret l’élite de la politique, de la finance, de l’économie et des médias mondiaux. Cette année justement, lors de la réunion annuelle du groupe qui s’est tenue du 14 au 17 mai en Grèce sous très haute protection, on comptait un nombre inhabituel d’invités turcs, comme Ali Babacan, le ministre des Affaires étrangères, Mustafa Vehbi Koç, p-dg de la holding industrielle Koç, ou Suzan Sabanci Dinçer, p-dg d’Akbank,signe, sinon qu’elle est imminente, au moins que l’adhésion de la Turquie à l’UE est vraiment au centre de toutes les attentions.
Sous le président, le praesidium ! Ensemble, ils définissent l’orientation des Amis de l’Europe. Sur le sujet de la Turquie, ils n’ont visiblement pas trop de mal à s’orienter, et les discussions n’ont pas souvent dû être franchement houleuses vu la relative homogénéité des visions des membres du think tank sur le sujet. Parmi les membres du praesidium, on trouve en effet Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères, qui déclarait pas plus tard que le 25 mai dernier dans un entretien au « Figaro » : « L’UE a besoin de la Turquie pour peser dans le monde […] Dans les décennies à venir, nous aurons besoin du dynamisme économique et démographique de la Turquie. » Et « démographique »… (1) Michel Barnier, manifestement, ne peut pas contrôler toute la communication de son lobby. Du coup, Nicolas Sarkozy, qui devait se rendre en Suède ce 2 juin, a différé sa visite. Il n’ira que le 2 juillet. Une fois les élections européennes passées… et au deuxième jour de la présidence suédoise de l’Union européenne, qui débute le 1er juillet pour s’achever le 31 décembre. Six mois pour accélérer, voire, ce n’est pas impossible, pour parachever l’adhésion de la Turquie à l’UE ?
Dans le praesidium des Amis de l’Europe se trouve également Pat Cox, ex-président du Parlement européen et le premier d’entre eux à avoir eu l’honneur de prendre la parole… devant la Grande Assemblée nationale de la Turquie ! C’était le 2 mars 2004, et il s’était alors réjoui d’être là « pour prendre acte des relations de mûrissement entre l’Union européenne et la Turquie ». « Le Parlement européen, avait il ajouté dans son discours prononcé à Ankara, reconnaît que les valeurs de l’Union européenne sont essentiellement fondées sur la culture judéo-chrétienne et humaniste de l’Europe, mais que personne ne détient le monopole sur les valeurs universelles de la démocratie, de l’état de droit, des droits de l’homme et des minorités et de la liberté de conscience et de religion, valeurs qui peuvent très bien être acceptées et défendues par un pays dont la majorité de la population est musulmane. Le Parlement européen estime qu’il n’existe aucune objection de principe à l’adhésion de la Turquie à l’UE »…
Font également partie du praesidium Giuliano Amato, le Rocard italien qui se faisait l’apôtre, dans une lettre envoyée à George Bush fin 2004, d’une « Europe forte dans une alliance forte, dans l’intérêt à long terme des Etats Unis » ; Jean-Pierre Jouyet, que Nicolas Sarkozy avait extrait du Parti socialiste pour en faire son secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes et qui […]
(1) Note de Novopress. Sur Europe, turquie et démographie on peut consulter : “Démographie de la candidature de la Turquie à l’Union Européenne. Mieux que Soliman le Magnifique“.
(la suite dès demain en achetant MINUTE)
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
La Turquie mobilise ses partisans en Europe
La Turquie ne veut pas devenir l’otage des échéances électorales en Europe. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est revenu, jeudi 14 mai, à Varsovie, sur les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel. Des propos "très regrettables", a-t-il déclaré. "Ne changez pas les règles à la mi-temps du match", a-t-il ajouté.
Dans un meeting commun, dimanche soir à Berlin, les dirigeants français et allemand ont plaidé en faveur de l’ouverture "dès maintenant" de négociations en vue d’un "partenariat privilégié" avec la Turquie.
Un peu plus tôt à Nîmes, M. Sarkozy avait répété que l’Europe devait avoir des "frontières", et que la Turquie n’avait pas "vocation" à rejoindre l’Union européenne.
La Pologne et le Portugal ont réaffirmé, ces derniers jours, leur soutien à "une adhésion pleine et entière de la Turquie". Tout comme l’Espagne, où se trouvait cette semaine Egemen Bagis, le ministre chargé des affaires européennes et négociateur en chef. Le nouveau ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, était, lui, en Suède pour faire un lobby omniprésent en vu de la passation de la présidence Européenne des Tchèques à la Suède.
