Dans le sillage des requins
Publié : 07/03/2010 - 12:14
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Dans le sillage des requins
Date : 2 février 2010
Date de fin : 6 mars 2011
Lieu : Aquarium tropical de la Porte Dorée
Une exposition, un nouveau regard
Cette exposition vous emmène à la découverte de l’univers fascinant des requins et de leurs cousins les raies et chimères. Dans un espace de 600 m², se mêlent poissons vivants, images du film OCEANS, spécimens naturalisés, et aussi d’extraordinaires pièces fossiles, présentant ces animaux qui existent depuis plus de 400 millions d’années mais qui sont aujourd’hui menacés d’extinction, mettant en péril toute la biodiversité marine.

Requins, raies et chimères : quels points communs ?
Saviez-vous que les requins ont un squelette souple fait de cartilage, comme celui de leur proches cousines, les raies, et de leurs cousines - plus éloignées - les chimères ? Ce sont tous des poissons cartilagineux, des Chondrychtiens - du grec khondros "cartilage" et ikhtus "poisson". Cela contribue a donner aux requins des facultés extraordinaires : flottabilité minimale, propulsion optimisée, souplesse hors du commun permettant de faire volte face très rapidement, systèmes de détection chimiques et électriques...
A l’aquarium, plusieurs spécimens de requins vivants attendent les visiteurs : des requins pointes noires, des requins zèbres... ainsi que de nombreuses et somptueuses raies, d’eau douce notamment. Des planches de bandes dessinées placées sur les parois renseignent le public devant chaque bassin.

400 millions d’années d’évolution [hypothèse]
Cette exposition est réalisée en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle qui présente des fossiles (rarissimes dans le cas des cartilagineux) pour illustrer l’évolution de ces espèces. Pièces maitresses : un exceptionnel cerveau de chimère vieux de 350 millions d’années découvert l’année dernière et la reconstitution de la mâchoire d’un Mégalodon, requin "géant" dont la gueule ouverte mesurait deux mètres de haut.
Une biodiversité florissante
De nos jours, environ 1 200 espèces de cartilagineux ont été décrites dont environ 550 espèces de requins, 650 espèces de raies et seulement 35 espèces de chimères. L’on peut estimer de plusieurs dizaines à plusieurs centaines le nombre d’espèces restant encore à découvrir dans ce groupe. Il est même surprenant de constater qu’une espèce de plus de 5 mètres de long, telle que le requin grande-gueule, ait pu être découverte seulement en 1983 !
20 Chondrychtiens grandeur nature
L’ange de mer (qui a donné son nom à la baie niçoise), le poisson scie, la raie pocheteau... Des spécimens naturalisés sont présentés au public de façon à imaginer leur éloignement des côtes et de la surface - et donc leur "répartition" dans l’océan. Ce dispositif est complété par d’incroyables images de fonds marins, issues des rushs du film OCEANS de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.
Parallèlement, 5 écrans proposent des focus sur les différents modes d’alimentation des requins, mais aussi leur mode de nettoyage, leur comportement avec l’homme, leur activité nocturne et leur sommeil diurne...
Chimère : drôle de nom
Dans cet ensemble, les chimères forment un groupe assez singulier et peu connu du grand public. Le nom de chimère leur a été donné car elles semblent formées de l’assemblage d’organismes variés. Leur bouche comprend des plaques formant une sorte de bec ; elles disposent d’une puissante épine sur le dos et leur queue est souvent prolongée par un long filament.
Le requin EN danger
Plusieurs grandes espèces de requins et de raies sont en danger en raison des activités humaines : pêches à l’aileron (finning) massives, prises accidentelles...
La disparition du requin pourrait s’avérer catastrophique car les grands équilibres alimentaires seraient rompus. Sur les 591 espèces de chondrichtyens évaluées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), 126 se sont avérées être des espèces menacées. Parmi celles-ci, 22 ont le triste privilège d’être classées dans la catégorie « En danger critique d’extinction » qui signifie que leurs populations ont perdu au moins 80 % de leurs effectifs au cours des 10 dernières années ou bien de trois générations successives.

