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ITER en question?

Publié : 10/08/2010 - 14:50
par Miroir
Le prix Nobel de physique Georges Charpak et deux autres chercheurs, Jacques Treiner et Sébastien Balibar, prônent l'arrêt du projet de réacteur nucléaire expérimental Iter, qu'ils jugent hors de prix et inutilisable. Lire la suite l'article
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Dans une tribune publiée mardi par Libération, les trois scientifiques estiment que, après la révision à la hausse du coût d'Iter, la dépense pour la France représenterait plus que l'ensemble des crédits dont disposent tous ses laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans.

Or, disent-ils, de nombreuses recherches sont "autrement plus importantes" et "c'est immédiatement qu'il faut économiser l'énergie" et "remplacer les combustibles fossiles", pétrole, gaz et charbon.

"Le coût prévisionnel de construction d'Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d'euros, il est question d'en faire subir les conséquences aux budgets de financement de la recherche scientifique européenne. C'est exactement la catastrophe que nous redoutions", écrivent-ils.

Les sept partenaires du projet Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) se sont mis d'accord fin juillet sur le calendrier et le financement de ce réacteur expérimental de 500 mégawatts destiné à tester la faisabilité de la fusion nucléaire.

PROBLÈ MES INSOLUBLES

La Chine, la Corée du Sud, l'Europe, l'Inde, le Japon, la Russie et les États-Unis veulent construire sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) un prototype basé sur la technique dite du confinement magnétique d'un "plasma" de noyaux d'hydrogène portés à très haute température.

Le coût du projet s'est envolé, passant de 8 à plus de 15 milliards d'euros, dont 45% à la charge de l'Europe, et notamment de la France (20%), qui a bataillé pour accueillir Iter sur son sol.

Mais pour les chercheurs, la fusion pose des problèmes que "depuis plus de 50 ans on se sait pas résoudre" et c'est seulement à partir de 2019 qu'Iter commencerait à étudier les premières difficultés.

En conséquence, ils estiment qu'au lieu d'investir dans Iter, la communauté internationale et l'Europe feraient mieux de reconstruire une centrale d'un nouveau type (G-IV), afin d'améliorer ce que le surgénérateur Superphénix avait déjà appris.

Selon eux, Superphénix a "remarquablement fonctionné pendant un an", sa fermeture en 1998 résultant d'une exigence des Verts pour participer au gouvernement de Lionel Jospin.

Ils proposent aussi d'accélérer la recherche sur les centrales dites à "sels fondus", qui utiliseront du thorium, "un élément abondant et dont l'utilisation pose moins de problèmes de prolifération que l'uranium et le plutonium.

En réponse à l'argument selon lequel l'arrêt d'Iter coûterait cher, ils rétorquent que la construction n'a pas commencé.


Source: http://fr.news.yahoo.com/4/20100810/tts ... 02f96.html

Rappel: SuperPhénix était le prototype de réacteur à neutrons rapides qui devait donner à la France de nombreuses années d'avance sur tous ses concurrents dans la filière à neutrons rapides. Cette filière permet d'utiliser près de 100% de l'uranium au lieu d'un peu plus de 1%, le reste devenant un déchet.
Les "écologistes" ont donc exigé, et obtenu, son arrêt puis sa destruction.

Re: ITER en question?

Publié : 10/08/2010 - 15:05
par Chris84
Miroir a écrit :

Les "écologistes" ont donc exigé, et obtenu, son arrêt puis sa destruction.


:affraid: :affraid: :affraid:
Désolé pour ma question qui peut paraitre idiote mais, les écolos ont fait arrêter et détruire le projet qui faisait 0% de déchet ou l'autre ?? :scratch: :mrgreen:

Re: ITER en question?

Publié : 10/08/2010 - 15:19
par Miroir
chris84 a écrit :
Miroir a écrit :

Les "écologistes" ont donc exigé, et obtenu, son arrêt puis sa destruction.


:affraid: :affraid: :affraid:
Désolé pour ma question qui peut paraitre idiote mais, les écolos ont fait arrêter et détruire le projet qui faisait 0% de déchet ou l'autre ?? :scratch: :mrgreen:

D'après toi? :clown:
Je n'ai pas écrit que ce type de réacteur ne produit pas de déchet, il en produit, mais avec la technologie actuelle, à uranium enrichi, l'uranium 238, soit près de 99% de l'uranium naturel, est considéré comme un déchet. C'est pour ça qu'on peut s'en servir pour fabriquer des obus...
De plus l'enrichissement de l'uranium consomme une énergie colossale, la centrale de Tricastin ( normalement 3 réacteurs de 900 méga-watts chacun, le quatrième en arrêt à tour de rôle) sert uniquement à alimenter l'usine d'enrichissement voisine.
Et aussi, la température étant plus élevée, le rendement thermique est meilleur.
Bref, avec la surrégénération, la même quantité d'uranium pourrait permettre la production de près de 100 fois plus d'électricité.
La France avait une telle avance dans ce domaine que les autres n'avaient quasiment aucune chance de rattraper leur retard, alors les "écolos" sont intervenus.
On peut toujours compter sur eux quand il faut porter atteinte à l'intérêt national.