Il a rappelé jeudi l’objectif d’Ankara : "Devenir membre à part entière ou pas membre du tout", comme s'il allait refuser un partenariat dit privilégié étant la clé de la porte à L'Europe
A ses côtés, le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt (Membre de la Commission Trilatérale), membre du think tank américain l'International Advisory Board du CFR, directeur non exécutif Lundin Petroleum, a assuré que le projet européen de la Turquie restait "une priorité stratégique de l’Union".
Une manière de rejeter, à moins de deux mois du début de la présidence suédoise de l’Union, les appels franco-allemands en faveur d’"un partenariat privilégié".
La Turquie reproche activement au principaux alliés et membre que sont la France et l'Allemagne de ne pas respecter les engagements entamées en 2005, les négociations sont déjà sérieusement ralenties.
Dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts, un seul refermé.
Sous la présidence tchèque, aucun chapitre ne devrait être débloqué : les volets "fiscalité" et "politique sociale" risquent de ne pas être prêts d’ici à la fin juin. Ils pourraient l’être au second semestre, pendant la présidence suédoise, l’un des plus fidèles soutiens de la Turquie, qui veut ouvrir au moins deux nouveaux chapitres.
Rassurons la Turquie qui joue très bien au jeu du chat et de la souris dicté par l'Europe, car elle sait très bien qu'elle va intégrer l'espace communautaire.
Pour éviter toute opposition musclée due à une décision rapide et brutale, les instances Européennes déploient ingénieusement et de façon temporelle les mesures qui assureront à la Turquie une adhésion pour 2015, le temps pour eux d'enseigner à la génération montante tous les bienfaits de ce partenariat, une sorte de remake d'il y a 15 ans quand les libéraux vantaient le sacrosaint capitalisme libéral dont on connait désormais les limites et le massacre populaire dont il est à l'origine.
Issue d'un regroupent de plusieurs sources
La Turquie ne veut pas devenir l’otage des échéances électorales en Europe. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est revenu, jeudi 14 mai, à Varsovie, sur les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel. Des propos "très regrettables", a-t-il déclaré. "Ne changez pas les règles à la mi-temps du match", a-t-il ajouté.
Dans un meeting commun, dimanche soir à Berlin, les dirigeants français et allemand ont plaidé en faveur de l’ouverture "dès maintenant" de négociations en vue d’un "partenariat privilégié" avec la Turquie.
Un peu plus tôt à Nîmes, M. Sarkozy avait répété que l’Europe devait avoir des "frontières", et que la Turquie n’avait pas "vocation" à rejoindre l’Union européenne.
La Pologne et le Portugal ont réaffirmé, ces derniers jours, leur soutien à "une adhésion pleine et entière de la Turquie". Tout comme l’Espagne, où se trouvait cette semaine Egemen Bagis, le ministre chargé des affaires européennes et négociateur en chef. Le nouveau ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, était, lui, en Suède pour faire un lobby omniprésent en vu de la passation de la présidence Européenne des Tchèques à la Suède.
Il a rappelé jeudi l’objectif d’Ankara : "Devenir membre à part entière ou pas membre du tout", comme s'il allait refuser un partenariat dit privilégié étant la clé de la porte à L'Europe
A ses côtés, le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt (Membre de la Commission Trilatérale), membre du think tank américain l'International Advisory Board du CFR, directeur non exécutif Lundin Petroleum, a assuré que le projet européen de la Turquie restait "une priorité stratégique de l’Union".
Une manière de rejeter, à moins de deux mois du début de la présidence suédoise de l’Union, les appels franco-allemands en faveur d’"un partenariat privilégié".
La Turquie reproche activement au principaux alliés et membre que sont la France et l'Allemagne de ne pas respecter les engagements entamées en 2005, les négociations sont déjà sérieusement ralenties.
Dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts, un seul refermé.
Sous la présidence tchèque, aucun chapitre ne devrait être débloqué : les volets "fiscalité" et "politique sociale" risquent de ne pas être prêts d’ici à la fin juin. Ils pourraient l’être au second semestre, pendant la présidence suédoise, l’un des plus fidèles soutiens de la Turquie, qui veut ouvrir au moins deux nouveaux chapitres.
Rassurons la Turquie qui joue très bien au jeu du chat et de la souris dicté par l'Europe, car elle sait très bien qu'elle va intégrer l'espace communautaire.
