La géante Europe de Bruxelles, à la tête molle et au corps vacillant, négocie depuis belle lurette des conditions d'adhésion de la Turquie à son ensemble. L'opinion des peuples de l'UE est convaincue que la Turquie, demanderesse, se voit contrainte, bon gré mal gré, de rentrer dans le moule qu'on lui propose. La vérité revêt un autre aspect. Un coup de d'oeil sur la carte montre qui se situe réellement en position de force. La Turquie se trouve à la confluence de l'Asie et du sud européen. Sur la route du pétrole, de l'énergie sous toutes ses déclinaisons. Et elle s'en sert, face à Bruxelles, qui n'a pas de solutions de rechange.
Proche et Moyen Orient, Asie centrale, déversent de la façon la plus commode, la moins onéreuse, leurs produits énergétiques par la Turquie. Ancienne, cette évidence n'apparaissait pas jusqu'ici en pleine lumière. La dégradation des relations entre Moscou et Bruxelles, largement idéologique, permet à Ankara d'avancer ses exigences diverses de manière plus effrontée. Début juin, sans que les médias de l'Union accordent à l'événement l'importance qu'il revêtait, les Turcs, au cours d'une réunion sur l'énergie à Istanboul, ont exigé l'ouverture, « dans les plus brefs délais», de discussions sur l'énergie, incorporées aux conditions d'adhésion. Ce n'était pas un sous-fifre du gouvernement d'Ankara qui se permettait ce coup de poing sur la table, mais le ministre de l'Economie. Plus grave: son collègue à l'Energie annonçait le refus d'adhésion de son pays à un accord énergétique avec Bruxelles.
Bruxelles à genoux devant Ankara
Pourquoi cette attitude négative? Parce qu'Ankara entend faire pression, du fait de son rôle de voie de transit incontournable pour amener les eurocrates à abandonner. leurs exigences variées sur le fonctionnement de la société turque. Sur le coup, Bruxelles a fait comme s'il ne s'était rien passé. Le problème demeure cependant entier. Pour les Turcs, il faut choisir entre eux et les Russes, un point c'est tout. Quel que soit le choix de Bruxelles, ce sera un camouflet pour l'Union européenne. D'autant plus que les eurocrates, vendant la peau de l'ours turc avant de l'avoir tué, ont déjà incorporé à leur planification à long terme des ressources énergétiques de l'UE gaz et pétrole transitant par la Turquie. Les oléoducs, soit réalisés, tel le BakouTbilissi-Ceyhan, soit en projet, ainsi le Nabucco, de l'Azerbaïdjan à l'Autriche, sont tous dépendants du bon vouloir d' Ankara.
A Moscou, on savoure l'embarras des eurocrates. Car les Turcs ne tiennent pas à trop se fâcher avec les Russes, pour des raisons économiques vitales. Et Poutine a prévu des dispositifs de contournement du sol turc. La contre-attaque américano-européiste en Asie centrale, au nom de la démocratie, a permis seulement aux Etats musulmans de cette région d'augmenter leurs tarifs de tous les côtés. A Bruxelles, on commence à paniquer, et le choix à effectuer semble clairement s'orienter vers la Turquie. Des déclarations récentes de Benita Ferrero- Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures, vont dans ce sens : « La Turquie est un partenaire clef pour l' UE ... La Turquie et l' UE ont toutes les deux beaucoup à gagner d'une coopération énergétique plus étroite, etc .. » Tout ce que Bruxelles espère, ce sont des déclarations formelles d'Ankara rendant hommage à la «démocratie» et aux «Droits de l'Homme». Il sera intéressant de voir comment on réagira, à Paris, à l'évolution accélérée du rapport de force entre Turquie et Europe, au bénéfice des Turcs.
Alexandre MARTIN, National Hebdo.
LE CHANTAGE TURC SUR L'EUROPE
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Re: LE CHANTAGE TURC SUR L'EUROPE
Allemagne : La menace turque

Première communauté immigrée du pays, les quelques 1,7 million de Turcs résidant outre-Rhin refusent toute idée d'intégration. À l'instar du Premier ministre islamiste, Recep Erdogan, ils revendiquent désormais l'instauration d'un État communautariste.
C'est une première. En visite officielle en Allemagne, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan a tenu un meeting devant 16 000 de ses compatriotes, en terre étrangère, à Cologne. La ville n'a pas été choisie par hasard. Elle compte l'une des plus fortes communautés turques du pays (1,7 million dont 700 000 disposant de la double nationalité) et sera bientôt considérée comme terre d'Islam, abritant l'une des plus grandes mosquées du pays.
C'est au cœur de cette petite Turquie que le Premier ministre Erdogan a qualifié l'assimilation « de crime contre l'humanité », exhortant ses compatriotes à garder leur propre culture et à exiger des droits particuliers. Au rang desquels, le droit de bénéficier d'écoles et d'universités turques dotées de personnel enseignant mandaté par Ankara.
Un discours provocateur qui a suscité l'indignation d'une partie de la droite allemande. Erwin Huber, chef de l'Union chrétienne sociale, a stigmatisé « le nationalisme turc en territoire allemand », posant la question de savoir « si, dans ces conditions, il est encore envisageable de poursuivre les négociations d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne ». Une réaction tardive de la part d'une classe politique allemande qui a organisé ce torrent migratoire et qui laisse de marbre l'imposante communauté turque. À l'instar de ce que pensait un ancien président Français, « ils sont ici chez eux » et entendent bien le montrer.
E.D. FDA mars 2008

Première communauté immigrée du pays, les quelques 1,7 million de Turcs résidant outre-Rhin refusent toute idée d'intégration. À l'instar du Premier ministre islamiste, Recep Erdogan, ils revendiquent désormais l'instauration d'un État communautariste.
C'est une première. En visite officielle en Allemagne, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan a tenu un meeting devant 16 000 de ses compatriotes, en terre étrangère, à Cologne. La ville n'a pas été choisie par hasard. Elle compte l'une des plus fortes communautés turques du pays (1,7 million dont 700 000 disposant de la double nationalité) et sera bientôt considérée comme terre d'Islam, abritant l'une des plus grandes mosquées du pays.
C'est au cœur de cette petite Turquie que le Premier ministre Erdogan a qualifié l'assimilation « de crime contre l'humanité », exhortant ses compatriotes à garder leur propre culture et à exiger des droits particuliers. Au rang desquels, le droit de bénéficier d'écoles et d'universités turques dotées de personnel enseignant mandaté par Ankara.
Un discours provocateur qui a suscité l'indignation d'une partie de la droite allemande. Erwin Huber, chef de l'Union chrétienne sociale, a stigmatisé « le nationalisme turc en territoire allemand », posant la question de savoir « si, dans ces conditions, il est encore envisageable de poursuivre les négociations d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne ». Une réaction tardive de la part d'une classe politique allemande qui a organisé ce torrent migratoire et qui laisse de marbre l'imposante communauté turque. À l'instar de ce que pensait un ancien président Français, « ils sont ici chez eux » et entendent bien le montrer.
E.D. FDA mars 2008
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Re: LE CHANTAGE TURC SUR L'EUROPE
En Allemagne, j'en connais qui doivent se retourner dans leur tombe... 
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supergaulois
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Re: LE CHANTAGE TURC SUR L'EUROPE
eux au moins les allemands ne sont pas autant détruit que nous par l'immigration
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