Le nouveau traité sera signé le 13 décembre, puis ratifié ..
- Ardechois libre
- Membre d'honneur
- Messages : 2942
- Inscription : 24/09/2006 - 18:28
- Guatini
- Membre d'honneur
- Messages : 2376
- Inscription : 26/03/2006 - 13:32
- Localisation : SARL France en dépôt de bilan...
Ardechois libre a écrit :Dommage que je n'habite pas sur Paris. Ce doit etre à peut prét le seul avantage que l'on doit avoir en y habitant: pouvoir se rendre facilement aux manif du FN.
Pas toujours, parfois, c'est mieux d'habiter à Bordeaux.
Mais là ce n'est pas une manifestation organisée par le FN, il est uniquement un participant.
- Faucon des neiges
- Membre régulier
- Messages : 1891
- Inscription : 27/08/2006 - 19:59
Je suis aussi biiiiiiien loin de Paris... ils peuvent pas faire ça dans ma région
!
Tous ensemble avec le :
FRONT NATIONAL
http://www.dailymotion.com/Faucon_63/1
http://fr.youtube.com/profile_videos?user=Patriote63
FRONT NATIONAL
http://www.dailymotion.com/Faucon_63/1
http://fr.youtube.com/profile_videos?user=Patriote63
Cleo a écrit :Vivelavie a écrit :Cleo a écrit :Qui va à la manif?![]()
J'espère que vous allez répondre...................
J'espère que toi tu y seras au moins![]()
Le premier arrivé appelle l'autre
Sois sans crainte, Ô Divine Cleo, car si mes obligations bruxello-strasbourgeoises dominicales m'accapparent, je tâcherais d'envoyer une délégation représentative du "vivelavisme" . . .
""J'vais pas t'laisser partir avec un légionnaire en perm
j'vais pas t'laisser séduire par le premier marin qui traîne
j'vais pas t'laisser dormir toute seule si t'es libre ce week-end
car tu as comme un p'tit chat sauvage dans les yeux
qui ressemble au tatouage que j'ai dans l'cœur
Y a pas d'erreur.""
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25496
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: Le nouveau traité sera signé le 13 décembre, puis ratifié ..
L'incohérence des partisans du Traité d'Amsterdam ou de Lisbonne
Un argument souvent avancé est l'incohérence politique du NON, ce qui est faux ! Quant au OUI, les partisans de droite disent que la Constitution européenne sortira la France du socialisme, ce à quoi François Hollande répondait que la Constitution permettra une Europe plus sociale, en un mot, plus socialiste. Où est donc la cohérence politique du OUI ?
La grande différence avec le vote sur Maastricht, c'est qu'en 1 1992, on avait pu faire croire n'importe quoi sur l'euro qui allait amener une croissance forte, faire diminuer le chômage... Edmond Alphandéry avait écrit un livre sur le Soleil de l'euro. Les Français n'ont vu qu'une croissance très faible, très inférieure à la croissance mondiale et américaine dans toute la zone euro, le chômage qui augmentait, les délocalisations accentuées par un euro trop fort ...
Les électeurs ont voté cette fois en connaissance de cause. Les fondamentaux sont comme toujours économiques et le vote est une somme de votes individuels qui sont fondés pour chacun sur la perception que chaque individu a de l'Europe et de son apport ou non pour lui et pas sur la lecture d'un texte dont tout le monde se fiche.
La grande question sous-jacente à l'Europe est son utilité dans un contexte de mondialisation. L'Europe est-elle déjà une idée dépassée, est-elle un rempart contre la mondialisation ou alors l'a-t-elle au contraire accélérée ?