Pour éviter toute opposition musclée due à une décision rapide et brutale, les instances Européennes déploient ingénieusement et de façon temporelle les mesures qui assureront à la Turquie une adhésion pour 2015, le temps pour eux d'enseigner à la génération montante tous les bienfaits de ce partenariat, une sorte de remake d'il y a 15 ans quand les libéraux vantaient le sacrosaint capitalisme libéral dont on connait désormais les limites et le massacre populaire dont il est à l'origine.
Issue d'un regroupent de plusieurs sources
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
La Turquie mobilise ses partisans en Europe
La Turquie ne veut pas devenir l’otage des échéances électorales en Europe. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est revenu, jeudi 14 mai, à Varsovie, sur les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel. Des propos "très regrettables", a-t-il déclaré. "Ne changez pas les règles à la mi-temps du match", a-t-il ajouté.
Dans un meeting commun, dimanche soir à Berlin, les dirigeants français et allemand ont plaidé en faveur de l’ouverture "dès maintenant" de négociations en vue d’un "partenariat privilégié" avec la Turquie.
Un peu plus tôt à Nîmes, M. Sarkozy avait répété que l’Europe devait avoir des "frontières", et que la Turquie n’avait pas "vocation" à rejoindre l’Union européenne.
La Pologne et le Portugal ont réaffirmé, ces derniers jours, leur soutien à "une adhésion pleine et entière de la Turquie". Tout comme l’Espagne, où se trouvait cette semaine Egemen Bagis, le ministre chargé des affaires européennes et négociateur en chef. Le nouveau ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, était, lui, en Suède pour faire un lobby omniprésent en vu de la passation de la présidence Européenne des Tchèques à la Suède.
Il a rappelé jeudi l’objectif d’Ankara : "Devenir membre à part entière ou pas membre du tout", comme s'il allait refuser un partenariat dit privilégié étant la clé de la porte à L'Europe
A ses côtés, le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt (Membre de la Commission Trilatérale), membre du think tank américain l'International Advisory Board du CFR, directeur non exécutif Lundin Petroleum, a assuré que le projet européen de la Turquie restait "une priorité stratégique de l’Union".
Une manière de rejeter, à moins de deux mois du début de la présidence suédoise de l’Union, les appels franco-allemands en faveur d’"un partenariat privilégié".
La Turquie reproche activement au principaux alliés et membre que sont la France et l'Allemagne de ne pas respecter les engagements entamées en 2005, les négociations sont déjà sérieusement ralenties.
Dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts, un seul refermé.
Sous la présidence tchèque, aucun chapitre ne devrait être débloqué : les volets "fiscalité" et "politique sociale" risquent de ne pas être prêts d’ici à la fin juin. Ils pourraient l’être au second semestre, pendant la présidence suédoise, l’un des plus fidèles soutiens de la Turquie, qui veut ouvrir au moins deux nouveaux chapitres.
Rassurons la Turquie qui joue très bien au jeu du chat et de la souris dicté par l'Europe, car elle sait très bien qu'elle va intégrer l'espace communautaire.
Pour éviter toute opposition musclée due à une décision rapide et brutale, les instances Européennes déploient ingénieusement et de façon temporelle les mesures qui assureront à la Turquie une adhésion pour 2015, le temps pour eux d'enseigner à la génération montante tous les bienfaits de ce partenariat, une sorte de remake d'il y a 15 ans quand les libéraux vantaient le sacrosaint capitalisme libéral dont on connait désormais les limites et le massacre populaire dont il est à l'origine.
Issue d'un regroupement de plusieurs sources
La Turquie ne veut pas devenir l’otage des échéances électorales en Europe. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est revenu, jeudi 14 mai, à Varsovie, sur les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel. Des propos "très regrettables", a-t-il déclaré. "Ne changez pas les règles à la mi-temps du match", a-t-il ajouté.
Dans un meeting commun, dimanche soir à Berlin, les dirigeants français et allemand ont plaidé en faveur de l’ouverture "dès maintenant" de négociations en vue d’un "partenariat privilégié" avec la Turquie.
Un peu plus tôt à Nîmes, M. Sarkozy avait répété que l’Europe devait avoir des "frontières", et que la Turquie n’avait pas "vocation" à rejoindre l’Union européenne.
La Pologne et le Portugal ont réaffirmé, ces derniers jours, leur soutien à "une adhésion pleine et entière de la Turquie". Tout comme l’Espagne, où se trouvait cette semaine Egemen Bagis, le ministre chargé des affaires européennes et négociateur en chef. Le nouveau ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, était, lui, en Suède pour faire un lobby omniprésent en vu de la passation de la présidence Européenne des Tchèques à la Suède.
