(original de 2005)
Le 29 juin la Commission européenne a réitéré, sans changement, son projet d'adhésion de la Turquie. Le lendemain, un parlementaire UMP a remis au Premier ministre un rapport contenant 40 propositions pour intensifier la propagande européiste. Le même jour, ce Premier ministre a martelé, lors de sa première conférence de presse: « Le cap, c'est l'Europe politique, il ne doit y avoir aucune ambiguïté à ce sujet », et a souligné que ce choix était« largement partagé »par les partis politiques qu'il avait invités à Matignon.
Bref, un mois après le référendum, c'était comme s'il n'y avait pas eu de référendum. Les Français ont dit non à la Turquie et non à "l'Europe politique" de la Constitution européenne, c'est la position du Front national qu'ils ont "largement partagée" , mais les autorités françaises et européennes se conduisent comme s'il ne s'était rien passé. L'élite était pour le oui. L'élite poursuit imperturbablement son grand dessein antinational. Le peuple a dit non, on continue. Le peuple ne compte pas. Telle est leur démocratie.
La Turquie à marche forcée
La Commission européenne, experte en la matière, a montré une nouvelle fois son profond mépris des peuples, en reprenant à l'identique, au mot près, son programme d'adhésion de la Turquie de l'an dernier. Depuis lors, pourtant, la Commission a été renouvelée, la Constitution européenne a été rejetée par deux pays fondateurs de l'Union, et la Turquie n'a toujours pas reconnu Chypre, même pas par le biais de l'élargissement global de ses accords douaniers aux nouveaux membres de l'Union européenne.
On s'attendait à ce que la Commission prenne au moins en compte le problème posé par les référendums français et néerlandais : l'Union européenne reste régie par le traité de Nice, qui donne les règles de fonctionnement d'une Union européenne à 27 membres. Mais la Commission reste totalement muette sur le sujet. Elle veut à toute force négocier l'adhésion d'un 28e membre (la Croatie) et d'un 29e (la Turquie) à une Europe qui ne peut compter que 27 membres...
Et elle le veut tellement qu'elle débloquera 40 millions d'euros en 2006 pour « préparer tous les citoyens aux futures adhésions », par un« dialogue civil entre l'Union européenne et les pays candidats ».
L'objectif, nous dit-elle, est« d'instaurer et de renforcer les liens entre la société civile des Etats membres et des pays candidats pour répondre aux préoccupations existantes, améliorer la compréhension mutuelle et susciter le débat sur l'élargissement dans l'ensemble de la société ».
Mais le débat a eu lieu, et il s'est conclu de la façon que l'on sait. La seule réponse possible aux «préoccupations existantes» est de mettre un terme à cette mascarade, et non de monter, avec l'argent pris dans la poche des citoyens, comme le souligne Jean-Marie Le Pen,« une grossière opération de propagande en faveur de ce que ces citoyens ont démocratiquement refusé ». D'où l'avertissement du président du Front national : «Que les commissaires de la dictature européenne prennent garde. La révolte des peuples ne fait que commencer. »
Propagande encore, pour le projet européiste d"'Europe politique", avec le rapport du député UMP Michel Herbillon, qui contient pas moins de 40 propositions destinées à remédier au« déficit structurel d'information» des Français sur l'Europe. Un rapport commandé il y a six mois, et qui tombe à pic, puisque le non au référendum s' explique justement, affirme son auteur, parle fait que les Français ne sont pas informés sur les réalités de l'Union européenne ...
Certes, il y a eu jusqu'à cette année un considérable déficit d'information sur les structures et les politiques européennes. Mais, contrairement à ce que prétend le député, ce n'est pas par désintérêt ou «euro-indifférence». Cela a été voulu, il s'agit d'une politique délibérée, tenant au principe même de la «construction européenne» qui est d'avancer masquée, de se faire en catimini, en cachette des peuples qui n'en voudraient pas s'ils savaient où l'on veut les mener.
Le référendum sur la Constitution européenne a été, pour la première fois, l'occasion d'un grand débat. Et les Français, enfin informés, ont dit non.
C' est une première imposture de prétendre que le déficit d'information était dû à l'euro-indifférence des élus, des médias et des enseignants. C'est une seconde imposture de prétendre que le non au référendum est dû à ce déficit.
Propagande plein pot
De ce fait, les 40 propositions de Michel Herbillon ne sont que la perpétuation et l'amplification de cette double imposture. Elles ne sont rien d'autre qu'un arsenal de propagande européiste, destiné à faire l'éducation des ignares et des crétins qui ont voté non car, comme le dit si joliment l'auteur, « il n'y a pas de fatalité à ce que l'Europe reste l'apanage des diplômés et des catégories sociales les plus favorisées » ...
La plupart de ces propositions ressortissent de la propagande d'Etat la plus banale. Mais il en est qui sont proprement scandaleuses.