Bonne visite !
Pour en savoir plus :
Informations pratiques sur le site de l’Aquarium de la Porte Dorée.
Le site du film Océans.
A visionner sur le site de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) : Approche écosystémique des pêches : les requins.
Source : Science.gouv.fr
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Dans le sillage des requins
Date : 2 février 2010
Date de fin : 6 mars 2011
Lieu : Aquarium tropical de la Porte Dorée
Une exposition, un nouveau regard
Cette exposition vous emmène à la découverte de l’univers fascinant des requins et de leurs cousins les raies et chimères. Dans un espace de 600 m², se mêlent poissons vivants, images du film OCEANS, spécimens naturalisés, et aussi d’extraordinaires pièces fossiles, présentant ces animaux qui existent depuis plus de 400 millions d’années mais qui sont aujourd’hui menacés d’extinction, mettant en péril toute la biodiversité marine.

Requins, raies et chimères : quels points communs ?
Saviez-vous que les requins ont un squelette souple fait de cartilage, comme celui de leur proches cousines, les raies, et de leurs cousines - plus éloignées - les chimères ? Ce sont tous des poissons cartilagineux, des Chondrychtiens - du grec khondros "cartilage" et ikhtus "poisson". Cela contribue a donner aux requins des facultés extraordinaires : flottabilité minimale, propulsion optimisée, souplesse hors du commun permettant de faire volte face très rapidement, systèmes de détection chimiques et électriques...
A l’aquarium, plusieurs spécimens de requins vivants attendent les visiteurs : des requins pointes noires, des requins zèbres... ainsi que de nombreuses et somptueuses raies, d’eau douce notamment. Des planches de bandes dessinées placées sur les parois renseignent le public devant chaque bassin.

400 millions d’années d’évolution [hypothèse]
Cette exposition est réalisée en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle qui présente des fossiles (rarissimes dans le cas des cartilagineux) pour illustrer l’évolution de ces espèces. Pièces maitresses : un exceptionnel cerveau de chimère vieux de 350 millions d’années découvert l’année dernière et la reconstitution de la mâchoire d’un Mégalodon, requin "géant" dont la gueule ouverte mesurait deux mètres de haut.
Une biodiversité florissante
De nos jours, environ 1 200 espèces de cartilagineux ont été décrites dont environ 550 espèces de requins, 650 espèces de raies et seulement 35 espèces de chimères. L’on peut estimer de plusieurs dizaines à plusieurs centaines le nombre d’espèces restant encore à découvrir dans ce groupe. Il est même surprenant de constater qu’une espèce de plus de 5 mètres de long, telle que le requin grande-gueule, ait pu être découverte seulement en 1983 !
20 Chondrychtiens grandeur nature
L’ange de mer (qui a donné son nom à la baie niçoise), le poisson scie, la raie pocheteau... Des spécimens naturalisés sont présentés au public de façon à imaginer leur éloignement des côtes et de la surface - et donc leur "répartition" dans l’océan. Ce dispositif est complété par d’incroyables images de fonds marins, issues des rushs du film OCEANS de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.
Parallèlement, 5 écrans proposent des focus sur les différents modes d’alimentation des requins, mais aussi leur mode de nettoyage, leur comportement avec l’homme, leur activité nocturne et leur sommeil diurne...
Chimère : drôle de nom
Dans cet ensemble, les chimères forment un groupe assez singulier et peu connu du grand public. Le nom de chimère leur a été donné car elles semblent formées de l’assemblage d’organismes variés. Leur bouche comprend des plaques formant une sorte de bec ; elles disposent d’une puissante épine sur le dos et leur queue est souvent prolongée par un long filament.
Le requin EN danger
Plusieurs grandes espèces de requins et de raies sont en danger en raison des activités humaines : pêches à l’aileron (finning) massives, prises accidentelles...
La disparition du requin pourrait s’avérer catastrophique car les grands équilibres alimentaires seraient rompus. Sur les 591 espèces de chondrichtyens évaluées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), 126 se sont avérées être des espèces menacées. Parmi celles-ci, 22 ont le triste privilège d’être classées dans la catégorie « En danger critique d’extinction » qui signifie que leurs populations ont perdu au moins 80 % de leurs effectifs au cours des 10 dernières années ou bien de trois générations successives.

Bonne visite !
Pour en savoir plus :
Informations pratiques sur le site de l’Aquarium de la Porte Dorée.
Le site du film Océans.
A visionner sur le site de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) : Approche écosystémique des pêches : les requins.
Source : Science.gouv.fr
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