Re: ITER en question?

Publié : 10/08/2010 - 15:27
par Chris84
:vomirr: ecocolo :vomil:
Merci pour ces précisions, Miroir. :salut1:

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 10:43
par JCL31
Un article sur le thorium...

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/736.htm

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 12:18
par Miroir
JCL31 a écrit :Un article sur le thorium...

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/736.htm

Très intéressant, merci camarade!

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 17:50
par atilla
JCL31 a écrit :Un article sur le thorium...

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/736.htm

encore un qui écoute Jovanovic :scratch: :mortderire: :mortderire: :mortderire:

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 19:01
par Pat
Un avis sur la question => viewtopic.php?f=26&t=26337

un autre avis

ITER
La fumisterie de la recherche scientifique officielle s’étale au grand jour via le
Parlement européen ces temps-ci avec le projet ITER. Tout le monde attend… depuis quand
même 50 ans déjà, que débouche enfin sur une application, la recherche scientifique sur la
fusion nucléaire. Toujours promise, toujours repoussée, l’application prototype a été enfin
arrêtée avec le projet ITER que la France a réussi à obtenir sur son territoire dans l’espoir de
retombées économiques. Les scientifiques, mis au pied du mur, ont bâclé ce projet pour
justifier leurs énormes crédits publics. Plusieurs députés européens doutent… et questionnent
la Commission.
Certains ouvrent des yeux ahuris sur les coûts de construction du réacteur, de
recherche – encore ! – ITER qui auraient augmenté de 300% sur les prévisions initiales. La
part du financement de l’UE est passée de 2,7 Milliards d’euros à 7,25 Mds € ! Et il resterait
encore à financer 1,4 Mds € pour 2012-13… Les ministres du Conseil européen ne sont pas
parvenus à s’entendre sur les questions du financement et les Etats européens n’apporteront
pas plus de contributions. La conclusion générale serait, fin de la croissance oblige, que le
budget d’ITER soit revu à la baisse… Du coup, d’un côté les politiques se demandent
pourquoi on n’imagine pas la possibilité de retrait total du projet ITER, sauf en arrêtant son
coût aux 4,5 Mds € actuellement atteints ? Pourquoi le PE n’a-t-il pas été consulté ? Les
Parlementaires doutent de leur utilité et mettent en doute la validité même des affirmations
scientifiques. Du coup les scientifiques ont des raisons de douter qu’ils puissent encore
longtemps leurrer les politiques sur la perspective d’une application réelle de la fusion
thermonucléaire ultra brûlante à plus de 100 millions de degrés et du coup doutent que les
crédits continuent de pleuvoir ?
Là-dessus, FILLON, au Japon, doutant que les japonais continuent de croire à la
solvabilité française a tenté d’apaiser leurs craintes –fondées- en promettant l’exercice de la
rigueur budgétaire, donc l’augmentation des impôts et la stabilisation, c’est le moins, des
dépenses publiques. Mais ne doutons pas que les japonais ont compris la nécessité de saisir
encore quelque chose en France pour se payer de leurs créances douteuses… Si toutefois ils
ont encore un doute sur le fait qu’il y aurait encore quelque chose à saisir…
LMDM
http://www.libeco.net/archive.htm

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 20:10
par JCL31
atilla a écrit :
JCL31 a écrit :Un article sur le thorium...

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/736.htm

encore un qui écoute Jovanovic :scratch: :mortderire: :mortderire: :mortderire:



:mortderire: :mortderire: :mortderire:

Ouais pourquoi ?

Faut pas.... :scratch: :scratch: :twisted:

:mortderire: :mortderire: :mortderire:

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 20:24
par atilla
tu me dis thorium , je te dis , revue de presse du 04 sept :lol: :lol:

Re: ITER en question?

Publié : 08/09/2010 - 21:50
par JCL31
atilla a écrit :tu me dis thorium , je te dis , revue de presse du 04 sept :lol: :lol:


YES. :houra: :houra: :houra:

J'ai lu :etude: , j'ai vu :shock: , j'ai cherché :scratch: , j'ai trouvé :affraid: , j'ai pigé.... :clown:
Merci Jovanovic. :tchin1:

A la tienne aussi atilla... :tchin2:

Re: ITER en question?

