Miroir a écrit :La théorie de l'évolution propose un mécanisme permettant d'expliquer comment les espèces apparaissent ou s'éteignent à un moment et en un lieu donnés en fonction des conditions locales à ce moment.
Il n'est pas très scientifique de présupposer qu'un même mécanisme est à l'origine de l'apparition et de l'extinction des espèces. Il paraît évident que l'apparition des espèces ne suit pas le même mécanisme que leur disparition. Les causes ne sont visiblement pas les mêmes.
Miroir a écrit :Elle n'a en elle=même aucun moyen d'apporter des preuves de sa véracité.
Alors pourquoi la tient-on pour vraie ?
Miroir a écrit :Ce sont les sciences expérimentales, comme la chimie, la biologie, la géologie, ou des sciences d'observation et de classement, comme la paléontologie, qui apportent régulièrement de nouvelles preuves de la validité de cette théorie.
C'est une pure spéculation. Ces mêmes sciences apportent autant de démentis, sinon plus.
Miroir a écrit :La biologie permet d'observer l'évolution à l'oeuvre, surtout chez les organismes à reproduction rapide comme les micro-organismes et les insectes, alors que la chimie et leur croisement, la biochimie (dont la génétique) permettent de progresser dans la compréhension des mécanismes qui permettent l'évolution.
Autres spéculations basées du des particularismes qui ne sont pas universels pour toutes les espèces. il n'y a donc pas une évolution universelle pouvant faire l'objet d'une théorie générale basée sur une évolution. Tout au plus pouvons-nous constater que certaines espèces se transforment pour survivre dans un milieu qui change et que d'autres incapables de s'adapter disparaissent. Nous sommes donc bien loin d'une loi universelle qui peut s'ériger en règle absolue.
Au passage notons que les sciences expérimentales ont leurs limites. Les mathématiques ou la physique restent des sciences spéculatives tant qu'on n'a pas trouvé le moyen d'en vérifier l'effet et de le reproduire à l'infini.
Miroir a écrit :La paléontologie utilise la théorie de l'évolution pour guider ses classements, et permet de l'illuster en montrant qu'elle est applicable sur de très longues périodes.
Il s'agit là d'une convention faisant appel à des repères géologiques et chronologiques basés sur des moyens de datation encore discutables. Il est donc nécessaire de rester extrêmement prudent sur ce mode de classement encore trop arbitraire.
Miroir a écrit :Quant à des preuves scientifiques reproductibles, elles ne sont guère concevables lorsque le hasard a une telle part.
Cette discipline ne peut donc pas être rangée dans la catégorie des sciences expérimentales. Dont acte !
Miroir a écrit :Tout ce qu'on peut faire à l'heure actuelle c'est mettre des micro-organismes ou des insectes dans des conditions contrôlées et difficiles et regarder de quelle façon des caractéristiques nouvelles vont apparaitre, différentes solutions vont être testées jusqu'à ce que l'une des adaptations l'emporte sur les autres.
Comme rien ne nous dit que les "conditions" retenues ont réellement existée, nous sommes là encore en plaine spéculation. Cela fait beaucoup de spéculations pour une même théorie.
Miroir a écrit :La paléontolgie, qui fournit la connaissance de la chaîne dont tu parles, doit travailler à partir de fragments très parcellaires et disséminés, se contentant de ce qui a résisté au passage du temps (souvent des centaines de millions d'années) et lui reprocher de ne pas encore avoir bouché tous les trous est vraiment lui faire un mauvais procès.
Il ne s'agit pas de lui faire un procès. Il s'agit de faire un constat où trop de trous empêchent valablement de parler de chaîne. Cette chaîne n'est qu'une supposition qui ne repose pas encore sur une base solide. Nous restons encore sur des présupposés qui ne peuvent pas encore démonter une logique qui se prouve dans les faits.
Miroir a écrit :Un acte de foi comme le créationnisme procède d'une affirmation, non d'une construction, logique ou non.
La Génèse est un récit révélé. Mais, rien ne nous empêche de le placer sur le même plan qu'une autre théorie révélée par Darwin (un non scientifique) et reprise par d'autres chercheurs qui aimeraient faire coïncider cette hypothèse avec la réalité. Pour l'instant, ils n'y sont pas parvenus car trop de trous subsistent dans ce fromage.
Miroir a écrit :Quant aux observations irréfutables sur le plan scientifique et acceptables par le créationnisme, je n'en ai encore rencontré aucune qui ne puisse aussi accepter la théorie de l'évolution. Par contre, il en existe tellement qui acceptent la théorie de l'évolution mais pas le créationnisme...
Ce n'est pas parce que tu ne les connaît pas (beaucoup sont mises sous le boisseau) qu'il faut en conclure qu'elle n'existent pas. Ce n'est pas le seul codex qui atteste que l'homme est bien un contemporain des dinosaures. J'ai même vu un cliché qui reproduisait celui montrant des hommes tenant en laisse certains de ces dinosaures. Qui en parle aujourd'hui ? Je l'ai pourtant trouvé dans un livre que j'ai lu il y a au moins 30 ans (de mémoire sans doute Charroux ou von Daniken).
Miroir a écrit :Non, nous n'avons pour l'instant discuté que de la théorie de l'évolution, et à aucun moment du créationnisme. Pour discuter du créationnisme il faudrait tout d'abord décider de quel récit de la création on discute, le premier ou le deuxième?
Ah ? Où as-tu trouvé la Génèse 2 ? A ce compte là, ne te limite pas à deux. D'autres traditions parlent elles aussi de la création du monde. Elles renferment surement une part de vérité et une part de légende. Elles n'en restent pas moins autant de sujets d'études forts intéressants.
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