Il a rappelé jeudi l’objectif d’Ankara : "Devenir membre à part entière ou pas membre du tout", comme s'il allait refuser un partenariat dit privilégié étant la clé de la porte à L'Europe
A ses côtés, le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt (Membre de la Commission Trilatérale), membre du think tank américain l'International Advisory Board du CFR, directeur non exécutif Lundin Petroleum, a assuré que le projet européen de la Turquie restait "une priorité stratégique de l’Union".
Une manière de rejeter, à moins de deux mois du début de la présidence suédoise de l’Union, les appels franco-allemands en faveur d’"un partenariat privilégié".
La Turquie reproche activement au principaux alliés et membre que sont la France et l'Allemagne de ne pas respecter les engagements entamées en 2005, les négociations sont déjà sérieusement ralenties.
Dix chapitres sur trente-cinq ont été ouverts, un seul refermé.
Sous la présidence tchèque, aucun chapitre ne devrait être débloqué : les volets "fiscalité" et "politique sociale" risquent de ne pas être prêts d’ici à la fin juin. Ils pourraient l’être au second semestre, pendant la présidence suédoise, l’un des plus fidèles soutiens de la Turquie, qui veut ouvrir au moins deux nouveaux chapitres.
Rassurons la Turquie qui joue très bien au jeu du chat et de la souris dicté par l'Europe, car elle sait très bien qu'elle va intégrer l'espace communautaire.
Pour éviter toute opposition musclée due à une décision rapide et brutale, les instances Européennes déploient ingénieusement et de façon temporelle les mesures qui assureront à la Turquie une adhésion pour 2015, le temps pour eux d'enseigner à la génération montante tous les bienfaits de ce partenariat, une sorte de remake d'il y a 15 ans quand les libéraux vantaient le sacrosaint capitalisme libéral dont on connait désormais les limites et le massacre populaire dont il est à l'origine.
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Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Michel Rocard : pour une Europe non européenne
Pour le traitre de Michel Rocard, ex-Premier ministre, président du conseil scientifique de Terra Nova, l’Europe fédérale, dont il était un fervent partisan, est morte. Il faut donc que l’Union européenne s’appuie désormais sur son «point fort» : l’élargissement.
Dans ce projet d’une Europe désincarnée, l’adhésion de la Turquie est évidemment présentée comme un premier pas vers un élargissement «à tout le pourtour méditerranéen, voire au-delà.»
La dynamique de l’élargissement, en effet, ne se tarit pas. Les adhésions sont des succès : elles apportent stabilisation démocratique et développement économique. Après chaque élargissement, les pays aux nouvelles frontières de l’Union n’ont qu’une hâte, adhérer à leur tour. Dans ce scénario de l’élargissement, il ne s’agit plus de construire une nation européenne mais de contribuer à rapprocher les peuples. L’Union a permis aux ennemis mortels d’hier - la France et l’Allemagne - de vivre ensemble en harmonie et de prospérer.
Elle a vocation à étendre son mode de régulation démocratique et économique le plus largement autour d’elle. C’est d’autant plus crucial pour l’avenir du monde que les grandes failles de la mondialisation, celles du «choc des civilisations» entre l’Islam et l’Occident, passent à ses frontières : Turquie, Moyen Orient, Maghreb. L’Europe, par l’élargissement, pourrait ainsi contribuer à les pacifier.
C’est pourquoi la question de l’adhésion de la Turquie est déterminante. Si l’Europe la rejette, elle se définit comme un club chrétien et participe du choc des civilisations. Je pense que c’est justement parce que la Turquie est musulmane, et non en dépit de sa religion, que nous avons intérêt à ce qu’elle intègre l’Union européenne. L’Europe sera dès lors l’exemple du dialogue pacifié entre la civilisation judéo-chrétienne et l’islam. Et la même logique pourra s’appliquer à l’élargissement à tout le pourtour méditerranéen, voire au-delà. Quelle contribution extraordinaire à l’avenir du monde ! (…)
Artcile entier >>>>>ICI<<<<<
Pour le traitre de Michel Rocard, ex-Premier ministre, président du conseil scientifique de Terra Nova, l’Europe fédérale, dont il était un fervent partisan, est morte. Il faut donc que l’Union européenne s’appuie désormais sur son «point fort» : l’élargissement.
Dans ce projet d’une Europe désincarnée, l’adhésion de la Turquie est évidemment présentée comme un premier pas vers un élargissement «à tout le pourtour méditerranéen, voire au-delà.»