Ainsi suggère-t-il d'« européaniser les cabinets ministériels », en nommant dans chacun d'entre eux un «conseiller» issu d'un autre pays de l'Union européenne. Tout ministre du gouvernement français doit être conseillé par un étranger, une sorte de commissaire politique européen ...
Voilà qui est en phase avec cette autre proposition, d'envoyer les députés et les sénateurs à des« sessions de formation obligatoires à Bruxelles », comme on envoyait les apparatchiks se former à Moscou ...
Plus fort encore, un« plan pluriannuel de formation continue aux questions européennes »pour les fonctionnaires, assorti de la pratique d'une « discrimination positive »(sic) pour favoriser la promotion des fonctionnaires les plus euro-méritants ...
Naturellement ne sont oubliés ni les médias, avec l'obligation du service public de couvrir, dans le bon sens, les affaires européennes, ni surtout les enfants, que l'on doit bombarder de propagande dès le plus jeune âge, non seulement à l'école mais dans les activités périscolaires, afin de «contribuer à éveiller une conscience européenne ».
Voilà une expression qui aurait amusé Saint Louis, quand il recevait à sa table le Napolitain Thomas d'Aquin, professeur à la Sorbonne, où il avait été le disciple du Souabe Albert le Grand ... Pour prendre un seul exemple parmi les innombrables manifestations de l'authentique «conscience européenne» qui parcourait tout le continent, du temps où les universités, de Salamanque à Cracovie, de Bologne à Oxford, étaient organisées en «nations», du temps où l'Europe s'appelait la chrétienté.
Y. daoudal@fr.oleane.com National Hebdo
LA DICTATURE EUROPÉISTE
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Dernière édition par Pat le 10/08/2007 - 19:16, édité 1 fois.
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Europe : un traité au mépris des peuples.
VOX populi vox dei? Mais la voix du peuple est étouffée. Le 29 mai 2005, les Français avaient rejeté par un non franc et massif, près de 55 % des suffrages, la constitution privant quasiment d'autonomie les membres de l'Union européenne - un exemple vite suivi par les Néerlandais. On ne leur donnera donc plus la parole. Le 4 février, ce sont les députés et sénateurs issus de scrutins illégitimes puisque éliminant tous les partis dissonants qui, réunis en Congrès à Versailles, seront chargés de ratifier le traité dit simplifié signé le 13 décembre à Lisbonne pour remplacer la constitution refusée. Dont il n'est qu'un servile démarquage même si la présidence portugaise de l'UE a jugé bon de donner la plus grande solennité à cet « acte fondateur» par une cérémonie à laquelle assistèrent tous les chefs d'Etat ou de gouvernement des Vingt Sept à l'exception très notable du Premier ministre travailliste Gordon Brown, ce qui n'a pas empêché notre petit Nicolas de bredouiller en anglais: « We need Gordon», nous avons besoin de Gordon ... Ce qui est pour le moins surprenant puisque le Royaume-Uni a su obtenir toute une série de dérogations lui rendant le traité peu contraignant.
Mais s'il s'agit d'un tournant "historique" pour notre continent, pourquoi ne pas alors convier les peuples à l'approuver dans l'enthousiasme? Nicolas Sarkozy avait vendu la mèche à Bruxelles le 13 novembre dernier devant le gratin de l'eurotechnocratie, où il se croyait à l'abri des oreilles indiscrètes: « Des référendums sur le nouveau traité seraient perdants et dangereux» car « il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements ... La France n'était qu'en avance sur les autres pays dans son vote pour le non. La même chose . arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. »
Le recours à la ratification parlementaire dans tous les pays de l'Union sauf l'Irlande ne réduira évidemment pas le "gouffre", bien au contraire puisque le mouvement pro-référendum se propage de Manchester à Cracovie en même temps que la révolte contre les pouvoirs d'« en haut », mais il empêchera les gouvernements en place d'être désavoués, et les partis politiques, presque tous parcourus de clivages, d'être déchirés. Récemment invité de France Inter, l'ancien ministre socialiste des Affaires européennes Pierre Moscovici exprimait ainsi son lâche soulagement de voir une telle épreuve évitée à son parti qui, déjà bien malade, n'aurait pas survécu, avouait-il, aux accrocs d'une campagne référendaire. Le PS, qui serait en mesure le 4 février d'infliger une défaite cinglante à l'ennemi Sarkozy en refusant le traité de Lisbonne (qui doit être approuvé par les trois-cinquièmes du Parlement), se place donc ouvertement en allié objectif de l'ennemi désigné, aussi bien par européisme que par calcul politicien. Et dire que José Manuel Barroso, le président de la Commission de Bruxelles, a osé célébrer le "courage politique" des dirigeants européens!
En tout cas, si, après l'éviction de Christoph Blocher du gouvernement helvétique alors même que sa formation, l'UDC, avait réussi le plus gros score jamais réalisé dans la Confédération depuis 1919, on avait encore des illusions sur la démocratie en Europe, intégrée ou pas, les conditions dans lesquelles sera promulgué le traité de Lisbonne devraient les dissiper définitivement.
