Le coût de l'élargissement

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Pat
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Le coût de l'élargissement

Messagepar Pat » 04/11/2007 - 18:04

L'élargissement de l'Union européenne à dix nouveaux pays dont le PIB/habitant atteint à peine 40 % de la moyenne communautaire a un prix: 41 milliards d'euros. Et ce n'est qu'un début ...
Le chiffre a de quoi faire peur et grincer des dents les 9,8 % de chômeurs. Pour 2004, la contribution française au budget communautaire s'est élevée à 16,4 milliards d'euros. Le prix à payer pour donner corps au Moloch européiste. 16,4 milliards d'euros qui font de la France un con tri buteur net (elle verse plus qu'elle ne reçoit) au budget communautaire au moment où les Anglais sont dispensés de payer les deux tiers des dépenses liées à l'élargissement et que l'Espagne a obtenu de ne pas voir sa contribution augmenter dans le domaine des aides régionales.
Or ce sont ces aides régionales qui augmenteront aux dépens du budget agricole, dont la France est la principale bénéficiaire. En 2000, les aides régionales s'élevaient à 33,73 milliards d'euros; en 2006, elles s'élèveront à 41,4 milliards d'euros et représenteront près de 40 % du budget communautaire. Où prendre cet argent si ce n'est dans le budget des dépenses agricoles (seul domaine où la France était bénéficiaire) que Chirac a sacrifié en acceptant le plafonnement des dépenses à partir de 2007 ?
Pour accueillir des pays où la corruption est omniprésente, le système judiciaire inefficace, l'administration peu formée, les normes sanitaires et vétérinaires dans l' agroalimentaire inexistantes, les Français vont devoir mettre la main à la poche. En effet, pour verser les 9 milliards d'euros promis en 2006 aux dix entrants, Bruxelles a repris d'une main ce qu'elle avait accordé de l'autre aux régions françaises défavorisées. Bénéficiaire de 9 % des aides régionales, Paris a vu sa part diminuer d'un cinquième lors de la réforme des fonds structurels pour la période 2000-2006. À partir de 2007, la France, qui était la principale bénéficiaire des fonds destinés à la reconversion économique et sociale des régions en difficulté structurelle (6 milliards d'euros entre 2000 et 2006), sera la première victime de ces coupes budgétaires et de ces sacrifices toujours plus conséquents qu'amplifiera l'adhésion en 2007 de la Bulgarie, de la Croatie et de la Roumanie, en attendant la Turquie ou Israël...
Eric. Domard.

Chaque année, entre ce que le budget européen verse à la France et ce que nous versons en contributions, nous perdons 3 milliards d'euros. Concrètement, à ce prix-là, les Français pourraient avoir quoi?

Pour 3 milliards d'euros:

150 km de TGV supplémentaires pour relier enfin Montpellier à Perpignan. Le prix moyen de construction du km de TGV, rails et rames compris, est de 21 millions d'euros.

L'autoroute Bordeaux/Mont-de-Marsan/Pau, soit 300 km d'autoroute en plus. Le prix moyen de construction d'une autoroute est en effet de 10 millions d'euros.

Il faut en France trois mois d'attente pour un simple examen IRM, appareil de résonance magnétique utilisé pour le diagnostic d'anévrisme et de tumeur. Le coût moyen à l'achat d'un IRM est d'l million d'euros. Avec trois milliards d'euros, on pourrait doter tous nos hôpitaux et cliniques de 3000 appareils d'IRM supplémentaires.

Le double de l'allocation pour chacune des 758000 personnes qui bénéficient de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA). En effet, le coût de l'APA est de 3,2 milliards, soit 422 euros en moyenne par an pour chaque personne dépendante.

Avec 3 milliards d'euros, les pouvoirs publics pourraient accorder 500 euros de plus aux 668 000 personnes qui perçoivent chaque année l'allocation supplémentaire du minimum vieillesse.

Avec 3 milliards d'euros supplémentaires, l'État pourrait doubler le montant des bourses allouées aux 500 000 étudiants boursiers. Le total des bourses atteint 1,3 milliard d'euros, soit 2 591 euros en moyenne par an.
juin 2004 - FDA
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Cleo
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Messagepar Cleo » 04/11/2007 - 18:24

:mortderire: Des fois c'est rentable

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Ardechois libre
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Messagepar Ardechois libre » 04/11/2007 - 18:55

Tout dépend si on aime se faire élargir. :D
Abstinence et fidélité sont les seuls rempart efficace contre le sida.

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Messagepar Pat » 10/11/2007 - 16:16

TURQUIE Le 6 novembre, Bruxelles a publié un rapport négatif sur l'entrée du pays dans l'Union.

Ankara défie la bonne volonté européenne

Après son succès électoral en juillet, le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan avait multiplié les promesses de réformes pour faire entrer la Turquie dans l'Union européenne. Trois mois plus tard, ce ne sont plus que des souvenirs.

(Bruxelles avait donné des pistes de réformes à réaliser avant novembre, comme la liberté d'expression et l'article 301 du Code pénal
qui punit «l'insulte à l'identité turque».
Le gouvernement turc n'a rien fait.)


De fait, les pourparlers d'adhésion ne sont plus la priorité d'Ankara. Le négociateur en chef avec l'Europe, Ali Babacan, qui est aussi ministre des Affaires étrangères, a d'autres fers au feu. Il a passé les deux dernières semaines en visites à travers le Moyen-Orient. « Tout le débat est monopolisé par la question kurde et les menaces de guerre contre le nord de l'Irak », constate Isil Karakas, directrice du centre de recherche et de documentation sur l'Europe à l'université Galatasaray d'Istanbul.
Pour le politologue Baskin Oran, la Turquie est en train de « se tirer une balle dans le pied ». Le rapport annuel de suivi sur les progrès de la candidature turque présenté le 6 novembre par la Commission européenne, à Bruxelles, sermonne sérieusement Ankara. L'économie turque reste dynamique et les élections de l'été se sont déroulées démocratiquement. Mais c'est à peu près tout ce qu'il y a de positif. Bruxelles avait donné quelques pistes de réformes « concrètes » à réaliser avant novembre 2007: la liberté d'expression, et l'article 301 du Code pénal qui punit « l'insulte à l'identité turque ». Ou encore la loi sur les fondations religieuses, qui permettrait la restitution de biens' spoliés aux minorités chrétiennes. Des mesures symboliquement fortes et faciles à mettre en œuvre. Le gouvernement turc n'a rien fait.

Lassitude de la population
Le rapport de la Commission de Bruxelles pointe au contraire les failles récurrentes en matière de liberté d'expression et de diversité culturelle ainsi que l'incapacité à imaginer des solutions autres que militaires au problème kurde. Sans oublier l'interventionnisme de l'armée dans les affaires politiques. Dans la population, l'idéal européen ne fait plus recette. Lassés des rebuffades européennes, les Turcs ne voient pas toujours l'intérêt de poursuivre des négociations qu'ils jugent pipées d'avance L'argent ne manque pourtant pas : les fonds européens de préaccession financent actuellement 220 projets de développement turcs. Le budget, établi à 500 millions d'euros en 2007, s'élèvera à 650 millions en 2010. Mais Bruxelles a bien du mal à tout dépenser: les dossiers qui lui parviennent d'Ankara sont souvent trop mal ficelés.
[color=green]Guillaume Perrier (à Istanbul )CHALLENGES NOVEMBRE 2007
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