La dynamique de l’élargissement, en effet, ne se tarit pas. Les adhésions sont des succès : elles apportent stabilisation démocratique et développement économique. Après chaque élargissement, les pays aux nouvelles frontières de l’Union n’ont qu’une hâte, adhérer à leur tour. Dans ce scénario de l’élargissement, il ne s’agit plus de construire une nation européenne mais de contribuer à rapprocher les peuples. L’Union a permis aux ennemis mortels d’hier - la France et l’Allemagne - de vivre ensemble en harmonie et de prospérer.
Elle a vocation à étendre son mode de régulation démocratique et économique le plus largement autour d’elle. C’est d’autant plus crucial pour l’avenir du monde que les grandes failles de la mondialisation, celles du «choc des civilisations» entre l’Islam et l’Occident, passent à ses frontières : Turquie, Moyen Orient, Maghreb. L’Europe, par l’élargissement, pourrait ainsi contribuer à les pacifier.
C’est pourquoi la question de l’adhésion de la Turquie est déterminante. Si l’Europe la rejette, elle se définit comme un club chrétien et participe du choc des civilisations. Je pense que c’est justement parce que la Turquie est musulmane, et non en dépit de sa religion, que nous avons intérêt à ce qu’elle intègre l’Union européenne. L’Europe sera dès lors l’exemple du dialogue pacifié entre la civilisation judéo-chrétienne et l’islam. Et la même logique pourra s’appliquer à l’élargissement à tout le pourtour méditerranéen, voire au-delà. Quelle contribution extraordinaire à l’avenir du monde ! (…)
Artcile entier >>>>>ICI<<<<<
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Preuve - l’UMP a voté pour l’entrée de la Turquie dans l’Europe
http://www.youtube.com/watch?v=PtJ3ml3U ... r_embedded
Posté par Willy : le 5 juin 2009
http://nationpresse.info/
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Posté par Willy : le 5 juin 2009
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Re: La Turquie dans l'Europe les preuves !
Adhésion de la Turquie : voilà l’occasion d’en finir !
Posté par Jacques : le 13 juin 2009
M. Egemen Bagis, « négociateur en chef de la Turquie pour l’adhésion » vient de déclarer superbement qu’il n’était pas question pour la Turquie de « partenariat privilégié » et, balayant d’un revers de main les propositions de M. Sarkozy, que ce serait « l’adhésion, ou rien ! »
Pour Convergences nationales, cette déclaration péremptoire et hautaine met M. Sarkozy au pied du mur. Voilà en effet l’occasion d’en finir avec l’hypocrisie qui prévaut depuis des années. Puisque la Turquie ne veut, en aucun cas, d’un partenariat, il faut arrêter les négociations qui se poursuivent.
Ces négociations, selon les déclarations de Nicolas Sarkozy, ne concerneraient en effet que les chapitres ouverts pour le partenariat ! Pour Convergences nationales, le Président de la République doit donc maintenant prendre ses responsabilités vis-à-vis des Français. S’il ne leur a pas menti, c’est le moment de mettre un point final aux négociations, devenues sans objet, et d’arrêter de financer un processus sans issue qui coûte cette année encore 560 millions d’euros aux pays européens.
Convergences nationales.....> http://www.convergences-nationales.fr/Accueil.html
http://nationpresse.info/
Posté par Jacques : le 13 juin 2009
M. Egemen Bagis, « négociateur en chef de la Turquie pour l’adhésion » vient de déclarer superbement qu’il n’était pas question pour la Turquie de « partenariat privilégié » et, balayant d’un revers de main les propositions de M. Sarkozy, que ce serait « l’adhésion, ou rien ! »
Pour Convergences nationales, cette déclaration péremptoire et hautaine met M. Sarkozy au pied du mur. Voilà en effet l’occasion d’en finir avec l’hypocrisie qui prévaut depuis des années. Puisque la Turquie ne veut, en aucun cas, d’un partenariat, il faut arrêter les négociations qui se poursuivent.
Ces négociations, selon les déclarations de Nicolas Sarkozy, ne concerneraient en effet que les chapitres ouverts pour le partenariat ! Pour Convergences nationales, le Président de la République doit donc maintenant prendre ses responsabilités vis-à-vis des Français. S’il ne leur a pas menti, c’est le moment de mettre un point final aux négociations, devenues sans objet, et d’arrêter de financer un processus sans issue qui coûte cette année encore 560 millions d’euros aux pays européens.
Convergences nationales.....> http://www.convergences-nationales.fr/Accueil.html
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