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Si j'avais un conseil à vous donner, je vous conseillerais de ne pas mêler la politique à vos études quelque soit la matière.
Faites tout dans l'ordre pour acquérir des bases solides. Apportez grands soins à la qualité de votre langage et votre rédaction, grande maîtrise de votre capacité d'analyse et de synthèse. Acquérir une solide culture générale. Le tout devrait vous donner un esprit fin et une pensée claire. Tout ce qu'il vous faut pour passer au volet politique en fin de parcours.
Vous ne serez vraiment utiles à votre patrie qu'en étant parvenus à une insertion sociale parfaite au plus haut niveau. Ensuite vous pourrez vous permettre d'être plus indépendants et plus réactifs.
La politique n'est pas un but. C'est un moyen. Il y a bien d'autres moyens pour changer le cours des choses. Moi même, qui ne risque plus grand'chose, je ne donne pas la priorité à mon discours politique. Tous les autres aspects culturels sont d'excellents moyens d'oeuvrer dans le bon sens sans s'enfermer dans les sujets qui fâchent très vite.
Nous devons jouer beaucoup plus fin que nos adversaires pour avoir une chance de les confondre.
A vos armes ! A vos esprits !

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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.