Publié : 03/10/2010 - 22:59
par Prodeo
chris84 a écrit :
Miroir a écrit :Les "écologistes" ont donc exigé, et obtenu, son arrêt puis sa destruction.

:affraid: :affraid: :affraid:
Désolé pour ma question qui peut paraitre idiote mais, les écolos ont fait arrêter et détruire le projet qui faisait 0% de déchet ou l'autre ?? :scratch: :mrgreen:

En fait, pas 0 déchets, mais aux alentours de 10 fois moins qu'une centrale classique.
Voici un site qui fournit toutes les explications :
http://generationsfutures.chez-alice.fr ... phenix.htm

:wink:

Re: ITER en question?

Publié : 03/10/2010 - 23:52
par Prodeo
Du côté d'Iter :

PR18.10 - 17.09.2010

Le Conseil du CERN approuve le plan à moyen terme du Laboratoire

Genève, le 17 septembre 2010. Au cours d’une série intense de réunions, qui s’achève aujourd’hui, le Conseil du CERN[1] a approuvé à une large majorité le plan à moyen terme révisé du Laboratoire pour la période 2011 à 2015. Ce plan avait initialement été présenté au Conseil à sa session de juin, au cours de laquelle celui-ci avait demandé à la Direction du CERN d’y inclure des mesures d’économie. Dans le plan révisé, les contributions des États membres seront réduites au total de 135 MCHF sur la période de cinq ans couverte par le plan, avec des mesures visant à consolider les régimes de protection sociale du CERN. Au total le programme subira une réduction de 343 MCHF. Le plan adopté protège le programme vedette du CERN, le LHC, et réalise des économies en ralentissant le rythme d’autres programmes. La Direction du CERN estime qu’il s’agit d’un résultat positif pour le Laboratoire dans le climat financier actuel.

« Le plan que nous avons présenté au Conseil est résolument axé sur les activités scientifiques, a déclaré Rolf Heuer, directeur général du CERN. Il réduit les dépenses pour la recherche et les travaux de consolidation par un ajustement rigoureux et réfléchi du rythme prévu à l'origine, sans compromettre indûment le futur programme de recherche. Les réductions seront douloureuses, mais dans le climat financier actuel, elles sont équitables. »

Parmi les programmes qui seront affectés, il y a le relèvement de l'intensité des faisceaux du LHC, qui permettra aux expériences d'accumuler des données plus rapidement. Ce relèvement aura donc lieu plus tard que prévu, et le nouvel accélérateur linéaire ne sera opérationnel qu'en 2016 au lieu de 2015.

Il n’y aura pas d’exploitation des accélérateurs du CERN en 2012. La décision de ne pas faire fonctionner le LHC en 2012 avait déjà été prise en février pour des raisons purement techniques. L’ensemble du complexe d’accélérateurs du CERN sera donc, comme le LHC, soumis à un arrêt technique d'un an.

À plus long terme, le plan prévoit la poursuite de la R&D sur l’étude sur le collisionneur linéaire compact du CERN, le CLIC, et les sources de protons de haute intensité, mais à un rythme moins soutenu que prévu initialement. Les travaux relatifs au CLIC pourraient aboutir à de nouvelles technologies pour la mise au point d’une nouvelle machine permettant d’étudier de façon approfondie les découvertes faites par le LHC, alors que les sources de proton de haute intensité permettront au CERN de jouer son rôle dans les progrès de la physique des neutrinos au niveau mondial.

« La décision du Conseil d’aujourd’hui est importante pour la science européenne, a déclaré Michel Spiro, président du Conseil. Même si le Conseil est conscient que les réductions seront douloureuses, nous reconnaissons l’excellente performance du LHC et des détecteurs, et nous avons donc pris des décisions qui réduisent au minimum l’impact pour le CERN et la communauté mondiale des utilisateurs. La décision du Conseil souligne l’engagement de l’Europe en matière de recherche fondamentale, et elle témoigne de la force du modèle de collaboration scientifique internationale que représente le CERN. Le Conseil exprime à la Direction du CERN sa reconnaissance pour le pragmatisme et le réalisme qui inspirent sa proposition de réaliser de substantielles économies en ces temps de crise. »

Contact:
Bureau de presse du CERN
+41 22 767 34 32/21 41
Press.Office@cern.ch

____________
[1] Le CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche en physique des particules du monde. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse. La Commission européenne, les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Inde, Israël, le Japon, la Turquie et l'UNESCO ont le statut d'observateur.