Les partisans du OUI disent pieusement que l'Europe nous protège contre la mondialisation. Ceci est démenti par les faits. Cela fait une belle affaire pour un futur licencié de savoir que son entreprise délocalise en Tchécoslovaquie plutôt qu'en Chine. On a fait miroiter l'Europe-puissance aux Français. Ils s'aperçoivent qu'on a construit dans les faits une Europe libérale qui fait du dumping social vers le bas. On a souvent entendu ce slogan ridicule : « L'Europe, la France en plus grand ». Que ne dirait-on pas si les Allemands disaient « L'Europe, l'Allemagne en plus grand », pourquoi pas la Belgique en plus grand ?
Il faut aussi rappeler que l'article 1-41 stipule l'intégration constitutionnelle de l'Europe dans l'OTAN. Quelle marque d'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis ! On ne construit donc que l'Europe du pacifisme, des droits de l'homme et du libéralisme débridé qui fait sortir les usines et installer les mosquées. Quel sentiment de puissance peuvent donc éprouver les européistes ? La Constitution fait aussi la part belle à l'islam puisque les musulmans auront le droit garanti par la Constitution de manifester leur religion collectivement en public. Les Français en viennent à se demander si le cadre national n'aurait pas été plus souple face au défi de la mondialisation qu'on nous décrit comme irréversible. Autrefois, le capitalisme a pratiqué de façon heureuse une politique de hauts salaires pour les ouvriers. Maintenant le seul discours est qu'ils sont trop chers quoi qu'ils fassent, comparés aux autres pays, parfois même d'Europe.
Patrice Gros-Suaudeau
Un argument souvent avancé est l'incohérence politique du NON, ce qui est faux ! Quant au OUI, les partisans de droite disent que la Constitution européenne sortira la France du socialisme, ce à quoi François Hollande répondait que la Constitution permettra une Europe plus sociale, en un mot, plus socialiste. Où est donc la cohérence politique du OUI ?
La grande différence avec le vote sur Maastricht, c'est qu'en 1 1992, on avait pu faire croire n'importe quoi sur l'euro qui allait amener une croissance forte, faire diminuer le chômage... Edmond Alphandéry avait écrit un livre sur le Soleil de l'euro. Les Français n'ont vu qu'une croissance très faible, très inférieure à la croissance mondiale et américaine dans toute la zone euro, le chômage qui augmentait, les délocalisations accentuées par un euro trop fort ...
Les électeurs ont voté cette fois en connaissance de cause. Les fondamentaux sont comme toujours économiques et le vote est une somme de votes individuels qui sont fondés pour chacun sur la perception que chaque individu a de l'Europe et de son apport ou non pour lui et pas sur la lecture d'un texte dont tout le monde se fiche.
La grande question sous-jacente à l'Europe est son utilité dans un contexte de mondialisation. L'Europe est-elle déjà une idée dépassée, est-elle un rempart contre la mondialisation ou alors l'a-t-elle au contraire accélérée ?
Les partisans du OUI disent pieusement que l'Europe nous protège contre la mondialisation. Ceci est démenti par les faits. Cela fait une belle affaire pour un futur licencié de savoir que son entreprise délocalise en Tchécoslovaquie plutôt qu'en Chine. On a fait miroiter l'Europe-puissance aux Français. Ils s'aperçoivent qu'on a construit dans les faits une Europe libérale qui fait du dumping social vers le bas. On a souvent entendu ce slogan ridicule : « L'Europe, la France en plus grand ». Que ne dirait-on pas si les Allemands disaient « L'Europe, l'Allemagne en plus grand », pourquoi pas la Belgique en plus grand ?
Il faut aussi rappeler que l'article 1-41 stipule l'intégration constitutionnelle de l'Europe dans l'OTAN. Quelle marque d'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis ! On ne construit donc que l'Europe du pacifisme, des droits de l'homme et du libéralisme débridé qui fait sortir les usines et installer les mosquées. Quel sentiment de puissance peuvent donc éprouver les européistes ? La Constitution fait aussi la part belle à l'islam puisque les musulmans auront le droit garanti par la Constitution de manifester leur religion collectivement en public. Les Français en viennent à se demander si le cadre national n'aurait pas été plus souple face au défi de la mondialisation qu'on nous décrit comme irréversible. Autrefois, le capitalisme a pratiqué de façon heureuse une politique de hauts salaires pour les ouvriers. Maintenant le seul discours est qu'ils sont trop chers quoi qu'ils fassent, comparés aux autres pays, parfois même d'Europe.