ET CEUX qui, en votant Sarkozy le 6 mai dernier, croyaient fermer définitivement la porte du « club chrétien » au nez de l'Ottoman, devraient aussi déchanter. Certes, le président français a obtenu de ses partenaires que soient supprimés les mots adhésion et accession dans le communiqué européen sur les négociations avec Ankara, mais ces afféteries sémantiques ne trompent personne, et surtout pas le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui a aussitôt déclaré que Paris ne pourrait exercer aucun blocage « parce que la Turquie reste et continuera de rester décidée à avancer sur la voie de l'Union européenne » et que sa détermination est bien supérieure à la nôtre.
Le Turc aurait-il fait preuve d'une telle insolence sans le « cirque Kadhafi » qui a fait rire à nos dépens tout le monde arabomusulman, ravi de voir l'un des siens traiter la France « comme un paillasson» ? Au demeurant, on voit mal comment notre pays, favorable à l'indépendance du Kossovo - à l'encontre de l'Espagne, de la Slovaquie et de Chypre, qui redoutent d'être à leur tour victimes d'une partition-, pourrait longtemps s'insurger contre l'adhésion à l'Union d'un pays mahométan alors qu'elle encourage la candidature de la Bosnie islamique et milite pour la naissance au sein même de l'Europe d'un troisième Etat musulman, le Kossovo, embryon de la Grande Albanie, sur le berceau duquel s'abattront aussitôt les bienfaits et subventions communautaires refusés depuis 1999 à la Serbie orthodoxe.
Délicate attention des francs-macs lusitaniens ou mauvais présage? C'est dans le cloître du monastère des Hiéronymites qu'a été solennellement signé jeudi dernier le traité de Lisbonne. Monastère superbe, mais désaffecté. Tout un symbole pour cette Europe invertébrée, tiers-mondisée et réduite à un tiroir-caisse au service du Nouvel Ordre mondial (voir les 7,4 milliards de dollars débloqués le 17 décembre à Paris par la Conférence des donateurs pour favoriser l'émergence d'un Etat palestinien de toute manière refusé par Israël), cette Europe qui, de constitution en traité simplifié, refuse obstinément toute référence à son identité et notamment à ses racines chrétiennes.
Joyeux Noël quand même.
RIVAROL. < galic@rivarol.com >.
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L’EUROPE ET LE TOTALITARISME
Pour bien comprendre l'une des raisons pour lesquelles l'Europe s'oriente de plus en plus vers le totalitarisme il faut s'informer sur la façon dont les votes sont enregistrés au parlement européen et que le journal « Indépendance » nous révèle.
Les députés du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ont vérifié les votes au Parlement Européen au cours de l'année 2007. Habituellement ces votes ont lieu à main levée. Le président annonce le résultat en fonction de ce qu’il constate « au jugé ». En cas de doute, ou sur demande des députés, il peut faire procéder à une vérification électronique, grâce à une machine à voter installée sur le pupitre de chacun des députés. Sur l'ensemble des demandes de vérification initiées par les membres de l'UKIP, un quart a donné un résultat inverse à celui annoncé par le président. C'est à dire qu'un quart des votes sur des sujets très sensibles comme par exemple les normes environnementales sont erronées.
Le bureau du parlement alerté a répondu sans faiblir : « En moyenne, les résultats reflètent bien la réalité ».
Pour compléter aussi le tableau, il faut préciser que les questions sont tellement compliquées que, pour voter, les députés sont obligés de regarder comment vote le président ou la direction de leur groupe et ils sont conduits à voter de même sans donc savoir exactement pourquoi ils votent.
C'est une forme de vote révolutionnaire et les personnes qui prétendent que l’Europe est démocratique en sont pour leurs frais.
M.P. http://www.libeco.net/magazine.htm
Pour bien comprendre l'une des raisons pour lesquelles l'Europe s'oriente de plus en plus vers le totalitarisme il faut s'informer sur la façon dont les votes sont enregistrés au parlement européen et que le journal « Indépendance » nous révèle.
Les députés du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ont vérifié les votes au Parlement Européen au cours de l'année 2007. Habituellement ces votes ont lieu à main levée. Le président annonce le résultat en fonction de ce qu’il constate « au jugé ». En cas de doute, ou sur demande des députés, il peut faire procéder à une vérification électronique, grâce à une machine à voter installée sur le pupitre de chacun des députés. Sur l'ensemble des demandes de vérification initiées par les membres de l'UKIP, un quart a donné un résultat inverse à celui annoncé par le président. C'est à dire qu'un quart des votes sur des sujets très sensibles comme par exemple les normes environnementales sont erronées.
Le bureau du parlement alerté a répondu sans faiblir : « En moyenne, les résultats reflètent bien la réalité ».
Pour compléter aussi le tableau, il faut préciser que les questions sont tellement compliquées que, pour voter, les députés sont obligés de regarder comment vote le président ou la direction de leur groupe et ils sont conduits à voter de même sans donc savoir exactement pourquoi ils votent.
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