Patrice Gros-Suaudeau
- Pat
- Administrateur délégué
- Messages : 25496
- Inscription : 03/12/2006 - 23:46
- Localisation : Les Alleuds dans le 49
- Contact :
Re: Le nouveau traité sera signé le 13 décembre, puis ratifié ..
Traité de Lisbonne : la confession du Conseil d’Etat
Aujourd’hui sur le site du Figaro, on apprend que le Conseil d’Etat, dans son rapport annuel daté du 19 juin, avoue ne pas avoir eu le temps d’examiner le Traité de Lisbonne avant sa ratification. Sous le titre « Le regret du Conseil d’Etat », le Figaro explique qu’en janvier 2008, le gouvernement n’a donné que 24 heures au Conseil d’Etat, chargé de le conseiller sur les lois et décrets, pour se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne. Pour le Conseil d’Etat, l’examen s’est fait « trop rapidement ».
Si l’on peut s’étonner d’un processus législatif si expéditif, il s’agit là de véritables méthodes bonapartistes, dans le plus pur style Joachim Murat. On n’a pas le droit de jouer avec le droit constitutionnel.
De l’autre côté du Rhin, le Conseil constitutionnel a pris le temps d’un examen attentif et a montré dans son arrêté du 30 juin les points par lesquels le traité de Lisbonne s’oppose à la souveraineté et à la Loi fondamentale allemandes. Les ratifications à huis clos qui ont eu lieu dans toute l’Europe, et particulièrement en France, montre bien que les élites politiques et financières européennes ont voulu faire passer ce traité en outrepassant les peuples et en mettant les institutions devant le fait accompli.
Un processus est enclenché, qui révèle ce traité pour ce qu’il est, et même les institutions le manifestent. Mais, avec la crise économique et financière qui va frapper comme jamais dans les semaines et mois qui viennent, c’est seulement si le peuple trouve le courage de s’organiser que ce traité pourra être enterré.
http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org
http://www.alterinfo.net/
Aujourd’hui sur le site du Figaro, on apprend que le Conseil d’Etat, dans son rapport annuel daté du 19 juin, avoue ne pas avoir eu le temps d’examiner le Traité de Lisbonne avant sa ratification. Sous le titre « Le regret du Conseil d’Etat », le Figaro explique qu’en janvier 2008, le gouvernement n’a donné que 24 heures au Conseil d’Etat, chargé de le conseiller sur les lois et décrets, pour se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne. Pour le Conseil d’Etat, l’examen s’est fait « trop rapidement ».
Si l’on peut s’étonner d’un processus législatif si expéditif, il s’agit là de véritables méthodes bonapartistes, dans le plus pur style Joachim Murat. On n’a pas le droit de jouer avec le droit constitutionnel.
De l’autre côté du Rhin, le Conseil constitutionnel a pris le temps d’un examen attentif et a montré dans son arrêté du 30 juin les points par lesquels le traité de Lisbonne s’oppose à la souveraineté et à la Loi fondamentale allemandes. Les ratifications à huis clos qui ont eu lieu dans toute l’Europe, et particulièrement en France, montre bien que les élites politiques et financières européennes ont voulu faire passer ce traité en outrepassant les peuples et en mettant les institutions devant le fait accompli.
Un processus est enclenché, qui révèle ce traité pour ce qu’il est, et même les institutions le manifestent. Mais, avec la crise économique et financière qui va frapper comme jamais dans les semaines et mois qui viennent, c’est seulement si le peuple trouve le courage de s’organiser que ce traité pourra être enterré.
http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org
http://www.alterinfo.net/
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invités



